Accueil » Pologne | Les dessous de la tentative de coup d’État de l’Européiste Tusk

Pologne | Les dessous de la tentative de coup d’État de l’Européiste Tusk

Pologne | Les dessous de la tentative de coup d’État de l’Européiste Tusk

La Pologne vient de connaître, vendredi 30 octobre 2026, ce que les médias et les analystes politiques ont qualifié de tentative de coup d‘État orchestrée par le Premier ministre Donald Tusk. Bien que l’opération ait échoué, elle dit beaucoup sur la mainmise que les technocrates de l’Union européenne (UE) veulent avoir sur les pays membres. Le libéral Tusk a été leur pion.

Francesca de Villasmundo *

Călin Georgescu, le vainqueur des élections en Roumanie, qui lui ont été volées par la suite, l’avait prédit : «Un coup porté en plein cœur de la démocratie, partout dans le monde ! Si la démocratie s’effondre en Roumanie, c’est l’ensemble du monde démocratique qui s’effondrera. Ce n’est que le début !»

Il y a un an, Georgescu affirmait que toutes les capitales européennes seraient confrontées à au moins un coup d’État, faute d’avoir réagi à l’annulation de l’élection présidentielle en Roumanie.

Ce qui se déroule depuis samedi dernier en Pologne correspond précisément à ce scénario : un coup d’État orchestré par le Premier ministre Tusk, la marionnette des technocrates de l’UE qui visent à bâtir une Europe fédérale au-dessus de la souveraineté des nations. Dans leur plan, le président conservateur polonais, Karol Nawrocki, élu en 2025, et proche du parti conservateur-nationaliste Droit et Justice (PiS), désireux de transformer l’UE en une union d’États-nations, est un grain de sable qu’il faut éliminer d’une manière ou d’une autre. Et tant pis pour l’État de droit que ces mêmes technocrates, Ursula von der Leyen en tête, brandissent quand cela leur permet de mettre des bâtons dans les roues des gouvernements souverainistes conservateurs.

Le Tribunal constitutionnel polonais en point de mire

Retour sur ce coup d’État qui a échoué : le gouvernement polonais néolibéral-centriste, dirigé Tusk, a tenté un coup d’État contre le Tribunal constitutionnel. Vendredi soir, la police a encerclé le bâtiment, a perquisitionné les locaux et a notifié une suspension d’un mois, émise par une juge, Korwin-Piotrowska, proche de Tusk, au président Bogdan Świeczkowski et à son adjoint qui furent empêché d’accéder à leurs bureaux. En parallèle, Mme Korwin-Piotrowska assuma leurs fonctions et fit déployer la police au palais de justice, tandis que le ministre de la Justice de Tusk demandait la levée de leur immunité et l’ouverture d’une procédure judiciaire à leur encontre. Des manifestants se rassemblèrent rapidement devant le bâtiment pour faire opposition à une opération qui n’a pas été du goût d’un grand nombre de Polonais, même parmi les partisans de Tusk.

Un différend oppose en effet depuis plus de dix ans libéraux et conservateurs au sujet du Tribunal constitutionnel, que les libéraux et leurs alliés européens accusent les conservateurs de manipuler. En réalité, ce tribunal tend à privilégier le droit polonais au détriment du droit de l’UE.

Le Tribunal constitutionnel polonais est chargé de vérifier la conformité des lois à la Constitution. Ses juges sont élus par le Parlement, mais leur nomination doit être confirmée par le président de la République. Le président Nawrocki a rejeté cinq des huit juges proposés par le gouvernement Tusk. Dans ce contexte, les prochaines élections législatives de l’automne 2027 pourraient voir les conservateurs revenir au pouvoir grâce à une coalition entre eux, leur nouvelle faction dissidente et les deux partis libertariens-nationalistes. Dans ce cas, soutenu par le Tribunal, proche des conservateurs, Nawrocki serait en mesure de remettre sur la table son programme de réforme de l’UE.

Tentative européiste de mettre la main sur le Tribunal constitutionnel

La dernière tentative de coup d’État a été orchestrée par Bruxelles et le gouvernement Tusk dans le but d’inverser ce processus en plaçant des juges européistes, avec Mme Korwin-Piotrowska à leur tête, au Tribunal Constitutionnel.

Après l’annonce du coup d’État, le président Nawrocki est rentré à Varsovie, dans la nuit de vendredi à samedi, après avoir ordonné à son avion, à destination du Sénégal, d’opérer un demi-tour, comme il l’a annoncé sur le réseau social X. De retour en Pologne, le président polonais a ensuite rejoint le premier président du Tribunal, parvenant à franchir les cordons de police et à entrer dans le bâtiment de la Cour constitutionnelle samedi soir. Une fois à l’intérieur, il a destitué les cinq juges illégalement assermentés par Tusk et a autorisé le président de la Cour suprême à accéder à son bureau.

Le président a ensuite publié une déclaration sur X condamnant la «violation de l’ordre constitutionnel» et «la prise de contrôle par la force d’un organe constitutionnel de l’État». Déterminé à ne pas laisser l’UE gouverner la Pologne, il a exposé les raisons du coup d’État de Tusk téléguidé par l’UE : «L’objectif ultime est d’imposer le droit de l’UE sur le droit polonais, de forcer l’adoption du Pacte migratoire de l’UE et d’ouvrir les frontières de la Pologne à des dizaines de milliers, potentiellement des centaines de milliers, de migrants illégaux. […] Ils veulent détruire la position de la Pologne en tant que l’une des nations les plus sûres, les plus stables et les plus prospères d’Europe, exposant notre peuple aux difficultés économiques, à l’instabilité sociale et au chaos déjà vécus ailleurs en Europe. […] Pendant longtemps, le gouvernement a poussé la Pologne vers une confrontation dangereuse avec la Russie, et je rejette fermement cette direction. Après avoir échoué à convaincre le peuple polonais avec son programme, il recourt maintenant à des mesures désespérées, tentant de s’emparer d’une autre institution publique par des moyens illégaux.»

Source :  Media-Presse-info.

* Journaliste et autrice collaborant principalement avec le site d’information traditionaliste et conservateur.

Donnez votre avis

Votre adresse email ne sera pas publique.

error: Contenu protégé !!