{"id":15599767,"date":"2025-02-20T08:16:59","date_gmt":"2025-02-20T07:16:59","guid":{"rendered":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/?p=15599767"},"modified":"2025-02-20T08:17:00","modified_gmt":"2025-02-20T07:17:00","slug":"exposition-a-el-teatro-udmawen-%e2%b5%93%e2%b4%b7%e2%b5%8e%e2%b4%b0%e2%b5%a1%e2%b4%bb%e2%b5%8f-ou-les-visages-du-signe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/2025\/02\/20\/exposition-a-el-teatro-udmawen-%e2%b5%93%e2%b4%b7%e2%b5%8e%e2%b4%b0%e2%b5%a1%e2%b4%bb%e2%b5%8f-ou-les-visages-du-signe\/","title":{"rendered":"Exposition \u00e0 El Teatro \u202f| Udmawen (\u2d53\u2d37\u2d4e\u2d30\u2d61\u2d3b\u2d4f) ou les visages du signe\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>L\u2019exposition \u2018\u2018Udmawen&nbsp;: Figures de Hakou\u2019\u2019 de Abdelhak Djellab, qui se tient, sous la f\u00e9rule de l\u2019agitateur artistique Mahmoud Chalbi,&nbsp;\u00e0 la galerie Aire Libre de l\u2019espace El Teatro, \u00e0 Tunis, jusqu\u2019au 31 mars 2025, n\u2019est pas une simple r\u00e9trospective d\u2019un peintre alg\u00e9rien; c\u2019est un \u00e9v\u00e9nement n\u00e9cessaire, une r\u00e9surgence, un rappel. Un retour aux signes primordiaux, \u00e0 cette \u00e9criture pr\u00e9-langagi\u00e8re qui survit aux si\u00e8cles et aux conqu\u00eates.&nbsp;<\/em><\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Manel Albouchi&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"200\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Manel-Albouchi-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15290578\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L\u2019art ne se r\u00e9duit pas \u00e0 une simple qu\u00eate esth\u00e9tique. Il est, avant tout, une n\u00e9cessit\u00e9. Une n\u00e9cessit\u00e9 pour l\u2019artiste, qui tente de capter l\u2019indicible. Une n\u00e9cessit\u00e9 pour le spectateur, qui y trouve un miroir, un espace de r\u00e9sonance avec ses propres blessures et aspirations. Et surtout, une n\u00e9cessit\u00e9 pour la m\u00e9moire collective, qui r\u00e9siste \u00e0 l\u2019oubli par le biais du signe, du trait, de la couleur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un monde o\u00f9 la destruction s\u2019op\u00e8re \u00e0 une vitesse fulgurante\u202f: des langues qui disparaissent, des identit\u00e9s effac\u00e9es, des r\u00e9cits censur\u00e9s, l\u2019art devient une derni\u00e8re ligne de d\u00e9fense.<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux bombes r\u00e9elles ou symboliques, qui pulv\u00e9risent les histoires et les subjectivit\u00e9s, l\u2019artiste \u00e9rige un rempart de signes. Il trace, inscrit, grave, \u00e9crit encore, comme un scribe hant\u00e9 par l\u2019urgence de pr\u00e9server ce qui ne peut \u00eatre dit autrement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exposition <em>\u2018\u2018Udmawen Figures de Hakou\u2019\u2019<\/em> s\u2019inscrit dans cette logique : elle n\u2019est pas une simple r\u00e9trospective d\u2019un peintre alg\u00e9rien; c\u2019est un \u00e9v\u00e9nement n\u00e9cessaire, une r\u00e9surgence, un rappel. Un retour aux signes primordiaux, \u00e0 cette \u00e9criture pr\u00e9-langagi\u00e8re qui survit aux si\u00e8cles et aux conqu\u00eates.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Car face \u00e0 l\u2019oubli, il n\u2019y a qu\u2019une seule riposte : la m\u00e9moire. Mais la m\u00e9moire n\u2019est pas qu\u2019un r\u00e9cit ; elle est un geste, une empreinte, un symbole qui s\u2019imprime au-del\u00e0 des mots. Quand tout est effac\u00e9, il reste le signe. Et quand il n\u2019y a plus rien \u00e0 dire, il reste la peinture.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une convocation de l\u2019invisible\u00a0<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9criture est une trace. Une m\u00e9moire inscrite. Une parole qui refuse de se taire. Dans <em>\u2018\u2018Udmawen\u2019\u2019<\/em>, la calligraphie ne se limite pas \u00e0 une esth\u00e9tique raffin\u00e9e, elle est un cri muet, une pri\u00e8re cod\u00e9e, un chant antique grav\u00e9 dans le pr\u00e9sent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le mot \u00abUdmawen\u00bb renvoie \u00e0 une pluralit\u00e9 de masques ou figures, \u00e0 des visages perdus ou retrouv\u00e9s, \u00e0 des identit\u00e9s \u00e9clat\u00e9es qui cherchent \u00e0 se recomposer \u00e0 travers le signe. Il \u00e9voque aussi l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00e9criture pr\u00e9-linguistique, d\u2019un