<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Ahmed Gaïd Salah - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-gaid-salah/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-gaid-salah/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 04 Jul 2020 07:43:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Ahmed Gaïd Salah - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ahmed-gaid-salah/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Algérie : succession sans surprise à la tête de l’armée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/algerie-succession-sans-surprise-a-la-tete-de-larmee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/algerie-succession-sans-surprise-a-la-tete-de-larmee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 07:41:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[armée algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Benali Benali]]></category>
		<category><![CDATA[Biskra]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mediene]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Chanegriha]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=306490</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un parfait ordonnancement, l’armée algérienne s’est dotée d’un nouveau chef d’état major de plein exercice. L’intérimaire du général Gaïd Salah, décédé en décembre, le général Saïd Chanegriha, a été sans surprise confirmé dans le poste. Par Hassen Zenati Le général Said ‪Chanegriha a été confirmé comme attendu à la tête de l’état-major de l’Armée...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/algerie-succession-sans-surprise-a-la-tete-de-larmee/">Algérie : succession sans surprise à la tête de l’armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelmadjid-Tebboune-et-Said-Chanegriha.jpg" alt="" class="wp-image-306491" width="587" height="356"/><figcaption><em>Abdelmadjid Tebboune et le général Saïd Chanegriha: les deux hommes forts de l&rsquo;Algérie.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dans un parfait ordonnancement, l’armée algérienne s’est dotée d’un nouveau chef d’état major de plein exercice. L’intérimaire du général Gaïd Salah, décédé en décembre, le général Saïd Chanegriha, a été sans surprise confirmé dans le poste.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-306490"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Le général Said ‪Chanegriha a été confirmé comme attendu à la tête de l’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) par le président Abdemadjid Tebboune, qui l’a élevé par la même occasion au grade de général de corps d’armée, le même que celui de son prédécesseur, Ahmed Gaïd Salah, décédé en décembre à son domicile d’une fulgurante crise cardiaque.</p>



<p>Avant d’être chargé de l’intérim du général Gaïd Salah, le général Chanegriha commandait les forces terrestres, ce qui l’habilitait à prendre sa succession à l’état-major, d’abord comme intérimaire, puis de plein exercice, selon un ordonnancement suivi depuis plusieurs années. Les promotions au sein de l’armée algérienne sont annoncées annuellement en deux circonstances : le 5 juillet, à l’occasion de la fête de<em> «l’indépendance de la jeunesse» </em>et le 1er novembre pour la célébration du déclenchement de la guerre d’indépendance en 1954.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Cohérence totale» entre Abdemadjid Tebboune et l’armée</h3>



<p>Le général Saïd Chanegriha devient le sixième officier à accéder au grade de général de corps d’armée après Mohamed Lamari, Ahmed Bousteila, Ahmed-Gaïd Salah, tous trois décédés, Mohamed Mediene, à la retraite, purgeant une peine de prison pour <em>«complot contre l’armée»,</em> et Benali Benali, commandant de la Garde Républicaine.</p>



<p>Natif d’El-Kantara, près de Biskra, Saïd Chanegriha, 75 ans, est l’un des premiers bacheliers algériens à s’engager dans l’armée en 1963, un an après l’indépendance du pays. Il a fait ses classes d’officier à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan en France, et à la prestigieuse académie militaire Vorochilov de Moscou. Il est également diplômé de l’Ecole de guerre. Se tenant à l’écart de la politique, il a hérité du poste de Ahmed Gaïd Salah à la tête de l’état-major un peu plus d’une année après avoir été nommé, en 2018, à la tête des forces terrestres, qui constituent la colonne vertébrale de l’armée algérienne.</p>



<p>Depuis son élection à la tête de l’état, le président Tebboune travaille en tandem sur les questions militaires avec son nouveau chef d’état-major. Dans un éditorial récent, la revue <em>‘‘El Djeïch’’</em>, considérée comme le porte-parole de la haute hiérarchie militaire, s’est félicitée de la<em> «cohérence totale» </em>entre le nouveau président de la République et l’armée.<em> «Depuis son élection, le président Abdelmadjid Tebboune a démontré sa totale confiance dans l’institution militaire en saluant à maintes reprises le rôle de l’ANP dans la préservation des institutions de l’Etat, ainsi que la sauvegarde du pays de toutes tentatives de déstabilisation»</em>, a écrit la revue.</p>



