<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Accord de libre-échange complet et approfondi - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/accord-de-libre-echange-complet-et-approfondi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/accord-de-libre-echange-complet-et-approfondi/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 17 Jun 2019 09:10:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Accord de libre-échange complet et approfondi - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/accord-de-libre-echange-complet-et-approfondi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Débat sur l’Aleca : La coopération avec l’Europe depuis 1969 a-t-elle jamais servi la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/17/debat-sur-laleca-la-cooperation-avec-leurope-depuis-1969-a-t-elle-jamais-servi-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/17/debat-sur-laleca-la-cooperation-avec-leurope-depuis-1969-a-t-elle-jamais-servi-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2019 09:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Taieb]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=218656</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec l’Union européenne (UE), actuellement en négociation, pose de sérieux problèmes et suscite des réserves sérieuses au point que personne en Tunisie (y compris les représentants du gouvernement) n’ose s’engager clairement pour l’arrêt ou la poursuite des négociations. Par Khémaies Krimi Mountadaa Ettajdid, nouveau cercle de réflexion de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/17/debat-sur-laleca-la-cooperation-avec-leurope-depuis-1969-a-t-elle-jamais-servi-la-tunisie/">Débat sur l’Aleca : La coopération avec l’Europe depuis 1969 a-t-elle jamais servi la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Tunisie-Union-europeenne-Aleca.jpg" alt="" class="wp-image-218669"/></figure>



<p><b><i>L’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec l’Union européenne (UE), actuellement en négociation, pose de sérieux problèmes et suscite des réserves sérieuses au point que personne en Tunisie (y compris les représentants du gouvernement) n’ose s’engager clairement pour l’arrêt ou la poursuite des négociations.</i></b><br></p>



<p> Par <strong>Khémaies Krimi</strong><br></p>



<span id="more-218656"></span>



<p>  Mountadaa Ettajdid, nouveau cercle de réflexion de sensibilité de gauche, a organisé, le 15 juin 2019, à Tunis, une conférence sur le thème : <em>«L’Accord de libre-échange complet et approfondi, parlons en !». </em><br></p>



<p> Plantant le décor, les organisateurs de cette conférence, sponsorisée par la fondation Konrad Adenauer, think tank-allemand relevant de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), ont précisé que cette rencontre a pour but de solliciter du gouvernement des données précises sur l’évolution des négociations concernant cet accord. Il s’agit, notent-ils, <em>«de se faire, à travers des discours contradictoires, une opinion rationnelle sur un sujet aussi complexe et aussi crucial pour notre pays  que pour nos rapports avec l’Union européenne». </em><br></p>



<p> À cette fin, ils ont invité un partisan de cet accord, Afif Chelbi, président du Conseil d’analyses économiques (CAI) à la présidence du gouvernement, et un opposant, Abdeljelil Bedoui, économiste militant de la société civile.<br> Globalement la conférence a eu à essayer à répondre à trois principales questions : C’est quoi l’Aleca ? Quels en sont les enjeux réels? Où en sont les négociations ? <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> De quoi s’agit-il ?    <br></h3>



<p> Cet accord, dont les négociations ont démarré, le 13 octobre 2015, comporte 13 articles et s’articule autour de quatre axes: l’harmonisation des réglementations de l’environnement commercial, économique et juridique, la réduction des obstacles non tarifaires, la simplification et la facilitation des procédures douanières, l’amélioration des conditions d’accès des produits et services aux marchés respectifs. <br></p>



<p> Plus spécifiquement, ce projet d’accord vise à compléter et à étendre à d’autres secteurs (agriculture, services, marchés publics), la zone de libre-échange pour les produits industriels manufacturés mise en place en 2008 en vertu de l’Accord d’association Tunisie-UE de 1995.<br></p>



<p> Cet accord (Aleca) fait une mention spéciale de l’adaptation aux fameuses normes européennes qui seraient le meilleur passeport pour accéder à n’importe quel marché du monde. Ce sont, rappelons-le, des normes si exigeantes que même les Américains trouvent des difficultés à s’y adapter. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Quels en sont les enjeux réels?<br></h3>



<p> Pour Afif Chelbi, représentant du gouvernement, l’Aleca est conçu dans la continuité des accords antérieurs de coopération et de partenariat conclus avec l’Europe, et surtout, de l’accord de libre échange pour les produits manufacturés conclu 1995. Pour cet ancien ministre au temps de Ben Ali, cet accord a été bénéfique à l’industrie tunisienne. Pour étayer ses propos, il a cité deux chiffres. Au niveau de l’emploi, cet accord a permis à la Tunisie de gagner 200.000 emplois en ce sens où le secteur industriel, qui employait en 1995  400.000 personnes compte actuellement plus de 600.000. Au cours de la même période, les exportations tunisiennes sont passées de 3 à 10 milliards d’euros. <br></p>



<p> M. Chelbi estime que, dans l’avenir, la Tunisie, réputée pour être le pays le plus ouvert de la Méditerranée et de l’Afrique, en termes d’exportations industrielles, n’a d’autre choix que de se remettre à inciter le secteur productif exportateur. Il a relevé que la proximité de la Tunisie du plus riche marché du monde en l’occurrence l’UE et les accords privilégiés qui lient les deux parties peuvent être des facteurs à même de l’aider à atteindre cet objectif. Il a minimisé l’apport de diversification des débouchés extérieurs de la Tunisie en invoquant le motif de non-compétitivité des produits et services tunisiens. On ne peut pas imaginer, de nos jours, des produits tunisiens concurrencer leurs équivalents en Chine, a-t-il-dit.<br></p>



<p> D’après ses projections, si la Tunisie parvient à réussir sa transition, elle devrait au bout de cinq ans, c’est-à-dire vers 2025, doubler ses exportations, améliorer son taux de change (apprécier le dinar) et atteindre ses équilibres financiers. Sinon, pour lui c’est le scénario grec qui se profile à l’horizon.<br> Il devait rassurer que ces négociations seront menées sur la base de critères qui protègent les intérêts de la Tunisie, à savoir, la gradualité, la différenciation par produits et par secteur, des mesures de mise à niveau préalables et l’exclusion de certains produits.   <br></p>



<p> Pour sa part, Abdeljelil Bedoui a indiqué que l’Aleca est loin d’être une simple affaire d’adaptation aux normes ou de suppressions de barrières tarifaires, c’est un nouveau projet de société que l’UE cherche à imposer aux Tunisiens. Il a ajouté, en substance, que le débat contradictoire tuniso-tunisien qui se déroule à propos de cet accord est engagé entre ceux qui ont beaucoup gagné de l’accord de libre échangé de 1995 et qui veulent gagner davantage, d’une part, et ceux qui n’ont rien gagné de cet accord et qui risquent d’en perdre, d’autre part. <br></p>



<p> Il a déploré la tendance du gouvernement à avoir entamé des négociations avec l’UE sans aucune évaluation du partenariat entre la Tunisie et l’UE, depuis 1995, sans étude d’impact multidisciplinaire de l’Aleca et surtout sans disposer de stratégies de production viables et crédibles. Aujourd’hui, il est inadmissible de prétendre que nous négocions sur un pied d’égalité avec un géant comme l’UE alors que nous ne produisons presque rien. Nous importons presque la totalité de nos besoins. Comment peut-on espérer dans ces conditions gagner quoi que ce soit, a-t-il martelé.  <br></p>



<p> Il devait évoquer ensuite les réserves formulées par la société civile vis-à-vis de l’Aleca. Il s’agit de l’exclusion de l’élément de la libre circulation des personnes de l’accord alors que c’est à cet élément là que les Tunisiens tiennent le plus. Il y a là une non-réciprocité inacceptable. Vient ensuite, l’asymétrie, voire le rapport en force en place. Le géant économique européen négocie avec un tout petit pays avec une économie de «pré-marché». Enfin, la complexité des procédures d’arbitrage qui ne serait pas favorables à la Tunisie en cas de litiges. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Où en sont les négociations ?  <br></h3>



