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	<title>Archives des Ahmed Ben Miled - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ahmed Ben Miled - Kapitalis</title>
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		<title>70 ans d’indépendance &#124; Paroles d’héritiers du mouvement national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 10:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre à la librairie Al KItab dans le cadre de la commémoration du 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le cadre de la commémoration du 70</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, une rencontre intitulée «Témoignage et hommage aux artisans de la liberté et du mouvement national» sera organisée le dimanche 29 mars 2026 à la Librairie Al Kitab Mutuelleville, à Tunis, afin de rappeler le rôle joué par plusieurs figures marquantes de la lutte anticoloniale.</em></strong></p>



<span id="more-18525233"></span>



<p>Originalité de cette initiative : ce sont les enfants de militants et de leaders du mouvement national qui prendront la parole. À travers leurs témoignages, ils reviendront sur les parcours de leurs parents, évoquant les années de mobilisation politique, les périodes de clandestinité, d’emprisonnement ou d’exil qui ont jalonné la lutte pour la liberté.</p>



<p>Ces hommes et ces femmes provenaient d’horizons politiques variés et ont milité au sein d’organisations différentes — qu’il s’agisse du Néo-Destour, du mouvement syndical ou encore du courant communiste. Malgré cette diversité d’engagements et parfois de visions, tous partageaient une même ambition : mettre fin au protectorat et permettre à la Tunisie d’accéder à la souveraineté nationale.</p>



<p>La rencontre permettra également de revenir sur l’itinéraire de plusieurs grandes figures du mouvement national. Parmi elles, Habib Bourguiba, fondateur du Néo-Destour et acteur central de la lutte politique contre le protectorat français. Dès les années 1930, il s’impose comme l’un des principaux dirigeants du mouvement national et joue un rôle déterminant dans le processus qui mènera à l’indépendance de 1956.</p>



<p>Le syndicaliste Farhat Hached, fondateur de l’UGTT, sera également évoqué pour le rôle majeur qu’il a joué dans la mobilisation des travailleurs contre la domination coloniale avant son assassinat en 1952. Le parcours du médecin et dirigeant nationaliste Mahmoud El Materi, cofondateur du Néo-Destour, sera rappelé pour sa contribution à l’organisation politique du mouvement national.</p>



<p>La rencontre évoquera aussi l’engagement de Bahi Ladgham, militant destourien impliqué dans les démarches politiques qui ont accompagné les dernières étapes de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>D’autres figures seront également mises à l’honneur, comme Slimane Ben Slimane, médecin et militant engagé contre le système colonial, Ahmed Ben Miled, acteur actif du mouvement national, ainsi que Ali Jrad, secrétaire général du Parti communiste tunisien avant l’indépendance.</p>



<p>Une attention particulière sera également portée à Ahmed Tlili, figure importante du syndicalisme tunisien, ayant contribué à la mobilisation des travailleurs dans le contexte de la lutte pour l’indépendance.</p>



<p>La contribution des femmes à la lutte nationale sera également rappelée à travers la figure de Bchira Ben Mrad, pionnière du mouvement féministe tunisien.</p>



<p>Au-delà de la commémoration, cette rencontre ambitionne de proposer une autre manière de revisiter la mémoire nationale, en rupture avec une histoire officielle parfois réductrice, afin de rendre justice à toutes les figures du combat pour la liberté et l’indépendance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/70-ans-dindependance-paroles-dheritiers-du-mouvement-national/">70 ans d’indépendance | Paroles d’héritiers du mouvement national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Décès de Farouk Ben Miled, l&#8217;un des pionniers de l&#8217;architecture en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/deces-de-farouk-ben-miled-lun-des-pionniers-de-larchitecture-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Apr 2022 16:06:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Miled]]></category>
		<category><![CDATA[architecte DPLG]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Farouk Ben Miled]]></category>
		<category><![CDATA[Halfaouine]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bou Saïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Farouk Ben Miled, architecte DPLG et l&#8217;un des pionniers de l&#8217;architecture en Tunisie est décédé ce lundi 25 avril 2022. Membre fondateur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), de l’Ordre national des architectes tunisiens, et de la Fédération tunisienne de Voile, Farouk Ben Miled, est né à Halfaouine dans la maison-dispensaire de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/deces-de-farouk-ben-miled-lun-des-pionniers-de-larchitecture-en-tunisie/">Décès de Farouk Ben Miled, l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;architecture en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-388853"/></figure></div>



