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	<title>Vous avez cherché razika+adnani+ - Kapitalis</title>
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	<title>Vous avez cherché razika+adnani+ - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>France &#124; Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 05:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[prix Sciences et Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Malka]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix Sciences et Laïcité décerné en France pour son ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/france-razika-adnani-distinguee-par-le-prix-sciences-et-laicite/">France | Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain, philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix&nbsp;Sciences et Laïcité&nbsp;décerné en France par le&nbsp;Comité Laïcité République&nbsp;pour son ouvrage&nbsp;‘‘Sortir de l’islamisme’’&nbsp;et pour l’ensemble de son travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane. La cérémonie a eu lieu le 10 décembre 2025 à&nbsp;l’Hôtel de Ville de Paris&nbsp;et le prix lui a été remis par l’avocat&nbsp;Richard Malka.</em></strong></p>



<span id="more-18082355"></span>



<p>Razika Adnani est est membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France de 2017 à 2014, membre du conseil scientifique du Centre civique d’étude du fait religieux (CCEFR), membre du groupe d’analyse de JFC Conseil, membre du jury du prix littéraire Gisèle Halimi et présidente fondatrice des Journées internationales dephilosophie d’Alger. Elle a forgé plusieurs concepts dont la moralisation de la violence dans<em> ‘‘La nécessaire réconciliation’’</em> et la réforme tournée vers l’avenir dans <em>‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’</em>.</p>



<p><em>«Mon ouvrage </em>‘‘Sortir de l’islamisme’’<em>, publié en 2024, s’inscrit dans la continuité de mon travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane que j’ai commencé lorsque l’Algérie a été frappée de plein fouet par l’islam politique, ou l’islamisme, le plus fondamentaliste, le plus patriarcal et le plus meurtrier et lorsque j’ai ressenti le besoin de me protéger contre son discours qui s’imposait à nous partout et y compris sur le lieu de travail et&nbsp;notamment lorsqu’il s’agissait de mes élèves. Il fallait que je sois capable, moi leur professeur, de leur répondre et qu’ils ne puissent pas me mettre en difficulté»</em>, a déclaré Mme Adnani dans son allocution lors de la réception du prix. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Je voulais également répondre à mes interrogations, car je refusais d’accepter ce que le discours religieux nous présentait comme des vérités absolues. J’ai refusé de renoncer à ma pensée et à ma raison. J’ai refusé de cesser de croire à l’esprit critique que j’inculquais à mes élèves. Beaucoup avaient abdiqué y compris mon professeur de théologie à l’université, spécialiste du mutazilisme, cette grande école théologique rationaliste qui a prospéré au IX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qdw5WKQ2Tv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Reconstruire l’islam d’aujourd’hui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/embed/#?secret=XiNuMKRJv0#?secret=Qdw5WKQ2Tv" data-secret="Qdw5WKQ2Tv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 08:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouvel ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’,  Razika Adnani réfléchit aux moyens de sortir de l’islamisme qui menace la civilisation même de l'islam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/vient-de-paraitre-sortir-de-lislamisme-de-razika-adnani/">Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nouvel ouvrage de la chercheur franco-algérienne Razika Adnani, <a href="https://www.razika-adnani.com/ouvrages/sortir-de-lislamisme/#more-33939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sortir de l’islamisme’’</a>, publié le 10 décembre 2024 par les éditions Erick Bonnier, avec une préface de Rémi Brague, est entièrement consacre à l’islam et à la pensée musulmane.  </em></strong></p>



<span id="more-15226154"></span>



<p>Le monde connaît en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle des bouleversements politiques et géopolitiques majeurs qui font que les forces et les pouvoirs changent de camp. L’Occident, initialement reconnu comme porteur des valeurs humaines d’égalité et de liberté, est affaibli de l’intérieur et n’est plus capable de les défendre.</p>



<p>Dans ce genre de climat politique, les totalitarismes et les extrémismes trouvent un terrain favorable pour proliférer et, l’islamisme – qui est un extrémisme et un totalitarisme –, ne fait pas exception à cette logique du monde. Il s’est installé en maître dans tous les pays musulmans, dans une bonne partie de l’Afrique et de l’Asie, qui sont de plus en plus dominés par une version fondamentaliste de l’islam.</p>



<p>Pour faire face à l’islamisme, il faut le connaître, le diagnostiquer, et c’est ce que l’école française, qui s’est répandue dans le monde anglo-saxon, n’a pas su faire en coupant l’islamisme de ses origines théologiques et historiques.</p>



<p>Comment sortir de l’islamisme qui menace notre civilisation? Et quel est l’angle d’attaque? Sur quel front faut-il mener la lutte? Les nombreuses années que l’auteure a passées à observer, analyser et étudier l’islamisme lui ont permis de réaliser le lien entre femmes et islamisme. Ce dernier est un patriarcat déviant et il ne peut exister sans soumettre les femmes. En soumettant les femmes, l’islamisme soumet l’homme, la pensée et la société.</p>



<p>Parlant de son nouvel ouvrage Razika Adnani a déclaré qu’il s’inscrit dans la continuité de sa réflexion sur ce sujet qui a commencé lorsque l’Algérie, où elle vivait, <em>«a été frappée de plein fouet par l’islamisme le plus radical, le plus inhumain, le plus misogyne et le plus meurtrier»</em>. Cette réflexion, ajoute-t-elle, s’est poursuivie lorsqu’elle a <em>«observé le renoncement progressif très inquiétant du monde musulman, sous la pression des islamistes, à ce qu’il avait réalisé comme progrès dans le domaine des droits humains lors du processus de modernisation entamé au XIX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



<p><em>«Si j’écris encore sur ce phénomène qu’on appelle l’islamisme, c’est parce que dans toute son histoire il n’a jamais été aussi fort, il n’a jamais conquis autant de territoires et il n’a jamais été aussi proche de son objectif. C’est un livre je place la lutte contre l&rsquo;islamisme à l’intérieur de l&rsquo;islam alors qu’on l’a jusque là placé à l’extérieur de l’islam en expliquant pourquoi il est indispensable de la placer à l’intérieur de l’islam»</em>, explique l’auteure.</p>



<p>Razika Adnani est écrivain, philosophe et islamologue. Après des études de philosophie à l’Université d’Alger, elle a exercé en tant que professeur de philosophie jusqu’en 2005, date à laquelle elle quitte l’enseignement pour se consacrer à la recherche et à l’écriture.</p>



<p>Membre du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam en France de 2017 à 2024, elle a travaillé pour plusieurs universités et centres de recherche. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment <em>‘‘La nécessaire réconciliation. La réforme tournée vers l’avenir</em>, <em>l’islam révélé et l’islam construit’’</em>,<em> ‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Maghreb: l’impact de l’islam sur l’évolution de la sociale et politique’’</a>; ‘‘Pour ne pas céder ; textes et pensées’’ ; ‘‘Laïcité et islam, mission impossible ?’’.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCmDU2jihf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/">La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/embed/#?secret=FzuBSwJDEe#?secret=VCmDU2jihf" data-secret="VCmDU2jihf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/vient-de-paraitre-sortir-de-lislamisme-de-razika-adnani/">Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 07:29:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[Nahda]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les musulmans d’aujourd’hui seraient bien inspirés de se construire un islam mieux adapté à leurs nouvelles spiritualités et leurs nouveaux besoins socio-économiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Si les musulmans ont construit hier leur islam, ou leurs islams, correspondant à leur culture et à leur époque, pourquoi n’auraient-ils pas aujourd’hui le droit d’en construire un autre qui serait compatible avec l’époque et les valeurs de l’humanisme indispensable à la résolution des problèmes que pose l’islam dans nos sociétés actuelles ?». C’est la question que se pose courageusement une islamologue algérienne dans un nouvel ouvrage.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-5943894"></span>



<p>Razika Adnani, écrivain, philosophe et islamologue, dont Kapitalis a publié plusieurs articles sur les problématiques de l’islam contemporain, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé <em>‘‘L’impact de l’islam sur l’évolution sociale et politique’’</em>, publié en français et en arabe Fondapol.  </p>



<p>Les sociétés musulmanes du Maghreb, comme celles du Machrek, ont connu, entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, de profondes réformes sociales et politiques qui leur ont permis de faire un pas important vers la modernité. Mais la dynamique de cette Nahda a connu une interruption avec ce que l’auteure qualifie de <em>«renoncement progressif à ses acquis»</em>, notamment dans le domaine de l’égalité et de la liberté. </p>



<p>Le renforcement du conservatisme religieux, qui a marqué l’évolution sociale et politique des pays du Maghreb au cours des cinquante dernières années, les a empêchées de <em>«se libérer de pratiques et de valeurs traditionnelles pesantes»</em>. D’où la <em>«réaffirmation du poids de la religion et du passé»</em> qui a empêché l’évolution vers une plus grande liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renoncement à la modernisation</h2>



<p>L’auteure parle même de <em>«renoncement à la modernisation»</em>, où la pratique de l’islam joue un grand rôle, en déterminant <em>«la relation des musulmans à la vérité, à la pensée, à l’autre et au temps</em>», écrit Razika Adnani, qui s’interroge dans cet essai courageux sur les causes de ce renoncement aux acquis de la Nahda et aux valeurs de la modernité et se demande jusqu’où ce renoncement peut-il aller. <em>«Les conséquences de ce renoncement sont préoccupantes, non seulement pour les pays du Maghreb mais aussi pour l’Occident, et plus encore pour les pays où l’islam est une religion importante, tels la France et la Belgique»</em>, écrit-elle.</p>



