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	<title>Archives des Abdeljalil Ben Salem - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdeljalil Ben Salem - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Affaire Mouakhar : L’Algérie ne décolère pas</title>
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		<pubDate>Mon, 08 May 2017 09:35:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les médias algériens ne demandent pas moins que le renvoi du ministre Mouakhar, suite à ses propos peu amènes à l’égard de l’Algérie. Selon toute vraisemblance, toutes les mises au point ou rectifications apportées par Riadh Mouakhar le ministre tunisien des Affaires locales et de l’Environnement, sur sa remarque «désobligeante» à propos de l’Algérie «Etat...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/08/affaire-mouakhar-lalgerie-ne-decolere-pas/">Affaire Mouakhar : L’Algérie ne décolère pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-95130" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Mouakhar-Algerie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les médias algériens ne demandent pas moins que le renvoi du ministre Mouakhar, suite à ses propos peu amènes à l’égard de l’Algérie.</strong> </em></p>
<p><span id="more-95129"></span></p>
<p>Selon toute vraisemblance, toutes les mises au point ou rectifications apportées par Riadh Mouakhar le ministre tunisien des Affaires locales et de l’Environnement, sur sa remarque <em>«désobligeante»</em> à propos de l’Algérie «Etat communiste» n’ont pas convaincu nos voisins algériens.</p>
<p><em>«L’ambassadeur de Tunisie a été reçu, aujourd’hui, au ministère des Affaires étrangères (AE) pour qu’il fournisse des clarifications au sujet des remarques du ministre tunisien»</em>, a rapporté, dimanche 7 mai 2017, l’agence d’information algérienne APS.</p>
<p>Si, jusqu’ici, il n’y a eu aucune réaction officielle à Alger, les réseaux sociaux et les médias algériens ne décolèrent pas contre ce qu’ils décrivent comme étant un «<em>écart de langage</em>» ou une <em>«plaisanterie de mauvais goût»</em> du ministre tunisien, lors d’une séance publique du symposium international sur le thème : <em>«La Tunisie, espoir pour la Méditerranée»</em>, organisé par la fondation Craxi, la semaine dernière à Rome.</p>
<p>Certains commentateurs algériens inconsolables refusent de lâcher prise et réclament même la tête de Riadh Mouakhar. Tel est le cas de Hadda Hazzam, directrice du quotidien algérien<em> ‘‘Al-Fajr’’</em> qui écrit: <em>«Il importe peu, aujourd’hui, que le ministre ait revu ses propos ou pas, car il est impossible que le traducteur – quand bien même son niveau serait bas – lui ait fait dire ce qu’il n’a pas dit. Nous ne pouvons pas tolérer pareil manque de respect pour nous et pour notre pays. Si ce monsieur est gêné que son pays soit le voisin du nôtre, il n’a qu’à partir, car la géographie est quelque chose que l’on ne peut pas changer.»</em></p>
<p><em>«Nous n’accepterons pas moins que le renvoi de ce ministre»</em>, ajoute Hadda Hazzam.</p>
<p>Ajoutée aux dénonciations, chez nous, de l’UGTT et d’Ennahdha, cette colère de l’opinion publique algérienne pourrait pousser Youssef Chahed à se séparer de Riadh Mouakhar – de la même manière qu’il n’a pas hésité, en novembre dernier, à congédier son ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem – <em>«pour atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne»</em> – suite à ses propos peu amènes à l’égard de l’Arabie saoudite.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em><strong>Articles liés:</strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/05/mouakhar-mes-declarations-sur-lalgerie-ont-ete-deformees/"><em>Mouakhar mes déclarations sur l’Algérie ont été déformées</em></a></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/lugtt-denonce-les-propos-de-mouakhar-a-propos-de-lalgerie/"><em>L’UGTT dénonce les propos de Mouakhar à propos de l’Algérie</em></a></p>
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		<title>L’UGTT dénonce les propos de Mouakhar à propos de l’Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 May 2017 08:23:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Mouakhar]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Tahri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a dénoncé les dernières déclarations de Riadh Mouakhar sur l’Algérie et la Libye.  Dans un communiqué rendu public samedi 6 avril 2017, le bureau exécutif de la centrale syndicale a considéré que les déclarations faites à Rome par le ministre des Affaires locales et de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-84064" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Riadh-Mouakhar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a dénoncé les dernières <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/05/mouakhar-mes-declarations-sur-lalgerie-ont-ete-deformees/">déclarations de Riadh Mouakhar</a> sur l’Algérie et la Libye. </strong></em></p>
<p><span id="more-95035"></span></p>
<p>Dans un communiqué rendu public samedi 6 avril 2017, le bureau exécutif de la centrale syndicale a considéré que les déclarations faites à Rome par le ministre des Affaires locales et de l’Environnement <em>«sont irresponsables et risquent d’affecter les relations entre les trois pays maghrébins et de porter un grand préjudice aux intérêts de la Tunisie, qui est liée à ses voisins par des relations historiques et sociales profondes.»</em></p>
<p>Le bureau exécutif de l’UGTT a, en outre, exhorté la Tunisie jouer un rôle de premier plan dans la résolution du conflit inter-libyen et ce en étroite collaboration avec l’Etat algérien.</p>
<p>Dans le même communiqué, la direction de l’UGTT a appelé le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour que de telles déclarations nuisant aux relations de la Tunisie avec ses voisins ne se répètent plus.</p>
<p>De son côté, Sami Tahri, secrétaire générale adjoint de l’UGTT chargé de la communication, a, dans un post sur sa page Facebook, appelé le chef du gouvernement Youssef Chahed à limoger son ministre des Affaires locales et de l’Environnement, à l’instar de ce qu’il a fait avec le ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem, auteur d’une déclaration malheureuse vis-à-vis de l’Arabie saoudite.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>A. K. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/lugtt-denonce-les-propos-de-mouakhar-a-propos-de-lalgerie/">L’UGTT dénonce les propos de Mouakhar à propos de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Youssef Chahed : Un gouvernement en charpie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/06/youssef-chahed-un-gouvernement-en-charpie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 May 2017 12:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Abid Briki]]></category>
