{"id":4374,"date":"2015-06-19T07:23:33","date_gmt":"2015-06-19T06:23:33","guid":{"rendered":"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/?p=4374"},"modified":"2015-06-19T17:37:29","modified_gmt":"2015-06-19T16:37:29","slug":"traditions-et-coutumes-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/2015\/06\/19\/traditions-et-coutumes-en-tunisie\/","title":{"rendered":"Traditions et coutumes en Tunisie"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4375\" src=\"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Traditions-tunisiennes.jpg\" alt=\"Traditions-tunisiennes\" width=\"626\" height=\"380\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Extraits d\u2019un ouvrage de Mohamed Ben Othman Al-Hachaichi*, \u2018\u2018Traditions et coutumes en Tunisie\u2019\u2019**, publi\u00e9 par JilanI Belhaj Yahya, (C\u00e9r\u00e8s Editions, 1994, 432 p.).<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Traduits de l\u2019arabe par<\/em> <strong>Abdelatif Ben Salem \u00a0<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><em><strong>De la Tannerie <\/strong><\/em><\/p>\n<p>La tannerie est une des sp\u00e9cialit\u00e9s artisanales tunisiennes. Elle compte des ma\u00eetres-tanneurs ma\u00eetrisant \u00e0 la perfection les secrets de cet art. Fort r\u00e9put\u00e9e, cette profession avait ses souks florissants. Elle a p\u00e9riclit\u00e9 en raison de l\u2019introduction massive du cuir europ\u00e9en sur le march\u00e9, comme le cuir \u00e0 semelle (<em>ni\u2018\u00e2l<\/em>), le cuir vernis (<em>ferniz<\/em>) et le gros cuir (<em>k\u00e2bira<\/em>). Il ne subsiste aujourd\u2019hui que quelques rares branches secondaires. Les tanneurs avaient leur propre souk appel\u00e9 souk des tanneurs (<em>s\u00fbq al-dabbagh\u00eene<\/em>) dont la plupart des ateliers ont disparu pour c\u00e9der la place \u00e0 des palais somptueux, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un petit nombre qu\u2019on ne d\u00e9passant pas les doigts de la main.<\/p>\n<p>Allah h\u00e9rite de la terre et de ce qu\u2019il y a dessus, nul meilleur que Lui [\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>De la chasse et de la p\u00eache (sayd )<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ce m\u00e9tier se divise en deux branches d\u2019activit\u00e9, la chasse et la p\u00eache. La chasse ou la v\u00e9nerie est pratiqu\u00e9e par des gens connus par leur adresse au tir; ils vivent souvent dans la campagne (<em>arab<\/em>). Ils chassent, \u00e0 certaines \u00e9poques de l\u2019ann\u00e9e, diff\u00e9rentes sortes de gibiers et d\u2019animaux sauvages, \u00e0 l\u2019exception de ceux dont la consommation est prohib\u00e9e (<em>muharrama<\/em>) par les pr\u00e9ceptes religieux. Leurs produits de chasse sont expos\u00e9s \u00e0 la vente dans\u00a0 un endroit sp\u00e9cialement con\u00e7u pour cela dans l\u2019enceinte du march\u00e9 aux fruits (<em>Funduq al-ghalla<\/em>). Les veneurs ont leur pr\u00e9pos\u00e9 ou syndic (<em>am\u00eene<\/em>) connu \u00e9galement par son habilit\u00e9 au tir. Il y a ceux qui capturent \u00e0 l\u2019aide des filets de lin les oiseaux de toutes sortes comme le chardonneret (<em>moqnine<\/em>), l\u2019ortolan (<em>minyar<\/em>). D\u2019autres chassent les animaux sauvages gr\u00e2ce \u00e0 un dispositif en m\u00e9tal appel\u00e9 <em>mind\u00e2f<\/em>, sorte de traquenard auquel est accroch\u00e9 un app\u00e2t (<em>ta\u2018ma<\/em>), ressemblant fort un pi\u00e8ge.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la p\u00eache maritime, elle concerne la p\u00eache au filet (<em>shib\u00e2k<\/em>) tress\u00e9 de fil de lin, \u00e0 la dynamite (<em>lughm<\/em>), \u00e0 la nasse (<em>k\u00eess<\/em>) et \u00e0 la ligne (<em>sunn\u00e2ra<\/em>)<\/p>\n<p><em><strong>Du cheptel du pays (qutr) toutes esp\u00e8ces comprises<\/strong><\/em><\/p>\n<p>On compte environ 100.000 t\u00eates de b\u00e9tail***.