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	<title>Archives des Abderrahman Ben Gaid Hassine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abderrahman Ben Gaid Hassine - Kapitalis</title>
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		<title>Revoir la stratégie de protection du littoral de Bizerte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 10:12:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi la protection d’un mètre linéaire de plage à Bizerte coûterait-il 3,7 fois plus cher qu'à Rafraf et 9,2 fois plus cher qu'à Soliman ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/revoir-la-strategie-de-protection-du-littoral-de-bizerte/">Revoir la stratégie de protection du littoral de Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Méditerranée, une mer semi-fermée qu’on croyait protégée et relativement calme, ne l’est plus aujourd’hui. La tempête Harry qui s’est abattue sur notre façade maritime associée à une surcote d’une amplitude rarement enregistrée du fait des dernières conditions dépressionnaires est un signal fort qui interroge sur notre capacité de nous adapter à une nouvelle dynamique côtière qui risque de mettre en péril une bande littorale Ô combien vitale pour le pays.</em></strong></p>



<p><strong>Abderrahman Ben Gaid Hassine *</strong></p>



<span id="more-18467568"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-15580241" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>A voir la mer déchaînée et en surcote submerger l’artère principale de Tunis, exhumer des vestiges archéologiques datant de la nuit des temps à Nabeul et Mahdia et ravager des stations touristiques et des résidences littorales, il y a de quoi être inquiet quant à l’avenir de notre bande côtière et à la pérennité existentielle de nos îles relativement basses dont notamment Djerba et Kerkennah sérieusement menacées de rétrécissement voir de disparition.</p>



<p>On a beau parler de recul du trait de côte et d’élévation du niveau de la mer mais rarement de risque de submersion subite et encore moins de surcote jusqu’au jour où nous nous sommes trouvés confrontés à ces phénomènes météorologiques extrêmes qui, nonobstant les lourds dégâts qu’ils ont occasionnés, ont eu le mérite d’éveiller les esprits de ceux qui sont en charge de notre littoral sifflant la fin d’une récréation qui n’a fait que trop durer.</p>



<p>A ce sujet, notre article Kapitalis du 31 juillet 2024 intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Lutte contre l&rsquo;érosion du littoral en Tunisie ou l&rsquo;art de ménager la chèvre et le chou»</a></em> a été on ne peut plus clair quant à la déficience et le dysfonctionnement de la gestion de l’interface terre-mer notamment par l’Apal, par la Direction générale des services aériens et maritimes, par l’Onas et par les aménageurs publics et privés.</p>



<p>Le récent rechargement artificiel de la plage Yasmina de Hammamet-ville exécuté à la va-vite l’année dernière et l’enrochement des plages des grottes à Bizerte qui se sont soldés par un échec cuisant sont des exemples concrets qui traduisent cette confusion dans le choix d’une stratégie de protection fiable et durable. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guerre contre l’environnement marin à Bizerte</h2>



<p>Les dernières conditions météorologiques qui ont provoqué la submersion d’un bon nombre de nos cités littorales et l’endommagement d’importantes infrastructures touristiques et résidentielles est une riposte prévisible de la nature contre l’agression perpétrée par l’homme à son encontre.</p>



<p>Réalisant que cette guerre est perdue d’avance et que ses conséquences sont extrêmement fâcheuses, les experts les plus affûtés appellent aujourd’hui à une réconciliation de l’homme avec son environnement marin. S’orienter vers des solutions de défense fondées sur les lois et les droits de la nature tel est le mot d’ordre universel que bon nombre de pays côtiers ont fini, bon gré mal gré, par observer.</p>



<p>Ironie du sort, à la Corniche de Bizerte, cette guerre contre l’environnement marin prend actuellement des dimensions inquiétantes tournant le dos à une tendance quasi universelle qui consiste à mettre fin à ce genre de conflit.</p>



<p>Bloquer l’évolution normale des sédiments le long d’une côte par le recours à de gros ouvrages portuaires implantés dans un site balnéaire par excellence est une agression intentionnelle contre l’environnement d’une ville qui tire en grande partie son importance et sa renommée à partir de la beauté de ses rivages aussi bien sableux que rocheux.</p>



<p>Nonobstant leur coût exorbitant, installer des épis rocheux s’apparentant à des jetées portuaires de 600 m de longueur et dont la côte d’arase est à plus de 4 m par rapport au niveau de la mer, constitue une aberration criarde dont les conséquences vont bientôt se ressentir. Ces ouvrages en cours d’exécution altèreront, sans l’ombre d’un doute, la beauté du site de la corniche et provoqueront l’érosion de la fameuse plage de Sidi Salem située à l’aval des épis projetés et dont la ligne de côte est jusqu’ici stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet à dimensions variables</h2>



<p>Annoncé au départ à 24 millions de dinars, le projet de protection de la corniche de Bizerte passa à 113 millions de dinars lors du lancement de l’appel d’offres déclaré infructueux du mois de mars 2024. Une année après, cette estimation est passée à 100 millions de dinars d’après le chargé des affaires administratives de l’Apal qui a fait savoir qu’une composante importante du projet à savoir la digue en gradin projetée entre Ras Blatt et La Belle plage a été soustraite. Ainsi, la longueur de la plage à protéger passe de 7 km à 3 km.</p>



