Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts

La Tunisie a commémoré hier, jeudi, le 1er octobre 2026 le 41e anniversaire du raid israélien du 1er octobre 1985 contre le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis ; il s’agit de l’un des épisodes les plus graves de l’histoire des relations entre la Tunisie et Israël. Ce ne sera pas la dernière agression de l’Etat hébreu contre notre pays (Photo de l’agence Wafa : Yasser Arafat sur le lieu de l’attaque israélienne de Hammam Chott dont il avait échappé de peu).

A cette occasion, l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Qaddoumi, a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des Palestiniens et des Tunisiens tués lors de l’attaque.

La cérémonie a rassemblé des autorités locales, des représentants de l’ambassade de Palestine et du Fatah, des étudiants et travailleurs palestiniens, des membres de la communauté palestinienne ainsi que des citoyens tunisiens, rapporte l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.

Le raid a visé le complexe abritant la direction de l’OLP, qui s’était installée en Tunisie après son évacuation de Beyrouth en 1982.

Le bilan généralement rapporté par les sources palestiniennes fait état de 68 morts — 50 Palestiniens et 18 Tunisiens — et d’une centaine de blessés. Les documents transmis par la Tunisie aux Nations unies dans les heures suivant l’attaque mentionnaient initialement plus de 50 morts et près d’une centaine de blessés. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, par 14 voix pour et une abstention, la résolution 573 ; celle-ci condamnait l’attaque israélienne contre le territoire tunisien comme une violation de la Charte des Nations unies et du droit international, tout en reconnaissant à la Tunisie le droit à des «réparations appropriées» pour les pertes humaines et les dommages matériels subis.

Cette commémoration demeure l’un des moments symboliques forts du lien historique unissant la Tunisie au mouvement national palestinien. Qaddoumi a souligné que cette commémoration représente également une réaffirmation des relations entre les deux peuples et du soutien tunisien à la cause palestinienne.

Après Hammam Chott, Israël a fait assassiner plusieurs dirigeants et membres de l’OLP en Tunisie, notamment, le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir (dit Abou Jihad), numéro deux de l’OLP et commandant des opérations, qui a été abattu chez lui à Sidi Bou Saïd par un commando israélien.

I. B.

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