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0\u066d\u066d\u066d<\/p>\n<p>La tradition veut que le statut de l\u2019ouvrier agricole (khamm\u00e2s), r\u00e9tribu\u00e9 au cinqui\u00e8me de la r\u00e9colte, ne soit reconnu qu\u2019apr\u00e8s la signature d\u2019un acte notarial fixant le salaire convenu ainsi que le domaine agricole o\u00f9 il sera affect\u00e9. Ce qui vaut pour le Code de la <em>khammm\u00e2sa<\/em>, vaut \u00e9galement pour le Code des pasteurs. Il y a des bergers sp\u00e9cialis\u00e9s dans les troupeaux d\u2019ovins, chaque pasteur a la charge d\u2019un troupeau d\u2019environ deux cents \u00e0 deux cents cinquante t\u00eates, d\u00e9sign\u00e9 dans le jargon du m\u00e9tier par le vocable \u00ab<em>b\u00e2ton d\u2019ovins ou de troupeau<\/em>\u00bb (<em>\u2018as\u00e2 ghanam<\/em>) que l\u2019\u00e9leveur confie au pasteur. Vers le milieu du printemps, le berger conduit son troupeau pa\u00eetre aux confins de la R\u00e9gence, l\u00e0 o\u00f9 pousse grassement l\u2019herbe des vastes alpages. Quand la transhumance touche \u00e0 sa fin, il restitue le troupeau \u00e0 son propri\u00e9taire, lui rend compte, et proc\u00e8de \u00e0 la tonte ainsi qu\u2019aux soins aux feuilles de tabac au cas o\u00f9 le troupeau est envahi par la gale. A titre d\u2019exemple son salaire est fix\u00e9 \u00e0 dix jeunes brebis (<em>all\u00fbsh\u00e2t<\/em>) sur cent.<\/p>\n<p>Si le berger pr\u00e9tend la mort d\u2019une brebis, il lui faut en fournir le marquage et pr\u00e9senter d\u2019autres preuves attestant bien de la mort de la b\u00eate. Il est toutefois rare de trouver un berger \u00e0 qui on peut faire confiance, malheureusement on ne peut s\u2019en passer.<\/p>\n<p>Traditionnellement, c\u2019est en \u00e9t\u00e9 que le <em>khamm\u00e8s<\/em> commence la saison des labours, un cycle appel\u00e9 <em>al-rub\u2018\u00ee al-sayf\u00ee<\/em>. En cas de diff\u00e9rend entre le fellah et le <em>khamm\u00e8s<\/em>, un recours est introduit soit aupr\u00e8s du <em>shaykh al-mad\u00eena<\/em> (premier magistrat de la ville), soit aupr\u00e8s d\u2019un des syndics (<em>am\u00een\/uman\u00e2<\/em>) agricoles qui rendent la justice conform\u00e9ment au droit coutumier. En cas de maladie, d\u2019absence ou de fugue du <em>khamm\u00e8s,<\/em> le fellah proc\u00e8de \u00e0 son remplacement par un autre <em>khamm\u00e8s<\/em> moyennent un salaire ne d\u00e9passant pas le montant de 1,50 franc par jour voire un peu plus, ce montant sera consign\u00e9 dans le contrat sous forme d\u2019avance de laquelle est soustraite une certaine somme au titre des frais de nourriture et de v\u00eatements qui sont comme chacun sait, \u00e0 la charge du fellah. Pour le fellah le <em>khamm\u00e8s<\/em> mari\u00e9 est plus rentable que le <em>khamm\u00e8s<\/em> c\u00e9libataire. Les <em>khamm\u00e8s<\/em> se recrutent dans les couches d\u00e9munies de la population. Apr\u00e8s le battage, ils proc\u00e8dent au stockage des r\u00e9serves de fourrage, en mottes de chaume, prot\u00e9g\u00e9es de la base au sommet par les ronces. Ils sont tenus d\u2019ex\u00e9cuter tous les engagements pr\u00e9vus par le Code organisant leur statut.