Hamed Karoui, ancien Premier ministre de Ben Ali, ne rate aucune occasion pour faire l’éloge de Rached Ghannouchi, le président du parti islamiste Ennahdha.
Réagissant, samedi, sur Cap FM, au rejet du projet d’article 167 de la loi électorale, visant à écarter les figures de l’ancien régime des prochaines élections, Hamed Karoui, président du Mouvement Destourien, n’a pas tari d’éloge pour le «courage» de Rached, Ghannouchi, «qui a pris une décision de portée nationale en refusant l’exclusion politique», selon ses dires. «Il n’est pas facile de prendre une telle position et de rejeter l’exclusion politique, surtout au sein du mouvement Ennahdha», a-t-il justifié. Selon Hamed Karoui, dont le passage au Premier ministère, entre 1989 et 1999, a coïncidé avec une période de répression brutale des islamistes en Tunisie, «Rached Ghannouchi a démontré qu’il est tolérant (ou indulgent?, NDLR) et a épargné au pays l’entrée dans un labyrinthe avant les élections». A la question de savoir s’il compte se présenter à la prochaine présidentielle, M. Karoui a répondu par la négative, ajoutant qu’il a contribué à l’édification de l’Etat tunisien et que les accusations de corruption dont il fait l’objet sont «une surenchère politique». Le fils de Hamed Karoui, Dr Néjib Karoui, est un ancien membre d’Ennahdha. Il est également très proche de Hamadi Jebali, secrétaire général du parti islamiste et ancien chef du gouvernement (décembre 2011-mars 2013) dont il fut (et reste ?) le confident et le médecin particulier. Cette proximité des Karoui avec les Nahdhaouis fait dire à certains que Hamed Karoui est utilisé par Ennahdha pour diviser les rangs des Destouriens et affaiblir le parti Nida Tounes, dirigé par un autre Destourien et dinosaure de la scène politique tunisienne : Béji Caïd Essebsi. L’intéressé s’est toujours défendu contre une telle accusation. I. B. Article lié: Tunisie-Politique : Pour qui roule Hamed Karoui: les Destouriens ou les Nahdhaouis? |
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