		<category><![CDATA[Lamia Zribi]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Ben Salem, Briki, Jalloul et Zribi, à qui le tour ?  D’un limogeage à l’autre, et au rythme où vont les nominations injustifiées et les destitutions éclaires, le gouvernement Chahed va se trouver bientôt réduit en charpie. Par Yassine Essid Au point où nous en sommes et où les choses iraient désormais, nous ne...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-94945" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Gouvernement-Chahed-en-charpie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Après Ben Salem, Briki, Jalloul et Zribi, à qui le tour ? </em></p>
<p><em><strong>D’un limogeage à l’autre, et au rythme où vont les nominations injustifiées et les destitutions éclaires, le gouvernement Chahed va se trouver bientôt réduit en charpie.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-94940"></span></p>
<p>Au point où nous en sommes et où les choses iraient désormais, nous ne voyons pas pourquoi les rescapés de l’actuel gouvernement, y compris leur chef, Youssef Chahed, ne bénéficieraient pas, après le limogeage de deux d’entre eux, d’une assistance psychologique.</p>
<p>Après Abdeljalil Ben Salem, ex-ministre des Affaires religieuses, limogé le 4 novembre 2016, et Abid Briki, ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, remercié fin février 2017, la manière brutale avec laquelle le ministre de l’Education nationale, Neji Jalloul, et la ministre des Finances, Lamia Zribi, furent destitués de leur dignité, le 30 avril 2017, avait quelque chose de scandaleux.</p>
<p><strong>Cellule d’écoute de ministres en souffrance</strong></p>
<p>Pour des événements aussi choquants pour leurs collègues, des cellules devraient être mises en place après chaque remaniement ministériel partiel afin de prendre en charge les survivants qui seront inévitablement victimes d&rsquo;un stress post-traumatique. Des spécialistes des névroses politiques, accompagnés éventuellement d’une infirmière, interviendraient systématiquement sur les lieux du drame, la Kasbah forcément. Une salle d’écoute prévue à cet effet, permettrait de reconnecter les membres embarrassés du gouvernement, à la réalité par une présence rassurante et une mise en mots de ce qui vient de se passer.</p>
<p>On leur expliquera ainsi que la situation varie selon que le ministre limogé est perçu comme responsable de ce revers, auquel cas il l’aurait bien cherché, ou qu’il ne soit au contraire que la victime expiatoire envoyée au sacrifice pour une négligence ou une faute bénigne. On leur dira que ce n’est guère leur faute, qu’ils ont fait ce qu’ils pouvaient et qu’il ne s’agit que de mesures dont on peut désapprouver le bien-fondé, mais qui demeurent inhérentes au métier à haut risque du politicien qui n’est point marqué du sceau des intouchables. Un métier de surcroît aussi précaire qu’ingrat.</p>
<p>Dans le cas où des symptômes de découragement, de lassitude voire de révolte contre ce qui apparaît aux yeux de certains d’entre eux comme une injustice insupportable, il est alors vivement recommandé d’aborder profondément l’émotion afin de les aider à surmonter un tel drame, les rassurer en leur rappelant que les ministres passent, que leur fonction est éphémère, qu’il y a une autre vie après le pouvoir aux fins de préserver l’efficacité et la bonne marche de la gouvernance.</p>
<p><strong>Y a-t-il une vie après le pouvoir ?</strong></p>
<p>Quant aux inconsolables ministres limogés, qui sont passés brutalement de l’ivresse du pouvoir, les avantages qui vont avec, la déférence et la considération respectueuse des honnêtes gens à leur passage, à la solitude de la marginalisation qui les oblige à raser les murs ou à rêver d’exil, le traitement prescrit est autrement plus sérieux. Ceux-là seront soumis à un sevrage assisté afin de prévenir toute complication. On procédera, pour commencer, par une désensibilisation décroissante pour leur éviter les troubles de manque qui finiront de se manifester chez certains d’entre eux particulièrement perturbés.</p>
<p>Des émotions violentes, parfois explosives ou paralysantes, seront identifiables suite à un diagnostic rapide vu que leurs cas sont bien accentués: ils lancent des propos en l’air, font usage de paroles médisantes, de messages incendiaires, menacent de tout dire sur le népotisme, le favoritisme et les emplois fictifs octroyés par la présidence de la république à des médiocres incompétents, dénoncent les privilèges indus dont certains conseillers du Premier ministre bénéficient aux dépens du contribuable, avertissent l’opinion publique de révéler les dossiers délicats de corruption dans lesquels certains de leurs anciens collègues seraient impliqués et bien d’autres incohérences qui laissent indifférentes les autorités.</p>
<p>Des traitements spéciaux s’avèrent dans de tels cas inévitables, tels les sédatifs et les anxiolytiques. Enfin, pour réduire toute cette agitation, il faut surtout leur éviter l’isolement. Un entourage bienveillant est alors fortement recommandé.</p>
<p>Pour tous ceux qui font l’objet de déchéance d’une haute fonction, il y a évidemment l’art et la manière. Destituer un ministre de l’Education de sa responsabilité la veille des examens de fin d’année, c’est comme relever de son commandement un officier d’état-major en pleine bataille. Plus grave, un gouvernement particulièrement affaibli, formé d’incurables niais, aurait donc, de guerre lasse, cessé d’éluder les injonctions répétées d’un syndicat du secteur éducatif constitué d’un groupuscule d’odieux maîtres-chanteurs aidés, il faut l’avouer, par un Premier ministre plus que jamais frileux.</p>
<p>Dans le cas de la ministre des Finances, son limogeage est d’abord imputable à la maladresse complète, désormais bien installée, dans le choix des grands commis de l’Etat. En majorité dépourvus de toute doctrine, incapables d&rsquo;imaginer une ombre d&rsquo;action, d’illustres inconnus promus à des fonctions ministérielles, se retrouvent aussitôt réduits, en dépit de la grandeur de leur fonction, à de petits personnages encombrants, insignifiants, bien que censés présider aux destinées de l’Etat.</p>