<\/p>\n<p>Les cultures des c\u00e9r\u00e9ales pratiqu\u00e9es dans la r\u00e9gence sont principalement celle du bl\u00e9, de l\u2019orge et du ma\u00efs. Quant aux outils agricoles utilis\u00e9s couramment de nos jours, la plupart sont d\u2019origine arabe (l\u2019araire dit romain \u00e0 soc unique), il en est de m\u00eame des autres outils de r\u00e9colte et de battage, etc. N\u00e9anmoins, certains exploitants locaux connus dans le domaine agricole comme Messieurs Haj Ali Ben Ammar, El-Habib El-Mestiri et Salah Jouini et d\u2019autres poss\u00e8dent la charrue moderne venue d\u2019Europe. Le nombre des agriculteurs qui adoptent la motoculture europ\u00e9enne augmente de jour en jour en raison de sa grande utilit\u00e9 dans ce domaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4378\" src=\"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Mohamed-Ben-Othmen-Al-Hachaichi.jpg\" alt=\"Mohamed-Ben-Othmen-Al-Hachaichi\" width=\"500\" height=\"500\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Mohamed Al-Hachaichi: fonctionnaire, journaliste, po\u00e8te et anthropologue \u00e0 ses heures.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Du m\u00e9tier d\u2019extraction du beurre et des vari\u00e9t\u00e9s de fromage <\/strong><\/em><\/p>\n<p>La fabrication du beurre est une sp\u00e9cialit\u00e9 des femmes b\u00e9douines (<em>nis\u00e2\u2019 al-\u2018arab<\/em>). Apr\u00e8s avoir rempli l\u2019outre (<em>shakwa\/guirba<\/em>) de lait pur, elles l\u2019accrochent \u00e0 un triangle (<em>hammara<\/em>) form\u00e9 de trois piquets verticaux en haut desquels elles suspendent l\u2019outre, elles se mettent \u00e0 la secouer \u00e9nergiquement et \u00e0 un rythme r\u00e9gulier jusqu\u2019\u00e0 ce que la beurre se diff\u00e9rencie du petit lait (<em>laban<\/em>). Certains fabricants utilisent une baratte en c\u00e9ramique (<em>z\u00eer el-ben<\/em>), le beurre extrait gr\u00e2ce \u00e0 cet ustensile est de loin meilleur. Quant \u00e0 l\u2019usage du fromage (<em>jibn<\/em>), on notera que la plupart de ces produits sont fabriqu\u00e9s \u00e0 Testour et \u00e0 Zaghouan \u00e0 partir du lait de ch\u00e8vre, cette vari\u00e9t\u00e9 de <em>jbin<\/em> est consid\u00e9r\u00e9e comme la meilleure vari\u00e9t\u00e9 de fromage de toutes nos contr\u00e9es. On en fabrique \u00e9galement dans la capitale et ses environs en particulier au printemps. Toutefois l\u2019aspect de ce dernier diff\u00e8re du fromage d\u00e9crit pr\u00e9c\u00e9demment. Ce produit est vendu chez les cr\u00e9miers et les fromagers (<em>labb\u00e2na<\/em>) au prix de 1,50 franc le kilogramme.<\/p>\n<p><em><strong>Le kass\u00e2b ou boucher<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Partout dans le pays, que ce soit dans les deux faubourgs (<em>al-Rabdhayn<\/em>), dans la ville antique et au souk En-nh\u00e2s, on trouve des \u00e9choppes (<em>haw\u00e2nit<\/em>) sp\u00e9cialis\u00e9s dans le commerce de la viande. Le prix au kilo de certaines viandes tourne g\u00e9n\u00e9ralement autour de 0,50 franc pour la viande de mouton par exemple, except\u00e9 pendant la saison de printemps. Le prix de la viande de ch\u00e8vre co\u00fbte g\u00e9n\u00e9ralement 6 <em>sourdis<\/em>, la viande de chameau se vend environ 1 ou 2 <em>sourdis<\/em>. Cela s\u2019applique \u00e9galement au prix de la livre, c\u2019est-\u00e0-dire au \u00bd kilo. Les gens qui s\u2019adonnent \u00e0 ce genre de m\u00e9tier se recrutent g\u00e9n\u00e9ralement dans les basses couches de la soci\u00e9t\u00e9, ils gonflent la viande \u00e0 l\u2019eau, ou y ajoutent l\u2019\u00e9quivalent de deux onces (<em>\u00fbqiyya<\/em> = 33 grammes) de visc\u00e8res et de tripes que seuls les Europ\u00e9ens consomment. Ils peuvent \u00e9galement glisser l\u2019\u00e9quivalent de trois onces d\u2019os par kilo. Ils font \u00e9couler en premier la viande de mauvaise qualit\u00e9, et gardent les morceaux nobles pour les revendre au prix qu\u2019ils fixent selon leur bon vouloir. La vari\u00e9t\u00e9 des viandes d\u00e9bit\u00e9e par les juifs et les Europ\u00e9ens est de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure. Il est \u00e0 noter qu\u2019au jour d\u2019aujourd\u2019hui les gens de ce m\u00e9tier ne sont assujettis \u00e0 aucune r\u00e9glementation internationale. Ils ne craignent pas le jour o\u00f9 ni fortune ni descendance ne leur seront d\u2019aucun secours, et o\u00f9 seul comptera le c\u0153ur pur quand sonnera l\u2019heure de se pr\u00e9senter devant le Seigneur.