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	<title>Archives des Abdelaziz Bouteflika - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelaziz Bouteflika - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 12:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parution des ‘Mémoires  de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, plus de trente ans après sa mort. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus de trois&nbsp;décennies après son décès en mars 1991, l’ancien ministre des Affaires&nbsp;étrangères et ancien secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a publié ses mémoires en France sous le titre ‘‘Mémoires&nbsp; de Habib Chatty sur la Tunisie et le Moyen-Orient’’, retraçant son riche parcours politique étalé sur une cinquante ans de 1938&nbsp;à&nbsp;1988.</em></strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=AoqY9xGDPxE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<p><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-17144539"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>L’auteur parle d’abord de sa jeunesse&nbsp;dans&nbsp;son village natal M’saken&nbsp;dans le Sahel tunisien, de sa scolarité&nbsp;au collège Sadiki à Tunis, de son renvoi définitif de ce collège pour&nbsp;ses activités politiques&nbsp;favorables au Néo-Destour&nbsp;alors qu’il n&rsquo;avait que dix-sept ans et était en&nbsp;classe de seconde. Il évoque,&nbsp;tour à tour, sa vie de jeune militant&nbsp;pour l’indépendance de la Tunisie depuis&nbsp;1938&nbsp;au sein du&nbsp;Néo-Destour, de journaliste professionnel&nbsp;de langue française&nbsp;au quotidien <em>Le Petit Matin</em> durant vingt ans servant la cause nationale, de co-fondateur avec Habib Cheikhrouhou, sous l’impulsion du secrétaire général du&nbsp;Néo-Destour Salah Ben Youssef du quotidien <em>Assabah</em>, d’ambassadeur de la jeune République Tunisienne, de 1957 à 1970 successivement en Syrie, en Irak, auprès de la Ligue Arabe au Caire, au Liban, en Turquie, en Iran, au Maroc, en Algérie, dans un monde arabe&nbsp;instable et très mouvementé, de directeur du cabinet du président Habib Bourguiba, (1971/1974 ), de&nbsp;ministre des Affaires étrangères (1974/1977) et enfin&nbsp;de personnalité internationale de haut rang, suite à son&nbsp; élection au poste de secrétaire général de l’OCI,&nbsp;aux Nations Unies&nbsp;à New-York, à l’unanimité&nbsp;des quarante-quatre États&nbsp;membres&nbsp;de cette organisation, alors qu’un&nbsp;autre Tunisien&nbsp;occupait le poste de Secrétaire général de la Ligue des États Arabes, Chedly Klibi en l’occurrence.</p>



<p>De la lecture de ces mémoires, il ressort&nbsp;que la vie politique&nbsp;de Habib Chatty&nbsp;était intimement liée&nbsp;à celle du Néo Destour, et du leader Habib Bourguiba en particulier&nbsp;dont il était très&nbsp;proche,&nbsp;comme à beaucoup d’événements politiques majeurs qui ont&nbsp;marqué&nbsp;l’histoire contemporaine de la Tunisie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17144790" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Habib-Chatty-1er-ambadssadeur-de-Tunisie-au-Liban.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Habib Chatty 1er ambassadeur de Tunisie au Liban présente ses lettres de créances au président Camille Chamoun, en 1957.</em></figcaption></figure></div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les tourmentes du Maghreb et du Machrek</h2>



<p>L’auteur explique son parcours politique tout à fait exceptionnel par sa volonté, son travail, son amour&nbsp;pour son pays, sa haine du colonialisme, sa détermination et son sens politique comme&nbsp;à sa lecture pragmatique&nbsp;des événements.</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;traite, tour à tour, du Néo-Destour, du nationalisme du monarque Moncef&nbsp;Bey,&nbsp;de la présence&nbsp;française&nbsp;et italienne en Tunisie, des relations&nbsp;entre les nationalistes tunisiens et la France, de la prépondérance&nbsp;de Habib Bourguiba au sein du parti et dans le pays, du combat&nbsp;extraordinaire de Bourguiba pour la Tunisie, de la force politique, du tact&nbsp;et&nbsp;des capacités d’encadrement et d’organisation&nbsp;de Salah Ben Youssef dont&nbsp;il était&nbsp;également très proche.&nbsp;</p>



<p>Il donne&nbsp; un aperçu sur le désaccord&nbsp;Ben Youssef/Bourguiba; les accords sur l’autonomie interne&nbsp;de la Tunisie; le Congres&nbsp;du Néo-Destour à Sfax qui&nbsp;a tranché en faveur du leadership de Bourguiba; le rôle qu’il a personnellement joué dans&nbsp;ce congrès; la condamnation&nbsp;à&nbsp;mort&nbsp;de Ben Youssef; les confidences que lui a faites ce dernier au sujet&nbsp;de ses rapports personnels&nbsp;avec Bourguiba;&nbsp;l’œuvre&nbsp;majeure d’Ahmed Ben Salah, ses réalisations économiques et les raisons&nbsp;de l’échec&nbsp;de l’expérience collectiviste, ainsi que la responsabilité&nbsp;de Bourguiba&nbsp;en la matière; le rejet&nbsp;total&nbsp;de la politique&nbsp;collectiviste&nbsp;par les Tunisiens; les circonstances ayant permis l’ascension&nbsp;de Hedi Nouira; les rapports&nbsp;étroits&nbsp;entre le colonel libyen Kadhafi et Mohamed Masmoudi,&nbsp;son prédécesseur&nbsp;au ministère des Affaires étrangères; le rôle clé&nbsp;de celui-ci dans&nbsp;le projet&nbsp;d’union mort-née entre la Tunisie et la Libye en janvier 1974; la maladie grave que traîne Bourguiba depuis 1969 et son état psychique lorsqu’il a co-signé&nbsp;avec Kadhafi l’acte d’union des deux&nbsp;pays&nbsp;à Djerba; la destitution de Mohamed Masmoudi; son rôle personnel et celui de Hedi Nouira dans le rétablissement&nbsp;de la situation antérieure; le rejet&nbsp;catégorique de ce projet par le président algérien Houari Boumediene et le souverain marocain Hassan II; les menaces militaires sérieuses&nbsp;lancées par Boumediene contre la Tunisie; l’entretien&nbsp;houleux qu’il eut durant quatre heures à Alger&nbsp;avec Bouteflika au sujet de l’attitude&nbsp;agressive&nbsp;de Boumediene et du rejet&nbsp;total&nbsp;de Bourguiba de cette ingérence, entre autres faits historiques qui n’ont pas tous été élucidés à ce jour. &nbsp;</p>



<p>Habib Chatty traite également dans ses mémoires de l’ascension&nbsp;de Mohamed&nbsp;Sayah et de&nbsp;son adoption&nbsp;par Bourguiba; de la fuite&nbsp;en Algérie d’Ahmed Ben Salah, du refus&nbsp;de l’Algérie de le livrer à la Tunisie où il aurait retrouvé la prison; des enjeux de l’affaire&nbsp;du plateau continental ayant opposé la Tunisie à la Libye, de la toute-puissance de Wassila Ben Ammar, l’épouse&nbsp;de Bourguiba,&nbsp;favorisée&nbsp;par la grave maladie&nbsp;de l’ancien président de la République; du rôle&nbsp;majeur&nbsp;joué par celle-ci&nbsp;dans les affaires de l&rsquo;Etat&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;L’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;</h2>



<p>Au plan&nbsp;international, Habib Chatty se présente&nbsp;comme&nbsp;l’homme&nbsp;de confiance&nbsp;de Bourguiba&nbsp;et le&nbsp;porte-voix&nbsp;de la&nbsp;sagesse et du pragmatisme&nbsp;politique&nbsp;et diplomatique de ce leader dans&nbsp;un monde arabe déprimé par l’enlisement&nbsp;de la cause&nbsp;palestinienne. Il traite aussi des manœuvres de l’Occident, dans&nbsp;un espace politique arabe déboussolé,&nbsp;pris en tenaille&nbsp;par les puissances extérieures, miné par les complots&nbsp;militaires et traversé&nbsp;par&nbsp;la volonté hégémonique du président&nbsp;égyptien&nbsp;Gamal Abdel Nasser et ses ingérences dans&nbsp;les affaires intérieures&nbsp;de tous les pays arabes.&nbsp;</p>



<p>Tour à tour, l’ancien ministre des Affaires étrangères retrace les péripéties&nbsp;complexes&nbsp;et difficiles de la confrontation Nasser/Bourguiba, leurs divergences de vue; la rupture des relations diplomatiques de la Tunisie avec l’Égypte; le discours historique de Bourguiba à Jéricho en Jordanie, sa demande franche aux Palestiniens de reconnaître&nbsp;Israël&nbsp;et le plan de partage de l’Onu&nbsp;entre deux États, Palestinien et Israélien&nbsp;; la tournée&nbsp;du même Bourguiba au Moyen-Orient&nbsp;en 1965; la Guerre&nbsp; des six jours; les relations entre Bourguiba et Hassan II; la reconnaissance par Bourguiba de la Mauritanie et son refus de s’aligner&nbsp;sur la position&nbsp;de l’Égypte condamnant l’agression militaire marocaine contré l’Algérie deux années après l’indépendance&nbsp;de l’Algérie; la guerre d’octobre&nbsp;1973&nbsp;au Moyen-Orient; l’avortement&nbsp;du projet de visite officielle de Bourguiba en Union Soviétique&nbsp;suite à&nbsp;l’invitation officielle du Kremlin et l’exigence&nbsp;de Bourguiba d’être reçu par le secrétaire général du parti communiste Leonid Brejnev et non par le ministre des affaires étrangères&nbsp;Andreï Gromyko; l’alignement de Bourguiba&nbsp;sur la position politique&nbsp;des États arabes&nbsp;condamnant la visite historique&nbsp;du président égyptien Sadate&nbsp;à Jérusalem.&nbsp;</p>



