{"id":12890031,"date":"2024-05-21T07:31:33","date_gmt":"2024-05-21T06:31:33","guid":{"rendered":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/?p=12890031"},"modified":"2024-05-21T10:44:44","modified_gmt":"2024-05-21T09:44:44","slug":"apres-le-pain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/2024\/05\/21\/apres-le-pain\/","title":{"rendered":"Apr\u00e8s le pain"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>N\u00e9 \u00e0 Nefta en 1921, Tab\u2019i Lakhdhar est nouvelliste, essayiste et enseignant. A fait ses \u00e9tudes \u00e0 la Zitouna. Enseigna dans le primaire puis dans le secondaire. Membre de l\u2019Union des \u00e9crivains tunisiens et du Club de la nouvelle. Parmi ses recueils de nouvelles (en arabe)&nbsp;: Tatouage sur un bras atrophi\u00e9, 1985; Un reste de paroles, 1994; La ville des secrets, 2012. Il d\u00e9c\u00e8de en 2014.&nbsp;&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nouvelle de <strong>Tab\u2019i Lakhdhar<\/strong> <em>(traduite de l\u2019arabe par <strong>Tahar Bekri<\/strong>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>La main ch\u00e9tive s\u2019\u00e9tendit vers le bouton du r\u00e9chaud pour l\u2019\u00e9teindre. Le bruit cessa et ne resta que le vacarme dans la marmite. Sa main souleva le couvercle pour calmer le bouillonnement. Le jeune homme lan\u00e7a un rire comme si on lui avait racont\u00e9 une anecdote.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Appelle-toi comme tu veux &#8211; <em>chakchouka<\/em>,<em> tbikha* <\/em>&#8211; ou tout autre nom de ton choix, mais je sais que tu seras une affaire dans mon estomac. Je t\u2019introduirai en toute attention, m\u00eame si je ferme les yeux, afin d\u2019\u00e9loigner de toi, la pudeur, dit-il. Puis il ajouta, c\u2019est un fait des hommes, ma ch\u00e8re. Si j\u2019\u00e9tais \u00e0 l\u2019aise, je t\u2019aurais prodigu\u00e9 les meilleurs mets. Oh&nbsp;! Nous ne serons pas plus malheureux aujourd\u2019hui qu\u2019hier. Quand le lendemain arrive, nous le tromperons. Le plus difficile est quand tu veux ruser avec le temps. Quel d\u00e9faut a ce plat&nbsp;? Cuit sur le feu, dessus, m\u00eame le fer devient utile quand il fond. Autrement, il serait nourriture pour les punaises, peut-\u00eatre le partagerais-je avec elles, car il n\u2019y a pas de fuite pour payer la redevance, sinon, nous serions assaillis par l\u2019insomnie, qui nous taquinerait avec diverses piqures.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne reste qu\u2019\u00e0 aller chercher le pain, difficile \u00e0 trouver en ces jours.<\/p>\n\n\n\n<p>Il partit presque press\u00e9 quand il rencontra une colonne de soldats qui a ralenti sa marche. En s\u2019arr\u00eatant, il se souvint de choses qu\u2019il avait entendues qui faisaient peur, de sc\u00e8nes qu\u2019il avait vues, d\u2019ennuis qu\u2019il avait subis de la part de ces porteurs d\u2019uniformes sombres. Rapidement, ils disparurent lorsqu\u2019il poursuivit son chemin. Ses pas r\u00e9sonnaient comme des doigts qui craquent. D\u2019autres pens\u00e9es le s\u00e9duisirent alors qu\u2019il cherchait son chemin au Souk Al-Asr parmi la foule serr\u00e9e. Cet endroit, va-t-il rester un lieu pour les commer\u00e7ants&nbsp;des flatteries&nbsp;? Ses yeux \u00e9taient fatigu\u00e9s de regarder ces visages qui rappellent la derni\u00e8re visite \u00e0 l\u2019h\u00f4pital des maladies pulmonaires, dont les propri\u00e9taires s\u2019efforcent de s\u2019introduire au nom du commerce, dans le domaine des vivants, essayent de consolider leurs pieds sur des pierres lisses, en se battant pour leur existence.