<p>Lors d’une rencontre d’information tenue le 5 mars courant dans les locaux du chantier en présence de certaines associations de la ville, une nouvelle révision de la taille du projet a été annoncée. En effet et pour des raisons budgétaires, il a été décidé de renoncer à la construction d’un des trois épis programmés alors qu’au mois de septembre dernier, le chargé des affaires administratives de l’Apal a annoncé que l’enveloppe disponible de 40 millions de dinars suffirait pour la réalisation des trois épis et du cavalier en enrochement de 590 mètres linéaires de longueur.</p>



<p><em>Last but not least</em>, la zone d’implantation des épis n’a pas été à l’abri des interminables hésitations. En effet et contrairement aux études approuvées par l’Apal et par le comité de pilotage du projet, une décision a été prise de décaler de 200 m l’emplacement prévu de l’épi N°1. La cause de ce décalage n’est autre que le passage dans l’emprise dudit épi du fameux câble transméditerranéen Ifriqiya reliant Bizerte à Marseille dont le but est de renforcer la capacité internet, de réduire la latence et de sécuriser la connectivité internationale. Ce changement pris à la dernière minute alors que le chantier est en cours d’installation est une preuve irréfutable du manque de concertation et de coordination entre les différentes administrations et organismes rattachés au domaine du littoral.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absence d’un schéma de financement clair</h2>



<p>Pour l’exécution de la première phase du projet à savoir l’enrochement de deux épis et d’un cavalier, l’Apal dispose d’une enveloppe de 40 millions de dinars. Or et pour passer à la deuxième phase qui porte sur le rechargement artificiel, l’installation d’un troisième épi et sur les aménagements de haut de plage, l’agence devra disposer de 60 MD supplémentaires que, contrairement au principe de la gestion rationnelle des projets, le schéma de financement n’en a pas encore indiqué la source. Se contenter de la première phase et laisser tomber la deuxième pour défaut de financement pourraient être imaginés pour ne pas dire fort probables vu l’importance de l’enveloppe. Cette situation que personne n’espère nous mettrait en face d’un projet inachevé à classer parmi ceux en difficulté dans la région tout en essuyant les effets collatéraux inévitables des ouvrages en enrochements réalisés sur la tenue d’une côte sans rechargement et surtout sur la ligne de côte de Sidi Salem. L’Apal doit à la société civile des éclaircissements à ce sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet surestimé eu égard aux enjeux</h2>



<p>Protéger une plage contre l’érosion et la submersion marine revient à pérenniser un ensemble d’enjeux économiques et sociaux sur une période donnée. Pour justifier le coût d’une intervention, on recourt généralement à une évaluation des risques résultant de la non action. Pour le projet Apal de la Corniche de Bizerte, ce risque a été évalué à 107 MD à l’horizon de 2050 et des pertes annuelles de la production agricole estimées à 4.2 MD soit 2.3% des pertes annuelles à l’échelle nationale. Cette estimation des pertes a été faite par l’administration pour justifier un projet de protection des plages de la corniche d’un coût estimé à 24 MD sur une longueur de 7 km et non pas pour un projet de 100 MD pour uniquement 3 km. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Une réponse à cette importante question s’impose pour justifier une telle enveloppe.</p>



<p>Pour se rassurer de la fiabilité de la stratégie de protection de la côte de la Corniche de Bizerte, il a été prévu le recours à une modélisation physique lesquels essais sur modèle réduits ont été annulés alors qu’il faisait partie du projet lors du l’appel d’offres de mars 2024. La stratégie de protection préconisée est-elle vraiment fiable sinon pourquoi le bureau d’études a préconisé cette forme de modélisation pour un coût d’environ 600 000 dinars ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nécessité d’une étude d’impact sur l’environnement</h2>



<p>L’intervention sur une côte aussi bien pour sa protection contre l’érosion par des ouvrages de défense que pour la création de polders (terrains gagnés en mer) nécessite généralement une étude d’impact sur l’environnement qui a pour but d’anticiper, si peu que ce soit, les effets collatéraux que les nouveaux ouvrages pourraient avoir lieu sur l’équilibre environnemental du milieu.</p>



<p>Pour le cas de la Corniche de Bizerte, l’Apal, comme l’indique son rapport d’activité de l’année 2022, a bel et bien prévu cette étude qu’elle a confiée au même bureau concepteur du projet. Or et jusqu’ici, ce rapport n’a pas été publié ni présenté à la société civile ce qui laisse planer le doute sur sa réalisation. La question pertinente est de savoir quel est l’impact des épis sur l’équilibre sédimentaire de la plage de Sidi Salem alors que tous les indices montrent que cette plage sera soumise à une érosion du fait de son emplacement à l’aval de l’épi N°1 à l’instar de la plage de Sousse Nord affecté par les deux épis installés au sud de la marina El Kantaoui. A l’Apal et au bureau d’études de préciser ce point Ô combien important pour pérennité d’une plage de proximité si cher pour les riverains et autres estivants.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources du renchérissement du projet </h2>



<p>Passé de 24 MD à 100 MD, le projet de protection de la corniche de Bizerte peut être jugé extrêmement coûteux comparé aux deux interventions sur les plages de Rafraf et de Soliman dont la stratégie de défense est la même et qui consiste à réaliser des épis, à recharger les plages et à installer des ganivelles.</p>