<p> Ces négociations sont programmées sur 6 rounds dont 4 ont eu lieu, sans que l’opinion publique sache quoi que ce soit sur leurs conclusions. Difficile de ne pas y voir a anguille sous roche. Les quelques études d’impact sur l’Aleca sont contradictoires. Celle menée par le cabinet de conseil irlandais Ecorys, qui serait dirigé par l’UE, plaide pour cet accord et pour les avantages qu’il va procurer pour la Tunisie (augmentation des exportations). <br></p>



<p> La deuxième étude réalisée par un bureau d’analyses autrichien qui révèle une régression du PIB réel de 0,5 % en Tunisie si une liberté totale du commerce était mise en place et met en garde contre un accroissement du chômage et une aggravation du déficit commercial.  <br></p>



<p> La troisième étude est effectuée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ). Cette étude aux ordres prévoit une amélioration de la croissance du PIB à long terme, à l’horizon de 2030, et montre que<em> «le gain prévu en matière de croissance économique sera différencié selon le secteur»</em> mais que certains secteurs risquent de pâtir de cet accord et que certaines activités pourraient disparaître. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un accord posant de sérieux problème <br></h3>



<p> Un débat devait être instauré au terme des deux communications. Samir Taieb, actuel ministre de l’Agriculture, a mis à profit sont intervention pour défendre le chef du gouvernement Youssef Chahed en lisant une déclaration faite par ce dernier lors de la célébration de la journée de l’agriculture, le 13 mai 2019, où il a affirmé qu’<em>«aucun accord, qui ne préserve pas l’intérêt de la Tunisie, des agriculteurs et des marins pêcheurs ne sera signé»</em>. <br></p>



<p> Les chiffres cités par Afif Chelbi ont été fortement critiqués par certains participants. Pour eux le chiffrage en cette période de crise multiforme est secondaire. Ceci ne les a pas empêchés de rappeler que les exportations dont il parle ont été effectuées essentiellement par les entreprises<em> off shore</em> et dont les recettes ne rentrent pas en Tunisie. Ils ont rappelé que les exportations du régime général ont une faible valeur ajoutée et n’ont jamais été compétitives. Ils ont déploré également que l’Accord de libre échange n’a pas eu d’effet sur les filières industrielles (textile…) et sur l’élargissement du marché tunisien. D’autres ont remonté dans le temps et ont montré que la coopération de la Tunisie avec l’Europe depuis 1969 n’a jamais servi le pays et ne l’a pas aidé ni à moderniser son agriculture ni à intégrer son industrie.<br></p>



<p> Globalement, tout donnait l’impression que cet accord pose de sérieux problèmes au point que personne (y compris les représentants du gouvernement) n’a osé s’engager clairement si on doit arrêter les négociations ou si on doit les continuer. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’essentiel est ailleurs<br></h3>



<p> Par delà ce débat tuniso-tunisien, les intervenants ont oublié que l’UE dont ils parlent n’est plus celle-là même qui avait engagé le processus de négociation sur l’Aleca. Elle a beaucoup changé avec les dernières élections parlementaires. L’UE est confrontée, actuellement, au Brexit qui va la délester de 15% de son poids politique. Depuis, l’avènement Donald Trump aux Etats-Unis, elle découvre pour la première fois qu’elle a des ennemis et ne cesse de subir, en conséquence, les humiliations de Washington. À l’intérieur, l’UE d’aujourd’hui  est confrontée au populisme, à l’émergence des nationalismes, au rejet des flux migratoires, à la remise en question des traités de l’Union et même de sa monnaie unique (l’euro).<br></p>



<p> En Tunisie, les responsables tunisiens qui négocient l’Aleca presque en catimini se comportent comme s’ils vont durer des décennies alors que, à cinq mois des échéances électorales, tous les pronostics du monde les donnent comme partants. Cela pour dire que le moment n’est pas opportun pour s’engager dans une aventure périlleuse comme l’Aleca.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/17/debat-sur-laleca-la-cooperation-avec-leurope-depuis-1969-a-t-elle-jamais-servi-la-tunisie/">Débat sur l’Aleca : La coopération avec l’Europe depuis 1969 a-t-elle jamais servi la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/17/debat-sur-laleca-la-cooperation-avec-leurope-depuis-1969-a-t-elle-jamais-servi-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Aleca pour quoi faire : Une rencontre-débat pour essayer d’y voir plus clair</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/laleca-pour-quoi-faire-une-rencontre-debat-pour-essayer-dy-voir-plus-clair/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/laleca-pour-quoi-faire-une-rencontre-debat-pour-essayer-dy-voir-plus-clair/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2019 08:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Afif Chelbi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=217602</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre l’Union européenne et la Tunisie suscite actuellement le débat dans notre pays et même une très forte opposition. De quoi s’agit- il ? Quels en sont les enjeux réels ? Où en sont exactement les négociations ? Pour tenter de répondre à ces questions et pallier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/laleca-pour-quoi-faire-une-rencontre-debat-pour-essayer-dy-voir-plus-clair/">L’Aleca pour quoi faire : Une rencontre-débat pour essayer d’y voir plus clair</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Mountada-Ettajdid.jpg" alt="" class="wp-image-217603"/></figure>



<p><strong><em>L’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) entre l’Union européenne et la Tunisie suscite actuellement le débat dans notre pays et même une très forte opposition. De quoi s’agit- il ? Quels en sont les enjeux réels ? Où en sont exactement les négociations ?</em></strong><br></p>



<span id="more-217602"></span>



<p> Pour tenter de répondre à ces questions et pallier tant soit peu le manque d’information à ce sujet, parfois trop technique, Mountada Ettajdid organise, en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, une rencontre-débat sur le thème : <em>«L’Aleca ? Parlons-en !»</em>, le samedi 15 juin 2019, à partir de 9 heures, à Hôtel le Belvédère, avenue des Etats Unis d’Amérique,Tunis, avec la participation de représentants de l’administration, de négociateurs et d’experts de différentes spécialités et sensibilités<br></p>



<p> Parmi les participants, on annonce Afif Chelbi, président du Conseil d’analyses économiques, Boubaker Karray, universitaire, membre de l’équipe de négociateurs avec l’UE sur l’Aleca (actuellement chef du Cabinet du ministre de l’Agriculture), Lilia Rebai, du réseau Euromed, Abdejelil Bedoui, universitaire, économiste, et Sadok Zgarni, pharmacien, chef d’une entreprise de fabrication de médicaments. <br></p>



<p> Le forum Mountada Ettajdid, qui a été créé pour constituer un lieu de réflexion sérieuse, de débat serein et de propositions responsables, organise cette rencontre-débat parce que ses initiateurs estiment que l’opinion publique manque cruellement d’informations et de données précises – de la part du gouvernement, en particulier – permettant de se faire une opinion rationnelle sur un sujet aussi complexe et aussi crucial pour notre pays que pour ses rapports avec l’UE.<br></p>



