Tunisie | Les enseignants du supérieur montent au créneau  

La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS) relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) exige l’ouverture immédiate de négociations sérieuses concernant les statuts particuliers des corps enseignants, ainsi qu’une augmentation de la prime de rentrée universitaire à hauteur d’un mois de salaire.

Dans un communiqué publié à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire 2026-2027, ce mercredi 9 septembre 2026, la Fédération a précisé que les négociations espérées devaient s’accompagner de la promulgation des statuts et de la mise en œuvre de leurs incidences financières. Elle a aussi insisté sur la nécessité de verser la prime avant le début des cours et a réaffirmé l’importance d’une approche participative dans le traitement des dossiers de mutation et de mise en position de non-activité.

Le syndicat a également souligné l’importance de finaliser les procédures de recrutement et les promotions en attente afin de renouveler les effectifs au sein des établissements universitaires et de réduire le nombre de docteurs sans emploi.

Dans ce même contexte, la FGESRS a appelé à la mise en place d’un mécanisme national participatif pour examiner les recours et résoudre les litiges liés aux concours.

La Fédération se penche sur des questions spécifiques concernant le corps enseignant, notamment l’amélioration des conditions salariales et la revalorisation des rémunérations.

Anticipant les conséquences négatives potentielles liées aux annonces concernant la rentrée universitaire 2026-2027, le syndicat a insisté sur la nécessité d’agir en amont de la rentrée et souligné l’importance d’une approche participative concernant les mutations et les affectations.

Le syndicat préconise également la finalisation des procédures de recrutement et de promotion afin de stabiliser les effectifs au sein des établissements universitaires et de résorber le chômage des docteurs. Dans ce contexte, il a demandé la mise en place d’un dispositif de concertation nationale pour examiner la situation et définir les mesures appropriées.

Cependant, et étant donné les liens distendus actuels entre le gouvernement et la centrale syndicale, il y a peu de chance que les revendications des enseignants évoquées ci-haut soient satisfaites. Il va donc falloir aux responsables syndicaux de penser dès à présent à l’étape suivante.    

I. B.  

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