<p>Dans ce qui suit, un comparatif des coûts desdits projets&nbsp;:</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Littoral-Corniche-de-Bizerte.jpg" alt="" class="wp-image-18467585" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Littoral-Corniche-de-Bizerte.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Littoral-Corniche-de-Bizerte-300x113.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Littoral-Corniche-de-Bizerte-768x288.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Littoral-Corniche-de-Bizerte-580x218.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Il apparaît clairement que la protection d’un mètre linéaire de plage à Bizerte coûte 3,7 fois plus cher celle de Rafraf et 9,2 fois plus cher que celle de Soliman.</p>



<p>Si l’on applique au projet de Bizerte le coût moyen par mètre linéaire des expériences concrètes de Rafraf et de Soliman soit 6200 D/ML majoré de 10% pour compenser la fluctuation des prix, le coût du projet de protection des plages de la corniche de Bizerte serait de 20,5 MD. Ainsi l’Apal qui dispose déjà d’une enveloppe de 40 MD pourrait exécuter aisément la totalité du projet en une seule phase et sans recours à une enveloppe supplémentaire moyennant les deux actions suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>redimensionnement des ouvrages en enrochement en s’inspirant de la taille des épis plongeants de Rafraf et de Soliman ;</li>



<li>révision de la quantité du sable de rechargement en appliquant le ratio d’un mètre cube de sable par mètre carré de plage.</li>
</ul>



<p>A tout bon entendeur salut.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ELtXrlv1aI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/projet-de-protection-du-littoral-de-bizerte/">Projet de protection du littoral de Bizerte</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Projet de protection du littoral de Bizerte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/projet-de-protection-du-littoral-de-bizerte/embed/#?secret=y3orcQeXf3#?secret=ELtXrlv1aI" data-secret="ELtXrlv1aI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/12/revoir-la-strategie-de-protection-du-littoral-de-bizerte/">Revoir la stratégie de protection du littoral de Bizerte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le projet de protection du littoral de Bizerte fait débat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/29/le-projet-de-protection-du-littoral-de-bizerte-fait-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 09:26:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ras Blat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de protection du littoral de Bizerte n’est pas assez claire et certains de ses aspects posent problème. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/29/le-projet-de-protection-du-littoral-de-bizerte-fait-debat/">Le projet de protection du littoral de Bizerte fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour la société civile, la situation du projet de protection du littoral de Bizerte contre l’érosion et la submersion marine n’est pas assez claire et certains de ses aspects posent problème. Aussi un débat regroupant les responsables publics, le bureau d’études et l’entreprise en charge du projet, d’un côté, et la société civile représentée par les associations environnementales de la région de l’autre, s’impose-t-il avec urgence puisque les travaux vont démarrer incessamment.</em></strong> <em>(Ph. La corniche de Bizerte rongée par les vagues).</em>  </p>



<p><strong>Abderrahman Ben Gaid Hassine *</strong></p>



<span id="more-17766104"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-15580241" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Abderrahman-Ben-Gaid-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Vendredi 24 octobre 2025, l’entreprise titulaire de la première tranche du marché de protection du littoral de Bizerte entama l’installation du chantier avec pour mission la réalisation des ouvrages en enrochement et en acropodes. Le rechargement artificiel des plages et l’exécution de la digue en gradin feront l’objet d’une deuxième tranche dont la date n’est pas annoncée faute de financement.</p>



<p>S’adressant à l’agence Tap, le 10 septembre dernier, le directeur général par intérim de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a fait savoir que le budget total alloué à cette opération est de 60 millions de dinars. Or, ce même projet, tel que présenté à l’occasion de la journée d’information organisée par l’Apal le 10 avril dernier au siège du gouvernorat, était estimé à 113 millions de dinars et comportait, entre autres, une digue en gradin de 1100 mètres linéaires de longueur entre Ras Blat et La Belle Plage qui, d’après la dernière déclaration de Mehdi Belhaj, semble avoir été exclue du projet.</p>



<p>Après dix-huit mois d’un appel d’offres déclaré infructueux, revoilà le projet refaire surface avec, cette fois-ci, des rebondissements qui laissent pantois et qui en disent long sur la façon dont est géré un marché public d’une telle importance. &nbsp;</p>



<p>Sur le plan de la communication et nonobstant la dernière déclaration de son directeur général, l’Apal n’a fourni aucune information officielle sur le projet laissant dans l’expectative et dans le doute une société civile qui ne cesse de suivre avec préoccupation la dégradation de la côte balnéaire de la Corniche depuis Ras Blat jusqu’à l’embouchure d’Oued Harraga.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une deuxième phase en quête de financement</h2>



<p>Lors de la journée d’information du 10 avril dernier, le directeur général de l’Apal a fait savoir que l’agence dispose d’une enveloppe de 40 millions de dinars de quoi financer la première phase du projet qui portera sur l’exécution les ouvrages en enrochement.</p>



<p>Quant à l’exécution du reste du projet à savoir la digue en gradin et le rechargement artificiel, celle-ci fera l’objet d’une deuxième phase sans en indiquer la date et la source de financement qui s’élèverait à environ 70 millions de dinars.</p>



<p>L’achèvement complet du projet est donc tributaire d’un nouvel organisme bailleur de fond autre que la banque allemande KfW qui a financé à hauteur de 75% la première phase.</p>



