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	<title>Archives des Abdelfattah Mourou - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdelfattah Mourou - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Parenthèses de ma vie’’ &#124; Les aventures d’un syncrétiste, entre faux derviches et marchands du temple  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Feb 2025 07:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Slaheddine Jourchi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Slaheddine Jourchi témoigne de son époque, témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/23/parentheses-de-ma-vie-les-aventures-dun-syncretiste-entre-faux-derviches-et-marchands-du-temple/">‘‘Parenthèses de ma vie’’ | Les aventures d’un syncrétiste, entre faux derviches et marchands du temple  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Militant islamiste qui a très tôt rompu avec le mouvement de Rached Ghannouchi, converti par la suite à la «religion» de la défense des droits de l’Homme, dont il devint l’un &nbsp;des chantres en Tunisie et dans le monde arabe, Slaheddine Jourchi témoigne de son époque, témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-15618703"></span>



<p>On ne peut certes jamais résumer la vie d’un homme en des clichés qui pour être simplificateurs finissent par être simplistes. Et celle-ci mérite incontestablement qu’on s’y arrête, tellement elle est riche d’enseignements permettant de comprendre beaucoup d’événements contemporains. Le surtitre de <em>«Témoignage de l’époque»</em> est déjà similaire à celui d’un célèbre programme télévisé réservé à d’anciens hommes politiques, qui de l’Océan au Golfe,&nbsp;ont présenté aux masses arabes leur version de l’Histoire,&nbsp;orientés par un commentateur politiquement engagé, dans un petit émirat qui pour survivre a créé une chaîne de télévision planétaire et installé sur son sol une base de l’armée la plus puissante du monde.</p>



<p>Ce livre est l’itinéraire d’un <em>«frère musulman»</em> dissident, chassé de son poste de rédacteur de la revue <em>Al Maarifa</em> par Rached Ghannouchi pour ses articles critiques peu conformes à la ligne définie par les dirigeants d’un groupe religieux qui confondait volontairement prédication et politique et qui recherchait constamment des parrainages&nbsp;extérieurs, de l’Ayatollah Khomeiny à Recep Tayyip Erdogan en passant par Hassen Tourabi.</p>



<p>Les pérégrinations de Slaheddine Jourchi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, l’ont conduit, à travers la société civile, la vie associative, le journalisme, les Droits de l’Homme, de l’islamo-gauchisme, une hérésie islamiste, vers les chaînes satellitaires et les médias arabes en passant par le Forum économique mondial de Porto Alegre. C’est dire qu’il est incontestablement d’abord&nbsp;figure représentative de son époque, celle de la mondialisation, à&nbsp; laquelle au nom de la justice, de la liberté et de la vérité, il a fini par s’arrimer paradoxalement en compagnie de certaines anciennes figures emblématiques du marxisme, dont la rédemption, pour ne pas dire l’adaptation,&nbsp;a été assurée bon an mal an par la conversion à la doctrine néolibérale. Mais, ainsi qu’en conclut fort justement l’auteur, aucune&nbsp; vérité&nbsp;ne saurait être absolue, toute vérité doit&nbsp; être relativisée,&nbsp;et pas seulement dans le domaine du religieux.</p>



<p>Par exemple, le Parti Nida Tounes, <em>«sauveur du pays»</em> contre la dictature obscurantiste, compta dans ses rangs un transfuge d’Al Qaïda venu de Belgique, qui avait recruté pour le compte de l’organisation terroriste à Molenbeek notre compatriote, le fameux Abdessatar Dahmane, l’assassin du célèbre chef de la guérilla&nbsp;afghane, Ahmed Shah Massoud, dont la mort allait donner le coup d’envoi au 11-Septembre 2001. Il n’y a pas de quoi en faire un titre de gloire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les débuts de l&rsquo;islamisme politique  en Tunisie</h2>



<p>De même, ces faits&nbsp; rapportés dans le temps par les jeunes (lycéens) de la tendance islamique au tout début de la naissance de leur mouvement, concernant <em>«l’épreuve»</em> (déjà la martyrologie) que comme des apôtres ils auraient subie à Sousse au cours d’une journée de prédication non autorisée, dans les années 1970,&nbsp;lorsque la police les encercla en leur demandant d’où ils venaient et ce qu’ils faisaient. Si encore il ne s’était agi que d’adultes responsables de leurs actes&#8230;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C2VheDkft1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/">‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/embed/#?secret=Bnq0xCfmsF#?secret=C2VheDkft1" data-secret="C2VheDkft1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Déjà le même mépris pour la personne humaine, au nom de la cause, dont un homme aussi éminent que <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ahmed Mestiri</a> fera les frais des années plus tard après la Révolution, après avoir refusé en 1987 d’être selon ses propres termes le <em>«Mehdi Bazargan»</em> tunisien, lorsque sollicité en 2014 par le parti Ennahdha pour former un gouvernement, il apprendra par la radio le choix à son détriment de Béji Caïd Essebsi. A l’âge du lycée, mes parents avaient ô combien eu raison de me demander de me méfier d’eux.</p>



<p>En fait, à l’époque, celle de la naissance de l’islamisme,&nbsp;c’est le gouverneur de Sousse nommé par Bourguiba, Ahmed Bellalouna, un homme devenu pieux depuis son implication en tant que procureur dans le procès du groupe de Lazhar Chraïti, qui permit au groupe de jeunes prédicateurs encadrés par Abdelfattah Mourou de rentrer librement chez eux, fait que l’auteur du livre omet de mentionner, sans doute parce qu’il ne sied pas de faire reconsidérer l’opinion entretenue sur un régime dictatorial par définition, dont les serviteurs s’avèrent capables de faire preuve, à défaut de l’équité et de l’humanité qu’on leur dénie, de bon sens, en particulier lorsque ce même régime est <em>«réputé»</em> être hostile à l’islam.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les années du «féroce» Ben Ali </h2>



<p>Quant à  Ben Ali, c’est encore trop dire de prétendre qu’il ne fut qu’un dictateur sanguinaire, du moment qu’il permit dans les faits la présence à un forum international des droits de l’homme à Alger, outre l’auteur, celle de l’opposante virulente Sihem Bensedrine, où ils furent les hôtes d’un président algérien qui, et le livre ne le dit pas, se contentait d’être la façade civile des militaires, véritables détenteurs du pouvoir.</p>



<p>Le féroce Ben Ali fut ainsi incapable de faire disparaître la frêle Radhia Nasraoui du paysage, ce qui, indépendamment de tout calcul politique, témoignait chez lui d’une certaine éthique, celle de respecter dans une certaine mesure les femmes, du moins celles qui n’étaient pas impliquées dans le terrorisme.</p>



<p>Ce n’est certes pas de cette façon, en traversant les frontières avec leurs passeports et en participant à des réunions internationales, que les opposants étaient traités sous Pinochet du Chili et Videla de l’Argentine, ni encore sous Kadhafi, Saddam, ou les Assad. Et on peut en dire autant de Bourguiba qui a permis à d’anciens condamnés à mort comme Moncef El Materi de voyager et de prospérer.</p>



<p>Certes Ben&nbsp;Ali créa une nouvelle association pour combattre la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) et il plaça à sa tête son ancien patron, le ministre de l’Intérieur&nbsp;qui s’est trouvé être mon propre père, extrait de sa retraite politique entamée depuis le départ de Hédi Nouira en 1980, probablement avec l’intention concomitante de le neutraliser. Mon père n’en fut nullement l’instigateur, et il n’eût sans doute d’autre choix que d’endosser ce rôle qu’on voulait lui faire jouer, et contre l’avis de sa famille. Il est&nbsp; donc aussi impropre de la nommer 35 ans après <em>«l’association du Dr Hanablia»</em>, que l’aurait été l’appellation «organisation du Dr Marzouki ou du Dr Zmerli» pour la LTDH.</p>



<p>Du reste, l’invraisemblance de l’affaire, son ridicule même, issu de l’esprit tourmenté de Ben Ali, torpilla le projet qui finit par s’écrouler de lui-même, et l’association ne servit nullement de tremplin aux islamistes récusés par la LTDH ainsi qu’il a été prétendu, pour investir le domaine des droits de l’Homme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4dKV2nNj5Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/">‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘De Saint-Cyr au peloton d’exécution’’: Le curieux destin d’un opposant atypique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/de-saint-cyr-au-peloton-dexecution-le-curieux-destin-dun-opposant-atypique/embed/#?secret=LBcoaKyEMM#?secret=4dKV2nNj5Z" data-secret="4dKV2nNj5Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pressés d&rsquo;arriver au pouvoir </h2>



<p>Evidemment le livre est riche en anecdotes,&nbsp;parfois équivoques,&nbsp;qui parfois font sourire. Ainsi en est-il de Béji Caïd&nbsp;Essebsi expliquant que Mohsen Marzouk était trop pressé d’arriver au pouvoir et que de son temps, celui de Bourguiba, lui-même avait dû apprendre le métier sous l’autorité de personnes plus expérimentées, telles Taieb Mehiri. S’il en est ainsi, au nom de quels principes politiques Youssef Chahed&nbsp;et Hafedh Caïd Essebsi ont-ils assumé les responsabilités qui furent les leurs pour mener leur parti et derrière&nbsp;lui le pays vers l’impasse et le discrédit?</p>