langage perdu ou \u00e0 red\u00e9couvrir, une langue des anc\u00eatres inscrite dans les fibres m\u00eames de la toile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres de l\u2019exposition semblent flotter entre l\u2019histoire et l\u2019abstraction, entre la souffrance et la lumi\u00e8re. Les lettres, r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 l\u2019infini, deviennent des incantations, des cl\u00e9s d\u2019un monde invisible que l\u2019artiste tente de mat\u00e9rialiser. La couleur, vibrante et contrast\u00e9e, \u00e9pouse la calligraphie comme une onde de choc, une impulsion vitale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas une simple mise en sc\u00e8ne du texte. C\u2019est un langage cod\u00e9, un rituel visuel o\u00f9 chaque lettre est une vibration, un battement de c\u0153ur, une empreinte de l\u2019\u00e2me.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Calligraphie et identit\u00e9 : quand le trait devient un cri&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u2019\u00e9criture, chez l\u2019\u00eatre humain, pr\u00e9c\u00e8de souvent la parole. Avant de savoir parler, l\u2019enfant trace. Il gribouille. Il inscrit sur le papier une danse primitive du sens. Les civilisations anciennes ont suivi ce m\u00eame chemin : des gravures rupestres du Nord d&rsquo;Afrique aux premi\u00e8res formes d\u2019\u00e9criture cun\u00e9iforme, l\u2019humanit\u00e9 a toujours eu besoin de laisser une trace avant de formaliser le langage.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La calligraphie, en tant qu\u2019art, porte cette m\u00e9moire de l\u2019origine. Elle est le dernier lien entre l\u2019\u00e9criture et le sacr\u00e9, entre le texte et le rituel. Mais quand une identit\u00e9 est menac\u00e9e, le trait cesse d\u2019\u00eatre seulement esth\u00e9tique : il devient un cri.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, chaque ligne trac\u00e9e semble porter une charge \u00e9motionnelle profonde, comme une cicatrice inscrite dans la toile. Le mot&nbsp; \u00ab\u0639\u0634\u0642\u00bb (<em>Ishq<\/em>), r\u00e9p\u00e9t\u00e9, s\u2019est m\u00e9tamorphose en m\u00e9taphore : il est \u00e0 la fois amour mystique et r\u00e9sistance, une invocation, un acte de r\u00e9bellion contre l\u2019effacement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ces \u0153uvres, une question m&rsquo;a hant\u00e9 : Que reste-t-il quand tout semble d\u00e9truit?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse est l\u00e0, devant vous, entre les lignes, dans la vibration du signe.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019art est une transmission silencieuse&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 est jalonn\u00e9e d\u2019effacements. Des langues disparaissent, des cultures s\u2019effacent, des r\u00e9cits s\u2019interrompent, souvent sous la violence des conqu\u00eates et des id\u00e9ologies dominantes. Pourtant, quelque chose survit toujours\u202f: le signe. L\u00e0 o\u00f9 la parole est censur\u00e9e, o\u00f9 les traditions sont bris\u00e9es, l\u2019art demeure une transmission silencieuse, une r\u00e9sistance inscrite dans la mati\u00e8re m\u00eame du monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le signe, dans sa forme la plus primitive comme dans ses d\u00e9clinaisons les plus contemporaines, est un passeur de m\u00e9moire. Il transporte avec lui les voix du pass\u00e9, les douleurs d\u2019une histoire occult\u00e9e, les espoirs d\u2019un avenir \u00e0 reconstruire. Il est ce qui reste quand tout le reste a disparu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019exposition <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, l\u2019\u00e9criture et le symbole se rejoignent dans une m\u00eame qu\u00eate\u202f: faire parler l\u2019oubli, r\u00e9activer une m\u00e9moire enfouie, donner une voix \u00e0 l\u2019indicible.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600161\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600161\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600160\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600160\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen1.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Aouchem\u202f: la premi\u00e8re \u00e9criture de l\u2019oubli&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Bien avant les alphabets et les syst\u00e8mes d\u2019\u00e9criture formalis\u00e9s, l\u2019humanit\u00e9 a utilis\u00e9 un langage fait de signes, de griffes, de marques trac\u00e9es sur la pierre. L\u2019un des plus anciens syst\u00e8mes de symboles connus en Afrique du Nord est l\u2019Aouchem.