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Ain Chbour -Zaghouan : Sur le chemin des eaux

La source de Aïn Chbour alimentait l’aqueduc romain qui allait jusqu’à la cité antique de Zama, où l’armée romaine de Scipion l’Africain a vaincu l’armée carthaginoise de Hannibal.

Par Raja Skandrani *

Comment s’y rendre

Quitter Tunis en direction de Zaghouan/El Fahs pour se rendre directement à Siliana.

Se diriger vers le centre-ville et prendre à gauche au premier rond-point direction Rohia/Makhtar/Kasserine.

Au carrefour suivant prendre à droite direction Jama/Sidi Bourouis.

Continuer dans cette direction. La route est sinueuse et traverse une belle région agricole parsemée de collines.

Prendre la direction Ejoua jusqu’à la borne kilométrique qui indique “Piste El Bzaza à 2 kilomètres et Siliana à 13 kilomètres”.

Itinéraire pédestre

C’est à partir de cette borne kilométrique que commence la randonnée.

Emprunter le chemin agricole qui lui fait face et qui mène à un regroupement de petites maisons.

Prendre le premier chemin qui bifurque à droite et qui monte légèrement pour redescendre quelques centaines de mètres plus loin.

Après une bonne demi-heure de marche emprunter à nouveau le chemin sur la droite qui traverse un bouquet de pins.

Le chemin est très fréquenté et les paysans indiqueront volontiers le chemin à suivre pour arriver à la source de Aïn Chbour. Le va et vient des paysans à dos d’âne portant des bidons pleins d’eau indiquent la proximité de la source.

Continuer jusqu’à la source et à la cascade qui la domine. Après un bon rafraîchissement remonter la colline le long du mince filet d’eau qui mène directement au barrage.

Descriptif du lieu

La source de Aïn Chbour était captée pour alimenter l’aqueduc romain qui allait jusqu’à la cité antique de Zama, ville antique prospère et influente depuis la période punique (Ve siècle av. J.-C.) jusqu’à la période byzantine (Ve – VIe siècle après J.-C.).

L’eau recueillie était stockée dans de grandes citernes longues de 70 mètres et était utilisée aussi bien pour l’alimentation de la ville que pour l’irrigation des champs.

Ce sont au moins 6 aqueducs qui ont été répertoriés et étudiés sur une bonne partie de leur parcours.
Il existe encore des restes des piliers d’aqueducs entre Aïn Chbour et Zama notamment à Oued Krafes et qui forment encore un long alignement.

Sans avoir la majesté imposante de l’aqueduc de Zaghouan à Carthage, ils n’en sont pas moins remarquables. Ils témoignent aussi de l’étonnante maîtrise du territoire par les Romains ainsi que des compétences techniques de leurs ingénieurs passés maîtres en hydraulique.

Le barrage de Aïn Chbour qui a la forme d’un bassin circulaire est imposant et en partie bien conservé. L’ensemble du monument mesure environ une cinquantaine de mètres.

La bataille de Zama (202 avant J.-C.) marque la fin de la deuxième Guerre punique. Elle scella la victoire de l’armée romaine, dirigée par Scipion l’Africain et aidé par Massinissa, sur l’armée carthaginoise conduite par Hannibal. La victoire marqua l’hégémonie de Rome sur la Méditerranée occidentale. Défaite, Carthage perdit l’Espagne et n’eut plus qu’un faible pouvoir de contrôle sur son territoire grignoté sans cesse par Massinissa.

La Bataille de Zama par Cornelis Cort – 1567.

À Hannibal qui lui demandait la paix, Scipion répondit: «Je ne suis pas venu pour la paix, je suis venu pour la victoire».

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