<p><em>«La cohérence totale entre le président et l’ANP et l’intérêt qu’accorde le premier magistrat du pays à la sécurité et à la défense nationales s’inspirent de sa totale conviction de la nécessité de moderniser nos forces armées pour qu’elles puissent mener leurs missions constitutionnelles et atteindre une disponibilité permanente pour faire face à toutes menaces possibles et relever tous les défis sécuritaires afin que notre pays en sorte victorieux»</em>, a ajouté la revue.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelmadjid-Tebboune-et-le-general-Benali-Benali.jpg" alt="" class="wp-image-306492" width="500"/><figcaption><em>Le général Benali Benali promu commandant de la Garde républicaine</em>. </figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée au service de la&#8230; démocratie</h3>



<p>Lors de la cérémonie de remise des grades, qui s’est déroulée au Palais du Peuple, rompant ainsi avec la pratique instaurée par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, qui l’organisait au siège du ministère de la Défense au Tagarin, le président Tebboune a<em> «renouvelé la reconnaissance de la nation entière à l’Armée nationale populaire, héritière de l’Armée de libération nationale pour ses sacrifices constants et permanents au service de la patrie»</em>. Il a par ailleurs rendu hommage au défunt général Gaïd Salah, qualifié de <em>«l’un des grands artisans du changement démocratique que nous vivons aujourd’hui»</em>.</p>



<p>L’ANP s’est par ailleurs doté d’un nouveau grade d’officier supérieur : Général d’Armée (Farik Aouel, en arabe) décerné pour la première fois au général Benali Benali, commandant de la Garde républicaine. Il devient ainsi l’officier le plus âgé dans le grade le plus élevé de l’ANP. Selon des indiscrétions rapportées par la presse algérienne, il pourrait faire valoir ses droits à la retraite en novembre prochain.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/algerie-succession-sans-surprise-a-la-tete-de-larmee/">Algérie : succession sans surprise à la tête de l’armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/04/algerie-succession-sans-surprise-a-la-tete-de-larmee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Kafi]]></category>
		<category><![CDATA[armée algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Chadli Bendjédid]]></category>
		<category><![CDATA[Front islamique du salut]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Nezzar]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nezzar]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Boudiaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Médiène]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=301980</guid>

					<description><![CDATA[<p>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne. L&#8217;interminable chute d&#8217;un pilier du système&#8230; Par Hassen Zenati Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/">Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Khaled-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301981"/></figure>



<p><strong><em>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne.</em></strong> <strong>L&rsquo;interminable chute d&rsquo;un pilier du système&#8230; </strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301980"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir, le général-major Khaled Nezzar, 83 ans, est en train de finir sa vie en exil, pourchassé par la justice algérienne, qui vient de mettre sous séquestre ses biens et ceux de sa famille, notamment son fils Lotfi Nezzar, lui aussi en fuite, après avoir été condamné à 20 ans de prison par défaut par un tribunal militaire, pour <em>«complot contre l’armée»</em>.</p>



<p>Khaled Nezzar, qui a quitté l’Algérie en août 2019, libre, en toute discrétion, est depuis, ainsi que son fils, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, dont l’exécution semble difficile à obtenir du pays d’asile.</p>



<p>Le dernier épisode de cette implacable descente aux enfers fait suite à des plaintes au civil de l’Autorité de régulation de la poste et des communications (ARPCE) et de la Direction générale des impôts. Elles concernent trois entreprises appartenant majoritairement à la famille Nezzar, selon le quotidien indépendant <em>‘‘Liberté’’</em> : Smart Link Com (SLC), spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit (un portefeuille de 700 entreprises algériennes et étrangères), Divona, spécialisée dans le commerce de matériels de télécommunication et SLH, investie dans l’agriculture saharienne (une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares dans la région de Biskra).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Lotfi-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301982" width="500"/><figcaption><em>Lotfi Nezzar est aussi dans le collimateur de la justice.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Redevances, taxes, impôts impayés et avantages indus</h3>