<p>Habib Chatty&nbsp;parle&nbsp;également&nbsp;dans ses mémoires,&nbsp;entre autres sujets, de&nbsp;son&nbsp;entretien difficile&nbsp;avec le colonel Kadhafi&nbsp;suite à l’avortement du projet d’union entre la Tunisie et la&nbsp;Libye.&nbsp;Il y fait état des circonstances de son élection&nbsp;à l’unanimité au poste de secrétaire général de l’OCI, de son œuvre durant cinq ans pour la consolidation&nbsp;du rôle politique international de cette organisation,&nbsp;de ses rencontres avec le président irakien&nbsp;Saddam Hussein&nbsp;dans&nbsp;le cadre de sa médiation&nbsp;entre l’Irak et l’Iran&nbsp;au cours de la première guerre du Golfe, de l’activité de&nbsp;l’OCI lors de l&rsquo;invasion&nbsp;de l‘Afghanistan par l&rsquo;Union soviétique.&nbsp;</p>



<p>En somme, un document&nbsp;de première importance&nbsp;sur une&nbsp;période cruciale de l’histoire&nbsp;de la Tunisie apporte davantage&nbsp;d’éclairages sur notre pays et son rôle&nbsp;dans&nbsp;son espace naturel maghrébin et arabe. Une&nbsp;lecture à la fois utile et passionnante&#8230;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/habib-chatty-raconte-50-ans-dhistoire-de-la-tunisie-contemporaine/">Habib Chatty raconte 50 ans d’histoire de la Tunisie contemporaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie │ Le Général à la retraite Ali Ghediri libéré après 6 ans de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/algerie-%e2%94%82-le-general-a-la-retraite-ali-ghediri-libere-apres-6-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 12:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie ? Ali Ghediri]]></category>
		<category><![CDATA[Nabila Slimi]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le général à la retraite Ali Ghediri, ancien candidat à l’élection présidentielle algérienne de 2019, libéré après 6 ans de prison. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/algerie-%e2%94%82-le-general-a-la-retraite-ali-ghediri-libere-apres-6-ans-de-prison/">Algérie │ Le Général à la retraite Ali Ghediri libéré après 6 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le général à la retraite Ali Ghediri, ancien candidat à l’élection présidentielle algérienne annulée de 2019, a été libéré de prison jeudi soir, 12 juin 2025, après avoir purgé une peine de six ans de prison pour «participation à une entreprise visant à affaiblir le moral de l’armée»</em></strong>.</p>



<span id="more-16763616"></span>



<p>Son avocate, Nabila Slimi, l’a annoncé sur sa page Facebook&nbsp;en ces termes&nbsp;: <em>«Cette vidéo est dédiée à toi, grand homme, à notre cher Ali Ghediri. Enfin libre, après tant d’injustices, il a retrouvé la liberté»</em>.</p>



<p>Ghediri, détenu depuis juin 2019, avait été initialement condamné à quatre ans de prison, une peine alourdie en appel en 2023.</p>



<p>Personnalité indépendante et sans affiliation politique, il s’était fait connaître en 2018 par ses critiques ouvertes du système politique, qu’il connaît très bien pour l’avoir longtemps servi au sein de l’armée, et du possible cinquième mandat du président de l’époque, feu Abdelaziz Bouteflika. </p>



<p>L’ancien militaire, aujourd’hui âgé de 70 ans, a pris sa retraite en 2015 du ministère de la Défense, où il a dirigé le département des ressources humaines pendant dix ans. Il est également titulaire d’un doctorat en sciences politiques.</p>



<p>On ne sait pas si les 6 années passées sous les verroux lui ont fait comprendre définitivement sous quel régime il vit ou s&rsquo;il se berce encore d&rsquo;illusion à ce sujet. Il est fort à parier qu&rsquo;il réfléchira désormais par deux fois avant d&rsquo;ouvrir la bouche en public. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>  <em> </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/algerie-%e2%94%82-le-general-a-la-retraite-ali-ghediri-libere-apres-6-ans-de-prison/">Algérie │ Le Général à la retraite Ali Ghediri libéré après 6 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ &#124; Des différends pour rire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/francalgerie-crimes-et-mensonges-detats-des-differends-pour-rire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 07:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Toufik Mediene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/francalgerie-crimes-et-mensonges-detats-des-differends-pour-rire/">‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ | Des différends pour rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune puissent les remettre en question un seul instant.</em></strong><em> (Illustration : le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux au pouvoir à Alger, opportunément devenus éradicateurs). </em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-15555522"></span>



<p>Ce livre ne traite&nbsp;pas que de la décennie noire en Algérie,&nbsp;il aborde également le rôle de la France qui y fut crucial. Y a-t-il eu une succession ininterrompue de la guerre dans ce pays martyrisé par la France à deux reprises, durant deux décennies après la conquête en 1830 et lors de la guerre de libération à partir de 1954?</p>



<p>Que la violence&nbsp;y constitue l’héritage d’une Histoire tourmentée, rien ne permet en réalité de l’affirmer,&nbsp;d’autant que la conquête militaire par l’étranger aussi traumatisant fut il n’en a jamais constitué la spécificité. Le fait est cependant pour aborder l’époque récente que chez les Algériens, c’est l’État Major de la Frontière qui s’est imposé avant l’indépendance aux dépens des politiques, alors que les combattants de l’Intérieur étaient systématiquement éliminés par la machine de guerre française, avide de revanche après sa déconvenue en Indochine.</p>



<p>Abane Ramdane, le fondateur, père de la plateforme politique du Front de Libération Nationale (FLN), avait été éliminé au Maroc par Abdelhafid Boussouf, alors à la tête des services spéciaux qu’on nommait&nbsp;ministère de l’Armement et des Liaisons Générales. Cela préfigurait déjà la suprématie de la bureaucratie par rapport aux militants.</p>



<p>Après l’indépendance, Mohamed Khider, un des chefs historiques du mouvement et détenteur du trésor de guerre du Front, avait été assassiné à Madrid, et Krim Belkacem, l’un des fils de la Toussaint, l’avait été à Francfort, par des agents opérant pour le compte du pouvoir en place.</p>



<p>Houari Boumediene, devenu président après un coup d’Etat de 1965 contre Ahmed Ben Bella, avait failli en 1967 être éliminé par son chef d’état major Tahar Zbiri, dont seule la naïveté avait consacré l’échec. Au lieu de s’organiser dans Alger, il avait préféré, suivant un mauvais conseil, faire converger ses chars sur la capitale à partir d’une base située à 70 kilomètres et s’étant retrouvé à court de carburant, obligé de se ravitailler à la pompe dans un kiosque sur la route,&nbsp;l’aviation demeurée fidèle et pilotée par des Soviétiques ainsi qu’on le dit n’en avait fait qu’une bouchée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7RdiZB0t7j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/">Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/embed/#?secret=cVCXWgc95u#?secret=7RdiZB0t7j" data-secret="7RdiZB0t7j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais malgré les prétentions de Boumediene au socialisme spécifique à l’Islam, il entretenait des rapports cordiaux avec les Américains par le biais d’un richissime homme d’affaires, Messaoud Zeghar, et Washington ne voyait aucun inconvénient à importer du pétrole et à laisser ses pétroliers investir en Algérie alors que la France avait conservé quelques bases au Sahara pendant une quinzaine d’années, dont le fameux B2 Namous, où elle pratiquait des expériences nucléaires et chimiques, ainsi que des études de leurs effets sur les êtres humains sciemment exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enrichissement illite du clan au pouvoir et de ses acolytes</h2>



<p>Cependant, Boumediene, homme intègre malgré tous&nbsp;ses défauts, était dans l’obligation de constater dès 1977 que l’économie socialiste&nbsp; avait été mise en coupe réglée par des clans mafieux et contrebandiers en rapport avec le parti au pouvoir, le FLN, et l’armée, et&nbsp;exigeait de ses collaborateurs et des membres du sérail&nbsp;de justifier de leurs avoirs. Ceux-ci, non seulement désobéirent, mais quelque temps après, lui-même succomba à une étrange maladie à 43 ans. On pense qu’il fut victime d’un empoisonnement.</p>



<p>En 1978 la présidence étant vacante, les chefs de l’armée se réunirent pour désigner un successeur et choisirent le colonel Chadli Bendjedid qui avait la réputation de ne pas être un politique et d’être ignorant en matière de gouvernement. Celui-ci désigna comme chef de cabinet le colonel Larbi Belkheir qui à ce qu’on dit devint le véritable détenteur du pouvoir et nomma aux postes clés de l’armée et des renseignements ses amis Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, et Toufik Mediene, ceux qu’on qualifiait de Déserteurs de l’Armée Française (DAF), tout&nbsp;en éliminant leurs concurrents au sein de l’armée, tels Kasdi Merbah, ou du FLN. Quant au gouvernement, il ne constituait que l’apparence civile du pouvoir.</p>



<p>Naturellement, de son poste, Larbi Belkheir pouvait influer sur les choix du président, notamment en s’efforçant de faire aboutir des contrats dont l’Algérie n’avait pas besoin, comme par exemple celui des Radar Thomson, afin de bénéficier des commissions importantes de la part de ses amis et fournisseurs français.</p>