<p style="text-align:right"> <strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eADw0uzfLT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/">L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/embed/#?secret=7hZG84WPRA#?secret=eADw0uzfLT" data-secret="eADw0uzfLT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XJDPkzAsLj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/25/tunisie-union-europeenne-de-bonnes-raisons-pour-arreter-les-negociations-sur-laleca/">Tunisie-Union européenne : De bonnes raisons pour arrêter les négociations sur l’Aleca</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : De bonnes raisons pour arrêter les négociations sur l’Aleca » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/25/tunisie-union-europeenne-de-bonnes-raisons-pour-arreter-les-negociations-sur-laleca/embed/#?secret=ta9kVoqw1S#?secret=XJDPkzAsLj" data-secret="XJDPkzAsLj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/laleca-pour-quoi-faire-une-rencontre-debat-pour-essayer-dy-voir-plus-clair/">L’Aleca pour quoi faire : Une rencontre-débat pour essayer d’y voir plus clair</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/laleca-pour-quoi-faire-une-rencontre-debat-pour-essayer-dy-voir-plus-clair/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Apr 2018 09:49:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[Open Sky]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=151460</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie doit signer en 2019 l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l’Union européenne (UE), ce sera en tant qu’Alecca, complété par la circulation humaine, pour n’être plus contraire à ses intérêts, telle la mouture actuellement en négociation. Par Farhat Othman * Un nouveau round de négociations est en cours entre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/">Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-151461" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Youssef-Chahed-Parlement-Europeen-avril-2018-2.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Si la Tunisie doit signer en 2019 l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l’Union européenne (UE), ce sera en tant qu’Alecca, complété par la circulation humaine, pour n’être plus contraire à ses intérêts, telle la mouture actuellement en négociation.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-151460"></span></p>
<p>Un nouveau round de négociations est en cours entre la Tunisie et l’UE qui n’a cure des réticences tunisiennes sur le contenu néfaste d’Aleca. L’Europe entend profiter de ses subsides, dont la Tunisie a aujourd’hui le plus besoin, pour arracher la signature de l’accord dans sa mouture actuelle pourtant honnêtement inacceptable. Car Aleca est un accord léonin, contraire aux intérêts de la Tunisie. Et l’UE, qui le sait bien, doit arrêter de vouloir l’imposer en se servant de sa charité qui, au vrai, sert en premier ses intérêts en Tunisie, avant-poste de la paix en Méditerranée et en Europe. Ce qui doit avoir un prix qui est l’ouverture sécurisée des frontières dans le cadre d’un espace méditerranéen de démocratie devant déboucher sur l’intégration de la Tunisie à l’UE et commençant par la libre circulation humaine.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-151462 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Youssef-Chahed-Jean-Claude-Juncker-Avril-2018.jpg" alt="" width="500" height="432" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Youssef Chahed avec Jean-Claude Juncker cette semaine au Conseil de l&rsquo;Europe.  </em></p>
<h3>Non à Aleca !</h3>
<p>Contre le sens de l’histoire et une saine gestion des rapports internationaux jamais aussi déséquilibrés et injustes, l’UE considère Aleca comme un instrument clé de sa politique en Méditerranée pourtant obsolète. Elle a beau user de sigles nouveaux et pompeux, trompeurs comme d’habitude, elle veut ériger en simple voisinage (PEV) sa présence structurelle, et même territoriale, au sud de la Méditerranée où elle est omniprésente et entend le rester et y défendre ses intérêts vaille que vaille. On l’a vu avec la Libye dévastée pour la sauvegarde d’intérêts stratégiques. Veut-on que la Tunisie connaisse le même sort? Qui donc ignore que les affairistes, dirigeant un monde devenu matérialiste jusqu’à la cruauté, adorent les temps de guerre ? Le bon sens populaire dit bien qu’on divise et dévaste pour mieux régner !</p>
<p>Après la Méditerranée, aujourd’hui un charnier, on veut faire de la Tunisie un souk où les capitalistes européens vendent et achètent tout, y compris la dignité du Tunisien. Or, ce dernier a fait sa révolution mentale et il entend la réclamer de ses partenaires s’ils ne veulent pas être de simples impérialistes néocoloniaux.</p>
<p>Malgré son épithète trompeuse, l’accord Aleca n’a rien de valide ni intéressant pour la Tunisie. Il feint d’ignorer sa dépendance informelle de l’Europe et que c’est bien elle qui profite de ce petit pays paisible, ouvert sur son environnement. Car, malgré les fausses apparences, l’Occident y a ses intérêts stratégiques et y tient à bon droit.</p>
<p>Toutefois, au lieu d’agir pour la stabilité de la Tunisie, y encourageant sérieusement la réforme pour l’État de vrai droit et non une sous-démocratie de simili-droit, on ne se soucie que des intérêts mercantiles européens, de privilèges et immunités d’antique mémoire mettant désormais en péril la paix en Tunisie et en Méditerranée. On en a beau parler, on n’y travaille point, agissant même objectivement à la saboter.</p>
<p>En effet, la paix suppose l’intégration en un espace de libre circulation, base de tout développement. On l’a même vu en Europe avec Schengen; alors pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ? C’est bien, pourtant, ce qui devrait se faire avec une Tunisie en cours de réussir sa transition démocratique.</p>
<p>Or, en excluant la perspective de l’adhésion, fatale pourtant, n’envisageant même pas la libre circulation humaine, Aleca ne cherche pas moins à imposer l’intégration des normes européennes à la Tunisie, exigeant des réformes institutionnelles et réglementaires dans le cadre d’une libéralisation à outrance des secteurs d’activité stratégiques pour l’Europe de l’agriculture et des services. Comment y arriver raisonnablement sans libre circulation humaine?</p>
<p>De plus, le secteur agricole en Tunisie est sinistré, ne pouvant supporter une ouverture avant de se moderniser et protéger, dans l’immédiat, ses filières les plus fragiles. Car la plupart de ses branches seront affectées par Aleca: céréales, filière laitière, viandes, arboriculture hors oléiculture, cultures maraîchères, etc. Tout cela alors que les produits européens restent soutenus et compensés par les autorités européennes.</p>
<h3>Accord incomplet et superficiel pour la Tunisie</h3>
<p>Ce que propose donc Aleca n’est qu’une monnaie de singe, une illusoire perspective de participation au marché intérieur européen dans les conditions actuelles de fermeture des frontières; cela relève même de l’escroquerie caractérisée. Aussi, la Tunisie ne peut que le refuser en l’état. C’est le devoir patriotique de ses responsables; sauf à risquer, à dessein ou inconsciemment, de desservir les intérêts bien compris de leur peuple.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151463" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Youssef-Chahed-Mogherini-Avril-2018.jpg" alt="" width="500" height="354" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Youssef Chahed cette semaine, à Bruxelles, avec Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.</em></p>
<p>Le gouvernement tunisien ne doit pas céder aux objurgations de l’UE qui fait tout, comme on l’a vu lors de la récente visite à Bruxelles du chef du gouvernement, pour imposer l’accord incomplet et superficiel qu’est Aleca, étant encore plus aveugle à ses propres intérêts sur le long terme qu’à ceux, immédiats, de la Tunisie. Que serait notre pays sans sa dimension méditerranéenne et européenne ? Faut-il ne pas abuser de cette géostratégie ! Avec la complicité de certaines de nos autorités, il est vrai, on continue pourtant, du côté européen, à vouloir profiter d’une position dominante afin d’imposer un accord non seulement imparfait juridiquement étant injuste, mais aussi immoral, se souciant du libre échange des marchandises et de services en faisant fi de ce qui doit être au coeur de tout vrai libre échange : l’humain.</p>
<p>C’est à n’y rien comprendre s’agissant de la saine raison en Occident qui aurait oublié du coup son Hegel assimilant déjà le Maghreb à l’Europe ! En plus, la devise du libéralisme n’est-elle pas de laissez faire, laissez passer, non seulement les marchandises, mais d’abord et surtout leurs créateurs ? Et comment les Européens ont-ils pu commercer librement dans le monde, finir par imposer leur modèle économique, s’ils avaient été soumis à visa?</p>