<p>L’auteur reconnaît en avoir voulu à l’ambitieux et équivoque Marzouk lorsque celui-ci l’avait abandonné au milieu du gué de la liberté individuelle et de l’égalité après l’y avoir embarqué, en le laissant seul face à la vindicte islamiste. Mais la trahison&nbsp;en politique n’a pas de limites.&nbsp;Ainsi en est il de Abdelfattah Mourou abandonnant ses amis d’Ennahdha après l’affaire de Bab Souika&nbsp;dont il fut payé en retour en tant&nbsp;que candidat à la présidence par le report des voix nahdhaouis vers Kais Saïed. Il est vrai que l’attaque contre le local du RCD qui fit un mort&nbsp;fut concomitante de l’apogée de la vague islamiste du FIS en Algérie, ce que l’auteur ne dit pas expressément, même si par ailleurs, il rapporte que Ben Ali craignait beaucoup l’évolution politique de ce pays.</p>



<p>Pour autant, quoique notoirement lié au renseignement américain, fait vrai et réel récusé par l’auteur faute de preuves, et entamant un processus de normalisation inachevé avec l’Etat sioniste, Ben Ali n’a pas permis l’installation de bases militaires étrangères en Tunisie, et a même envoyé sur les roses la sémillante Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat de Bush fils, qui lui demandait l’ouverture d’un institut de la démocratie, en l’invitant à le faire plutôt à Tel Aviv. Cheikh Sek ou Dardouri furent-ils les artisans de la <em>«Révolution»</em> ? On ne comprend pas ce qu’une telle hypothèse peu vraisemblable vienne faire dans le récit de la chute du régime, dont Rachid Ammar fut une figure centrale. Et la prise en charge psychologique de la population (comités de quartiers) au nom de la lutte contre les fameux snipers, ainsi que la canalisation de l’hostilité de la&nbsp;foule contre les demeures du clan déchu, laissent plutôt deviner une préparation minutieuse de la chute du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le légalisme des Tunisiens</h2>



<p>L’auteur eut la sagesse politique de ne pas s’y engager avec l’autre Ghannouchi, le Premier ministre, et de se tenir à l’écart. Cependant, dans son livre il montre une réticence incontestable à relater certains détails importants de ces journées révolutionnaires. Ainsi passe-t-il sous silence le retrait irresponsable des forces de sécurité dans leurs casernes pendant plusieurs mois, qui au lieu de mettre le pays à feu et&nbsp;à sang dans le cadre d’une stratégie à l’algérienne du retour au tout sécuritaire, prépara le raz-de-marée islamiste de la Constituante. Malgré cela, et en dépit de la <em>«Arouchia»</em> dont il rapporte un événement, les affrontements de Redeyef, pour mettre en exergue le rôle de son ami Abdelfattah Mourou dans le retour au calme, c’est plutôt le légalisme des Tunisiens en l’absence de toute autorité qui a empêché le bain de sang. Et il faut d’autant plus le souligner, que les mosquées étaient tombées sous la coupe des salafistes.</p>



<p><em>«Arouchia»</em>? Il faudrait peut-être nommer ainsi la protection dont, en tant que cousin de Wassila, un détail que j’ignorais, Hassib Ben Ammar n’a pas cessé de bénéficier,&nbsp;et qui propulsa l’auteur vers les sommets que son propre talent, aussi grand soit il, n’aurait pu&nbsp;atteindre seul.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KPpIvBZVvt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/embed/#?secret=8DuGqgRt6f#?secret=KPpIvBZVvt" data-secret="KPpIvBZVvt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais les plus graves omissions du livre furent d’une part&nbsp;le rôle du gouvernement d’Ennahdha dans l’envoi des djihadistes en Syrie mis à tort au débit des salafistes jihadistes qui s’en sont toujours défendus (Abou Yadh) en évoquant un complot pour se débarrasser de leur présence,&nbsp;et d’autre part la mystérieuse tentative de placer Mourou à la tête du pays après la première mort (fausse)&nbsp;du président de la République, et la disparition du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>



<p>Il est vrai que l’auteur avait publiquement défendu à la télévision le droit au retour des membres de Daech dans leur pays, sans autre mesure à leur encontre qu’une surveillance administrative. Quant à l’appui apporté au président Kais Saïed, il faut aussi le nuancer&nbsp;: il demeure en effet difficile de faire la différence entre coup d’Etat civil et militaire.&nbsp; L’exemple édifiant est naturellement et une fois encore le pouvoir militaire en Algérie qui a une apparence civile. Mis à part cela, évoquer le <em>«massacre des juges»</em>, appelle certaines précisions, aussi outrancière cette expression puisse-t-elle être; si les juges se sont soumis, il ne faut pas leur en jeter la pierre, c’est simplement parce que les avocats, pour des raisons purement corporatistes, leur ont claqué la porte du Barreau au nez.</p>



<p>Le livre est riche en rencontres avec des personnalités éminentes, le plus souvent du Maghreb ou du Moyen Orient, avec une nette prédilection pour tous les critiques de l’islamisme, ceux recherchant une nouvelle voie vers la compréhension de la religion, hors des sentiers battus de la tradition, et même des membres de sectes considérées comme hérétiques. C’est à son honneur. Ceux qui y laissèrent leurs vies ou s’égarèrent furent pour la plupart des opposants aux régimes politiques de leurs pays, tels Jarallah Omar, le Gandhi du Yémen, Mansour Al-Kikhia, le pacifiste Libyen, ou Massoud Rajavi, l’Iranien, chef des Mujahedeen-e-Khalq, le mouvement qui constitua un moment une source d’inspiration pour les islamo-gauchistes de la revue <em>15/21</em>. Rajavi, partisan de la violence, finit par se fourvoyer avec Saddam et la CIA contre son propre pays.</p>



<p>On ne reviendra pas sur l’opinion exprimée sur Hassan&nbsp;Nasrallah, considéré par quelques uns comme un agent iranien, et qui fut beaucoup plus que cela, ni sur le rôle passé sous silence d’Ahmed&nbsp;Ben Bella dans la provocation qui poussa le FIS algérien vers la voie de la grève générale et de la violence.&nbsp;</p>



<p>Il reste évidemment la dernière question qui se pose, celle de l’allégeance, due à la nation ou aux droits de l’Homme.&nbsp;Le problème des droits de l’Homme est évidemment leur&nbsp;instrumentalisation par les puissances impérialistes en tant que moyens de pression contre les gouvernements qui refusent leur diktat,&nbsp;comme par exemple dans la question épineuse du genre. Et leurs représentants risquent d’apparaître, tout comme le sont devenus les cardiologues, comme une caste privilégiée supranationale ambassadrice du libéralisme économique de l’école de Chicago, jalouse avant tout de ses privilèges. Ils prêtent&nbsp;ainsi souvent le flanc aux coups des dictatures qu’ils prétendent combattre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le temple des droits de l’Homme</h2>



<p>Il y a donc les droits de l’Homme, ceux de tout individu de jouir de l’<em>habeas corpus</em>, de l’assurance d’un procès équitable, qui est une chose relevant du droit, de la culture, de l’évolution des mentalités, et il y a la religion du Temple des droits de l’Homme, liée à des organisations financées par le département d’Etat, la CIA, des fondations et des forums américains privés, qui dénoncent mais sélectivement en fonction des intérêts en jeu. C’est là toute l’ambiguïté&nbsp;de la question.</p>



<p>En dépit de tout,&nbsp;il faut reconnaître à l’auteur tout au long de sa vie, même face à la maladie, un courage et une résilience qui forcent le respect, et son livre constitue un témoignage précieux qui, quoique parfois dénué d’objectivité, ne saurait être négligé.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzvVPQAS8Z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/embed/#?secret=VpIXq6KYeN#?secret=QzvVPQAS8Z" data-secret="QzvVPQAS8Z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Imed Hammami : «La place de Rached Ghannouchi est en prison»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/imed-hammami-la-place-de-rached-ghannouchi-est-en-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 09:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Borhane Bsaies]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghanouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imed Hammami réitère ses critiques envers Rached Ghannouchi, déclarant que sa place est en prison.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Intervenant ce mercredi 7 juin 2023 dans l’émission ‘‘Mission impossible’’ sur IFM, l’ancien dirigeant d’Ennahdha, Imed Hammami, a réitéré ses critiques envers le président du parti islamiste, Rached Ghannouchi, déclarant que sa place est en prison.</em></strong></p>



<span id="more-8263568"></span>



<p>Imed Hammami, ancien militant d’Ennahdha, qui a connu son heure de gloire lorsque son ex-parti a dirigé la Tunisie entre 2011 et 2021, en étant nommé successivement, entre août 2016 et novembre 2018, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ministre de l’Industrie et des PME et ministre de la Santé publique, a rompu avec sa famille politique au lendemain de l’accession de Kaïs Saïed à la magistrature suprême.</p>



<p>L’ancien constituant et ancien porte-parole d’Ennahdha n’a visiblement pas pardonné à Rached Ghannouchi sa décision de geler son adhésion à Ennahdha suite au soutien tapageur qu’il a exprimé à l’actuel président de la république suite à sa proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021.</p>



