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	<title>Archives des MEDIA - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des MEDIA - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Jamaity.org &#124; Pour une société civile tunisienne mieux informée  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association Jamaity vient de lancer la nouvelle version de sa plateforme numérique Jamaity.org, qui «marque une nouvelle étape dans son engagement pour répondre aux besoins de la société civile tunisienne et renforcer sa capacité à agir, à collaborer et à porter des propositions», indique-t-elle dans un communiqué publié le 13 octobre 2026, à Tunis. Depuis...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/jamaity-org-pour-une-societe-civile-tunisienne-mieux-informee/">Jamaity.org | Pour une société civile tunisienne mieux informée  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’association Jamaity vient de lancer la nouvelle version de sa plateforme numérique <a href="https://jamaity.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jamaity.org</a>, qui «marque une nouvelle étape dans son engagement pour répondre aux besoins de la société civile tunisienne et renforcer sa capacité à agir, à collaborer et à porter des propositions», indique-t-elle dans un communiqué publié le 13 octobre 2026, à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-19790899"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2014, Jamaity facilite l’accès à l’information et aux ressources destinées aux associations en Tunisie. <em>«Construite au fil des années grâce à l’engagement de ses partenaires, de ses équipes et de sa communauté, la plateforme propose désormais une expérience améliorée, avec un moteur de recherche par localisation et thématique, une carte interactive des acteurs associatifs, des profils enrichis et de nouvelles possibilités de contribution.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les utilisateurs peuvent notamment proposer des associations, des projets, des opportunités et des initiatives de collaboration, contribuant ainsi à enrichir cette ressource collective»</em>, indique le communiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamaity, qui veut contribuer à une société civile tunisienne informée, dotée de capacités renforcées et en mesure de jouer pleinement son rôle de force de proposition, a créé Jamaity Academy, pour faciliter l’accès à la formation grâce à des ressources numériques et à une plateforme d’apprentissage en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Help Desk propose un accompagnement personnalisé à distance pour aider les associations dans leurs démarches de conformité, l’évaluation de leurs pratiques de gouvernance et le renforcement de leurs capacités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme Jamaity.org et Jamaity Maps contribuent également à la mise en réseau des acteurs, à la visibilité des initiatives et à une meilleure connaissance du paysage associatif grâce aux données et aux outils de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme est actuellement accessible en version bêta. Elle invite l’ensemble de sa communauté à la découvrir et à partager leurs retours afin de contribuer à son amélioration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Femmes Maghrébines poursuit son engagement contre le cancer du sein</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/femmes-maghrebines-poursuit-son-engagement-contre-le-cancer-du-sein/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:33:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[Défilé des Guerrières]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes Maghrébines]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre rose]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le magazine Femmes Maghrébines organise la 13e édition de sa campagne Octobre Rose le dimanche 18 octobre 2026 à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/femmes-maghrebines-poursuit-son-engagement-contre-le-cancer-du-sein/">Femmes Maghrébines poursuit son engagement contre le cancer du sein</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le magazine Femmes Maghrébines organise la 13<sup>e</sup> édition de sa campagne Octobre Rose sous le titre «Échec et mat: la reine, c’est moi !», un spectacle inédit en Tunisie, réunissant création artistique, émotion et engagement, le dimanche 18 octobre 2026, à partir de 18h30, au Radisson Blu Hotel &amp; Convention Center de Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-19795508"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2014, le magazine <em>Femmes Maghrébines</em> fait de la lutte contre le cancer du sein un engagement durable, porté par une conviction : sensibiliser au dépistage précoce, libérer la parole et faire évoluer les mentalités sont des responsabilités collectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette 13<sup>e</sup> édition de sa campagne Octobre Rose, le magazine poursuit son engagement avec le <em>Défilé des Guerrières</em>, qui célèbre cinq années d’espoir, de solidarité et de mobilisation aux côtés des femmes confrontées à la maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce rendez-vous, seize Guerrières, avec un message qui dépasse le seul combat contre le cancer : celui de la dignité, de la confiance en soi et du droit de chaque femme à rester pleinement elle-même, quelles que soient les épreuves traversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du spectacle, le magazine féminin entend rappeler que la lutte contre le cancer du sein ne se limite pas à la prévention et au dépistage. Elle exige aussi de briser les tabous, de combattre les préjugés et de mieux accompagner les femmes tout au long de leur parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Défilé des Guerrières rend hommage à ces femmes dont le courage transforme l’épreuve en une parole d’espoir, ainsi qu’aux familles et aux proches qui les soutiennent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Billetterie : <a href="https://teskerti.tn/evenement/le-defile-des-guerrieres-de-fm-5eme-edition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Teskerti</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>7e Congrès du SNJT &#124; La presse tunisienne à la croisée des chemins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 06:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Dabbar]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Hani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les défis de la liberté de la presse, de l’indépendance des médias et des conditions difficiles d’exercice au menu au 7e congrès du SNJT. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/7e-congres-du-snjt-la-presse-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/">7e Congrès du SNJT | La presse tunisienne à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ouvert samedi 10 octobre 2026 à Tunis, le 7<sup>e</sup> congrès électif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) se poursuit ce dimanche à un moment charnière où la profession fait face à d’importants défis liés à la liberté de la presse, à l’indépendance des médias et aux conditions difficiles d’exercice dans un contexte économique marqué par la récession.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19782613"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 29<sup>e</sup> congrès de la profession doit aboutir au renouvellement du bureau exécutif pour le mandat 2026-2029, mais après avoir abordé les questions relatives à l’avenir du syndicat des journalistes et à sa capacité à accompagner les mutations du secteur, dans un contexte marqué par une accumulation de défis juridiques, professionnels, économiques et sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le congrès se tient en présence de journalistes et de représentants de diverses organisations nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 14 candidats en lice pour le nouveau bureau exécutif sont censés élaborer des propositions concrètes pour défendre les droits des journalistes, améliorer leurs conditions de travail et préserver l’indépendance de l’organisation ainsi que sa capacité à dialoguer et à négocier avec les autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les atteintes à la liberté de la presse au cœur des débats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question des libertés et des garanties juridiques encadrant l’exercice du journalisme a dominé une partie des discours d’ouverture du congrès, dans un contexte marqué par l’incarcération de plusieurs professionnels du secteur, notamment quatre de ses figures les plus en vue&nbsp;: Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président sortant du SNJT, Zied Dabbar, a, dans ce contexte, réclamé la libération immédiate des journalistes incarcérés ainsi que l’arrêt des poursuites et des procès visant des dizaines de professionnels du secteur. Selon lui, le paysage médiatique traverse une phase critique, marquée par l’emprisonnement de certains journalistes, les poursuites judiciaires visant d’autres, et l’exil forcé de certains de leurs confrères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liberté de la presse ne constitue pas un privilège professionnel réservé à une catégorie spécifique, mais un droit de la société à l’information, a souligné Dabbar, ajoutant que l’indépendance des médias demeure indissociable de celle du journaliste lui-même et de la garantie de ses droits professionnels et sociaux au sein d’entreprises viables et pérennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indépendance du syndicat ne signifie pas son isolement de son environnement civil et social ; elle exige au contraire l’élargissement des partenariats avec les organisations nationales et les instances de défense des droits, afin de préserver son rôle professionnel et de renforcer sa capacité à défendre ses adhérents, a encore précisé Dabbar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en appelant à la libération de toutes les personnes détenues pour des affaires d’opinion et à l’arrêt des poursuites liées à la liberté d’expression, à la divergence d’opinions, ainsi qu’à la liberté d’association et d’action syndicale, le Bâtonnier des avocats, Boubaker Bethabet, a estimé, pour sa part, que l’espace dévolu à la presse indépendante connaît un recul qui affecte la vie démocratique dans le pays.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19782654" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Congres-SNJT-2026-Ouverture-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Loin de toute logique de rupture ou d’escalade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une presse libre et indépendante constitue l’un des piliers de la République fondée sur le respect de la Constitution et des lois, a souligné Bethabet, en réaffirmant la solidarité du barreau tunisien avec les journalistes dans la défense de leurs droits et des garanties nécessaires à l’exercice de leur métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans le contexte de cette solidarité agissante que s’inscrit, selon lui, la marche nationale pour la défense des droits et des libertés, qui sera organisée par une coordination d’organisations nationales, le 17 octobre courant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action soulève à nouveau la question des relations entre les institutions officielles et les structures professionnelles ; une relation qui, par nature, n’est pas exempte de divergences d’appréciation ou de points de vue, mais qui nécessite des canaux de dialogue réguliers permettant de traiter les problématiques juridiques et professionnelles, loin de toute logique de rupture ou d’escalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la défense de la liberté de la presse ne s’oppose pas, par essence, au respect des institutions de l’État et de l’État de droit ; elle implique plutôt la nécessité d’offrir des garanties claires pour l’exercice du journalisme, tout en respectant la responsabilité professionnelle et la déontologie du métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 7<sup>e</sup> congrès des journalistes se tient dans un contexte où les revendications traditionnelles des journalistes — portant sur les salaires, la stabilité de l’emploi et la couverture sociale — se conjuguent à des problématiques plus vastes liées aux mutations numériques, à l’évolution des modes de consommation de l’information et aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées plusieurs entreprises médiatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains au sein de la profession soulignent la nécessité d’une direction syndicale plus présente et plus influente, réduire les défis actuels aux seules personnalités des candidats ou à leur charisme individuel ou encore à leur positionnement politique risque de masquer une problématique plus profonde : celle de la capacité de l’organisation syndicale elle-même à moderniser ses méthodes de travail et à renouveler ses mécanismes de négociation et de communication avec sa base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’institution élue, le syndicat ne saurait voir sa présence dépendre d’une personnalité spécifique, quels que soient le parcours syndical ou l’expérience professionnelle de celle-ci. L’un des enjeux majeurs de ce congrès réside sans doute dans la consolidation d’un syndicat qui tire sa force de ses membres, de ses structures et de ses programmes, plutôt que de la quête permanente d’une figure de référence chargée, à elle seule, de porter