<p>Il faut arrêter de faire de la fermeture des frontières une réalité de tout temps, puisqu’elles n’existaient pas au moment de l’essor de l’Occident. On s’invitait même chez les gens pour se servir et abuser de leurs richesses. Ce qu’on continue à faire en voulant transformer les anciennes colonies et protectorats en marchés pour l’économie occidentale, une sorte de réserves pour une prospérité s’arrêtant à ses frontières. C’est bien ce qu’entend faire Aleca, un accord léonin qui, dans sa mouture actuelle, est au profit unilatéral de l’Europe. Il ignore royalement les défis économiques, politiques et sociaux auxquels est confrontée la Tunisie?</p>
<p>Il est temps de penser à l’enterrement l’antiquité barbare du visa; le visa de circulation y aidera. Que l’UE cesse donc de vouloir croire pouvoir toujours acheter le monde avec ses moyens financiers ! On l’a encore vu à Bruxelles. Elle promet d’aider la Tunisie jusqu’en 2020 avec une enveloppe de 3000 millions pour subvenir à ses besoins pressants. Il est vrai, l’UE aide bien la Tunisie; mais on sait que ce n’est pas pour ses beaux yeux puisqu’on ne prêt qu’aux riches; et la Tunisie est riche des privilèges qu’y trouve l’UE. Elle en redemande éhontément pour ses dix milliards d’euros consentis depuis 2011 et qu’on ne présente qu’en aide, alors que ce n’est, au pis, qu’une avance sur des affaires et investissements assurés et renouvelés, des rentrées de gains et de profits sans limites.</p>
<p>D’ailleurs, on a bien entendu le président de la Commission européenne, lors de cette récente visite à Bruxelles du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, sommant quasiment la Tunisie d’accélérer la mise en œuvre du programme des réformes pour stabiliser son économie et créer les conditions d’une croissance durable.</p>
<p>On se garde bien de dire que cela ne se fera pas au profit du peuple tunisien, pauvre dans sa majorité écrasante, mais d’une minorité dans le pays, et surtout au service des intérêts européens. C’est qu’on est bien clair, et l’Europe ose bien le dire, par contre, sans vergogne : certaines mesures risquent d’être impopulaires; mais elles seraient nécessaires pour booster l’économie afin de mieux coucher la Tunisie dans le lit de Procuste de l’Europe libérale.</p>
<p>Lors de cette même visite, on a bien annoncé un accord permettant l’exportation d’un quota supplémentaire en huile d’olive (30.000 tonnes) vers l’Europe; que représente donc cela devant ce qu’on peut faire et qu’on ne fait pas de véritablement utile pour le pays, socialement et politiquement aussi? On est bien en face de rapports inégaux, faux et malhonnêtes, et Aleca ajoute à la tromperie sur la nature de ces rapports. Avec cet accord de la honte, la Tunisie n’est pas seulement face à un marché de dupes; elle risque une grave démission envers ses responsabilités historiques.</p>
<p>On le voit bien avec l’Open Sky que conteste avec raison Tunisair puisqu’il la fragilise encore plus, ne compensant pas encore la perte pour la compagnie nationale de son principal marché actuel en boostant, pour le moins, les voyages de part et d’autre, avec la fatale levée des restrictions actuelles au visa désormais inacceptable dans sa forme habituelle.</p>
<h3>Alecca, un vrai accord complet et approfondi</h3>
<p>Pour ne pas opposer une fin de non-recevoir à cet Aleca immoral, injuste et léonin, la Tunisie est dans l’obligation, et en droit aussi, d’exiger qu’il soit débaptisé en Alecca en y intégrant la circulation humaine sous visa biométrique de circulation. C’est une étape majeure et incontournable pour des rapports moins déséquilibrés en Méditerranée, et surtout respectueux de la souveraineté nationale, aujourd’hui bafouée par la concession illégale et sans contrepartie sérieuse de levée des empreintes digitales de ses ressortissants. Il l’est surtout eu égard aux réquisits sécuritaires.</p>
<p>Outre de reconnaître à ces derniers leur droit, fruit de leur révolution, à circuler librement dans un cadre rationalisé (le visa actuel devant être délivré gratuitement à tout demandeur de nationalité tunisienne pour un an avec entrées et sorties multiples), une telle mesure rendra l’accord supportable dans ses autres dimensions, la libre circulation humaine étant de nature à booster l’économie, encourager les projets entre les deux rives pour les nationaux tunisiens installés en Tunisie ou en Europe.</p>
<p>Muant en Alecca, l’accord sera ainsi bien moins léonin, initiant la révolution mentale fatale en Europe en ces temps de crise généralisée dont l’une des causes réside dans le cloisonnement des humains dans des réserves en un Sud appauvri par un Nord ne se souciant que de préserver les acquis de son pillage méthodique passé par une fermeture des frontières. Or, cette dernière est devenue criminogène et source de drames. Ce que l’Europe, vivant au rythme d’un monde fini, ne veut pas considérer et comprendre qu’elle ne peut plus continuer à vivre sur les privilèges du désordre mondial issu des siècles derniers.</p>
<p>Une révolution mentale s’impose à l’Europe si elle veut renouer avec son passé glorieux; elle est la seule en mesure de lever les blocages colonialistes qui transforment sa politique méditerranéenne en simple prolongement de son colonialisme passé, un nouvel impérialisme.</p>
<p>En cela, il ne lui servira à rien de se suffire de la complicité des autorités du Sud à se refuser à la libre circulation, car elles sont déconnectées des réalités populaires et de leurs revendications que résument leur l’exigence du libre mouvement. On est en l’âge postmoderne des foules.</p>
<p>Que l’Europe y pense, se rappelant sa devise qui invite à la solidarité dans la variété et donc malgré ou avec les différences ! Ainsi se refondra-t-elle grâce à la Tunisie où l’histoire se déroule pour le meilleur ou le pire de la Méditerranée. Avec Alecca, on s’y activera pour le meilleur; il serait dommage de ne pas le faire ! Ainsi, ne restant plus fermée aux Tunisiens comme avec Aleca, l’Europe aidera les Tunisiens, libres de bouger, à prospecter à leur guise ses contrées, y vendre leurs services, y exercer leurs talents; en un mot, faire montre de ce génie bien tunisien d’innover quand la libre initiative est garantie. Ce sera bien alors l’épiphanie de l’exception Tunisie qui est réelle, juste maintenue sous le boisseau des intérêts égoïstes des matérialistes d’Occident et d’Orient.</p>
<p><em>* Ancien diplomate et écrivain.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XRSCukMwGd"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/12/bloc-notes-pour-un-espace-ouvert-entre-la-tunisie-et-lunion-europeenne/">Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Pour un «Espace ouvert» entre la Tunisie et l’Union européenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/12/bloc-notes-pour-un-espace-ouvert-entre-la-tunisie-et-lunion-europeenne/embed/#?secret=GwiOHL0gpU#?secret=XRSCukMwGd" data-secret="XRSCukMwGd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="10xPCnFrBJ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/03/bloc-notes-pour-ladhesion-de-la-tunisie-a-lunion-europeenne/">Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne!</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bloc-notes : Pour l’adhésion de la Tunisie à l’Union européenne! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/03/bloc-notes-pour-ladhesion-de-la-tunisie-a-lunion-europeenne/embed/#?secret=V3PmfkgtcP#?secret=10xPCnFrBJ" data-secret="10xPCnFrBJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7cAeAWSt30"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/05/tunisie-union-europeenne-lavenir-est-ladhesion/">Tunisie-Union européenne : L’avenir est l’adhésion</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : L’avenir est l’adhésion » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/05/tunisie-union-europeenne-lavenir-est-ladhesion/embed/#?secret=EXtWEmrLmu#?secret=7cAeAWSt30" data-secret="7cAeAWSt30" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/">Bloc-notes : Aleca, un accord léonin sans la liberté de la circulation humaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/bloc-notes-aleca-un-accord-leonin-sans-la-liberte-de-la-circulation-humaine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>14</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Union européenne: L’Aleca sera signé avant la fin 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/tunisie-union-europeenne-laleca-sera-signe-avant-la-fin-2019/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/tunisie-union-europeenne-laleca-sera-signe-avant-la-fin-2019/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 12:28:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Junker]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=150712</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jean-Claude Junker et Youssef Chahed, hier, à Bruxelles.  La Tunisie et l’Union européenne (UE) signeront l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), au plus tard avant la fin 2019. C’est ce qu’a annoncé publiquement dans la soirée d’hier, mardi 24 avril 2018, le président de la Commission européenne (CE), le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, lors d’une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/tunisie-union-europeenne-laleca-sera-signe-avant-la-fin-2019/">Tunisie-Union européenne: L’Aleca sera signé avant la fin 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-150713" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Jean-Claude-Junker-Youssef-Chahed.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Jean-Claude Junker et Youssef Chahed, hier, à Bruxelles. </em></p>