<p>Interrogé par Borhane Bsaies sur la situation actuelle de l’ancien président de l’Assemblée, emprisonné depuis plusieurs semaines et poursuivi dans plusieurs affaires, Imed Hammami a réitéré ses critiques envers ce dernier, lui reprochant d’avoir écarté tous les dirigeants historiques d’Ennahdha, notamment son co-fondateur Abdelfattah Mourou, fait le vide autour de lui et empêché l’adoption des mécanismes démocratiques au sein des instances dirigeantes du mouvement islamiste. Donnant libre cours à ses ressentiments envers le vieux dirigeant islamiste, il a déclaré : <em>«Pour que Kaïs Saïed puisse poursuivre la mise en œuvre de son projet politique et parce que Rached Ghannouchi n’a pas voulu mettre fin lui-même à ses activités politiques, j’estime que sa place est en prison»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mCBhrNyBOC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/07/imed-hammami-ghannouchi-est-devenu-un-dictateur-a-part-entiere/">Imed Hammami : «Ghannouchi est devenu un dictateur à part entière»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Imed Hammami : «Ghannouchi est devenu un dictateur à part entière» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/07/imed-hammami-ghannouchi-est-devenu-un-dictateur-a-part-entiere/embed/#?secret=pDIZAKXYZu#?secret=mCBhrNyBOC" data-secret="mCBhrNyBOC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Imed Hammami a par ailleurs critiqué le gouvernement Najla Bouden, selon lui incompétent et inefficace, et plaidé pour son remplacement par un gouvernement plus politique, selon ses termes, se disant prêt à rejoindre un tel gouvernement s&rsquo;il est mis en place, pour se mettre au service du pays, même si cela n&rsquo;est pas dans son intérêt personnel, eu égard sa situation professionnelle actuelle, sachant qu&rsquo;à 59 ans, il est à un an de la retraite.</p>



<p>Les mauvaises langues diront que M. Hammami n&rsquo;a pas fini d&rsquo;envoyer des demandes d&#8217;emploi au président Kaïs Saïed, lequel ne semble pas pressé de faire appel à ses services. En tout cas pour l&rsquo;instant&#8230;     </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ba7TkYQTHs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-imed-hammami-appelle-a-un-changement-de-gouvernement/">Tunisie : Imed Hammami appelle à un changement de gouvernement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Imed Hammami appelle à un changement de gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-imed-hammami-appelle-a-un-changement-de-gouvernement/embed/#?secret=ASS5OUe3qO#?secret=ba7TkYQTHs" data-secret="ba7TkYQTHs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/imed-hammami-la-place-de-rached-ghannouchi-est-en-prison/">Imed Hammami : «La place de Rached Ghannouchi est en prison»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la constitution de Kaïs Saïed ou la descente dans l’enfer du dogmatisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-la-constitution-de-kais-saied-ou-la-descente-dans-lenfer-du-dogmatisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 07:56:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Chebil]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle constitution]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il serait plus facile de formater les cerveaux des jeunes générations et de les fourrer dans le moule de l’Etat islamique gouverné par les «finalités de l’islam» élevées au rand de dogmes juridiques dans le projet de constitution de Kaïs Saïed.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-la-constitution-de-kais-saied-ou-la-descente-dans-lenfer-du-dogmatisme/">Tunisie : la constitution de Kaïs Saïed ou la descente dans l’enfer du dogmatisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Abdelfattah Mourou, l&rsquo;un des fondateurs du mouvement Ennahdha, a dit: «Nous devons embrigader leurs enfants». Il a estimé que la génération de Bourguiba était frappée du virus de la modernité contre lequel&nbsp;l’antidote islamiste est impuissant. Alors, il serait plus facile de formater les cerveaux des jeunes générations et de les fourrer dans le moule de l’Etat islamique gouverné par les «finalités de l’islam» élevées au rand de dogmes juridiques dans le projet de constitution de Kaïs Saïed.</em></strong>  </p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong></p>



<span id="more-2410261"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>


<p>Pour le guide des Frères musulmans tunisiens Rached Ghannouchi, la société doit être gouvernée par la charia islamique. Car <em>«la spécificité de l’islam est un régime global pour la société. Et que la vérité dans l’Islam, comme l’a précisé Mohamed Iqbal, est qu’elle est religion d’un côté et Etat d’un autre côté.» (1)</em></p>



<p>Dans cet Etat islamique, il est tout à fait logique que le système éducatif doive promouvoir l’ancrage de la charia dans le mode de pensée de la société et des jeunes générations en particulier.</p>



<p>Une fois au pouvoir, en 2012, les islamistes n’ont pas failli à cette logique. L’article 39 de la constitution de de 2014, fortement inspirée par aux, a énoncé&nbsp;: <em>«L&rsquo;État veille également à l&rsquo;enracinement des jeunes générations dans leur identité arabe et islamique et leur appartenance nationale.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle sociétal rétrograde</h2>



<p>La secte terroriste de Daech a elle aussi œuvré pour enraciner les jeunes dans leur identité arabe et islamique. Elle en a fait des monstres assoiffés de sang. Là où on les embarque, ils pètent le feu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lzR22U3Z1p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/20/tunisie-rached-ghannouchi-kais-saied-meme-combat-darriere-garde/">Tunisie : Rached Ghannouchi-Kaïs Saïed, même combat d’arrière-garde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Rached Ghannouchi-Kaïs Saïed, même combat d’arrière-garde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/20/tunisie-rached-ghannouchi-kais-saied-meme-combat-darriere-garde/embed/#?secret=Q7YwMEHxgg#?secret=lzR22U3Z1p" data-secret="lzR22U3Z1p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Kaïs Saïed aime bien ses sujets gagnés par la perversion occidentale. C’est pour cette raison qu’il a voulu les amener au droit chemin des bonnes mœurs et de la piété de la société arabo-musulmane. L’article 44 de sa constitution relatif au droit à l’enseignement a repris les mêmes énoncés de l’article 39 de la constitution de 2014.</p>



<p>Donc, voulant gouverner pour très longtemps, suivant les préceptes de la charia comme précisé à l’article 5 de sa constitution, Kaïs Saïed s’est donné pour mission de modeler la société et les jeunes plus particulièrement selon son modèle sociétal rétrograde.</p>



<p>Or, il y a une évidence, c’est que les sociétés arabes et musulmanes, qui sont les sources d’inspiration de Kaïs Saïed, sont gangrénées à ce jour, à des degrés divers, par les approches les plus rétrogrades de l’islam.</p>



<p>En effet, des siècles durant,&nbsp;des vagues successives de théologiens juristes, polémistes,&nbsp;allergiques à la rationalité en matière de religion, finirent par s’imposer, balayant du même revers mu’tazilisme, philosophie, théologie et&nbsp;soufisme spéculatif. Ibn Rochd qui a soutenu que <em>«lorsque la spéculation rationnelle contredit la lettre du texte, celui-ci doit être interprété à la lumière de la connaissance rationnelle» (2)</em> a été persécuté et ses livres brûlés.</p>



<p>Ces théologiens traditionnalistes ont formé un courant anti-intellectualiste qui a renoué avec l’orthodoxie des origines, celle des deux premiers siècles de l’islam et qui connut un grand essor&nbsp;à partir du XIIIe siècle. Le théologien le plus représentatif de ce renouveau du traditionalisme est le hanbalite Ibn Taymiyya (1263-1328).</p>



<p>A la lumière qui inonda le XVIIIe siècle en Europe et l’a mis sur la voie de l’émancipation et du progrès, coïncida un nuage noir qui plongea le monde arabe dans une obscurité qui n’est pas prête de se dissiper. Il fut, en effet, dominé par un courant salafiste rétrograde, en l’occurrence le Wahhabisme qui le dévia de la raison et le fit sortir de l’histoire.</p>



<p>Au début du XXe siècle, le mouvement des Frères musulmans entrait en scène pour accélérer cette descente en enfer.</p>



<p>La décadence des pays musulmans a pour causes directes ou indirectes le fondamentalisme et l’obscurantisme religieux instrumentalisés par les différents gouvernants qui prétendent gouverner selon les finalités de l’islam comme Kaïs Saïed. Dans leur esprit étriqué, la notion d&rsquo;État civil et de principes universels des droits de l’homme relèvent du blasphème. Même les Etats arabo-musulmans qui s’en prévalent n’ont pas coupé le cordon ombilical avec le conformisme religieux et leurs législations demeurent imprégnées, à divers degrés, par la charia islamique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gGkSVdMsk4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/19/tunisie-kais-saied-ou-le-passeisme-a-loeuvre/">Tunisie : Kaïs Saïed ou le passéisme à l’œuvre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed ou le passéisme à l’œuvre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/19/tunisie-kais-saied-ou-le-passeisme-a-loeuvre/embed/#?secret=oYVinIEcqC#?secret=gGkSVdMsk4" data-secret="gGkSVdMsk4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Kaïs Saïed, voulant islamiser un pays qui n’est pas suffisamment musulman à son goût, veut renouer&nbsp;avec le système éducatif archaïque des temps reculés. <em>«Au début du XIXe siècle, le système éducatif tunisien était représenté par les écoles coraniques pour l’enseignement primaire et par l’université de la Zitouna pour l’enseignement secondaire et supérieur. C’est un enseignement archaïque de type médiéval. Par son programme, où toute science laïque est bannie par son personnel enseignant groupant des ulémas dont toute la science se limitait à une encyclopédie de fiqh, de grammaire, de hadith et de Coran…, par ses méthodes pédagogiques qui ne faisaient appel, parmi toutes les facultés intellectuelles, qu’à la mémoire, l’enseignement tunisien des années trente du XIXe siècle était d’un autre temps&nbsp;!» (3)</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hostilité flagrante à la modernité et au progrès</h2>



