{"id":47829,"date":"2016-04-22T16:58:55","date_gmt":"2016-04-22T15:58:55","guid":{"rendered":"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/?p=47829"},"modified":"2016-04-22T17:00:49","modified_gmt":"2016-04-22T16:00:49","slug":"abdelkarim-laabidi-et-le-mystere-de-la-police-parallele","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/2016\/04\/22\/abdelkarim-laabidi-et-le-mystere-de-la-police-parallele\/","title":{"rendered":"Abdelkarim Laabidi et le myst\u00e8re de la police parall\u00e8le"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-47830 aligncenter\" src=\"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Abdelkarim-Laabidi.jpg\" alt=\"Abdelkarim-Laabidi\" width=\"626\" height=\"380\" \/><br \/>\n<strong><em>Retour sur la police parall\u00e8le, qui a s\u00e9vi en Tunisie, en 2012 et 2013, et l\u2019un de ses piliers, Abdelkarim Laabidi, lib\u00e9r\u00e9 aujourd\u2019hui par la justice.<\/em> <\/strong><\/p>\n<p>Par <strong>Abdellatif Ben Salem<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Abdelkarim Laabidi, l\u2019ancien haut cadre s\u00e9curitaire, poursuivi dans l\u2019affaire d\u2019assassinat du d\u00e9put\u00e9 Mohamed Brahmi, le 25 juillet 2013, par des extr\u00e9mistes religieux, a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9, hier, vers minuit, en catimini. On a appris, aujourd\u2019hui, par les m\u00e9dias, que la cour d\u2019appel de Tunis a d\u00e9cid\u00e9, hier, de le lib\u00e9rer, parce que sa d\u00e9tention l\u00e9gale est arriv\u00e9e \u00e0 sa fin, sans qu\u2019il y ait des charges pouvant \u00eatre retenues contre lui. Il reste, cependant, \u00e0 la disposition de la justice tunisienne pour la poursuite de l\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n<p>Incarc\u00e9r\u00e9 depuis janvier 2015, Abdelkarim Laabidi, est un simple agent devenu rapidement, en 2012, le premier responsable de la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019a\u00e9roport de Tunis-Carthage, sous la tro\u00efka, la coalition gouvernementale conduite par Ennahdha.<\/p>\n<p>L\u2019homme, qui doit sa nomination aux dirigeants du parti islamiste dont il \u00e9tait proche, est accus\u00e9 d\u2019\u00eatre un pilier de la police parall\u00e8le mise en place par Ennahdha au lendemain de son accession au pouvoir. Il est accus\u00e9 d\u2019avoir h\u00e9berg\u00e9 chez lui et assur\u00e9 la protection d\u2019\u00e9l\u00e9ments extr\u00e9mistes impliqu\u00e9s dans l\u2019assassinat de feu Mohamed Brahmi.<\/p>\n<p>On comprend d\u00e8s lors que sa lib\u00e9ration puisse choquer beaucoup de Tunisiens, qui attendent de conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9, toute la v\u00e9rit\u00e9, sur ce crime politique, comme sur celui de l\u2019assassinat de Chokri Bela\u00efd, l\u2019autre dirigeant du Front populaire, tu\u00e9, lui aussi, par des extr\u00e9mistes religieux, le 6 f\u00e9vrier 2013.<\/p>\n<p>Que sait-on sur ce myst\u00e9rieux et sulfureux Abdelkarim Laabidi : une v\u00e9ritable bo\u00eete noire des ann\u00e9es de plomb de l\u2019islamisme triomphant en Tunisie des ann\u00e9es 2012-2013 ?