<p>Il faut dire que cette politique des <em>kickbacks</em>, ainsi que la nomment les Anglo-saxons, constituait la principale source d’enrichissement du clan au pouvoir et de ses acolytes, et développée particulièrement avec ses relations françaises, elle empêchait l’émergence de toute industrie nationale qui aurait finir par rendre les importations inutiles. Dans le même temps, elle assurait aux partis politiques français par le biais des&nbsp;rétro-commissions&nbsp;un financement&nbsp;occulte important en dehors de toute légalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création ex-nihilo de l’ennemi islamo-terroriste</h2>



<p>Cependant, avec les difficultés économiques croissantes consécutives à la chute des prix du pétrole et du gaz, seules richesses du pays, et la nouvelle réalité géostratégique créée par Gorbatchev en Union soviétique et qui annonçait la fin du bloc socialiste, les DAF étaient dans l’obligation de suivre une stratégie assurant leur survie avec le soutien de la communauté internationale par la création ex-nihilo d’un ennemi implacable, l’islamo-terrorisme.</p>



<p>C’est ainsi qu’ en 1988, après l’écrasement du soulèvement populaire, une provocation que rien ne justifiait, par l’armée commandée par Khaled Nezzar que rien ne justifiait, sinon la volonté de radicaliser la jeunesse, et de la pousser à la révolte, le président Chadli, à l’instigation de Belkheir, annonçait à la surprise générale l’instauration de la démocratie, du multipartisme, et d’élections libres. Le but en était de favoriser l’ascension du Front Islamique du Salut (FIS), l’affaiblissement du FLN, et le soutien de toutes les forces politiques effrayées par l’islamisme, en particulier en Kabylie.</p>



<p>La question kabyle instrumentalisée par les alliés du DAF, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) de Saïd Sadi, allait ainsi devenir l’alibi commode pour écarter les militaires rivaux comme Mohamed Betchine, ou les réformistes intègres tels Mouloud Hamrouche qui, à la tête du gouvernement, malgré l’hostilité française et le blocage des crédits par Paris liés à la suppression des rétro-commissions,&nbsp;réussissaient&nbsp;à redresser l’économie algérienne, et menaçaient de remettre en question les privilèges économiques de la Mafia.</p>



<p>L’élément le plus important de l’action du DAF allait être cependant par le biais de la Direction du Renseignement et de la Sécurité (DRS), la fameuse sécurité militaire de Toufik Mediene, la création de toute pièce de maquis islamistes, une idée inspirée sans doute par le contre-terrorisme français en Algérie pendant la guerre de libération nationale, mais aussi par le maquis de Mustapha Bouyali en 1986, ou bien le retour en Algérie des anciens combattants d’Afghanistan. Le but était évidemment de discréditer le FIS et de le faire apparaître comme un mouvement terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Massacres systématiques et horreurs sans fins</h2>



<p>Effectivement, la victoire écrasante du FIS aux élections législatives de 1991 donnait l’occasion aux généraux DAF d’écarter par un véritable coup d’Etat, en janvier 1992, le Président Chadli, de donner&nbsp;un coup d’arrêt définitif au processus électoral, et de déclencher la guerre contre terrorisme qu’on allait connaître sous le nom de<em> «décennie noire»</em>. Et le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux, devenus éradicateurs, par le biais duquel, grâce à des massacres systématiques, et à des horreurs sans fins, impliquant torture, disparitions, assassinat de figures éminentes de la société civile, ils obligeraient celle-ci ainsi que la population, les médias, à se ranger de leur côté.</p>



<p>Pour mener cette véritable guerre, où l’aviation et le napalm étaient utilisés, il fallait s’assurer le soutien du camp occidental, en particulier français, alors même que des hommes politiques aussi éminents qu’Alain Juppé ou même le Président Américain Bill Clinton réclamaient la poursuite du processus électoral pour sortir de l’engrenage fatal où le pays s’était engagé.</p>



<p>Pour ce faire, la Sécurité Militaire n’hésita pas à s’attaquer en Algérie même, d’une manière réelle&nbsp;ou factice, à la communauté étrangère, en particulier après les accords de San Egidio&nbsp;à Rome entre les différents courants politiques alors que le pouvoir algérien apparaissait isolé et dénué de toute légitimité. Le summum de cette publicité macabre fut le massacre des moines français de Tibhirine. Mais à partir de 1995, avec l’accession de Jacques Chirac au pouvoir, Paris fut le siège d’attentats à la bombe meurtriers dans de nombreuses stations de métro. Il s’agissait alors de faire comprendre au nouveau gouvernement français dirigé par&#8230; Alain Juppé, où se situait son intérêt.</p>



<p>Il est vrai que l’état français avait été sous Mitterrand complice des services algériens, en particulier lors de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, dont l’exécutant avait été simplement expulsé; cette complicité en particulier avec la DST française était déjà avérée depuis l’arrestation puis la libération du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, détenteur d’un vrai passeport algérien. Et malgré le détournement de l’Airbus d’Air France, planifié selon de nombreux témoignages concordants par les autorités algériennes, cette coopération n’avait pas cessé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4hIHpgeKVH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=GUt8KsvgpF#?secret=4hIHpgeKVH" data-secret="4hIHpgeKVH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’armée algérienne avait ainsi reçu des hélicoptères Ecureuil équipés de dispositifs électroniques de communication&nbsp;sophistiqués et d’équipements infrarouge pour les combats nocturnes. Et le soutien de nombreux intellectuels français tels Bernard Henri Lévy ou André Glucksmann&nbsp;avait légitimé aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique française la cause des éradicateurs militaires algériens, appuyés par leurs compatriotes civils, souvent des intellectuels engagés à l’instar de Khaleda Messaoudi, ou bien des figures des Droits de l’Homme comme l’avocat Ali Haroun qui en étant membre du gouvernement avait cautionné l’ouverture de véritables camps de concentration dans le Sud du désert algérien, véritables pépinières de l’Islamo-terrorisme répondant à l’objectif de perpétuer la guerre.</p>



<p>L’habileté des décideurs algériens dénués de toute légitimité fut toujours de mettre en avant des figures légitimes telles le grand résistant de la première heure Mohamed Boudiaf qui fut éliminé par le clan éradicateur devant les caméras de télévision dès lors qu’il menaça de s’attaquer aux privilèges économiques. Lui succédèrent Ali Kafi puis Liamine Zeroual qui recomposa le paysage politique par de nouvelles élections censées rendre caduques&nbsp;celles de 1991, mais il fut écarté parce qu’il était prêt à accepter le retour du FIS sur la scène politique. Le dernier de cette apparence civile d’un pouvoir dénué de toute autorité réelle fut enfin Abdelaziz Bouteflika, élu président et qui le demeura jusqu’à sa mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hypothéquer l’indépendance du pays afin de perpétuer le pouvoir</h2>



<p>Naturellement la survenue opportune du 11 Septembre 2001 changea totalement la donne pour le pouvoir algérien. Désormais les généraux Janviéristes (ceux issus a du coup d’Etat de Janvier 1992) apparurent aux yeux de l’Occident comme ceux qui avaient vu juste dans leur manière d’affronter le terrorisme. Et afin de s’intégrer encore mieux dans le dispositif occidental, ils n’hésitèrent pas à brader les champs pétro-gaziers du sud en y accordant pas moins de 70% de participation au capital étranger.</p>



<p>Autrement dit, les Janviéristes en hypothéquant l’indépendance de leur pays afin de perpétuer leur pouvoir,&nbsp;ont fait plus que tout ce qu’avaient pu faire les Harkis durant la guerre d’Algérie. Cela peut expliquer la pérennisation du système politique algérien et sa remarquable résilience face au Printemps Arabe.</p>



<p>On se posera évidemment toujours la question de savoir de quelle manière ce Printemps arabe est intervenu dans notre pays après les événements issus de la Révolution du Jasmin. On établira un parallèle entre les jeunes tunisiens envoyés en Syrie à partir de 2012 et leurs prédécesseurs algériens envoyés en Afghanistan par la sécurité militaire algérienne dans les années 80 dans le but de noyauter la résistance afghane pour le compte du KGB.</p>



<p>Une chose demeure donc certaine; alors qu’en Tunisie le pays affrontait le terrorisme, pour nos voisins algériens, cela faisait longtemps qu’ils en avaient percé tous les secrets. Et si un jour l’Histoire de la révolution en Tunisie doit être écrite, Alger en constituera sans aucun doute un passage obligé.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que la thèse défendue par ce livre, écrit en 2004, sur le contre-terrorisme des généraux janviéristes algériens, a été corroborée par de nombreux témoignages d’ex-militaires réfugiés en Grande-Bretagne,&nbsp;des officiers&nbsp; Samraoui, Tigha, Aguenoun, et Essouaidia, ainsi qu’un mouvement, celui des Officiers libres d’Algérie, qui aujourd’hui et depuis plusieurs années ne fait plus parler de lui.</p>



<p>Il demeure d’abord nécessaire rendre hommage à l’armée algérienne dont l’honneur ne saurait être terni par les agissements de quelques-uns de ses officiers et de ses hommes de mains&nbsp;impliqués dans les massacres contre leur propre peuple.</p>



<p>D’autre part, il faut comprendre que les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune&nbsp;puissent les remettre en question un seul instant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’États : Histoire secrète, de la guerre d’indépendance à la «troisième guerre» d’Algérie’’, de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire, éd. La Découverte, Paris, 3 novembre 2005. </strong></em></p>