<p><em><strong>La Tunisie et l’Union européenne (UE) signeront l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), au plus tard avant la fin 2019.</strong></em></p>
<p><span id="more-150712"></span></p>
<p>C’est ce qu’a annoncé publiquement dans la soirée d’hier, mardi 24 avril 2018, le président de la Commission européenne (CE), le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, lors d’une rencontre avec les médias, au terme de son entretien avec le chef du gouvernement Youssef Chahed, en visite officielle à Bruxelles.</p>
<p>Le chef de l’exécutif de l’UE a également annoncé qu’il effectuera une visite officielle en Tunisie en juillet prochain.</p>
<p>Lors de cette conférence de presse, M. Chahed a déclaré qu’ils ont passé en revue un ensemble de sujets d’intérêt commun, notamment le dossier de l’aide que CE a fournie à la Tunisie, depuis la révolution, le plan de travail et les priorités que les deux parties ont fixés à leur coopération pour la période 2018-2020.</p>
<p>Le chef du gouvernement a également exprimé le souhait de notre pays de finaliser au plus vite l’Accord sur le libre-échange. Dans ce texte, la Tunisie pourra, par exemple, commercialiser 30 millions de tonnes supplémentaires d’huile d’olive au sein de l’UE.</p>
<p>Concernant le dossier terroriste, Youssef Chahed a déclaré que notre pays a réalisé nombre de progrès en matière de lutte contre le terrorisme et acquis de l’expérience dans ce domaine.</p>
<p>Plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement a eu l’occasion d’évoquer, avec les membres de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, les questions de la transition démocratique en Tunisie, de la stabilité dans notre pays, de la migration illégale et des élections municipales du 6 mai prochain. Bref, un ensemble de bons points que la Tunisie est en train de marquer, malgré toutes les difficultés économiques et autres auxquelles elle est confrontée.</p>
<p>Et ces réussites de la Tunisie méritaient bien d’être rappelées…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong> (avec agences)</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7bYEa6DChA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/chahed-aux-eurodeputes-la-tunisie-traverse-une-periode-delicate/">Chahed aux eurodéputés : «La Tunisie traverse une période délicate»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chahed aux eurodéputés : «La Tunisie traverse une période délicate» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/chahed-aux-eurodeputes-la-tunisie-traverse-une-periode-delicate/embed/#?secret=c0vyJJQpyC#?secret=7bYEa6DChA" data-secret="7bYEa6DChA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NLX2mWdRME"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/">Aleca : Reprise des négociations sur un fond de réticences tunisiennes</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aleca : Reprise des négociations sur un fond de réticences tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/embed/#?secret=cxp6AKR0tG#?secret=NLX2mWdRME" data-secret="NLX2mWdRME" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/tunisie-union-europeenne-laleca-sera-signe-avant-la-fin-2019/">Tunisie-Union européenne: L’Aleca sera signé avant la fin 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/tunisie-union-europeenne-laleca-sera-signe-avant-la-fin-2019/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aleca : Reprise des négociations sur un fond de réticences tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Apr 2018 09:57:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire tunisien de l’économie]]></category>
		<category><![CDATA[Open Sky]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=150660</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle session de négociations autour de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) a démarré, le 23 avril 2018. Sur un fond de réticences tunisiennes… Par Imed Bahri Dans «briefing paper» intitulé «L’Aleca, un instrument clé dans la politique de l’UE», réalisé par l’économiste Jihen Chandoul et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/">Aleca : Reprise des négociations sur un fond de réticences tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-19442" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Aleca.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une nouvelle session de négociations autour de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) a démarré, le 23 avril 2018. Sur un fond de réticences tunisiennes…</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-150660"></span></p>
<p>Dans <em>«briefing paper»</em> intitulé <em>«L’Aleca, un instrument clé dans la politique de l’UE»</em>, réalisé par l’économiste Jihen Chandoul et publié le 12 mai 2017, l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a présenté la politique européenne de voisinage (PEV), à savoir la stratégie de l’UE vis-à-vis des pays du sud de la Méditerranée dont la Tunisie, les tenants et aboutissants de l’Aleca, le rôle qu’il est censé jouer dans la stratégie de l’UE et le rapport des forces dans le cadre des négociations en cours entre la Tunisie et l’UE.</p>
<h3>Pays limitrophes sans aucune perspective d’adhésion</h3>
<p>Les négociations sur l’Aleca ont été lancées officiellement en octobre 2015. Un mois plus tard, en novembre 2015, la Commission européenne (CE) a publié sa nouvelle stratégie concernant la politique européenne vis-à-vis des pays limitrophes à l’Est de l’UE et au Sud de la Méditerranée qui sont appelés «voisins» : c’est la nouvelle politique européenne de voisinage (PEV), rappelle Jihen Chandoul.</p>
<p><em>«Suite aux révolutions arabes et aux échecs successifs des politiques précédentes à créer une zone de paix et de prospérité dans la région, l’UE avait lancé entre 2011 et 2015 une révision de sa politique européenne envers ses voisins en adoptant une approche consultative. L’Aleca semble jouer un rôle clef dans la nouvelle politique européenne de voisinage mais les pays du sud de la Méditerranée et notamment le Maroc et la Tunisie paraissent réticents à engager ces négociations»</em>, ajoute l’économiste, qui s’interroge sur le rôle joue l’Aleca dans la stratégie de l’UE et sa relation avec la politique européenne de voisinage, et, en revenant aux origines de cette politique, étudie plus en détail l’évolution de la stratégie de l’UE vis-à-vis des pays d’Afrique du Nord et le rôle de l’Aleca dans cette stratégie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-150559" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Youssef-Chahed-Jean-Claude-Juncker-Président-de-la-Commission-européenne-.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&rsquo;Aleca a été au centre des discussions de Youssef Chahed cette semaine à Bruxelles. </em></p>
<h3>Les réticences marocaines et tunisiennes</h3>
<p>La PEV vise à définir <em>«un cadre de relations que l’UE entretient avec des pays voisins qui n’ont actuellement aucune perspective d’adhésion»</em> et repose principalement sur le concept d’intégration des normes de l’UE par les voisins (la dimension <em>«approfondi»</em>) en engageant des réformes institutionnelles et réglementaires et en libéralisant plusieurs secteurs d’activité (la dimension <em>«complet»</em>) en échange d’une potentielle perspective de participation au marché intérieur de l’UE, explique Mme Chandoul.</p>
<p>Instrument clef de la PEV, cette stratégie de l’Aleca <em>«semble porter ses limites dans la région sud-méditerranéenne en raison de l’inadaptation de ces instruments aux pays d’Afrique du Nord qui ne peuvent aspirer à l’adhésion ni à une facilitation des visas en contrepartie»</em>, souligne l’économiste. Elle explique : <em>«L’Aleca semble peu attractif pour les pays du sud de la Méditerranée qui font face à des défis économiques et politiques immenses».</em></p>
<p>Et si les négociations sont en cours avec le Maroc et la Tunisie, les réticences de ces deux pays, qui sont les plus dépendants de l’UE, n’en sont pas moins palpables au vu des potentiels impacts sur leurs économies respectives, d’autant que l’Aleca porte essentiellement sur la libéralisation des secteurs stratégiques clés de l’agriculture et des services, où ces deux pays ne disposent pas d’une réelle compétitivité pouvant justifier une telle libéralisation.</p>