<p><em><strong>Farouk Ben Miled, architecte DPLG et l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;architecture en Tunisie est décédé ce lundi 25 avril 2022.</strong></em></p>



<span id="more-388846"></span>



<p>Membre fondateur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), de l’Ordre national des architectes tunisiens, et de la Fédération tunisienne de Voile, Farouk Ben Miled, est né à Halfaouine dans la maison-dispensaire de son père, le militant de gauche et grand médecin, Feu Ahmed Ben Miled, grand humaniste et l&rsquo;un des pionniers de la médecine moderne en Tunisie.</p>



<p>Il est également l&rsquo;auteur de l&rsquo;ouvrage<em> « Humeurs d&rsquo;un stylo impertinent »</em>, <em>«où l&rsquo;on retrouve dans les articles, ces libres propos écrits au fil du temps et de l’actualité, qu’à l’orée de son grand âge, et après une carrière bâtisseuse aux quatre coins du monde, Farouk Ben Miled présente dans cet ouvrage. Ses amies et ses amis y retrouveront son ton de bonhommie distinguée et la gouaille du Tarajji de Bab Souika, tel qu’il se présente : Libertaire, pas sérieux et provocateur&#8230;»</em>. (Edition cartaginoiseries).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/ok-1024x835.jpg" alt="" class="wp-image-388852" width="500"/></figure></div>



<p>Farouk Ben Miled sera accompagné à sa dernière demeure, demain, mardi 26 avril à 11h , au cimetière Sidi Jebali, à Sidi Bou Saïd.</p>



<p>En cette douloureuse circonstance, l&rsquo;équipe de Kapitalis, qui lui a publié plusieurs tribunes et contributions, présente ses condoléances les plus attristées à la famille du regretté.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nruWMgE5BM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/07/un-soldat-blanc-nomme-ahmed-ben-miled/">Un «soldat blanc» nommé Ahmed Ben Miled</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un «soldat blanc» nommé Ahmed Ben Miled » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/07/un-soldat-blanc-nomme-ahmed-ben-miled/embed/#?secret=E8iwG4CTxn#?secret=nruWMgE5BM" data-secret="nruWMgE5BM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b66ipAME0X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/17/tunisie-ce-que-le-15-octobre-ne-dit-pas/">Tunisie : Ce que le 15-Octobre ne dit pas</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ce que le 15-Octobre ne dit pas » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/17/tunisie-ce-que-le-15-octobre-ne-dit-pas/embed/#?secret=MGWDqcYYMg#?secret=b66ipAME0X" data-secret="b66ipAME0X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tkpe3I56St"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/19/sidi-bou-said-un-village-enchanteur-devoye-par-un-tourisme-de-pacotille/">Sidi Bou Said, un village enchanteur dévoyé par un tourisme de pacotille</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sidi Bou Said, un village enchanteur dévoyé par un tourisme de pacotille » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/19/sidi-bou-said-un-village-enchanteur-devoye-par-un-tourisme-de-pacotille/embed/#?secret=3rux1DlLwn#?secret=tkpe3I56St" data-secret="tkpe3I56St" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nZglOO6y65"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/03/le-tourisme-tunisien-victime-de-ses-incorrigibles/">Le tourisme tunisien victime de ses «incorrigibles»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le tourisme tunisien victime de ses «incorrigibles» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/03/le-tourisme-tunisien-victime-de-ses-incorrigibles/embed/#?secret=wBWfb4LoKf#?secret=nZglOO6y65" data-secret="nZglOO6y65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/25/deces-de-farouk-ben-miled-lun-des-pionniers-de-larchitecture-en-tunisie/">Décès de Farouk Ben Miled, l&rsquo;un des pionniers de l&rsquo;architecture en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lettre inédite à un «provisoire» appelé Moncef Marzouki</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/20/lettre-inedite-a-un-provisoire-appele-moncef-marzouki/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 10:27:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce texte daté du 21 mars 2013, resté inédit, l&#8217;auteur rappelle pourquoi lui et sa famille ont rejeté la décoration que l&#8217;ancien président provisoire Moncef Marzouki avait destiné, à titre posthume, au Dr Ahmed Ben Miled, militant nationaliste, fondateur du Parti communiste tunisien (PCT) et médecin des pauvres. Certains rappels sont très utiles pour...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/06/Moncef-Marzouki-7aarak.jpg" alt="" class="wp-image-3377"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans ce texte daté du 21 mars 2013, resté inédit, l&rsquo;auteur rappelle pourquoi lui et sa famille ont rejeté la décoration que l&rsquo;ancien président provisoire Moncef Marzouki avait destiné, à titre posthume, au Dr Ahmed Ben Miled, militant nationaliste, fondateur du Parti communiste tunisien (PCT) et médecin des pauvres. Certains rappels sont très utiles pour combattre l&rsquo;amnésie à laquelle certains humains sont souvent enclins.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farouk Ben Miled </strong>*</p>



