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	<title>Archives des 9 avril 1938 - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des 9 avril 1938 - Kapitalis</title>
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		<title>Le 9 avril 1938 &#124; Quand le Destour devient Néo</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:10:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les émeutes 9 avril 1938 ont marqué un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 9 avril 1938 marque un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien.&nbsp;Rappel de quelques faits historiques sur ce tournant décisif dans le mouvement national tunisien…</em></strong></p>



<p><strong>Pr Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-18605597"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Quelques jours, avant les manifestations, le 4 avril,&nbsp;Slimane Ben Slimane&nbsp;et Youssef Rouissi sont arrêtés à Souk El Arba (actuelle Jendouba) alors qu’ils organisaient&nbsp;une réunion pour appeler à la désobéissance civile. Le 9 avril, les manifestations sont violemment réprimées. Des figures majeures du mouvement, comme&nbsp;Ali Belhouane,&nbsp;Habib Bourguiba&nbsp;ou encore Salah Ben Youssef sont arrêtées. La direction du Néo-Destour est jugée au cours du fameux procès de Guérin, de Cayla&nbsp;puis emprisonnée pour plusieurs années au Fort Saint-Nicolas, à Marseille. La confrontation avec le pouvoir colonial est désormais ouverte.&nbsp;</p>



<p>Dans la Tunisie des années 1930, tous les ingrédients d’une crise majeure sont réunis. La situation économique se dégrade, frappant durement ouvriers, paysans et artisans. En parallèle, les autorités du protectorat français durcissent leur politique et multiplient les atteintes à l’identité nationale. Une compagnie de naturalisation de Tunisiens est lancée, soutenue par les oulémas&nbsp;de la Zitouna avec leur tête le cheikh Tahar Ben Achour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du réformisme à la désobéissance civile</h2>



<p>Dans ce contexte tendu, une nouvelle génération de militants nationalistes s’impose. Portée notamment par des figures comme&nbsp;Ali Belhouane, elle remet en cause les méthodes jugées trop prudentes du Destour de Abdelaziz Thaâlbi et prône une action directe contre la domination coloniale.</p>



<p>Au sein du Néo-Destour, les débats s’intensifient. Faut-il continuer à négocier des réformes ou rompre définitivement avec toute forme de compromis ?</p>



<p>Mais la fracture devient politique. Une partie des dirigeants néo-destouriens rejette toute solution d’autonomie sous contrôle français et revendique l’indépendance totale. Cette position s’accompagne d’un changement de stratégie : la mobilisation populaire et la désobéissance civile remplacent progressivement les démarches réformistes.</p>



<p>Avril 1938 vient cristalliser cette évolution. Face à l’agitation croissante, les autorités coloniales choisissent la manière forte. Arrestations massives, manifestations réprimées dans le sang, procès politiques : la répression est brutale et systématique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="430" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-15564605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-300x215.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-580x416.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Slimane Ben Slimane et Habib Bourguiba: restituer la mémoire nationale. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Construire une mémoire nationale</h2>



<p>C’est en cela qu’avril 1938 fait date. Non seulement parce qu’il révèle la violence du système colonial, mais parce qu’il consacre une certitude chez les nationalistes tunisiens : l’indépendance ne se négocie pas, elle s’imposera.</p>



<p>Et pourtant, près d’un siècle plus tard, certaines mémoires continuent d’être reléguées dans l’ombre. J’espère que la direction du Centre national de la traduction prendra le temps de lire ces lignes, elle qui refuse de traduire en langue arabe les&nbsp;‘‘<em>Souvenirs politiques’’</em>&nbsp;de&nbsp;Slimane Ben Slimane, au motif de <em>«Qui c’est ce monsieur !? on ne traduit que les choses importantes pour l’histoire de la Tunisie»</em>.</p>



<p>Mais au-delà de cette réaction banale et classique de l’administration, une autre question demeure : celle de la mémoire. Car une nation ne se construit pas seulement par les luttes qu’elle mène, mais aussi par la manière dont elle choisit de les raconter, de les transmettre et de les reconnaître.</p>