<p>Les réticences de la compagnie aérienne Tunisair vis-à-vis de l’accord de l’Open Sky (ciel ouvert), inscrit dans le cadre de l’Aleca, sont très significatifs à cet égard, car cet accord risque de compliquer davantage la situation financière, déjà très difficile, de cette entreprise, qui pourrait perdre son principal marché avec l’arrivée en masse dans les aéroports tunisiens des compagnies<em> low cost</em> européenne.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lmWNHGMHxe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/chahed-aux-eurodeputes-la-tunisie-traverse-une-periode-delicate/">Chahed aux eurodéputés : «La Tunisie traverse une période délicate»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chahed aux eurodéputés : «La Tunisie traverse une période délicate» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/24/chahed-aux-eurodeputes-la-tunisie-traverse-une-periode-delicate/embed/#?secret=GWRHCV3Xw1#?secret=lmWNHGMHxe" data-secret="lmWNHGMHxe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="I883IB4ddY"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/27/relations-commerciales-la-tunisie-semancipe-t-elle-de-lunion-europeenne/">Relations commerciales : La Tunisie s’émancipe-t-elle de l’Union européenne ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Relations commerciales : La Tunisie s’émancipe-t-elle de l’Union européenne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/27/relations-commerciales-la-tunisie-semancipe-t-elle-de-lunion-europeenne/embed/#?secret=Vj0mJyqoWV#?secret=I883IB4ddY" data-secret="I883IB4ddY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XnHY43nlej"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/17/quel-avenir-pour-les-relations-tunisie-union-europeenne/">Quel avenir pour les relations Tunisie-Union Européenne ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quel avenir pour les relations Tunisie-Union Européenne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/17/quel-avenir-pour-les-relations-tunisie-union-europeenne/embed/#?secret=BCLETZtTZq#?secret=XnHY43nlej" data-secret="XnHY43nlej" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/">Aleca : Reprise des négociations sur un fond de réticences tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/25/aleca-reprise-des-negociations-sur-un-fond-de-reticences-tunisiennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Débat sur l’Aleca à Tunis : Le libre-échange est-il la panacée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/19/debat-sur-laleca-le-libre-echange-est-il-la-panacee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/19/debat-sur-laleca-le-libre-echange-est-il-la-panacee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2017 08:03:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=79647</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une conférence sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) aura lieu vendredi 27 janvier 2017 à l’hôtel Africa, à Tunis. Ce sera l’occasion de présenter l’ouvrage intitulée ‘‘Développement à travers le libre échange’’, regroupant les actes du colloque international sur l’Aleca. Cet accord, actuellement en cours de négociation entre la Tunisie et l’Union européenne...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/19/debat-sur-laleca-le-libre-echange-est-il-la-panacee/">Débat sur l’Aleca à Tunis : Le libre-échange est-il la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-19442 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Aleca.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une conférence sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) aura lieu vendredi 27 janvier 2017 à l’hôtel Africa, à Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-79647"></span></p>
<p>Ce sera l’occasion de présenter l’ouvrage intitulée <em>‘‘Développement à travers le libre échange’’,</em> regroupant les actes du colloque international sur l’Aleca. Cet accord, actuellement en cours de négociation entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), vise à étendre aux secteurs des services et de l’agriculture l’accord d’association signé en 1996 entre les deux parties, et qui portait seulement sur les produits industriels.</p>
<p>On annonce la participation de Khaled Chaabane, représentant de la Fondation Rosa Luxemburg à Tunis; Wilfried Telkämper, représentant de la Fondation Rosa Luxemburg à Berlin, Prof. Gisela Baumgratz (Université de Fulda/Allemagne), Prof. Werner Ruf (Université de Kassel/Allemagne), ainsi que, du côté tunisien, les économistes Abdeljélil Bédoui, Azzam Mahjoub, Sami Aouadi, Baccar Gherib et Abderrahman Ben Zakour.</p>
<p>Le débat sera modéré par Habib Mallekh.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/19/debat-sur-laleca-le-libre-echange-est-il-la-panacee/">Débat sur l’Aleca à Tunis : Le libre-échange est-il la panacée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/19/debat-sur-laleca-le-libre-echange-est-il-la-panacee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment devrions-nous approcher le projet Aleca ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/14/comment-devrions-nous-approcher-le-projet-aleca/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/14/comment-devrions-nous-approcher-le-projet-aleca/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2015 15:16:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[services]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=19441</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit réaliser une étude d’impact avant d’engager des négociations sur futur Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec l’union européenne (UE). Par Mohamed Chawki Abid* Tout d’abord, il est instructif de rappeler que l’accord de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) se négocie entre l’Europe et les États-Unis depuis 2013. Les négociations n&#8217;en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/14/comment-devrions-nous-approcher-le-projet-aleca/">Comment devrions-nous approcher le projet Aleca ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-19442 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Aleca.jpg" alt="Aleca" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie doit réaliser une étude d’impact avant d’engager des négociations sur futur Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec l’union européenne (UE).</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong>*</p>
<p><span id="more-19441"></span></p>
<p>Tout d’abord, il est instructif de rappeler que l’accord de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) se négocie entre l’Europe et les États-Unis depuis 2013. Les négociations n&rsquo;en finissent pas et de nombreux Européens ne veulent même pas en entendre parler.</p>
<p><strong>L&rsquo;opinion européenne est contre Tafta </strong></p>
<p>La semaine dernière, une pétition – signée par plus de 3 millions d’Européens – a été déposée sur le bureau de la Commission européenne à Bruxelles. Elle dit non à ces accords commerciaux car ils feraient la part belle aux grands groupes industriels. Impliquant 500 ONG dans cette démarche, cette pétition refuse la toute-puissance de ces grands groupes, et demande aux institutions européennes et aux États membres de stopper les négociations avec les États Unis. Certains considèrent que, si ces accords étaient signés, cela ferait des États Unis un empire à la tête de trois-quarts du commerce et des deux tiers du PNB mondiaux.</p>
<p>Si les responsables européens menacent d’interrompre les négociations avec les Etats Unis sur le Tafta, c’est parce que les Américains veulent imposer aux Européens ce que ces derniers veulent imposer aux Maghrébins, nonobstant les pratiques d&rsquo;opacité dans la manière de mener les négociations que les Européens dénoncent mais qu&rsquo;ils continuent à dicter aux Tunisiens.<br />
Aussi ne devrions-nous pas exiger des préalables nécessaires à l’éclosion de négociations fécondes avec Bruxelles, notamment l’élaboration du bilan de 20 ans de libre-échange avec l’UE (depuis 1995), ainsi que de l’étude impact du futur Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) sur l’économie tunisienne?</p>
<p><strong>Déstructuration de l’économie tunisienne </strong></p>
<p>L’Accord de libre-échange (ALE) de 1995 avait prévu une brève période de 12 ans pour mettre à niveau l&rsquo;industrie, période s&rsquo;étant avérée trop courte. L’aide financière publique promise et les IDE prévus n’étaient pas au rendez-vous.</p>
<p>De ce fait, notre industrie manufacturière n’est pas parvenue à soutenir la concurrence européenne en qualité et en coût.</p>
<p>L’importation devient un réflexe courant des affairistes et des rentiers, voulant se débarrasser des problèmes techniques, logistiques, financiers et sociaux.</p>