<p><strong>Devinez qui va être limogé demain ?</strong></p>
<p>Il faut vraiment faire preuve d’une candeur intrépide pour leur donner le titre de ministre. Cependant, si Néji Jalloul, qui a fait de l’ambition politique sa principale doctrine, car tourmenté à l’infini par l’angoisse de perdre son statut de ministre et fut la cible de l’attitude intransigeante de l’UGTT, la ministre des Finances, quant à elle, est coupable de son manque évident de prudence et de circonspection, on dira légèreté. Elle n’a pas eu la lucidité de jugement des gens intelligents qui savent décliner une fonction qui dépasse leurs compétences. Ses déclarations irresponsables sur l’effondrement inéluctable de la valeur du dinar, sans égard quant aux effets de tels propos sur la compétitivité des entreprises déjà bien mises à mal par l’état d’anarchie que traverse le pays, avaient provoqué la colère du patronat.</p>
<p>D’ailleurs, au sein même du gouvernement, l’un de ses collègues, ministre des biens publics, avait exigé publiquement sa démission. Du jamais vu !</p>
<p>Voilà donc les deux partenaires sociaux, l’Utica et l’UGTT, les centrales patronale et syndicale, entretenant traditionnellement des rapports conflictuels, qui se retrouvent, par une grâce inespérée, réconciliés et récompensés la veille du rituel du 1er mai, en dépit des valeurs opposées qu’ils défendent par leurs incessantes incantations. Les uns, sur les impératifs du progrès économique et la valeur du sacrifice, les autres, sur l’indispensable préservation des intérêts et de la dignité du travailleur.</p>
<p>Après des mois de vaseux barbotages, notre valeureux chef du gouvernement se retrouve d’autant plus éloigné des fermes résolutions proclamées lors de son discours d’investiture et qui se voulait le fer de lance d’une Tunisie fière d’elle-même. Le revoilà, debout cette fois devant l’inconnu total, incapable de résister à la facilité qui consiste à lutter contre la déflagration politique par les éternels limogeages suivis de nominations de fidèles, qualifiées toujours de gens de confiance, sans être forcément des personnes de courage ou de compétence. Des valses-hésitations qui finissent toujours mal.</p>
<p>La disparition totale de tous les repères, la déroute du parti du gouvernement, l’incapacité de faire face à une agitation sociale qui prend chaque jour de l’ampleur, préfigurent d’autres drames qui finiront bien un jour par se cristalliser sur un limogeage au sommet.</p>
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		<title>Tunisie : Ces nomades qui nous gouvernent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/03/tunisie-ces-nomades-qui-nous-gouvernent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 11:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Abid Briki]]></category>
		<category><![CDATA[Khalil Ghariani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Palais du gouvernement à la Kasbah, Tunis.  Au nomadisme des députés, passant d’un parti à un autre, succède, en Tunisie, celui des ministres changeant de portefeuilles et d’occupations au gré des jours. Par Slaheddine Dchicha * Jusqu’au 25 février dernier, les élites politiques ont habitué les citoyens à un nomadisme polymorphe. Des députés hyperactifs et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-37852" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Palais-du-Gouvernement-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Palais du gouvernement à la Kasbah, Tunis. </em></p>
<p><em><strong>Au nomadisme des députés, passant d’un parti à un autre, succède, en Tunisie, celui des ministres changeant de portefeuilles et d’occupations au gré des jours.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Slaheddine Dchicha</strong> *</p>
<p><span id="more-85363"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-83824 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Slaheddine-Dchicha-1.jpg" alt="" width="200" height="256" />Jusqu’au 25 février dernier, les élites politiques ont habitué les citoyens à un nomadisme polymorphe. Des députés hyperactifs et atteints de bougeotte n’arrêtant pas de se déplacer d’un groupe à un autre; des responsables politiques faisant parfois dans la même journée plusieurs allers-retours entre différents partis et des leaders du premier ordre musardant parmi les convictions et les croyances les plus variées et changeant d’idéologies plus fréquemment qu’ils ne le feraient de chaussettes ou de chemises, à telle enseigne qu’il serait pertinent pour parler de ces nomades de les désigner par Sans Parti Fixe (S.P.F.) ou par Sans Conviction Déterminée (S.C.D).</p>
<p><strong>De revirement en volte-face</strong><br />
La seule constante à ces pérégrinations, reste l’ambition et leur seul invariant, l’intérêt personnel, à l’affût de la moindre opportunité et convoitant toute position lucrative vacante…</p>
<p>Bien sûr, ces revirements et ces volte-face qui rendent l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les formations politiques dangereusement plastiques puisque leur composition change sans cesse au gré des intérêts et des alliances, font toujours l’objet de justifications longues et alambiquées: l’intérêt du peuple, celui de la nation, l’union nationale, le salut public, le dialogue national, le Pacte de Carthage…</p>
<p>Au niveau gouvernemental, ce nomadisme politique ou idéologique est généralement accompagné d’un autre qui pourrait être qualifié de professionnel. Les ministres changent de ministères et d’occupations et donc de compétences comme s’ils étaient omniscients, polyvalents et omnipotents… même si, on le sait, ce ne sont pas les ministres qui travaillent, mais les hauts fonctionnaires, les administrateurs, les conseillers et les technocrates qui sont à leur ordre et service…</p>
<p><strong>Conflit d’intérêts et confusion des genres </strong></p>
<p>Mais le 25 février dernier, le nomadisme a atteint des sommets : l’ancien porte-parole et secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Abid Briki à la tête du ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance est remplacé par Khalil Ghariani, membre du bureau exécutif et vice-président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica)!</p>
<p>En apparence, un syndicaliste par un autre ! Un représentant des salariés par celui des patrons. Equité et alternance !<br />