<p>Membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, membre du conseil scientifique du Centre Civique d’Étude du Fait Religieux (CCEFR), membre du groupe d’analyse de JFC Conseil et Présidente Fondatrice des Journées Internationales de Philosophie d’Alger, Razika Adnani a toujours interrogé, dans ses écrits et ses conférences, le phénomène du retour en arrière dans les sociétés musulmanes, qui sont souvent prêtes à <em>«renoncer à la liberté de conscience afin de protéger davantage la religion»</em>, comme si cette religion est menacée.</p>



<p><em>«Ce phénomène de retour en arrière est la conséquence de la montée de l’islamisme et du traditionalisme, qui concerne tous les pays où l’islam est une religion majoritaire ou importante, y compris en Occident»</em>, écrit-elle dans l’introduction de son nouvel ouvrage où elle analyse l’impact de l’islam sur l’évolution politique et sociale des pays musulmans et se demande pourquoi ces pays <em>«n’arrivent-ils pas à sortir des pratiques et des normes ancestrales, à créer le changement et à mener des réformes profondes ? Pourquoi les mouvements de colère populaire dans les pays musulmans débouchent-ils sur davantage de conservatisme religieux et de retour vers le passé ?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Souligner la part humaine dans l’islam</h2>



<p>Les analyses de Razika Adnani tentent de répondre à ces questions en examinant l’évolution politique et sociale dans les trois pays du Maghreb central, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, dont les populations nouent des liens historiques, culturels, géographiques et sentimentaux, liens qui se retrouvent d’ailleurs à l’œuvre parmi les communautés maghrébines en France, en Belgique, en Espagne et en Italie.</p>



<p><em>«Comprendre l’impact de l’islam sur l’évolution sociale et politique des sociétés maghrébines constitue aussi un élément de compréhension important de son impact sur une bonne partie des sociétés européennes»</em>, fait observer Razika Adnani dans ce texte où elle cherche à <em>«expliquer les causes du retour aux traditions et au conservatisme religieux dans le domaine social et politique caractérisant aujourd’hui les sociétés musulmanes, et par cette raison même de plus en plus éloignées, dans le domaine des normes et du comportement, de la modernisation voulue par la&nbsp;</em><em>Nahda</em><em>.»</em></p>



<p>Si la chercheuse établit une distinction conceptuelle entre l’islam inscrit dans le Coran et celui qui existe sous différentes formes dans la réalité humaine et qui est devenu théologie, droit et comportement, c’est pour <em>«souligner la part humaine dans l’islam que les musulmans pratiquent, qui l’empêche d’être parfait ou sacré.»</em> Mais aussi <em>«pour rappeler que, si les musulmans ont construit hier leur islam, ou leurs islams, correspondant à leur culture et à leur époque, pourquoi n’auraient-ils pas aujourd’hui le droit d’en construire un autre qui serait compatible avec l’époque et les valeurs de l’humanisme indispensable à la résolution des problèmes que pose l’islam dans nos sociétés actuelles ?»</em></p>



<p>Et c’est là, on l’a compris, le parti-pris théorique que l’auteure voudrait voir confronté à la réalité du vécu des musulmans d’aujourd’hui, lesquels seraient bien inspirés de se construire un islam  mieux adapté à leurs nouvelles spiritualités et à leurs nouveaux besoins socio-économiques.</p>



<p><a href="https://www.fondapol.org/etude/maghreb-limpact-de-lislam-sur-levolution-sociale-et-politique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Accès libre à l’étude sur ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 06:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[droits et libertés]]></category>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article sur la thématique de la référence à l'islam dans les constitutions de trois pays maghrébins: le Maroc, l'Algérie et la Tunisie: les impasses juridiques et les stratégies de contournement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/">La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où le débat politique en Tunisie porte de nouveau sur la suppression de la stipulation que « l&rsquo;islam est la religion de l&rsquo;Etat » du texte dans le texte de la nouvelle constitution tunisienne en gestation, l&rsquo;auteure revient dans cet article sur la thématique de la référence à l&rsquo;islam dans les constitutions de trois pays maghrébins: le Maroc, l&rsquo;Algérie et la Tunisie: les impasses juridiques et les stratégies de contournement. </em></strong> </p>



<p>Par<strong> Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-1536560"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani.jpg" alt="" class="wp-image-1536608" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au milieu du XXe siècle, tous les pays du Nord de l’Afrique s’étaient dotés d’une constitution prouvant ainsi leur volonté de moderniser l’organisation de l’État et d’en finir avec le système traditionnel.</p>



<p>C’était le fruit de la Nahda, un mouvement de réforme social et politique que ces pays, comme tous les pays musulmans, ont connu entre le XIXe siècle et la fin de la première moitié du XXe siècle. Son objectif était de sortir ces pays de leur sous-développement et de leur permettre d’entrer dans l’ère de la modernité. L’adoption du système constitutionnel a été la plus importante réforme de ce mouvement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La référence à l’islam comme religion de l’État </h2>



<p>Cependant, tous ces pays ont dès le départ affirmé dans leur constitution<br>que l’islam était la religion de l’État. Avec des précisions supplémentaires pour le Maroc qui a attesté dans le préambule de sa constitution que le royaume du Maroc était un État musulman et que le roi était le commandeur des croyants, et pour la Tunisie qui a précisé dans le préambule de sa constitution qu’elle demeurait fidèle aux enseignements de l’islam. Quant à l’Algérie, c’est en 1976 qu’elle a ajouté l’article 19 qui stipulait que la révolution culturelle avait comme objectif d’adopter un style de vie en harmonie avec la morale islamique.</p>



<p>Cette référence à l’islam représente le premier obstacle contre lequel se sont heurtées les constitutions de ces trois pays étant donné que l’islam n’est pas uniquement une religion, mais également un système juridique qui remonte de surcroît aux premiers siècles de l’islam. Alors que la constitution est la loi fondamentale de l’État et se trouve au commencement de toutes les lois, comme le précise l’homme politique, écrivain et philosophe prussien Ferdinand Lassalle (1825-1864) dans une conférence<br>intitulée <em>«Qu’est-ce que la constitution ?»</em> qu’il a donnée en 1862.</p>



<p>Cette référence à l’islam comme religion de l’État signifie donc que dans ces pays la constitution n’est pas la loi fondamentale de l’État ou que l’État a deux lois fondamentales. Dans les deux cas, cela signifie l’échec du système<br>constitutionnel. Notamment, lorsque les lois de la constitution et celles de l’islam s’opposent comme c’est le cas des constitutions tunisienne et algérienne qui ont affirmé leur respect des Droits de l’Homme. L’Algérie a même précisé qu’il s’agissait des Droits de l’Homme tels qu’ils sont inscrits dans la Déclaration universelle de l’Onu alors que l’islam ne reconnaît pas ces droits de l’Homme. Quant au Maroc, il faut attendre 1992 pour que la constitution marocaine garantisse les Droits de l’Homme dans son préambule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lois de l’islam fondées sur le principe de l’inégalité</h2>



<p>Le principe d’égalité est également garanti par les constitutions de ces trois pays, même si le Maroc a limité l’égalité entre les hommes et les femmes au domaine politique jusqu’en 2011 date à laquelle il a reconnu l’égalité civile entre les hommes et les femmes. Quant à l’Algérie, elle a affirmé que tous les citoyens des deux sexes avaient les mêmes droits et les mêmes devoirs dès sa première constitution. En 1976, elle affirme que toute discrimination fondée sur des préjugés de sexe, de race ou de métier est proscrite. Or, les règles juridiques de l’islam sont fondées sur le principe de l’inégalité entre les musulmans et les non-musulmans, entre les femmes et les hommes et entre les maîtres et les esclaves, codifiée dans 25 versets coraniques.</p>



<p>Pour le philosophe anglais du XIIIe siècle David Hume, l’objectif de la constitution est de protéger les libertés des individus contre la tyrannie royale alors que le système juridique de l’islam, conçu aux premiers siècles de son histoire, est fondé sur l’obéissance qui est à l’opposé du principe de la liberté : <em>«Obéissez à Dieu, au prophète et à ceux qui ont l’autorité parmi vous»</em>, verset 59 de la sourate 4, <em>Les femmes</em>. </p>



<p>Toutefois, une question se pose : peut-on réellement parler de l’islam comme d’une autre loi fondamentale au sein des constitutions de ces pays ?</p>



<p>Pour répondre à cette question, il est indispensable de rappeler que la constitution est une loi fondamentale, certes, mais qui est constituée de plusieurs lois fondamentales qui posent les fondements du droit, fixent l’organisation et le fonctionnement de l’État, ou d&rsquo;un ensemble d&rsquo;États, et déterminent les droits et libertés des individus. </p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel islam parle-t-on? Il y en a plusieurs&#8230;</h2>



<p>Or, ces constitutions ne donnent aucun détail qui va dans ce sens concernant la référence à l’islam comme religion de l’État et ne disent pas non plus de quel islam il s’agit, car si en islam il y a un seul Dieu, un seul prophète, un seul Coran, il y a plusieurs islams. </p>



<p>En 2011, la constitution marocaine a réaffirmé le fait que l’état était musulman tout en précisant qu’il s’agissait d’un islam modéré. Cependant, elle n’a donné aucune précision claire sur les principes de cet islam modéré permettant de le distinguer des autres islams. </p>



<p>Ainsi on ne peut pas parler de deux lois fondamentales dans le sens moderne du terme au sein de ces constitutions.</p>



<p>Comment les choses se sont-elles articulées dans la réalité juridique de ces pays ?</p>



<p>D’une manière générale, le droit que ces pays ont adopté a été un droit positif très inspiré du droit européen. La charia n’y est pas apparue comme une norme juridique explicite malgré certaines lois du droit musulman reprises par le législateur de ces pays.</p>