<p>Est-ce avec ce système que Kaïs Saïed cherche à renouer, en ignorant la tendance&nbsp;à la modernisation de l’enseignement que la Tunisie a connu tout au long du XIXe et du XXe siècle et en mettant entre parenthèse cette tradition moderniste portée par Ahmed Bey, Kheireddine Pacha et Ahmed Ibn Abi Dhiaf, au XIXe siècle, et Naceur Bey, Ali Bach Hamba, Tahar Haddad et Habib Bourguiba au XXe siècle pourt ne citer que ceux-là.</p>



<p>Quand les Frères musulmans dominaient l’enseignement en Égypte et en Algérie, ce dernier a maintenu le corps enseignant français qu’il a renforcé par des coopérants occidentaux à tous les niveaux jusqu’à ce que les Tunisiens formés à l’école moderne les remplacent.</p>



<p>Tout cet héritage d’aspiration à la modernité et au progrès en vue de débarrasser les mentalités de l’ignorance et du fanatisme, Kaïs Saïed l’a balayé d’un revers de la main pour se positionner, à travers l’article 44 de sa constitution, du côté des&nbsp;Frères musulmans et&nbsp;la généralisation de la langue arabe qui n’a plus d’utilité qu’en matière de poésie, de littérature, de démagogie politique et de palabres religieux.</p>



<p>C’est pour cette raison et animé de ce parti-pris hostile à la modernité que Kaïs Saïed s’est refusé, jusque-là, à fermer l’antenne tunisienne de l’Union internationale des oulémas musulmans surnommée <em>«repaire de Qaradaoui»</em>, financée par le Qatar, et on comprend bien pourquoi il n’a fait aucun geste contre les écoles coraniques qui pullulent en Tunisie depuis 2011 et qui sont sources de tous les dangers par le dogmatisme et le fanatisme religieux qu’ils inculquent aux jeunes enfants.</p>



<p>On comprend aussi pourquoi, dans tous les débats de société, il prend toujours des positions conservatrices au plus près du dogme religieux, comme son rejet catégorique de l’égalité dans l’héritage (et pas seulement) entre l’homme et la femme. Et une fois, il aura imposé sa <em>«loi fondamentale» </em>et son pouvoir sans partage, on doit s’attendre à ce qu’il aille encore plus loin dans cette volonté de renvoyer la société tunisienne très loin dans le passé… aux temps glorieux de son idole absolu&nbsp;: Omar Al-Khattab.</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>



<p><em>** Illustration : lors de sa visite en Egypte, en avril 2021, Kaïs Saïed n&rsquo;a pas visité la Maison de l&rsquo;Opéra ou le musée du Caire, mais le cheikh de la Grande mosquée Al-Azhar. A chacun ses références et certains symboles sont plus parlants que des tonnes de discours. </em></p>



<p><em><strong>Notes :</strong></em></p>



<p><em>1- Rached Ghannouchi, ‘‘Les libertés publiques dans l’Etat islamique’’, éd. El Moujtahed, 2011, 983 pages.</em></p>



<p><em>2-&nbsp;Yadh Ben Achour, ‘‘Islam et Constitution’’, in Revue tunisienne de droit, publié par la Faculté de droit et des sciences politiques et économiques de Tunis, 1974, 97 pages.</em></p>



<p><em>3- Mustapha Kraiem, ‘‘La révolution kidnappée’’, éd. Fondation Farhat Hached, 2014, 177 pages.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/21/tunisie-la-constitution-de-kais-saied-ou-la-descente-dans-lenfer-du-dogmatisme/">Tunisie : la constitution de Kaïs Saïed ou la descente dans l’enfer du dogmatisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : de l&#8217;insolente popularité de Saied à la chute annoncée de Moussi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/22/tunisie-de-linsolente-popularite-de-saied-a-la-chute-annoncee-de-moussi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 10:53:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dire que les «mesures exceptionnelles» annoncées le 25 juillet 2021 par le président Kaïs Saïed ont constitué un tournant politique important est un euphémisme. Il s&#8217;agit d&#8217;un véritable séisme dont les secousses vont longtemps continuer à résonner dans une scène politique tunisienne volatile et inconsistante. Et qui tarde à se remettre en question pour espérer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/22/tunisie-de-linsolente-popularite-de-saied-a-la-chute-annoncee-de-moussi/">Tunisie : de l&rsquo;insolente popularité de Saied à la chute annoncée de Moussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Kais-Saied-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-354118"/></figure></div>



<p><strong><em>Dire que les «mesures exceptionnelles» annoncées le 25 juillet 2021 par le président Kaïs Saïed ont constitué un tournant politique important est un euphémisme. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un véritable séisme dont les secousses vont longtemps continuer à résonner dans une scène politique tunisienne volatile et inconsistante.</em></strong> <strong><em>Et qui tarde à se remettre en question pour espérer repartir sur des bases plus saines. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-367068"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p><em>«On sait comment les sondages d&rsquo;opinion sont réalisés»</em> dira, sur un ton ironique, Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), en apprenant que le président Kaïs Saïed continue de caracoler en tête des personnalités en lesquelles les Tunisiens ont le plus confiance, et que sa popularité à elle a piqué du nez au cours de ce mois d&rsquo;octobre 2021, puisqu&rsquo;elle ne figure même plus dans le top 5, alors que sa place a toujours été, jusque-là, 2e, après le président de la république.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaïs Saïed ou la prime à l&rsquo;immobilisme</h2>



<p>Généralement, seuls ceux qui sont donnés parmi les premiers classés croient aux résultats des sondages d&rsquo;opinion et ne mettent pas en question leur crédibilité, alors que, jusque-là, les sondeurs ne se sont pas beaucoup trompés dans l&rsquo;ensemble&nbsp;: ils avaient toujours identifié à l&rsquo;avance les vainqueurs des élections et ont même vu longtemps à l&rsquo;avance aussi la montée d&rsquo;un phénomène politique appelé Kaïs Saïed, alors que peu d&rsquo;analystes et d&rsquo;observateurs avisés lui donnaient une chance de conduire un jour les destinées de la Tunisie.</p>



<p>Les résultats du dernier baromètre politique de Sigma Conseil, publiés aujourd&rsquo;hui, vendredi 22 octobre 2021, par le quotidien <em>Le Maghreb</em> vont surprendre beaucoup et, surtout, faire grincer les dents de quelques uns. Car ils confirment l&rsquo;insolente popularité de Kaïs Saïed, en qui 77% des sondés continuent de faire confiance, lui faisant même gagner 4 points en un mois, et ce malgré les critiques dont il ne cesse de faire l&rsquo;objet, aussi bien à l&rsquo;intérieur qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur, et notamment de la part des principaux partenaires de la Tunisie, les États-Unis et l&rsquo;Union européenne en tête, qui ne sont pas loin de soupçonner, chez lui, des velléités d&rsquo;autoritarisme pouvant mettre en danger l&rsquo;expérience démocratique en Tunisie, une plante décidément très fragile et qui pousse difficilement dans un terrain fangeux.</p>



<p>Kais Saïed n&rsquo;a même pas à se faire prévaloir de réalisations concrètes ou grandioses. Il peut cumuler tous les pouvoirs, s&rsquo;assoir dessus, ne rien faire qui vaille, poursuivre son interminable monologue sur la lutte contre la corruption, la chasse aux voleurs, le respect de la volonté du peuple et l&rsquo;attachement à la souveraineté nationale, des thématiques à forte connotation populiste et qui justifient souvent tous les immobilismes, pour continuer à plafonner dans les sondages. <em>«Echhaab yourid»</em> (ainsi veut le peuple), disait déjà son slogan de campagne. Et on ne peut que s&rsquo;incliner. La démocratie, n&rsquo;est-ce pas aussi l&rsquo;acceptation de cette <em>«dictature du peuple qui veut»</em>?     </p>



<h2 class="wp-block-heading">Abir Moussi perd son fond de commerce</h2>



<p>En plus de l&rsquo;insolente popularité de Saïed, une réalité de laquelle on va devoir s&rsquo;accommoder, le dernier sondage de Sigma Conseil apporte un fait nouveau : la présidente du Parti destourien libre (PDL), la tonitruante Abir Moussi, dont le parti a toujours caracolé en tête des intentions de vote pour les législatives, et qui était habituée à une solide seconde place, en termes de confiance des Tunisiens, après Saïed, ne figure même plus désormais dans le quintet de tête. Divine surprise : Abir Moussi est devancée par une nouvelle venue, hier encore inconnue dans le bataillon,<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/09/29/saied-nomme-najla-bouden-a-la-kasbah-treve-de-politique-pensons-un-peu-a-leconomie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Najla Bouden</a>, la nouvelle cheffe du gouvernement, qui jouit d&rsquo;un étonnant taux de confiance estimé à 51%, alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a encore fait aucune déclaration digne de ce nom ni n&rsquo;a annoncé la moindre mesure pouvant aider à la faire connaître du grand public. On peut estimer que cette popularité, aussi soudaine que temporaire, elle la tient de la confiance qu&rsquo;a mis en elle le président de la république et qu&rsquo;elle ne tardera pas à perdre peu à peu au contact des réalités du gouvernement. </p>



<p>Mme Bouden est suivie, de très loin, par deux dirigeants démissionnaires du parti islamiste Ennahdha, Abdelfattah Mourou et Abdellatif Mekki, en rupture de ban avec leur famille politique, crédités tous deux de 17%, et c&rsquo;est le journaliste Safi Saïd, un grand populiste devant l’Éternel, qui ferme le quintet de tête avec 16% de taux de confiance. Mais pas de Abir Moussi à l&rsquo;horizon&nbsp;! Que s&rsquo;est-il passé&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après le tremblement de terre</h2>