<span id="more-366786"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p>Désolé monsieur le provisoire ! Vous vous trompez d&rsquo;adresse, non je ne viendrais pas chercher la décoration posthume destinée au Docteur Ahmed Ben Miled. Dixit famille.</p>



<p>Votre farce est grossière, mais heureusement provisoire.</p>



<p>D&rsquo;abord, Père était contre les médailles, surtout de la part de quelqu&rsquo;un dont la seule intention est de se faire valoir, se refaire une virginité, si tant est qu&rsquo;il en ait eu une, rattraper ses gaffes à répétition, se montrer à la télévision accompagné de loubards miliciens, bras armés d&rsquo;un parti – secte rétrograde, mi-gourous mi-trafiquants en tous genres et maintenant monnayés comme chaire à canon pour la Syrie.</p>



<p>Après avoir blousé les vivants, maintenant il tente de se servir des morts, qui eux ne lui demandent rien, de plus le jour d&rsquo;une fête qui nous est chère, bafouée par le gouvernement, elle qui partout ailleurs se vit avec fierté et panache.</p>



<p>Mais peu importe pour nos trois provisoires, ils n&rsquo;ont en cure. C&rsquo;est qu&rsquo;à cette indépendance ils n&rsquo;y sont pour rien.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs comment Ahmed Ben Miled aurait-il accepté ce <em>«machin»</em> de la part de quelqu&rsquo;un qui, d&rsquo;après la rumeur publique, émargerait chez des chameliers et qui secrètement a permis l’extradition de Baghdadi Mahmoudi (ancien Premier ministre libyen sous le règne de Kadhafi, NDLR) à des milices terroristes. Pour un ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme (LTDH), cela s’appelle un crime dont vous êtes l’auteur, ce n’est vraiment pas beau .</p>



<p>Votre breloque, que vous avez sans doute faite bénir par notre gourou national, n&rsquo;est pas à la hauteur d&rsquo;un homme qui a approché Gandhi, connu Ho Chi Minh et Pietro Nenni, fréquenté Frédéric Joliot Curie, côtoyé Charles Nicolle, et a été un des très proches de Abdelaziz Thaâlbi pendant plus d&rsquo;une décennie, après avoir été dans les années 20 membre fondateur du Parti communiste tunisien (PCT).</p>



<p>Mais aussi il a été constructeur d&rsquo;école pour les plus démunis, proche du peuple , et traversé les bombes américaines pendant la guerre pour sauver des centaines de vies tunisiennes, ce qui n&rsquo;est pas votre cas.</p>



<p>C&rsquo;est qu&rsquo;il y a des distances qu&rsquo;il faudrait apprendre à respecter.</p>



<p>Quant au prétexte de l&rsquo;oubli, il est fallacieux, parce que ce n&rsquo;est pas une vague médaille remisée au fond d&rsquo;un tiroir, qui fera la lumière pour <em>«</em><em>ces oubliés»</em> mais, les noms de rues passantes où des millions de piétons les croiseront à longueur de journée afin qu&rsquo;ils restent gravés dans la mémoire collective.</p>



<p>Mais aussi et surtout en réécrivant notre histoire, où leurs noms apparaîtront sur les livres scolaires de nos enfants, cette histoire déjà si falsifiée.</p>