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		<title>Eva Joly, mémoires d’une magistrate dans la mêlée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 06:21:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[affaire Elf]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Tapie]]></category>
		<category><![CDATA[chokri belaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Joly]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Remadi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eva Joly publie un récit introspectif mêlant souvenirs d’enfance, chroniques de ses débuts en magistrature et réflexions sur son parcours.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/13/eva-joly-memoires-dune-magistrate-dans-la-melee/">Eva Joly, mémoires d’une magistrate dans la mêlée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ‘‘J’ai passé une nuit d’hiver dehors’’, ses mémoire parues en novembre 2024, Eva Joly publie un récit introspectif mêlant souvenirs d’enfance, chroniques de ses débuts en magistrature et réflexions sur son parcours. «En Norvège, pour désigner celui ou celle qui a survécu à une épreuve hors norme, nous disons qu’il ou elle a passé une nuit d’hiver dehors», dit-elle pour expliquer le titre de son livre.</em></strong> <em>(Photo: Eva Joly avec l&rsquo;auteur de l&rsquo;article à Tunis en 2013).  </em></p>



<p><strong>Djamal Guettala &nbsp;</strong></p>



<span id="more-15527701"></span>



<p>Magistrate franco-norvégienne, ancienne députée européenne et candidate écologiste à la présidentielle en France, Eva Joly revient sur les épreuves marquantes de sa vie, notamment l’affaire Elf et les nombreuses pressions qu’elle a subies. Mais ses mémoires, qui privilégient l’intime, laissent de côté plusieurs engagements politiques majeurs. Oubli&nbsp;? Mémoire sélective&nbsp;? Omission délibérée&nbsp;?</p>



<p>Le livre s’ouvre sur ses premiers pas dans la magistrature, un milieu où elle a dû s’imposer en tant que femme et en tant qu’étrangère. Elle raconte comment elle a appris à naviguer dans cet univers rigide, son évolution au sein de l’appareil judiciaire et les premiers dossiers qui l’ont marquée.</p>



<p>Mais c’est l’affaire Elf qui occupe une place centrale dans son récit. Eva Joly décrit l’épuisement, les campagnes de presse violentes, les menaces et la protection policière qui a duré six ans. Cette période est aussi marquée par un drame personnel : en 2001, en pleine instruction du dossier Elf Aquitaine, l’entreprise pétrolière impliquée dans de nombreuses affaires politico-financières, son ex-mari, Pascal Joly, se suicide. Cet événement la pousse à quitter la France pour retourner en Norvège, où elle poursuit son engagement dans la lutte contre la corruption, notamment au sein de l’Agence norvégienne de développement et de coopération (Norad). De Madagascar à la Zambie, puis en Afghanistan en 2012, elle continue son combat pour la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regard sélectif sur son engagement politique</h2>



<p>Si les mémoires d’Eva Joly offrent un témoignage poignant, elles marquent une rupture avec ses précédents ouvrages. <em>‘‘La Force qui nous manque’’</em> (2007) détaillait sa rencontre avec Abdelaziz Bouteflika, mais pas dans le cadre des relations diplomatiques franco-algériennes. En 2007, Eva Joly a été invitée par le président algérien pour une conférence sur la réconciliation nationale et la lutte contre la corruption. Cette visite n’avait pas pour but de traiter directement des relations franco-algériennes, mais plutôt de partager son expertise en matière de lutte contre la corruption, notamment en raison de son rôle central dans l’affaire Elf. Elle a rencontré l’ancien président algérien pour discuter des mécanismes de lutte contre la corruption et des processus de réconciliation nationale en Algérie.</p>



<p>À l’inverse, <em>‘‘J’ai passé une nuit d’hiver dehors’’</em> met en retrait certains engagements politiques majeurs, notamment sur l’Algérie et la Tunisie. Deux absences frappantes illustrent ce choix : Eva Joly avait rencontré l’Association tunisienne pour la transparence financière (ATTF) de Sami Remadi et pris la parole lors d’une conférence à l’hôtel Africa sur la dette et l’évasion fiscale. Invitée le 29 juin 2013 à Tunis, elle y avait dressé un état des lieux de la situation en France et proposé des réformes pour des pays comme la Tunisie. Ce témoignage, qui aurait pu enrichir son livre, est totalement absent.</p>



<p>De même, elle avait assisté à la conférence de presse du ministre de la Justice tunisien concernant l’assassinat de Chokri Belaïd, un événement qui avait profondément marqué la Tunisie. Pourtant, cet épisode crucial ne figure pas non plus dans ses mémoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’affaire Tapie : un dossier emblématique</h2>



<p>L’un des passages les plus marquants des mémoires d’Eva Joly concerne l’affaire Bernard Tapie, un dossier qui a marqué ses débuts en tant que magistrate. Elle raconte: <em>«Mon premier grand dossier financier fut aussi le premier à avoir un retentissement médiatique. En 1992, les services fiscaux m’ont saisi à propos de Bernard Tapie, un homme d&rsquo;affaires flamboyant qui ne payait pas d’impôts. Il était même exonéré de la taxe foncière, alors qu’il habitait un hôtel de 18 000 mètres carrés…»</em></p>



<p>Elle décrit comment Tapie, connu pour ses affaires et son extravagance, utilisait des sociétés créées artificiellement en déficit pour échapper à l’impôt. Mais l’histoire prend un tournant encore plus dramatique lorsqu’une intervention policière échoue à arrêter Tapie comme prévu. À ce moment-là, il ouvre sa fenêtre en criant : <em>«La police fasciste m’arrête !»</em></p>



<p>Eva Joly explique comment la police, déconcertée par ce comportement, ne savait pas quoi faire face à ce personnage d’envergure. Elle ordonne alors que Tapie soit ramené chez lui <em>«comme il est, même en pyjama»</em>.</p>



<p>L’affaire Tapie, avec ses multiples ramifications, était un enchevêtrement de faits. Eva Joly décrit Tapie comme ayant <em>«une affaire dans l’affaire, puis une affaire de l’affaire dans une autre affaire»</em>. Elle raconte aussi l’achat d’Adidas par cet homme d’affaires, une opération d&rsquo;envergure qui a secoué la France et qui a abouti à une revente de l&rsquo;entreprise, un dossier très médiatisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre en demi-teinte, entre introspection et oublis</h2>



<p>En définitive, <em>‘‘J’ai passé une nuit d’hiver dehors’’</em> permet de mieux comprendre son itinéraire personnel, notamment ses débuts en magistrature et son engagement dans l’affaire Elf. Mais il laisse un vide pour ceux qui attendaient une réflexion plus approfondie sur ses combats politiques et judiciaires.</p>



<p>Ce livre dresse le portrait d’une Eva Joly plus introspective et moins militante que dans ses précédents écrits. Pour les lecteurs intéressés par les rapports de pouvoir, la corruption et les luttes sociales, <em>‘‘La Force qui nous manque’’</em> et d’autres ouvrages sont plus complets.</p>
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		<title>Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 10:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Sabina Henneberg]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Que va-t-il se passer demain ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Nous continuons à traduire et à publier des articles sur la Tunisie publiés dans la presse étrangère et notamment anglo-saxonne afin que les Tunisiens en général et le pouvoir politique en particulier prennent conscience de l’image que notre pays renvoie à l‘étranger, en espérant que cela les aidera à rectifier le tir et à prendre les bonnes décisions.</strong></em> <em>(Illustration:  le président Saïed semble toujours conserver une importante base de soutien).</em></p>



<p>Par <strong>Karim Mezran</strong> * &amp; <strong>Sabina Henneberg</strong> **</p>



<span id="more-6966272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Karim-Mezran-Sabina-Henneberg.jpg" alt="" class="wp-image-6966415"/></figure></div>


<p>La Tunisie fait face à des vagues de protestations suite aux arrestations massives d’opposants politiques au président Kaïs Saïed. Que va-t-il se passer ensuite?</p>



<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Suite à l’arrestation fin janvier d’un responsable syndical pour avoir organisé une grève des opérateurs de péages, le gouvernement a lancé une série d’arrestations contre des opposants politiques. Le président a accusé les personnes arrêtées de <em>«comploter»</em> contre la sûreté de l’État et/ou les a qualifiées de <em>«terroristes»</em> sans, dans la plupart des cas, présenter des preuves suffisantes pour les accuser.</p>



<p>Cela a donné une impulsion à un mouvement de protestation organisé par le syndicat, connu sous son acronyme français d’UGTT (Union générale tunisienne du travail). Le 4 mars, l’UGTT aurait mobilisé le plus grand nombre de personnes dans toutes les manifestations contre le président tunisien Kaïs Saïed depuis son entrée en fonction, des manifestations tout aussi importantes étant organisées par une coalition de partis politiques, le Front du salut national.</p>



<p>Il existe quatre scénarios imaginables pour la résolution de cette crise.</p>



<p><strong>Premièrement, Saïed pourrait volontairement se retirer face à une opposition croissante.</strong> Ce scénario est hautement improbable à ce stade. Dans d’autres cas de dirigeants autoritaires démissionnant sous la pression populaire, comme Hosni Moubarak en Égypte (2011) ou Abdelaziz Bouteflika en Algérie (2019), d’importants acteurs sur le soutien desquels ces dictateurs s’appuyaient ont influencé leurs décisions. Par exemple, Moubarak a été invité à démissionner par l’armée (et les États-Unis); Bouteflika par les puissants clans au pouvoir du pays.</p>