<p>Les plaintes portent sur des redevances, des taxes et des impôts impayés, ainsi que sur des <em>«avantages indus»</em> (abattements fiscaux), dont les montants n’ont pas été précisés, octroyés à ces entreprises. Les biens sous séquestre concernent par ailleurs la maison familiale de Khaled Nezzar dans le quartier ultra-sécurisé de Hydra et un terrain agricole de 20 hectares à Bouchaoui (ancien domaine de la Trappe, dans les environs d’Alger, appartenant à Henri Borgeaud, un des magnats de la colonisation française en Algérie.)</p>



<p>SLC avait dénoncé en juillet 2019 comme<em> «éminemment politiques»</em> les mesures prises à son encontre, avant d’être contrainte à mettre fin à ses activités, malgré une tentative de règlement à l’amiable qui a été rejetée. L’ARPCE a pris sa relève pour assurer à ses clients la continuité du service.</p>



<p>Militaire de carrière et de caractère, le général-major Khaled Nezzar a été le seul officier d’active de l’armée algérienne qui a occupé le portefeuille de ministre de la Défense (1990-1993), réservé de fait au chef de l’Etat, hormis le bref intermède du président Ahmed Ben Bella, qui avait pour ministre de la Défense le colonel Houari Boumédiene, à la sortie de la guerre de libération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homme fort durant la période de la montée de l’islamisme</h3>



<p>C’était durant la période agitée et trouble de l’émergence de l’islamisme politique, qui avait mis le Front islamique du salut (FIS), en confrontation directe et violente avec l’Etat. Le FIS qui avait disséminé des milliers de cellules actives à travers le pays, plaidait pour un Etat islamique, que l’armée, animée par Khaled Nezzar, rejetait formellement.</p>



<p>Le 11 janvier 1992, un groupe d’officiers supérieurs, surnommés depuis les <em>«janvièristes»</em>, décidaient de franchir le Rubicon, en poussant le président Chadli Bendjédid à la démission et de le remplacer par un Haut Comité d’Etat (HCE). Présidé par Mohammed Boudiaf, un <em>«historique»</em> du FLN, tiré de son exil de Kénitra (Maroc), puis, après son assassinat dans des circonstances confuses, par le colonel de l’Armée de libération nationale (ALN), Ali Kafi, Khaled Nezzar y pesait de tout son poids de ministre de la Défense.</p>



<p>C’est le début de ce qu’on a appelé en Algérie la <em>«tragédie nationale»</em>, la <em>«décennie noire»</em> ou la<em> «décennie rouge»</em>, selon les obédiences politiques, et d’une lutte acharnée contre les islamistes, qui s’est soldée par quelque 200.000 morts. Marquée par de nombreux assassinats d’intellectuels, de journalistes et de femmes, ainsi que de nombreux massacres de populations civiles, elle s’est terminée par un <em>«modus videndi»</em> négocié par les Services de sécurité avec l’Armée islamique du salut (AIS – FIS) prévoyant la fin des opérations terroristes et la reddition des groupes armés, contre une amnistie en faveur des hommes de l’AIS, dont le mains ne seraient pas tachées de sang.</p>



<p>L’arrangement a provoqué des réticences au sein de l’armée, les <em>«éradicateurs»</em> s’opposant à toute concession aux islamistes armés, tandis que les<em> «réconciliateurs»</em> plaidaient en faveur d’une négociation pour une <em>«solution consensuelle»</em>. Il reviendra au président Abdelaziz Bouteflika, rappelé d’exil en 1999, contre l’avis de Khaled Nezzar, de prendre ce virage politique, en décrétant une<em> «concorde nationale»</em>, puis une «réconciliation nationale», assurant plusieurs avantages et leur réintégration dans la vie civile aux chefs islamistes qui ont déposé les armes et se sont rendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Retraité, l’«homme de l’ombre» continue à tirer les ficelles</h3>



<p>Entre-temps, Khaled Nezzar, qui avait échappé de justesse, en février 1993, à un attentat au fourgon piégé au passage de son cortège pas loin de son domicile, sur son trajet vers le ministère de la Défense, a fait valoir ses droits à la retraite de l’armée et s’est retiré de toute activité politique pour rédiger ses mémoires et s’occuper de ses affaires familiales.</p>