<p>L’analyse rétrospective de la structure sectorielle du PIB révèle que le secteur des «industries manufacturières» a été malmené pour ramener sa contribution dans la formation du PIB de 22% en 1993 à 15% en 2014. Les 7 points perdus de l&rsquo;Industrie ont profité aux activités de services, dont principalement la grande distribution (super et hypermarchés), l’activité de concessionnaire auto, la téléphonie cellulaire, et services non-marchands (salaires de la fonction publique). Ce sont des activités gros-importatrices, non exportatrices, et peu créatrices d’emplois relativement à la valeur ajoutée générée.</p>
<p>Au-delà des industries manufacturières et des services annexes, le même sort a été réservé à l&rsquo;agriculture et au tourisme, ainsi qu’aux industries minières (y compris les carrières et les saumures), qui ont sérieusement reculé dans la formation du PIB national.</p>
<p>Evidemment, les implications ont été désastreuses sur la balance commerciale (baisse des exportations industrielles et accroissement des  importations de produits à la consommation), ainsi que sur le chômage particulièrement chez les jeunes diplômes (affaiblissement de l&#8217;employabilité et précarité de l’emploi).</p>
<p>Naturellement, il s’en est suivi un recours démesuré à l’endettement extérieur pour nourrir les réserves en devises, en vue de couvrir partiellement le déficit de la balance courante (tiré par le déficit commercial).</p>
<p>En outre, l’administration tunisienne a appliqué naïvement l’accord sans même oser enclencher les clauses de sauvegarde contractuelles.</p>
<p>Aussi, ne devrions-nous pas nous atteler à défendre nos intérêts préalablement à l’examen du projet Aleca, et à conclure un <em>«accord rectificatif»</em> pour remédier à cette situation asymétrique et inéquitable ?</p>
<p>A la veille du démarrage des négociations sur l’Aleca, il y a lieu d’élaborer un diagnostic sur les 20 ans de libre-échange avec l&rsquo;UE afin de:</p>
<p>&#8211; évaluer les écarts des réalisations par rapport aux prévisions en termes de subventions européennes, IDE, création d’emplois, développement des exportations, balance commerciale, balance des payements, etc.;</p>
<p>&#8211; apprécier les conséquences macroéconomique de cet accord, notamment sur le secteur des industries manufacturières (les PMI en particulier) et des services annexes, et;</p>
<p>&#8211; identifier les risques et les menaces à atténuer d&rsquo;un commun accord (dérapages des déséquilibres).</p>
<p>Sans l&rsquo;élaboration de ce diagnostic critique, et sans la confection d&rsquo;un avenant correctif à cet accord, il serait hasardeux ou irresponsable d&rsquo;engager des négociations sur le projet d&rsquo;Aleca.</p>
<p><strong>Fragilisation industrielle, et après ?</strong></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, quand bien même le «<em>secteur potentiellement le plus employeur»</em> soit en péril, les gouvernements post-révolution font montre d’un laxisme irresponsable face aux manœuvres de séduction opérées par les institutions de l’Union européenne (UE) quant à l’adoption de l’Aleca).</p>
<p>Le but de l’Aleca porte sur l’approfondissement des relations commerciales entre le Tunisie et l’UE, dans toutes les activités de services et dans le domaine de l’agriculture. Ce faisant, l’Aleca vise à réduire les obstacles non tarifaires, faciliter les procédures douanières, libéraliser le commerce des services, assurer la protection de l’investissement et harmoniser les réglementations dans plusieurs domaines de l’environnement commercial et économique.</p>
<p>En outre, l’Aleca couvre plusieurs domaines dont les marchés publics, les mouvements de capitaux et de paiements, les normes techniques pour les produits industriels, les procédures douanières, les mesures sanitaires et phytosanitaires, les droits de la propriété intellectuelle, la concurrence, le commerce d’énergie, les aspects commerciaux de développement durable, etc.<br />
Depuis l’installation en Tunisie d’un gouvernement de coalition ‘‘Nidaa-Ennahdha’’, Laura Baeza (ambassadrice de la Délégation de l&rsquo;UE en Tunisie) emploie du harcèlement déplaisant à l’adresse des juniors fraîchement désignés. Parfois même, nous ressentons l’ombre de chantage exercé sur le jeune gouvernement  pour l&rsquo;amener à souscrire au projet, alors que l&rsquo;ex-ALE de 1995 n&rsquo;a fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun bilan pour évaluer les ravages causés à l&rsquo;industrie, les pertes d&#8217;emplois induites, et la torture de notre balance commerciale.</p>
<p>Après avoir poussé la Tunisie sous le poids du surendettement extérieur, Bruxelles revient à la charge et s’ingénie à exercer toutes formes de pression et d’harcèlement pour la faire souscrire inconditionnellement à l’Aleca. Les observateurs considèrent que toute démarche irrationnelle des autorités tunisiennes risque de liquider ce qui reste de sa souveraineté et de la priver des quelques degrés de liberté en matière de partenariat international.</p>
<p>Un tel projet, s’il venait à être adopté hâtivement dans l’état par les autorités tunisiennes, donnerait le feu vert à la libre concurrence entre notre modeste dispositif des services et l’artillerie lourde des multinationales, sans parler du domaine agricole dont les écarts de compétitivité sont colossaux entre nos unités de tailles modestes et les géants européens de l’agroalimentaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-19443" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Habib-Essid-Cecila-Malstrom-Laura-Beaza.jpg" alt="Habib-Essid-Cecila-Malstrom-Laura-Beaza" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Laura Baeza et Cecilia Malström reçues mardi 13 octobre 2015 par le chef du gouvernement Habib Essid.</em></p>
<p><strong>Les dessous de la politique européenne de voisinage</strong></p>
<p>Officiellement, la politique européenne de voisinage (PEV) favorise les relations avec l&rsquo;UE sur des thèmes tels que la sécurité, la stabilité et l&rsquo;économie avec ses nouveaux pays voisins.</p>
<p>Officieusement, il s’agit d’une stratégie de création et de fidélisation d’un marché consommateur de proximité pour les exportations européennes. Avec le bloc de la rive sud de la Méditerranée (Euromed), les ambitions occultées englobent l’approvisionnement en énergie fossile, notamment le gaz algérien, et l’exploitation du gigantesque champ solaire pour la production des besoins européens en électricité verte.</p>
<p>Depuis 2011, les dirigeants européens n’avaient pas cessé d’exprimer leur <em>«admiration devant le chemin accompli par la Tunisie»</em>. Leurs gouvernements multiplient les discours d’encouragement et les belles paroles. Les pays de l’Europe ne pourront se contenter longtemps de répéter <em>«combien la réussite de cette jeune Tunisie démocratique est essentielle à la bonne marche du reste du monde».</em> Il va falloir qu’ils mettent un terme à leur langue de bois.</p>
<p>Pourquoi refusent-ils de participer à l’élaboration du bilan de 20 ans de libre-échange depuis l’ALE de 1994?<br />
Pourquoi évitent-ils de discuter du dérapage de la balance commerciale et de l’envolée de l’endettement improductif, voire toxique?</p>
<p>Pourquoi mettent-ils la pression sur chaque gouvernement à peine installé, pour l’acculer à ratifier l’Aleca?</p>
<p>Pourquoi tournent-ils le dos devant la recrudescence du terrorisme importé de Libye et issu des collatéraux de la guerre de l’Otan (et en particulier l’UE) contre le régime de Kadhafi?</p>
<p><strong>La nouvelle démarche européenne</strong></p>
<p>Tous les moyens sont mobilisés pour amener les pays de la rive sud de la Méditerranée à ouvrir intégralement leurs marchés : marché public, marché agricole, marché des services, etc. L&rsquo;Egypte et le Maroc hésitent encore et émettent des réserves par souci d’équité et de réciprocité. L&rsquo;Algérie n&rsquo;est pas disposée à en discuter à court terme. Avec la Libye, les discussions sont provisoirement gelées de par la guerre civile. Seule la Tunisie «<em>post-révolution</em>» est spectaculairement séduite par les lieutenants de Bruxelles.</p>
<p>Notons qu’au Maroc, l&rsquo;Aleca peine à faire l&rsquo;unanimité dans les rangs des entrepreneurs marocains. Ceci a conduit les autorités à être réticentes aux diktats de l’UE, craignant à juste titre que la nouvelle politique agricole commune (PAC) conduise l&rsquo;UE à revenir sur les acquis des accords précédemment signés.</p>
<p>La position marocaine s’est inspirée des recommandations de la société civile qui affirme que tous les accords de libre-échange sont dangereux pour les Marocains et leur économie. Partant des données officielles, il a été dressé une étude citoyenne qui s’arrête sur les non-dits de tels accords, qualifiés de coloniaux et contre le peuple.</p>
<p>Après avoir donné un aperçu sur les soubassements idéologiques qui étayent la frénésie libre-échangiste à cette étape de la mondialisation néolibérale, l’auteur de cette étude a dressé un rapide bilan de l’impact des traités de libre-échange en vigueur, et a analysé de près leur impact sur les questions agricoles, sur le secteur des services (à partir de l’exemple du secteur de la santé et de la question de la propriété intellectuelle) et sur l’endettement du Maroc.</p>