<p>Et d&rsquo;ailleurs Monsieur le Provisoire, pourquoi cette liste si restreinte, pourquoi les noms de Habib Chelbi, Hassen Saadaoui, Bchira Ben Mrad, Amor Ben Gafsia, Nébiha Ben Miled, Cherifa Saadaoui, Chedli El Khalladi, Taouhida Ben Cheikh, Gladys et Georges Adda, Robert Louzon, et bien d&rsquo;autres encore dont votre méconnaissance en est témoin. Eux qui ont consacré leurs vies à leur pays, et Dieu sait dans quelles conditions !</p>



<p>Mais c&rsquo;est que vous êtes loin de partager l&rsquo;abnégation de ces patriotes, vous ainsi que beaucoup d&rsquo;autres, qui étaient planqués ailleurs, et qui assistiez maintenant sans broncher, peut être même avec complicité à la destruction d&rsquo;un pays de plus en plus bipolarisé.</p>



<p>Monsieur le Provisoire, franchement, en dehors de votre passage agité à la LTDH, votre <em>«boulitique bouliticienne»</em> fait un peu désordre, sans oublier votre rapprochement douteux de Zozo.</p>



<p>Calcul sordide, calcul sordide, calcul sordide !!!!</p>



<p>C&rsquo;est que notre rancœur est à la mesure de notre désillusion.</p>



<p>Mais rassurez-vous , vous n&rsquo;êtes pas le seul, parole d&rsquo;un membre fondateur de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>* <em>Architecte DPLG.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/20/lettre-inedite-a-un-provisoire-appele-moncef-marzouki/">Lettre inédite à un «provisoire» appelé Moncef Marzouki</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour l’histoire : Une rentrée scolaire 1948</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 06:33:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’une école construite au lendemain de la seconde guerre mondiale, au nord de Tunis, par un médecin philanthrope et qui dispensa des cours jusqu’en 1961, date à laquelle elle fut fermée pour des raisons politiques par Habib Bourguiba, le père de l’indépendance tunisienne et de la… généralisation de l’enseignement ! Par Farouk Ben...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Ecole-Ben-Miled-Borj-Touil.jpg" alt="" class="wp-image-319651"/></figure>



<p><strong><em>C’est l’histoire d’une école construite au lendemain de la seconde guerre mondiale, au nord de Tunis, par un médecin philanthrope et qui dispensa des cours jusqu’en 1961, date à laquelle elle fut fermée pour des raisons politiques par Habib Bourguiba, le père de l’indépendance tunisienne et de la… généralisation de l’enseignement !</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farouk Ben Miled </strong>*</p>



<span id="more-319650"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p>Au sortir de la deuxième guerre mondiale et en 1948, le Docteur Ahmed Ben Miled, démocrate entêté, républicain convaincu, militant de la première heure mais réfractaire à la pensée unique, oublié volontairement de l’histoire de ce pays, mais non sans avoir laissé des traces, a construit à Borj Touil, dans l’actuel gouvernorat de l’Ariana, et de ses propres deniers, dans la grande tradition humaniste, une école comprenant deux salles de classe et une maison pour l’instituteur sur un terrain de 2500 m2. Il eut, cependant, la<em> «malencontreuse» </em>idée de mettre une plaque en marbre portant son nom pour narguer l’occupant français.</p>



<p>Le célèbre médecin des pauvres, l’un des pionniers de la médecine pour tous en Tunisie, a mis cette école à la disposition de la «Direction de l’Enseignement» de l’époque pour la modique somme du franc symbolique. Et elle fonctionna jusqu’aux années 60 date à laquelle elle a été fermée, simplement parce qu’elle portait le nom de son bâtisseur. Et que ce dernier a refusé qu’on la débaptise.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Ecole-Ben-Miled-2.jpg" alt="" class="wp-image-319652" width="500"/><figcaption><em>Une école&#8230; fermée par Bourguiba. </em></figcaption></figure>



<p>Cette école est toujours là, dans son ombre cachée, fermée et cadenassée, muette et silencieuse, solide sous les cintres de ses voûtes et vaillante sous l’ombre de son palmier né avec elle, avec toujours cette plaque, mais sans ses élèves. Elle peut encore en témoigner.</p>