le poids de la défense du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux pour le nouveau bureau exécutif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discours d’ouverture du congrès ne se sont pas limités aux revendications spécifiques des journalistes ; ils ont également abordé des questions sociales et civiles plus larges, témoignant ainsi de l’ancrage du syndicat au sein d’un réseau de relations unissant diverses organisations professionnelles et nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a évoqué, lors de son intervention, la marche nationale sociale et pacifique prévue pour le 17 octobre, en soulignant que cette initiative intervient dans un contexte marqué, selon lui, par le refus du pouvoir exécutif d’ouvrir la voie à la négociation, tout en insistant sur l’importance d’unir les efforts des organisations ainsi que des structures civiles et sociales pour défendre les droits, les libertés et les revendications communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selmi a précisé que cette marche se tiendra dans le cadre d’un front civil et social regroupant diverses organisations, instances et associations, en précisant qu’il ne s’agit pas d’un front politique, bien que cela n’exclue pas, selon ses dires, la participation de partis politiques aux actions programmées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications syndicales ne se limitent plus aux seuls aspects professionnels et sectoriels, mais englobent désormais des questions d’intérêt général telles que les libertés individuelles et publiques, la liberté d’expression, de presse, d’organisation et de manifestation pacifique, ainsi que le droit à l’emploi et à une vie décente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations remettent au premier plan une question qui a accompagné le syndicat à diverses étapes de son histoire : comment préserver l’indépendance de ses décisions professionnelles tout en s’inscrivant dans des alliances civiles et sociales partageant certaines de ses revendications ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas nécessairement de choisir entre ouverture et isolement, mais plutôt d’évaluer la capacité de la future direction à définir ses priorités et à préserver la spécificité de l’action syndicale dans le secteur de la presse, sans pour autant se couper des enjeux d’intérêt général qui affectent, directement ou indirectement, l’exercice de la profession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le volet social demeure l’un des principaux défis qui attendent le nouveau bureau exécutif, notamment en ce qui concerne les conditions de travail au sein des établissements médiatiques publics et privés, la régularité du versement des salaires, l’amélioration de la couverture sociale et la résolution des situations de précarité de l’emploi, sans oublier l’adaptation aux mutations imposées par les médias numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le futur bureau sera également appelé à développer ses relations avec les différentes institutions et structures officielles du secteur des médias, en privilégiant le dialogue et la clarté des revendications, afin de défendre les intérêts des journalistes tout en tenant compte des difficultés économiques et organisationnelles auxquelles sont confrontées les entreprises employeuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces responsabilités ne semblent pas liées à un candidat en particulier ; elles exigent plutôt un travail collectif et un programme réalisable, capable de définir les priorités et de distinguer les revendications urgentes des réformes nécessitant un processus de négociation plus long.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant le verdict des urnes ce dimanche, l’enjeu majeur de ce septième congrès réside dans la capacité du syndicat à sortir de cet événement plus soudé et mieux organisé, et à transformer les revendications en acquis concrets et durables pour les journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;(Avec <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A4%D8%AA%D9%85%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%A7%D8%A8%D8%B9-%D9%84%D9%86%D9%82%D8%A7%D8%A8%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D8%AD%D9%81%D9%8A%D9%8A%D9%86%3A-%D8%A3%D9%8A-%D9%82%D9%8A%D8%A7%D8%AF%D8%A9-%D9%84%D9%85%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A9-%D8%AA%D8%AA%D8%AC%D8%A7%D9%88%D8%B2-%D8%B1%D9%87%D8%A7%D9%86%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%86%D8%AA%D8%AE%D8%A7%D8%A8%D8%A7%D8%AA%D8%9F" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/7e-congres-du-snjt-la-presse-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/">7e Congrès du SNJT | La presse tunisienne à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Zied El Heni entame une grève de la faim</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/tunisie-zied-el-heni-entame-une-greve-de-la-faim/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 20:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Néjib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Heni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste Zied El Heni a annoncé dans la soirée de ce samedi 10 octobre 2026, sa participation symbolique à la grève de la faim menée par Ahmed Néjib Chebbi et Abdelhamid Jelassi Dans une lettre diffusé par sa famille via sa page Facebook, Zied El Heni affirme que cette action vise à protester contre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/tunisie-zied-el-heni-entame-une-greve-de-la-faim/">Tunisie | Zied El Heni entame une grève de la faim</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le journaliste Zied El Heni a annoncé dans la soirée de ce samedi 10 octobre 2026, sa participation symbolique à la grève de la faim menée par Ahmed Néjib Chebbi et Abdelhamid Jelassi</em></strong></p>