<p>Cependant, le domaine de la famille, lui, a été explicitement soumis à la charia.<br>Ainsi, les codes de la famille algérien de 1984 et marocain 1958, appelé <em>La<br>Moudawana</em>, sont restés fidèles au droit musulman. En revanche, le Statut du code personnel tunisien de 1957 n’a pas repris un certain nombre de lois de la charia, telles que la polygamie et la répudiation, sans pour autant qu’il ait pu s’affranchir totalement des règles de la charia. La réforme des codes marocain en 2004 et algérien en 2005 a été un grand pas vers leur modernisation, mais sans que les législateurs aillent au point de les émanciper du droit musulman traditionnel pourtant incompatible avec les lois fondamentales des constitutions de ces pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam comme prétexte pour transgresser la loi fondamentale</h2>



<p>Ainsi, on déduit que le législateur a agi à sa guise. Il a soumis aux lois de la<br>constitution les domaines du droit qu’il voulait et à la charia le domaine de la famille comme il le voulait.</p>



<p>Ce qui lui a permis cette liberté d’action, c’est la référence à l’islam comme religion de l’État qui a été également utilisée comme prétexte pour transgresser la constitution, y compris dans d’autres domaines comme celui du code pénal. Ainsi, l’article 144 bis 2 du code pénal algérien qui prévoit 3 à 5 ans de prison à toute personne portant atteinte à l’islam est promulgué en 2011 alors que la constitution en vigueur stipulait le respect des Droits de l’Homme et la liberté de conscience. Les religieux et les conservateurs ont également utilisé cette référence à l’islam comme religion de l’État pour s’introduire dans le domaine de la constitution. Le 30 décembre 2020, l’Algérie a supprimé la référence aux Droits de l’Homme du chapitre <em>«droits et libertés»</em> et l’a remplacée par une expression vague, celle des droits fondamentaux.</p>



<p>Ainsi, on déduit qu’avec l’article <em>«l’islam est religion de l’État»</em> les gouvernements de ces trois pays sont in fine régis par la volonté des religieux et non par des lois. Alors que les systèmes constitutionnels, tels qu’ils sont définis, sont des gouvernements qui sont régis par la loi et non par la volonté d’un homme ou d’un groupe d’hommes. La constitution américaine de 1787 a été pensée dans l’objectif de lutter contre l’arbitraire du parlement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p>Comment expliquer ce désir de soumettre la famille aux règles de la charia ?</p>



<p>À cette question, les deux mêmes réponses sont toujours données. La première est celle de la religion et la seconde est celle des traditions qui sont en réalité très liées. Pour ceux qui avancent l’argument de la religion, il s’agit de sociétés musulmanes et il est normal que la famille soit organisée selon les lois de la religion. Un argument qui n’est pas exact étant donné que, d’une part, le droit musulman ne concerne pas uniquement le domaine de la famille et, d’autre part, le même législateur n’a pas repris d’autres lois de la charia telles que les châtiments corporels et les règles qui codifient l’esclavage qui sont pourtant inscrites dans la charia des textes coraniques et celle des livres de droit. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La charia n’est qu’un prétexte pour pérenniser l&rsquo;inégalité</h2>



<p>Il est important de rappeler également qu’il ne suffit pas qu’une règle soit inscrite dans le Coran pour qu’elle soit appliquée et applicable. La preuve en est que les musulmans ne mettent pas en pratique toutes les règles qui y sont inscrites. La charia n’est donc qu’un argument pour pérenniser les lois qui discriminent les femmes au profit des hommes.</p>



<p>Quant à l’argument des traditions, selon lequel la famille est la première cellule de la société et il est important qu’elle soit garante des traditions, il n’est pas convaincant, car les traditions ne concernent pas uniquement la famille. Pourquoi les législateurs n’ont-ils pas vu d’inconvénient de s’émanciper des traditions dans les autres domaines et s’y sont-ils opposés quand il s’agissait de la famille ? Ensuite, ces pays au milieu du XXe siècle étaient dans un processus de modernisation. Or, logiquement, il est difficile d’envisager la modernisation de la société si sa première cellule doit rester traditionnelle.</p>



<p>Ainsi, si ni la religion ni les traditions n’expliquent pourquoi ces pays, au moment où ils voulaient se moderniser, ont refusé que la modernité concerne la famille, c’est du côté de la domination masculine qu’il faut regarder. Car, les relations familiales sont en réalité des relations entre les hommes et les femmes et la charia donne aux hommes des privilèges au détriment des femmes.</p>



<p>Si soumettre la famille aux règles de la charia revient à protéger les privilèges des hommes, le désir de préserver la domination masculine est donc un facteur important qui explique la référence à l’islam comme religion de l’État dans ces constitutions. Il a été de ce fait non seulement l’obstacle qui a empêché ces constitutions de se réaliser mais aussi celui qui a permis à la religion et aux traditions de reprendre la main sur les domaines du droit et de la société. Et parce que le sujet de l’émigration est l’une des questions qui nous interpellent aujourd’hui, il est important de rappeler que plus la religion a la main mise sur les sociétés, plus les libertés individuelles sont confisquées<br>et plus les jeunes partent. Au Maghreb, cela prive ces sociétés de leur jeunesse donc de leur richesse et de leur compétence. **</p>



<p><em>* Philosophe et islamologue, membre du Conseil d’orientation de la Fondation de l’Islam de France et du groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>



<p><em>**  Texte de l&rsquo;intervention de l&rsquo;auteure lors des 6e Rencontres internationales géopolitiques de Trouville-sur-Mer, le 12 septembre 2021.</em></p>



<p><strong><em>Illustration: rencontre entre le président Saïed et les deux professeurs de droit constitutionnel chargés de proposer un projet de nouvelle constitution: Sadok Belaid et Mohamed Salah Ben Aissa. </em></strong></p>



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		<title>Violences à cause de la «Sourate Corona» : Le Coran n’interdit pourtant pas l’imitation</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2020 15:14:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Chargui]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[sacralité du Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Sanaa Bendimerad]]></category>
		<category><![CDATA[Sourate Corona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous. Par Razika Adnani * Deux jeunes filles, une Algérienne, Sanaa Bendimerad, et l’autre Tunisienne, Emna Chargui, sont menacées de violence...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Sourate-Corona.jpg" alt="" class="wp-image-297871"/><figcaption>«L&rsquo;arme du crime».</figcaption></figure>



<p><strong><em>Le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-298638"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Razika-Adnani.jpg" alt="" class="wp-image-298640"/></figure></div>



<p>Deux jeunes filles, une Algérienne, Sanaa Bendimerad, et l’autre Tunisienne, Emna Chargui, sont menacées de violence et de mort par plusieurs individus sur les réseaux sociaux pour avoir partagé un texte qui porte le titre de <em>«Sourate Corona»</em> dont elles ne sont pas les autrices.</p>



<p>Pour leurs agresseurs, le texte en question est une atteinte au Coran. Or, sa lecture permet de constater qu’il ne s’agit en aucun cas d’une déformation d’une sourate ou d’un verset coranique. Il évoque le coronavirus et comment s’en protéger, un sujet qui n’a rien à avoir avec le Coran. En aucun moment dans le texte, Dieu, le prophète, le Coran ou les musulmans ne sont mentionnés. Le texte n’est pas non plus attribué à Dieu. On ne peut donc pas parler d’atteinte à Dieu ou de diffamation du livre fondateur de l’islam. En revanche il a repris les codes du texte coranique et son style littéraire, ce que certains ont considéré comme une imitation du Coran, donc une violation de sa sacralité.</p>



<p>Le Coran n’interdit pas l’imitation de ses sourates ou de ses versets<br>Même si l’on considère qu’il s’agit réellement d’une imitation (ou d’un pastiche, pour utiliser un mot plus littéraire) des sourates du Coran, celui-ci n’interdit pas de le faire. Bien au contraire, il exhorte dans plusieurs versets le prophète à demander, dans une forme de défi, aux non-croyants d’essayer de formuler ou d’imiter ses sourates. Pour le Coran, cela leur permettra de se rendre compte de l’inimitabilité des textes coraniques et sera pour eux une preuve de leur erreur et de la véracité du message coranique.</p>



<p>Parmi ces versets, nous pouvons citer le numéro 88 de la sourate 17, <em>‘‘Voyage nocturne’’</em> : <em>«Dis : même si les humains et les djinns s’unissaient pour obtenir un Coran pareil, ils ne le pourraient même s’ils se soutenaient les uns les autres.»</em> Le numéro 23 de la sourate 2,<em> ‘‘La Vache’’</em> : <em>«Si vous doutez de la véracité du message que nous avons révélé à notre serviteur, donnez en une sourate semblable et faites venir vos témoins autres que Dieu si vous êtes véridiques»</em>. Le verset 38 de la sourate 10, <em>‘‘Younes’’ : «S’ils disent quand même il l’a inventé, dis : apportez donc une sourate qui lui soit semblable et invoquez qui vous pouvez en dehors de Dieu si vous êtes véridiques.»</em> Le verset 13 de la sourate 11,<em> ‘‘Houd’’ : «Ils diront il l’a inventé. Dis-leur apportez seulement une dizaine de sourates ressembles et demandez l’aide de qui vous pouvez en dehors de Dieu si vous êtes véridiques».</em></p>



<p>Ainsi, le Coran invite à l’imitation des sourates comme un chemin qui mène à davantage de réalisation de son message. Le dogme de l’inimitabilité du Coran (<em>«iadjaz»</em>) n’a été établi qu’au IXe siècle et l’histoire de l’islam n&rsquo;est pas dépourvue de textes qui imitent les sourates du Coran et son style. Certains sont connus comme la sourate de <em> »L&rsquo;éléphant »</em> et celle de <em> »La grenouille » </em>et sans doute le plus célèbre de notre époque est celle du cheikh <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.youtube.com/watch?v=UlB5fXoPc-g qu’il a intitulée" target="_blank">El-Arifi</a><em> «La sourate la pomme»</em>. Ce dernier est pourtant un prédicateur qui continue de s’adresser aux musulmans.</p>