Mais on peut y voir aussi un conflit d’intérêts, une confusion des genres. Privatisation du public? Nationalisation du privé?… «<em>Fin de l’histoire</em>», comme dirait un libéral intégral, à moins que ce ne soit une <em>«collaboration des classes»</em>, comme dirait un marxiste ou un marxologue.</p>
<p>Le Premier ministre commence à être un habitué de ce genre de comportement impulsif et tout le monde se souvient des conditions du limogeage d’Abdeljalil Ben Salem, l’ex-ministre des Affaires religieuses, en novembre 2016.</p>
<p>L’impression de précipitation, d’improvisation et d’amateurisme que donne cette décision du Premier ministre, vient d’être confirmée par M. Ghariani lui-même, jeudi 2 février. En effet, à peine quelques jours après sa nomination, l’ex-futur ministre a décliné l’offre de M. Chahed en ces termes : «<em>Après mûres réflexions, et soucieux de préserver les grands équilibres et d’éviter de nouvelles tensions, j’ai préféré renoncer à cette mission</em>».</p>
<p>Il est étrange que le chef du gouvernement ait agi avec autant de naïveté et de légèreté. Sa précipitation à limoger le ministre Briki qui avait des velléités de démission revêt une allure de vengeance infantile et impulsive tout en constituant à la fois une provocation et un défi à la centrale syndicale, ce qui vient fragiliser davantage le Pacte de Carthage auquel il doit sa nomination à la Kasbah.</p>
<p>Plus tard dans la journée, Youssef Chahed persiste et signe. Il confirme lui-même sa propre précipitation, sa propre improvisation et son amateurisme en décidant dans un geste désinvolte de supprimer le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance. En accomplissant ce <em>«fait du Prince»</em>, le Premier ministre a agi conformément à la loi scientifique bien connue : «<em>Pour faire baisser la température, il suffit de casser le thermomètre</em>».</p>
<p>* Universitaire.</p>
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		<title>Laamari : «De nombreuses mosquées sont contrôlées par des extrémistes»  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 11:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[affaires religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[El-Hiwar Ettounsi]]></category>
		<category><![CDATA[extrémistes religieux]]></category>
		<category><![CDATA[Ghazi Jribi]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Laâmari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs mosquées sont sous l’emprise des extrémistes religieux, en dehors d&#8217;un contrôle sérieux du ministère des Affaires religieuses. C’est ce qu’a dénoncé, mercredi soir, le chroniqueur Lotfi Laamari, dans l’émission « Klem Enness », sur El-Hiwar Ettounsi, en commentant les propos de l’imam de la mosquée El-Kounia, à Nabeul, qui a insulté, récemment, les actrices, dans son prêche du vendredi, en les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-72616" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Lotfi-Laamari.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Plusieurs mosquées sont sous l’emprise des extrémistes religieux, en dehors d&rsquo;un contrôle sérieux du ministère des Affaires religieuses.</strong></em></p>
<p><span id="more-81638"></span></p>
<p>C’est ce qu’a dénoncé, mercredi soir, le chroniqueur Lotfi Laamari, dans l’émission <em>« Klem Enness »</em>, sur El-Hiwar Ettounsi, en commentant les propos de l’imam de la mosquée El-Kounia, à Nabeul, qui a insulté, récemment, les actrices, dans son prêche du vendredi, en les traitant de <em>«saquitat»</em> (salopes).</p>
<p>Selon Lotfi Laamari, le ministère des Affaires religieuses, resté sans ministre depuis le limogeage d&rsquo;Abdeljalil Ben Salem, le 4 novembre 2016, ne contrôle pas suffisamment les lieux de culte.</p>
<p>«<em>Le fait de ne pas nommer, depuis plusieurs mois, un ministre à la tête de ce département délicat prouve qu’il y a une divergence entre les partis de la coalition gouvernementale sur le choix du profil adéquat</em> (par allusion à Nidaa Tounes et Ennahdha, Ndlr)<em>. Une chose est sûre : les discours extrémistes sont en train de gagner du terrain dans nos mosquées</em>», a souligné le journaliste.</p>
<p>Rappelons que le ministre de la Justice Ghazi Jribi assure l&rsquo;intérim en attendant la nomination d&rsquo;un nouveau ministre des Affaires religieuses.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
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		<title>La Tunisie sous le joug de la sinistre Arabie saoudite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 17:56:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la pénible affaire de son limogeage, Abdeljalil Ben Salem apparaît comme quelqu’un de profondément vertueux et soucieux du coût humain du wahhabisme, envahit le monde. Par Yassine Essid De l’affaire de l’éloignement du ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem du gouvernement, les gens ne retiendront finalement pas grand-chose de l’intransigeance absolue du pouvoir...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/10/la-tunisie-sous-le-joug-de-l-arabie-saoudite/">La Tunisie sous le joug de la sinistre Arabie saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-71411 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Beji-Caid-Essebsi-Salman-Ibn-Abdelaziz.jpg" alt="beji-caid-essebsi-salman-ibn-abdelaziz" width="626" height="380" /></p>
<p>D<em><strong>ans la pénible affaire de son limogeage, Abdeljalil Ben Salem apparaît comme quelqu’un de profondément vertueux et soucieux du coût humain du wahhabisme, envahit le monde.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-71767"></span></p>
<p>De l’affaire de l’éloignement du ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem du gouvernement, les gens ne retiendront finalement pas grand-chose de l’intransigeance absolue du pouvoir qui s’est appuyé, pour limoger l’un des siens, sur l’argument fallacieux d’un manque évident aux principes qui régissent les relations entre Etats.</p>
<p>En revanche, l’opinion publique appréciera plus facilement le bien-fondé des propos exprimés par un responsable injustement traité comme un faux-monnayeur maniant des billets de banque sans répondant.</p>
<p>En attendant que les médias tunisiens repassent à leur tour sous les fourches caudines du pouvoir, entre les diktats d’Ennahdha placés sous le couvert du partenariat et les courbettes d’un Béji Caïd Essebsi qui s’incline chaque jour un peu plus bas, profitons de ce moment de répit pour développer en bonne et due forme des opinions au sujet des relations diplomatiques en général et de l’exigence irrépressible de vérité chez l’homme en particulier.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-71770" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Abdeljalil-Ben-Salem.jpg" alt="abdeljalil-ben-salem" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Abdeljalil Ben Salem lâché par ses mentors d’Ennahdha pour avoir froissé leurs maîtres saoudiens. </em></p>