<\/p>\n<p><strong>Une police parall\u00e8le au service d\u2019Ennahdha<\/strong><\/p>\n<p>Issam Dardouri, l\u2019actuel pr\u00e9sident de l\u2019Organisation tunisienne de la s\u00e9curit\u00e9 et du citoyen (OTFC), a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 courant 2015 qu\u2019environ 354 agents appartenant \u00e0 tous les corps des forces de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure tunisienne ont entretenu, \u00e0 un moment ou un autre, sous les gouvernements successifs de la Tro\u00efka 1 et 2, coalition conduite par le parti islamiste Ennahdha, et celui des <em>\u00abcomp\u00e9tences\u00bb<\/em> de Mehdi Jom\u00e2a, des liens, soit avec la galaxie salafiste jihadiste, soit avec les fili\u00e8res de contrebande, de trafic de drogue et d\u2019\u00e9vasion des capitaux, pratiques qui ont beaucoup de points communs .<\/p>\n<p>Soup\u00e7onn\u00e9s d\u2019\u00ab<em>intim\u00e2\u2019<\/em> \u00bb, technicisme d\u00e9signant, dans le jargon s\u00e9curitaire, l\u2019appartenance \u2013 strictement interdite \u2013 d\u2019un fonctionnaire du corps de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 une organisation politique, plusieurs d\u2019entre eux, plus d\u2019une centaine selon les sources du minist\u00e8res de l\u2019Int\u00e9rieur, ont servi d\u2019informateurs et d\u2019agents de liaison aux groupes extr\u00e9mistes, et plus particuli\u00e8rement \u00e0 l\u2019organisation Ansar Charia, avant son classement comme organisation terroriste. Ils les informaient sur les mouvements de diff\u00e9rentes forces engag\u00e9es dans la lutte antiterroriste, se rendant ainsi directement coupables de la mort des dizaines de cadres de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, des officiers et de soldats de l\u2019arm\u00e9e nationale.<\/p>\n<p>Le 14 septembre 2015, au cours d\u2019une \u00e9mission sur Radio Med, Taoufik Bouaoun, inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de la s\u00fbret\u00e9 nationale, a ramen\u00e9 ce chiffre \u00e0 110 agents appartenant \u00e0 tous les corps de s\u00e9curit\u00e9. Pr\u00e9sent\u00e9s devant un <em>\u00abconseil d\u2019honneur\u00bb<\/em>, dont on entend parler pour la premi\u00e8re fois \u2013, le porte-parole du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (MI) de l\u2019\u00e9poque, Walid Louguini, expliquera, au d\u00e9but d\u2019octobre 2015, que ce conseil a cess\u00e9 de fonctionner depuis 4 ans, sans fournir les raisons de cette \u00ab<em>panne<\/em>\u00bb, et que les 110 agents \u00ab<em>troubles<\/em>\u00bb auraient reconnu leur complicit\u00e9 active (<em>takhabur<\/em>) avec les organisations terroristes et les fili\u00e8res de contrebande.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Louguini, cette d\u00e9rive serait due au recrutement chaotique, de complaisance et non-conforme aux standards connus, qui a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 sous les deux gouvernements de la Tro\u00efka ! En d\u2019autres termes, m\u00eame si Bouaoun a rechign\u00e9, tout comme le chef de gouvernement et presque tous les hauts responsables de MI, \u00e0 reconna\u00eetre l\u2019existence d\u2019un corps organis\u00e9 et structur\u00e9 ob\u00e9issant \u00e0 des ordres venant, non pas de leur sup\u00e9rieurs hi\u00e9rarchiques, mais d\u2019injonctions d\u2019hommes li\u00e9s \u00e0 des formations politiques et voire m\u00eame \u00e0 des services \u00e9trangers, il n\u2019en a pas moins confirm\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9, en confiant que quelques six membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 mis aux arr\u00eats et d\u00e9f\u00e9r\u00e9s devant les tribunaux.