<p>Une question se pose donc : si le Coran n’interdit pas l’imitation ou la tentative d’imiter une sourate coranique et que bien au contraire il invite à le faire, pourquoi les musulmans considèrent-ils cela comme une offense à l’islam ?</p>



<p>D’aucuns pourront dire que le Coran a permis une telle chose uniquement aux non croyants alors que ces deux jeunes filles sont censées être des musulmanes. De ce fait, celui qui le fait est considéré comme apostat. Dans ce cas, ce n’est pas l’imitation du Coran qui pose problème mais l’apostasie, autrement dit la liberté de conscience. Sur ce sujet, il y aurait aussi beaucoup de choses à dire. La première qui est à souligner, lorsqu’on aborde la question de l’apostasie, est le nombre de versets attestant la liberté de croire ou de ne pas croire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour les musulmans la liberté de conscience ne concerne que les non-musulmans</h3>



<p>Cependant, les musulmans ont décidé que cette liberté de conscience ne devait concerner que les non-musulmans qui sont libres d’adhérer à l’islam ou de ne pas y adhérer. Ainsi, le principe coranique souvent mis en avant : <em>«Il n’y a pas de contrainte dans la religion»</em> ne concerne finalement pas les musulmans, qui n’ont pas le droit de quitter leur religion au risque d’être accusés d’apostasie. Cela explique pourquoi les lois dans les pays musulmans stipulent la garantie de la liberté de conscience, mais interviennent pour punir les individus au nom de la violation du sacré.</p>



<p>Les <em>«docteurs»</em> de la religion expliquent cela par le fait que l’apostasie nuit à la communauté musulmane. Le Libanais Mohamed Hassan Al-Amine affirme à ce propos que <em>«l’athéisme n’est pas puni par la charia, ce qui est puni c’est le fait de l’exprimer»</em>.</p>



<p>Le problème est donc moins un souci de foi ou de respect du Coran mais plutôt de politique qui veut veiller à ce que tous les membres de la communauté aient les mêmes comportements. Selon cette logique, la personne n’a pas à avoir peur de Dieu, mais de celui qui dispose de l’autorité politique ou sociale. Les individus peuvent donc faire semblant d’être musulmans, être hypocrites à leur aise sans que cela ne dérange tant qu’ils ne gênent pas la communauté. C’est un phénomène qui est très répandu dans les sociétés musulmanes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au lieu de veiller à la sécurité des individus, l’État protège la sacralité d’un texte religieux</h3>



<p>On en déduit donc que la conception que les musulmans ont de l’islam et leur manière de le pratiquer répondent à leurs valeurs morales et sociales et à leur conception de la société et de la politique. Pour cela ils ont, d’une part, interprété les textes selon ces critères socio-politiques et, d’autre part, mis en pratique ceux qui les intéressaient en négligeant d’autres. Par exemple, pour justifier et légitimer la violence, ils mettent en avant des versets du Coran tel le numéro 33 de la sourate 5, <em>‘‘La Table servie’’ </em>: <em>«La seule récompense à ceux qui font la guerre à la religion de Dieu et à son prophète, et qui provoquent le désordre sur terre, est qu’ils soient mis à mort…» </em>En revanche, ils négligent le verset 125 de la sourate 16, <em>‘‘Les abeilles’’</em>, invitant à l’échange et à la discussion : <em>«Discute avec eux de la meilleure façon, car ton Seigneur est très au courant sur celui qui a perdu son chemin, comme il est le plus informé sur ceux qui ont pris le droit chemin»</em>, et le verset 105 de la sourate 5,<em> ‘‘La Table servie’’</em>, recommandant à chacun de s’occuper de ses propres actes: <em>«Ô les croyants! Vous êtes responsables de vous-mêmes! Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Coran est sacré pour les musulmans, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont sacrées pour tous</h3>



<p>Le fait que la police soit intervenue en Algérie pour se saisir de l’affaire de la publication de la «Sourate Corona» et qu’en Tunisie la brigade de la protection sociale ait convoqué Emna pour l’interroger sur le sujet signifie que dans ces deux pays, au lieu de veiller à la sécurité des individus et notamment lorsqu’ils subissent des violences, l’État protège la sacralité d’un texte religieux. Au lieu que les individus soient égaux devant la loi, celle-ci se met au service d’une catégorie de la population qui revendique un islam conservateur. Le problème se pose en réalité dès lors que l’État se présente comme protecteur de la religion, car cela implique immédiatement ces questions: Quelle religion? Et quel islam? Étant donné qu’au sein de la société il y a plusieurs religions et plusieurs islams.</p>



<p>Or, le premier article de la constitution algérienne précise que l’Algérie est une République et de même pour la Tunisie. Cependant, l’Algérie précise dans l’article 2 que l’islam est la religion de l’État et la Tunisie affirme dans l’article 1 de sa constitution que l’islam est sa religion et dans l’article 6 que l’État protège la religion.</p>



<p>Ces ambiguïtés au sein des institutions de l’État de beaucoup de pays musulmans sont dues au fait que les musulmans n’arrivent pas à séparer la religion de la politique. Or, soit l’islam est une politique et à ce moment-là il tombe dans le domaine du profane et l’État n’intervient plus pour punir au nom de la sacralité du texte coranique. Soit il est une religion alors il faut le séparer de la politique.</p>



<p>Pour conclure, il est important de rappeler que le Coran est certes sacré pour les musulmans, ce que personne ne remet en question. Cependant, au XXIe siècle, la vie de l’être humain, sa liberté d’expression et de conscience sont également sacrées pour tous.</p>



<p><em>* Philosophe spécialiste des questions liées à l’islam et membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, du Conseil scientifique du CEFR et du groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>



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		<title>Algérie, ces femmes qui menacent les acquis des femmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 10:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[femmes algériennes]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Algérie, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité, au lieu de continuer le combat de leurs aînées, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. Par Razika Adnani * En Algérie, qui se bat pour sortir de l’archaïsme...</p>
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<p><strong><em> En Algérie, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité, au lieu de continuer le combat de leurs aînées, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-289518"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200"/></figure></div>



<p> En Algérie, qui se bat pour sortir de l’archaïsme s’étalant dans tous les domaines, un discours religieux, traditionaliste et intégriste se fait de plus en plus entendre. Il s’inscrit dans le combat international de ce courant qui veut profiter des moments de difficultés et d’incertitudes que traverse l’Algérie pour renvoyer la société des siècles en arrière en menaçant ses acquis et notamment ceux des femmes. </p>



<p> Ce discours est porté non seulement par des hommes, mais aussi par des femmes qui défendent un système normatif dans lequel elles ne sont pourtant pas, en tant que femmes, avantagées. </p>



<p> Ainsi, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité en devenant députées, directrices, inspectrices et ministres, au lieu de continuer le combat de leurs aînées pour davantage de droits et de sécurité pour les femmes, pour plus de prospérité pour la société, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. Elles défendent par exemple la polygamie, les inégalités en matière d’héritage et le port du voile qu’elles veulent imposer à toutes les femmes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des femmes conservatrices, fondamentalistes… </h3>



<p> Ces femmes veulent également mettre fin à la mixité à l’école. Elles veulent interdire que les jeunes garçons et les jeunes filles puissent s’aimer. Pour elles, dans toute relation entre une fille et un garçon, seul le biologique fait loi. Il n’y a ni sentiment noble, ni bonheur, ni respect, ni sincérité. Pire, il y a seulement un prédateur et une catin. </p>



<p> Ces femmes conservatrices et fondamentalistes menacent également les enfants. Ainsi, elles utilisent leurs fonctions pour affirmer à travers les chaînes de télévision que l’école est un lieu où l’enfant doit apprendre à faire la prière et que cela est mieux pour lui que d’apprendre la musique ou le théâtre. Elles ajoutent que l’enseignant a le droit de frapper l’enfant si celui-ci refuse de se soumettre à cette directive en récitant un hadith du prophète dans lequel il aurait dit : <em>«Frappez-les (les enfants) à partir de 7 ans»</em> pour les obliger à faire la prière. </p>



<p> En dépit du fait que ces femmes ne distinguent pas l’école de la mosquée et ignorent l’importance de l’art dans le développement des facultés intellectuelles et émotionnelles de l’élève, elles justifient la violence contre l’enfant. Au diable la psychologie de l’enfant, ses droits, la loi et toutes les théories de l’éducation. L’important pour elles, c’est d’avoir un comportement et un langage conformes aux recommandations de la charia. </p>



<p> Toutes ces femmes portent le voile et leur comportement s’explique par leur souci de rester cohérente avec elles-mêmes. Il est en effet difficile d’imaginer une femme portant sur la tête le signe de sa soumission à la charia défendre l’égalité femmes-hommes ou militer pour que les femmes dans les sociétés musulmanes soient considérées comme des êtres humains à part entière et non des demi-êtres humains. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> … et incohérentes avec elles-mêmes </h3>



<p> Cependant, d’une part, elles n’ont pas le droit de vouloir imposer leur mode de vie à toutes les femmes et à toute la société et, d’autre part, pourquoi ne ressentent-elles pas le même souci de cohérence lorsqu’il s’agit d’autres règles de cette même charia. </p>