<p>Ce qui a changé ce n&rsquo;est pas tant Abir Moussi, qui reste égale à elle-même, observant la même posture d&rsquo;hostilité absolue aux islamistes et recourant aux mêmes techniques de communication (le contact direct et permanent avec les Tunisiens à travers les vidéos régulièrement diffusées via les réseaux sociaux), mais c&rsquo;est la conjoncture politique générale dans le pays qui a tout chambardé.</p>



<p>Les <em>«mesures exceptionnelles»</em> annoncées le 25 juillet dernier par le président Saïed ayant mis hors-jeu les islamistes d&rsquo;Ennahdha et abattu le système qu&rsquo;ils avaient mis en place dans le pays depuis 2011, Mme Moussi s&rsquo;est retrouvée carrément sans emploi&nbsp;: on n&rsquo;a plus besoin d&rsquo;elle pour déloger Ghannouchi et consorts. Et cette perte d&rsquo;utilité, elle le paye cash et, pour espérer se remettre en selle, il va falloir qu&rsquo;elle se remette en question et qu&rsquo;elle se retrouve une nouvelle mission dans un champ politique totalement éclaté&nbsp;et qui ressemble à un magasin de porcelaine après le passage d&rsquo;un éléphant appelé&#8230; Kaïs Saïed.</p>



<p>Cette analyse est aussi valable pour tous les autres partis politiques, y compris Ennahdha, qui ont du mal à retrouver leurs marques dans la tourmente actuelle, se cherchant de nouvelles raisons d&rsquo;espérer, dans la perspective des prochaines élections prévues en 2024 mais qui pourraient venir plus tôt, si des élections anticipées étaient organisées après la révision annoncée de la constitution et de la loi électorale. Ce seraient alors des élections au cœur de la tempête ! Comme celles de 2011. Donc propices à toutes les surprises.  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<title>Islam politique et Etat national : « Je t&#8217;aime&#8230; Moi non plus ! »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 08:08:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du FIS d&#8217;Algérie, aux Frères musulmans d&#8217;Égypte, en passant par Ennahdha de Tunisie, pour ne citer que ces quelques exemples, les islamistes peinent à se frayer un chemin vers le pouvoir ou à s&#8217;acclimater sainement à ses rouages sans se casser des dents ou traîner des casseroles. Il est vain pour eux de s&#8217;abonner à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Rached-Ghannouchi-Ban.jpg" alt="" class="wp-image-359090"/><figcaption><em>L&rsquo;islamisme politique peut-il tourner le dos à ses principes fondateurs, dogmatiques et totalitaires ?</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Du FIS d&rsquo;Algérie, aux Frères musulmans d&rsquo;Égypte, en passant par Ennahdha de Tunisie, pour ne citer que ces quelques exemples, les islamistes peinent à se frayer un chemin vers le pouvoir ou à s&rsquo;acclimater sainement à ses rouages sans se casser des dents ou traîner des casseroles. Il est vain pour eux de s&rsquo;abonner à la théorie du complot pour justifier ou expliquer leurs déboires et échecs interminables, tellement ce phénomène est manifeste.</em></strong> <strong><em>Le ver est dans le fruit&#8230; </em></strong></p>



<p>Par <strong>Me Abderrazek Ben Khelifa</strong> *</p>



<span id="more-359086"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Abderrazek-Ben-Khelifa.jpg" alt="" class="wp-image-359087"/></figure></div>



<p>Sans verser dans des conclusions jusqu&rsquo;au-boutistes taxant l&rsquo;islam de religion non soluble dans la démocratie, il n&rsquo;en demeure pas moins que les expériences des islamistes dans les différents gouvernements auxquels ils ont pris part se sont heurtées à une forme de rejet <em>«institutionnel»</em> ou d&rsquo;une espèce de <em>«difficulté d&rsquo;amarrage»</em>&#8230; Bien plus, même au pouvoir, ils n&rsquo;ont pas osé à sortir de leur bastion idéologique et préféré gouverner à distance ou par procuration dans le souci de maîtriser les rouages de l&rsquo;Etat avant de mettre en place l&rsquo;Etat de l&rsquo;islam. D&rsquo;ailleurs, leur action politique est axée plutôt sur la société civile ou <em>«le travail souterrain» </em>comme l&rsquo;appellent certains islamologues, observant une certaine méfiance vis-à-vis du sommet du pouvoir (le candidat d&rsquo;Ennahdha à la présidence de la république en 2019, Abdelfattah Mourou, a été lâché par son parti!).</p>



<p>En outre, il ne faut pas perdre de vue que cette méfiance des islamistes vis-à-vis de l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat est en réalité réciproque. L&rsquo;administration publique ne leur a jamais cédé, ce qui a poussé certains d&rsquo;entre eux à employer souvent la notion de l&rsquo;<em>«Etat profond»</em> (الدولة العميقة), concept d&rsquo;origine turque employé pour la première fois par l&rsquo;ancien Premier ministre turc Bûlent Esevit (mort en 2006).</p>



<p>L&rsquo;administration publique a toujours gardé une distance vis-à-vis des <em>«nouveaux venus»</em> au pouvoir.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante: les islamistes ont-ils bien compris cela ? Je n&rsquo;en suis pas sûr. Mais ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un problème structurel et plus profond qui fait que l&rsquo;islamisme, à l&rsquo;exception peut-être de celui des Turcs, est incapable de se greffer à l&rsquo;establishment politique comme un acteur <em>«ordinaire»</em> ou un acteur comme les autres. Les raisons en sont multiples.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La chariâ, rêve des uns, cauchemar des autres&nbsp;!</h3>



<p>Les islamistes puisent leur raison d&rsquo;être dans un principe fondateur à savoir que <em>«l&rsquo;islam est la solution» (</em>الإسلام هو الحل). Ce <em>«dogme»</em> n&rsquo;a jamais été remis en question par Ennahdha et l&rsquo;islam politique d&rsquo;une façon générale malgré l&rsquo;évolution de la pensée politique moderne vers un rejet systématique de toute pensée totalitaire, surtout depuis la chute du bloc communiste 1989).</p>



<p>Bien que souvent <em>«noyés»</em> dans un discours pro-démocratique et pro-libéral, les textes de base de l&rsquo;islam politique en Tunisie, en l&rsquo;occurrence les écrits de Rached Ghannouchi (14 livres), ont toujours appelé à l&rsquo;application pure et simple de la chariâ. Dans son livre <em> »L&rsquo;islam et les libertés publiques »</em>, le président d&rsquo;Ennahdha ne reconnaît le pluripartisme que sous la chariâ (page 95).</p>



<p>Mais faut-il rappeler que le nouvel Etat tunisien, création d&rsquo;une élite libérale et laïque, et héritier d&rsquo;une tradition séculaire était sceptique à toute forme de pouvoir de type <em>«totalitaire»</em>, et n&rsquo;a pas accueilli cet islamisme à l&rsquo;Egyptienne à bras ouverts. L&rsquo;élite tunisienne aussi bien libérale que de gauche a même noué avec ce courant politique des relations très tendues voire parfois violentes (comme en 1981 à la Faculté de Manouba). Après chaque débat identitaire, traditionalistes islamistes et progressistes se déclarent la guerre les uns aux autres. De ce point de vue l&rsquo;islamisme est perçu par l&rsquo;establishment comme une menace voire un danger imminent.</p>



<p>Certains ont cultivé, en vain, l&rsquo;espoir de voir ce parti religieux se transformer en un simple parti conservateur à la manière de la démocratie chrétienne européenne. Mais ce n&rsquo;était qu&rsquo;une illusion.</p>



<p>Ennahdha n&rsquo;a entrepris aucun effort de réforme de ses dogmes identitaires fondateurs de plus en plus contestés dans le monde, un point commun que le parti islamiste tunisien partage d&rsquo;ailleurs avec la gauche marxiste et nationaliste.</p>



<p>Ennahdha est resté animé par une politique politicienne et machiavélique favorisant plutôt l&rsquo;infiltration de l&rsquo;appareil de l&rsquo;Etat au détriment des débats sociétaux pour expliquer ses projets et sa vision d&rsquo;un projet de société acceptable et viable.</p>



<p>En un mot, Ennahdha n&rsquo;a jamais réussi (ou peut être n&rsquo;a-t-il jamais cherché) à dissiper les craintes et les soucis d&rsquo;une bonne frange de la société sur son projet futur. Il est demeuré une machine électorale mobilisée en permanence et obsédée par l&rsquo;idée de ne pas quitter le pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un islamisme opportuniste et sans projet</h3>



<p>La révolution de 14 janvier était bel et bien contre le déséquilibre du développement régional et l&rsquo;échec d&rsquo;un modèle de développement dépassé.</p>



<p>En se présentant aux élections de 2011, les islamistes n&rsquo;ont jamais mis sur la table un projet de développement digne des aspirations de la révolution; ils ont tout simplement repris un programme de Ben Ali préparé en août 2010, arrosé de dizaines de propositions copiées collées du 11e plan de développement (programme des 365 points avec 590.000 emplois à la clé).</p>



<p>Étant un projet identitaire, l&rsquo;islam politique a toujours péché par une carence notoire au niveau de la politique économique. Les questions sociales aussi relèvent plutôt pour eux de la morale islamique d&rsquo;où leur obsession des activités caritatives, une forme malhonnête pour séduire les électeurs.</p>