<p><strong>Sous le joug d’une monarchie obscurantiste </strong></p>
<p>Reprenons les choses du début. En amont, un ministre confronté plus que tous à la prolifération de l’enseignement salafiste. Les effets sanglants de cet endoctrinement s’éparpillaient en aval entre ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Il s’est donc efforcé de ramener l’évidence à une expérience vécue qui éclairerait toux ceux qui ont des yeux pour voir et des cerveaux pour penser : l’Arabie saoudite n’a jamais cessé en effet de nourrir la discorde, d’alimenter les divisions, et de financer, de par ses richesses et son idéologie officielle : le wahhabisme, un terrorisme islamique sans fin.</p>
<p>De telles relations posent aux deux parties une question complexe. Aucun chemin ne mène à un avenir commun tant qu’une réponse adéquate fait défaut. Actuellement, la réponse recherchée s’appelle adhésion sans limite de part et d’autre aux valeurs de la liberté et surtout la non-ingérence dans le destin d’un peuple à travers le zèle déployé à grands renforts d’argent, ou par des opérations de déstabilisation, afin de le convertir à ses croyances et à sa doctrine religieuse.</p>
<p>Dans ce cas, comment le joug éminemment répréhensible d’une monarchie obscurantiste pourrait-il s’accommoder de notre dénonciation des tyrannies, des dictatures et des régimes autoritaires de toutes sortes? En quoi ce poids de la servitude serait-il admissible alors que nous n’arrêtons pas de proclamer à tout bout de champ notre adhésion aux valeurs-principes de la démocratie: la liberté, l’égalité et la justice?</p>
<p>Pourtant, la sinistre Arabie saoudite, qui a décapité une cinquantaine d’opposants dont un éminent religieux chiite sans soulever de la part du gouvernement tunisien la moindre réserve officielle, possède sa propre conception des relations internationales avec ses stratégies ainsi que ses mécanismes de la terreur : laisser l’idéologie d’un islam ultra-conservateur gouverner sa diplomatie.</p>
<p>Ainsi, pour ce régime, l’islam sunnite joue et devra jouer, particulièrement par rapport à la molligarchie iranienne, le rôle de moteur de l’histoire. Tout doit être vu et interprété à travers le droit islamique qui ne reconnaît d’autre nation que la nation islamique dont l’aire culturelle dépasse les frontières de la seule péninsule arabo-persique.</p>
<p>Nul besoin de retracer les huit décennies d’immixtion culturelle, financière et prosélyte de l’Arabie saoudite, du Caucase à l’Hindou Koush. L’affirmation du pouvoir des Talibans en Afghanistan était devenue un pôle d’attraction pour les militants djihadistes saoudiens en même temps qu’un pôle d’inspiration pour leurs idéologues en dépit de toutes les règles qui régissaient les relations internationales. Mieux, c’est principalement à l’aide de leur appareil diplomatique qu’ils organisèrent leur soutien au courant salafiste-djihadiste qui se construit dès 1990 autour de Hamud Al-Chu&rsquo;aybi. Ses thuriféraires avaient légitimé, en dépit de la condamnation officielle de la monarchie, les attentats du 11 septembre 2001 dans une fatwa célèbre autour de «<em>la razzia sur New York et Washington</em>».</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-71409" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Ghannouchi-Arabie-saoudite.jpg" alt="ghannouchi-arabie-saoudite" width="500" height="291" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Poignée de main de Ghannouchi et le roi Salmane: les frères musulmans entre eux.  </em></p>
<p><strong>L’évitement systématique des sujets tabous </strong></p>
<p>Ce n’est donc pas en enfouissant notre tête dans les sable en cherchant à éviter ce qui nous menace qu’on contribuera à changer le monde. Le soulèvement de janvier 2011 devait logiquement nous libérer de la volonté d’un chef d’Etat qui s’est toujours approprié la politique étrangère. De mettre fin à une approche traditionnelle des questions internationales fondée sur l’évitement systématique des sujets tabous et dominée par le souci quasi obsessionnel des intérêts économiques.</p>
<p>D’ailleurs, il arrive souvent que des chefs d’Etats occidentaux, en visite officielle dans des pays peu regardants en matière de pratique libérale du pouvoir, n’hésitent pas à recadrer publiquement leurs homologues en soulevant des questions comme celles des droits de l’homme et de la liberté de la presse sans que cela remette en question leurs accords commerciaux, provoquer une crise diplomatique, encore moins déboucher sur un casus belli.</p>
<p>Bien qu’insuffisamment initié aux principes de respect des règles d’une diplomatie hypocrite où l’on doit dire tout haut le contraire de ce qu’on condamne tout bas, Abdeljelil Ben Salem apparaît dans cette pénible affaire comme quelqu’un de profondément vertueux, car simplement soucieux du coût humain élevé d’une doctrine qui ne cesse d’envahir le monde.</p>
<p>Rappelons à Youssef Chahed, qui n’a été ici que le haut-parleur d’une décision qui le dépasse, que l’efficacité et les intérêts supérieurs de l’Etat ne suffisent pas à faire preuve. La vérité est une grandeur inviolable qui n’admet nulle concession sans qu’elle ruine notre humanité. C’est ce qu’on retiendra en tous les cas de l’exécrable décision d’un limogeage que le chef de gouvernement a maladroitement cautionné.</p>
<p>Enfin, et au-delà de cette histoire et son pénible dénouement, que signifie vraiment «<em>Ministère des Affaires religieuses</em>»? Une appellation absconse et un organe indéfinissable dont les fonctionnaires sont assis pour servir d’intermédiaires entre le réel et le spirituel. La religion musulmane, qui devrait se vivre strictement de manière privée, n’a pas vraiment pas d’«<em>affaires</em>», en d’autres termes de responsabilité sur ce que le croyant doit faire ou ne pas faire, et a encore moins besoin d’un ministre.</p>
