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	<title>Archives des Aguila Salah - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Aguila Salah - Kapitalis</title>
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		<title>Libye : risques d’une «arabisation» du conflit</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 13:50:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen. Par Hassen Zenati Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelfattah-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-308666"/><figcaption><em>Sissi ne veut pas se retrouver nez à nez avec les Turcs à ses frontières occidentales. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308665"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le président égyptien Abdelfattah Sissi, savoure le moment. Il se laisse enivrer par les applaudissements qui lui montent de la salle comme autant d’appels au secours. Devant lui, un parterre de chefs de tribus libyens en costume traditionnel cultivant la nostalgie de leurs bruyantes rencontres de jadis avec le <em>«Guide»</em> Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Le poing tendu vers l’estrade présidentielle, ils ne cessent de se lever et de rasseoir dans un désordre bon-enfant, comme pour signifier qu’ils sont prêts à <em>«y aller».</em> Aller où ? Bouter dehors les Turcs, qui s’installent chaque jour plus nombreux dans leur pays, et <em>«châtier les traîtres»</em> qui leur ont ouvert les portes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contrer la menace de la déferlante turque</h3>



<p>Les <em>«traîtres»</em> sont ceux du camp d’en face dirigé par le président du Gouvernement d’entente nationale (GEN) Fayez Sarraj. «<em>Nous sommes les enfants de Omar El Mokhtar </em>(Ndlr : héros de la lutte d’indépendance contre les Italiens)<em>, notre devise est « vaincre ou mourir »»</em>, intervient l’un d’eux le verbe haut, en coupant la parole au président Sissi. Celui-ci est amusé et ravi d’avoir réussi son coup, adossé à une banderole sur laquelle se détache en gosses lettres: <em>«Un seul peuple, un seul destin»,</em> un slogan inspiré des belles et lointaines années de fusion politique et sentimentale entre El Mouallem (le Maître) Gamal Abdel Nasser, et son fidèle disciple Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Soudain, le discours présidentiel se durcit, laissant très loin derrière ces préoccupations d’un autre temps. Pour l’Egypte, l’affaire du jour est comment préserver sa longue frontière occidentale avec son voisin, menacée par la déferlante turque, qui a pris ses quartiers près de Syrte, après avoir<em> «dégagé»</em> les troupes du maréchal rival Khalifa Haftar devant les portes de Tripoli.<em> «La ligne Syrte &#8211; Joufra est une ligne rouge»</em>, réaffirme fermement, la voie grave, avec une bonne dose de solennité au milieu d’un tonnerre d’applaudissement, le président égyptien, en tenant pour acquis le <em>«feu vert»</em> obtenu du Parlement de Tobrouk, présidé par Aguila Saleh, qui bénéficie, comme le GEN de Fayez Sarraj, de la légalité internationale.</p>



<p><em>«L’armée égyptienne est la plus forte d’Afrique. Elle est capable de changer rapidement la situation miliaire et de manière décisive si elle le souhaitait», </em>ajoute-t-il comme pris de vertige en détachant ses yeux du discours préparé. Avant de se raviser, sans doute pour ménager la susceptibilité à fleur de peau de ses invités : <em>«mais nous n’entrerons en Libye qu’à votre demande et nous en sortirons à vos ordres. Et vous, cheikhs, notables, sages et chefs de tribus libyens, sous serez placés en avant-garde des troupes égyptiennes, votre drapeau national en tête».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">20.000 combattants islamistes dépêchés par la Turquie en Libye</h3>



<p>Cette profession de foi énoncée, le président Sissi passe aux détails, ceux-là même où se loge le diable, selon l’expression inventée par le sulfureux philosophe Nietzsche. Car le chef de l’Etat, qui ne semble pas très pressé d’expédier en Libye les corps d’élite de l’armée égyptienne, propose d’abord d’ouvrir les académies militaires de son pays pour former le noyau d’une nouvelle armée nationale libyenne, ignorant au passage que son allié, devenu incertain, le maréchal Khalifa Haftar s’est placé à la tête d’une Armée nationale libyenne destinée, en cas de victoire, de devenir le creuset de tous les groupes armés disparates qui infestent le pays.</p>