<p>C&rsquo;est aussi ça Bourguiba pour mémoire. N’en déplaise, maintenant que les «flonflons» des anniversaires se sont tus, aux orphelins du père géniteur et aux adeptes du culte des morts.</p>



<p><em>* Architecte D.P.L.G.</em></p>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dusvSv5xef"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/16/souvenirs-dr-ahmed-ben-miled-et-la-guerre-de-bizerte/">Souvenirs : Dr Ahmed Ben Miled et la guerre de Bizerte</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souvenirs : Dr Ahmed Ben Miled et la guerre de Bizerte » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/16/souvenirs-dr-ahmed-ben-miled-et-la-guerre-de-bizerte/embed/#?secret=0l2ueZ1OTp#?secret=dusvSv5xef" data-secret="dusvSv5xef" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KHPWeXdQl9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/chronique-du-coronavirus-et-autres-pestes-le-savetier-de-bab-alioua/">Chronique du coronavirus et autres pestes : Le savetier de Bab Alioua</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chronique du coronavirus et autres pestes : Le savetier de Bab Alioua » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/21/chronique-du-coronavirus-et-autres-pestes-le-savetier-de-bab-alioua/embed/#?secret=EXLL7jqtgw#?secret=KHPWeXdQl9" data-secret="KHPWeXdQl9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’horloge de Jules Haddad</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 11:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa-Korps]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Miled]]></category>
		<category><![CDATA[Docteur Cohen Hadria]]></category>
		<category><![CDATA[Docteur de Halfaouine]]></category>
		<category><![CDATA[Jules Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Maître Durand Angliviel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’actualité marquée par la peur de la pandémie du coronavirus inspire à l’auteur de ce billet une réflexion sur le courage de l’homme et sa foi dans l’humaine condition, tels qu’incarnés par son propre père, Feu Ahmed Ben Miled, ancien médecin de Halfaouine. Par Farouk Ben Miled * Le Docteur de Halfaouine était profondément anti-religieux...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Dr-Ahmed-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-256061"/><figcaption><em>Ahmed Ben Miled, le Docteur de Halfaouine.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>L’actualité marquée par la peur de la pandémie du coronavirus inspire à l’auteur de ce billet une réflexion sur le courage de l’homme et sa foi dans l’humaine condition, tels qu’incarnés par son propre père, Feu Ahmed Ben Miled, ancien médecin de Halfaouine.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farouk Ben Miled </strong>*</p>



<span id="more-294706"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p>Le Docteur de Halfaouine était profondément anti-religieux et peut-être même athée. Son Panthéon ne comportait que les valeurs de l’homme. Ceci ne l’empêchait pas d’avoir de la considération pour les cheikhs modernistes tels les cheikhs El Manachou ou Ennakhli, comme il recevait d’ailleurs chez lui les pères blancs Lelong et Demersman, mais aussi des discussions tumultueuses avec le Docteur Cohen Hadria ou Maître Durand Angliviel ou le Docteur Tremsal, partisan déclaré du fait colonial.</p>



<p>Mais là où ses convictions s’exprimèrent librement, c’est pendant l’occupation allemande de la Tunisie où il s’est permis de délivrer des certificats médicaux bidons à nos concitoyens juifs pour leur éviter le <em>«service du travail obligatoire»</em> décidé par le redoutable Von Ermin pour combler les cratères dus aux bombardements des alliés de la piste d’El-Aouina, pour la rendre impraticable par la Luftwaffe. Le vrai casse-pipe quoi !</p>



<p>Je n’ose imaginer les conséquences de cette bravade, si ce n’est son assurance acquise dans le militantisme et ses profondes convictions, devant l’officier de l’Africa-Korps, lui-même médecin, qui fit semblant d’y croire.</p>



<p>Il s’en tira quand même par la confiscation de sa voiture immatriculée TU 3 et l’horloge de cheminée en marbre, modeste présent de Jules Haddad, marbrier rue de Borgel.</p>



<p>Maintenant que la peur a réveillé toutes les bondieuseries, je dis cela pour toutes celles et tous ceux qui vont fêter leurs croyances respectives, qu’ils sont ici chez eux et que devant la maladie ils sont tous égaux.</p>