<p>Pour ce qui est de la religion comme chose publique, le Grand Mufti de la république suffit amplement puisqu’il est censé intervenir sur la vie en société. Pour le reste, c’est-à-dire l’organisation et l’entretien des lieux de culte, pourquoi ne pas les confier tout simplement au ministère des Collectivités locales?</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie, l’Arabie saoudite et le djihadisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2016 19:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine B'hiri]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ghannouchi est toujours le bienvenu chez le roi Salmane d&#8217;Arabie saoudite.  L’Arabie saoudite commence à être pointée du doigt en tant que commanditaire ou du moins complice peut-être involontaire de la propagation du djihadisme. Par Slaheddine Dchicha * Tout un chacun connaît probablement la fameuse phrase attribuée à l’ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement : «Un...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-71405 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Ghannouchi-Roi-Abdallah-Arabie-saoudite.jpg" alt="ghannouchi-roi-abdallah-arabie-saoudite" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ghannouchi est toujours le bienvenu chez le roi Salmane d&rsquo;Arabie saoudite. </em></p>
<p><em><strong>L’Arabie saoudite commence à être pointée du doigt en tant que commanditaire ou du moins complice peut-être involontaire de la propagation du djihadisme.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Slaheddine Dchicha</strong> *</p>
<p><span id="more-71404"></span></p>
<p>Tout un chacun connaît probablement la fameuse phrase attribuée à l’ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement : <em>«Un ministre, ça ferme sa gueule. Et si ça veut l’ouvrir, ça démissionne. »</em></p>
<p>Le ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem n’a même pas eu le temps de démissionner, en à peine 24 heures, il a été limogé par le chef du gouvernement Youssef Chahed qui, là, a fait preuve d’une grande célérité. Presque de la précipitation. Mais ce premier couac du gouvernement d’«<em>union nationale</em>» imposait de remédier au plus vite à cette erreur de casting.</p>
<p>Il faut croire que l’enjeu était très important et que la faute était très grave et surtout que ceux qui ont voulu la tête du coupable sont très influents !</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-71409" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Ghannouchi-Arabie-saoudite.jpg" alt="ghannouchi-arabie-saoudite" width="500" height="291" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Poignée de main Rached Ghannouchi et le roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud.</em></p>
<p><strong>Il n’y a que la vérité qui blesse</strong></p>
<p>Or qu’a dit le ministre? S’adressant aux Saoudiens à travers leur ambassadeur à Tunis, il leur a dit: «<em>Réformez votre doctrine wahhabite, historiquement le terrorisme vient de chez vous</em>». Et d’enfoncer le clou : «<em>Le takfir ne provient que des doctrines hanbalite et wahhabite, tout l’extrémisme et le terrorisme reviennent à la doctrine wahhabite, que ce soit d’une bonne et ou d’une mauvaise intention»</em>.</p>
<p>Ayant en mémoire les déclarations passées du ministre et considérant qu’il n’a pu faire partie du gouvernement sans l’accord d’Ennahdha, sa déclaration surprend. On dirait un lapsus ou un acte manqué parfaitement réussi. En tout cas une pulsion qui ne s’embarrasse ni de langue de bois ni de circonvolutions diplomatiques et qui fait surgir la vérité.</p>
<p>Mais un ministre est-il payé pour dire la vérité?</p>
<p>Non. Il est nommé pour prêcher une vérité officielle : <em>«les impératifs du travail gouvernemental et… les principes de la diplomatie tunisienne»</em> non respectés par le ministre, selon les termes du communiqué officiel de la Kasbah, ou mieux, selon Bhiri, le président du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), <em>«les relations tuniso-algériennes, les relations tuniso-saoudiennes et les relations tuniso-libyennes relèvent de la sûreté nationale et qu’on ne doit pardonner aucune atteinte envers elles.».</em></p>
<p>Or M. Ben Salem, au lieu de se limiter à son rôle et de s’occuper du contrôle des mosquées et de la surveillance des imams, il s’est mis en tête subitement et impulsivement de s’attaquer à la racine de l’extrémisme religieux en islam: le wahhabisme.</p>
<p>C’est dire la faute dont la gravité ne peut se mesurer sans rappeler que Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, a accompli le pèlerinage à la Mecque, en septembre dernier, sur l’invitation du roi d’Arabie saoudite et surtout sans se faire une petite idée de l’ampleur des prêts et des investissements saoudiens…, prêts et investissements qui semblent dicter l’alignement de la diplomatie tunisienne sur certaines positions saoudiennes et expliquer l’aveuglement et le déni vis-à-vis des menées du wahhabisme…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-71411 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Beji-Caid-Essebsi-Salman-Ibn-Abdelaziz.jpg" alt="beji-caid-essebsi-salman-ibn-abdelaziz" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le président Caïd Essebsi et le roi Salmane à Riyad.  </em></p>
<p><strong>Sale temps pour les émirs</strong></p>
<p>Il est des signes qui ne trompent pas. Après une période d’indifférence complice et d’indulgence intéressée, les langues commencent à se délier partout en Europe et aux Etats-Unis où l’Arabie saoudite commence à être pointée du doigt en tant que commanditaire ou du moins complice peut-être involontaire mais en dernier lieu responsable de la propagation du djihadisme.</p>
<p>Ainsi malgré les prestigieuses et coûteuses agences de communication qui polissent et embellissent à longueur de journée l’image du Royaume des Saoud, l’actualité éditoriale voit se multiplier les publications qui accusent le royaume.</p>
<p>Outre, la désormais référence obligée, le livre de Hamadi Redissi, ‘<em>‘Le Pacte de Nadjd’</em>’ qui devient, pour l’édition de poche, ‘‘<em>Une histoire du wahhabisme’</em>’ (éd. Points/Seuil, Paris 2016, 436p, 10,50€), signalons deux autres récentes et accablantes publications : ‘‘<em>Dr. Saoud et Mr. Djihad</em>’’ de Pierre Conessa (éd. Robert Laffont, Paris 2016, 302p, 20€) et ‘‘<em>Nos très chers Emirs’</em>’, de Christian Chesnot et Georges Malbrunot (éd. Michel Lafon, 2016, 294p, 17.95€).</p>
<p>Après le silence dicté par les pétrodollars et la Realpolitik, voici venu pour les wahhabites le temps du bashing et des incertitudes !</p>
<p><em>* Universitaire. </em></p>
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		<item>