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Il n\u2019y a pas de pain au Souk Al-Asr, ces affam\u00e9s le laisseront-ils, m\u00eame pour quelques minutes&nbsp;? Allons vers Bab Jedid, dit-il. Il se d\u00e9p\u00eacha comme s\u2019il se rappela soudain qu\u2019il avait faim et qu\u2019il \u00e9tait venu chercher le pain. Il ne demanda pas apr\u00e8s le pain, mais fit usage de ses yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas un seul pain \u00e0 Bab Jedid, mais, il y a de plus important que le pain, c\u2019est qu\u2019elle est l\u00e0.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle \u00e9tait occup\u00e9e \u00e0 repasser les v\u00eatements en fredonnant un air que tu as saisi de tout ton \u00eatre, bien qu\u2019il f\u00fbt non arabe. Tu te mis debout en face, du c\u00f4t\u00e9 o\u00f9 elle travaillait et o\u00f9 tu pouvais la voir du pied \u00e0 la t\u00eate. Rita, que tu v\u00e9n\u00e8res et dont tu r\u00eaves, ne quitte tes pens\u00e9es que pour revenir dans un habit plus beau et une image plus magnifique. Tu ressentis que les regards, tous les regards, se dirigeaient vers toi pour te surveiller, mais tu te dis&nbsp;: Si je restais \u00e0 la regarder toute ma vie, je ne m\u2019en lasserais pas, ni la fatigue ne me parviendrait, ni ne penserais au pain, comment accorder de l\u2019importance aux yeux des curieux&nbsp;? Elle \u00e9tait vraiment une rose. Tout en elle est beau, le visage, la taille, les yeux, les cheveux et m\u00eame le v\u00eatement de travail qu\u2019elle porte. L\u2019homme esp\u00e8re qu\u2019elle lui fasse un geste. M\u00eame si elle te tuait, tu mourrais en riant, avenant.<\/p>\n\n\n\n<p>La beaut\u00e9 lumineuse, la jeunesse tendre, le visage clair, c\u2019est ainsi Rita, que tu aimes, l\u2019Italienne qui lave les v\u00eatements et les repasse. Celle qui fit que chacun de tes pas ne pouvait s\u2019achever sans passer par Bab Jedid, par son chemin \u00e0 elle, Tu fus troubl\u00e9 et envahi par la timidit\u00e9 quand elle te jeta un regard c\u00e2lin, une taille d\u2019ivoire, soulevant ses cheveux ondul\u00e9s, lorgna vers toi avec coquetterie en t\u2019interpellant, tes mots moururent sur tes l\u00e8vres, tu ne pus que poser tes mains sur ta chevelure, puis les paroles vinrent difficilement, quitt\u00e8rent tes l\u00e8vres s\u00e8ches, pendant que tu regardes le bout de tes chaussures&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Tu laves les burnous&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Elle te gifla par une r\u00e9ponse qui acheva ce que tu consid\u00e9rais comme un courage.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Tu ne vois pas ce que je fais&nbsp;? Est-ce que tu vois ici quelque chose de ce que tu cherches&nbsp;? Sois civilis\u00e9 et reviens me voir.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Pardon si j\u2019ai mal agi par mes propos stupides.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tu te lan\u00e7as, press\u00e9, comme si tu sortais \u00e0 l\u2019instant d\u2019un bureau de juge d\u2019instruction. Tu ne te retournas pas, ni ne levas la t\u00eate. Tu poursuivis ton chemin vers Bab Dzira, d\u00e9lirant, afin de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019\u00e9cho que tu entendais, les gens qui se moquaient de toi, t\u2019adressaient leurs rires ironiques qui cognaient contre ton oreille. Tu dis, soutenant leur ironie&nbsp;: Maudit soit ce stupide que je suis. \u00abTu laves les burnous&nbsp;?