<p>Construire une mémoire nationale exige une démarche rigoureuse, lucide et juste — une démarche qui ne sélectionne pas, n’efface pas, mais restitue la pluralité des engagements, des parcours et des voix qui ont façonné l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>À défaut, ce ne sont pas seulement des hommes que l’on oublie, mais des pans entiers de ce qui fait la vérité d’une nation.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 06:46:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les événements du 9 avril 1938, page importante de la lutte de la Tunisie pour l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article s’inspire largement des ‘‘Mémoires’’ du Dr Slimane Ben Slimane et rappelle, à l’occasion de l’anniversaire des événements du 9 avril 1938 **, cette page importante de la lutte de notre pays pour l’indépendance. C’est également un hommage au Dr Ben Slimane dont beaucoup de Tunisiens n’ont presque jamais entendu parler et que l’histoire officielle et ses hagiographes, de 1956 à nos jours, ont ignoré et, parfois, gommé.</em></strong> <em>(Illustration : Dr Ben Slimane et Bourguiba en 1937).</em></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-12405644"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Nous sommes en novembre 1937 et le Néo-Destour vient de clore les travaux du congrès de la rue du Tribunal. Habib Bourguiba, accompagné du Dr Ben Slimane, part pour une tournée de propagande dans les régions de l’intérieur…</p>



<p>A Menzel-Bou-Zelfa accompagné de Moufdi Zakaria, militant du Parti populaire algérien (PPA). Ce dernier fut étonné de la force du Néo-Destour, de son prestige&#8230; Bourguiba rentra à Menzel-Bou-Zelfa sur un cheval. Naceur Jellouli le ridiculisera dans le journal<em> “La Dépêche Tunisienne” </em>à la rubrique <em>«Am el Hadj».</em></p>



<p>A Monastir c’était notre <em><em>«</em>quartier général<em>»</em></em>. Chaque matin, nous partions vers un groupe de villageois. Nous tenions des réunions dans des maisons, dans des huileries.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fusillade à Bizerte</h2>



<p>C’est la fusillade à Bizerte qui annonça que la répression allait toucher la Tunisie après le Maroc et l’Algérie.</p>



<p>Après la fusillade, le Parti avait décidé d’envoyer Hédi Nouira, Mongi Slim et moi-même à Bizerte. Nous avions quitté Tunis au milieu de l’après-midi. Arrêtés sur la route par des gendarmes, on avait l’impression d’un pays en état de guerre. Arrivés à Bizerte<em>,</em> le contrôleur civil Mottes, à ses côtés le caïd Mohamed Salah Mzali, avait tenté de faire pression sur nous sans obtenir de résultats.</p>



<p>Nous avions quand même rencontré nos amis, encore sous le coup de la fusillade. Bougatfa s’attendait à être arrêté. Le lendemain, j’avais assisté aux obsèques des victimes de la fusillade. Le Parti communiste tunisien et les syndicats CGT étaient représentés par El-Gharbi, artisan tailleur. Tahar Ben Ammar assistait aux obsèques. Rentrés à Tunis, nous apprenions l’arrestation de Bougatfa.</p>



<p>Quelques jours après, je me rendis le soir à Bizerte avec Bourguiba pour tenir une réunion. Nous étions accompagnés de Mahmoud Bourguiba, le journaliste d’<em>El-Zohra</em>. Avant de rencontrer nos amis, le commissaire de police nous avait convoqués. Ensuite, nous avions tenu une réunion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le conseil national du 4 mars 1938</h2>



<p>Un Conseil national très important fut tenu à la veille de la grande bataille qu’allait livrer le peuple tunisien contre le colonialisme, bataille qui durera jusqu’au début de 1943.</p>



<p>L’atmosphère était surchargée, mais la grande majorité des militants était consciente et résolue à tenir tête à la répression.</p>



<p>Un problème de détail se posait: celui de remplacer le Docteur Mahmoud Materi. Tahar Sfar refuse. On me fit la proposition, mais je répondis que ma situation matérielle n’était pas à la hauteur de ce poste. J’étais interne à l’hôpital Sadiki. Je vivais dans une chambre de l’hôpital, nourri par lui et gagnais 1000F par mois. On n’insista pas et on passa à des questions plus importantes.&nbsp;</p>



<p>Au cours de ce Conseil, ma position était, qu’il fallait résister à l’offensive du colonialisme&#8230;</p>



<p>Les événements se précipitent. Ali Belhouane est révoqué de ses fonctions de professeur au Collège Sadiki. L’agitation estudiantine au Collège était continue. Les élèves étaient en contact permanent avec le Parti.</p>



<p>Ali Ben Youssef, élève à cette époque, avait joué un grand rôle dans cette agitation. Attia, directeur du Collège et Vieux-Destourien ayant des relations avec les agents de la Résidence, poussait à la répression&#8230;</p>