		<title>Youssef Seddik : «Le limogeage d&#8217;Abdeljalil Ben Salem est injuste»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2016 11:25:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[affaires religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Seddik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le philosophe et écrivain Youssef Seddik voit une injustice dans le limogeage du ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem, dont il a loué l&#8217;audace. Invité, aujourd’hui, de l&#8217;émission matinale de Shems FM, animée par Hamza Belloumi, Youssef Seddik a estimé que le limogeage du ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem par le chef du gouvernement...</p>
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<p><em><strong>Le philosophe et écrivain Youssef Seddik voit une injustice dans le limogeage du ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem, dont il a loué l&rsquo;audace.</strong></em></p>
<p><span id="more-71275"></span></p>
<p>Invité, aujourd’hui, de l&rsquo;émission matinale de Shems FM, animée par Hamza Belloumi, Youssef Seddik a estimé que le limogeage du ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem par le chef du gouvernement Youssef Chahed est une décision injuste et précipitée, car, selon lui, le ministre a dénoncé l’idéologie salafiste takfiriste wahhabite et ne s&rsquo;est pas attaqué directement à l’Arabie Saoudite.</p>
<p>«Les propos du ministre, qui a déclaré que l’école wahhabite est la cause des conflits dans la région et de la montée de l’extrémisme et du terrorisme n’engagent que lui en tant que penseur», a déclaré Youssef Seddik, qui a proposé, par la même occasion, la dissolution de ce ministère et son remplacement par <em>«une commission  chargée de la gestion des mosquées et de la rémunération des imams»</em>.</p>
<p>L&rsquo;écrivain a aussi indiqué qu&rsquo;il a eu récemment un échange avec l&rsquo;ex-ministre, lors d’un séminaire sur l’islam organisé par la Fondation Ahmed Tlili, ajoutant avoir été surpris par son ouverture d&rsquo;esprit.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
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		<title>Tunisie : Un Etat schizophrène «lutte» contre le terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2016 09:58:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdeljalil Ben Salem et Youssef Chahed.  Que le gouvernement tunisien en soit arrivé à confondre la défense du wahhabisme saoudien avec l’intérêt supérieur de l’Etat est une grave et honteuse régression. Par Assâad Jomâa * Annoncée à corps et à cris par l’Etat depuis plusieurs mois, la lutte contre le terrorisme fut solennellement déclarée priorité...</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Abdeljalil Ben Salem et Youssef Chahed. </em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Que le gouvernement tunisien en soit arrivé à confondre la défense du wahhabisme saoudien avec l’intérêt supérieur de l’Etat est une grave et honteuse régression.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Assâad Jomâa</strong> *</p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-71201"></span></p>
<p style="text-align: left;">Annoncée à corps et à cris par l’Etat depuis plusieurs mois, la lutte contre le terrorisme fut solennellement déclarée priorité nationale par le «<em>Document de Carthage</em>». Dans sa déclaration d’intentions à l’adresse des représentants du peuple, le chef du gouvernement s’est engagé à en faire l’un des principaux axes de l’action gouvernementale.</p>
<p style="text-align: left;">Toutes pétitions de principes de nature à rassurer les Tunisiens. Seulement les faits contredisent ces engagements publiquement pris par les plus hautes instances de l’État.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le salafisme djihadiste est-il bienvenu en Tunisie ?</strong></p>
<p style="text-align: left;">À ce déplorable état de fait deux principales raisons. La première : une compromission politique avec un co-gouvernant, pseudo allié politique (Ennahdha, en l’occurrence), dont le projet, observé au plan de son ultime finalité, s’apparente davantage à celui du salafisme djihadiste qu’il ne s’accommoderait d’un Etat républicain moderne. La seconde : une totale démission de l’État s’agissant de ses principales missions: celles d’assurer la sécurité des citoyens et de sauvegarder l’intégrité du territoire.</p>
<p style="text-align: left;">En lieu et place, notre État postrévolutionnaire n’a de cesse de s’engoncer dans ses petits calculs de boutiquier à nous en faire perdre haleine. Quant à son essentielle vocation, c’est aux puissances étrangères, les États-Unis notamment, qu’il en impute la responsabilité.</p>
<p style="text-align: left;">D’aucuns soutiendrons mordicus que le pauvre Etat tunisien n’est pas de taille à mener, à lui seul, pareille guerre. Soit!</p>
<p style="text-align: left;">Toutefois, pour indigent qu’il puisse être tenu, il est, ce faisant, comptable de ses actes à l’égard des générations futures. Ce qu’il conviendrait de bien considérer ce qu’il n’est pas, de par le monde, une nation naturellement disposée à être salafiste djihadiste. Ceci est affaire de «<em>culture</em>», si j’ose dire. De structure mentale sournoisement façonnée et imperceptiblement acquise.</p>
<p style="text-align: left;">Dieu seul saura ce que les medersas afghanes ont pu dépenser comme trésors d’<em>«ingéniosité»</em> pour transformer tel adolescent afghan, assoiffé de vivre comme tout jeune de son âge, en moujahid défiant à mains nues les chars soviétiques. Métamorphosant son cadet en taliban, véritable bombe à retardement ambulante. Ce processus d’endoctrinement pour long et progressif qu’il puisse être n’en est pas moins inéluctable. Autre trait commun à cette descente aux enfers: à la manière d’une nébuleuse envahissante, elle entame subrepticement son œuvre par des faits anodins.</p>
<p style="text-align: left;">Telle cette sordide confusion perpétrée par l’Etat tunisien entre critique du wahhabisme, support théologique, académiquement établi, du salafisme djihadiste et mise en péril des intérêts supérieurs de la nation.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-24797" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Caid-Essebsi-et-Rached-Ghannouchi.jpg" alt="Caid-Essebsi-et-Rached-Ghannouchi" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Avec Ghannouchi et Ennahdha, le salafisme est au coeur de l&rsquo;Etat tunisien. </em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Abdeljalil Ben Salem et les «impératifs du travail gouvernemental»</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a, en effet, décidé vendredi 4 novembre 2016 de limoger le ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem et ce pour non-respect des impératifs du travail gouvernemental, ses déclarations, indique un communiqué officiel de la Kasbah, ayant porté atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne.</p>