<p>Je suis peiné de savoir que certains soient partis depuis longtemps sans raison, d’autres avec, d’autres encore parce qu’ils considéraient à tort qu’ils n’avaient plus leur place ici, et enfin ceux pourtant nés ici et dont le régime a fait des étrangers.</p>



<p>Je pense que cet épisode a été un ratage républicain. Dommage!</p>



<p><em>* Architecte D.P.L.G., membre fondateur de la LTDH.</em></p>
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		<item>
		<title>Il était une fois un marchand de tapis… en blouse blanche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 12:36:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Miled]]></category>
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		<category><![CDATA[clinique privée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment où le Covid-19 ravage le monde et sévit en Tunisie, un «mandarin» à la tête d’une clinique luxueuse, fruit d’une spéculation juteuse, dit-on, marchande au prix fort des lits de réanimation mis à la disposition du ministère de la Santé. De quoi faire rougir Hippocrate… de honte et de colère. Par Farouk Ben...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/12/il-etait-une-fois-un-marchand-de-tapis-en-blouse-blanche/">Il était une fois un marchand de tapis… en blouse blanche</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Medecine-argent.jpg" alt="" class="wp-image-293781"/></figure>



<p><strong><em> Au moment où le Covid-19 ravage le monde et sévit en Tunisie, un «mandarin» à la tête d’une clinique luxueuse, fruit d’une spéculation juteuse, dit-on, marchande au prix fort des lits de réanimation mis à la disposition du ministère de la Santé. De quoi faire rougir Hippocrate… de honte et de colère.  </em></strong></p>



<p> Par<strong> Farouk Ben Miled</strong> *</p>



<span id="more-293776"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p> Revendiquant aussi sans aucune pudeur son rôle de commerçant avant celui de médecin, et son affiliation à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) avant celle du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), oubliant ainsi le serment qui le lie à ce métier.<br> Je ne vous nommerai pas toubib, d’autres l’ont déjà fait.</p>



<p> C’était hier, toubib, le lendemain du 9 de ce mois d’avril, mais sans doute vous ne le saviez pas, qu’au même jour de l’année 1938, des centaines d’hommes libres, accompagnés d’étudiants zitouniens, ont été trucidés et estropiés par la troupe.</p>



<p> Ils l’ont fait pour que vous et moi passions du statut de sujet de Son Altesse Ahmed Pacha Bey Possesseur du Royaume de Tunis, à celui de citoyen d’une jeune République Tunisienne.</p>



<p> Ce jour-là toubib, Ahmed Ben Miled, le médecin de Halfaouine, a ramassé avec l’aide des riverains, hommes et femmes de bonne volonté, 35 de ces blessés sanguinolents sur les pavés de Bab Souika. Pendant trois jours, il les a pansés, soignés, hébergés et nourris pour les soustraire à la police. Ses propres draps réduits en bandages, ceux-ci venant à manquer, il a pu ainsi, avec l’aide de sa femme, contenir les hémorragies. Voilà ce qu’on appelle une blouse blanche.</p>



<p> Ce monsieur, toubib, n’a jamais rien demandé et était fier d’avoir respecté son code déontologique, celui justement que vous avez certainement oublié.</p>



<p> Le pouvoir, avec cette ingratitude qui lui colle à la peau, n’y a même jamais fait allusion. Comme toujours il n’y en avait que pour lui.</p>



<p> Depuis, cérémonies et commémorations de cette date où il n’a jamais été invité, on ne voyait que les opportunistes que vous avez servis jusqu’ici, pour être là où vous êtes.</p>



<p> Toubib, si vous avez le moindre doute sur ces faits que vous ne connaissez sûrement pas, et ça je peux le comprendre, allez faire un tour à titre salutaire du côté de Bab Souika. Ne craignez rien, personne ne vous reconnaîtra. Eh oui, toubib, le temps où les couilles avaient encore un sens est parti.</p>



<p> Cher Hippocrate **, je suis désolé, avec ce toubib là, tu as raté ton coup !</p>



<p><em> * Architecte D.P.L.G.</em></p>



<p> <em>** «Père de la médecine», avant vécu au IVe siècle av. J.-C., dont le serment est traditionnellement prêté par les médecins avant de commencer à exercer. Nous reproduisons ci-dessous ce serment que beaucoup de nos praticiens, à commencer par le toubib ayant inspiré ce billet, ont tendance à oublier… </em><br> «Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivants :</p>