<p>L’arrêt du projet au niveau de la première tranche sans digue en gradin et sans rechargement artificiel est donc probable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une estimation en dent de scie</h2>



<p>Initialement estimé à 24 millions de dinars, le projet présenté par l’Apal à la société civile le 10 avril dernier et tel qu’il figure dans la version définitive de l’avant-projet détaillé est passé à 113 MD pour rechuter, six mois après, à 60 MD selon le haut responsable de l’agence alors que le chargé de presse du gouvernorat annonce, à l’occasion de l’installation du chantier, une enveloppe totale d’environ 90 MD.</p>



<p>Un projet ingénieusement étudié et approuvé par un comité de pilotage interministériel ne doit pas connaître de pareil tâtonnement synonyme de légèreté au niveau de sa gestion technique et financière. D’ailleurs, nombreux sont les projets publics qui ont tourné au vinaigre pour des incohérences au niveau des études et des estimations et qui ont finalement pris le long chemin des palais de justice.</p>



<p>Evoquant les projets bloqués ou en difficulté, le Chef de l’Etat ne cesse d’émettre ses directives pour la relance de ces projets et surtout mettre fin à ce fléau qui pèse sur l’économie du pays. Au vu des derniers rebondissements, le projet de protection du littoral de Bizerte risque de connaître ce sort. Anticiper sur un tel risque pour s’en prémunir, tel est l’objectif de la présente publication.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intégrer la dynamique naturelle du littoral</h2>



<p>Alors que les experts les plus avertis, réalisant que plus sont dures les solutions préconisées, plus est cinglante la riposte de la nature, ont fini par infléchir leur tendance en optant pour des solutions douces dont l’approche est plus environnementale, nous voilà aujourd’hui à Bizerte entrer en guerre avec cette nature croyant pouvoir lui imposer un nouveau tracé de la ligne de côte tout en tournant le dos à la dynamique naturelle du littoral qui, depuis la nuit des temps, ne cesse de façonner les estrans, d’apporter et d’emporter les sédiments des plages et des fonds.</p>



<p>S’il est vrai que les solutions égoïstes dites <em>«dures»</em> (épis, digues, brise-lames, etc.) sont parvenues à fixer temporairement le trait de côte d’un rivage, il n’en demeure pas moins vrai que ces solutions ont toujours provoqué l’érosion voire la disparition des plages adjacentes.</p>



<p>Pour ne citer que cet exemple, les deux épis en enrochement implantés au sud de la marina d’El Kantaoui en 1990 ont provoqué l’érosion de la plage de Sousse nord située à l’aval de la dérive littorale. Les intervenants ont chanté victoire alors qu’ils n’ont fait que translater le phénomène d’érosion d’une bande littorale vers une autre bande autrefois stable.</p>



<p>Les récents travaux de démantèlement des brise-lames de Hammam-Lif et du cavalier en enrochement de Rafraf sont également des exemples qui traduisent l’inadéquation des stratégies de protection à la dynamique naturelle de nos littoraux.</p>



<p>A Bizerte, à l’instar de Sousse nord, les 3 épis géants projetés et qui s’apparentent beaucoup plus à des jetées portuaires qu’à des ouvrages balnéaires, provoqueront inévitablement l’érosion des plages de Sidi Salem jusqu’ici stables du point de vue sédimentaire.</p>



<p>Que l’Apal sache que les riverains, résidents et hôteliers accepteraient très mal la protection des plages de la Corniche sur le compte des fameuses plages balnéaires de Sidi Salem.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recours à la modélisation physique</h2>



<p>Pour la corniche de Bizerte, le bureau d’études a programmé des essais sur des modèles réduits (3 épis, un cavalier et une digue en gradin) dans le but de prédire le comportement de ces ouvrages dans leur environnement physique et d&rsquo;évaluer leurs performances en termes de protection et de durabilité.</p>



<p>Ces essais qui s’opèrent dans un canal et dans une cuve à houle peuvent conduire à d’éventuelle optimisation du projet voire même le rejet pur et simple des ouvrages de défense préconisées c’est pourquoi il faut toujours inclure ces essais dans la phase étude du projet c’est-à-dire avant le lancement de l’appel d’offres pour le choix d’une entreprise de travaux.</p>



<p>Or, dans le cas de Bizerte, ces essais sur modèles réduits ont été confiés à l’entreprise adjudicataire ce qui signifie, sans aucune ambiguïté, que le marché des travaux est conclu alors que la fiabilité de la stratégie de défense n’est pas encore confirmée. Des questions s’imposent alors&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quel serait le sort du projet si les résultats de la modélisation physique ne sont pas probants et que la stratégie de protection testée s’avère inadaptée au site ?</li>



<li>L’ordre de service de commencer les travaux étant déjà donné à l’entreprise, va-t-on autoriser cette dernière à entamer les travaux d’enrochement avant la conclusion des essais de la modélisation physique, lesquels essais peuvent durer 6 mois ?</li>



<li>L’Apal fera-t-elle fi des résultats de ces essais pour maintenir le chantier en activité et éviter la procédure complexe de résiliation du contrat des travaux ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Impact des ouvrages sur l’environnement côtier</h2>



