Les principales raisons pour lesquelles les banques rejettent les demandes de «prêts sur l’honneur» ou tardent à y répondre, sont, essentiellement, l’insuffisance des documents requis, à l’incapacité de remboursement et l’épuisement des lignes de financement allouées à cet effet.
C’est ce qu’a indiqué Mohamed Nekhili, professeur de droit et expert bancaire, dans une déclaration faite à la radio Diwan FM, en précisant que les banques sont légalement tenues de répondre aux demandes des clients — par une acceptation ou un refus — dans un délai de 10 jours.
Par ailleurs, la multiplicité des plateformes numériques et leur complexité variable ont empêché de nombreux clients de finaliser leurs dossiers, entraînant ainsi l’annulation automatique de leurs demandes, a ajouté M. Nekhili, en ajoutant que certaines banques ont mis en place des plateformes exigeant le téléchargement immédiat et intégral de tous les documents requis. D’autres ont, quant à eux, opté pour une procédure consistant à déposer la demande par voie électronique, tout en accordant au client un délai de cinq jours pour fournir les documents en format papier auprès des agences bancaires. Certains clients, qui n’ont pas consulté ces plateformes pour suivre l’état d’avancement de leurs dossiers, ignorent les réponses qui leur ont été adressées.
Le rejet des demandes est dû soit à une capacité de remboursement insuffisante du client — le montant des prélèvements dépassant le seuil légal autorisé —, soit à l’épuisement de la ligne de financement elle-même, laquelle est plafonnée à 8 % des bénéfices réalisés par la banque au cours de l’exercice comptable écoulé.
M. Nekhili a démenti l’existence de listes d’attente pour les demandes rejetées en raison de l’épuisement des fonds, précisant que les listes d’attente concernent exclusivement les dossiers encore en cours d’examen.
Concernant le calendrier à venir, M. Nekhili a estimé que la réception des demandes pour la nouvelle tranche de «prêts sur l’honneur» débuterait entre mai et juin prochains, une fois les états financiers des banques approuvés lors de leurs assemblées générales, au plus tard le 30 avril.
En conclusion, il a souligné que, malgré la suppression des garanties, des taux d’intérêt et des commissions bancaires, la condition selon laquelle le bénéficiaire doit disposer d’une capacité de remboursement demeure en vigueur et reste impérative.
I. B.



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