<p style="text-align: left;">Pour mémoire, lors de la séance d’écoute au sein de la commission des droits et des libertés sur le projet de loi de finances de 2017, le ministre des Affaires religieuses, a déclaré qu’<em>«il a eu l’audace de dire à l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Tunis et au secrétaire général des ministres des Affaires étrangères arabes de réformer leurs écoles, car le terrorisme provient de l’idéologie wahhabite saoudienne».</em></p>
<p style="text-align: left;">Le ministre a beau se rétracter, son ministère le déjuger publiquement, son sacrifice était exigé par qui de droit. Dans un tragi-comique jeu de rôle ce fut au président de la république, ès qualité, qu’échut l’insigne honneur de convaincre son «<em>allié</em>» politique et parrain du ministre du fait que wahhabisme et survie de l’Etat tunisien ne faisant désormais plus qu’un, porter atteinte au premier revenait à mettre en péril le second.</p>
<p style="text-align: left;">C’est dire à quel degré de misère humaine nous a réduit le radieux «<em>printemps arabe</em>» !</p>
<p style="text-align: left;">Non messieurs, la Tunisie n’est pas née avec votre révolution, vos partis, votre gouvernement d’union nationale, votre loi des finances, vos drones&#8230;! L’Etat tunisien a plus de trois millénaires d’existence et, n’en doutons point, il vous survivra. Votre échec à diriger convenablement les affaires du pays, vos errements, votre cafouillage, ne sauraient être imputés aux Tunisiens.</p>
<p style="text-align: left;">Vous prétendez livrer bataille au terrorisme tout en normalisant avec son intendance: la tentaculaire contrebande, la rackettant au passage. Vous vous targuez d’avoir circonscris la force de frappe des terroristes alors que vous êtes bien incapables de définir à quelques milliards de dinars près la masse monétaire circulant dans le pays, en devises bien-sûr, mais même en dinars tunisiens. Vous êtes à chaque fois pris de court par la fortuite découverte d’arsenaux militaires, de réseaux terroristes, de services secrets officiant sur le territoire tunisien&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Mais en arriver à confondre wahhabisme avec intérêt supérieur de l’Etat, pareille régression fera de vous la maladie honteuse de ceux qui, à certain jour, vous ont élus!</p>
<p style="text-align: left;">En pleine détresse, la Tunisie, via ses savants zitouniens, qui n&rsquo;étaient pas encore appâtés par les pétrodollars, forts de leur asharo-malikisme, avaient récusé le grégaire hanbalo-salafisme wahhabite. Aujourd&rsquo;hui, alors que cette primitive, et non moins vindicative, interprétation de certains textes putatifs d’auteurs musulmans tardifs, s’est entachée, via son pendant djihadiste, du sang d’innocentes victimes, vous oseriez lui accorder droit de cité dans notre raffinée Tunisie?!</p>
<p style="text-align: left;">Bien loin d’encourir le discrédit d’avoir dénoncé cette monstruosité de l’intolérance religieuse, votre nom, monsieur le ministre, sera associé, dans son rejet de l’abject wahhabisme, à celui des illustres savants zitouniens : Ahmad Ibn Abî Al-Dhiyâf, Ibrâhîm Al-Riyâhî, Sâlah Al-Kawwâch, Manâchû et le Qâdhî Ismaïl Al-Tamîmî qui a consacré un livre entier à la réfutation du wahhabisme.</p>
<p style="text-align: left;">A charge pour ceux qui ont fait de cet obscurantisme hors d’époque et de lieu la doctrine officielle de leur Etat et pour leurs courtisans d’entre les tunisiens d’assumer le jugement implacable de l’Histoire.</p>
<p style="text-align: left;"><em>* Universitaire. </em></p>
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		<title>Chahed limoge le ministre des Affaires religieuses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 11:23:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdeljalil Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
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		<category><![CDATA[ministère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem, a été limogé, aujourd’hui, pour atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne. C’est ce qu’indique un communiqué officiel de la présidence du gouvernement, précisant que M. Ben Salem a été démis de ses fonctions pour «non-respect des impératifs du travail diplomatique». Youssef Chahed, le chef du gouvernement,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-62749" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Ministres-gouvernement-Youssef-Chahed.jpg" alt="Ministres gouvernement Youssef Chahed" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le ministre des Affaires religieuses, Abdeljalil Ben Salem, a été limogé, aujourd’hui, pour atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne.</strong></em></p>
<p><span id="more-70975"></span></p>
<p>C’est ce qu’indique un communiqué officiel de la présidence du gouvernement, précisant que M. Ben Salem a été démis de ses fonctions pour «<em>non-respect des impératifs du travail diplomatique</em>».</p>
<p>Youssef Chahed, le chef du gouvernement, a chargé Ghazi Jeribi, ministre de la Justice, d&rsquo;assurer l’intérim à la tête du ministère des Affaires religieuses, le temps de désigner un nouveau ministre.</p>
<p>Rappelons qu’Abdeljalil Ben Salem, avait affirmé, jeudi, à l’Assemblée, au cours d&rsquo;une séance d&rsquo;audition par la commission des droits et des libertés sur le projet de loi de finances de 2017, avoir dit à l&rsquo;ambassadeur de l&rsquo;Arabie Saoudite à Tunis que  l&rsquo;idéologie wahhabite hanbalite saoudienne est à l&rsquo;origine des mouvements terroristes dans le monde musulman et qu&rsquo;il convient de réformer cette école.</p>
<p>Ce dérapage ayant provoqué une polémique dans les médias, le ministère des Affaires religieuses a du faire marche arrière et publier, dans le courant de la journée, un communiqué pour indiquer que les relations entre la Tunisie et l&rsquo;Arabie Saoudite sont harmonieuses et basées sur la coopération. Il était trop tard.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
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