<p>En arrivant au pouvoir, Ennahdha était appelé à gérer une économie nationale en panne. Mais durant 10 ans, le parti islamiste ne faisait qu&rsquo;approuver des loi de finances non adossées à aucune vision de changement et concoctées par des technocrates conservateurs cyniques.</p>



<p>C&rsquo;est vrai qu&rsquo;aucun des acteurs principaux de la scène politique n&rsquo;a réussi à concevoir un projet politique sérieux et viable et tout le monde scande de simples slogans non réalisables. Mais quand il s&rsquo;agit d&rsquo;un parti au pouvoir, il est inadmissible de gouverner sans projet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel avenir pour les islamistes ?!</h3>



<p>Il est vain pour les islamistes de continuer à ruminer ce discours hypocrite de consensus pour s&rsquo;adapter à la réalité et laisser passer l&rsquo;orage. Il est temps pour eux de réviser leurs textes fondateurs et non pas seulement leur tactique politique: qu&rsquo;on le dise clairement, il faut en finir avec la chariâ, cet ensemble d&rsquo;interprétations des textes sacrés par des êtres humains appelés <em>«fouqaha»</em> (فقهاء) érigées en textes sacrés à appliquer à la lettre au même titre que les préceptes du Coran.</p>



<p>Le monde moderne dont la Tunisie fait partie n&rsquo;accepte aucun projet totalitaire sous quelle forme que ce soit.</p>



<p>Par contre, personne ne peut hypothéquer le droit de ceux qui se reconnaissent dans un projet de société inspiré des valeurs de l&rsquo;islam de faire valoir leurs idées, à condition qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un projet discutable et soluble dans une démocratie pluraliste.</p>



<p>Soyons vigilants, toute tentative d&rsquo;exclure ou <em>«extirper»</em> la mouvance islamiste en tant que courant conservateur de la scène politique serait un cadeau du ciel pour les jihadistes <em>«fous du dieu»</em> qui ne cherchent qu&rsquo;à montrer à leur adeptes que la démocratie est contraire à l&rsquo;islam.</p>



<p>Maintenant, la balle est dans le camp des islamistes pour ne plus accepter la démocratie comme <em>«une simple procédure»</em> pour prendre le pouvoir et le garder pour toujours, mais comme un mode de vie d&rsquo;une société moderne et civilisée en dehors de tout complexe de civilisation.</p>



<p>* <em>Avocat et homme politique.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Peut-on croire un islamiste qui se convertit au bourguibisme ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 13:04:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de commémoration du 21e anniversaire de la mort de Habib Bourguiba, libérateur de la Tunisie et bâtisseur de sa république, survenue le 6 avril 2000, il est curieux de voir certains panarabistes comme le président Kais Saied et certains panislamistes comme le Frère musulman Lotfi Zitoun, rendre hommage à l’ancien président, alors qu’ils...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Lotfi-Zitoun-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-344527"/><figcaption><em>Lotfi Zitoun se recueille sur la tombe de Bourguiba. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>À l’occasion de commémoration du 21e anniversaire de la mort de Habib Bourguiba, libérateur de la Tunisie et bâtisseur de sa république, survenue le 6 avril 2000, il est curieux de voir certains panarabistes comme le président Kais Saied et certains panislamistes comme le Frère musulman Lotfi Zitoun, rendre hommage à l’ancien président, alors qu’ils l’ont longtemps ignoré s’ils n’avaient sali sa mémoire !</em></strong></p>



<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>



<span id="more-344526"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" class="wp-image-109886"/></figure></div>



<p>Lotfi Zitoun, la tête pensante de Rached Ghannouchi, s’est fait connaître auprès des Tunisiens à son retour d’exil londonien lors du fumeux <em>«printemps arabe»</em> ourdi par l’émir du Qatar, par ses attaques en règle contre la<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2014/02/lidentite-plurielle-des-tunisiens.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> tunisianité </a>des Tunisiens, contre Bourguiba et le bourguibisme que lui et ses Frères musulmans d’Ennahdha n’ont cessé de dénigrer, dans l’espoir de l’effacer de la mémoire collective d’un peuple qui lui doit tout !</p>



<p>Mais en 10 ans de pouvoir islamiste et le mécontentement grandissant devant la <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/10eme-anniversaire-de-la-revolution-du.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">régression à tous les niveaux </a>de la Tunisie de Bourguiba, les Frères musulmans d’Ennahdha ont changé de stratégie… et <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/02/le-cheikh-qui-denonce-les-derives-de.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Abdelfattah Mourou</a> et <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/11/zitoun-mourou-vitrine-rassurante-de.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Lotfi Zitoun </a>vont donner le la.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quand Lotfi Zitoun glorifie Bourguiba</h3>



<p>Lotfi Zitoun découvre la tunisianité en revendiquant sa nostalgie de l’art de vivre du Tunisien, sa musique, ses chansons sa danse… Lui et ses Frères, aussi bien islamistes qu’arabistes, se sont mis à <em>«glorifier»</em> Bourguiba et les bienfaits du bourguibisme auxquels ils doivent beaucoup, rappellent-ils…</p>



<p>Et voilà que depuis que Abir Moussi et le Parti destourien libre (PDL) ont mis à nu Ghannouchi et causé une impopularité grandissante à Ennahdha grâce aux révélations salutaires sur le réel projet des islamistes… M. Zitoun, encore lui, alliant l’image au texte, se fait photographier au mausolée de Bourguiba, lui rendant hommage et par ses écrits et ses discours glorifiant le grand homme; jusqu’à invoquer la laïcité de fait du bourguibisme !</p>



<p>On aura tout vu de la part des Frères musulmans d’Ennahdha ! Mais il ne faut pas se leurrer sur les intentions réelles du bonhomme qui commémore la mort de Bourguiba. Lotfi Zitoun ne sait plus à quel saint se vouer pour redorer le blason d’Ennahdha en perte de vitesse !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Frères musulmans font le dos rond face aux résistances</h3>



<p>Il ne fait que reproduire la stratégie du Frère musulman Erdogan, modèle pour Ghannouchi, qui après avoir combattu l’héritage de Kemal Atatürk et la laïcité imposée par le père de la Turquie moderne, et devant l’échec de l’effacement de la mémoire des Turcs, il a changé son fusil d’épaule pour glorifier le père de la nation; arborant et s’exhibant régulièrement avec des portraits géants du grand homme… le temps pour lui et ses Frères de reprendre du poil de la bête. Ce qui se produira après le coup d’Etat manqué de 2020, pour instaurer une dictature et révéler le projet réel des Frères musulmans de restaurer la chariâ en lieu et place du Code civil, rejetant définitivement la laïcité kemaliste !</p>



<p>Il ne faut pas oublier que les Frères musulmans<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/11/la-nebuleuse-islamiste-des-freres.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> jouent sur le temps long</a> : ils savent faire le dos rond face aux résistances d’un peuple, le temps pour eux de le transformer par petites touches par un islamisme rampant, en diffusant le wahhabisme qui fonde leur action politique …</p>



<h3 class="wp-block-heading">Frère musulman un jour, Frère musulman toujours !</h3>



<p>C’est pourquoi il faut se méfier de ces «découvertes» subites du bourguibisme, de la part de l’<em>«intellectuel» </em>d’Ennahdha; alors que lui et ses Frères musulmans ont combattu Bourguiba et Bourguiba les avait combattus, parce que les idéologies qui les animent sont antinomiques et diamétralement opposées : le panislamisme étant la <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/12/il-y-les-patriotes-et-les-autres.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">négation du nationalisme</a> !</p>



<p>Bourguiba déclarait le 1er juin 1959 : <em>«Il est rare que les événements qui jalonnent la vie d’un homme s’intègrent dans l’histoire d’un peuple à un point tel que l’homme semble incarner tout son peuple. Si la transposition a pu s’accomplir, c’est que l’homme a su se faire le porte-parole sincère et désintéressé de la conscience nationale, qu’il a lutté pour la cause du peuple tant et si bien que les péripéties de la vie de l’un et de l’autre ont été amenées à se confondre.»</em> Et ce n’est pas Ghannouchi qui connaîtra cette osmose d’un peuple avec son leader !</p>



<p><strong><em><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/04/il-faut-se-mefier-dun-frere-musulman.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a></em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0UmzPrEEcn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/16/pourquoi-il-faut-soutenir-abir-moussi-dans-son-combat-sincere-contre-les-islamistes/">Pourquoi il faut soutenir Abir Moussi dans son combat sincère contre les islamistes ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi il faut soutenir Abir Moussi dans son combat sincère contre les islamistes ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/16/pourquoi-il-faut-soutenir-abir-moussi-dans-son-combat-sincere-contre-les-islamistes/embed/#?secret=2UTF5j5Fsy#?secret=0UmzPrEEcn" data-secret="0UmzPrEEcn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y2VeE6gr66"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/23/il-est-temps-pour-la-tunisie-de-se-liberer-de-lemprise-des-islamistes/">Il est temps pour la Tunisie de se libérer de l’emprise des islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il est temps pour la Tunisie de se libérer de l’emprise des islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/23/il-est-temps-pour-la-tunisie-de-se-liberer-de-lemprise-des-islamistes/embed/#?secret=DQDvUNKcUp#?secret=y2VeE6gr66" data-secret="y2VeE6gr66" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ic25lBDNWZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/les-tunisiens-et-leternel-retour-de-bourguiba/">Les Tunisiens et l’éternel retour de Bourguiba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens et l’éternel retour de Bourguiba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/13/les-tunisiens-et-leternel-retour-de-bourguiba/embed/#?secret=N7f8AaRfa4#?secret=Ic25lBDNWZ" data-secret="Ic25lBDNWZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/07/peut-on-croire-un-islamiste-qui-se-convertit-au-bourguibisme/">Peut-on croire un islamiste qui se convertit au bourguibisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie, le pays aux deux extrêmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 11:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
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		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Rafik Bouchlaka]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les islamistes et les destouriens dominent la scène politique en Tunisie. Ces deux extrêmes sont néfastes pour le pays et s’auto-nourrissent. L’une ne saurait exister sans l’autre. Elles s’auto-renforcent l’une l’autre… et ont besoin l’une de l’autre… Il y a pourtant une troisième voie que le Tunisien moyen s’entête à pas ne voir. Par Nizar...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Makhlouf-Ghannouchi-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-275715"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi / Seifeddine Makhlouf / Abir Moussi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les islamistes et les destouriens dominent la scène politique en Tunisie. Ces deux extrêmes sont néfastes pour le pays et s’auto-nourrissent. L’une ne saurait exister sans l’autre. Elles s’auto-renforcent l’une l’autre… et ont besoin l’une de l’autre… Il y a pourtant une troisième voie que le Tunisien moyen s’entête à pas ne voir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Nizar Chabbi</strong> *</p>