<p>Pour ses adversaires, cependant, il sera resté, jusqu’à son récent départ d’Algérie, un <em>«homme de l’ombre»,</em> engagé en politique, tirant les ficelles. C’est à ce titre qu’il fut condamné, en plein mouvement de contestation du <em>«hirak»</em>, par le tribunal militaire de Blida à 20 ans de prison, sous le chef d’accusation de <em>«complot contre l’armée»</em>. Avec le frère et conseiller de Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, et l’ancien directeur des services de renseignements le général-major Mohammed Médiène, alias Toufic, dit Rab Dzaïr (le Dieu d’Algérie), ils auraient tenté de faire congédier le chef d’état-major en titre le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé depuis d’une soudaine crise cardiaque.</p>



<p>De son lieu d’exil, Khaled Nezzar n’a cessé de bombarder ce dernier de tweets, le qualifiant de <em>«machiavélique»</em>,<em> «triste personnage», «militaire fruste et mégalomane»</em>, ou d’<em>«individu brutal»</em> ayant <em>«un pois chiche dans la tête»</em>, allant jusqu’à appeler l’armée à faire <em>«le ménage»</em> dans leur rang, en le limogeant. Il l’accusait notamment d’avoir manipulé le président Bouteflika impotent l’assurant de son soutien pour qu’il brique un cinquième mandat présidentiel, avant de se retourner contre lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La longue marche vers le sommet</h3>



<p>Né en 1937 à Sériana (Pasteur sous l’occupation française) près de Batna, dans le pays Chaoui, Khaled Nezzar commence sa carrière militaire dans les écoles préparatoires de l&rsquo;armée française à Miliana, Koléa et Aix-en-Provence, avant de rejoindre l’école de Strasbourg, puis Saint-Mexant, où il accomplit sa formation de sous-officier. En 1957, il déserte l’armée française pour rejoindre l’ALN, où il assure notamment la formation de futurs officiers. En 1964, il intègre l’Académie militaire Frounze en URSS, puis en 1975, l’Ecole de Guerre de Paris pour parfaire sa formation d’officier d’état-major.</p>



<p>Après avoir dirigé plusieurs régions militaires, il fait une ascension remarquée sous la présidence de Chadli Bendjédid. Il est nommé successivement commandant des forces terrestres en 1986, puis chef d’état-major, un poste clé dans l’Armée nationale populaire (ANP), en 1988, avant d’accéder au ministère de la Défense, en 1990, avec pour mission de réduire le terrorisme et de mettre hors la loi le FIS. Il est secondé par d’autres <em>«éradicateurs»</em> de l’armée, notamment le général de corps d’armée Mohammed Lamari. Il est alors accusé de<em> «crimes de guerre»</em>, d’<em>«exécutions extra-judiciaires»</em>, d’<em>«arrestations et de détentions arbitraires»</em>, par des officiers déserteurs, qu’il qualifie pour sa part d’<em>«officiers félons»</em>. Ils mobilisent contre lui des ONG de défense des droits de l’homme en France et en Europe. </p>



<p>En 2001, il est ainsi interpellé à Genève sur dénonciation de l’ONG suisse Trial, alors qu’invoquant son immunité, il contestait la procédure ouverte à son encontre. En 2018, la procédure a été confirmée par le Tribunal fédéral après que l’affaire eut été classée par le parquet Suisse, ce qui ouvre la voie à une reprise du procès.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/">Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : le ménage a commencé au sein de l’armée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/algerie-le-menage-a-commence-au-sein-de-larmee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/algerie-le-menage-a-commence-au-sein-de-larmee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2020 16:46:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelghani Rachedi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Médiène]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Chengriha]]></category>
		<category><![CDATA[Wassini Bouazza]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=294350</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre mois après son installation au palais d’El Mouradia, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le premier coup de balai dans le vaste ménage qui se prépare au sein de l’armée, avec l’appui du chef d’état-major Saïd Chengrih. Par Hassen Zenati Cela s’est passé en deux temps, trois mouvements, dans une totale discrétion et sans...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/algerie-le-menage-a-commence-au-sein-de-larmee/">Algérie : le ménage a commencé au sein de l’armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Wassini-Bouazza.jpg" alt="" class="wp-image-294351"/><figcaption><em>La chute du général Wassini Bouazza annonce d&rsquo;autres&#8230; </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Quatre mois après son installation au palais d’El Mouradia, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le premier coup de balai dans le vaste ménage qui se prépare au sein de l’armée, avec l’appui du chef d’état-major Saïd Chengrih</em></strong>.</p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-294350"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Cela s’est passé en deux temps, trois mouvements, dans une totale discrétion et sans le moindre remous, dans la pure tradition de la Grande Muette algérienne. Les sources officielles étant avares sur un sujet aussi sensible que l’armée, les informations sur l’affaire, qui vient de secouer le renseignement militaire, ont été divulguées par des sites indépendants réputés au fait des dossiers de l’armée:<em> ‘‘Algérie-patriotique’’</em> et <em>‘‘Algérie Part’’</em>, qui ont été relayés par le quotidien national<em> ‘‘El Watan’’</em>, référence de la presse écrite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le sort du général Wassini Bouazza est scellé</h3>