<span id="more-19781675"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre diffusé par sa famille via sa page Facebook, Zied El Heni affirme que cette action vise à protester contre la coupure de la diffusion de la chaîne d&rsquo;information TV5 Monde en prison et à défendre ainsi le droit d&rsquo;accès à l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a par ailleur rappelé qu&rsquo;il doit comparaître le 16 octobre devant la Chambre correctionnelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis et qu&rsquo;il fera face à une autre convocation devant le tribunal le 6 novembre prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zied El Heni a par ailleurs déploré les poursuites le visant et fermement rejeté toutes les accusations.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/tunisie-zied-el-heni-entame-une-greve-de-la-faim/">Tunisie | Zied El Heni entame une grève de la faim</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le SNJT tient son congrès alors que quatre journalistes sont en prison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 12:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Borhen Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[Fahem Boukaddous]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[SNJT]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Hani et Mohamed Yousfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le congrès du Syndicat des journalistes tunisiens démarre alors que 4 journalistes sont incarcérés : Zeghidi, Bsaies, El Hani et Yousfi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/tunisie-le-snjt-tient-son-congres-alors-que-quatre-journalistes-sont-en-prison/">Tunisie | Le SNJT tient son congrès alors que quatre journalistes sont en prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les travaux du congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) débutent ce samedi 10 octobre 2026 dans un contexte politique et médiatique d’une extrême sensibilité, marqué au premier chef par l’incarcération de quatre journalistes — Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi. Cette situation remet au premier plan la question de la liberté de la presse et des limites de l’ouverture en Tunisie, conférant au débat sur la situation de la profession des dimensions qui dépassent le cadre strictement syndical.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fahem Boukaddous</strong> *</p>



<span id="more-19779864"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg" alt="" class="wp-image-18135858" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’un des indicateurs permettant d’appréhender la nature des relations entre le pouvoir et la presse en Tunisie est sans doute le nombre de journalistes incarcérés simultanément. Quelles que soient les formes de restriction — des procès et poursuites judiciaires à l’interdiction d’exercer, en passant par les pressions sur les médias et les entraves à l’accès aux sources d’information — l’emprisonnement de journalistes demeure l’un des indicateurs les plus révélateurs de l’état des libertés publiques et de la nature des limites imposées à la liberté d’expression et à la critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les années du régime de Ben Ali, la presse tunisienne a subi le poids de la censure ainsi que des pressions politiques et sécuritaires ; des journalistes ont fait l’objet de poursuites et de procès, et se sont vu interdire d’écrire ou de voyager. Malgré le caractère global de ce climat répressif, il était rare que plus de deux journalistes soient emprisonnés simultanément. Cette période a notamment été marquée par l’incarcération de Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir et Zouhair Makhlouf, outre d’autres formes de poursuites et de restrictions ; cela ne signifiait pas pour autant que les autres journalistes jouissaient d’une liberté réelle ou que le paysage médiatique était épargné par la répression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre limité de journalistes emprisonnés à l’époque ne témoignait pas d’une tolérance du pouvoir envers la liberté de la presse ; il s’inscrivait plutôt dans les méthodes de gestion et de contrôle de l’espace médiatique, permettant de maintenir une pression constante sans que chaque mesure restrictive ne débouche nécessairement sur une peine de prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la répression ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes jetées derrière les barreaux, mais aussi à la capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur, ainsi qu’à dicter ce qui peut être publié et ce qui doit être passé sous silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La détention simultanée de quatre journalistes soulève aujourd’hui des questions qui ne sauraient être réduites aux seuls dossiers judiciaires individuels, ni dont on peut ignorer la portée politique et professionnelle. Au-delà des spécificités juridiques propres à chaque affaire, la concomitance de ces cas — qui coïncide avec la tenue du congrès du Syndicat des journalistes — fait de la question de la liberté de la presse un test majeur pour le climat général du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité de l’emprisonnement d’un journaliste réside dans le fait que ses conséquences ne se limitent pas à la privation de sa liberté individuelle, mais affectent également le droit de la société à l’information. En effet, le journaliste n’exerce pas seulement un droit individuel à l’expression ; il remplit une mission d’intérêt public consistant à recueillir, vérifier et diffuser des informations, à demander des comptes aux décideurs et à mettre les faits et les opinions à la disposition des citoyens. Ainsi, lorsqu’un journaliste est emprisonné pour ses écrits ou ses propos, ou qu’il se retrouve sous la menace de poursuites dans l’exercice de ses fonctions, l’impact dépasse sa personne pour affaiblir la capacité de la société à s’informer, à débattre et à exercer un contrôle démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, la défense des journalistes emprisonnés ne consiste ni à défendre des individus en particulier, ni à épouser l’ensemble de leurs positions ou opinions ; il s’agit plutôt de défendre un principe fondamental : la liberté d’expression n’est garantie que lorsqu’elle englobe également les opinions critiques et dérangeantes, et le traitement des dérives présumées ne doit pas se transformer en un moyen de réduire au silence certaines voix ou d’intimider les autres professionnels des médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue du congrès du syndicat revêt, dans ce contexte, une importance accrue. Ce congrès ne constitue pas seulement une étape organisationnelle destinée à évaluer le bilan du bureau exécutif, à élire une nouvelle direction et à définir les priorités de l’action syndicale ; c’est aussi l’occasion de faire le point sur la réalité de la profession, sur la place des journalistes dans le paysage général et sur leur capacité à exercer leur rôle en toute indépendance, alors que s’intensifient les craintes de poursuites judiciaires et que s&rsquo;amenuisent les garanties protégeant la liberté d’exercice du journalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Permettre à la presse d’exercer son rôle de contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’emprisonnement de quatre journalistes place le congrès face à une responsabilité qui dépasse les revendications professionnelles et sociales — aussi importantes soient-elles — pour englober la défense du droit à la liberté et des conditions permettant à la presse d’exercer son rôle de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la défense des salaires, des conditions de travail et