C’est le 19e meurtre a Montréal cette année : Leila Bensalem, une mère de famille de 45 ans, de nationalité tunisienne, a été sauvagement tuée chez elle, alors qu’elle était en télétravail, en pleine discussion avec un collègue qui a assisté au meurtre en direct.
Le tueur s’est introduit chez elle et il l’a frappé avec un objet contondant sur la tête, le collègue témoin de la scène a appelé les secours, mais une fois sur place les secouristes ont essayé vainement de réanimer la victime qui a succombé à ses blessures sur place.
C’est vers 15 h 25 mardi que les policiers ont été appelés à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Christophe, où ils ont trouvé dans un appartement une femme inconsciente, dont le décès a été constaté après des manœuvres de réanimation.
«C’était quelqu’un de très joyeux, qui donnait à tout le monde sans compter», a déclaré Menel Ben Salem, qui est abattue depuis le meurtre de sa sœur Leïla. Elle a appris la nouvelle de la Tunisie, où elle habite, comme plusieurs proches de la victime.
«On est en état de choc, rapporte Menel Ben Salem. J’ai passé beaucoup de coups de fil, au consulat aussi. Je suis épuisée.»
La victime suivait une formation en visioconférence avec un collègue de travail dans son appartement quand un homme y aurait fait irruption et l’a frappée avec un objet contondant, selon des informations publiées par les médias canadiens.
Le lien entre le suspect principal, un homme connu des policiers dont on n’a pas retrouvé la trace après le drame, et la victime n’a pas été établi, ajoute-t-on.
Elle venait à peine de s’installer dans son condominium, acheté en juin dernier, selon le registre foncier. «Un petit condo qu’elle venait d’acheter, qu’elle était en train d’aménager. Elle n’a même pas eu le temps de le voir fini», s’attriste sa sœur, qui ne comprend pas comment un individu «très, très dangereux» a pu être en liberté et commettre un tel crime.
Leïla Ben Salem a quitté la Tunisie en janvier 2013, deux ans après son mariage. Elle était séparée de fait de son époux depuis juillet 2023 et la procédure de divorce était en cours. Elle aurait un enfant de 12 ans.
Pourrait-il s’agir d’un féminicide en contexte conjugal ? Pour l’instant, la police n’écarte aucune piste.



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