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le mot <em>\u00abaouchem\u00bb<\/em> signifie <em>\u00abtatouage\u00bb<\/em> en tamazight. Il d\u00e9signe un ensemble de signes graphiques, utilis\u00e9s aussi bien sur la peau que sur la pierre, formant une sorte de langage premier, \u00e0 la crois\u00e9e de l\u2019\u00e9criture et du rituel. Ces motifs, souvent g\u00e9om\u00e9triques, servaient autant \u00e0 communiquer une appartenance qu\u2019\u00e0 sceller un pacte sacr\u00e9 avec l\u2019invisible.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Aouchem est une \u00e9criture de l\u2019oubli\u202f: oubli\u00e9e par l\u2019histoire dominante, r\u00e9duite \u00e0 une ornementation folklorique, mais toujours vivante dans les traces laiss\u00e9es sur les corps et les territoires. Un signe qui refuse de dispara\u00eetre.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le d\u00e9sert du Sahara, autrefois vert, des peintures rupestres vieilles de plusieurs mill\u00e9naires racontent une histoire que les livres n\u2019ont jamais \u00e9crite. Des figures humaines stylis\u00e9es, des animaux, des signes grav\u00e9s sur la pierre, autant de vestiges d\u2019un monde o\u00f9 l\u2019image et le symbole pr\u00e9c\u00e9daient l\u2019\u00e9criture telle que nous la connaissons.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces grottes sont les premiers livres de pierre de l\u2019Afrique du Nord, les premiers r\u00e9cits visuels d\u2019une civilisation qui communiquait par le trait avant d\u2019utiliser des mots.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u0153uvres contemporaines, tels que ceux d&rsquo;<em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, cette m\u00e9moire refait surface. La calligraphie devient, d\u00e8s lors, une arch\u00e9ologie du sens, une r\u00e9\u00e9criture des signes disparus. Ce qui \u00e9tait inscrit sur la roche est d\u00e9sormais trac\u00e9 sur la toile, ce qui \u00e9tait grav\u00e9 dans le d\u00e9sert est transpos\u00e9 sur des surfaces vibrantes de couleurs et de mati\u00e8res.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste, en revisitant ces signes anciens, les lib\u00e8re de l\u2019oubli, les r\u00e9active dans le pr\u00e9sent, leur redonne une voix \u00e0 travers la peinture et l\u2019encre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Entre occultation et r\u00e9surgence\u202f:&nbsp;un langage oubli\u00e9&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Les civilisations imposent leurs langages, effacent ceux des autres. C\u2019est ainsi que naissent les langues mortes, les \u00e9critures interdites, les signes qui s\u2019effacent sous la poussi\u00e8re du temps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les signes ont une m\u00e9moire propre. Ils r\u00e9apparaissent l\u00e0 o\u00f9 on ne les attend plus, se glissant dans un motif, une ligne, un trac\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La calligraphie contemporaine, notamment celle explor\u00e9e dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, n\u2019est pas qu\u2019une c\u00e9l\u00e9bration esth\u00e9tique des lettres. C\u2019est une renaissance d\u2019un langage occult\u00e9. Une mani\u00e8re de r\u00e9inscrire dans le pr\u00e9sent ce que l\u2019histoire a tent\u00e9 d\u2019effacer.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Entre les grottes et les \u0153uvres d\u2019aujourd\u2019hui, entre les tatouages berb\u00e8res et les calligraphies vibrantes des artistes contemporains, une m\u00eame urgence demeure\u202f: faire parler le silence, survivre l\u2019invisible&#8230; Inscrire l\u2019oubli dans la lumi\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600167\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600167\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen2.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600166\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600166\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen3.