<\/p>\n<p><em><strong>Commentaires \u00e0 propos des vari\u00e9t\u00e9s animales en fonction de la vari\u00e9t\u00e9 des reliefs g\u00e9ographiques <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Les moutons des montagnes vallonn\u00e9es (<em>j\u00fbfiyya<\/em>) appel\u00e9s \u00ab\u00e0 queue fine\u00bb ou <em>\u00abdemi-fine\u00bb<\/em> sont d\u00e9pourvus de l\u2019\u00e9norme r\u00e9serve caudale de graisse (<em>liyya<\/em> plur.<em> law\u00e2ya<\/em>), ceux du reste du pays appel\u00e9s <em>\u00abbarbarin\u00bb<\/em> ou <em>\u00ab\u00e0 grosse queue\u00bb<\/em> en sont en revanche pourvus. La qualit\u00e9 de la viande de la premi\u00e8re cat\u00e9gorie est plus savoureuse. Quant aux bovins, on trouve les meilleurs sp\u00e9cimens dans les zones montagneuses vallonn\u00e9es et les r\u00e9gions proches. Leur pelage est d\u2019un jaune tirant sur le roux.<\/p>\n<p>Les chats pullulent dans la plupart des villes, ils ne se vendent ni ne s\u2019ach\u00e8tent, les habitants leur apprennent \u00e0 chasser les rats et les gerboises (<em>jarb\u00fb\u2018<\/em> lat. <em>gerboa<\/em>) en particulier dans la ville de Tunis.<br \/>\n[\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>Des chameaux, de leur mani\u00e8re de se d\u00e9placer dans le d\u00e9sert et de leurs habitudes<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Sache que les dromadaires (<em>jmel<\/em>) ou chameaux du d\u00e9sert (\u00e0 une bosse) ont \u00e9t\u00e9 dot\u00e9s par le Seigneur d\u2019une grande capacit\u00e9 de r\u00e9sistance \u00e0 la faim et \u00e0 la soif. Ils sont en effet capables de tenir quinze jours voire plus sans boire ni manger, malgr\u00e9 les lourds fardeaux qu\u2019ils transportent. Leurs propri\u00e9taires ne leur pr\u00e9voient aucune provision, ils se nourrissent dans la nature en mangeant certaines plantes coriaces. Ils sont d\u2019une extr\u00eame vigilance tout particuli\u00e8rement en ce qui concerne le rep\u00e9rage des sources naturelles o\u00f9 la localisation des haltes, des campements du d\u00e9sert et des pistes parfois m\u00eame enfouis sous le sable. Au cours des longues travers\u00e9es, les chameaux, envout\u00e9s par les m\u00e9lop\u00e9es chant\u00e9es par le chamelier-conducteur, acc\u00e9l\u00e8rent instinctivement le pas.<\/p>\n<p>Les chameaux de race arabe ont le pas plus rapide que ceux des Touaregs, car ils ne sont pas entrav\u00e9s, alors que ceux des Touaregs ont les queues attach\u00e9es les unes aux autres. Quand ces chameaux sont atteints par la gale comme cela arrive tous les ans, on leur applique un rem\u00e8de concoct\u00e9 \u00e0 base de souffre (<em>kibrit<\/em>), qu\u2019on trouve en abondance dans les nombreuses mines de souffre dans les r\u00e9gions des Syrte et du Fezz\u00e2n.<\/p>\n<p>Par nature, les chameaux ont une grande capacit\u00e9 de supporter la canicule; ils sont en revanche sensibles au froid et au vent d\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Quand aux chameaux de la Tunisie et de l\u2019Alg\u00e9rie, leur endurance n\u2019\u00e9gale m\u00eame pas le quart de celle des chameaux du d\u00e9sert, si bien que s\u2019ils entreprennent une travers\u00e9e de trois ou quatre jours dans le d\u00e9sert, ils p\u00e9rissent. Les chameaux du d\u00e9sert se rebiffent instinctivement en dressant la queue, chaque fois qu\u2019ils s\u2019avisent de la pr\u00e9sence d\u2019un b\u00e2ti fusse-t-il en terre ou en argile.