<p>A présent, l’Aleca revient en force dans le discours de madame l’ambassadrice de l’UE, qui met les bouchés doubles pour faire avancer les fameuses négociations. Un plan d&rsquo;actions marketing est mis en œuvre par Bruxelles à cet effet. Pour huiler le processus, des prises en charge sont budgétisées et des subventions sont saupoudrées dans tous les sens pour dynamiserles lobbys et garantir l&rsquo;adhésion au système des commis de l&rsquo;Etat.</p>
<p>Nous assisterons prochainement à des rounds de négociations bipartites, conduites du côté européen par le commissaire au commerce Mme Malström. Lors d’une récente conférence de presse, elle a estimé que<em> «l’accord d’association entre l’UE et la Tunisie noué il y a vingt ans était une bonne chose»</em> en omettant de rajouter <em>«pour l’Europe»</em>. Concernant l’Aleca, elle a révélé qu’il «s&rsquo;agit d&rsquo;un accord asymétrique». On ne peut mieux le qualifier&#8230;</p>
<p>Mais, quelle est la politique de l’exécutif tunisien en la matière ?</p>
<p>A-t-il produit une étude sur le bilan de 20 ans de libre-échange avec l’UE ?</p>
<p>Va-t-il l’examiner avec l’UE afin d&rsquo;améliorer la visibilité et de préparer une orientation adéquate ?</p>
<p>Il semble qu&rsquo;il y a eu production de documents – de part et d’autre – donnant des lectures différentes du bilan de l&rsquo;accord Tunisie-UE de 1995. Il faudrait organiser une évaluation collective objective et sérieuse, à défaut chaque partie continuera à voir uniquement ce qui l&rsquo;arrange. Même si l&rsquo;analyse des écarts et l&rsquo;étude du niveau de réalisation des objectifs ont été élaborées du côté tunisien, elles n&rsquo;ont malheureusement pas été publiées, pour permettre aux experts indépendants et à la société civile d’apprécier les retombées et de formuler des recommandations constructives. Nous espérons au moins que leurs résultats et conclusions soient bien exploités par la partie tunisienne pour négocier d&rsquo;abord des ajustements aux dysfonctionnements et des réparations aux carences. Au terme de ces travaux préalables, l&rsquo;entrée dans le carré des «négociations de l&rsquo;Aleca» sera plus aisée.</p>
<p><strong>Pas de précipitation, SVP !</strong></p>
<p>Compte tenu de l’ouverture commerciale de notre économie, la promotion des exportations ne suffit pas pour assurer à nos équilibres extérieurs une stabilité pérenne. Dans cette perspective, l’accent doit être mis sur le développement de notre capacité de production et sa mise à l’abri des concurrences insupportables ou déloyales. Par conséquent, il devient à la fois nécessaire et urgent de revoir l’état de nos relations avec l’UE.</p>
<p>L’examen de l&rsquo;expérience des 20 ans de libre-échange prouve que ce partenariat n&rsquo;a pas favorisé l&rsquo;amélioration de la compétitivité de l&rsquo;économie de notre pays, ni impulsé la création d&#8217;emplois, mais s&rsquo;est limité aux échanges commerciaux défavorables pour la Tunisie (nos exportations vers l&rsquo;EU demeurant insignifiantes par rapport au volume global de nos importations). En outre, la mise en place d’une ouverture totale de notre marché à l&rsquo;UE sera difficile à concrétiser, notamment dans le secteur agricole non initié aux normes et méthodes développées et appliquées à l&rsquo;UE.</p>
<p>Aussi, ne serait-il pas impératif de négocier avec l&rsquo;UE d&rsquo;égal à égal, en tant que partenaire réel, et non un partenaire commercial.<br />
Objectivement, personne n’a rien contre les négociations bilatérales ou multilatérales dans une ambiance d’équité et de réciprocité.</p>
<p>Cependant, et afin de conduire des négociations fécondes, il faudrait partir sur un diagnostic de la situation actuelle axée sur les conséquences des accords précédents et les écarts par rapport aux objectifs fixés et prévisions projetées. L’ALE scellé en 1995 devrait donc faire l’objet d’un <em>«bilan vingténal</em>» dans une perspective de réparation des dysfonctionnements et d’ajustement des équilibres initialement recherchés. Le fait de prétendre que l’Aleca permettra à la Tunisie de faciliter l’accès de ses produits agricoles et de ses services au marché européen serait utopique, si des préalables n’étaient pas établis.</p>
<p>En dehors de l’huile de l’olive, des dattes, des agrumes et des primeurs (maraichers et fruitiers), nos produits agricoles ne sont pas compétitifs par rapport à leurs équivalents européens. Si nous adoptions une démarche imprudente et précipitée, nous risquerions d’observer le déferlement d’un tsunami de produits agricoles européens (parfois subventionnés) sur notre marché qui viendront mettre en difficulté nos entreprises agricoles à l’instar ce qui s’est passé pour nos PMI dont près du tiers ont fermé leurs portes. Les mêmes inquiétudes sont réservées pour le secteur des services.</p>
<p>Et pour finir, ne faudrait-il pas accorder nos violons avec le gouvernement et la société civile Marocains ?</p>
<p><em>* Economiste ingénieur.</em></p>
<p><em><strong>Article lié:</strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2015/10/13/tunisie-20-ans-de-libre-echange-avec-lunion-europeenne-quel-bilan/" target="_blank"><em>Tunisie : 20 ans de libre échange avec l’Union européenne, quel bilan ?</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/14/comment-devrions-nous-approcher-le-projet-aleca/">Comment devrions-nous approcher le projet Aleca ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/14/comment-devrions-nous-approcher-le-projet-aleca/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aleca : Cecilia Malmström à Tunis pour lancer les négociations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/08/aleca-cecilia-malmstrom-a-tunis-pour-lancer-les-negociations/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/08/aleca-cecilia-malmstrom-a-tunis-pour-lancer-les-negociations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 14:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de libre-échange complet et approfondi]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[négociations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=18277</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cecilia Malmström est attendue à Tunis pour le lancement officiel des négociations sur l&#8217;Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca). La commissaire européen pour le Commerce extérieur sera en visite à Tunis, le 13 octobre courant, à l&#8217;occasion du lancement officiel des négociations sur ce nouvel accord entre la Tunisie et l&#8217;Union européenne (UE). Elle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/08/aleca-cecilia-malmstrom-a-tunis-pour-lancer-les-negociations/">Aleca : Cecilia Malmström à Tunis pour lancer les négociations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-18278 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Cecilia-Malmstrom.jpg" alt="Cecilia-Malmstrom" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Cecilia Malmström est attendue à Tunis pour le lancement officiel des négociations sur l&rsquo;Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca).</strong> </em></p>
<p><span id="more-18277"></span></p>
<p>La commissaire européen pour le Commerce extérieur sera en visite à Tunis, le 13 octobre courant, à l&rsquo;occasion du lancement officiel des négociations sur ce nouvel accord entre la Tunisie et l&rsquo;Union européenne (UE). Elle aura, dans ce cadre, des entretiens avec le chef du gouvernement Habib Essid et les ministres concernés par la négociation de cet accord.</p>
<p>La conclusion de l’Aleca est l&rsquo;un des objectifs du Partenariat Privilégié entre l&rsquo;UE et la Tunisie, agréé le 19 Novembre 2012, et qui fixe les axes prioritaires pour renforcer les relations bilatérales pour les années à venir.</p>
<p>L&rsquo;objectif de l&rsquo;Aleca est d&rsquo;aller au-delà de la libéralisation des échanges commerciaux et de la suppression des droits de douanes, privilégiant une intégration économique plus étroite. Ceci devrait à son tour améliorer les possibilités d&rsquo;accès au marché, le climat d&rsquo;investissement, le soutien des réformes économiques et le choix pour les consommateurs. Une priorité particulière sera accordée aux mesures qui permettront de favoriser les investissements européens, d&rsquo;améliorer la gouvernance économique, et de renforcer l&rsquo;intégration économique régionale.</p>
<p>Avant le lancement formel des négociations, et depuis 2012 la Commission européenne, chargée des négociations de l&rsquo;Aleca du côté européen, et la Tunisie mènent un exercice de préparation (scoping) en vue d&rsquo;identifier les priorités du futur accord.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/08/aleca-cecilia-malmstrom-a-tunis-pour-lancer-les-negociations/">Aleca : Cecilia Malmström à Tunis pour lancer les négociations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/08/aleca-cecilia-malmstrom-a-tunis-pour-lancer-les-negociations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