<p>Après les graves décisions prises par le Conseil national en mars 1938 et qui seront tenues secrètes, une grande tournée de propagande à travers toute la Tunisie fut décidée.</p>



<p>Il s’agissait d’informer les militants et les masses populaires de l’imminence de la répression et des actions à entreprendre pour lutter contre cette répression et gagner la bataille en définitive.</p>



<p>Youssef Rouissi et moi-même étions désignés pour une tournée dans la région de Béja, Souk El-Arba et Aïn Draham.</p>



<p>Dans les réunions qui ont suivi le Conseil national, on appelait les Tunisiens à ne pas payer l’impôt, au refus du service militaire, aux sabotages des voies ferrées, poteaux téléphoniques, ponts, etc.</p>



<p>Il était nécessaire de ne plus prendre de précautions oratoires et d’engager la bataille avec tous les atouts possibles. Nous savions que la bataille allait être dure, d’autant plus que la France était à la veille d’une guerre avec l’Axe…</p>



<p>Après la réunion de Souk El-Arba, nous en avions tenu d’autres au grand marché de Souk El Ahad, à Ain Draham et Tabarka. Nous voulions prouver que nous étions le pays réel et Peignon, le contrôleur civil, flanqué du colon algérien Mahiouz et du collabo tunisien Ben Henda, en faisaient autant pour prouver qu’ils étaient le pays légal…</p>



<p>Le lendemain matin, 4 avril, nous devions tenir une réunion à Oued Melliz. Nous nous préparions à partir avec Mohamed Ben Amara, un bon et sympathique militant de Souk El-Arba lorsqu’on est venu nous avertir que nous étions convoqués au commissariat où on nous signifia que nous étions arrêtés, si Youssef et moi-même. Conduits à la prison, nous avons été enfermés ensemble dans une cellule. De notre cellule, nous entendions de temps en temps les cris des manifestants dans la ville.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tous transférés au Tribunal militaire</h2>



<p>Mardi 5 avril au petit jour, nous fûmes transférés au Palais de Justice de Tunis. Le juge d’instruction, Darrodes, nous inculpa et nous voilà envoyés à la prison civile.</p>



<p>Nous n’étions pas complètement isolés de l’extérieur. Les premiers jours de la prison se passaient sans trop de secousses. Ce sont les événements de l’extérieur qui influaient, sur la vie de la prison. C’est à partir du 9 avril que les choses ont commencé à changer.</p>



<p>Pendant notre courte promenade de l’après-midi de ce même jour, le bruit de la fusillade nous arrivait nettement et à l’ampleur du drame qui se jouait dans les rues entre les Tunisiens désarmés et les forces de répression brutale qui souhaitaient impatiemment ce jour, l’angoisse me prenait au cœur…</p>



<p>Vers la fin de la journée du 9 avril, des cris de manifestants nous arrivaient de l’extérieur. Le lendemain, 10 avril, ce fut l’arrestation de Bourguiba et d’autres destouriens. L’après-midi, nous étions tous réunis…</p>



<p>Nous fûmes plus tard amenés et transférés au Tribunal militaire. Arrivés là,&nbsp; nous étions installés dans des cellules et les militaires et gendarmes qui nous surveillaient s’amusaient à nous faire peur en parlant entre eux de l’exécution de nos amis, et en disant que nous étions là pour être exécutés à notre tour.</p>



<p>Nous étions soustraits individuellement de la cellule et c’était pour aller devant le juge d’instruction qui nous informa de notre inculpation. Après cela, nous fûmes transférés à la Prison militaire et c’était de nouvelles insultes et humiliations. Nos affaires étaient piétinées et l’harissa tâchait nos vêtements et autres objets.</p>



<p>Après cette fouille, nous fûmes placés chacun dans une cellule. Je respirais un peu après tant de secousses. Alors commença la vie à la Prison militaire de Tunis qui durera jusqu’à la fin des interrogatoires.</p>



<p>Le juge d’instruction chargé de notre affaire était le Lieutenant-Colonel De Guérin de Cayla. Il se flattait d’avoir envoyé à l’échafaud des hommes politiques en Afrique Noire et en Indochine.&nbsp;</p>



<p>En 1938, le bureau politique du Néo-Destour fut condamné et transféré à la prison du Fort Saint Nicolas à Marseille d’où il fut libéré en 1943 par la gestapo allemande.</p>



<p><em>* Universitaire et activiste politique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </em></p>