\u00bb. Est-ce que ces disques d\u2019alb\u00e2tre, ces doigts d\u2019ivoire servent \u00e0 laver des choses rugueuses et dures&nbsp;? Comme tu es stupide, toi qui portes ma jebba ! Qui, la crois-tu&nbsp;? Ta s\u0153ur Taos&nbsp;? Ou ta m\u00e8re Dor\u2019ya&nbsp; qui frappe de ses pattes d\u2019\u00e2nesse les dures couvertures.<\/p>\n\n\n\n<p>Paix sur toi, Sidi Mahrez. Je suis n\u00e9 un hier proche dans ta ville. Mon chemin y est encore peu s\u00fbr. M\u00eame les chevaux qui tirent les cal\u00e8ches ont plus d\u2019exp\u00e9rience que moi. Je voudrais \u00eatre quelque chose que je ne pourrais \u00eatre. M\u00eame chasser les mouches a des r\u00e8gles. Tu te rendis compte que tu \u00e9tais venu chercher le pain. Et pas de pain \u00e0 Bab Dzira.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu poursuivis ton chemin, tu ressentais des choses qui p\u00e9n\u00e9tr\u00e8rent ton esprit, \u00e0 l\u2019instant et lui r\u00e9sistent, le chemin se perdit sous tes pieds, tu ne savais plus o\u00f9 tu \u00e9tais. Tu te r\u00e9veillas soudain, tu te trouvas coll\u00e9 aux Juifs, dans le quartier de Sidi Mardoum. Tu dis en leur parlant&nbsp;: Voisins de Sidi Mahrez, vous avez su o\u00f9 vous installer&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les odeurs de viande grill\u00e9e, de poisson, envahirent tes narines. Ici, tous mangent. Toutes les bouches travaillent, pas de ch\u00f4mage. Ils \u00e9taient comme n\u00e9s pour cela. Tu passas ton regard sur une boutique de laquelle s\u2019\u00e9levait une fum\u00e9e, tu vis une femme avachie sur un fauteuil. Elle paraissait si m\u00e9chante, sa voix \u00e9tait terrible, elle donnait des ordres. Sous son tr\u00f4ne, les enfants d\u2019Isra\u00ebl, occup\u00e9s par la nourriture app\u00e9tissante et la plaisanterie, tu ne savais s\u2019ils mangeaient ou plaisantaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu dis soupirant, il n\u2019y a pas de plus heureux que ce quartier. Ni de plus crasseux. Ils sont comme des sauterelles, ils vont tout achever. Puis ils partiront, mais vers o\u00f9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Les airs des mizmars, les sons sur les tambourins, la joie marquant les visages. Tout le mal que tu ressentais. Je me bats dans une ville enti\u00e8re pour avoir un pain mais ne l\u2019obtiens pas, mais ceux-l\u00e0\u2026 Cesse de te promener dans ce quartier crasseux. Tu ne supportes plus rester parmi les rassasi\u00e9s et toi, affam\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Paix sur toi, Ibn Khalaf, tu as assur\u00e9 le bien-\u00eatre aux Juifs, comme aux Musulmans de Bab Souika, me voici venant vers toi, aide-moi aussi. Tu tendis tes mains pour lire la <em>Fatiha**<\/em> dans une pi\u00e9t\u00e9, un peu l\u00e9g\u00e8re, ton esprit revenant vers Bab Jedid, o\u00f9 se trouvait la belle Italienne, Rita, celle que tu aimes. Tu cachas \u00e0 ton oreille ce qui se d\u00e9roula entre toi et le Saint homme. L\u2018entr\u00e9e d\u2019une femme te fit sursauter. Elle appelait en criant avec insistance&nbsp;: Sidi Mahrez&nbsp;! Comme si elle demandait que la terre se fissur\u00e2t pour que le Saint homme se lev\u00e2t et la rencontr\u00e2t tout de suite. Tu passas ta main sur ton visage et dis&nbsp;: Amen&nbsp;!&nbsp; Tu fus pris par un sentiment que celui qui fait une demande \u00e0 un haut lieu se rassure de la r\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand tu t\u2019arr\u00eatas sur la place regarder les arrivants et les partants, tu ressentis que la place de Bab Souika a encore un go\u00fbt particulier, tu pensas au fond de toi&nbsp;: m\u00eame s\u2019ils sont pauvres comme moi, ils portent les cilices de la virilit\u00e9. Rien ne te s\u00e9duit pour te promener dans leur quartier, sauf conna\u00eetre l\u2019honneur de l\u2019appartenance.