<p> Le verset 33 de la sourate <em>‘‘Les coalisés’’</em> n’ordonne-t-il pas aux femmes de rester dans leur maison?<em> «Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam</em> (Jahiliyah)». Au mon de la charia qu’elles défendent, ces femmes doivent donc démissionner de leurs postes de ministre, députée et directrice etc., et rentrer chez elles pour n’en sortir qu’en cas de nécessité comme le précisent les juristes musulmans. Elles doivent également cesser de parler en public ou de participer aux assemblées conformément au verset 53 de la même sourate qui recommande aux femmes de ne s’adresser aux hommes que derrière un rideau ?<em> «Si vous venez leur demander un ustensile, faites-le derrière un rideau». </em></p>



<p> Certes, les deux versets désignent les femmes du prophète. Cependant, les juristes et les commentateurs comme El-Kortobi ont élargi leurs recommandations pour toutes les femmes musulmanes au prétexte que les femmes du prophète sont, pour elles, un exemple à suivre. </p>



<p> Selon le discours religieux le prophète aurait également dit : <em>«La femme est une awra</em> (ce qui ne doit pas être dévoilé). <em>Si elle sort, Satan accompagnera ses pas»</em>, pour confirmer que sa place est à la maison. Ces femmes pensent peut-être que ces deux règles sont abrogées car caduques. Dans ce cas, leur argument, selon lequel les musulmanes doivent se soumettre au port du voile par exemple ou à la polygamie car inscrits dans les textes, n’est pas valable. Autrement dit, qu’une règle soit édictée dans un texte coranique n’est pas une condition pour qu’elle soit mise en pratique. Il y aussi la possibilité que ces femmes aient tout simplement oublié ces deux règles. Il est important dans ce cas de les prévenir que les adeptes du discours qu’elles défendent ne se gêneront pas pour les leur rappeler si un jour ils arrivent à imposer leur modèle de société. </p>



<p> Pour en finir, les Algériennes ne doivent pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps leurs grands-mères n’avaient pas le droit de sortir de chez elles. Elles étaient exclues de la vie sociale, politique et intellectuelle. Elles ont été soumises à la réclusion par le patriarcat qui a su trouver toutes les justifications nécessaires pour le faire. Les Algériennes et Algériens ne doivent pas oublier cette pratique barbare et surtout être conscients que toute régression de la femme signifie la régression de toute l’Algérie. </p>



<p><em>* Philosophe, islamologue, membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, membre du groupe d’analyse JFC Conseil.</em> </p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles de la même auteure dans Kapitalis : </h3>



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			</item>
		<item>
		<title>A propos de la présence dérisoire des femmes dans le gouvernement algérien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2020 15:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune, mis en place au sommet de l’État par le général Gaïd Salah une semaine à peine avant sa mort, compte seulement 5 femmes sur 39 membres. Un chiffre dérisoire pour les femmes qui représentent la moitié de la population. Par Razika Adnani * Depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, malgré...</p>
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<p><strong> <em>Le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune, mis en place au sommet de l’État par le général Gaïd Salah une semaine à peine avant sa mort, compte seulement 5 femmes sur 39 membres. Un chiffre dérisoire pour les femmes qui représentent la moitié de la population. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-280101"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200"/></figure></div>



<p> Depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, malgré les beaux discours que les femmes ont entendus et les louanges de leurs sacrifices, leur présence au niveau des postes de responsabilité et de décision politique est toujours très timide. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’État pérennise les discriminations à l’égard des femmes</h3>



<p> La femme algérienne n’a intégré le gouvernement qu’en 1982 avec la seule Zohor Ounissi, nommée secrétaire d’État aux Affaires sociales. Certains gouvernements comme ceux de Benbitour 1999-2000 et de Benflis 2000-2001et 2001-2002 ne comptaient aucune femme. Alors que l’Algérie avait ratifié, le 22 janvier 1996 par décret présidentiel, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw), ce n’est qu’à partir de 2002 que l’État affiche une volonté de respecter son engagement en intégrant les femmes dans le gouvernement; il y avait aussi un désir de donner à l’Algérie l’image d’un pays moderne. </p>



<p> Cependant, d’une part leur nombre demeure dérisoire en comparaison avec celui des hommes et d’autre part, certains ministères importants n’ont jamais été attribués à une femme. Ainsi, l’État qui devrait être le premier à donner l’exemple de lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, les pérennise au plus haut niveau. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’argument selon lequel les femmes ne sont pas compétentes n’est plus valable </h3>



<p> Pendant longtemps, l’argument selon lequel les femmes ne sont pas compétentes ou ne désirent pas affronter le monde du pouvoir a été utilisé pour justifier leur absence ou leur timide présence au niveau des postes de haute responsabilité politique. Il n’est plus valable aujourd’hui après que le nombre de femmes diplômées de l’enseignement supérieur dépasse celui des hommes et que la femme algérienne soit présente dans tous les secteurs d’activité.  </p>



<p> L’obstacle qui empêche les femmes d’accéder aux hautes responsabilités politiques est l’esprit patriarcal, pour qui la gestion des affaires politiques est une question d’hommes, qui imprègne notamment les sociétés à tendance traditionnelle. La société algérienne non seulement s’inscrit dans cette tendance, mais de plus en plus le traditionalisme s’affiche au plus haut sommet de l’État. </p>



<p> Toutefois, ceux qui se veulent modernistes et même défenseurs de l’égalité hommes-femmes ne manquent pas eux aussi de privilégier les hommes dès lors qu’il s’agit de l’exercice de pouvoir ou de la reconnaissance sociale et même intellectuelle. Ils le font souvent par habitude, cette seconde nature, qui reflète chez eux un reliquat du patriarcat. La difficulté d’en finir avec ce phénomène résulte également du fait que ceux qui nomment les personnes à ce genre de postes en Algérie sont toujours des hommes, le président et le chef de gouvernement.</p>



<p> Faut-il attendre que les femmes accèdent au poste de président de la république et de chef de gouvernement pour qu’elles aient une chance d’être nommées ministres et d’occuper ces hauts postes de responsabilité politique au même titre que les hommes ? La solution consiste plutôt à ce que les hommes, notamment ceux qui détiennent le pouvoir de décision, se sentent concernés par ce problème. Qu’ils le regardent non pas comme celui des femmes uniquement mais aussi des hommes, car c’est le problème de toute la société. </p>



<p> Pour se construire, l’Algérie a besoin de toutes les compétences et de l’intelligence des femmes tout autant que de celles des hommes. Ibn Rochd (Averroès), au XIIe siècle déjà, expliquait l’importance de l’apport des femmes à l’économie du pays. Il déplorait les effets négatifs des discriminations à l’égard des femmes sur la société et l’économie. En effet, une société qui veut affronter les enjeux de l’avenir ne peut se contenter des efforts des hommes et cela dans tous les domaines. </p>



<p> Les dirigeants algériens doivent également comprendre la psychologie humaine et être des visionnaires pour mesurer l‘importance de la présence des femmes dans les hauts postes de responsabilité dans l’évolution de la société. Cela aidera assurément à changer le regard que beaucoup portent sur les femmes, mais aussi leur comportement et leur discours. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les Russies des tsarines</h3>



<p> Dans toutes les sociétés où la situation des femmes a changé, notamment dans le domaine politique, cela a été certes le fruit de leur combat acharné pour arracher la reconnaissance de la société à leur égard, mais aussi de celui d’hommes éclairés, tel l’empereur russe Pierre Le Grand (1672-1725) qui, pour moderniser son pays, a modifié les règles de succession au trône et a permis ainsi aux femmes d’y accéder. Pour lui, peu importe que l’empereur soit un homme ou une femme, le premier enfant masculin du tsar en exercice ou un autre membre de la famille royale. L’important est qu’il soit capable d’être un grand bâtisseur et de moderniser la Russie. Il a mis en place une loi qui dit que le tsar régnant peut choisir son successeur. </p>



<p> Cette grande réforme politique a permis au XVIIIe siècle à quatre tsarines de régner sur le grand empire russe. La première, Catherine 1ère, était sa femme qu’il fit couronner solennellement impératrice en mai 1724. Elle devint la tsarine de toute la Russie à la mort de son mari en 1725. Catherine 1ère joua un rôle important dans la modernisation du pays. Elle a été une grande bâtisseuse. Elle a notamment structuré la Russie sur le plan administratif.  </p>



<p>La deuxième impératrice, Anna Ivanovna, a régné de 1730 à sa mort en 1740.  Sous son règne la littérature anglaise brilla en Russie.‏ </p>



<p> Elizabeth Petrovna est la troisième impératrice de la Russie. Elle a régné de 1741 à sa mort en 1762.  La vingtaine d’années de son règne fut marquée par de grandes réformes et une grande ouverture sur la culture française. C’est sous son règne que l’Académie des beaux- arts fut fondée à Saint Pétersbourg. </p>



<p> Catherine II est la quatrième tsarine, connue sous le nom de la Grande Catherine impératrice de toutes les Russies, et cela de 1762 à 1796 date de sa mort à Saint-Pétersbourg. </p>



<p> Entre le XVII et le XVIIIe, la Russie a eu également deux régentes, Sophia Alexeïevna (1657-1704) qui a régné de 1682 à 1689 et Anna Leopoldovna (1718-1746) qui a régné de 1740 à 1741. </p>



<p> Toutes ces femmes ont marqué l’histoire de la Russie et notamment celle de Saint-Pétersbourg, capitale de l’empire russe de 1712 à 1917.  Chacun des coins, chacune des pierres de cette ville, qui nous envoûte quand on se promène dans ses rues par les merveilles architecturales de ses innombrables palais, raconte l’histoire de ses tsars certes mais aussi de ses tsarines qui ont laissé leurs empreintes sur les bâtiments, sur la politique, sur la culture et surtout sur la place qu’occupe la femme dans la société russe.  Une histoire qui influence inévitablement le regard que portent les hommes sur les femmes, mais aussi les femmes sur elles-mêmes. </p>