<p>Le marché d’étude passé entre l’Apal et le bureau concepteur prévoit la réalisation de l’étude d’impact du projet sur l’environnement. Or et à la date de l’appel d’offres infructueux de mars de l’année dernière, cette étude n’a pas été réalisée. Un manquement qui nous renvoie au rôle du comité de pilotage du projet qui doit, entre autres, vérifier la conformité de la procédure d’exécution des marchés d’étude et de travaux.</p>



<p>Aujourd’hui, la société civile demande à être informée des résultats de l’étude d’impact des nouveaux ouvrages sur l’environnement côtier ainsi que l’impact du transport des produits de carrière sur l’infrastructure routière de la ville. Cette étude doit mettre l’accent sur l’impact de l’épi en Y N°1 du côté de oued Harraga sur la stabilité des plages de Sidi Salem situées à l’aval de la dérive littorale. A défaut de cette étude, la société civile serait amenée à l’exiger par les moyens légaux dont elle dispose avant l’exécution des ouvrages en enrochement d’autant plus que le bureau d’études a été déjà payé pour cette mission.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parcours des camions à bennes</h2>



<p>D’après l’entreprise des travaux, les camions à bennes chargés de produits de carrière emprunteront la route littorale longeant la côte de la Corniche depuis Ras Blat jusqu’à l’ancien hôtel démoli Le Nador dont le terrain abrite l’installation du chantier. Sachant que la fourniture du chantier en tout-venant et en roches nécessiterait environs vingt mille voyages, le parcours tracé par l’entreprise, à notre humble avis, n’est pas le meilleur pour les raisons suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La route littorale étant très animée non seulement pendant les périodes estivales mais à longueur de l’année, le passage des camions peut provoquer davantage d’encombrement, de désagrément et de risque.</li>



<li>Cette route qui vient de subir du fait de la tempête de novembre 2019 les effets de franchissement de la houle peut s’avérer incapable de supporter sans déformation la charge dynamique des camions à bennes dont le poids total peut atteindre 60 tonnes. La direction régionale de l’Equipement a certainement son mot à dire à ce sujet.</li>



<li>La nouvelle route communément appelée Kayass Jedid qui est beaucoup moins chargée et structurellement plus résistante que la route littorale n’est-elle pas mieux indiquée pour contenir le trafic des camions du chantier ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Sable de rechargement&nbsp;: une cubature à revoir</h2>



<p>La quantité de sable de rechargement des 2890 mètres linéaires de plages de la corniche a été estimée à 900 000 mètres cubes soit 1,6 millions de tonnes nécessitant le recours à 45&nbsp;000 voyages par camions à bennes. Si l’on se base sur la ration d’un mètre cube de sable par un mètre carré de plage (ration tirée de l’opération de rechargement de la plage de Hammamet ville en 2024) et en admettant que la largeur de la plage est de 50 mètres, la quantité de sable de rechargement des plages de la corniche serait de 145&nbsp;000 mètres cubes. De ce fait, les 900&nbsp;000 mètres cubes figurant dans la version finale de l’APD sont extrêmement exagérés. Une quantité sextuplée qui constitue une des causes du renchérissement anormal du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des jetées portuaires dans une plage balnéaire</h2>



<p>Pour piéger le sable provenant de la dérive littorale et fixer le sable de rechargement, le bureau d’étude a préconisé 3 épis géants dont la côte d’arase est à plus de 4 mètres au-dessus du niveau de la mer et dont la longueur totale est de 1630 mètres linéaires.</p>



<p>Avec une longueur et une section pareille, il ne s’agit plus d’ouvrages balnéaires mais de véritables jetées portuaires dotés de phares et de bittes d’amarrage pour bateaux à leurs musoirs. Au sujet de cette conception, le bureau d’études doit nous dire pourquoi il n’a pas préconisé des épis plongeants (moitié émergeants, moitié immergés) qui sont beaucoup moins encombrants et automatiquement moins chers à l’instar de ce qui a été réalisé à Rafraf et à Soliman?</p>



<p>Ces épis surdimensionnés, en plus qu’ils auront de graves effets collatéraux notamment au niveau du blocage des sédiments qui allaient alimenter les plages de Sidi Salem, vont couper avec la continuité naturelle et habituelle des plages depuis Ras Blat à la jetée nord de l’avant-port de Bizerte puisque les 3 épis couperont le passage d’un tronçon à l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Utilité d’un cavalier et de ganivelles</h2>



<p>A Rafraf, l’Apal a procédé au démantèlement d’un cavalier en enrochement longeant une partie du rivage reprochant à l’ouvrage d’être la source de nuisance et d’érosion. A Bizerte, le même bureau d’études préconise le même ouvrage mais de dimensions beaucoup plus importantes moyennant l’enrochement de 590 mètres linéaires de plage. Ce tronçon de côte balnéaire artificialisé par la digue deviendra, à coup sûr, impropre à la baignade et provoquera davantage d’érosion du fait de la réflexion de la houle sur l’ouvrage.</p>



<p>D’un autre côté, l’on se demande sur l’utilité des 600 mètres de ganivelles à implanter du côté de Sidi Salem dans le but de fixer les dunes alors que les dunes à fixer n’existent pas.</p>



<p>Pour la société civile de Bizerte, la situation du projet n’est pas assez claire, c’est pourquoi un débat regroupant l’Apal, le bureau d’études et l’entreprise d’un côté et la société civile représentée par les associations environnementales de la région de l’autre, s’impose avec urgence puisque les travaux vont démarrer incessamment.</p>