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mise en sc\u00e8ne du soi&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019identit\u00e9 n\u2019est pas une donn\u00e9e fixe, mais une mise en sc\u00e8ne constante, un jeu d\u2019apparences fa\u00e7onn\u00e9 par les normes et les structures sociales. Pierre Bourdieu, dans ses travaux sur l\u2019habitus et la distinction, montre comment nous jouons nos r\u00f4les selon les attentes du monde social, parfois en les incarnant, parfois en les bousculant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce th\u00e9\u00e2tre social, le corps devient texte, les gestes deviennent discours, et l\u2019appartenance \u00e0 un groupe se lit dans les habits, les accents et les postures. Mais que se passe-t-il lorsque l\u2019identit\u00e9 est en crise\u202f? L\u2019art devient refuge.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En tant qu\u2019espace de d\u00e9construction et de r\u00e9invention, il offre un lieu pour que les tensions trouve un lieu d\u2019expression. Justement, l\u2019exposition <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em> interroge ces mises en sc\u00e8ne identitaires, en explorant comment l\u2019image et la m\u00e9moire collective peuvent devenir des terrains de r\u00e9sistance.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">El Teatro, un lieu qui en dit long&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Le mot <em>\u00ab<\/em><em>th\u00e9\u00e2tre\u00bb<\/em> signifie \u00e0 l\u2019origine <em>\u00ablieu o\u00f9 l\u2019on regarde\u00bb<\/em>. Mais que voit-on r\u00e9ellement quand on regarde une sc\u00e8ne? Une fiction? Une v\u00e9rit\u00e9 maquill\u00e9e? Une exag\u00e9ration ou un effacement?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En Kabylie comme ailleurs, le th\u00e9\u00e2tre a souvent servi de laboratoire identitaire, un lieu o\u00f9 l\u2019on rejoue l\u2019histoire et o\u00f9 l\u2019on d\u00e9construit les repr\u00e9sentations impos\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>El Teatro, en tant qu\u2019espace symbolique et r\u00e9el, devient alors le miroir des tensions identitaires\u202f:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quand l\u2019identit\u00e9 est r\u00e9duite \u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes exotiques, le th\u00e9\u00e2tre peut la r\u00e9inscrire dans une histoire plus vaste.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quand la parole est musel\u00e9e, la sc\u00e8ne devient un lieu de contestation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quand les r\u00e9cits dominants invisibilisent les cultures minoritaires, le jeu th\u00e9\u00e2tral ravive les voix perdues.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019univers pictural de <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, cette dimension th\u00e9\u00e2trale transpara\u00eet dans l\u2019usage du signe, du geste calligraphique, du trait qui oscille entre figuration et abstraction.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le masque\u202f: entre effacement et exag\u00e9ration&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans de nombreuses cultures, le masque joue un double r\u00f4le\u202f: il cache l\u2019individu tout en lui permettant d\u2019exister autrement. Et, il exag\u00e8re certains traits pour mieux en r\u00e9v\u00e9ler la nature profonde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le masque kabyle illustre parfaitement cette dialectique\u202f: il raconte l\u2019ambivalence d\u2019une identit\u00e9 souvent contrainte \u00e0 la dissimulation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Face aux politiques d\u2019acculturation, la culture amazighe a souvent \u00e9t\u00e9 contrainte \u00e0 une pr\u00e9sence masqu\u00e9e, invisibilis\u00e9e dans l\u2019espace public mais r\u00e9sistante dans l\u2019espace intime. Le signe graphique devient alors le masque moderne : il dissimule et r\u00e9v\u00e8le \u00e0 la fois, comme une parole crypt\u00e9e qui attend d\u2019\u00eatre d\u00e9chiffr\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, l\u2019artiste joue de cette m\u00eame ambigu\u00eft\u00e9\u202f: les lettres semblent tant\u00f4t s\u2019effacer, tant\u00f4t hurler leur pr\u00e9sence, en un \u00e9quilibre fragile entre effacement et r\u00e9affirmation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600177\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600177\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen5.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600176\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600176\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen6.