<p>En revanche, et notamment depuis le début de la consolidation de son contrôle sur les institutions du pays en juillet 2021, Saïed est apparu de plus en plus isolé et non-influençable. En supposant qu’il agisse conformément à son comportement antérieur, il ne fera que continuer à détourner la critique, quelles que soient les voix essayant de se faire entendre ou la situation dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cIGDqqEwmO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/">Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/embed/#?secret=NnGVbeBaxG#?secret=cIGDqqEwmO" data-secret="cIGDqqEwmO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Deuxièmement, et conformément à la tradition tunisienne, c’est que Saïed pourrait accepter un dialogue national</strong>, comme l’exige l’UGTT. Comme en 2013, lorsque, à la suite de deux assassinats politiques et dans des conditions sécuritaires et économiques qui se sont fortement détériorées, la société civile tunisienne – dirigée par l’UGTT – a organisé un dialogue national pour les partis politiques divisés afin de surmonter leurs divergences dans la rédaction d’une nouvelle constitution. Par ce mécanisme, le parti en charge du gouvernement de coalition de l’époque, le parti islamiste modéré Ennahdha, a accepté de céder le pouvoir à un gouvernement intérimaire chargé de conduire le pays vers de nouvelles élections.</p>



<p>Malheureusement, il existe plusieurs raisons de douter qu’un scénario similaire puisse se dérouler aujourd’hui. Le contexte en 2013 était unique : le pays était toujours en proie à la ferveur révolutionnaire après la destitution de l’ancien président Ben Ali, et il y avait une demande populaire importante de dépassement de l’instabilité sécuritaire, dont Ennahdha était largement accusé.</p>



<p>De plus, la prise de contrôle par le général Abdelfattah Sissi du gouvernement élu des Frères musulmans en Égypte ce même été a pesé lourdement sur l’esprit des dirigeants d’Ennahdha, qui ne voulaient pas subir le même sort.</p>



<p>Par ailleurs, il y avait un objectif clair autour duquel organiser le dialogue : la finalisation d’une nouvelle constitution, dont le processus d’élaboration a été lancé sur la base d’un consensus forgé par la mobilisation populaire.</p>



<p>On ne sait pas quel type de feuille de route largement convenue un nouveau dialogue pourrait s’établir dans les conditions actuelles. Se mettre d’accord sur une constitution nouvelle ou révisée, ou organiser de nouvelles élections législatives, n’aurait aucun sens étant donné qu’il s’agissait de l’aboutissement de la propre feuille de route unilatérale de Saïed déclarée en décembre 2021, qui manquait de légitimité populaire malgré le fait que le président semble toujours conserver une importante base de soutien.</p>



<p><strong>Troisièmement, une prise de contrôle militaire est possible</strong>. Ce serait une rupture claire avec la tradition en Tunisie, dont le premier président postindépendance, Habib Bourguiba, a délibérément cultivé une petite armée apolitique. En 2011, l’armée a assuré sa place en tant qu’institution fort respectée pour avoir refusé de tirer sur des manifestants, provoquant la fuite de Ben Ali. Depuis lors, les forces armées ont continué à jouir d’une bonne réputation tout en jouant un rôle clé dans le rétablissement de la sécurité après une recrudescence des activités terroristes entre 2011 et 2015.</p>



<p>Sous Saïed, l’armée a renforcé son prestige ainsi que son rôle en politique. Le président, qui a été élu en tant qu’outsider sans base de soutien claire, en a toujours eu besoin en tant qu’allié. En juillet 2021, lorsque des chars et des troupes ont empêché les députés d’entrer dans le bâtiment du parlement après la dissolution de cette institution par Saïed, les observateurs se sont inquiétés du fait que l’armée abandonnait son rôle traditionnellement apolitique. Tout cela rend extrêmement imprévisible la façon dont l’armée réagirait dans une situation de troubles accrus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fVhsU28OSP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/">Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/embed/#?secret=jVf1jtZOiW#?secret=fVhsU28OSP" data-secret="fVhsU28OSP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans l’éventualité d’un coup d’État militaire, on ne sait pas non plus comment procéderaient ceux qui prendraient les commandes. Les forces armées voudraient presque certainement céder le pouvoir à un nouveau gouvernement civil le plus rapidement possible, mais trouver un gouvernement neutre et intérimaire serait difficile étant donné le paysage très fracturé. Même en 2013, lorsqu’un gouvernement intérimaire efficace sous la direction du technocrate Mehdi Jomaa a été installé, le processus de sélection était difficile. Au cas où l’armée interviendrait pour empêcher la violence de devenir incontrôlable, il est peu probable qu’elle soit prête à jouer un tel rôle.</p>



<p><strong>Quatrièmement, une impasse prolongée dans laquelle les arrestations et les protestations finissent par s’éteindre</strong> <strong>et Saïed reste au pouvoir. </strong>C’est la possibilité la plus probable, d’autant plus que l’éclatement de la violence généralisée, du moins à ce stade, ne semble pas imminent. Malheureusement, dans ce scénario, étant donné que Saïed n’a apporté aucun changement significatif et sera de plus en plus préoccupé par la sauvegarde de son propre pouvoir, les conditions socio-économiques et politiques continueront de s’aggraver et de décliner.</p>



<p>Compte tenu de ces perspectives, Washington doit être prêt à soutenir économiquement la Tunisie, surtout si d’autres prêteurs ne se présentent pas. Il devrait tirer parti de ce soutien économique pour pousser le président à être plus inclusif et élargir la base du consensus. Un dialogue national qui produit des résultats immédiats offre le plus d’espoir pour calmer les protestations et permettre la mise en place de plans à plus long terme.</p>



<p>La crise actuelle de la Tunisie ne représente que la pointe de l’iceberg, alors que toute la région Afrique du Nord/Sahel glisse rapidement dans un état de profonde instabilité. Les États-Unis devraient travailler avec des partenaires européens pour élaborer un plan régional plus large de réconciliation politique, de respect des droits de l’homme, de coopération économique et de développement socio-économique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source&nbsp;</em></strong>: <a href="https://nationalinterest.org/blog/lebanon-watch/four-possible-scenarios-tunisia%E2%80%99s-political-crisis-206306" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest.</a>  &nbsp;</p>



<p><em>* Le Dr Karim Mezran est le directeur de l’Initiative Afrique du Nord au Conseil de l’Atlantique.</em></p>



<p><em>** Sabina Henneberg est boursière Soref au Washington Institute for Near East Policy, où elle se spécialise dans les affaires de l’Afrique du Nord. Elle était auparavant analyste senior chez Libya-Analysis LLC.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 12:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&#8217;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie. Par Imed Bahri...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/">Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-201355"/><figcaption><em>Bouteflika, jeune ministre algérien des Affaires étrangères, reçu par Bourguiba.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&rsquo;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-363237"></span>



<p>Bouteflika, qui fut en son temps le plus jeune ministre des Affaires étrangères en fonction (il n&rsquo;avait que 26 ans lors de sa nomination), a dirigé l&rsquo;Algérie de 1999 à 2019, pendant quatre mandats consécutifs, avant d&rsquo;être démis de ses fonctions sous la pression de la rue pour avoir commis l&rsquo;erreur, impardonnable aux yeux des Algériens, de briguer un cinquième mandat successif, alors que son état de santé était très détérioré et que son règne dégénérait en une interminable chronique de la corruption ordinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un amour de jeunesse, l&rsquo;amour d&rsquo;une vie </h3>



<p>Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc), cet autodidacte brillant s&rsquo;engage dans l&rsquo;Armée de libération nationale (ALN) pendant la guerre d&rsquo;Algérie. Membre du clan d&rsquo;Oujda, il se lie avec Houari Boumédiène, sous l&rsquo;égide duquel il progresse rapidement dans l&rsquo;appareil administratif de l&rsquo;<em>«armée des frontières»</em>. Et c&rsquo;est durant cette période qu&rsquo;il séjourne à Tunis avec les autres membres de la direction du Front de libération nationale (FLN) et se lie d&rsquo;amitié avec les membres de la direction politique tunisienne post-indépendance, à commencer par Habib Bourguiba et son épouse, Wassila Bourguiba, et son fils Habib Bourguiba Junior, ainsi qu&rsquo;avec Mohamed Masmoudi, qui sera son homologue lorsqu&rsquo;il accédera au poste de ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979, dans les trois gouvernements Ahmed Ben Bella et les quatre gouvernements Houari Boumédiène. </p>



<p>Les parcours politiques chaotiques des deux hommes se croiseront aussi lors de leurs longues traversées du désert, notamment en France et aux Émirats arabes unis où ils ont bénéficié de l&rsquo;hospitalité de feu Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane, qui appréciait la compagnie de ces deux hommes d&rsquo;expérience qui savaient aussi être drôles et agrémenter les <em>«majlis»</em> de l&rsquo;émir par des anecdotes sur les grands de leur époque qu&rsquo;ils côtoyèrent grâce à leurs hautes fonctions.</p>



<p>Un journaliste qui a croisé Bouteflika à cette époque se souvient&nbsp;: <em>«Bouteflika me disait que les rapports entre Bourguiba et Boumédiène étaient souvent houleux. Mais grâce à ma proximité avec Wassila, le réseau de l&rsquo;UGTT, Bourguiba Junior et d&rsquo;autres éminentes figures du Néo-Destour, j&rsquo;ai toujours réussi a arrondir les angles et à aplanir les difficultés sans en référer à Boumédiène.»</em></p>



<p><em>«L&rsquo;ancien président algérien était d&rsquo;autant plus attaché à la Tunisie, où il compte de nombreux amis, que cet homme à femmes, qui ne s&rsquo;est jamais marié, n&rsquo;eut qu&rsquo;un seul grand amour : une Tunisienne mariée dont il fit la connaissance durant ses jeunes années à Tunis»</em>, ajoute le même journaliste.</p>