<p>A tout bon entendeur salut !</p>



<p><em>* Ancien Ingénieur CTMCCV.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c2Vk8xHm60"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/">Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/embed/#?secret=OKqF0DlrQd#?secret=c2Vk8xHm60" data-secret="c2Vk8xHm60" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/29/le-projet-de-protection-du-littoral-de-bizerte-fait-debat/">Le projet de protection du littoral de Bizerte fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 07:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahman Ben Gaid Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[Apal]]></category>
		<category><![CDATA[Chatt Mami]]></category>
		<category><![CDATA[corniche de Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba Aghir]]></category>
		<category><![CDATA[érosion du littoral]]></category>
		<category><![CDATA[Hammam-Lif]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmine Hammamet]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13661657</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le défi pour la Tunisie est de parvenir à protéger durablement son littoral contre les assauts de la mer sans trop toucher à sa naturalité et à sa balnéarité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/">Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sujet chaud de l’actualité mondiale, l’érosion du littoral est un phénomène qui suscite à la fois crainte et défi. En Tunisie, le recul de la ligne de côte a pris ces deux dernières décennies des dimensions alarmantes mettant en péril, outre nos beaux rivages balnéaires, des installations hôtelières et résidentielles ainsi que des terres où se concentrent 90% des activités industrielles du pays et des nappes phréatiques peu profondes exposées aux risques&nbsp; de salinisation.</em></strong></p>



<p><strong>Abderrahman Ben Gaid Hassine *</strong></p>



<span id="more-13661657"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/Abderrahmen-Ben-Gaied-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-13662605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/Abderrahmen-Ben-Gaied-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/Abderrahmen-Ben-Gaied-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/Abderrahmen-Ben-Gaied-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pour rendre leurs territoires plus résilients face aux assauts de la mer, les économies les plus nanties ont opté pour une stratégie quasiment guerrière moyennant la mobilisation d’importantes ressources humaines et matérielles. Inconsciemment ou à dessein, ces économies sont entrées en conflit avec la nature qui, ripostant aux agressions de l’homme, est partie à la recherche d’un nouvel équilibre côtier rompu par la forte anthropisation de la bande littorale et par le recours à des ouvrages de défense qui n’ont fait que&nbsp; perturber l&rsquo;évolution naturelle des sédiments le long des côtes.</p>



<p>Après de longues années de conflit, les experts les plus avertis ont fini par infléchir leur tendance pour s’orienter vers des solutions souples fondées sur les lois et les droits de la nature. L’on a pris conscience que plus sont dures les solutions que l’on préconise pour fixer une ligne de côte ou pour gagner des terrains en mer, plus est violente et cinglante la riposte de la nature.</p>



<p>Parmi les solutions alternatives proposées et généralement adoptées aujourd’hui figure la technique de rechargement artificiel des plages et de fixation des dunes. Elle est destinée, à l’évidence, à <em>«ménager la chèvre et le chou»</em>,&nbsp;soit à satisfaire les besoins humains tout en ménageant la nature et ses lois immuables, ses règles imprescriptibles.</p>



<p>Toutefois, des solutions mixtes faisant appel à des ouvrages gris associés à un rechargement artificiel pourraient être tolérées dans des cas océanographiques et climatiques extrêmes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pvVdNnNqK7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/06/stabilisation-de-la-colline-de-sidi-bou-said-une-affaire-mal-engagee/">Stabilisation de la colline de Sidi Bou Saïd : une affaire mal engagée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stabilisation de la colline de Sidi Bou Saïd : une affaire mal engagée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/06/stabilisation-de-la-colline-de-sidi-bou-said-une-affaire-mal-engagee/embed/#?secret=iKbpDAbAGN#?secret=pvVdNnNqK7" data-secret="pvVdNnNqK7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En Tunisie, l’actualité et le devenir du littoral sont au cœur de la préoccupation publique. La création en 1995 de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) chargée de l’exécution de la politique littorale du pays ainsi que la ratification du protocole de la Gestion intégrée des zones côtières (GIZC) pour la Méditerranée semblent devoir s’inscrire dans une politique volontaire, mais nullement volontariste, de traiter un problème planétaire auquel notre pays, avec ses 1350 km de côtes, n’aurait pu se soustraire.</p>



<p>Confortée par une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/02/banque-allemande-de-developpement-15-millions-deuros-pour-la-protection-du-littoral-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coopération financière allemande</a> dont l’exécution est confiée à la banque K<em>f</em>W, l’Apal a arrêté un vaste et ambitieux programme de protection du littoral tunisien. La 5<sup>e</sup> et dernière phase de ce programme vise la réhabilitation des côtes de la corniche de Bizerte, de Chatt Mami (délégation de Ras-Jebel) et de Djerba Aghir.&nbsp;</p>



<p>Alors que les critiques fusent de partout quant à la stratégie de protection adoptée, l’Apal, qui vient de fêter ce 24 juillet sa 29<sup>e</sup> année d’activité, est appelée à faire connaître au grand public le bilan de ses interventions un quart de siècle durant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une politique littorale mieux concertée et plus cohérente</h2>



<p>Un débat sur l’actualité et le devenir du littoral tunisien dans un contexte environnemental mondial extrêmement critique se fait encore attendre, lequel débat qui regrouperait les différents acteurs impliqués dans la gestion du littoral et de la biodiversité marine, universités et société civile comprises, devra déboucher sur une feuille de route pour l’instauration d’une politique littorale mieux concertée et plus cohérente.</p>