<p>Sissi propose en outre d’armer et d’entraîner les chefs de tribus pour qu’ils se défendent contre les milices armées. On l’aura compris : <em>«Il faut donner du temps au temps»,</em> comme disait le président français François Mitterrand à chaque fois qu’il était acculé à surseoir à un projet délicat.</p>



<p>Entre-temps, ce sont près de 20.000 islamistes prélevés sur le front syrien qui ont été dépêchés par la Turquie pour s’opposer aux troupes de Haftar, et pour se battre contre les groupes armés rivaux du GEN. Ils se battront le cas échéant contre le noyau de la nouvelle armée libyenne, qui serait formé en Egypte, et les chefs de tribus armés par celle-ci. Ce qui présage d’une nouvelle guerre du Yémen, où des Arabes combattent des Arabes, sous le patronage de l’Arabie Saoudite, avec comme<em> «juge de paix»</em>, l’Iran, qui décidera seul du repli de ses alliés Houthis et de la fin des combats en fonction de son propre agenda politique. Comme Ankara décidera du retrait de ses mercenaires syriens de Libye, selon son agenda à elle.</p>



<p>Sans oublier les milices privées Wagner venues de Russie, qui lorgnent, semble-t-il, le croissant pétrolier, poumon économique et financier du pays. Elles attendent le moment d’intervenir pour le <em>«butin»</em>, en consolidant leur présence sur le terrain, ce qui inquiète les Américains qui suspectent Moscou de les alimenter en hommes et en armes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace grave sur la sécurité de l’Algérie et de la Tunisie &nbsp;&nbsp; &nbsp;</h3>



<p>Pour les voisins tunisiens et algériens, la prolifération et le renforcement des milices dans les deux camps rivaux fait peser une menace grave sur leur sécurité, et même au-delà sur la stabilité de tout le Sahel, dans la mesure où une partie de l’armement obtenue sur place risque de <em>«s’évader» </em>vers le Mali, le Niger ou le Tchad où se déroule une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a été dépêché à Moscou pour en discuter avec les Russes, tandis qu’Aguila Saleh a été invité à Alger pour éclairer le président Abdelmadjid Tebboune sur ces évolutions.</p>



<p>Le site<em> ‘‘Algérie-patriotique’’</em>, au fait des dossiers militaires algériens, affirme que l’Algérie a fait savoir à ses partenaires diplomatiques que <em>«tout changement des règles et des acteurs dans le conflit libyen fera peser de gros risques sur sa stabilité»</em>, et qu’elle rejette de façon catégorique la décision de Sissi, d’<em>«alimenter le brasier libyen en armant à son tour une des parties au conflit pour y contrer la Turquie».</em></p>



<p>Le président algérien avait récemment mis en garde contre une <em>«somalisation de la Libye»</em> après le débarquement militaire turc, tandis que l’armée algérienne a multiplié les exercices à balles réelles à proximité de sa frontière avec la Libye, longue d’un millier de kilomètres. Avec un message qui semble clair : elle se tient prête en cas de besoin.</p>



<p>En même temps, en Tunisie, sans gouvernement et sans pilote à la tête de l&rsquo;Etat, c’est <em>«silence radio»</em>.  </p>



<p>Pour autant, le pire n’est peut-être pas le plus sûr. Car le président Sissi, au milieu de ses proclamations martiales, a laissé échapper, d’une façon très calculée, sans aucun doute, une petite phrase indiquant que toutes les portes ne sont pas fermées à une solution politique négociée entre rivaux libyens. <em>«Les lignes rouges que nous avons annoncées sont essentiellement un appel à la paix et à mettre fin au conflit en Libye»</em>, a-t-il dit laconiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Paris veut <em>«sauver le soldat Haftar»</em></h3>