<p> Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon savoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s&rsquo;ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.</p>



<p> Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.</p>



<p> Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s’en occupent.</p>



<p> Dans quelque maison que j’entre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.</p>



<p> Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.</p>



<p> Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire!»</p>



<p class="has-text-align-right"><em> Traduction du grec antique en français par</em> <strong>Émile Littré</strong>.</p>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Un «soldat blanc» nommé Ahmed Ben Miled</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 12:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Thaalbi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Miled]]></category>
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		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette période où l’humanité entière rend hommage aux blouses blanches, les «soldats blancs» de la guerre contre le coronavirus (Covid-19), l’auteur se souvient de son père, Ahmed Ben Miled, l’un des pionniers de la médecine moderne en Tunisie, grand humaniste qui sut toujours être aux côtés des plus faibles et des plus démunis. Par...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Dr-Ahmed-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-256061"/></figure>



<p><strong><em> En cette période où l’humanité entière rend hommage aux blouses blanches, les «soldats blancs» de la guerre contre le coronavirus (Covid-19), l’auteur se souvient de son père, Ahmed Ben Miled, l’un des pionniers de la médecine moderne en Tunisie, grand humaniste qui sut toujours être aux côtés des plus faibles et des plus démunis.  </em></strong></p>



<p> Par <strong>Farouk Ben Miled</strong> *</p>



<span id="more-293023"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Farouk-Ben-Miled.jpg" alt="" class="wp-image-160525"/></figure></div>



<p> J’ai commencé ma scolarité dans une école à la sortie de Bab El Assal, et je devais donc descendre la rue du même nom pour m’y rendre.**</p>



<p> C’était en 1942, un matin j’ai été surpris d’y trouver mon père, jeune médecin, au milieu de la chaussée devant une table carrée, à vacciner contre la variole à tour de bras, la population du quartier, alignée en une file de 200 mètres, assisté de Fatma Antar, une brune d’un mètre quatre-vingts (il fallait bien ça) pour faire respecter la distance de 1 mettre que nous venons de réinventer.</p>



<p> À l’époque le dispensaire Dar Ibn Jazzar, place Halfaouine, qu’il avait fondé avec d’autres confrères pour soigner gratuitement les pauvres du quartier, toutes confessions confondues, était trop petit, le seul moyen d’assurer cette tâche était de la faire dans la rue.</p>



<p> Bien avant, débarquant en 1933, fraîchement diplômé de la Faculté de médecine de Paris, il s’installe délibérément à Halfaouine, pensant à juste titre que c’est là où on a besoin de lui.</p>



<p> Avec son cabinet et la prise en charge du Cheikh Abdelaziz Thaalbi, à la santé déclinante, il enseigna l’hygiène, à la Khaldounia, aux élèves de la Zitouna.</p>



<p> En 1938, le typhus s’invitant à Tunis, il convertit alors ses cours en TP, et avec l’aide de ses élèves et du service d’hygiène de la porte Bab El-Alouj, il désinfecta la Grande Mosquée et les Médersas de Tunis, allant même jusqu’à réquisitionner les hammams de la ville.</p>



<p> Le 9 avril 1938, des dizaines de morts et de blessés, indésirables dans les hôpitaux, là aussi son cabinet a été transformé en hôpital de campagne où les marchands de 4 saisons ramenaient les blessés sur leurs<em> «braouts»,</em> transformées en plateformes ambulantes pour la circonstance.</p>



<p> En 1943, les bombardements de Tunis semèrent la mort. Toujours en tant que médecin municipal aussi, il n’hésita pas à s’engager dans les équipes de secours pour ramener les blessés sous les bombardements de nos amis d’outre-Atlantique.</p>



<p> Je n’avais alors que 7 ans et j’entends encore aujourd’hui le vrombissement des B28 et le bruit assourdissant des explosions.</p>



<p> Comme je me rappelle encore du soir de l’hécatombe de la rue Sidi El-Bechir, où sorti pour quelques heures, il en revint après 3 jours.</p>



<p> Juste après la guerre, son cabinet qui était en même temps notre maison, fut envahi par des légions entières de pasteurs nomades, blessés grièvement pour avoir traversé des champs de mines laissés par le Reich.</p>