<\/p>\n<p>Quand j\u2019\u00e9tais au Fezz\u00e2n, alors qu\u2019on approchait quelques villes comme al-Zighen et Sabh\u00e2 et qu\u2019on en entrevoyait de loin les murs, ils d\u00e9talaient, devenaient indociles et n\u2019avan\u00e7aient qu\u2019aux prix d\u2019efforts gigantesques, nous obligeant \u00e0 leur assujettir la t\u00eate avec des sangles. Les chameaux ont l\u2019habitude de se d\u00e9placer plut\u00f4t de nuit en se laissant guider par la voix du conducteur de la caravane (<em>h\u00e2di<\/em>).<\/p>\n<p>Sache qu\u2019au cours des longs p\u00e9riples, les propri\u00e9taires arabes ne montent jamais \u00e0 dos de chameaux sauf quand ceux-ci ne sont pas trop charg\u00e9s. Si l\u2019un d\u2019eux est pris d\u2019\u00e9puisement, il monte \u00e0 dos de chameau le temps de r\u00e9cup\u00e9rer, ensuite en redescend pour poursuivre la marche. Arabes comme Touaregs s\u2019endorment sur le dos de leur monture exactement comme s\u2019ils \u00e9taient dans leur lit. Le sommeil les r\u00e9pare de leur fatigue. J\u2019ai rarement vu quelqu\u2019un tomber dans son sommeil du dos de sa monture. J\u2019ai du faire preuve d\u2019effort pour m\u2019endormir sur le dos d\u2019un chameau, mais je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 cause de la d\u00e9marche chaloup\u00e9e de la b\u00eate, quand bien m\u00eame install\u00e9 sur une selle faite de deux lattes en bois l\u00e9ger (<em>sahh\u00e2ratayni<\/em>) recouvertes d\u2019une liti\u00e8re mesurant un m\u00e8tre de long sur soixante centim\u00e8tres de large.<\/p>\n<p>[\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs de vente des viandes et de leurs d\u00e9riv\u00e9es<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le prix de la livre de viande bovine varie de 10 \u00e0 60 centimes environ, celui de la viande\u00a0 ovine de 40 \u00e0 50 centimes, la livre caprine de 20 \u00e0 25 centimes, celui du dromadaire de 25 \u00e0 30 centimes.<\/p>\n<p>Ces prix sont major\u00e9s environ du quart chez les bouchers juifs et europ\u00e9ens. Cette majoration se justifie car les juifs et les Europ\u00e9ens ne trompent pas sur la marchandise, ils ne gonflent pas leur viande \u00e0 l\u2019eau ni n\u2019y glissent des boyaux dans l\u2019emballage.<\/p>\n<p>Le prix de la viande de t\u00eate bovine varie entre 25 et 30 centimes, celle du mouton entre 30 et 40 centimes, les rognons (<em>fu\u2018\u00e2d<\/em>) et les tripes (<em>daww\u00e2ra<\/em>) se n\u00e9gocient entre 50 et 75 centimes.<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs des volailles et des volatiles <\/strong><\/em><\/p>\n<p>A Tunis, le prix de la grosse poule varie de 12 \u00e0 32 francs, l\u2019oie de 3 \u00e0 32 francs, le canard de 15 \u00e0 32 francs, la paire de pigeons de 3 \u00e0 12 francs, la paire de perdrix de 3 \u00e0 23 francs, la paire de dindons (<em>serdouk<\/em> ou <em>dj\u00eaj el-hind<\/em>) de 8 \u00e0 13 francs, la douzaine d\u2019oiseaux d\u2019oliveraie (<em>zarz\u00fbr<\/em>) de 1 \u00e0 80 centimes, les grives (<em>tord<\/em>, ital. tordo ) par quatre de 80 \u00e0 90 centimes, les foulques (<em>ghurr<\/em>, voisin des poules d\u2019eau) par quatre de 80 centimes \u00e0 1 franc. A la campagne on peut se procurer ces volatiles \u00e0 tr\u00e8s bon march\u00e9. Le lapin de 90 centimes \u00e0 1 franc.<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs des bovins<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Une vache laiti\u00e8re de poids co\u00fbte entre 150 et 200 francs, pour les autres races le prix est de 75 francs. La paire de b\u0153ufs de labour oscille entre 250 et 450 francs en fonction de la bonne conformation et du rendement. Un b\u0153uf\u00a0 maigre de 25 \u00e0 75 francs.