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019art d\u00e9construit les repr\u00e9sentations impos\u00e9es\u00a0<\/h2>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9cits dominants ont toujours cherch\u00e9 \u00e0 fixer les identit\u00e9s, \u00e0 les enfermer dans des cadres rigides. L\u2019art, lui, fait exploser ces cadres\u202f:&nbsp;il questionne ce que l\u2019on croit savoir sur une culture. Il r\u00e9investit des formes anciennes pour leur donner un sens nouveau. Il rend visible l\u2019invisible, en offrant des espaces d\u2019expression l\u00e0 o\u00f9 la parole \u00e9tait interdite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, le travail autour du signe et de la calligraphie n\u2019est pas qu\u2019un jeu esth\u00e9tique\u202f: c\u2019est une remise en question des cat\u00e9gories identitaires fig\u00e9es. C\u2019est un acte politique et po\u00e9tique, une mani\u00e8re de dire sans dire, de r\u00e9inscrire dans l\u2019espace contemporain une m\u00e9moire trop souvent effac\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le th\u00e9\u00e2tre social de l\u2019identit\u00e9 devient un lieu de lutte. Un espace o\u00f9 le soi peut se r\u00e9inventer, entre h\u00e9ritage et modernit\u00e9, entre effacement et affirmation, entre masque et r\u00e9v\u00e9lation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Hakou et son Aouchem en forme d\u2019oiseau bleu&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste n\u2019est pas seulement un cr\u00e9ateur, il est lui-m\u00eame un signe vivant, une incarnation de ce qu\u2019il exprime \u00e0 travers son art. Hakou porte sur son cou un tatouage en forme d\u2019oiseau, inscrivant ainsi son identit\u00e9 dans sa chair, transformant son corps en un espace de m\u00e9moire et de transmission.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans de nombreuses traditions, l\u2019oiseau est un symbole ambivalent:&nbsp;il \u00e9voque la libert\u00e9 et l\u2019errance, l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre fix\u00e9 \u00e0 un seul lieu, \u00e0 une seule langue.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est aussi messager, porteur de savoirs anciens, reliant les vivants et les morts.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En gravant cet oiseau sur sa peau, Hakou est devenu \u00e0 son tour un signe, une passerelle entre le visible et l\u2019invisible. Son tatouage est une mani\u00e8re d\u2019affirmer que l\u2019identit\u00e9, comme un oiseau, ne peut \u00eatre enferm\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le travail de <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, cette id\u00e9e de l\u2019artiste comme corps-signifiant se retrouve dans l\u2019usage du geste calligraphique, qui semble tatouer la toile, marquer l\u2019espace de signes vivants, t\u00e9moins d\u2019une m\u00e9moire en mouvement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Du nom au mythe\u202f: s\u2019\u00e9crire soi-m\u00eame\u202f&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Tout artiste \u00e9crit une histoire \u00e0 travers son \u0153uvre. Mais parfois, cette histoire d\u00e9passe la simple autobiographie pour devenir mythe.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les soci\u00e9t\u00e9s amazighes, le nom n\u2019est jamais un simple mot, il porte une charge symbolique forte. Le nom d\u2019un individu est souvent li\u00e9 \u00e0 son histoire familiale, \u00e0 son appartenance tribale, et \u00e0 la mani\u00e8re dont il s\u2019inscrit dans la communaut\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais que se passe-t-il quand l\u2019\u00e9criture du nom devient un acte de r\u00e9bellion? Quand elle s\u2019ouvre au mythe, transcendante et universelle?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste, par son travail, devient plus qu\u2019un individu\u202f: il devient une l\u00e9gende vivante, une figure qui incarne un r\u00e9cit plus vaste que lui-m\u00eame. C\u2019est ce que l\u2019on retrouve chez les peintres-calligraphes, dont l\u2019\u0153uvre ne se contente pas d\u2019exprimer une identit\u00e9, mais la r\u00e9invente, la fait muter.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans \u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019, cette id\u00e9e de l\u2019artiste comme scripteur de sa propre existence est omnipr\u00e9sente\u202f: les lettres, les formes, les figures ne sont pas de simples repr\u00e9sentations, mais des fragments d\u2019une auto-\u00e9criture, o\u00f9 chaque trait est une d\u00e9claration d\u2019existence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019artiste\u202f: un pont entre les mondes&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Le peintre-calligraphe relie le texte \u00e0 l\u2019image, la parole au silence. Il inscrit l\u2019histoire dans le pr\u00e9sent, en invoquant des formes anciennes sui oscillent entre l\u2019invisible et le tangible.