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	<title>Archives des Abdelaziz Thaâlbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelaziz Thaâlbi - Kapitalis</title>
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		<title>La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/">La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une mise au point essentielle pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie, souvent présentée comme philanthropique, et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une supposée pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française. Cette page trouble de l’histoire moderne de la Tunisie mérite d’être mieux connue des jeunes générations.  </em></strong><em>(Ph. Statue du Cardinal Lavigerie au centre-ville de Tunis, démantelée après l&rsquo;indépendance en 1956). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-17455698"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Il est devenu courant, sous couvert d’un discours sur la <em>«pluralité»</em> tunisienne, de mettre sur le même plan des minorités anciennes enracinées depuis des siècles et des communautés installées sous la colonisation française. Cette confusion est grave, car elle travestit la chronologie et la nature des présences étrangères en Tunisie.</p>



<p>Oui, la Tunisie a connu des minorités religieuses et culturelles bien avant le protectorat : Juifs installés depuis l’Antiquité, communautés chrétiennes d’époque byzantine ou médiévale, tribus et familles d’origines diverses ayant fini par se fondre dans le tissu local&nbsp;: Livournais, Siciliens, Grecs, Morisques andalous d’Espagne, Maltais et même Russes. Mais il est faux d’assimiler à ces racines anciennes les populations venues dans les fourgons de la colonisation après 1881. Ces dernières – fonctionnaires, colons, missionnaires, militaires – ne sont pas arrivées comme <em>«minorités historiques»</em>, mais comme instruments d’un pouvoir extérieur.</p>



<p>De même, prétendre que ces groupes <em>«ont enrichi le pays»,</em> au même titre que ses enfants, revient à ignorer le contexte de spoliation. Les écoles, hôpitaux, églises ou entreprises qu’ils ont créés répondaient d’abord aux besoins du système colonial et à l’implantation européenne; ils n’étaient ni conçus pour, ni gouvernés par la majorité tunisienne.</p>



<p>Les Pères Blancs eux-mêmes, sous couvert de charité, avaient pour mission première l’évangélisation et l’acculturation, et non le service désintéressé d’un peuple.</p>



<p>Enfin, l’argument selon lequel <em>«l’histoire officielle nie les minorités»</em> ne peut justifier qu’on réécrive le passé en effaçant la nature coloniale d’une présence étrangère. Reconnaître la diversité réelle du pays ne signifie pas blanchir les épisodes de domination ni transformer des colonisateurs en contributeurs indigènes.</p>



<p>Cette mise au point est essentielle pour comprendre le rôle réel des Pères Blancs en Tunisie et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française.</p>



<p>Cette clarification historique permet de replacer l’action des Pères Blancs dans sa véritable dimension : non pas celle d’une minorité enracinée, mais celle d’un instrument missionnaire au service du projet colonial.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg" alt="" class="wp-image-17455797" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bâtiments du College Saint-Louis à Carthage (fin 19<sup>e</sup> début 20<sup>e</sup>).</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Une mission au service de la colonisation</h2>



<p>L’histoire coloniale de la Tunisie ne s’est pas limitée aux dimensions politiques et économiques. Elle fut également marquée par une entreprise religieuse conquérante, incarnée par les Pères Blancs, congrégation fondée en 1868 par le cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archevêque d’Alger puis de Carthage. Leur mission affichée : <em>«évangéliser l’Afrique du Nord»</em>. Leur action, inséparable du protectorat français (1881-1956), s’est traduite par une tentative de reconquête spirituelle, dont l’apogée fut atteinte en 1930 avec le congrès eucharistique de Carthage.</p>



<p>Après l’instauration du protectorat français en 1881, les Pères Blancs s’implantent en Tunisie, soutenus par les autorités coloniales et les garnisons militaires. Leur stratégie repose sur la fondation d’écoles, de dispensaires et d’orphelinats. Mais cette œuvre sociale était indissociable d’une finalité religieuse : conversion et acculturation.</p>



<p>Le cardinal Lavigerie, dans son célèbre discours de 1868, affirmait : <em>«L’Afrique est livrée à l’islam. Si l’Europe chrétienne ne s’y intéresse pas, elle sera perdue.»</em></p>



<p>Ce programme missionnaire s’inscrivait dans une logique d’acculturation : alphabétisation en français, initiation au catéchisme, marginalisation de la langue arabe et des traditions musulmanes, et éclatement des structures familiales traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carthage, symbole réapproprié</h2>