<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs des ovins<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Les tarifs des ovins baissent au printemps et augmentent le reste de l\u2019ann\u00e9e. La brebis (<em>na\u2018ja<\/em>) se vend entre 10 et 20 francs, un b\u00e9lier gros et gras (<em>kabsh sam\u00een<\/em>) se n\u00e9gocie entre 20 et 35 francs, le jeune mouton (<em>berkous<\/em>) de 14 \u00e0 18 francs, l\u2019agneau (<em>\u2018all\u00fbsh<\/em>) entre 7 et 12 francs. Il s\u2019agit l\u00e0 des tarifs g\u00e9n\u00e9raux qui peuvent varier selon la proportion de graisse, la masse et l\u2019abondance de la viande.<\/p>\n<p>[\u2026 ]<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs des caprins<\/strong><\/em><\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale le tarif de la viande caprine est d\u2019un quart inf\u00e9rieur \u00e0 celui de la viande ovine.<\/p>\n<p><em><strong>Des tarifs des chameaux<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le prix d\u2019un beau m\u00e2le reproducteur \u00e2g\u00e9 de 9 ans (<em>bozl<\/em>) de sang <em>qan\u00e2\u2018\u00eess<\/em> varie entre 300 \u00e0 400 francs, pour les autres races, il est de l\u2019ordre de 102 \u00e0 300 francs, les chamelles (<em>niy\u00e2q<\/em>) de 102 \u00e0 300 francs, ce prix peut augmenter ou diminuer en fonction de l\u2019offre et de la demande.<\/p>\n<p>Les chameaux du sud-est (<em>qiblaw\u00eeyya<\/em>) sont plus sobres et plus endurants, aussi bien pour la marche que pour le transport des charges, que ceux du nord de l\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Recommandation : Les chameaux de nos contr\u00e9es tunisiennes ne peuvent pas s\u2019aventurer loin dans les profondeurs du d\u00e9sert. Celui qui entend partir \u00e0 Gh\u00e2t,\u00a0 au Fezz\u00e2n ou au Tchad a int\u00e9r\u00eat \u00e0 choisir des chameaux de d\u00e9sert comme ceux des Touaregs ou ceux des habitants de Fezz\u00e2n, ou encore ceux de Tripoli (Tar\u00e2buls al-gharb) et ses districts.<\/p>\n<p>[\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>Des fraudes et des trafics de certains marchands, artisans et fabricants<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le premier marchand r\u00e9put\u00e9 par la pratique de la fraude est le boucher. Et pour cause, il ne vend jamais de la viande bovine, fusse une seule livre, sans adjonction d\u2019une grande quantit\u00e9 d\u2019eau pour en augmenter le poids. Vous le voyez battre sans cesser la viande de ses mains jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu\u2019elle prenne du poids. Il ne vend rien sans y fourrer quelques os, des tripes, de la panse, en pr\u00e9tendant toujours que c\u2019est l\u00e0 une mani\u00e8re de faire traditionnelle. La plupart des bouchers de Tunis sont des vauriens qui ignorent Allah et son proph\u00e8te et ne se conforment pas au respect des prescriptions de la s\u00fbnna dans leur n\u00e9goce.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame pour les marchands de lait (<em>hall\u00e2ba-hlaybiyya<\/em>), qui sillonnent les rues et les ruelles avec leur petite jarre (<em>qulla<\/em>) pour vendre du lait, nombreux sont ceux qui y ajoutent de l\u2019eau; sans oublier les marchands du lait caill\u00e9 (<em>labb\u00e2na<\/em>) qui ajoutent de l\u2019eau au lait ferment\u00e9, et trichent sur les mesures. Ils exercent leur m\u00e9tier sous l\u2019autorit\u00e9 du syndic susmentionn\u00e9.