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre chose que tu as oubli\u00e9e, mon esprit. L\u2019homme ne ressentira pas son existence tout enti\u00e8re, ne verra que son propre visage, n\u2019entendra que sa propre voix. Quant \u00e0 la pauvret\u00e9, elle est la derni\u00e8re chose que l\u2019homme se m\u00e9prise avec, lui-m\u00eame. Tu es vraiment invincible \u00f4 quartier rebelle&nbsp;! Tu fermas tes yeux, tu n\u2019entendais plus ce qui se disait. M\u00eame le crissement du tramway, tu l\u2019\u00e9liminas et le consid\u00e9ras comme une atteinte \u00e0 ta dignit\u00e9. Tu malmenas ses promenades chaque fois que l\u2019obscurit\u00e9 s\u2019abattit sur la ville. Ah&nbsp;! Si je pouvais t\u2019appartenir un jour \u00f4 visage de ma patrie haineuse. Tu demandas apr\u00e8s le pain un moment mais tu ne vis point sa trace. La r\u00e9ponse te parvint&nbsp;: il fut pris de force par les mains des affam\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La peine te vainquit. Tu la secouas avec le rire, en passant par derri\u00e8re la ruelle arri\u00e8re qui serpentait. Tu voyais \u00e0 travers les trous des portes, des visages maquill\u00e9s. Tu dis avec douleur&nbsp;: C\u2019est \u00e9tonnant, ils font \u00e7a, en plein jour&nbsp;! Dans mon village, ils meurent pour l\u2019honneur, pour ce qui est tol\u00e9r\u00e9 ici. Y aurait-il un jour un lieu comme celui-ci dans notre village&nbsp;? Mon village n\u2019a pas plus ni moins d\u2019honneur que ce lieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Les quartiers sont entour\u00e9s d\u2019une enceinte, leur particularit\u00e9 est qu\u2019ils sont attribu\u00e9s \u00e0 des Saints. Afin de se cacher derri\u00e8re la pi\u00e9t\u00e9 et la biens\u00e9ance. Des passages pour p\u00e9cheurs, des aires pour prostitu\u00e9es, voil\u00e0 ce qu\u2019on a fait de vous Saints hommes. Je ne peux affirmer si vous \u00eates devenus des maquereaux ou des gens de b\u00e9n\u00e9dictions&nbsp;: Sidi Byan, Sidi Abdallah Guech, Sidi Ben Na\u00efm, Lalla Arbia, prot\u00e8gent ces quartiers et veillent sur les affaires des prostitu\u00e9es comme celles des maquereaux&nbsp;: M\u00eame Ibn Khalaf n\u2019y a pas \u00e9chapp\u00e9, un quartier de p\u00e9ch\u00e9 s\u2019est plant\u00e9 derri\u00e8re son dos.<\/p>\n\n\n\n<p>Tu fus atteint de d\u00e9sespoir. Il vaut mieux que tu retournes \u00e0 ton nid. Il n\u2019y a pas un seul pain dans la ville pour calmer ta faim, mais \u00e0 la place, il y a bien d\u2019autres choses !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Revue <em>Al Fikr<\/em>,&nbsp;30<sup>e<\/sup> ann\u00e9e, n\u00b01, octobre 1984.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>* Plats tunisiens populaires.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>** Sourate-pr\u00e9lude du Coran.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tab\u2019i Lakhdhar est nouvelliste, essayiste et enseignant.<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":12890917,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[992,994,2433],"tags":[115726,115725,21267,104689],"class_list":["post-12890031","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-culture","category-tunisie","tag-club-de-la-nouvelle","tag-tabi-lakhdhar","tag-tahar-bekri","tag-union-des-ecrivains-tunisiens"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.6 - 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