<p>La sourde pression des Américains auprès des Turcs et des Egyptiens a peut-être joué contre une escalade immédiate. Le président Donald Trump, inquiet par la propagation du Covid-19, et devant faire face à une crise économique aiguë, n’est pas prêt à ouvrir un nouveau front en Libye, à quelques mois de présidentielles américaines fort incertaines pour sa réélection.</p>



<p>La rumeur d’un retour sur les lieux de son crime à Misrata du philosophe activiste Bernard-Henri Lévy ne laisse pas d’intégrer. Instigateur de l’intervention militaire de l’Otan contre Mouammar Kadhafi, endossée sur le perron de l’Elysée par Nicolas Sarkozy, serait-il chargé de<em> «sauver le soldat Haftar»</em> en escamotant sa déconfiture aux portes de Tripoli pour lui remettre le pied à l’étrier au nom de Paris, qui rechigne à abandonner son allié ? Cela ne ferait qu’ajouter la confusion à la confusion. Mais, adepte de la philosophie néoconservatrice du <em>«chaos créateur»</em>, BHL n’en est plus à ce détail près. Il est vrai que le point fort de Khalifa Haftar est de détenir encore le contrôle du croissant pétrolier, mais vu les convoitises russe et turque, ce ne devrait pas être pour longtemps.</p>
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		<title>Libye-Egypte : Sissi monte au front</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 08:26:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le président égyptien le maréchal Abdelfattah Sissi a menacé d’intervenir militairement en Libye pour chasser les «mercenaires et les intrus» si la ligne Syrte-Joufra, déclarée «ligne rouge», était franchie par les troupes du GEN, à la reconquête de la Cyrénaïque contrôlée par son allié, le maréchal Khalifa Haftar. Par Hassen Zenati Alarmé par l’arrivée massive...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Al-Sissi-armee.jpg" alt="" class="wp-image-304497"/><figcaption><em>Abdelfattah, droit dans ses bottes, monte au créneau. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le président égyptien le maréchal Abdelfattah Sissi a menacé d’intervenir militairement en Libye pour chasser les «mercenaires et les intrus» si la ligne Syrte-Joufra, déclarée «ligne rouge», était franchie par les troupes du GEN, à la reconquête de la Cyrénaïque contrôlée par son allié, le maréchal Khalifa Haftar.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-304496"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Alarmé par l’arrivée massive de troupes turques et de mercenaires islamistes recrutés sur le front syrien en Libye, et les revers militaires de son allié sur le terrain, le maréchal Khalifa Haftar, le président égyptien Abdelfattah Sissi, a ordonné samedi 20 juin 2020 à son armée de se tenir prête à intervenir dans ce pays, si <em>«la ligne rouge»</em> Syrte-Joufra était franchie par les groupes armés du Gouvernement d’entente nationale (GEN) dirigé par Fayez Sarraj et ses alliés, en direction de l’Egypte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’avertissement de Sissi à la Turquie</h3>



<p>Abdelfattah Sissi s’exprimait devant un impressionnant alignement de blindés à la base militaire de Sidi Berrani, limitrophe de la frontière égypto-libyenne, longue de 1200 km, après avoir inspecté des avions de chasse et des hélicoptères de combat. Son avertissement s’adressait indirectement à la Turquie, sans la citer, venue en force au secours du GEN.</p>



<p>L’intervention turque mi-mai a permis aux troupes de Fayez Sarraj de repousser l’assaut contre la capitale Tripoli, que préparait depuis plus d&rsquo;un an le maréchal Khalifa Haftar, soutenu par l’Egypte, la Russie, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, afin d&rsquo;établir son pouvoir sur l’ensemble de la Libye après avoir soumis la Cyrénaïque. Vainqueurs devant Tripoli, les troupes du GEN ont annoncé leur intention de pousser leur avantage jusqu’à <em>«libérer» </em>l’ensemble du territoire.</p>