de la stabilité professionnelle est indissociable de la défense de la liberté du journaliste d’écrire, de critiquer et d’enquêter ; car une profession dont les membres sont en proie à la peur et aux poursuites ne saurait remplir sa fonction sociale comme il se doit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’appel à la libération de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi va bien au-delà d’une simple revendication syndicale ou d’un geste de solidarité. Il s’agit d’un appel à apaiser les tensions et à ouvrir de plus larges perspectives pour les libertés ; c’est aussi le signe que la résolution de la tension actuelle ne saurait passer par un durcissement des restrictions, mais plutôt par le respect des droits et libertés, la garantie de l’indépendance de la justice et l’instauration d’un environnement propice à la critique et à la diversité des opinions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience tunisienne a démontré qu’en période de tension politique, la libération de journalistes peut être perçue comme un indicateur positif d’une possible détente. Tout comme l’arrestation de journalistes a, par le passé, témoigné de l’intransigeance du pouvoir et du rétrécissement de l’espace public, leur libération aujourd’hui pourrait constituer un message d’apaisement s’adressant non seulement au milieu médiatique, mais aussi à l’ensemble des acteurs politiques, civils et sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il ne faut pas confondre la libération de journalistes avec une véritable amélioration de la situation des libertés. Cette libération, bien qu’importante, ne constitue qu’une première étape ; elle doit s’accompagner de garanties empêchant de nouvelles poursuites liées à l’expression d’opinions, d’une révision des textes juridiques criminalisant le travail journalistique, et de la fin du climat d’intimidation poussant les journalistes à l’autocensure, sans oublier la mise en place de conditions assurant l’indépendance économique et professionnelle des médias.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HjpGkU5cAA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/embed/#?secret=shznbajHmb#?secret=HjpGkU5cAA" data-secret="HjpGkU5cAA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable test ne réside pas uniquement dans le nombre de journalistes en liberté, mais dans leur capacité à travailler sans crainte, dans la disposition du pouvoir à accepter la critique et dans la capacité de la société à défendre son droit à une information indépendante et pluraliste. La liberté de la presse n&rsquo;est pas un privilège que le pouvoir octroie ou retire à sa guise, mais un droit fondamental indispensable au bon fonctionnement de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que se tient le congrès du Syndicat des journalistes, avec une question qui préoccupe vivement la profession : quel avenir pour la presse tunisienne alors que quatre de ses membres sont derrière les barreaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La libération de ces quatre journalistes ne suffirait peut-être pas, à elle seule, à transformer la situation ; elle constituerait toutefois un geste d’une portée politique et symbolique majeure, susceptible d&rsquo;amorcer une détente et de rétablir la confiance. À l’inverse, leur maintien en détention — alors même que se tient un congrès censé réaffirmer l’engagement envers la liberté et l’indépendance de la presse — laisserait planer le doute sur la trajectoire du pays en matière de libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les journalistes d’abord : non pas qu’ils soient au-dessus des lois, mais parce que la liberté de la presse est une condition du droit de la société à l’information, et parce que leur libération pourrait ouvrir la voie à une détente plus large, touchant non seulement les médias, mais l&rsquo;ensemble de la vie publique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">* Journaliste.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Inkyfada rétabli dans ses droits par la justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-inkyfada-retabli-dans-ses-droits-par-la-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al Khatt]]></category>
		<category><![CDATA[Ayoub Ghalloussi]]></category>
		<category><![CDATA[Inkyfada]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Malek Khadraoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La justice a rejeté la demande de dissolution visant l’association Al Khatt, organisation qui édite depuis 2014 le média Inkyfada. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-inkyfada-retabli-dans-ses-droits-par-la-justice/">Tunisie | Inkyfada rétabli dans ses droits par la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La justice a rejeté la demande de dissolution visant l’association Al Khatt, organisation qui édite depuis 2014 le média d’investigation Inkyfada. «Le tribunal a décidé de rejeter l’affaire. La partie qui demandait la dissolution a retiré sa demande », a précisé à l’AFP l’avocat du média, Ayoub Ghalloussi, jeudi 8 octobre 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19772867"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision représente <em>«un soulagement, mais pas la fin»</em> du combat pour la liberté de la presse, d’autant qu’une partie des fonds de l’association demeure gelée, sans explication, a expliqué Malek El Khadraoui, cofondateur et membre du conseil d’administration d’Al Khatt et également rédacteur en chef d’Inkyfada. Le média fait face à des difficultés depuis que les autorités ont engagé contre lui des poursuites pour <em>«non-respect de certaines règles financières»</em>, l’équipe ayant dû consacrer ces derniers mois une énergie considérable à défendre son droit même à exister, plutôt qu’à exercer son métier de journaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al Khatt va donc poursuivre son combat par les voies légales afin de récupérer les ressources nécessaires à la poursuite de ses activités.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-inkyfada-retabli-dans-ses-droits-par-la-justice/">Tunisie | Inkyfada rétabli dans ses droits par la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/dialect-une-appli-pour-apprendre-la-langue-des-ses-parents/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 10:43:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahcène Bensalama]]></category>
		<category><![CDATA[darija]]></category>
		<category><![CDATA[Dialect]]></category>