<p> Il est difficile de s’empêcher, quand on s’imprègne de l’histoire de ces tsarines, de penser à la femme dans les sociétés musulmanes et au discours des religieux qui continuent encore aujourd’hui de raconter que les femmes manquent de foi et de raison. Un discours qui influence lui aussi non seulement les hommes et leur comportement vis-à-vis des femmes, mais aussi les femmes vis-à-vis des hommes et d’elles-mêmes. </p>



<p> Les tsarines russes ne sont pas les seules femmes à avoir accédé au pouvoir. D’autres dans le monde et à travers l’histoire de l’humanité l’ont également fait. Je tenais à raconter l’histoire de ces tsarines pour souligner, d’une part, leur apport dans la prospérité de Saint-Pétersbourg deuxième ville de Russie et l’une des plus belles villes du monde, d’autre part, le rôle de Pierre le Grand, donc de l’homme, dans la place sociale et politique que ces femmes ont tenue. C’est un bon exemple pour illustrer l’idée selon laquelle le combat contre les discriminations dont les femmes sont victimes, en politique et dans les autres domaines, doit être également celui des hommes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le code de la famille et le combat des femmes algériennes</h3>



<p> En Algérie, le patriarcat et le conservatisme empêchent la très grande majorité des hommes de faire une telle démarche. Les femmes algériennes, depuis l’indépendance, ont lutté presque seules pour leurs droits de citoyennes à part entière. Leur voix n’a pas été entendue étant donné qu’en 1984 le code de la famille fondé sur les inégalités hommes-femmes a été voté par une assemblée essentiellement masculine. Un code composé de lois discriminatoires à l’égard des femmes et humiliantes pour leur dignité humaine. Malgré les réformes de 2005, ce code continue d’accorder aux hommes des privilèges au détriment des femmes alors que les discriminations pour des raisons de sexe sont interdites par toutes les Constitutions algériennes depuis celle de 1963. Ce qui rend le combat des femmes difficile pour l’abolition de ce code discriminatoire est le fait qu’elles soient exclues des postes de prises de décision ou que leur nombre soit dérisoire, mais pas seulement. Le conservatisme culturel et religieux qui touche les hommes n’épargne pas les femmes. Celles-ci ne défendent pas l’égalité hommes-femmes, mais la domination masculine. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La nouveauté de Tebboune </h3>



<p> L’élément qui a attiré le plus l’attention dans le gouvernement de Tebboune est le fait que sur les 5 femmes nommées ministres, il y en une qui est voilée. Une première en Algérie indépendante qui révèle le caractère conservateur de Tebboune qui marque d’une manière plus visible le désir au plus haut sommet de l’État de montrer davantage de penchant pour les traditions et la religion. </p>



<p> Cette ministre n’est certainement pas la seule à s’inscrire dans la mouvance conservatrice et peut-être même islamiste. Cependant, le voile en est le signe le plus visible. Une femme voilée ministre ou députée ne défendra pas l’égalité femmes-hommes, ne luttera pas contre le code de la famille même si elle veut le faire.  Elle porte sur leur tête le signe de sa soumission à la charia alors que le code de la famille est justifié par cette même charia. </p>



<p><em>* Membre du groupe d’analyse JFC Conseil</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/10/a-propos-de-la-presence-derisoire-des-femmes-dans-le-gouvernement-algerien/">A propos de la présence dérisoire des femmes dans le gouvernement algérien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Ligue islamique mondiale à Paris pour dénoncer le fondamentalisme : Une absurdité difficile à digérer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 18:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ligue islamique mondiale, une organisation wahhabite basée en Arabie saoudite, n’a aucune légitimité pour représenter l’islam ouvert, tolérant et moderne auquel aspirent un grand nombre de musulmans dans le monde. Par Razika Adnani * J’ai reçu le 9 septembre 2019 de la part de la Fondation de l’Islam de France un mail m’invitant à assister...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Conference-internationale-de-Paris-pour-la-paix.jpg" alt="" class="wp-image-242574"/></figure>



<p><strong><em>Ligue islamique mondiale, une organisation wahhabite basée en Arabie saoudite, n’a aucune légitimité pour représenter l’islam ouvert, tolérant et moderne auquel aspirent un grand nombre de musulmans dans le monde.  </em></strong></p>



<p>Par<strong> Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-242573"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200" height="348"/></figure></div>



<p> J’ai reçu le 9 septembre 2019 de la part de la Fondation de l’Islam de France un mail m’invitant à assister à la Conférence internationale de Paris pour la paix et la solidarité que la Fondation co-organisait avec la Ligue islamique mondiale sans que j’aie été, en tant que membre du conseil d’orientation de la Fondation, mise au courant d’une telle organisation. </p>



<p> Les contacts que j’ai eus avec d’autres membres du conseil d’orientation de la Fondation m’ont confirmé que je n’étais pas la seule à ne pas être au courant. L’événement engage pourtant tous les membres de la Fondation vue notamment la particularité de son co-organisateur. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une ligue wahhabite dont idéologie n’est pas à présenter</h3>



<p> Comme tout le monde peut le savoir la Ligue islamique mondiale est une organisation saoudienne basée à la Mecque. C’est donc une ligue wahhabite dont idéologie n’est pas à présenter. Les principes du wahhabisme et ses conséquences sur le monde et notamment le monde musulman ne sont un secret pour personne. Il est donc difficile d’admettre, malgré les efforts du président de la Fondation de l’Islam de France, que les wahhabites sont subitement devenus des gens qui prônent un discours de paix et de solidarité, qui dénoncent le terrorisme et l’obscurantisme islamiques au point de devenir un exemple à suivre et surtout de venir en parler en France et de montrer aux Français musulmans le chemin à suivre pour vivre en harmonie avec leur société.</p>



<p> Si la Ligue islamique mondiale dénonce le terrorisme, comment expliquer que des hommes et des femmes sont décapités sur la place publique en Arabie Saoudite ? Pourquoi des êtres humains sont-ils condamnés à des coups de fouets parce qu’ils ont des opinions au sujet de l’islam et de la société différentes de celle des wahhabites ? Celui qui condamne le terrorisme au nom de la dignité humaine ne peut admettre ce genre de pratiques à l’encontre des êtres humains. Sauf si pour la Ligue, lorsqu’il s’agit de musulmans, cela ne fait pas partie de la terreur mais de l’application de la charia. Si la Ligue islamique mondiale œuvre pour l’ouverture sur l’autre, pourquoi continue-t-on en Arabie de traiter les femmes comme des sous-êtres humains et pourquoi les non-musulmans n’ont-ils pas le même statut que les musulmans ? Et je n’oublie pas le silence de la Ligue islamique mondiale lorsque des Algériens dans les années 90 se faisaient égorger au nom de l’islam.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les musulmans doivent s’interroger au sujet de leur religion</h3>



<p> Certes, le secrétaire général de la Ligue depuis 2016, Mohammed Al-Issa, qui est l&rsquo;ex-ministre saoudien de la Justice, sillonne le monde au nom de l’Arabie pour prêcher un discours qui condamne l’obscurantisme et le rejet de l’autre, et la Conférence internationale de Paris s’inscrit dans ce projet.  </p>



<p> Ce qui est important à noter, c’est que dans son beau discours qui semble séduire, d’une part, Mohammed Al-Issa ne dit rien de précis sur la manière de procéder dans cette lutte contre le fondamentalisme, et d’autre part, pour lui, l’obscurantisme est dû au fait que certaines personnes ont mal compris l’islam et qu’elles se sont éloignées du vrai chemin tracé par les premiers musulmans. Son discours fidèle à la doctrine salafiste non seulement n’apprend rien de nouveau aux musulmans, mais aussi n’apporte aucune solution concrète au problème du fondamentalisme. Pire, il est la cause qui fait que la grande majorité des musulmans s’interdisent de s’interroger au sujet de leur religion et considèrent que toute critique à son égard n’est que l’expression d’une haine ou d’une peur à l’égard de l’islam.  </p>



<p> Voilà pourquoi il est important dans ce contexte de s’interroger sur le sens de l’obscurantisme. N’est-il pas le fait de croire qu’on détient la vérité et de rejeter toute remise en question de soi et de ses convictions ? Qu’est-ce que l’obscurantisme islamique si ce n’est le fait de vouloir vivre au XXIe siècle selon les normes du VIIe siècle en refusant ainsi l’évolution et le progrès ? </p>



<p> Le salafisme ne proposant comme seules valeurs et seul modèle de société que ceux du VIIe siècle a fait que les musulmans qui veulent être pratiquants sont écartelés entre le présent et le passé ce qui les pousse souvent à se réfugier dans le fondamentalisme et le radicalisme croyant ainsi se protéger et protéger leur religion. </p>



<p> Certains en veulent à l’Occident d’être un obstacle devant la réalisation de leur modèle société et d’autres voient même dans la violence le meilleur moyen pour y arriver. Ainsi si la Ligue islamique mondiale dénonce l’obscurantisme et le terrorisme, son discours consolide les causes qui les nourrissent et les renforcent. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les limites de la charte de la Mecque</h3>



<p> Un des événements importants de la Ligue islamique mondiale cette année a été l’organisation, en mai dernier, d’un colloque international sur le thème :<em> «Les valeurs du juste milieu et de la modération»,</em> deux valeurs qu’elle a promues au nom de l’islam et qui sont certainement intéressantes.</p>