<p>Avec Zine El-Abdine Ben Ali, Bouteflika a gardé des relations certes distantes, du fait de la sobriété de l&rsquo;ancien président tunisien, de tempérament plus réservé, mais assez correctes, ce qui a permis à l&rsquo;ancien chef de la diplomatie algérienne, du fait de ses bonnes relations avec le président Liamine Zéroual, d&rsquo;intercéder à plusieurs reprises entre les deux hommes, lorsqu&rsquo;ils étaient tous deux confrontés, dans les années 1990, à l&rsquo;hydre du terrorisme islamiste.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-363238" width="500"/><figcaption><em>Bouteflika aux obsèques de Bourguiba, le 8 avril 2000, à Monastir.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Des relations cordiales malgré les vicissitudes de l&rsquo;histoire </h3>



<p>Lorsque Bouteflika a accédé lui-même à la présidence de l&rsquo;Algérie en 1999, et qu&rsquo;il a fait voter et approuver par référendum, en&nbsp;septembre 1999, la loi de la <em>«concorde civile»</em> prévoyant une amnistie partielle des&nbsp;islamistes<em>&nbsp;</em>armés, contre leur désarmement et leur abandon du maquis, opération qui mit fin fin à la <em>«décennie noire»</em>, Ben Ali, qui rejetait toute conciliation avec les islamistes en Tunisie, était suffisamment pragmatique pour apprécier la baisse de la violence terroriste chez les voisins algériens. Aussi, et malgré leurs options politiques différentes, les deux hommes ont gardé des relations cordiales imposées par la profondeur historique des liens entre les deux peuples.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi que Bouteflika sera parmi les rares chefs d&rsquo;Etat, avec les présidents français Jacques Chirac, palestinien Yasser Arafat et égyptien Mohammed Hosni Moubarak, à avoir fait le déplacement à Tunis pour assister, aux côtés de Ben Ali, à Monastir, le 8 avril 2000, aux<a href="http://www.kapitalis.com/une/62-fokus/national/9237-il-y-a-douze-ans-en-tunisie-le-deuil-supreme-de-bourguiba.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> obsèques de Bourguiba</a>. Il décrète un deuil de trois jours en Algérie et reconnaît en le défunt <em>«l&rsquo;une des personnalités du Maghreb les plus marquantes du xxe siècle dont l&rsquo;Afrique et le monde peuvent s&rsquo;enorgueillir».</em></p>



<p>Malgré des vicissitudes par lesquelles les deux pays sont passées entre 1999 et 2019, période de règne de Bouteflika, entre Tunis et Alger, les relations ont toujours été empreintes d&rsquo;entente cordiale, l&rsquo;Algérie se gardant même de s&rsquo;immiscer dans les affaires intérieures de la Tunisie lorsque la révolution a éclaté, le 14 janvier 2011, à Tunis, et faillit même, au début, déborder sur l&rsquo;Algérie. Le pragmatisme a toujours inspiré les dirigeants des deux pays dont les orientations idéologiques et les options politiques ont souvent été aux antipodes : pendant la guerre froide, Tunis avait toujours eu un tropisme occidental, alors qu&rsquo;Alger était de tendance tiers-mondiste et avait des liens très fort avec le bloc soviétique. Mais les nuages étaient rares dans leurs relations bilatérales et, grâce à l&rsquo;entregent de leurs dirigeants, ces nuages se dissipaient rapidement, les deux peuples voisins ayant toujours été très proches.  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2Ns7xKtFk7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/">Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/embed/#?secret=edSNocQ3Nu#?secret=2Ns7xKtFk7" data-secret="2Ns7xKtFk7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Procès d’une mystificatrice : Maya se faisait passer pour «la fille de Bouteflika»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 08:27:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maya butinait dans toutes les mains qui se tendaient vers elle. Elle occupait la villa N°13 de la plage sélecte de Moretti, longtemps interdite au commun des mortels, en se faisant passer pour la «fille de Bouteflika». Elle avait ses entrées et des appuis haut placés. Son procès s’est ouvert la semaine dernière à Alger....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/04/proces-dune-mystificatrice-maya-se-faisait-passer-pour-la-fille-de-bouteflika/">Procès d’une mystificatrice : Maya se faisait passer pour «la fille de Bouteflika»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Maya-Bouteflika.jpg" alt="" class="wp-image-315007"/></figure>



<p><strong><em>Maya butinait dans toutes les mains qui se tendaient vers elle. Elle occupait la villa N°13 de la plage sélecte de Moretti, longtemps interdite au commun des mortels, en se faisant passer pour la «fille de Bouteflika». Elle avait ses entrées et des appuis haut placés. Son procès s’est ouvert la semaine dernière à Alger.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-315006"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Pour tous ceux qui la connaissaient, de près ou de loin, elle était la «fille cachée» du président déchu Abdelaziz Bouteflika, connu pour être un amateur de femmes, mais aussi un célibataire endurci, qui a refusé sa vie durant de se laisser mettre la bague au doigt. Mettant à profit la proximité de ses parents de l’ancien président, Maya a réussi, à l’issue d’une rencontre qu’elle avait provoquée pour égrener quelques souvenirs familiaux communs, à se faire passer pour la fille que l’ancien président avait eu d’un <em>«lit naturel»</em>.</p>



<p>Elle a du bagout, de l’entregent et sait ensorceler ses interlocuteurs. L’affaire est enclenchée : venue réclamer un <em>«coup de pouce»</em> à la présidence pour monter une station de distribution de carburants à Oran, dans l’ouest algérien, la voilà <em>«copain-copain»</em> avec des responsables haut-placés à la présidence, dont le secrétaire personnel du président, Mohammed Rougab, qui lui servira de tremplin pour rencontrer le gros gibier de la nomenklatura.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Elle capitalise sur son nom, son bagout et son entregent</h3>



<p>Ils viennent l’un derrière l’autre frapper à sa porte pour qu’elle intercède en leur faveur auprès de son <em>«père»</em>, leur obtenir des rendez-vous avec des ministres ou peser pour qu’ils enlèvent un contrat de gré à gré avec les autorités, fort juteux en général. Elle capitalise sur son nom. À chaque coup réussi, elle touche une commission. Son champ de manœuvre: les BTP, qui ont fait le bonheur de plus d’un avant elle. Ses deux filles lui donnent un coup de main.</p>



<p>Lorsque le pot aux roses est découvert, en juillet 2019, quelques mois après la renonciation de Bouteflika à briguer un cinquième mandat présidentiel, Mme Maya – ainsi connue par ses familiers – avait ramassé un magot considérable. Dans la villa N°13 de Moretti, une plage sélecte aménagée par le <em>«roi de la Trappe»</em>, le sénateur Borgeaud, sous la colonisation française, revenue à l’indépendance à l’Etat, qui l’a transformée en résidence d’Etat à l&rsquo;usage de ses ministres et hauts responsables, la police a découvert un petit trésor : 270.000 euros, 30.000 dollars, 120 millions de dinars en liquide, 17 kg de bijoux en or et des faux passeports. 10.000.000 de dinars étaient emmurés dans une chambre à part, selon le dossier d’accusation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le «mystère de la villa N°13»</h3>



<p>La proximité de Mme Maya de l’ancien directeur de la sûreté Nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, condamné un douze ans de prison dans d’autres affaires séparées, lui a permis d’obtenir une garde policière devant sa villa de Moretti, dont on ignore comment elle a pu lui être attribuée. À la manière d’Agatha Christie, la presse algérienne parle du <em>«mystère de la villa N°13» </em>que le tribunal de Chéraga (banlieue d’Alger) est chargé de percer.</p>



<p>Mme Maya, deux anciens ministres, Mohamed Ghazi, ex-ministre du Travail, et Abdelghani Zaâlane, ex-ministre des Travaux publics, le général-major Abdelghani Hamel, et onze autres personnes sont poursuivis pour <em>«violation de la réglementation, du règlement relatif au change et au mouvement des capitaux de et vers l’étranger», «abus de fonction», «obtention et octroi d’indus avantages»</em> et<em> «trafic d’influence»</em>.</p>



<p>Mme Maya déjà condamnée, ainsi que ses deux filles, à dix-huit mois de prison pour détention de faux passeports, sont en outre poursuivies pour <em>«blanchiment d’argent dans le cadre d’une association criminelle organisée», «complicité d’abus de fonction», «violation de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger»</em>, <em>«demande et acceptation d’indus avantages en recourant à un agent public»</em> et <em>«complicité dans l’octroi d’indus avantages»</em>. Elles ont été arrêtées au moment où elles s’apprêtaient à quitter le territoire sous de fausses identités.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/04/proces-dune-mystificatrice-maya-se-faisait-passer-pour-la-fille-de-bouteflika/">Procès d’une mystificatrice : Maya se faisait passer pour «la fille de Bouteflika»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cascade de milliards mal acquis et pluie d’années de prison au tribunal d’Alger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/16/cascade-de-milliards-mal-acquis-et-pluie-dannees-de-prison-au-tribunal-dalger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 08:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmalek Sellal]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeslam Bouchoureb]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ouyahia]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Amar Ghoul]]></category>
		<category><![CDATA[Mahieddine Takhout]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de Sidi M’hammed]]></category>
		<category><![CDATA[Youcef Yousfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pluie d’années de prison a déferlé sur la tête des accusés, dont deux anciens Premiers ministres et un homme d’affaires, pris dans les filets de l’opération «mains propres» déclenchée par les autorités. Par Hassen Zenati Après la cascade de milliards mal acquis révélée par l’instruction, le tribunal de Sidi M’Hammed à Alger, a infligé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/16/cascade-de-milliards-mal-acquis-et-pluie-dannees-de-prison-au-tribunal-dalger/">Cascade de milliards mal acquis et pluie d’années de prison au tribunal d’Alger</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelmalek-Sellal-et-Ahmed-Ouyahia.jpg" alt="" class="wp-image-308233"/><figcaption><em>Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, deux anciens Premiers ministres dans la même galère.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Une pluie d’années de prison a déferlé sur la tête des accusés, dont deux anciens Premiers ministres et un homme d’affaires, pris dans les filets de l’opération «mains propres» déclenchée par les autorités.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308232"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après la cascade de milliards mal acquis révélée par l’instruction, le tribunal de Sidi M’Hammed à Alger, a infligé une pluie d’années de prison aux accusés dans un nouveau procès marathon de la corruption dans le cadre de l’opération<em> «mains propres »</em> lancée par les autorités.</p>