<\/p>\n<p>Au mois d\u2019avril 2015, le chef du gouvernement Habib Essid avait d\u00e9clar\u00e9, lors d\u2019une s\u00e9ance de questions \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e des repr\u00e9sentants du peuple (ARP), qu\u2019aucune infiltration n\u2019eut lieu au MI, niant en bloc l\u2019existence de cette police secr\u00e8te. Il dit cependant ceci : <em>\u00abNous avions r\u00e9voqu\u00e9 certains hauts responsables parce que leur all\u00e9geance \u00e0 certains anciens ministres a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e\u00bb<\/em>. Une pr\u00e9cision de taille, qui sonne comme un aveu de l\u2019existence de cette police parall\u00e8le dirig\u00e9e trois ans durant en sous-main par Ennahdha.<\/p>\n<p>Le 10 septembre 2015, moins de sept mois apr\u00e8s l\u2019attentat du mus\u00e9e de Bardo (18 mars 2015, 22 morts) et deux mois et demi apr\u00e8s le massacre perp\u00e9tr\u00e9 sur la plage de l\u2019h\u00f4tel Imp\u00e9rial Marhaba \u00e0 Sousse (26 juin 2015, 39 victimes), la purge dans les rangs du MI s\u2019est poursuivie de plus belle et \u00e0 ce jour, pas moins de 12 chefs de district et 3 hauts responsables des services de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 limog\u00e9s.<\/p>\n<p>Toutefois, aucun motif de ces mouvements, devenus assez fr\u00e9quents dans les \u00abServices\u00bb, n\u2019est fourni. Tout se passe comme si le MI fonctionne en vase clos, dans l\u2019omerta totale, comme au bon vieux temps de la dictature de la police. On notera que chaque op\u00e9ration coup de poing ayant eu lieu entre 2012 et 2014 contre des foyers jihadistes est presque toujours suivie par un limogeage ou d\u2019une mutation quelconque au sein de ce minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Toujours sur fond des r\u00e9v\u00e9lations \u00e0 propos de cette police parall\u00e8le, Walid Zarrouk responsable du Syndicat de la s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9publicaine (SSR) \u2013 objet d\u2019une quinzaine de plaintes \u2013, qui fut \u00e0 l\u2019origine de la plupart des r\u00e9v\u00e9lations, a \u00e9t\u00e9 appr\u00e9hend\u00e9, le 16 septembre dernier, suite \u00e0 une plainte pour diffamation d\u00e9pos\u00e9e par le magistrat Sofiane Selliti, ancien-porte-parole du procureur de la r\u00e9publique pr\u00e8s le tribunal de premi\u00e8re instance de Tunis. Au bout de quelques jours de gr\u00e8ve de la faim, il fut entendu par un juge, le 22 septembre.<\/p>\n<p>Lors d\u2019un passage dans une \u00e9mission de la chaine priv\u00e9 Nessma, son \u00e9pouse, In\u00e8s Ben Othman, a d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019arrestation de son mari, l\u2019attribuant \u00e0 un r\u00e8glement de compte. Ella r\u00e9v\u00e9la que son \u00e9poux est tomb\u00e9 dans un pi\u00e8ge tendu par ses coll\u00e8gues, autrement dit ceux-l\u00e0 m\u00eame qui lui fournissaient auparavant toutes les informations ultraconfidentielles sur l\u2019existence d\u2019un appareil de police parall\u00e8le au sein du MI.