<\/p>\n<p>La fraude la plus catastrophique est sans conteste celle pratiqu\u00e9e par certains b\u00e9douins (<em>arab<\/em>) qui ajoutent de la mati\u00e8re grasse et de la graisse extraite de la r\u00e9serve du mouton (<em>liyya<\/em>) dans les petites jarres de beurre rance (<em>sman<\/em>). On trouve \u00e9galement du beurre fabriqu\u00e9 par certains Europ\u00e9ens m\u00e9lang\u00e9 avec de la pomme de terre, vendu comme du pur beurre par les marchands europ\u00e9ens comme musulmans. Pour conclure, la fraude existe \u00e0 tous les niveaux et dans tous les commerces.<\/p>\n<p><em><strong>Al-\u2018\u00fbla ou comment constituer des provisions pour l\u2019ann\u00e9e <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Il existe une tradition qui veut que les Tunisiens, ou plut\u00f4t les habitants des villes mettent \u00e0 profit, dans leur \u00e9crasante majorit\u00e9, la saison estivale pour pr\u00e9parer des provisions (<em>m\u00fbna<\/em>) qu\u2019ils mettent en r\u00e9serve pour assurer leur subsistance le reste de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Ces pr\u00e9parations concernent en premier lieu le koussksou sec, ils en pr\u00e9parent plusieurs aqfiza (sing. <em>qfiz<\/em>, unit\u00e9 de mesure \u00e9quivalent \u00e0 200 kg environ) selon les besoins de la consommation de la famille, le m\u2019hammas qui ressemble au kousskssou, mais dont le grain est plus gros, le boulgour (<em>b\u00fbrghul<\/em>) pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 base de bl\u00e9 cuit et concass\u00e9 dans un gros concasseur ou pilon (<em>mihr\u00e8ss<\/em>).<\/p>\n<p>Ils \u00e9gorgent quelques b\u0153ufs ou moutons, g\u00e9n\u00e9ralement bien plus des b\u0153ufs que de moutons, ils en d\u00e9coupent la viande en morceaux ou en lani\u00e8res (<em>shar\u00e2\u2019ih<\/em>) et, une fois sal\u00e9e, \u00e9pic\u00e9e et s\u00e9ch\u00e9e au soleil, la viande est transform\u00e9e en <em>qadd\u00eed<\/em>, qu\u2019on prend soin de baigner dans une quantit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e d\u2019huile d\u2019olive bouillante, en s\u2019exprimant cette mixture donne une sauce d\u00e9licate et aromatis\u00e9e qu\u2019on transvase dans une amphore ou grande jarre ovo\u00efde pour y \u00eatre conserv\u00e9e.<\/p>\n<p>En \u00e9t\u00e9, ils ach\u00e8tent \u00e9galement ce dont ils ont besoin comme c\u00e9r\u00e9ales et \u00e9pices tels que les piments rouges secs (<em>felfel shayih<\/em>), les tomates qu\u2019on presse ou qu\u2019on ouvre et on fait s\u00e9cher au soleil, le tout est conserv\u00e9 pareillement dans des amphores, jarra ou kh\u00e2biya, ou dans des petites jarres (<em>q\u00eelel<\/em>) ou encore dans des jarres \u00e0 lait (<em>aziy\u00e2r<\/em>), entrepos\u00e9es dans une des pi\u00e8ces de la maison appel\u00e9e r\u00e9serve (<em>bayt al-m\u00fbna<\/em>). On y puise \u00e0 longueur d\u2019ann\u00e9e la quantit\u00e9 n\u00e9cessaire pour la consommation quotidienne.<\/p>\n<p>Chez les gens de la ville, ces mesures sont prises par souci d\u2019\u00e9conomie, sachant que ceux qui ne respectent pas cette tradition ne sont pas \u00e0 proprement parler des habitants de la ville (<em>beldiyya<\/em>). Les beldiyyas avertis et industrieux font provision de tout ce qui est indispensable \u00e0 la vie domestique comme le bois, le charbon de bois, l\u2019oignon d\u2019\u00e9t\u00e9, les piments secs, l\u2019ail, le fromage sal\u00e9, les balais v\u00e9g\u00e9taux (<em>mkanes<\/em>), le beurre rance, le miel, les c\u00e9r\u00e9ales de toutes esp\u00e8ces, les gombos d\u00e9shydrat\u00e9s (<em>b\u00e2miya ou gn\u00e2wiyya sh\u00e2\u2019iha<\/em>), la cor\u00e8te (<em>mel\u00fbkhiyya<\/em>), les aromates et les condiments, etc., de sorte qu\u2019il ne leur reste comme d\u00e9pense tout au long de l\u2019ann\u00e9e que l\u2019achat de quelques viandes et fruits de saison. Il est \u00e0 noter que le gros des habitants de la capitale ne s\u2019approvisionne pas aux