<p>Cependant, tous les intervenants ont répété inlassablement le fait que l’islam est une religion de paix et d’amour, qu’il faut que les égarés reviennent au droit chemin, que l’islam est la religion de la modération et du juste milieu sans qu’aucune précision sur cette modération et comment elle doit être, ni aucun détail sur ce juste milieu et où il se situe ne soient données.  </p>



<p> Aucune idée nouvelle, aucune proposition concrète. Rien non plus sur les versets qui appellent au rejet de l’autre et à la guerre, rien sur la situation de la femme et celle des non-musulmans vivant dans les sociétés musulmanes. Aucun regard critique ni analyse rationnelle sur ce que les musulmans ont construit autour de leurs textes sacrés : les commentaires, la charia, la théologie ou encore la méthodologie. Beaucoup de louanges à l’égard de l’Arabie Saoudite ont été en revanche enregistrées. </p>



<p> À la fin du colloque, une charte de la Mecque a été signée par 1200 participants. Elle a été présentée comme la continuité du traité d’Houdaybiya entre le prophète et les autorités mecquoises. Parmi ses articles, il y en a trois sur lesquels il est nécessaire de faire un petit zoom. </p>



<p> L’article 18 précisant que l’ingérence dans les affaires internes des autres pays est inacceptable sauf si c’est dans l’objectif de mener une action légitime : combattre un agresseur, un révolté, celui qui sème le mal ou encore aider ceux qui sont dans le besoin.  Les signataires de cette charte au nom de l’islam donnent donc à l’Arabie Saoudite le droit d’intervenir dans leur propre pays si elle considère qu’il est nécessaire de le faire. </p>



<p> L’article 25 concerne la femme, il affirme que celle-ci aura tous ses droits selon ce que la charia lui accorde et selon ce qu’elle mérite et qui correspond à sa nature, mettant ainsi un trait sur la lutte pour l’égalité femmes-hommes.  </p>



<p> L’article 29 précise qu’aucune décision concernant la oumma des musulmans et aucune parole concernant la religion musulmane ou qui a un lien avec elle ne peut se faire que par les docteurs de l’islam qui ont participé à l’élaboration de la charte de la Mecque. Comme l’islam ne sépare pas le politique et le religieux, cela revient à dire qu’aucune décision ou réforme socio-politique dans tous les pays musulmans ne peut se faire sans l’avis de l’Arabie. </p>



<p> Dans ce cas, les Algériens, les Tunisiens, les Soudanais… doivent oublier leur combat pour la démocratie, l’égalité homme-femme, la citoyenneté, la neutralité de l’État. Parce que les musulmans d’Occident font partie de la oumma des musulmans, ils n’échapperont pas à cette règle ; ils doivent donc se référer aux décisions des docteurs de la Ligue islamique mondiale.  La charte de la Mecque donne à l’Arabie la mainmise sur la vie politique et sociale de tous les musulmans. </p>



<p><em>* Philosophe, islamologue, membre du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam de France, membre du groupe d’analyse JFC Conseil. </em></p>



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		<title>Le voile et le burkini ne protègent pas la femme mais menacent sa liberté et ses droits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 16:53:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le voile transmet un discours, il a également une histoire et une culture. On ne peut l’analyser en faisant fi des éléments qui l’entourent. Autrement, les principes d’égalité et de liberté se retournent contre la modernité et la laïcité, au lieu de protéger la femme, menace ses acquis. Par Razika Adnani * Parmi les sujets...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/20/le-voile-et-le-burkini-ne-protegent-pas-la-femme-mais-menacent-sa-liberte-et-ses-droits/">Le voile et le burkini ne protègent pas la femme mais menacent sa liberté et ses droits</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Burkini.jpg" alt="" class="wp-image-61954"/></figure>



<p><strong><em>Le voile transmet un discours, il a également une histoire et une culture. On ne peut l’analyser en faisant fi des éléments qui l’entourent. Autrement, les principes d’égalité et de liberté se retournent contre la modernité et la laïcité, au lieu de protéger la femme, menace ses acquis. </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Razika Adnani *</strong><br></p>



<span id="more-234056"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200" height="348"/></figure></div>



<p> Parmi les sujets qui ont suscité beaucoup de polémique cet été en France, il y a celui du burkini. Pour soutenir les actions des femmes réclamant l’autorisation du port de ce vêtement de bain au niveau des piscines publiques, un collectif universitaire français a affirmé que le burkini n’était pas un symbole religieux. La preuve en est, selon eux, qu’il n’est prescrit par aucun texte et que les conservateurs ne le revendiquent pas étant donné que pour ces derniers la femme ne doit tout simplement pas aller à la piscine ni à la plage. <br></p>



<p> Pourtant, le burkini est la version maillot de bain du voile. Ce sont les femmes voilées qui le portent pour se baigner. En ce sens, au moins pour elles, il est un symbole religieux tout autant que le voile.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les femmes qui portent le burkini le font parce qu’elles sont convaincues que c’est recommandé par leur religion<br></h3>



<p> Le fait que le burkini ne soit pas prescrit dans les textes n’est pas une raison pour prétendre qu’il n’est pas un symbole religieux. Rappelons que la dissimulation de la chevelure de la femme sous un foulard n’est pas non plus prescrite dans les textes. Ce n’est pas pour autant que le port du foulard est dépourvu de tout caractère religieux pour les adeptes du voile. </p>



<p>Un objet contient une symbolique religieuse ou pas selon la représentation qu’il a aux yeux de ceux qui y croient ou l’utilisent. Les femmes qui portent le burkini le font pour que les hommes ne voient pas leur corps et elles sont convaincues que c’est ce que leur religion leur recommande.<br></p>



<p> Quant au deuxième argument, il faut savoir que les fondamentalistes considèrent que la femme ne doit sortir de chez elle qu’en cas d’extrême nécessité. Elle ne doit donc ni aller travailler ni même se promener. Peut-on dans ce cas dire au sujet des femmes voilées, qui vont à l’université ou à l’entreprise, que leur tenue n’a aucun critère religieux ? Pour beaucoup de conservateurs, la femme ne doit pas non plus montrer son visage. Doit-on en déduire que le voile qui ne couvre pas le visage n’est pas un symbole religieux ? En effet, on pourrait le penser, mais ce n’est pas l’avis de celles qui le portent.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le Burkini n’est pas un signe de modernité<br></h3>



<p> Personne ne peut ignorer que les musulmans ne pratiquent pas tous l’islam de la même manière. Les plus orthodoxes ne le conçoivent que dans sa version du VIIe siècle. <br></p>



<p> En revanche, aujourd’hui beaucoup d’autres ne rejettent pas le changement mais veulent l’inscrire au sein de l’islam. Les femmes qui portent le burkini appartiennent à cette tendance. Elles veulent être des femmes qui travaillent, qui vont à la piscine et à l’université tout en se soumettant aux règles de l’islam dont le premier signe visible est le port du voile. <br></p>



<p> Il y a donc une nouvelle vague de musulmans pratiquants qui revendiquent une modernité puisant ses sources dans l’islam et non celle que l’Occident impose selon eux.  <br></p>



<p> Ainsi, si le burkini n’a rien de traditionnel, cela ne signifie pas qu’il n’a rien de religieux. Et s’il n’a pas été connu dans le passé, il n’est pas forcément moderne, comme le pensent certains universitaires en France, sauf à considérer que la modernité est ce qui est récent, ce qui est lié au temps et à l’époque. Alors que lorsqu’il s’agit du comportement des hommes et des femmes, la modernité est une attitude et un état d’esprit grâce auxquels l’être humain prouve sa maturité.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le burkini tout comme le voile est un signe de discrimination à l’égard des femmes<br></h3>



<p> L’un des principes de la modernité, et des aspects de cette maturité, est celui de l’égalité hommes-femmes alors que le port du voile, imposé à la femme et non à l’homme, est une pratique discriminatoire à l’égard de la femme. <br></p>



<p> Avant même l’arrivée de l’islam, il est pour Saint Paul le signe visible de la subordination de la femme à l’homme. <em>«Ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme. Et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l&rsquo;homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance»</em>, écrit-il dans son épître aux Corinthiens. Pour Saint Paul, la femme doit se couvrir la tête pour marquer une distance entre elle et Dieu. En revanche, l’homme a le monopole du rapport direct avec Dieu.<br></p>



<p> Ainsi, évoquer l’argument d’égalité en défendant le voile, l’égalité de tous de s’habiller comme ils veulent, est un non-sens si cela ne concerne pas l’égalité hommes-femmes, si l’on ignore les discriminations à l’égard des femmes, discriminations qui commencent par celle du corps. Le corps de la femme doit être caché et non celui de l’homme disent les adeptes du voile. Seule la femme est donc soumise au port du voile tandis que l’homme s’habille selon sa convenance. À la plage, l’homme a le droit de jouir de la chaleur du soleil caressant sa peau tandis que la femme, à cause de son corps dont on lui a toujours appris qu’il était un problème et qu’elle devait le dissimuler, est privée de ce plaisir.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le discours que le voile transmet ne reconnaît que le corps<br></h3>



<p> Un autre élément qui empêche de qualifier le burkini de moderne est le fait que la modernité valorise l’humain en tant qu’être penseur et responsable alors que le discours que le voile transmet aux musulmans ne reconnaît que le corps. Il parle de la femme comme un corps suscitant le désir et de l’homme comme un corps mu par ses instincts. L’homme est incapable de maîtriser ses pulsions devant le corps de la femme, disent les adeptes du voile. <br></p>