<p>** <em>Les «événements du 9 avril 1938» &nbsp;sont des émeutes qui ont lieu à Tunis dans un contexte de manifestations populaires revendiquant des réformes politiques, notamment l’institution d’un parlement, pas majeur vers l’indépendance de la Tunisie encore sous protectorat français. Débordées par un mouvement spontané, les forces de police et l’armée de l’occupation française ne rétablissent le calme qu’au prix de nombreux morts chez les émeutiers. Cette date est un évènement marquant du mouvement national tunisien.&nbsp;</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jMuh6byafj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/">Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dr. Slimane Ben Slimane : le zaïm oublié » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/dr-slimane-ben-slimane-le-zaim-oublie/embed/#?secret=s7Fg4cBamc#?secret=jMuh6byafj" data-secret="jMuh6byafj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/bourguiba-ben-slimane-et-le-9-avril-1938-quelle-histoire/">Bourguiba, Ben Slimane et le 9 avril 1938 : Quelle histoire?!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au-delà de la grande histoire : Ali Darghouth, le compagnon de lutte de Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/au-dela-de-la-grande-histoire-ali-darghouth-le-compagnon-de-lutte-de-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 10:38:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à  Ali Darghouth, un militant de la cause nationale tunisienne dont ne nom est tombé dans l'oubli. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/au-dela-de-la-grande-histoire-ali-darghouth-le-compagnon-de-lutte-de-bourguiba/">Au-delà de la grande histoire : Ali Darghouth, le compagnon de lutte de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a quelques jours, le 9 avril 2023, la Tunisie a célébré la journée nationale des martyrs. Une occasion pour rendre hommage à tous les militants de la cause nationale, qu’ils soient des martyrs ou pas. Et, surtout, aux militants dont les noms sont tombés dans l’oubli, comme Ali Darghouth. Son fils retrace ici son parcours.    </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah Darghouth</strong> *</p>



<span id="more-7464863"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Salah-Darghouth.jpg" alt="" class="wp-image-347653"/></figure>
</div>


<p>Le 9 avril de l’année 1938, la population de Tunis est descendue en masse dans la rue à l’appel du Parti du Néo-Destour pour réclamer à la France des droits et l’institution d’un parlement tunisien représentatif.&nbsp;</p>



<p>Mon père Allala (né Ali) était l’un des leaders du parti ayant préparé, conduit et pris le devant de ces manifestations.</p>



<p>Le matin de cette journée, il fait partie de la délégation qui est allée voir le Grand Vizir Hédi Lakhoua pour recevoir la réponse du Bey aux revendications qu’ils avaient exposées à ce dernier trois jours auparavant dans son palais d’Hammam-Lif. A l’issue de cette rencontre où ils apprennent que le Bey refuse de prendre position. Mon père se lance dans un discours mobilisateur appelant les contestataires à <em>«ne pas céder et à continuer le mouvement jusqu’à ce que nous obtenions totale satisfaction»</em>.</p>



<p>De là, il rejoint les autres leaders du parti pour diriger et encadrer les manifestations qui se répandent dans tous les quartiers de la capitale.</p>



<p>La journée se termine dans le sang. Le bilan est lourd. Les forces de l’occupation française tirent sur la foule tuant plus de vingt manifestants et blessant près de deux cents.&nbsp;</p>



<p>Mon père réussit quand même à rentrer chez lui. Sa maison est située au cœur de la Médina de Tunis tout près des souks et de la place de la Kasbah.</p>



<p>Le lendemain, à l’aube, une vingtaine de policiers français se présentent chez lui. Ils défoncent les deux portes de la maison, l’une donnant sur la Rue Saida-Ajoula et l’autre sur la rue parallèle de Sidi Ben Arous.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="800" height="543" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-5.jpg" alt="" class="wp-image-7465130" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-5.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-5-300x204.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-5-768x521.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-5-580x394.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Ne jamais se soumettre</h2>



<p>A peine a-t-il eu le temps de glisser sa Jebba qu’il est menotté manu-militari et conduit de force vers le commissariat central de Tunis où sont déjà entassés des dizaines de leaders du parti dont son chef Habib Bourguiba.</p>



<p>Mon cousin, Docteur Moncef Darghouth était présent le jour de son arrestation. Il témoigne : <em>«Oust Eddar </em>(le grand patio central de la maison) <em>était plein de monde. D’un côté, nous, les membres de la famille. De l’autre, les policiers français. D’un pas sûr, la tête haute, se dirigeant vers la Skifa, l’oncle Allala se tourne vers son fils pour lui dire en haussant la voix et en français ‘‘Courage Tahar. Tiens bon. Ne t’inquiète pas pour moi’’. Vous vous rendez compte&nbsp;! Il lance de tels propos alors que c’est lui qui part vers l’inconnu. La vérité est que pour ceux qui l’ont connu, comme moi, ce n’était que le reflet de sa bravoure&nbsp;habituelle. Pour lui, il faut résister à tout prix et ne jamais se soumettre».&nbsp;</em></p>