		<category><![CDATA[le tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’appli Dialect existe pour enseigner les langues qu’on hérite, celles de ses parents et que les grandes plateformes ignorent, dont le tunisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/dialect-une-appli-pour-apprendre-la-langue-des-ses-parents/">Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les grandes applications enseignent l&rsquo;anglais et l&rsquo;espagnol. L’appli <a href="https://www.mydialect.io/">Dialect</a> existe pour les langues qu’on hérite, celles que les grandes plateformes ignorent. Ahcène Bensalama est l’un des deux créateurs de Dialect, l’appli pour apprendre la langue de ses parents, celle qu’on parle vraiment à la maison. Le tunisien en fait partie, enregistré par une voix native.</em></strong></p>



<span id="more-19761112"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«On l’a faite pour ceux qui ont grandi loin de la Tunisie et qui veulent parler le tunisien de leur famille. On apprend cinq minutes par jour, avec des cartes, des quiz et un parcours qui avance petit à petit»</em>, explique-t-il. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appli enseigne 19 langues d’origine, dont beaucoup sont absentes de Duolingo, Babbel et Rosetta Stone&nbsp;: les darija maghrébines, le kabyle, le wolof, le tamoul, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des voix 100&nbsp;% natives sur 10 d’entre elles et une mémorisation par répétition espacée. Cinq&nbsp;minutes par jour suffisent pour l’apprentissage des bases, explique encore le jeune développeur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tunisien, rappelons-le, est une&nbsp;langue sémitique (afro-asiatique), variété d’arabe maghrébin ; vocabulaire à substrat berbère (environ 8-9 % du lexique) et emprunts au français, à l’italien, au turc et à l’espagnol. Il est parlé par 11,5 millions de locuteurs dont 10 % en dehors de la Tunisie, correspondant à la diaspora. C’est à ces derniers essentiellement que Dialect s’adresse.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/dialect-une-appli-pour-apprendre-la-langue-des-ses-parents/">Dialect, une appli pour apprendre la langue des ses parents</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/04/la-diffusion-de-donnees-relatives-aux-infractions-penales-a-la-vie-sexuelle-et-a-la-sante-est-illicite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 10:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chawki Gaddes]]></category>
		<category><![CDATA[données personnelles]]></category>
		<category><![CDATA[INPDP]]></category>
		<category><![CDATA[loi organique n° 63 de 2004]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques rappelle les lignes rouges de la diffusion des données personnelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/04/la-diffusion-de-donnees-relatives-aux-infractions-penales-a-la-vie-sexuelle-et-a-la-sante-est-illicite/">La diffusion de données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé est illicite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques a souligné que les données relatives aux infractions pénales, à la vie sexuelle et à la santé sont des données sensibles nécessitant une protection renforcée. Leur traitement n’est autorisé que dans les cas prévus par la loi, et leur diffusion sur les réseaux sociaux constitue un traitement illicite exposant leurs auteurs à des poursuites juridiques et à une responsabilité éthique.</em></strong></p>



<span id="more-19750253"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié samedi 3 octobre 2026, dans la foulée de la polémique suscitée par la publication sur les réseaux sociaux de données personnelles relatives à Yakine, l’adolescente victime d’un viol collectif, et à ses présumés violeurs, le Forum a exprimé sa vive inquiétude face à la fréquence de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de données personnelles et sensibles concernant des individus. Ces pratiques incluent notamment la publication de photos d’enfants, la fuite de documents judiciaires, l’utilisation d’images et de vidéos de mineurs victimes d’agressions sexuelles, ainsi que la divulgation des noms et des photos de suspects dans diverses affaires alors même que les enquêtes sont encore en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum a appelé les autorités publiques, y compris les délégués à la protection de l’enfance, à intervenir d’urgence pour faire cesser la diffusion d’images et de données concernant des mineurs, à ouvrir une enquête sérieuse sur les sources de fuite des documents judiciaires et à en sanctionner les responsables. Il a également préconisé d’assurer la protection ainsi que le soutien psychologique, social et juridique des victimes et de leurs familles, de coordonner avec les plateformes numériques le retrait rapide et transparent des contenus illicites, et de lancer des campagnes de sensibilisation sur la responsabilité juridique et éthique liée à la publication d’informations sensibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enfants, victimes ou suspects, bénéficient d’une protection particulière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants — qu’ils soient victimes ou suspects — bénéficient d’une protection particulière en vertu de la loi sur les données à caractère personnel, du Code de protection de l’enfant, du Code pénal et de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant ; cette protection repose sur le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur la confidentialité des procédures le concernant, a indiqué le Forum, en soulignant que la publication de photos de victimes mineures constitue une seconde atteinte à leur égard et que leur utilisation pour les incriminer ou les blâmer reflète une culture inacceptable faisant peser la responsabilité du crime sur la victime ; il a également rappelé que l’enfant suspect continue de bénéficier des garanties de la justice des mineurs et qu’il ne saurait faire l’objet de diffamation ou voir son identité révélée, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en rappelant l’importance de réactiver l’Instance nationale de protection des données personnelle (INPDP) — qui était présidée par feu Chawki Gaddes et actuellement gelée bien que la loi la régissant soit toujours en vigueur — et a appelé à lui garantir l’indépendance ainsi que les ressources nécessaires à l’accomplissement de sa mission, le Forum a également exhorté les citoyens et les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de republier toute image, tout nom ou tout document concernant un mineur, une victime ou un suspect, à ne pas participer à des campagnes de stigmatisation et à signaler les contenus illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il a souligné que la protection des données personnelles constitue un droit constitutionnel, consacré par la loi organique n° 63 de 2004, dont jouit tout citoyen et toute citoyenne — qu’ils soient victimes, suspects ou visés par des enquêtes judiciaires — et que ce droit ne saurait être remis en cause par les épreuves subies par la personne ou par les faits qui lui sont imputés.