<p>Un geste fort illustre cette volonté : la construction de la basilique Saint-Louis de Carthage, inaugurée en 1890 sur la colline de Byrsa, lieu fondateur de l’histoire tunisienne. Érigée à l’endroit supposé de la mort de Louis IX (Saint-Louis), elle incarnait la volonté de l’Église de faire de Carthage un nouveau centre de rayonnement chrétien en Afrique du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des méthodes contestées</h2>



<p>• <strong>Œuvres sociales conditionnées</strong>&nbsp;: nourriture, soins ou accueil en orphelinat souvent associés à un catéchisme obligatoire.</p>



<p>• <strong>Écoles confessionnelles</strong>&nbsp;: vecteurs de francisation et d’occidentalisation.</p>



<p>• <strong>Discours stigmatisant l’islam</strong>&nbsp;: dans son homélie de 1888, Lavigerie appelait à <em>«délivrer l’Afrique de l’erreur mahométane»</em>.</p>



<p>Ces initiatives accompagnaient le processus colonial de dépossession économique : alors que l’armée et l’administration françaises confisquaient des terres au profit des colons, les Pères Blancs œuvraient à la dépossession culturelle et spirituelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg" alt="" class="wp-image-17455802" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Congrès eucharistique à Carthage en 1930 pour la christianisation de l’Afrique du Nord.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Le congrès eucharistique de Carthage</h2>



<p>L’année 1930 marque l’apogée de cette entreprise. À l’occasion du centenaire de la conquête d’Alger (1830-1930), l’Église catholique organise à Carthage un grand congrès eucharistique international (7-11 mai 1930).</p>



<p>Des dizaines de milliers de pèlerins, missionnaires et prélats affluent d’Europe.</p>



<p>Le congrès proclame Carthage <em>«capitale spirituelle de l’Afrique»</em> et appelle à une évangélisation accrue du Maghreb.</p>



<p>Le discours inaugural du cardinal Alfred Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris, parle de <em>«reconquête spirituelle d’une terre jadis chrétienne, désormais rendue à l’Église»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-17456011" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Musée Lavigerie à Carthage.</figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Réactions tunisiennes et impact historique</h2>



<p>Pour les élites tunisiennes, le congrès fut une provocation. La presse nationaliste (notamment&nbsp;<em>La Voix du Tunisien</em>&nbsp;de Mohamed Chenik et Habib Bourguiba, futur leader du Néo-Destour) dénonça un affront à l’islam et à l’identité nationale.</p>



<p>Le Destour (parti fondé par Abdelaziz Thâalbi en 1920) dénonça la collusion entre colonisation et <em>«missionarisation»</em>. Dans ses écrits, Thâalbi y voyait la preuve que la France voulait <em>«dominer non seulement nos terres mais nos âmes »</em>.</p>



<p>Cet épisode contribua à radicaliser la jeunesse nationaliste et à renforcer le lien entre lutte anticoloniale et défense de l’islam comme matrice identitaire.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le congrès eucharistique de Carthage reste dans la mémoire collective comme l’une des manifestations les plus visibles de l’alliance entre croix et épée. L’entreprise des Pères Blancs, souvent présentée comme philanthropique, fut inséparable d’une stratégie de domination coloniale.</p>



<p>Elle rappelle que le colonialisme ne s’est pas limité à la spoliation économique, mais a aussi cherché à remodeler l’âme et la mémoire des peuples conquis. Bourguiba qualifia cet épisode de <em>«catastrophe»</em> dans ses discours ultérieurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17455812" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le domaine Saint-Joseph de Thibar (Béja) où les pères blancs ont développé un grand savoir-faire vinicole et notamment le fameux Thibarine.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Après l&rsquo;indépendance, une nouvelle page s&rsquo;ouvre </h2>



<p>Au lendemain de&nbsp;l’indépendance de la Tunisie, en 1956, plusieurs communautés Pères Blancs sont restées dans le pays. Des négociations entre le Vatican et le gouvernement tunisien ont abouti, en 1964, à un accord, aux termes duquel un grand nombre d’églises devaient être fermées mais certaines allaient rester ouvertes aux catholiques pour leur assurer la liberté du culte, parmi lesquelles la cathédrale de Tunis.</p>



<p>C’est ainsi que les Pères Blancs ont continué à exercer leur ministère en Tunisie, auprès des chrétiens dans les paroisses et aussi dans les activités culturelles, sociales et religieuses. Dans ce cadre, ils ont accompli un travail remarquable au sein de l’Institut des Belles Lettres Arabes (Ibla) dont la bibliothèque et la revue sont très appréciées dans les milieux universitaires en Tunisie et au-delà.</p>