<p>Il ne reviendra chez lui que 5 années plus tard. Cinq années passées d’abord dans les prisons civiles et militaires de Tunis et de Téboursouk en Tunisie et ensuite dans la geôle du Haut-Fort Saint-Nicolas de Marseille, avant d’être envoyé en exil à Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue.</p>



<p>Cette longue période d’incarcération et de déportation a coïncidé avec celle de la déflagration et l’expansion de la Deuxième Guerre Mondiale à travers le monde y compris en Afrique du Nord.</p>



<p>C’est ainsi que le champ de bataille de cette guerre se déplace vers la Tunisie pour donner lieu à <em>«la Campagne de Tunisie»</em> qui va durer 7 mois (de novembre 1942 à mai 1943).</p>



<p>Lors de cette campagne, les combats ont été féroces. Ils ont opposé des centaines de milliers de soldats appartenant d’un côté aux forces alliées britanniques, américaines et françaises et de l’autre aux forces de l’Allemagne nazie et de l’Italie.</p>



<p>La <em>«grande histoire»</em> invoque les milliers de soldats étrangers tués lors de cette campagne. Elle fait abstraction de la mort des soldats tunisiens engagés aux côtés des forces françaises et allemandes et plus encore des pertes collatérales auprès des civils tunisiens.</p>



<p>C’est dans ce contexte qu’à quelques mois de sa libération, mon père reçoit l’effroyable nouvelle concernant son épouse Zakia (née El Khalsi). Ella Zakia vient d’être touchée mortellement par un bombardement aérien. En toute vraisemblance, il s’agissait d’un bombardement anglais visant une base allemande située à proximité de la maison des parents où résidait Zakia, en attendant le retour espéré de son mari des terres d’exil.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-1024x710.jpg" alt="" class="wp-image-7465147" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-1024x710.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-300x208.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-768x532.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-580x402.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-860x596.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4-1160x804.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-4.jpg 1275w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;abnégation dans la lutte</h2>



<p>A son retour à la mère-patrie et à l’instar de ses compagnons de lutte, mon père a est accueilli en héros. La <em>«driba»</em> de la maison étaient constamment bourrée de militants du parti qui se bousculaient pour venir lui souhaiter la bienvenue et lui faire part de leurs admiration, reconnaissance et respect.</p>



<p>Toutefois, la vérité était qu’au niveau personnel, mon père se sentait diminué physiquement, atteint entre autres d’un diabète avancé mal soigné. Plus encore, il était également profondément affecté par le vide que lui a laissé la mort subite de son épouse Zakia.</p>



<p>Son fils, mon frère, Tahar Darghouth, devenu entre-temps professeur de mathématiques, fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’aider à remonter la pente. Il l’encourageait surtout refaire sa vie, à se remarier tout en poursuivant son engagement politique auprès du parti du Néo-Destour.</p>



<p>Deux années après son retour d’exil, il épouse ma mère, Ouacila (née Bouaziz).</p>



<p>Au bout de quatre années de vie ensemble, des années dont ma mère a toujours parlé comme étant les plus heureuses de sa vie, l’état de santé de mon père se détériore et de plus en plus gravement.</p>



<p>Les militants du Parti défilent à la maison pour venir à son chevet. Parmi eux, le futur président Bourguiba. A ce propos, ma mère me confie&nbsp;: <em>«Si Habib s’approche de son lit de mort et lui dit&nbsp;: ‘‘Si Ali, comme vous voyez, vous êtes chez vous, entouré par tant de proches et militants qui vous doivent tant d’amour, d’admiration et de respect. Quant à moi, qui sait&nbsp;? Il se peut que j’aille finir ma vie dans cette même cellule où nos mains étaient attachées à la même menotte lors de nos incarcérations ensemble»</em>.</p>



<p>Quelque temps après, en décembre 1949, mon père décède, laissant derrière lui une jeune veuve, ma mère, Ouacila (20 ans) avec deux bébés à charge, mon frère, Kamel, et moi.</p>