<p>«Soyez prêt à effectuer n’importe quelle mission, à l’intérieur de nos frontières, ou si nécessaire, à l’extérieur de nos frontières», a déclaré Abdelfattah Sissi à un groupement de pilotes des forces aériennes et des forces spéciales de la base aérienne de Sidi Berrani, jouxtant la frontière libyenne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’ultimatum adressé pae Sissi à Ankara</h3>



<p>Devant un auditoire comprenant aussi des chefs de tribus venus de Libye, il a ajouté que <em>«si certains pensent qu’ils peuvent franchir la ligne de front de Syrte-Jufra, pour nous c’est une ligne rouge. Si le peuple libyen passait par vous </em>(chefs de tribus) <em>et nous demandait d’intervenir, cela signifierait aux yeux du monde que l’Égypte et la Libye sont un seul pays, ayant un seul intérêt»</em>, a-t-il ajouté, dans un appel du pied aux Libyens afin qu’ils légitiment une éventuelle intervention militaire égyptienne. L’Egypte considère la Libye comme faisant partie de sa <em>«sécurité nationale»</em> et de la <em>«sécurité nationale arabe»</em>, qu&rsquo;elle estime de son droit de défendre.</p>



<p>Dans ce qui s’apparente à un ultimatum adressé à Ankara, Abdelfattah Sissi a proclamé que l’Egypte a désormais de son côté <em>«toute la légalité et la légitimité internationales pour intervenir et chasser les mercenaires et les intrus»</em>, en accusant la Turquie, sans la citer, de <em>«soutenir des milices extrémistes»</em> et d’user de <em>«moyens militaires pour servir ses aspirations expansionnistes».</em></p>



<p>L’Egypte va aider les Libyens à libérer leur terre et appelle au retrait de toutes les puissances étrangères présentes en Libye ainsi qu’à la dissolution des milices armées, a-t-il annoncé. Il s’est déclaré prêt à assurer aux tribus libyennes une formation et à leur fournir des armes pour combattre les <em>«milices terroristes»</em> &#8212; incluant, du point de vue égyptien, les groupes armés alliés au GEN.</p>



<p>Ce durcissement de ton intervient trois semaines après l’incident qui a opposé la marine de guerre turque à son homologue française en Méditerranée, autour d’un cargo tanzanien chargé de convoyer du matériel militaire turc et des mercenaires islamistes recrutés sur le front syrien en Libye, en soutien au GEN.</p>



<p>Immédiatement après la mise en échec du maréchal Haftar devant Tripoli, l’Egypte a pris l’initiative d’un <em>«plan de paix»</em> prévoyant un cessez-le-feu, le départ des forces étrangères et la dissolution des groupes armés, ainsi que la redistribution du pouvoir à parité entre régions libyennes au sein d’un nouveau conseil présidentiel. Mais, cette initiative, saluée par la Russie et les Emirats Unis, a été rejetée par le GEN et la Turquie comme une tentative de <em>«sauver» </em>le maréchal Haftar en déroute. Washington a marqué ses réserves.</p>



<p>Par ailleurs, à la demande de l’Egypte, un conseil ministériel des 22 membres de la Ligue arabe devrait se tenir la semaine prochaine pour examiner la situation libyenne et apporter son soutien éventuel à l’initiative de paix égyptienne, ce qui n’est nullement garanti, selon les premiers sondages informels. Déjà, le gouvernement de Fayez Sarraj, seul reconnu par l’ONU, a rejeté l’invitation, estimant, selon son ministre des Affaires étrangères, Mohammed-Tahar Siala,<em> «n’avoir pas été consulté»</em> et que <em>«les procédures et les règles en vigueur pour toute réunion visant des résultats (…) n’avaient pas été respectées.»</em></p>



<p><em>«Une réunion par visioconférence n’est pas appropriée pour évoquer des dossiers épineux qui nécessitent des discussions et des échanges approfondis»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une médiation algérienne se met en place</h3>