<p>Lors de sa dernière visite à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/13/hammam-lif-sera-t-elle-sauvee-des-eaux-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hammam-Lif</a> le 12 juillet courant et à la plage <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/06/hammamet-saied-souligne-la-necessite-dappliquer-la-loi-pour-preserver-le-domaine-public-maritime/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yasmine Hammamet</a>&nbsp;le 6 avril dernier, le&nbsp;président de la république a qualifié la mauvaise gestion des plages balnéaires de <em>«crime»</em> commis par ceux qui en ont la charge. La remarque est pertinente s’inscrivant dans cette problématique de la gestion environnementale de notre littoral marin et lagunaire. Repenser la gestion de la bande côtière et pérenniser notre économie bleue (pêche, aquaculture et tourisme) constituent le mot d’ordre lancé par le chef de l’Etat à l’adresse de l’Apal mais aussi à l’Office national de l’assainissement (Onas) qui, faisant fi des règles environnementales régissant la gestion des eaux usées et vannes, a fait de nos rivages un bassin versant des effluents véhiculés par son réseau d’assainissement. Les cas du vieux port de Bizerte et du golfe de Monastir notamment du côté des villes de Ksibet El Médiouni, de Sayada et de Lamta sont des exemples concrets qui traduisent ce laisser-aller environnemental.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ebV3s2pdIt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/13/hammam-lif-sera-t-elle-sauvee-des-eaux-video/">Hammam-Lif sera-t-elle sauvée des eaux ? (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hammam-Lif sera-t-elle sauvée des eaux ? (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/13/hammam-lif-sera-t-elle-sauvee-des-eaux-video/embed/#?secret=TXoTBpPqqv#?secret=ebV3s2pdIt" data-secret="ebV3s2pdIt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Qui intervient sur le littoral&nbsp;?</h2>



<p>Dans son rapport annuel de performance de l’année 2020, l’Unité de gestion du budget par objectifs relevant du ministère de l’Equipement a énuméré certaines causes qui entravent les interventions sur le littoral en insistant sur le chevauchement dans les attributions entre l’Apal relevant du ministère de l’Environnement et la Direction générale des services aériens et maritimes (DGSAM) du ministère de l’Equipement.</p>



<p>L’absence d’une stratégie claire et bien formulée pour la protection du littoral contre l’érosion côtière à été également citée parmi les causes de la mauvaise gestion technique du littoral (page 34 dudit rapport).</p>



<p>La confirmation de ce chevauchement nous vient de Bizerte&nbsp;où sous l’effet d’une violente tempête survenu en novembre 2019, un pan du mur de soutènement longeant les plages de la corniche a rompu, touché de plein fouet. Le franchissement de la houle a alors provoqué l’affaissement d’une partie de l’esplanade menaçant la chaussée adjacente d’une rupture imminente. Une prompte et salutaire intervention de la DGSAM a réussi à réparer momentanément et en urgence la zone sinistrée tout en lançant, dans la foulée, l’exécution d’un projet de protection d’une bande littorale de 2,5 km entre Ras Blatt et la station Onas pour une enveloppe de&nbsp; 5,5 millions de dinars&nbsp;(voir <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/bizerte-demarrage-du-projet-de-protection-de-la-corniche-contre-lerosion-marine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article Kapitalis</a> du 21/02/2020 intitulé <em>«Bizerte. Démarrage du projet de protection de la corniche contre l’érosion marine»</em>.</p>



<p>Alors que les travaux touchent à leur fin, l’Apal entre en scène et confie à un bureau d’études la conception d’un autre projet de protection de ce même tronçon&nbsp; littoral. Résultat&nbsp;: l’on se retrouve avec sur les bras deux projets à stratégies de protection diamétralement opposées puisque la digue en gradin préconisée par l’Apal viendra enfouir tout ce qu’a réalisé la DGSAM. En d’autres termes, une enveloppe de 5,5 millions de dinars se sera évaporée une fois les ouvrages préconisés par l’Apal auront vu le jour.</p>



<p>L’on conviendra aisément qu’une telle incohérence est proprement stupéfiante, mettant en flagrante évidence le manque manifeste de synchronisation des politiques, stratégies, objectifs et méthodes des acteurs en charge d’une telle tâche. La conséquence de telles incuries administratives ne peuvent qu’imposer à l’État&nbsp;de payer un lourd et forcé tribut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rechargement artificiel&nbsp;: une technique douce mais lourde en entretien</h2>



<p>Douce et pas durable, la technique de rechargement des plages qui connait un engouement croissant consiste à compenser le déficit sédimentaire d’une plage par un apport initial de sable suivi d’une série interminable d’apports secondaires : en effet, au fil des temps, une partie du sable d’apport se disperse vers le large du fait du mouvement naturel des littoraux et des aléas climatiques. Plus grave encore, il peut arriver que ce sédiment d’apport disparaisse carrément lors d’une tempête importante devenue fréquente du fait du dérèglement climatique.</p>