<p>Les deux anciens Premiers ministres de Abdelaziz Bouteflika<strong>, </strong>Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, accusés d’avoir octroyé des avantages indus à l’homme d’affaires Mahieddine Takhout, se sont vu infliger dix ans de prison chacun, mais ont été acquittés de la charge de corruption.</p>



<p>Cette nouvelle condamnation porte à 60 ans le nombre d’années de peine infligées jusque-là à Ahmed Ouyahia, qui doit encore comparaître dans d’autres procès du même type. Cependant, la loi algérienne ne prévoyant pas de cumul des peines, c’est la condamnation la plus lourde qui sera retenue à l’exclusion de toutes les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux anciens Premiers ministres et trois ministres sur le banc des accusés</h3>



<p>L’ancien Premier ministre, qui a enregistré un record de durée passée à la tête du gouvernement au cours de vingt cinq dernières années, a révélé au tribunal qu’il souffrait d’un cancer depuis 2019. Il a été transféré à l’hôpital Mustapha, au milieu de rumeurs alarmantes, rapidement démenties, sur son état de santé. Il a été rejoint par son co-accusé Abdelmalek Sellal, qui a accumulé, lui aussi, un nombre important d’années de prison à expurger.</p>



<p>Le principal accusé dans ce procès, l’homme d’affaires Mahieddine Takhout, self-made man, a été condamné pour sa part à 16 ans de prison ferme et 8 millions de dinars d’amende, assortis de la saisie de tous ses biens. Quatre membres de sa famille, Hamid, Rachid, Nacer et Bilal ont écopé de 7 ans de prison ferme chacun, alors qu’un autre s&rsquo;est vu infliger 3 ans de prison ferme. Leurs entreprises devront par ailleurs payer une amende de 32 millions de dinars et seront exclues pendant cinq ans de toute commande publique.</p>



<p>Deux ex-ministres Amar Ghoul et Youcef Yousfi de l’équipe Bouteflka ont été condamnés pour<em> «mauvais usage»</em> de leur fonction à respectivement à 7 ans de prison et 300.000 dinars d&rsquo;amende et 2 ans de prison. Enfin l’ancien ministre de l’industrie Abdeslam Bouchoureb, en fuite à l’étranger, a été condamné par défaut à 20 ans de prison ferme, pour la quatrième fois consécutive – cumulant ainsi 80 ans de prison. Il fait l’objet par ailleurs d’un mandat d’arrêt international délivré par le tribunal.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Marchés publics de gré à gré et cahiers des charges «sur mesure»</h3>



<p>Mahieddine Tahkout, poursuivi dans les affaires dites de <em>«montage automobile» </em>et de <em>«contrats de transport universitaire»</em>, était à la tête d’un conglomérat disparate présent dans le transport par bus pour étudiants, la production de ciment, la distribution de gaz, l’agro-alimentaire, l’industrie pharmaceutique, l’industrie automobile, en plus de concessions agricoles acquises auprès de l’Etat. Il employait quelque 14.000 salariés et disposait de 3.300 bus pour le transport de 1,5 millions d’étudiants, dont il avait le monopole, selon l’accusation. Issu d’un quartier populaire et d’une famille modeste, parti de rien, selon ses dires, il avait appris le métier de commerçant aux côtés de son père, avant d’ouvrir une entreprise de fabrication de chaussures puis d’une entreprise de pièces détachées automobiles.</p>



<p>Pour sa défense Mahieddine Takhout a plaidé devant le tribunal n’avoir pris «aucun sou de crédit» et d’avoir investi sur fonds propres.<em> «Je n’ai pris aucun sou de crédit auprès de l’Etat, ni de personne. Je n’ai fait aucune intervention, je ne me suis déplacé au bureau d’aucun responsable, et je n’ai été recommandé par personne», </em>a-t-il dit. Récusant le qualificatif d’homme d’affaires utilisé par la presse, il s’est présenté comme <em>«un investisseur, qui a tout réalisé sur ses fonds propres»,</em> et qui a ainsi investi plus de 1.200 milliards de centimes dans 38 départements. <em>«Je le répète devant le tribunal et devant tout le peuple, si quelqu’un m’a donné un sou qu’il vienne le prouver. Il y a peut-être une autre personne qui a pris ces crédits en mon nom mais ce n’est pas moi».</em></p>



<p>Reconnaissant avoir obtenu des contrats de transport d’étudiants en étant seul à répondre à l’appel d’offres public, alors qu’il était attaqué pour avoir obtenu un cahier de charges <em>«sur mesure»</em>, il contre-attaque en accusant son partenaire de ne pas s’être acquitté de sa dette envers lui, qu’il évalue à plus de 157 milliards de centimes.</p>



<p>Articles du même auteur dans Kapitalis : </p>



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		<title>Algérie : nouvelle charrette de l’opération «mains propres»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 08:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmalek Sellal]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ouyahia]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Amara Ben Younes]]></category>
		<category><![CDATA[Ammar Ghoul]]></category>
		<category><![CDATA[Said Bouteflika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux anciens Premiers ministres, huit ministres, une fratrie d’hommes d’affaires, plusieurs hauts cadres font partie de la nouvelle charrette du tribunal d’Alger. Par Hassen Zenati Le tribunal de Sidi M’Hammed (Alger) a de nouveau eu la main lourde en condamnant mercredi 1er juillet 2020 plusieurs anciens responsables de haut niveau à de sévères peines de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Ali-Haddad.jpg" alt="" class="wp-image-306186"/><figcaption><em>Ali Haddad, une sorte de Belhassen Trabelsi algérien. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Deux anciens Premiers ministres, huit ministres, une fratrie d’hommes d’affaires, plusieurs hauts cadres font partie de la nouvelle charrette du tribunal d’Alger.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-306185"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Le tribunal de Sidi M’Hammed (Alger) a de nouveau eu la main lourde en condamnant mercredi 1er juillet 2020 plusieurs anciens responsables de haut niveau à de sévères peines de prison dans l’opération «mains propres» déclenchée après la chute de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, et qui en est encore à ses débuts.</p>



<p>La charrette est bien fournie. Elle compte deux anciens Premiers ministres – déjà condamnés lourdement dans d’autres volets de ce procès marathon, et qui doivent encore comparaître dans des affaires à venir – huit ministres, une fratrie d’hommes d’affaires et plusieurs hauts fonctionnaires de l’Etat.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Blanchiment d’argent, abus de pouvoir et corruption</h3>



<p>Les mis en cause étaient poursuivis pour blanchiment d’argent, abus de pouvoir et pression sur des fonctionnaires afin d’obtenir d’indus avantages, corruption de fonctionnaires et financement occulte de campagne électorale. Il s’agit en l’occurrence des collectes de fonds pour financer la campagne électorale du cinquième mandat du président déchu, avorté sous la pression de la rue.</p>



<p>Les chefs d’accusation concernent plusieurs grands projets d’infrastructures publiques, dont l’autoroute Boudouaou-Zéralda, la pénétrante de l’aéroport international d’Alger et l’autoroute Est-Ouest. Courant de la frontière tunisienne à la frontière marocaine, parallèlement au littoral, sur une longueur de plus de 1.200 km, l’ouvrage a dépassé son budget initial de plus de 60%, passant de 11 à 17 milliards de dollars, selon des estimations encore provisoires. Sa réalisation, confiée à des groupes chinois et japonais, aux côtés d’entreprises algériennes, a en outre pris beaucoup de retard et connu diverses déboires s’agissait de la qualité du travail accompli.</p>



<p>Prévu pour entrer en service en 2010, l’autoroute, qui dessert 24 préfectures, a été ouverte partiellement à la circulation en 2015, sans que les ouvrages d’art, les stations de péage et les aires de service et de repos prévues n’aient été achevés en totalité.</p>



<p>Principaux condamnés dans ce dossier exhalant depuis ses débuts des odeurs de corruption : Ali Haddad, patron de la plus importante société privée de travaux publics du pays, l’ETRHB, et ses frères Mohammed, Sofiane, Ammar et Méziane.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sale temps pour les anciens proches de Bouteflika</h3>



<p>Accusé principal, Ali Haddad, à la tête de la fratrie, écope de 18 ans de prison et d’une amende de 8 millions de dinars, tandis que ses frères en prennent pour 4 ans de prison chacun et 8 millions de dinars d’amende. Le tribunal a ordonné la saisie de la totalité des biens de la fratrie.</p>



<p>Selon l’évaluation du parquet, Ali Haddad était à la tête d’un groupe de 55 sociétés, qui avait bénéficié de 2000 à 2019 de 275 marchés publics, le plus souvent de gré à gré, de 452 crédits bancaires, dont 80% auprès de banques publiques, et obtenu la cession de 57 biens fonciers dans 19 départements. «Il pleuvait des milliards sur le tribunal», écrit un chroniqueur judiciaire.<br>Proche du frère et conseiller de l’ancien président, Said Bouteflika, Ali Haddad était président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), une puissante organisation patronale, redoutée, qui faisait la pluie et le beau temps dans les ministères économiques et à la présidence, selon la presse algérienne. Il se mêlait même de la formation des gouvernements depuis que le président déchu, éprouvé par la maladie, avait relâché les rênes. Avant sa descente aux enfers, il a été annoncé comme premier ministrable.<br>Les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, déjà lourdement condamnés, écopent dans ce dossier de douze ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de dinars, chacun. <em>«Nous étions des coordinateurs du gouvernement. Nous avons agi en fonction d’un plan de développement validé en Conseil des ministres, puis par les deux Chambres du Parlement», </em>ont-ils tenté de se défendre, en rejetant la responsabilité sur l’ancien président, sans convaincre le tribunal apparemment.</p>