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La calligraphie amazighe, dans ce contexte, est bien plus qu\u2019un art d\u00e9coratif\u202f: C\u2019est une m\u00e9moire qui refuse l\u2019effacement, un cri silencieux qui dit l\u2019indicible, une langue secr\u00e8te qui \u00e9chappe aux classifications fig\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Hakou joue pr\u00e9cis\u00e9ment ce r\u00f4le\u202f: il r\u00e9active un langage ancien en lui redonnant une force contemporaine. Ses signes sont vivants, en mouvement, toujours en \u00e9quilibre entre le pass\u00e9 et l\u2019avenir. Ainsi, l\u2019artiste devient lui-m\u00eame un oiseau bleu, un corps \u00e9crit qui traverse le temps, portant en lui les traces d\u2019une m\u00e9moire insoumise.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le langage des oiseaux\u202f&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans de nombreuses traditions, le langage des oiseaux est un langage sacr\u00e9. On le retrouve dans le soufisme, chez Attar, dans <em>\u2018\u2018La Conf\u00e9rence des Oiseaux\u2019\u2019<\/em>. Pour les Berb\u00e8res, les oiseaux sont souvent per\u00e7us comme des messagers entre les mondes, porteurs de nouvelles venues d\u2019ailleurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais \u00e0 qui parlent ces oiseaux?&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on suit une lecture mystique, leur langage est une langue divine, une \u00e9criture c\u00e9leste qui \u00e9chappe aux lois humaines.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais si l\u2019on adopte une approche plus anthropologique, ces signes ail\u00e9s pourraient bien \u00eatre les voix du pass\u00e9, des anc\u00eatres qui tentent encore de se faire entendre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la calligraphie amazighe et arabe, la fluidit\u00e9 des lettres, leur \u00e9l\u00e9vation, leur mouvement, rappellent parfois le vol des oiseaux. Les artistes qui travaillent ces formes semblent \u00e9couter une langue ancienne, une voix enfouie dans le silence de l\u2019Histoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, en r\u00e9activant ces signes, joue avec cette double interpr\u00e9tation\u202f: il donne corps \u00e0 une langue oubli\u00e9e tout en la transformant en un chant contemporain, entre m\u00e9moire et r\u00e9v\u00e9lation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ishq\u202f(\u0639\u0634\u0642) : amour ou initiation\u202f?&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, le mot \u00ab\u0639\u0634\u0642\u00bb, qui signifie amour intense, passion mystique, est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obsession. Mais cette r\u00e9p\u00e9tition est-elle simplement un cri d\u2019amour ou bien un processus de transformation\u202f?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En psychanalyse, la r\u00e9p\u00e9tition n\u2019est jamais anodine. Elle peut \u00eatre\u202f:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une tentative de fixation, comme si l\u2019artiste cherchait \u00e0 capturer une \u00e9motion insaisissable;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un rituel, une mani\u00e8re d\u2019entrer en transe, de franchir un seuil vers une autre dimension;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une signature inconsciente, un d\u00e9sir d\u2019inscrire un manque, une qu\u00eate qui ne trouve pas de fin.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet \u0153uvre, la r\u00e9p\u00e9tition des motifs et des signes calligraphiques fonctionne comme une pri\u00e8re secr\u00e8te, une incantation qui transforme le spectateur en t\u00e9moin d\u2019une qu\u00eate int\u00e9rieure.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l\u2019amour n\u2019est plus seulement un sentiment, mais une \u00e9preuve, une \u00e9criture de l\u2019\u00e2me sur la toile du monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" data-id=\"15600187\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600187\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-300x225.jpg 300w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-768x576.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-580x435.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-860x645.