<p>Pour éviter le départ du sable vers le large lors des tempêtes hivernales et éviter les surcoûts devenus insurmontables des rechargements secondaires, une commune du Var en France a procédé au retroussement des plages. Cette technique consiste à remonter le sable et à le déposer sous forme de monticules en haut de plage en hiver, à le couvrir de géotextile et de grillage&nbsp; et de le ré-étaler à l’approche de la saison estivale. Il semble que cette expérience a donné ses fruits d’après les experts de la commune.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xuSEK9xzQ3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/tunisie-les-cotes-menacees-detre-submergees-par-la-mer/">Tunisie : les côtes menacées d&rsquo;être submergées par la mer</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : les côtes menacées d&rsquo;être submergées par la mer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/tunisie-les-cotes-menacees-detre-submergees-par-la-mer/embed/#?secret=PfEYjibUQq#?secret=xuSEK9xzQ3" data-secret="xuSEK9xzQ3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’Apal qui a rechargé un bon nombre de plages à l’instar de ceux de Rafraf et de Soliman s’est contentée d’énumérer les avantages de cette technique sans informer les bailleurs de fonds et les riverains sur la nécessité du recours à des rechargements supplémentaires et cycliques pour maintenir inchangée la largeur des plages. A défaut de cette information, les riverains à qui on a fait comprendre que la ligne de côté a été durablement fixée seraient pris au dépourvu et même déçus de voir le sable d’apport parti vers le large alors que les fonds nécessaires pour le compenser peuvent s’avérer indisponibles.</p>



<p>A titre d’exemple et d’après un bureau d’études mandaté par l’Apal, l’entretien des plages à recharger à la corniche de Bizerte coûterait un million de dinars chaque année sans compter le risque d’une importante dispersion du sable&nbsp; lors des tempêtes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une gestion cohérente de l’enveloppe budgétaire</h2>



<p>&nbsp;La décision d’entreprendre un projet de protection d’un littoral s’appuie généralement sur son coût prévisionnel eu égard aux enjeux à protéger. Une estimation exacte basée sur une stratégie de protection viable, confirmée et durable, constitue alors un des éléments clés de la réussite des interventions. Une sous-estimation peut entraîner de graves difficultés financières, compromettre la qualité des ouvrages, causer des retards dans les délais et peut aboutir à des litiges juridiques. A l&rsquo;inverse, une surestimation des coûts pourrait induire en erreur les bailleurs de fonds quant à la fiabilité financière du projet d&rsquo;où le risque de désistement de ces derniers. Le cas du projet de protection des plages de la corniche de Bizerte est un exemple concret qui traduit la discordance entre le budget initialement alloué à une opération d’aménagement et l’estimation des travaux au moment du lancement de l’appel d’offres.</p>



<p>En effet, le coût dudit projet tel qu’estimé par le bureau d’études et approuvé par le comité de pilotage de l’Apal dépasse les 110 millions de dinars. Cette estimation laisse pantois quand on sait que ce projet a été initialement estimé à 24 millions de dinars d’après le Mécanisme de développement propre (MDP) relevant du ministère de l’Environnement. Résultat, l’appel d’offres pour la réalisation des ouvrages en enrochement et en acropodes faisant partie du projet a été déclaré infructueux pour des raisons de coût. Le projet sera-t-il&nbsp; alors remis en cause&nbsp;? <em>Wait and see.</em></p>



<p>Le constat étant fait, il est permis de souligner que la surestimation du coût du projet réside essentiellement dans le surdimensionnement des ouvrages gris inadaptés à un rivage balnéaire et dans la surévaluation de la quantité du sable d’apport pour le rechargement artificiel (1,5 millions de tonnes soit 45&nbsp;000 livraisons par camions à benne).</p>



<p>Nonobstant leur coût, les ouvrages en enrochement et en acropodes génèreront des effets collatéraux qu’on a déjà enregistrés au sud de la marina d’El-Kantaoui où les deux épis rajoutés au sud de la jetée du port de plaisance en 1990 ont provoqué l’érosion des plages situées à leur aval. Une incohérence qui a coûté à l’État 20 millions de dinars en réparation. Ce même scénario se reproduirait à Bizerte où les épis géants projetés mettront en péril les plages de Sidi Salem située à leur aval. Les épis, du fait qu’ils engraissent d’un côté et érodent de l’autre, ne font que déplacer l’érosion d’une plage vers une plage adjacente située à l’opposé du transit sédimentaire.</p>



<p>Pour le cas de Bizerte, la société civile, les riverains et autres habitués des lieux qui n’ont pas encore digéré l’échec des deux dernières interventions sur le vieux port en 2003 et sur les plages des grottes en 2014 regarderaient d’un mauvais œil une telle artificialisation d’un des &nbsp;plus beaux rivages du pays. Ils n’accepteraient pas non plus que la protection de la corniche se fasse sur le compte des plages de Sidi Salem désormais seul rivage balnéaire de proximité facilement accessible pour les familles dépourvues d’un moyen de transport.</p>



<p>Parvenir à protéger durablement le littoral contre les assauts de la mer sans trop toucher à sa naturalité et à sa balnéarité tel est le défi majeur que l’Apal et les autres intervenants se doivent de surmonter. </p>



<p>* <em>Ancien ingénieur du Centre technique des matériaux de construction, de la céramique et du verre (CTMCCV). &nbsp;&nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/31/lutte-contre-lerosion-du-littoral-en-tunisie-ou-lart-de-menager-la-chevre-et-le-chou/">Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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