<span id="more-341984"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Nizar-Chabbi.jpg" alt="" class="wp-image-324631"/></figure></div>



<p>En Tunisie nous avons deux extrêmes droites : une extrême droite religieuse, qui se drape du faux habit religieux comme dernier joker qui reste entre ses mains dans la partie de poker menteur qui mène le pays depuis plus de 10 ans vers les abysses de la perdition économique : le Parti Ennahdha avec à sa tête l’anachronique Rached Ghannouchi et ses incompétents acolytes (le botoxé et totalement incompétent et beau-fils de sa majesté, Rafik Bouchlaka, le fourbe Samir Dilou, le sophiste Abdelfattah Mourou, ainsi que tous les satellites qui gravitent autour de ce parti-secte, tel le mal nommé Coalition Al-Karama et le clown Seifeddine Makhlouf, qui fait office de chef de cet agrégat de névrosés et de<em> «barbots»</em> (capos) de cafés de secondes zones qui gravitent autour de lui, telles les parvenus comme Mohamed Affes… qui mérite bien son patronyme…; mais aussi une extrême droite fasciste, totalitaire et ouvertement nostalgique de l’ancien régime, des effluves du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), de ses méthodes moyenâgeuses. Cette frange représentée par l’affreuse Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL) et de son bloc parlementaire, a soif du sang auquel les anciens caciques policiers et sécuritaires de l’ancien régime on pris goût et qui caressent le rêve de reprendre les manettes du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un pays pris en otage par deux factions d’extrême-droite</h3>



<p>Ce pays, la seule exception du mal-nommé <em>«printemps-arabes»</em>, est aujourd’hui l’otage de ces deux factions d’extrême-droite.</p>



<p>Ni l’une ni l’autre de ces deux plaies sociopolitiques ne s’intéresse aux problèmes qui préoccupent la plèbe : l’état du secteur de la santé en temps de pandémie de Covid-19, ni du secteur de l’éducation en ces temps de généralisation et de démocratisation de l’ignorance, ni de la déliquescence du secteur des transports ou de l’infrastructure du pays qui voit les trous au milieu des routes se multiplier plus vite que celles d’un gruyère, ni de l’état de l’aéroport principal du pays qui est devenu un repère de voleurs et de bandits patentés, ni de l’économie parallèle qui désormais représente plus de 50% des échanges du pays, ni de la prolifération des drogues diverses et variées (haschich, cocaïne, héroïne, ecstasy, et autres de drogues de synthèse…), ni des principaux secteurs sources de revenus pour le pays (phosphate, tourisme, tunisiens résidents a l’étranger, etc.).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le faux choix entre la peste et le choléra</h3>



<p>Ces deux extrêmes sont néfastes et s’autonourrissent. L’une ne saurait exister sans l’autre. Elles s’auto-renforcent l’une l’autre… et ont besoins l’une de l’autre… comme le bolchevisme et le fascisme se nourrirent l’un l’autre à une autre époque… pour qui connaît encore l’histoire.</p>



<p>Malheureusement, le principal carburant de ces deux plaies est la bêtise du tunisien moyen, qui s’auto-enferme entre ces deux extrêmes létaux.</p>



<p>J’envois ce message, comme une bouteille à la mer, pour celles et ceux qui savent encore réfléchir… et qui savent encore lire (une extrême minorité): ne cédez pas aux sirènes de ces deux prophètes de malheur, détournez-vous des appels à la guerre civile que ces deux démiurges claironnent, ne cédez pas au faux choix entre la peste et le choléra ! Une troisième voie existe ! Elle est sous vos yeux…</p>



<p><em>* Juriste. </em></p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S8yg2VfkK6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/19/justice-transitionnelle-livd-et-la-conjuration-des-imbeciles/">Justice transitionnelle : L’IVD et la conjuration des imbéciles</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Justice transitionnelle : L’IVD et la conjuration des imbéciles » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/19/justice-transitionnelle-livd-et-la-conjuration-des-imbeciles/embed/#?secret=WZmBvLChOS#?secret=S8yg2VfkK6" data-secret="S8yg2VfkK6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Mekki revient sur la photo de Mourou aux fiançailles de Meriem Ben Moulehem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 12:41:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Abdellatif Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Meriem Ben Moulehem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Cheikh Abdelfattah Mourou a été critiqué en Tunisie et ailleurs et a subi beaucoup de préjudices suite à la publication de sa photo lors d&#8217;une une cérémonie de fiançailles (de Meriem Ben Moulehem, Ndlr)», a déploré le dirigeant Ennahdha Abdellatif Mekki, en expliquant les «circonstances de ce simple cliché», dit-il. Dans un post publié ce...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Mourou-Ben-Moulehem.jpg" alt="" class="wp-image-337446"/></figure>



<p>«<strong><em>Cheikh Abdelfattah Mourou a été critiqué en Tunisie et ailleurs et a subi beaucoup de préjudices suite à la publication de sa photo lors d&rsquo;une une cérémonie de fiançailles (de Meriem Ben Moulehem, Ndlr)», a déploré le dirigeant Ennahdha Abdellatif Mekki, en expliquant les «circonstances de ce simple cliché»</em></strong>, <strong><em>dit-il.</em></strong></p>



<span id="more-337440"></span>



<p>Dans un post publié ce mardi 23 février 2021, Abdellatif Mekki a regretté la vague de critiques dont a fait l&rsquo;objet Abdelfattah Mourou en laissant entendre que ce dernier n&rsquo;avait pas dansé avec l&rsquo;actrice comme diffusé par des médias tunisiens et étrangers : «<em>Il a été invité à des fiançailles, il s’y est rendu avec des membres de sa famille. A sa sortie, il est allé saluer la mariée, à la demande du père de celle-ci, et c&rsquo;est là que la photo a été prise</em>».</p>



<p>«<em>Il l’a saluée de cette manière afin de respecter la distanciation physique. Une manière de la féliciter et rien d’autre. Il n’y a d&rsquo;ailleurs pas d&rsquo;autres photos ni vidéo</em>», a ajouté l&rsquo;ancien ministre nahdhaoui en estimant que son ami a été victime d&rsquo;une injustice et de préjugés.</p>



<p><em>«Mourou a subi beaucoup de préjudices en Tunisie et à l’extérieur, alors que c’est l’homme qui sait allier les convenances sociales à sa culture… Et c’est justement pour ça que beaucoup de gens l’aiment</em>», a-t-il encore écrit en concluant : «<em>Alors pourquoi tant de mal, sans vérifications ?</em>».</p>



<p>Rappelons que la photo diffusée la semaine dernière à l&rsquo;occasion des fiançailles de Meriem Ben Moulehem, a fait le buzz sur les réseaux sociaux et que de nombreux islamistes se dont dits «<em>choqués de voir Mourou danser avec une strette»</em>…</p>



<p>De nombreux médias tunisiens et étranger à l&rsquo;instar d&rsquo;<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.albawaba.com/entertainment/shaikh-belly-tunisian-shaikh-abdelfattah-mourou-dancing-artist-meriem-ben-moulehem" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Bawaba</a> ou encore la <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.bbc.com/arabic/tv-and-radio-56116331" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BBC Arabic</a>,  avait repris la nouvelle en parlant de «<em>polémique</em>» et de «<em>bad buzz</em>» entre autres commentaires. Mourou  avait, lui aussi affirmé à la BBC qu&rsquo;il avait simplement salué Meriem Ben Moulehem.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/23/mekki-revient-sur-la-photo-de-mourou-aux-fiancailles-de-meriem-ben-moulehem/">Mekki revient sur la photo de Mourou aux fiançailles de Meriem Ben Moulehem</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Politique: le théorème de Néji Jalloul, ou le Nidaa Tounès (mal) réhabilité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/22/politique-le-theoreme-de-neji-jalloul-ou-le-nidaa-tounes-mal-rehabilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 07:56:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[néji jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Qalb Tounès]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Nidaa Tounès aurait épargné aux Tunisiennes le port obligatoire du khimar et du tchador et rien que pour cela sa création n’aura pas été inutile, même si désormais il ne représente plus rien. C’est en tous cas ce qu’a déclaré l’ancien ministre de l’Education Néji Jalloul sur les ondes d’une radio privée. Autrement dit,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/22/politique-le-theoreme-de-neji-jalloul-ou-le-nidaa-tounes-mal-rehabilite/">Politique: le théorème de Néji Jalloul, ou le Nidaa Tounès (mal) réhabilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Néji-Jalloul_-Béji-Caïd-Essebsi.jpg" alt="" class="wp-image-180679"/></figure>