<p> C’était un défilé ininterrompu d’estropiés ensanglantés, et ma mère venue en aide, manquant de bandages, n’hésita pas à lacérer ses draps avec mon aide pour faire face aux hémorragies.</p>



<p> Quelques années plus tard, il s’inscrivit avec d’autres médecins, pour aller soigner les malades du choléra en Égypte. Les autorités du moment s’y opposèrent craignant la diffusion des idées de libération nationale, très répandues à l’époque.</p>



<p> De même en 1946, quand la troupe composée de Sénégalais chargea la foule à Bab Souïka, son cabinet a été de nouveau transformé en hôpital de campagne. Ses protestations lui valurent deux mois à la prison militaire en compagnie de Salah Ben Youssef, avec lequel il ne partageait pas nécessairement la même idéologie.</p>



<p> À Bizerte en 1962, bravant l’intimidation de la chasse qui le survolait à basse altitude, il se rendit de lui-même, et par ses propres moyens, à la base navale de Menzel Bourguiba pour récupérer les morts et les blessés, qu’il ramena à l&rsquo;hôpital de la ville, déserté par son directeur.</p>



<p> Bien plus tard, en fin de carrière, il accepta la prise en charge du modeste dispensaire d’El Mellassine dont à juste raison personne ne voulait, avant d’aller terminer la rédaction de son livre sur l’histoire de la médecine arabe en Tunisie, publié à compte d’auteur.</p>



<p> Au même moment, il alerta l’opinion publique de la volonté des autorités françaises de s’accaparer l’Institut Pasteur, propriété de l’Etat Tunisien.</p>



<p> Ceci lui valut la médaille du Centenaire de cette institution. Je crois bien que c’était là sa plus grande fierté.</p>



<p> De tous ces engagements hors du commun, il ne s’en glorifia jamais, et n’en parlait à personne, sauf en de rares occasions, et avec beaucoup de pudeur, quand il évoquait ses souvenirs en famille.</p>



<p> À l’indépendance, Bourguiba, vieille connaissance, l’écarta, et la République s’empressa de retirer alors son portrait de la Khaldounia. C’est que l’homme libre, ne trouvant aucune vertu au pouvoir duquel il se méfiait, il n’a jamais rien demandé. Ça Bourguiba le savait aussi, et en cela ils s’étaient bien compris.</p>



<p> Ben Ali le reçut au tout début de sa présidence, pour lui remettre la médaille de l’Indépendance, reconnaissance tardive certes, mais qui le flatta.</p>



<p> Il y a quelques années seulement, un ancien commissaire de police m’a appris que sous l’occupation allemande le Croissant-Rouge Tunisien a été déserté par son président. Le docteur en prit la direction au pied levé jusqu’au retour du fuyard.</p>



<p> Quel tempérament et quel CV !</p>



<p> Je suis révolté de ne pas voir ton nom sur le fronton d’un hôpital ou au moins sur le mur de l’impasse où tu as toujours soigné gracieusement les indigents.</p>



<p> Comme je suis indigné par l’ingratitude honteuse de notre pays.</p>



<p> À 92 ans, il soupira dans mes bras une dernière fois, après m’avoir demandé avec ses yeux bleu intense, la permission de partir.</p>



<p> Je m’incline cher docteur, devant l’enfant de Bab Jedid, qui n’hésita jamais à monter spontanément au front et d’être toujours là où il fallait être.</p>



<p> Comme je m’incline devant toutes ces blouses blanches qui nous honorent et honorent la médecine tunisienne à la tradition millénaire, contrairement à ces gueux prédateurs, venus négocier au prix fort leur sieste chez la perfide Albion.</p>



<p> Seul le peuple de Tunis qui l’a toujours chéri suivit par milliers son cortège, où le RCD s’invitât pour nous servir un laïus, à confondre avec un bulletin météo.</p>



<p> Alors comment ne pas penser cher père en ce moment difficile à ne pas rendre hommage à l’humaniste et l’homme rare que tu as toujours été.</p>



<p><em>* Architecte D.P.L.G.</em></p>



<p><em>** Le titre original de l’article “La blouse blanche de mon père’’.</em></p>



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