<p>Le lendemain, des funérailles nationales sont organisées. Le cercueil du militant Ali Darghouth enveloppé du drapeau tunisien est porté sur les épaules des militants du Parti du Néo-Destour et ce, tout le long du parcours séparant sa maison au cœur de la Medina du cimetière du Djellaz à l’autre bout de la capitale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-1024x718.jpg" alt="" class="wp-image-7465158" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-1024x718.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-300x210.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-768x539.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-580x407.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-860x603.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth-1160x814.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Ali-Darghouth.jpg 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Emu, debout devant son cercueil, le président Bourguiba prononce un discours lui rendant hommage pour son héroïsme et son abnégation dans la lutte pour la libération de la Tunisie du joug du colonialisme français.&nbsp;</p>



<p>Mon père n’a pas eu la chance d’assister à la proclamation de l’Indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956, à l’institution de la République, le 25 juillet 1957, et au parachèvement de la nationalisation de toutes les terres qui étaient aux mains des colons français, le 12 mai 1964.</p>



<p>Cette dernière phase de libération nationale aurait eu pour mon père une signification très particulière. Son père, Chedly Darghouth qui était un militant d’avant-garde au sein du parti Destour de Abdelaziz Thaalbi, dans les années vingt du siècle dernier, s’était notamment distingué par son leadership et ses écrits dans les luttes menées contre l’accaparation des terres des fellahs tunisiens par les colons français.</p>



<p><em>* Ex-cadre de la Banque Mondiale à Washington, Etats-Unis.</em></p>
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		<title>Tunisie : Kaïs Saïed joue sur la fibre mémorielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 07:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[9 avril 1938]]></category>
		<category><![CDATA[fête des martyrs]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Bouderbala]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed multiplie les sorties et les activités pour signifier qu’il tient bien en main les rênes du pouvoir et ne compte pas les céder de sitôt.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après l’éclipse d’une douzaine de jours pour cause de maladie, qui a provoqué une polémique sur une hypothétique vacance à la tête du pouvoir, le président Kaïs Saïed multiplie les sorties et les activités pour signifier qu’il tient bien en main les rênes du pouvoir et ne compte pas les céder de sitôt.</em></strong></p>



<span id="more-7355517"></span>



<p>Après avoir fait le déplacement à Monastir, le 6 avril, pour se recueillir sur la tombe de l’ancien président Habib Bourguiba, du legs duquel se réclame une bonne partie de l’opposition et dont le souvenir reste vivace dans la mémoire de Tunisiens, Kaïs Saïed continue à jouer sur la fibre mémorielle en présidant, dimanche 8 avril, la cérémonie de commémoration du 85<sup>e</sup> anniversaire de la fête des Martyrs au carré des Martyrs à Sijoumi à Tunis.  </p>



<p><em>«Nous resterons fidèles aux martyrs qui ont sacrifié leur vie pour que la Tunisie soit libre et souveraine et pour que sa décision soit indépendante et exprime la volonté du peuple»</em>, a promis le président de la République. &nbsp;</p>



<p>Selon une vidéo diffusée sur la page officielle de la présidence de la République, Saïed a souligné que<em> «les martyrs du 9 avril 1938 n’ont pas hésité à affronter le colonisateur et ils revendiquaient à cette époque un parlement tunisien»,</em> en formant le souhait que le nouveau parlement, qu’il a voulu à sa mesure et dont la majorité des députés se réclament de lui, puisse réaliser la volonté du peuple aujourd’hui et demain.</p>



<p>La Tunisie commémorait les événements du 9 avril 1938. Cette journée avait marqué un tournant décisif dans la lutte nationale et a préparé le terrain aux étapes politiques ultérieures qui ont finalement conduit à l’indépendance le 20 mars 1956, puis à la proclamation du régime républicain le 25 juillet 1957.</p>



<p>La cérémonie s’est déroulée en présence du président de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple, Ibrahim Bouderbala, de la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, du ministre de la Défense nationale et des membres du Conseil supérieur des armées.</p>



<p>Le chef de l’État a déposé une gerbe de fleurs au mémorial des martyrs, et a récité la Fatiha à leur mémoire avant de saluer le drapeau au son de l’hymne national. Trois salves de canon ont été tirées. <em>«Il n’y aura pas de retour en arrière»</em>, a lancé le président, message adressé à l’opposition qui l’accuse d’avoir accaparé les pouvoirs à la faveur de la proclamation de l’état d’exception et du processus politique qu’il a initié par la suite pour imposer un pouvoir qualifié de <em>«personnel» </em>et d’<em>«autoritaire».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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