<\/p>\n<p><strong>L\u2019homme de Rached Ghannouchi \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tunis-Carthage<\/strong><\/p>\n<p>Consid\u00e9r\u00e9 sans conteste comme l\u2019un des piliers de la police parall\u00e8le, avec entre autres Mehrez Zouari, Wahid Toujani, Mustapha Ben Omar et Oussama Bouthelja, Abdelkarim Laabidi alias Abdelkrim El-Haj, vient d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9 le 21 avril 2016, vingt-quatre heures seulement apr\u00e8s l\u2019entrevue entre le pr\u00e9sident B\u00e9ji Ca\u00efd Essebsi et Rached Ghannouchi, pr\u00e9sident du mouvement Ennahdha, qui a port\u00e9, semble-il, sur la <em>\u00abl\u2019\u00e9pineuse\u00bb<\/em> question de la r\u00e9conciliation nationale. Entendez la cl\u00f4ture des dossiers <em>\u00abd\u00e9licats\u00bb<\/em> de la corruption au temps de la dictature de Ben Ali et de la Tro\u00efka, notamment ceux relatifs aux assassinats politiques attribu\u00e9s aux islamistes extr\u00e9mistes alli\u00e9s d\u2019Ennahdha.<\/p>\n<p>Abdelkarim Laabidi \u00e9tait inspecteur de police adjoint. Il a \u00e9t\u00e9 litt\u00e9ralement catapult\u00e9, en 2011, par le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur nahdhaoui Ali Larayedh, au poste de directeur du \u00abGroupe de protection des avions\u00bb dans le strat\u00e9gique a\u00e9roport de Tunis-Carthage. De m\u00e9moire de police, on n\u2019a jamais connu promotion administrative aussi rapide, supersonique.<\/p>\n<p>Emprisonn\u00e9 depuis un an et demi, il est soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9 \u00e0 l\u2019assassinat de Mohamed Brahmi, d\u00e9put\u00e9 de l\u2019Assembl\u00e9e nationale constituante (ANC). Il aurait \u00e9galement supervis\u00e9 avec Fethi Bousida, ancien inspecteur de police \u00e0 Carthage et membre de la police parall\u00e8le, les filatures des Chokri Belaid durant les journ\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019assassinat du leader de gauche.<br \/>\nDans un entretien accord\u00e9 le 6 f\u00e9vrier 2015 \u00e0 la radio Mosa\u00efque FM, Moez Bey, alors journaliste \u00e0 <em>\u2018\u2018Akher Khabar\u2019\u2019,<\/em> a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019un t\u00e9moin oculaire a affirm\u00e9 avoir aper\u00e7u Abdelkarim Laabidi en compagnie d\u2019Aboubakr Al-Hakim et Kamel Gadhgadhi, l\u2019assassin de Chokri Belaid. En outre, le jour de l\u2019exfiltration d\u2019Abou Iyadh, Seifallah Ben Hassine, chef de l\u2019organisation terroriste d\u2019Ansar Chari\u00e2 de la Mosqu\u00e9e al-Fath, en septembre 2012, Labidi \u00e9tait pr\u00e9sent \u00e0 bord du command-car de la police.<\/p>\n<p>Bras droit de Mehrez Zouari et intime de Fethi Beldi(1), Abdelkarim Laabidi aurait \u00e9galement mis sur pied, supervis\u00e9 et entra\u00een\u00e9 une organisation calqu\u00e9e sur le mod\u00e8le des <em>\u00abescadrons de la mort\u00bb<\/em> dont les membres, anonymes, ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s en dehors de tout cadre l\u00e9gal. Les \u00e9l\u00e9ments appartenant \u00e0 cette structure clandestine, s\u00e9lectionn\u00e9s, selon<em> \u2018\u2018Al-Chourouk\u2019\u2019<\/em> du 6 mars 2015, en fonction de leur all\u00e9geance \u00e0 Ennahdha, ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 des missions de liquidation physique qui viseraient les principaux responsables de l\u2019opposition d\u00e9mocratique hostiles au mouvement islamiste, et ce en \u00e9troite collaboration avec la <em>salafiyya jih\u00e2diyya<\/em>, consid\u00e9r\u00e9e alors comme la branche arm\u00e9e d\u2019Ennahdha ou, tout au moins, une excroissance de ce mouvement.