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban-1160x870.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen-Ban.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"15600186\" src=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-15600186\" srcset=\"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-768x1024.jpg 768w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-225x300.jpg 225w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-580x773.jpg 580w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-860x1147.jpg 860w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4-1160x1547.jpg 1160w, https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/Udmawen4.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Calligraphie\u202f: \u00e9crire le non-dit&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Carl Gustav Jung parlait de l\u2019inconscient collectif comme d\u2019un r\u00e9servoir d\u2019arch\u00e9types et de mythes anciens qui se r\u00e9activent \u00e0 travers l\u2019art, les r\u00eaves, les rituels. La calligraphie, en tant que langage visuel et symbolique, est l\u2019un des m\u00e9diums les plus puissants pour exprimer l\u2019inexprimable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque lettre porte une m\u00e9moire collective, une charge historique qui d\u00e9passe l\u2019individu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque trait est une trace d\u2019un pass\u00e9 refoul\u00e9, un fragment d\u2019une langue perdue qui cherche \u00e0 revenir \u00e0 la surface.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, la calligraphie amazigh, arabe et abstraite joue ce r\u00f4le de r\u00e9activation inconsciente\u202f: Les formes \u00e9voquent des visages oubli\u00e9s, des rites enfouis.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les superpositions rappellent le palimpseste de l\u2019Histoire, o\u00f9 chaque \u00e9poque tente d\u2019effacer la pr\u00e9c\u00e9dente tout en la laissant transpara\u00eetre. Le vide et le plein, l\u2019\u00e9quilibre entre l\u2019\u00e9crit et le non-\u00e9crit, entre le signe et son effacement, \u00e9voquent le processus m\u00eame de la m\u00e9moire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l\u2019artiste devient le scribe d\u2019un inconscient collectif, un arch\u00e9ologue des \u00e2mes qui inscrit sur la toile les traces d\u2019une identit\u00e9 en mutation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Entre cryptage et r\u00e9v\u00e9lation\u202f: le signe est un secret\u202f&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019art de la calligraphie oscille entre ce qui est cach\u00e9 et ce qui est r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Le signe est l\u00e0, \u00e0 la fois pour \u00eatre compris, et pour dissimuler une v\u00e9rit\u00e9.&nbsp; Ainsi le secret doit rester voil\u00e9, car il ne peut \u00eatre saisi que par ceux qui ont les cl\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En psychanalyse, le secret refoul\u00e9 finit toujours par se manifester, sous forme de sympt\u00f4me, de lapsus ou d\u2019image inconsciente.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, la calligraphie et les symboles ne sont pas seulement d\u00e9coratifs\u202f: ils sont des codes, des fragments d\u2019un langage qui semble \u00e0 la fois vouloir se dire et se cacher.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La tension entre cryptage et r\u00e9v\u00e9lation est au c\u0153ur du processus artistique\u202f: certaines formes sont claires et lisibles, d\u2019autres semblent volontairement dissimul\u00e9es, brouill\u00e9es, rendues illisibles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectateur est mis face \u00e0 un d\u00e9fi\u202f: comprendre ce qui est \u00e9crit, ou accepter de ne pas tout saisir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u0153uvre devient alors un myst\u00e8re, une porte entrouverte sur un savoir perdu ou \u00e0 venir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, le signe n\u2019est ni enti\u00e8rement un secret, ni compl\u00e8tement une r\u00e9v\u00e9lation\u202f: il est un passage, un seuil entre l\u2019oubli et la m\u00e9moire, l\u2019absence et la pr\u00e9sence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans cette ambigu\u00eft\u00e9 f\u00e9conde que r\u00e9side toute la puissance de l\u2019art, et plus largement, de l\u2019\u00e9criture comme acte de transmission et de transformation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La cr\u00e9ation est la