Le journaliste algérien Mohamed Benchicou s’est éteint

«Adieu cher aîné.» C’est par ces mots que Hamid Arab, directeur de publication du Matin d’Algérie, annonce la disparition de Mohamed Benchicou, ce jeudi 24 septembre 2026. Une nouvelle qui bouleverse la presse algérienne.

Fondateur du Matin d’Algérie, journaliste et écrivain, Mohamed Benchicou appartient à cette génération qui a profondément marqué l’histoire de la presse algérienne. Son nom reste attaché à une certaine conception du métier : celle d’un journalisme qui assume la parole, le risque de l’écriture et la responsabilité de regarder son époque sans détour.

Pour tous ceux qui écrivent aujourd’hui dans les pages du Matin d’Algérie, cette disparition prend une résonance particulière. Derrière un titre, il y a toujours une histoire, des femmes et des hommes, des combats, des fidélités. Et derrière cette histoire, il y a ceux qui ont ouvert la voie. Mohamed Benchicou aura été de ceux-là.

Son parcours journalistique et littéraire aura accompagné les soubresauts de l’Algérie contemporaine. Il aura connu les heures de gloire de la presse indépendante, ses combats, ses blessures, ses contraintes et ses silences imposés. Mais il aura surtout laissé une œuvre et une signature que le temps ne suffira pas à effacer.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un journaliste qui disparaît. C’est une page importante de l’histoire de la presse algérienne qui se tourne.

À sa famille, à ses proches, à ses anciens compagnons de rédaction et à tous ceux qui l’ont connu, notre profonde sympathie.

Adieu, Mohamed Benchicou.

Djamal Guettala

Donnez votre avis

Votre adresse email ne sera pas publique.

error: Contenu protégé !!