<\/p>\n<p>L\u2019Ecole d\u2019instruction de police de la Manouba servait de terrain d\u2019entra\u00eenement \u00e0 ce groupe, alors que la vocation d\u2019origine de ce casernement est plut\u00f4t la formation th\u00e9orique. Laabidi pilotait, en concomitance, le \u00abGroupe de protection des avions\u00bb. Ce commando d\u2019un nouveau genre recevait un entrainement physique intensif, sous la supervision d\u2019un agent de la direction g\u00e9n\u00e9rale des services sp\u00e9ciaux (<em>al-mas\u00e2lih al-mukhtassa<\/em>), n\u2019ayant rien \u00e0 voir avec les formations dispens\u00e9es dans la caserne de Bouchoucha, l\u00e0 o\u00f9 sont form\u00e9es les unit\u00e9s d\u2019interventions de police.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019informateur \u2013 agent de police de son \u00e9tat \u2013 \u00e0 l\u2019origine des confidences rendues publiques par le journal \u2018\u2018<em>Al-Chourouk<\/em>\u2019\u2019, une r\u00e9union secr\u00e8te de ce groupe eut lieu au mois d\u2019ao\u00fbt 2013, quelques jours apr\u00e8s l\u2019assassinat du d\u00e9put\u00e9 et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Courant populaire, Mohamed Brahmi, \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019instruction de la Manouba. Gorge profonde a pr\u00e9cis\u00e9 que l\u2019entr\u00e9e de cette formation paramilitaire par une porte d\u00e9rob\u00e9e est pass\u00e9e inaper\u00e7ue, puisque les cam\u00e9ras de surveillance vid\u00e9o ont \u00e9t\u00e9 sabot\u00e9es pour effacer toute trace de leur passage. L\u2019agent qui a r\u00e9dig\u00e9 un rapport \u00e0 ses sup\u00e9rieurs sur cet incident a \u00e9t\u00e9 sanctionn\u00e9 par la suite.<\/p>\n<p>L\u2019avocat de Labidi, Me Badr Hassan, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9, le 5 ao\u00fbt 2015, que son client n\u2019a aucun lien avec l\u2019assassinat du Constituant Mohamed Brahmi, pr\u00e9tendant qu\u2019au contraire, il est victime d\u2019un vaste complot pour avoir r\u00e9ussi \u00e0 emp\u00eacher un puissant homme d\u2019affaire d\u2019organiser le transfert de 800 millions de dinars vers un pays du Golfe. Ce que Me Hassan a cependant omis de mentionner c\u2019est qu\u2019Abdelkarim Laabidi est personnellement impliqu\u00e9 dans l\u2019\u00e9vasion \u00e0 l\u2019\u00e9tranger de 270.000 euros.<\/p>\n<p>Le 11 septembre 2015, l\u2019extr\u00e9miste proche du jihadisme global, l\u2019avocat et membre de la direction du CPR, l\u2019avocat Samir Ben Amor, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du comit\u00e9 de d\u00e9fense de Abdelkarim Laabidi, a fait des r\u00e9v\u00e9lations (reprises par \u2018\u2018Hakaekonline\u2019\u2019 le 15 septembre) selon lesquelles son client a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et \u00e9crou\u00e9 le jour m\u00eame o\u00f9 il s\u2019appr\u00eatait \u00e0 participer \u00e0 l\u2019\u00e9mission de grande \u00e9coute \u2018\u2018<em>Labess<\/em>\u2019\u2019 anim\u00e9e par Naoufel Ouertani, au cours de laquelle il comptait faire des r\u00e9v\u00e9lations fracassantes. \u2018\u2018<em>Hakaekonline<\/em>\u2019\u2019 a post\u00e9 la copie d\u2019une lettre qu\u2019aurait adress\u00e9e Abdelkarim Laabidi au juge d\u2019instruction peu apr\u00e8s son arrestation, o\u00f9 il d\u00e9non\u00e7ait la responsabilit\u00e9 de plusieurs hommes d\u2019affaires corrompus, des membres de services de s\u00e9curit\u00e9 li\u00e9s \u00e0 des partis politiques ainsi que des politiciens, dans l\u2019assassinat de Mohamed Brahmi. Quelque temps plus tard, Laabidi a fait savoir par le biais de son avocat, qu\u2019il re\u00e7ut la visite d\u2019un homme se pr\u00e9sentant comme envoy\u00e9 du minist\u00e8re public, pour lui demander, en \u00e9change d\u2019une