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie &#124; Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:06:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[décret-loi N°54]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La modification de l’article 24 du décret-loi n°54 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication est un pas dans la bonne direction. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/tunisie-decret-loi-n54-de-la-sanction-a-la-confiance-numerique/">Tunisie | Décret-loi n°54, de la sanction à la confiance numérique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La publication, le 30 septembre 2026, d’un nouveau texte modifiant l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/decret-54-ce-qui-change-apres-la-revision-de-larticle-24/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article 24 du décret-loi n°54 </a>du 13 septembre 2022 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication apporte une évolution importante au dispositif applicable à certaines publications et communications numériques. Le nouveau texte remplace les dispositions précédentes de l’article 24 et en modifie notamment le régime des sanctions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19732346"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sans entrer dans l’interprétation juridique du texte, il est possible d’en relever un élément particulièrement visible : pour les faits visés par les deux premiers paragraphes de l’article 24, la première infraction est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 à 20 000 dinars, alors que l’ancienne rédaction prévoyait notamment une peine d’emprisonnement. En cas de récidive, le nouveau texte prévoit six mois d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende. Les sanctions sont également doublées lorsque la personne visée est un agent public ou une personne assimilée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ces modifications, cette évolution invite à regarder une question plus large : comment construire un environnement numérique fondé à la fois sur la liberté d’usage, la responsabilité, la sécurité et la confiance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques années, les réseaux et systèmes d’information sont devenus bien davantage que des outils de communication. Ils sont désormais au cœur des échanges économiques, des services administratifs, des relations professionnelles, de l’information, du commerce électronique et des interactions sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une information publiée en ligne peut être consultée instantanément par un nombre considérable de personnes. Une donnée personnelle peut circuler bien au-delà de son contexte initial. Une erreur peut être reproduite automatiquement. Un contenu peut être modifié, amplifié ou réutilisé sans que son auteur initial en maîtrise les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet environnement, la confiance devient une composante essentielle de l’économie numérique. Elle concerne la fiabilité des informations, la protection des données, la sécurité des systèmes, l&rsquo;identification des utilisateurs, mais aussi la capacité de chacun à apprécier la qualité d&rsquo;un contenu avant de le transmettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la diffusion de l’information à la responsabilité numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau texte continue de viser notamment la production, la diffusion, la transmission ou la préparation intentionnelle de fausses informations, données ou rumeurs ainsi que certains documents fabriqués, falsifiés ou faussement attribués, dans les conditions définies par l’article 24. Il vise également certaines utilisations de données personnelles ou de faits inexacts lorsqu’elles poursuivent notamment des objectifs portant atteinte aux droits d’autrui ou à la réputation d’une personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dispositions montrent une réalité qui dépasse la seule question des sanctions : la transformation numérique accroît la responsabilité liée à la production et à la circulation de l’information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette responsabilité devient encore plus importante avec la généralisation des outils d’intelligence artificielle (IA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’un texte, d’une image ou d’un contenu audiovisuel peut aujourd’hui être largement automatisée. Cette évolution apporte des possibilités considérables pour l’éducation, les entreprises, l’administration et la création de contenu. Elle soulève également une question très concrète : comment vérifier une information lorsque sa production devient de plus en plus rapide et facilement reproductible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne relève pas uniquement des textes. Elle passe aussi par les compétences numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture numérique ne devrait plus être limitée à la maîtrise des outils. Savoir utiliser une plateforme, publier un contenu ou interagir avec une application constitue désormais seulement une première étape. Il devient tout aussi important de savoir identifier une source, vérifier une information, distinguer un fait d&rsquo;une interprétation, reconnaître un contenu manipulé et mesurer les conséquences potentielles de sa diffusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette compétence concerne les citoyens, mais également les entreprises et les administrations. Dans une organisation, une information erronée peut affecter une décision commerciale, un processus opérationnel ou une relation avec un client. Une donnée mal interprétée peut produire une décision inadaptée. Un contenu généré automatiquement peut être repris sans vérification et entrer dans un processus professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique impose donc progressivement une nouvelle forme de discipline : la vérification de l’information avant son utilisation ou sa diffusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA ajoute une nouvelle dimension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA accélère encore cette transformation. Elle peut produire rapidement des contenus, résumer des documents, analyser des données ou assister un collaborateur dans son travail. Mais l’utilisation de ces outils ne supprime pas la nécessité d’une validation humaine lorsque l’information produite doit servir à une décision ou être communiquée à des tiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les entreprises, cela implique de définir des règles simples : quelles données peuvent être utilisées avec un outil d’IA ? Qui vérifie le résultat ? Qui valide une information avant sa diffusion ? Comment conserver une trace lorsqu’une production automatisée intervient dans un processus important ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions relèvent de la gouvernance numérique. Elles sont particulièrement importantes dans les secteurs où les données sont sensibles et où les décisions peuvent avoir des conséquences économiques significatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même logique existe déjà dans la cybersécurité. La sécurité d&rsquo;un système ne repose pas uniquement sur la sanction d’un incident après sa survenue. Elle repose également sur la prévention, l’authentification, la gestion des accès, la traçabilité, la surveillance, la sensibilisation des utilisateurs et la capacité à réagir rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance numérique fonctionne selon une logique comparable. Elle suppose des infrastructures sécurisées, des règles compréhensibles, des pratiques responsables et des utilisateurs suffisamment formés pour identifier les risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas seulement de savoir comment sanctionner une utilisation problématique du numérique. Elle est aussi de savoir comment réduire les risques en amont.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ycHwDGOyV2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/08/liberte-dexpression-en-tunisie-des-organisations-lancent-une-campagne-pour-le-retrait-du-decret-54/">Liberté d&rsquo;expression en Tunisie : Des organisations lancent une campagne pour le retrait du décret 54</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Liberté d’expression en Tunisie : Des organisations lancent une campagne pour le retrait du décret 54 » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/08/liberte-dexpression-en-tunisie-des-organisations-lancent-une-campagne-pour-le-retrait-du-decret-54/embed/#?secret=g0ABYW1D7f#?secret=ycHwDGOyV2" data-secret="ycHwDGOyV2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une culture de la responsabilité numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution invite ainsi à élargir la réflexion. Le développement du numérique tunisien ne dépendra pas uniquement de la qualité des infrastructures ou de la disponibilité des technologies. Il dépendra également de la qualité des usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une infrastructure numérique performante peut être sous-utilisée si les utilisateurs ne disposent pas des compétences nécessaires. Une donnée abondante peut perdre sa valeur si sa qualité n’est pas maîtrisée. Une technologie d’intelligence artificielle peut produire des gains importants si elle est correctement intégrée aux processus, mais également créer de nouveaux risques si son utilisation n’est pas encadrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance devient alors un facteur de performance. Pour les entreprises, elle conditionne l’adoption des services numériques et le développement de nouvelles activités. Pour les administrations, elle influence l’utilisation des services en ligne. Pour les citoyens, elle participe à l’acceptation des nouveaux usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance numérique n’est donc pas seulement une question de sécurité. Elle devient progressivement une composante de la transformation économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle rédaction de l’article 24 apporte une modification précise au cadre applicable à certaines infractions commises au moyen des réseaux et systèmes d’information et de communication. Son application dans le temps et ses conséquences dans les situations concrètes relèvent, naturellement, de l’appréciation des instances compétentes. Mais au-delà de ce texte particulier, une question plus générale mérite d’être posée : quelle culture numérique voulons-nous construire ? Une culture dans laquelle chacun peut communiquer, entreprendre et innover, tout en comprenant que les outils numériques impliquent également des responsabilités. Une culture dans laquelle la donnée est considérée comme un actif qui doit être protégé et correctement utilisé. Une culture dans laquelle l’IA est intégrée comme un outil d’augmentation des capacités humaines, sans faire disparaître la nécessité de vérifier, de comprendre et de décider. Une culture enfin dans laquelle la confiance devient un objectif de gouvernance au même titre que la sécurité, la performance et l’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le numérique tunisien entre ainsi dans une nouvelle phase. Après la question de l’accès et des infrastructures vient celle de la qualité des usages. La prochaine étape de la transformation numérique ne consistera peut-être pas seulement à connecter davantage. Elle consistera à créer les conditions permettant de faire davantage confiance aux technologies, aux données et aux usages qui en découlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette condition que la transformation numérique pourra pleinement devenir un facteur de productivité, d’innovation et de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.</em></p>
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		<title>L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 06:52:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Abbas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne électorale des législatives israéliennes du 27 octobre prochain est marquée par le recours massif à l'IA pour influencer le vote.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19731982"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant»</em>, c’est par ces mots que débute l’enquête de <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/09/28/artificial-intelligence-is-coming-for-israels-voters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : <em>«Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les partis investissent dans les technologies électorales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales»</em>, affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : <em>«Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur»</em>, déclare également cet expert du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion»</em>, déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin»</em>, ajoute Schwartz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un journaliste de <em>The Economist</em> raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : <em>«Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un militant politique déclare : <em>«Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. <em>«La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire»</em>, déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. <em>«Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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