march\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u066d\u066d\u066d\u066d<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">[\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>Le march\u00e9 du lait ferment\u00e9 (souk al-laban) <\/strong><\/em><\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 on vend le lait ferment\u00e9, ce r\u00e9sidu du lait apr\u00e8s en avoir extrait le beurre. Au printemps le <em>laban<\/em> constitue la pitance des b\u00e9douins et des couches pauvres de la population. La vente d\u00e9bute vers 6 heures du matin et se prolonge jusqu\u2019\u00e0 deux heures de l\u2019apr\u00e8s-midi, les vendeurs sont g\u00e9n\u00e9ralement originaires du S\u00fbf (Alg\u00e9rie). Ce march\u00e9 est situ\u00e9 dans la rue el-Marr \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des murs de la porte d\u2019al Manara (B\u00e2b al-Man\u00e2ra)<\/p>\n<p>[\u2026]<\/p>\n<p><em><strong>Le march\u00e9 aux bovins, aux moutons, aux ch\u00e8vres, aux chameaux, aux chevaux et aux \u00e2nes<\/strong><\/em><\/p>\n<p>A l\u2019ext\u00e9rieur de B\u00e2b Al\u00eewa, sur l\u2019emplacement de l\u2019ancien abattoir se tient le march\u00e9 des bovins, tout pr\u00e8s, celui des moutons, des ch\u00e8vres et de chameaux. Les b\u00eates sont parqu\u00e9es et vendues au m\u00eame endroit, mais dans des enclos s\u00e9par\u00e9s.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 ouvre vers 6 heures et ferme dans l\u2019apr\u00e8s-midi. Tout pr\u00e8s de l\u00e0 on trouve le march\u00e9 aux chevaux, aux bourriques et aux mulets. Les vendeurs se recrutent dans toutes les nations. Les transactions sont r\u00e9gies par une convention internationale, on doit s\u2019acquitter d\u2019une taxe. Les ventes sont anim\u00e9es par des soumissionnaires attitr\u00e9s (<em>dall\u00e2la rasmiyya<\/em>).<\/p>\n<p>L\u2019ensemble des activit\u00e9s de ce march\u00e9 de la capitale, comme pour tous les autres, est plac\u00e9 sous le contr\u00f4le d\u2019un syndic. Dans ce march\u00e9, il y a des interm\u00e9diaires ou maquignons (<em>m\u2019sh\u00e2kl\u00eeyya<\/em>) qui facilitent la conclusion des contrats de vente pass\u00e9s entre vendeurs et acheteurs. Ils pr\u00e9l\u00e8vent sur chaque transaction une d\u00eeme modique dont le montant n\u2019est pas fix\u00e9 \u00e0 l\u2019avance. Il est pour le moins \u00e9tonnant qu\u2019un b\u00e9douin ne puisse y vendre une seule t\u00eate de b\u00e9tail bovin ou ovin l\u2019entremise de ce m\u00eame <em>m\u2019sh\u00e2kl\u00ee<\/em>.<\/p>\n<p><em>* Mohamed Ben Othman Al-Hachaichi (1853-1912): fonctionnaire modeste du makhzen beylical, auxiliaire empress\u00e9 des autorit\u00e9s du protectorat fran\u00e7ais, journaliste \u00e0 ses heures et explorateur d\u2019occasion, mais surtout auteur de quelques opuscules sur des sujets divers: une histoire de la Grande-Mosqu\u00e9e Zitouna, deux relations de voyage en Tripolitaine et au Sahara et une \u00e9tude document\u00e9e sur les us et coutumes des Tunisiens \u00e0 l&rsquo;aube du XXe si\u00e8cle.<\/em><\/p>\n<p><em>** Titre original en arabe: \u2018\u2018Al-\u2018\u00c2d\u00e2t wa-l-taq\u00e2l\u00eed al-t\u00fbnisiyya &#8211; Al-hadiyya aw al-faw\u00e2\u2019id al-\u2018ilmiyya f\u00ee-l-\u2018\u00e2d\u00e2t al-t\u00fbnisiyya\u2019\u2019.<\/em><\/p>\n<p><em>*** La R\u00e9gence comptait alors un cheptel d\u2019au\u00a0 moins trois millions de t\u00eates reparties dans l\u2019ensemble des provinces. (Note du Traducteur)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extraits d\u2019un ouvrage de Mohamed Ben Othman Al-Hachaichi*, \u2018\u2018Traditions et coutumes en Tunisie\u2019\u2019**, publi\u00e9 par JilanI Belhaj Yahya, (C\u00e9r\u00e8s Editions, 1994, 432 p.). 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