<p>Détruit par un incendie en 2010, le siège d’Ibla a pu être restauré et a rouvert ses portes au public le 18 octobre 2014.</p>



<p>La bibliothèque d’Ibla contient 30 000 ouvrages et 600 périodiques. C’est l’un des plus riches fonds à Tunis, en arabe et en français (en italien, en anglais, en allemand et en espagnol aussi) sur la Tunisie, le Maghreb et le Machrek.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="832" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg" alt="" class="wp-image-17455818" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg 624w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Siège de l’Ibla dans la médina de Tunis.</em></figcaption></figure></div>


<p><strong>Sources et références principales :</strong></p>



<p>• Charles-Robert Ageron,&nbsp;<em>Les Algériens musulmans et la France (1871-1919)</em>, PUF, 1968.</p>



<p>• François Renault,&nbsp;<em>Le Cardinal Lavigerie</em>, Fayard, 1992.</p>



<p>• Sadok Boubaker,&nbsp;<em>Le Congrès eucharistique de Carthage 1930 : provocation coloniale et réactions tunisiennes</em>, Revue d’Histoire Maghrébine, 1980.</p>



<p>• Abdelaziz Thâalbi,&nbsp;<em>La Tunisie martyre</em>, 1920.</p>



<p>• Archives de presse coloniale (<em>La Dépêche tunisienne</em>, mai 1930).</p>



<p>* <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a2NFyhJHe/?mibextid=WC7FNe">Vidéo Habib Bourguiba à propos du Congrès Eucharistique.</a></p>



<p></p>
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		<title>Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 09:22:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Attya, l'éducateur victime du ressentiment et de l’autoritarisme de Bourguiba.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/">Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘</em><strong>‘</strong>‘Mohamed Attya, le passeur de lumière’’,<em> ouvrage de Emna Attaya Belkhoudja, fait partie d’une longue série de témoignages qui contribuent, depuis 2011, à lever le voile sur les injustices subies par beaucoup de nos compatriotes, victimes du ressentiment et de l’autoritarisme bourguibiens et à jeter un nouvel éclairage sur certains épisodes de notre histoire nationale contemporaine.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-12647394"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p>Dans ce livre, tout en faisant le portrait d’un homme méconnu du grand public, et tout en retraçant le parcours de cet infatigable pédagogue qui fut, sous le Protectorat français, le premier Tunisien à avoir dirigé le collège Sadiki, à Tunis, cette pépinière de l’élite nationale, et celui qui fonda le lycée Khaznadar, au Bardo, l’auteure fait une œuvre, à fois, édifiante et touchante.</p>



<p>En lisant ce livre, il est difficile de ne pas être sensible à l’effort que l’auteure, historienne de formation, a dû déployer pour réprimer en elle le sentiment d’injustice qui devait la ronger depuis des décennies, afin de livrer au public, aussi bien le récit du parcours d’un père qui avait été, en 1958, victime de la hargne d’un Bourguiba, au summum de sa gloire, que celui d’un drame familial qui allait&nbsp; bouleverser la vie d’un couple et celle de ses huit enfants.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rétablir la vérité</h2>



<p>En effet, tout au long du récit, l’auteure est, constamment, dans la retenue. Elle expose, sans commenter, et explique sans porter de jugement péremptoire, n’ayant d’autre obsession que celle de rétablir la vérité à propos du pénible drame dont son père était la victime. Aussi, préfère-t-elle donner la parole aux témoins de l’époque (des personnalités politiques, des intellectuels et des universitaires), lesquels, à un moment ou un autre, avaient connu son père, quand il était à la tête du collège Sadiki.</p>



<p>Tout en étant un plaidoyer qui cherche à réhabiliter la mémoire d’un père victime de l’arbitraire du nouveau pouvoir bourguibien, le livre est aussi un document historique qui essaie de reconstituer l’ambiance générale, dominée par la tension politique et la menace armée, dans laquelle le pays était plongé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="49LW7cwxaO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/">Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/embed/#?secret=Hcbk6UfkPr#?secret=49LW7cwxaO" data-secret="49LW7cwxaO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tout commence avec le portrait du jeune Mohamed Attya et l’épisode relatant l’histoire de son amitié avec Bourguiba, alors qu’ils étaient, à l’époque, encore étudiants à Paris. Issus du Sahel, les deux jeunes hommes étaient devenus tellement proches que M. Attya avait hébergé chez lui, pour quelque temps, son ami qui, à l’époque, connaissait des difficultés matérielles.</p>