<p> Ainsi, la seule façon pour la femme de se protéger contre les agressions sexuelles de l’homme est de couvrir son corps. Cette<em> «déshumanisation de l’homme»</em> est le tribut que celui-ci paye pour obtenir de la femme qu’elle se voile, déshumanisation dont les conséquences sont désastreuses sur les relations inter- individus et la qualité de vie au sein des sociétés musulmanes ; la femme a été assignée à la claustration à vie pendant des siècles, une pratique barbare et un crime contre l’humanité qu’il ne faut jamais oublier. <br></p>



<p> C’est pour cela que le voile ne peut pas être un signe de modernité y compris sa version maillot de bain, le <em>«burkini»</em>, même si ce dernier a été inventé en 2003. Le discours que le voile transmet ne valorise pas la liberté ni celle de l’homme, qu’il présente comme une matière sans esprit, ni celle de la femme. Le voilement des petites filles contredit l’argument de la liberté. Si la liberté est avant tout un choix en connaissance de cause, on ne peut pas prétendre que petites filles savent pourquoi elles se voilent ou qu’elles ont atteint la maturité intellectuelle et morale permettant de choisir de le faire ou pas. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Croire que le burkini libère la femme est une erreur<br></h3>



<p> C’est une erreur de croire que le burkini libère la femme. En France, la femme est libre de sortir, d’aller à la plage. L’idée du voile libérateur de la femme est née chez certains intellectuels maghrébins qui pensent que le voile a permis à la femme de sortir de la maison et d’investir l’espace public. <br></p>



<p> Or, c’est le combat acharné des féministes, femmes et hommes de la première moitié du XXe siècle, qui a délivré la femme musulmane de sa prison à vie et en même temps de l’obligation de porter le voile ; dans les années 60 et 70, il était inconcevable qu’une femme qui travaille ou qui va à l’université porte le voile. Il est important de le rappeler, car le voile s’imposant aujourd’hui est essentiellement une revanche des conservateurs. À défaut de ramener la femme à la maison, ils lui ont imposé à nouveau le port du voile. <br></p>



<p> En conclusion, le voile transmet un discours, il a également une histoire et une culture. On ne peut l’analyser en faisant fi des éléments qui l’entourent. Autrement, les principes d’égalité et de liberté se retournent contre la modernité et la laïcité au lieu de protéger la femme menace ses acquis. <br></p>



<p><em>* Philosophe, islamologue, membre du Conseil d’orientation de la Fondation de l’islam de France, membre du groupe d’analyse JFC Conseil.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></strong></h3>



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		<title>Algérie : Le général Gaïd Salah doit assumer le rôle que l’histoire lui confie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2019 07:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’état-major de l’armée algérienne le général Gaïd Salah a une chance historique de préserver l’Algérie de toute violence, de répondre aux revendications du peuple et d’accompagner les Algériens dans leur volonté de construire une Algérie nouvelle. Par Razika Adnani * En Algérie, le discours du Président par intérim Bensalah prononcé le jeudi 6...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/19/algerie-le-general-gaid-salah-doit-assumer-le-role-que-lhistoire-lui-confie/">Algérie : Le général Gaïd Salah doit assumer le rôle que l’histoire lui confie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/General-Gaid-Salah.jpg" alt="" class="wp-image-219115"/></figure>



<p><b><i>Le chef d’état-major de l’armée algérienne le général Gaïd Salah a une chance historique de préserver l’Algérie de toute violence, de répondre aux revendications du peuple et d’accompagner les Algériens dans leur volonté de construire une Algérie nouvelle.</i></b><br></p>



<p> Par <strong>Razika Adnani </strong>*<br></p>



<span id="more-219114"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200" height="348"/></figure></div>



<p> En Algérie, le discours du Président par intérim Bensalah prononcé le jeudi 6 juin 2019, a durci le bras de fer entre le mouvement citoyen et pouvoir. Ce dernier a réitéré sa volonté de continuer à gouverner le pays et son intention de préparer les élections présidentielles après que le Conseil constitutionnel ait annulé celles prévues le 4 juillet faute de candidats. Le pouvoir ne veut donc pas céder et s’arc-boute sur ses positions. <br></p>



<p> Dès le lendemain et lors du seizième vendredi de manifestations, le peuple a prouvé que lui non plus, n’avait pas l’intention de céder et que sa détermination n’avait pas été ébranlée depuis le 22 février. Il a réaffirmé ses revendications par une mobilisation grandiose à travers toutes les grandes villes algériennes : en finir avec l’ancien système et bâtir une nouvelle Algérie où la souveraineté revient au peuple. Ce bras de fer enfonce davantage l’Algérie dans sa crise politique. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le choix de la non-violence pour résoudre la crise politique<br></h3>



<p> À défaut de répondre aux revendications des Algériens, le président par intérim propose le dialogue pour sortir le pays de la crise dans laquelle il se trouve. Il a réitéré l’appel lancé par le chef d’état-major, appel déjà rejeté par le mouvement citoyen. <br></p>



<p> Le dialogue ou la négociation est un échange de paroles et d’idées entre deux ou plusieurs individus dont l’objectif est de trouver des terrains d’entente. Choisir le dialogue ou la négociation, c’est donc choisir la discussion et non la violence pour sortir de la situation de crise et la non-violence est justement ce que revendique le mouvement citoyen depuis le départ.<br></p>



<p> Malgré les manœuvres d’intimidation et de répression de la part du pouvoir pour imposer sa volonté, il y a une volonté de la part des deux parties d’opter pour la non-violence pour résoudre la crise politique que traverse le pays. <br></p>



<p> Dans <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/05/23/algerie-le-desir-de-modernisation-face-a-la-force-des-traditions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="mon premier article à ce sujet, (s’ouvre dans un nouvel onglet)">mon premier article à ce sujet,</a> j’ai dit que l’État devait répondre avec la même maturité politique que celle avec laquelle le peuple l’interpellait. L’appel au dialogue révèle-il une maturité politique dans la réaction du pouvoir ? Certes oui, en comparaison avec les réactions qu’il a eues dans le passé et avec ce qui s’est passé au Soudan, où la répression sanglante a fait plusieurs victimes. Cependant, cette maturité demeure insuffisante devant les exigences de la situation. <br></p>



<p> Toutefois, il faut rappeler que les Algériens qui ont choisi de faire une révolution pacifique ne rejettent pas le dialogue en lui-même ou l’idée d’entamer des négociations avec le pouvoir. En effet, même les plus grands ennemis entament des négociations pour mettre fin aux conflits et éviter les guerres et les violences. Certaines négociations, comme celle concernant la crise des missiles de Cuba en 1962, ont marqué l’histoire politique du monde; elles ont évité à l’humanité une guerre atroce entre les Etats-Unis et l’ancien URSS.  <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mettre en place d’une instance pour gérer la période de transition<br></h3>



<p> Cependant, le peuple refuse le dialogue qui a comme préalable l’idée que le président et le gouvernement restent en place et que ce sont eux qui préparent les élections. Le peuple veut au contraire un dialogue pour préciser les modalités de leur démission et la mise en place d’un organisme qui assure la période de la transition et la préparation des élections présidentielles. Il veut des négociations pour la meilleure manière de permettre la naissance d’une Deuxième République algérienne et de remettre le destin de l’Algérie dans les mains des jeunes; seule la jeunesse pourra donner à l’Algérie la vivacité dont elle a besoin. <br></p>



<p> Aujourd’hui, en envisageant ce dialogue, certaines propositions ont été faites et des feuilles de routes ont été mises sur la table. Cependant, le problème est que le mouvement citoyen n’a pas de représentants.  Les quelques noms qui ont émergé, les premières semaines, ont fini par s’éclipser. Les vendredis, il n’y a pas une personne, ou quelques personnes, qui parleraient au mouvement citoyen, que celui-ci entourerait et écouterait, qui fédérerait la parole des manifestants. <br></p>



<p> Cette crise de la représentativité au sein du mouvement citoyen qui est due à la crainte que sa voix ne soit pas fidèlement représentée constitue un autre blocage. Blocage que la raison doit dépasser, car certes le peuple peut scander des slogans mais sans représentants il ne peut pas entamer des négociations. Certains pensent qu’il faut donner au mouvement citoyen le temps de mûrir. Cela serait une bonne idée si l’impasse politique n’engendrait pas des complications sur le plan économique notamment; les spécialistes tirent la sonnette d’alarme et il faut les écouter. <br></p>



<p> Dans cette impasse politique, c’est vers le chef d’état-major Gaïd Salah que les regards se tournent. C’est à lui que revient le pouvoir de décision et l’Algérie a besoin de lui aujourd’hui plus que jamais. Elle est dans une période cruciale de son histoire et le hasard a voulu que l’existence du général Gaïd Salah croise cette période. Une chance que beaucoup de personnes rêveraient d’avoir. Il doit assumer le rôle que l’Histoire lui confie : préserver l’Algérie de toute violence, répondre aux revendications du peuple et accompagner les Algériens dans leur volonté de construire une Algérie nouvelle. La situation ne lui laisse pas d’autre choix que de le faire et le plus tôt serait le mieux. <br></p>



<p> L’Algérie est un pays fragile malgré la maturité politique de son peuple et la bonne foi de sa jeunesse. C’est pour cela qu’il est important que les manifestants rentrent chez eux rassurés pour leur pays afin qu’ils consacrent leurs énergies à le construire. Cela permettra à Gaïd Salah de sortir par la grande porte de l’Histoire. Dans quelques années, on racontera qu’un général de 79 ans a permis à l’Algérie de sortir de la médiocrité politique qui a freiné son développement depuis 62 et aux Algériens d’être heureux dans leur pays. Quelle chance !!! Chance que beaucoup d’autres n’ont pas su saisir; l’histoire s’en souviendra. </p>



<p><em>* Philosophe et islamologue, membre du groupe d’analyse de JFC Conseil. </em></p>



<p><strong><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></strong></p>



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