<p>Le même jour, samedi 20 juin, au milieu du grondement des tambours égyptiens à la frontière est de la Libye, Fayez Sarraj était reçu à Alger par le président Abdelmadjid Tebboune, à la recherche, semble-t-il, d’une médiation algérienne pour sortir son pays de l’impasse. L’Algérie, qui se tient avec d’infinies précautions à égale distance des protagonistes du conflit, s’est à plusieurs reprises déclarée prête à <em>«jouer un rôle de médiateur afin de rassembler les parties» </em>pour une solution politique de la crise, en dehors de toute ingérence étrangère. </p>



<p>La semaine dernière, le chef du Parlement libyen élu, basé à Tobrouk, près de la frontière égyptienne, Aguila Salah, s’est également rendu à Alger où il a rencontré Abdelmadjid Tebboune. Il a déclaré que le président algérien <em>«fera de son mieux pour réunir les Libyens»</em> dans un dialogue <em>«en vue d&rsquo;une solution en accord avec les résultats de la conférence de Berlin»</em> en janvier. Au sommet de Berlin, le président Tebboune avait proposé d’héberger à Alger un «dialogue» inter-libyen.</p>



<p>Des sources diplomatiques parlent désormais d’une possible mise à l’écart du maréchal Khalifa Haftar, récusé par le GEN et Ankara, afin de privilégier la recherche d’une solution politique avec Aguila Salah, dont l’Assemblée nationale qu’il préside est reconnue comme le GEN par la communauté internationale et qui aurait l’oreille de plusieurs chefs de tribus influents à l’est du pays. Après avoir partagé la stratégie de Khalifa Haftar d’une <em>«solution militaire»</em> à la crise, Aguila Salah s’est rallié récemment à l’idée d’une solution politique, à l’issue d’un <em>«dialogue inclusif»</em>, ne rejetant que les groupes reconnus terroristes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Article Lié : </h3>



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		<title>Pour contrer la Turquie, l’Egypte propose une «initiative de paix» pour la Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/07/pour-contrer-la-turquie-legypte-propose-une-initiative-de-paix-pour-la-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 09:04:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, revenu dans le jeu diplomatique, a présenté une «initiative de paix» en Libye comportant l’instauration d’un cessez-le-feu à partir du lundi 8 juin 2020, et une représentation équitable des régions dans le Conseil présidentiel libyen. Par Hassen Zenati Le chef de l’Etat égyptien s’exprimait dans une conférence de presse samedi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/07/pour-contrer-la-turquie-legypte-propose-une-initiative-de-paix-pour-la-libye/">Pour contrer la Turquie, l’Egypte propose une «initiative de paix» pour la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Aguila-Salah-Abdelfattah-Al-Sissi-et-Khalifa-Haftar.jpg" alt="" class="wp-image-302525"/><figcaption><em>Aguila Salah, Abdelfattah Al-Sissi et Khalifa Haftar.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, revenu dans le jeu diplomatique, a présenté une «initiative de paix» en Libye comportant l’instauration d’un cessez-le-feu à partir du lundi 8 juin 2020, et une représentation équitable des régions dans le Conseil présidentiel libyen.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-302524"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Le chef de l’Etat égyptien s’exprimait dans une conférence de presse samedi 6 juin 2020, en présence du maréchal Khalifa Haftar et du président du Parlement de Tobrouk, Salah Aguila, de retour de Moscou, où il a eu des consultations avec des dirigeants russes sur la situation en Libye après les revers subis par le maréchal Haftar aux portes de Tripoli.</p>



<p>L’initiative égyptienne intervient dans un contexte marqué par le lancement le même jour par le Gouvernement d’entente nationale (GEN) d’une opération baptisée :<em> «Les voies de la victoire»</em> qui doit, a-t-il affirmé, conduire ses troupes jusqu’à Joufra et Syrte.</p>



<p>L’opération s’inscrit dans le sillage de la reconquête de la capitale, Tripoli, de plusieurs villes du littoral, dont Tarhouna, Sabratha et Sorman, ainsi que de la base stratégique d’Al-Watya et de l’aéroport international de Tripoli, qui étaient sous le contrôle des troupes du maréchal Haftar depuis avril 2019.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tripoli veut rétablir l’autorité de l’Etat sur Syrte</h3>