seule r\u00e9volte authentique&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans tout acte de cr\u00e9ation, il y a une tension entre pr\u00e9sence et effacement. L\u2019artiste, en inscrivant son geste sur la toile, y d\u00e9pose une part de lui-m\u00eame, mais en m\u00eame temps, il s\u2019efface. Son \u0153uvre devient un autre lui-m\u00eame, un prolongement autonome qui le d\u00e9passe et lui survit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cet effacement peut prendre plusieurs formes\u202f:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong>l\u2019anonymat du signe<\/strong>\u202f: lorsque l\u2019\u0153uvre n\u2019est plus per\u00e7ue comme l\u2019expression d\u2019un individu, mais comme un langage qui parle au-del\u00e0 du moi;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&#8211; le don pur<\/strong>\u202f: dans la calligraphie, le trait est un geste, une respiration\u202f: un air qui inspire et qui s\u2019exprime en encre. Une fois trac\u00e9, il existe par lui-m\u00eame, ind\u00e9pendamment de celui qui l\u2019a initi\u00e9;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&#8211; la dissolution<\/strong>\u202f: quand l\u2019artiste choisit de ne pas signer, en laissant le travail s\u2019inscrire dans une continuit\u00e9 qui d\u00e9passe son propre nom.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>\u2018\u2018Udmawen Figures\u2019\u2019<\/em>, ce processus est visible dans la mani\u00e8re dont les signes anciens semblent rena\u00eetre sans appartenance fixe. Quand l\u2019identit\u00e9 m\u00eame de l\u2019auteur se fond dans celle du signe, dans la m\u00e9moire qu\u2019il r\u00e9active.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Car en fin de compte, l\u2019artiste n\u2019est qu\u2019un passeur, un canal par lequel une \u00e9criture oubli\u00e9e trouve \u00e0 nouveau un espace pour exister.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Udmawen, le signe retrouv\u00e9&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Le terme <em>\u00abudmawen\u00bb<\/em> (\u2d53\u2d37\u2d4e\u2d30\u2d61\u2d3b\u2d4f), qui signifie masques, r\u00e9sonne comme une red\u00e9couverte, une r\u00e9surgence du pass\u00e9 dans le pr\u00e9sent. Ce qui avait \u00e9t\u00e9 occult\u00e9, effac\u00e9 par l\u2019Histoire, refait surface \u00e0 travers l\u2019art, non pas sous sa forme originelle, mais transform\u00e9, r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9, r\u00e9actualis\u00e9. Le signe, longtemps enfoui sous les couches de l\u2019oubli, retrouve sa force non seulement comme un symbole identitaire, mais comme une \u00e9criture vivante, en perp\u00e9tuel mouvement. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des lignes qui continuent \u00e0 parler, m\u00eame apr\u00e8s le silence de l\u2019artiste.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des formes qui, bien qu\u2019anciennes, portent en elles une \u00e9nergie nouvelle, une invitation \u00e0 penser autrement l\u2019Histoire et l\u2019identit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un langage retrouv\u00e9, mais qui ne demande qu\u2019\u00e0 \u00eatre r\u00e9invent\u00e9 encore et encore. Car retrouver un signe, ce n\u2019est pas seulement le reconna\u00eetre. C\u2019est aussi accepter qu\u2019il nous \u00e9chappe, qu\u2019il continue \u00e0 se m\u00e9tamorphoser \u00e0 chaque regard pos\u00e9 sur lui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ultime trait n\u2019est jamais vraiment le dernier. Il est le commencement d\u2019une autre lecture, d\u2019une autre main, d\u2019un autre souffle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>* <em>Psychologue, psychanalyste.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce n\u2019est pas une simple r\u00e9trospective du peintre alg\u00e9rien Abdelhak Djellab; c\u2019est un \u00e9v\u00e9nement n\u00e9cessaire, une r\u00e9surgence, un rappel. <\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":15600148,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[992,994,2433],"tags":[120893,120894,11118,7435,116967,120891,120892,118077,120895],"class_list":["post-15599767","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-culture","category-tunisie","tag-abdelhak-djellab","tag-aire-libre","tag-calligraphie","tag-el-teatro","tag-kabylie","tag-mahmoud-chalbi","tag-peintre-algerien","tag-tamazight","tag-tatouages-berberes"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.6 - 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