promesse de lib\u00e9ration, de se taire et de s\u2019abstenir d\u2019\u00e9voquer \u00e0 l\u2019avenir ce genre d\u2019affaires. Press\u00e9 de donner des noms, il a fait valoir son droit de r\u00e9serve comme membre des forces de s\u00e9curit\u00e9, \u00e9pinglant, p\u00eale-m\u00eale, les <em>\u00abmafias de la contrebande\u00bb, \u00able crime organis\u00e9\u00bb \u00abla main noire qui cherche \u00e0 sauver le syst\u00e8me de corruption, au prix de la ruine de notre pays\u00bb<\/em>, ainsi que les <em>\u00abmilieux puissants qui cherchent \u00e0 asseoir leur domination sur la sc\u00e8ne politique par l\u2019\u00e9limination de leur adversaires\u00bb<\/em>\u2026 On appr\u00e9ciera cette trop grande pr\u00e9cision qui cherche \u00e0 noyer un trop gros poisson\u2026<\/p>\n<p>Maintenue dans l\u2019ignorance, l\u2019opinion publique, qui assiste impuissante \u00e0 ces manigances, n\u2019y voit qu\u2019un faible \u00e9cho \u00e0 la guerre sourde et sans merci que se livrent les puissants lobbies politico-mafieux pour enterrer les grands dossiers de corruption et clore d\u00e9finitivement les dossiers des assassinats politiques\u2026 une guerre qui promet d\u2019\u00eatre longue.<\/p>\n<p><em><strong>Note :<\/strong><\/em><br \/>\n<em>1)- La promotion fulgurante apr\u00e8s la victoire du mouvement islamiste en 2011 de l\u2019inspecteur de police Fethi Beldi au poste de conseiller de Ali Larayedh, ensuite de Lotfi Ben Jeddou, charg\u00e9 de mission \u00e0 la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la s\u00fbret\u00e9 nationale avec rang de secr\u00e9taire d\u2019Etat, a laiss\u00e9 plus d\u2019un pantois. Membre d\u2019Ennahdha, il est soup\u00e7onn\u00e9, selon des sources syndicales dignes de foi, d\u2019avoir dissimul\u00e9 la note \u00e9manant de l\u2019antenne tunisienne de la CIA avertissant de l\u2019imminence de l\u2019assassinat de Mohamed Brahmi. Fethi Beldi, intime d\u2019Abdelkarim Laabidi, pilier\u00a0de la police parall\u00e8le, est soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e9galement \u00e0 la constitution d\u2019un \u00abescadron\u00bb arm\u00e9, form\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments recrut\u00e9s en dehors de l\u2019institution s\u00e9curitaire et dont faisait partie, d\u2019apr\u00e8s l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par Ramzi Bettibi en f\u00e9vrier 2013, le propre garde de corps du pr\u00e9sident du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui aurait confi\u00e9 participer aux entrainements en arts martiaux dans le but de \u00abcommettre de assassinats politiques\u00bb. Beldi aurait \u00e9galement fourni la logistique \u00e0 Abou Bakr Al-Hakim, suspect num\u00e9ro 1 dans le meurtre de Mohamed Brahmi.\u00a0<\/em><em>Il a \u00e9t\u00e9 Limog\u00e9, le 5 mars 2015, par Najem Gharsalli, et attend depuis sa convocation devant le juge<\/em>. <em>Il attendra\u00a0encore longtemps, car la justice ne semble pas press\u00e9e de lever le voile sur une p\u00e9riode trouble de l&rsquo;histoire r\u00e9cente de la Tunisie dont les principaux acteurs sont encore puissants, au coeur m\u00eame du pouvoir&#8230;<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Retour sur la police parall\u00e8le, qui a s\u00e9vi en Tunisie, en 2012 et 2013, et l\u2019un de ses piliers, Abdelkarim Laabidi, lib\u00e9r\u00e9 aujourd\u2019hui par la justice. 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