<p><em>«Des ordres ont été donnés aux troupes du GEN de s’avancer vers El-Ouachka et Syrte», </em>a ainsi annoncé le porte-parole de cette opération Mohammed Gnounou dans l’après-midi de samedi. <em>«Nos troupes ont reçu l’ordre de frapper les foyers de dissidence puissamment et avec détermination»</em>, a-t-il souligné, en appelant <em>«à la raison»</em> les notables de la région afin qu’ils épargnent aux deux agglomérations les <em>«affres de la guerre»</em>.</p>



<p><em>«Cela fait 14 mois que nous les appelons à la raison. C’est notre dernier appel, car nous ne reviendrons pas sur notre décision de rétablir l’autorité de l’Etat sur Syrte»</em>, a-t-il menacé.</p>



<p>En se ralliant spectaculairement et d’une façon inattendue à la proposition d’une <em>«solution politique»</em> préconisée par les deux autres voisins de la Libye, la Tunisie et l’Algérie, le président Al-Sissi semble ainsi avoir pris acte de l’échec subi par le maréchal Haftar dans sa tentative d’imposer une <em>«solution militaire»</em> de sortie de la crise née de la chute du colonel Mouammar Khadafi en 2011.</p>



<p>Après avoir conquis l’est libyen et le croissant pétrolier en menant une guerre implacable aux groupes islamistes notamment, le maréchal Haftar était parti il y a un an à l’assaut de la capitale, Tripoli, siège du GEN, qu’il prévoyait d’enlever rapidement, pour y installer un nouveau pouvoir sous son propre contrôle. Il avait affirmé qu’il détenait un<em> «mandat» </em>pour mener cette guerre-éclair, sans indiquer les circonstances dans lesquelles il l’aurait reçu, ni les parties qui l’auraient mandaté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Egypte pointe du doigt la Turquie sans la nommer</h3>



<p>Selon Abdelfattah Al-Sissi, l’initiative égyptienne comprend une représentation équitable des trois régions libyennes au Conseil présidentiel, présidé par Fayez Sarraj, la fusion des institutions de l’État libyen et l’adoption d’une déclaration constitutionnelle, ainsi que le retrait des mercenaires étrangers, le désarmement des bandes armées et le respect de tous les efforts internationaux déployés en faveur de la Libye.</p>



<p><em>«Nous mettons en garde toute partie en Libye contre toute intention de poursuivre une solution militaire à la crise du pays»</em>, a conclu Abdelfattah Al-Sissi, pointant implicitement du doigt la Turquie, dont le soutien militaire décisif, a permis le basculement spectaculaire du rapport de forces sur le terrain au profit du GEN de Fayez Sarraj.</p>



<p>Avec cette initiative inattendue, l’Egypte revient dans le jeu diplomatique, ce qui lui permettrait d’encadrer, aux côtés de la Tunisie et de l’Algérie, ainsi que de l’ONU et de l’Union Africaine (UA), d’éventuelles négociations entre les belligérants libyens.</p>



<p>Il reste cependant à espérer que Fayez Sarraj trouvera suffisamment de raisons pour opter pour une solution négociée inter-libyenne et ne se laissera pas guider par son encombrant allié turc, qu&rsquo;il a lui-même mis au cœur du jeu géo-stratégique en Libye et au Maghreb. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yUqtDm8GMQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/06/libye-la-deroute-de-khalifa-haftar-redistribue-les-cartes/">Libye : la déroute de Khalifa Haftar redistribue les cartes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Libye : la déroute de Khalifa Haftar redistribue les cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/06/libye-la-deroute-de-khalifa-haftar-redistribue-les-cartes/embed/#?secret=LbTpYv2fEn#?secret=yUqtDm8GMQ" data-secret="yUqtDm8GMQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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