<p>Parmi les huit ministres condamnés figure l’islamiste Ammar Ghoul, président d’un micro-parti, qui faisait l’appoint au sein de <em>«l’Alliance présidentielle» </em>soutenant Abdelaziz Bouteflika. Il en prend pour 10 ans de prison ferme.</p>



<p>Un autre ministre proche des Bouteflika, Amara Ben Younes, a été condamné à 3 ans de prison et 500.000 dinars d’amende. Il est l’auteur d’une phrase célèbre destinée à justifier le maintien à son poste de l’ancien chef d’Etat malade se déplaçant en chaise roulante : un président gouverne avec sa tête pas avec ses pieds.</p>



<p>Plusieurs des ministres ayant occupé le portefeuille de l’Equipement, qui avait en charge la réalisation des infrastructures routières, ont été condamnés dans le même dossier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur sur le même sujet : </h3>



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		<title>Algérie: Ouyahia, des lambris de la République aux cellules humides d’El Harrach</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 07:35:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdesselam Bouchaoureb]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ouyahia]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Oulmi]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Boudiab]]></category>
		<category><![CDATA[prison centrale d’El Harrach]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de Sidi M’hammed]]></category>
		<category><![CDATA[Youcef Yousfi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Condamné dans un nouveau procès, mercredi 24 juin 2020, à 12 ans de prison, l’ancien Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia aura connu dans son parcours politique atypique les lambris de la République avant les cellules humides de la prison centrale d’El Harrach. Par Hassen Zenati Les procès se suivent et se ressemblent pour l’ancien Premier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/25/algerie-ouyahia-des-lambris-de-la-republique-aux-cellules-humides-del-harrach/">Algérie: Ouyahia, des lambris de la République aux cellules humides d’El Harrach</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Condamné dans un nouveau procès, mercredi 24 juin 2020, à 12 ans de prison, l’ancien Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia aura connu dans son parcours politique atypique les lambris de la République avant les cellules humides de la prison centrale d’El Harrach.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-305097"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Les procès se suivent et se ressemblent pour l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia. Il a été condamné mercredi à 12 ans de prison par le tribunal de Sidi M’hammed (Alger), dans l’affaire dite <em>«Sovac»</em>, dans laquelle il était cité en même temps que le PDG de cette société de montage de véhicules, Mourad Oulmi, qui a été condamné, lui, à 10 ans de prison ferme et 8 millions de dinars algériens (DA) d’amende, et son frère Kheider Oulmi, condamné à 7 ans. Un ancien ministre de l’Industrie Youcef Yousfi en a pris pour 3 ans, ainsi que le PDG d’une banque publique, le Crédit populaire d’Algérie (CPA), Omar Boudiab. Le tribunal a par ailleurs ordonné la saisie des biens des frères Oulmi et le paiement par leurs sociétés d’un dédommagement de 32 milliards DA au Trésor public.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un modèle criminel dangereux</h3>



<p>Les condamnés étaient poursuivis pour <em>«blanchiment d’argent, transfert de biens issus de revenus criminels et usage de crédits financiers bancaires de façon contraire aux intérêts de la banque (CPA), octroi délibéré d’indus avantages, abus de fonction, corruption dans la conclusion de marchés publics et dilapidation de deniers publics» </em>dans le cadre de la mise en place à Relizane d’une usine de montage de véhicules des marques du groupe allemand Volkswagen.</p>



<p>Plusieurs autres personnes impliquées, dont l’épouse de Mourad Oulmi, Fatiha Ould Moussa, et un ancien ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchaoureb, ont été condamnés à de lourdes peines de prison par défaut. Ils font l’objet d’un mandat d’arrêt international.</p>



<p>Dans son réquisitoire, le procureur général a souligné que <em>«Mourad Oulmi et ses compères ont adopté un modèle criminel dangereux pour le transfert illicite des devises sous le couvert de l’investissement»</em>. Il les a accusés d’avoir<em> «trahi la confiance que le peuple a placée en eux»</em>. <em>«Ils connaissaient bien les difficultés de l’Algérie et la nécessité absolue d’aller vers une diversification économique. N’est-il pas criminel que de profiter d’une telle situation?»</em>, s’est-il demandé, en précisant qu’ils étaient <em>«jugés pour des faits à caractère pénal»</em> et non en raison des postes politiques qu’ils occupaient.</p>



<p>Les prévenus ont tous récusé ces accusations, en affirmant qu’ils n’avaient fait qu’appliquer la loi, décidée en Conseil des ministres, sous l’autorité du président déchu Abdelaziz Bouteflika. <em>«Un ministre se doit d’appliquer la loi de la République»</em>, s’est exclamé un des avocats.</p>



<p>Le procès a été marqué par un tragique événement : la mort à la suite d’une fulgurante crise cardiaque du frère cadet et seul défenseur d’Ahmed Ouyahia, Laïfa Ouyahia. Quelques heures avant de succomber, il avait sèchement repris le procureur :<em> «Vous avez dit que vous ne jugez pas des hommes politiques, mais Ahmed Ouyahia est aujourd’hui devant le tribunal en sa qualité de Premier ministre. On lui reproche une correspondance à son ministre de l’Industrie et l’application d’un décret ! Le décret a-t-il été modifié depuis son départ ? Non. Ce sont les mêmes lois et la même politique qui est encore suivie. Ahmed Ouyahia était un Premier-ministre et non un criminel ! Nous ne sommes pas dans une jungle. Dans un Etat lorsqu’un homme politique se trompe, il a le mérite d’avoir essayé»</em>, a-t-il argumenté. Avant de <em>«défier quiconque d’apporter la preuve qu’il</em> (Ahmed Ouyahia)<em> a touché à l’argent public».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des «usines tournevis» très coûteuses en capitaux</h3>



<p>Les agréments pour des usines de montage automobiles accordés à plusieurs sociétés privées, dans le cadre de la politique de diversification de l’économie, tributaire des seules hydrocarbures, avaient suscité de nombreux commentaires hostiles dès leur octroi. Leurs adversaires ont notamment critiqué le faible taux d’intégration de cette activité, réduite le plus souvent à l’assemblage de pièces détachées importées. Ils estimaient qu’elle consommait beaucoup de capital pour un nombre réduit de création d’emplois et ne correspondait à aucun transfert de technologie, en raillant ces <em>«usines tournevis»</em>.</p>



<p>Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), Ahmed Ouyahia, 68 ans, se présentait sous le profit d’un parfait commis de l’Etat, sans aucune ambition politique. Entré très jeune au service de la présidence de la République, il est nommé dans divers postes diplomatiques, notamment à New York, avant de prendre la tête de l’ambassade d’Algérie au Mali, alors en proie à une violente guérilla entre le gouvernement et les touaregs Azawad du nord du pays. Il est la cheville ouvrière d’un accord de réconciliation et de paix entre les différentes factions en guerre, qui a été amendé à plusieurs reprises, mais qui reste encore le seul cadre reconnu d’éventuelles négociations pour une solution politique de la crise malienne.</p>



<p>Nommé ministre d’Etat, ministre de la Justice dans la premier gouvernement de la présidence de Abdelaziz Bouteflika en 1999, Ouyahia est chargé par ce dernier, alors président de l’Union Africaine (UA), du rôle de médiateur dans les négociations entre l’Ethiopie et l’Erythrée en guerre, qui aboutiront à la signature d’un accord de cessation des hostilités à Alger en décembre 2000. C’est à la suite de cet accord que l’actuel Premier éthiopien Ahmed Abiye a été récompensé du prix Nobel de la paix.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le «couteau suisse» de la présidence Bouteflika</h3>



<p>Entre temps, rappelé en Algérie, en 1993, en pleine <em>«décennie noire»</em>, Ahmed Ouyahia est d’abord nommé sous-secrétaire d’Etat aux Affaires arabes et africaines, avant d’intégrer le cabinet du président Liamine Zeroual en 1994. Le 31 décembre 1995, il est nommé par ce dernier chef du gouvernement. Il avait 43 ans. Il sera le seul homme politique à occuper à plusieurs reprises ce poste. Certains le qualifiaient péjorativement de <em>«couteau suisse»</em> de la présidence prêt à effectuer toutes les missions qui lui demandées.</p>



<p>Partisan de la <em>«vérité des prix»</em> et du libre marché, l’Algérie a connu sous son autorité une cure d’austérité sévère, qui s’est traduite par des milliers de licenciements, une vague de dénationalisation, et une opération <em>«mains propres» </em>brutale parmi les cadres de l’Etat. Ils lui garderont une rancune tenace. </p>



<p>Président du Rassemblement national démocratique (RND), le parti jumeau du FLN, issu de la même matrice nationaliste, il échouera à lui disputer son espace politique auprès des classes populaires, et devra se contenter d’être un <em>«parti de cadres»</em> et de la classe moyenne. Son accord donné à la dernière minute pour la prolongation de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika par un cinquième mandat, alors qu&rsquo;il était cloué à une chaise roulante, a sans doute joué dans sa disgrâce et la cascade de procès qui ont déferlé sur lui.</p>
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