<p><strong><em>Le Nidaa Tounès aurait épargné aux Tunisiennes le port obligatoire du khimar et du tchador et rien que pour cela sa création n’aura pas été inutile, même si désormais il ne représente plus rien. C’est en tous cas ce qu’a déclaré l’ancien ministre de l’Education Néji Jalloul sur les ondes d’une radio privée. Autrement dit, ce mouvement, ou rassemblement, a sauvé la femme tunisienne de la barbarie intégriste. Est-ce vraiment le cas ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-329111"></span>



<p>Pourrait-on considérer que toutes ces personnalités cossues rassemblées autour de Béji Caid Essebsi ne faisaient en réalité partie que d’un Women’s Lib essentiellement masculin dont le point d’orgue fut certes cette célébration de la Fête de la Femme en 2012 au cours de laquelle le président du Nidaa, dans un discours demeuré célèbre, demanda au parti Ennahdha de dégager, conformément à des engagements antérieurs pris avant les élections de la Constituante ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha pour une islamisation en douceur</h3>



<p>Le miracle aurait donc été que le parti Ennahdha eût obtempéré sans plus de façons, permettant ainsi à M. Jalloul d’avancer sa théorie actuelle. Ce qu’il ne précise pas, c’est si ce prétendu sauvetage in extremis de la femme tunisienne d’entre les griffes des talibans a été la raison de la création du mouvement, sa conséquence, ou bien l’un de ses effets collatéraux. En considérant qu’il en eût été la raison, cela signifie que la Troïka, l’ancienne coalition gouvernementale conduite par Ennahdha, aurait décidé, lors de son accession au pouvoir en 2011, d’islamiser la tenue vestimentaire féminine, mais rien ne permet de penser que tel eût été effectivement le cas, et mis à part des actes isolés ou bien la pression sociale dans certains quartiers, il n’y eut de toute évidence aucune campagne organisée en ce sens venant du sommet de l’Etat.</p>



<p>Les propos de Moncef Marzouki à propos des «safirat» («dévoilées») avaient déjà suscité une tempête de protestations et malgré la venue de certains prédicateurs égyptiens déséquilibrés prêchant les vertus de l’excision, tels le Cheikh Wajdi Ghonaim, la stratégie nahdaouie tendait plutôt vers une islamisation en douceur dont les enfants seraient les cibles principales.</p>



<p>Abdelfattah Mourou, le «modéré», l’un de ceux qui avaient accompagné le Cheikh lors de ses tournées, avait été très clair sur la question, lorsqu’il avait déclaré, dans un accès de sincérité inhabituel, que ce qui l’intéressait n’était pas les adultes mais leurs enfants. Et il est plutôt difficile de considérer que la question de la femme eût constitué la préoccupation immédiate et urgente justifiant la fondation du Nidaa, ou bien l’un des dossiers des discussions menées sous l’égide du Quartet du dialogue national pour obtenir le départ du gouvernement de la Troika.</p>



<p>Il n’en était sans aucun doute déjà rien dans l’esprit de Béji Caid Essebsi lors de son mandat de Premier ministre provisoire, en 2011, lorsque la police avait été consignée dans ses casernes et que la rue et les mosquées avaient été désertées par l’autorité publique, dans ce qui restera l’une des décisions les moins excusables de sa carrière, celle-là même qui avait pavé la route au triomphe d’Ennahdha lors des élections de la Constituante.</p>



<p>Souvenons-nous, durant cette dizaine de mois où il n’y eut plus de policiers dans les rues du pays, ni de gendarmes dans ses campagnes, et où le territoire contrôlé par un Etat mis en liquidation se résuma en la Kasbah et l’avenue Habib Bourguiba, et mis à part un certain effet d’émulation chez les salafistes, il n’ y eut aucun autodafé visant les femmes à travers leurs tenues vestimentaires, à l’instar de ce qui avait eu lieu par exemple dans la Turquie d’Atatürk, ou bien de mesures contraignantes systématiques semblables à celles qui avaient cours en Iran lors de la prise du pouvoir par Khomeiny, ou en Arabie Saoudite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les affairistes s’accommodent d’une mainmise obscurantiste sur la société</h3>



<p>La nouvelle Constitution dans l’élaboration de laquelle le Nidaa, absent de l’assemblée constituante, ne joua évidemment aucun rôle, du moins directement, ne remit pas plus en cause les droits des femmes reconnus depuis 1956. Cela ne disculpe évidemment aucunement les islamistes tunisiens de toute intention à ce sujet, et les récentes déclarations du Dr Affès et du Cheikh Jaziri ne le confirment que trop. Cela absout d’autant moins le mouvement fondé par Béji Caid Essebsi, qui passera à la postérité comme ayant été celui de certains milieux d’affaires soucieux de défendre leurs intérêts à travers la loi dite de Réconciliation, leur assurant une impunité judiciaire définitive, dans un processus distinct de celui de la justice transitionnelle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Karoui-Ghannouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-282098" width="500"/><figcaption><em>Nabil Karoui, patron de Qalb Tounès, avatar actuel de Nidaa, n&rsquo;a pas manqué de se jeter dans les bras des islamistes. </em></figcaption></figure></div>



<p>L’alliance parlementaire du Nidaa ou de son avatar principal actuel, Qalb Tounès, avec le parti islamiste ou ses dérivés populistes, en dépit de promesses électorales contraires, indique plutôt que ces milieux sous certaines conditions s’accommodent bien d’une mainmise obscurantiste sur la société.</p>



<p>Si le Nidaa n’est plus aujourd’hui qu’un musée qui s’écroule, c’est parce qu’il a tout simplement atteint les objectifs que ses fondateurs lui avaient assignés. Et à la lueur crue des faits aucun argument valable ne vient conforter la théorie de l’ancien ministre relativement à une préoccupation de ce mouvement des acquis de la femme, ni en amont, dans sa fondation, ni en aval, dans une quelconque influence exercée sur sa politique, particulièrement ses alliances parlementaires. On pourrait même ajouter que l’investissement massif du mouvement par des citoyennes inquiètes de l’avenir fut un apport électoral considérable qui ne fut pas payé en retour.</p>



<p>On se posera néanmoins la question de connaître les mobiles actuels animant Néji Jalloul. Ambition politique ? Vanité ? Menace ? Opportunité de commenter l’actualité ? Volonté d’occulter la trahison politique d’un mouvement qui n’a pas tenu ses promesses électorales vis-à-vis de ses électeurs et surtout électrices ? Volonté de se disculper? Sa déclaration aura au moins été intéressante autant par ses omissions que par son rapport onirique à la réalité.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ybwkd3is63"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/21/letat-in-absentia-deus-ex-machina-derviches-faux-culs-et-culot-du-diable/">L’Etat «in absentia» : deus ex machina, derviches, faux culs, et culot du diable</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Etat «in absentia» : deus ex machina, derviches, faux culs, et culot du diable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/21/letat-in-absentia-deus-ex-machina-derviches-faux-culs-et-culot-du-diable/embed/#?secret=y1X55Uus0C#?secret=ybwkd3is63" data-secret="ybwkd3is63" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g3iYkg8VXc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/">Islam: pourquoi il ne faut pas expurger le Coran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam: pourquoi il ne faut pas expurger le Coran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/embed/#?secret=qN520uAIvE#?secret=g3iYkg8VXc" data-secret="g3iYkg8VXc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie : Abdelfattah Mourou testé positif au coronavirus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 19:41:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Bhiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdelfattah Mourou, ancien vice-président du parti Ennahdha et ancien président, par intérim, de l’Assemblée des représentants du peuple (de juillet à novembre 2019), a été testé positif au coronavirus. C&#8217;est ce qu&#8217;a annoncé le député et dirigeant Ennahdha, Noureddine Bhiri, dans un post publié sur sa page Facebook, dans la soirée de ce mardi 10...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Abdelfattah-Mourou.jpg" alt="" class="wp-image-173377"/></figure>



<p><strong><em>Abdelfattah Mourou, ancien vice-président du parti Ennahdha et ancien président, par intérim, de l’Assemblée des représentants du peuple (de juillet à novembre 2019), a été testé positif au coronavirus.</em></strong></p>



<span id="more-324049"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé le député et dirigeant Ennahdha, Noureddine Bhiri, dans un post publié sur sa page Facebook, dans la soirée de ce mardi 10 novembre 2020, tout en souhaitant prompt rétablissement à M. Mourou.</p>



<p>Âgé de 72 ans, Abdelfattah Mourou, avocat de son état, qui a été premier vice-président de l&rsquo;Assemblée (décembre 2014 &#8211; juillet 2019), avait annoncé, en mai dernier, avoir définitivement quitté la politique «<em>parce que le pays a désormais besoin de jeunes»</em>, tout en affirmant que sa «<em>décision s&rsquo;inscrivait dans le respect du choix des électeurs, lors de la présidentielle anticipée de 2019</em>».</p>



<p>Candidat Ennahdha, il avait en effet alors été classé 3e avec 13% des voix, au 1er tour de la présidentielle, qui a marqué la fin du long parcours politique du dirigeant historique du parti islamiste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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