<p>Mais, vite, les chemins des deux amis bifurquèrent. Si Bourguiba se lança dans le combat politique contre le colonisateur, M. Attya, sa licence d’arabe en poche, préféra rentrer au pays, ayant pour ambition de contribuer à la mise en place d’un système scolaire tunisien qui soit <em>«respectueux de l’identité nationale», «ouvert au monde et soucieux des exigences de la modernité».</em></p>



<p>Devenu enseignant au fameux collège Sadiki, M. Attya allait faire preuve de dévouement, d’abnégation et de d’inventivité au profit de la modernisation des outils pédagogiques. Passionné par son métier, il finit par être promu pour occuper successivement le poste de vice-directeur et celui de directeur du collège, des postes qui, jusqu’alors, étaient occupés par des Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte politique fébrile</h2>



<p>Discret, l’homme nourrissait en lui l’ambition de bien accomplir son devoir, de veiller à améliorer les conditions de travail et de vie de ses élèves et d’assurer leur sécurité dans un contexte politique marqué par la fébrilité.</p>



<p>D’ailleurs, outre les questions pédagogiques, ce fut lui qui était à l’origine de la création du lycée Khaznadar, conçu, au cours de l’après-guerre, comme annexe du collège Sadiki et destiné aux internes dont le nombre ne cessait de croître.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tbu0jOnElL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/">La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/embed/#?secret=nESMDbSXto#?secret=Tbu0jOnElL" data-secret="Tbu0jOnElL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Néanmoins, tout étant patriote soucieux de voir son pays s’émanciper, Mohamed Attya, n’était pas un mordu de politique. En effet, dès le début, cet homme réservé avait tenu à garder la neutralité absolue entre le Destour de Abdelaziz Thaâlbi et le Néo-Destour de Habib Bourguiba sans se douter, un instant, qu’une telle attitude de méfiance à l’égard de l’engagement politique pût, un jour, lui porter préjudice. </p>



<p>M. Attya était accaparé par sa tâche à la tête du collège Sadiki, quand un jour, il apprit qu’il avait été, non seulement évincé de son poste, mais qu’il était aussi l’objet d’une poursuite judiciaire qui allait l’amener à passer devant le juge, victime d’un procès fabriqué de toutes pièces. Ce fut à la suite de ce procès dont le déroulement allait être retransmis en direct à la radio, une première pour l’époque, qu’une lourde sentence fut prononcée contre l’ancien directeur le condamnant à cinq ans de prison. Pis encore, les biens de Mohamed Attya furent confisqués, et sa famille, qui occupait une maison de fonction, se retrouva dans la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vengeance de Bourguiba</h2>



<p>Ulcéré par une telle lourde injustice dont son ami, devenu maître du pays, devait être l’instigateur, M. Attya resta longtemps sous le choc. Même si, après quelques mois, il fut libéré, il ne put ni récupérer ses biens, ni être réhabilité dans ses droits, ce qui montre le degré du ressentiment du nouveau maître du pays qui venait de détruire la vie d’un homme dont il jugeait la neutralité politique suspecte.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>S’il est indéniable que Bourguiba reste une figure emblématique de l’histoire contemporaine de notre pays et une personnalité dont l’héritage politique progressiste, dans certains domaines, est reconnu par tous, il serait injuste de ne pas admettre que l’homme dont la fougue, l’arrogance et la mégalomanie ont fait beaucoup de victimes qui méritent, aujourd’hui, notre estime et notre attention.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2zStobUl82"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/">Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/embed/#?secret=5feDgZBHnZ#?secret=2zStobUl82" data-secret="2zStobUl82" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>D’ailleurs, à ce sujet, il est regrettable que le discours de l’élite <em>«progressiste, moderniste, laïque»</em> ait été, le 14/01/2011, dans la confusion et non dans le dépassement. Ainsi, au lieu de centrer son discours sur un véritable projet de société tourné vers l’avenir, ayant la démocratie comme fondement, elle était encore sous le charme d’un passé fantasmé. Désarmée dans son combat contre le mouvement <em>«frériste»</em>, elle s’était trompée d’enjeu et s’était retrouvée, à son insu, en train de revendiquer le vieil <em>«héritage»</em>, avec tout ce qu’il comporte de dérèglements dont nous ressentons, aujourd’hui encore, les soubassements.</p>



<p> * <em>Ecrivain et universitaire.   </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/">Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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