<p>Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI – contre-espionnage) depuis un peu plus d’un an, le général Wassini Bouazza s’est vu nommer sans préavis, il y a quelques jours, à travers une procédure inédite, un adjoint, le général Abdelghani Rachedi, pour le seconder à la tête de cette direction sensible de l’armée.</p>



<p>Le communiqué de la présidence, daté de mercredi 8 avril 2020, annonçant cette nomination surprise, précisait que le nouveau promu a reçu «de larges prérogatives». Autrement dit, il ne serait pas simplement le second de son supérieur hiérarchique, le général Wassini Bouazza, mais un premier-bis.</p>



<p>Et avant même que l’information n’ait été rendue publique, le général Abdelghani Rachedi était installé dans ses nouvelles fonctions, mardi 7 avril, par le chef d’état-major, le général-major Saïd Chengriha, à la demande du chef de l’Etat, qui est aussi chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale en exercice. Il n’aura attendu qu’à peine cinq jours, avant de se voir confier le plein exercice du poste de DGSI. Fait exceptionnel dans les annales militaires, la cérémonie d’installation a été reprise par la télévision publique. Elle a eu lieu sans la présence du titulaire – pour encore quelques jours – du poste.</p>



<p>Le général Abdelghani Rachedi avait notamment dirigé l’Institut des hautes études de sécurité nationale de Béni Messous, pépinière des officiers du renseignement algérien, et d’attaché militaire aux Emirats arabes unis (EAU), avec lesquels l’Algérie entretient un solide partenariat dans les industries militaires.</p>



<p>Pour les habitués du sérail algérien, la cascade d’événements rapprochés qui l’a porté au sommet du renseignement, à titre intérimaire pour l’instant, indiquait clairement que le sort du général Wassini Bouazza était scellé. Tôt ou tard, il serait appelé à céder son poste.</p>



<p>La prédiction n’a pas attendu longtemps pour être confirmée, lorsque moins d’une semaine après, on apprenait, lundi 13 avril, que son bureau au siège de la DGSI, à Ben Aknoun, sur les hauts d’Alger, avait été mis sous scellé. Quelques heures plus tard, il était interpellé à son domicile par la sécurité de l’armée pour être livré à la justice militaire de Blida. Placé sous mandat de dépôt, il doit désormais répondre des lourdes charges de<em> «haute trahison, enrichissement illicite et trafic d’influence»</em>, selon<em> ‘‘Algérie patriotique’’.</em></p>



<p>Réputé proche de l’ancien chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé par une fulgurante crise cardiaque le 23 décembre, le général Wassini Bouazza a connu une ascension rapide à l’ombre de ce dernier. Considéré comme <em>«l’homme fort»</em> des services algériens, il disposait de pouvoirs étendus, équivalant, disent les mêmes sources, à ceux que détenaient le général de corps d’armée Mohammed Médiène, alias Tewfic, limogé en septembre 2015 par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, après 25 ans à la tête des services secrets. Tewfic purge actuellement une peine de 15 ans de prison. Il était surnommé <em>«Rab Dzaïr» </em>(Dieu de l’Algérie) par la presse algérienne lorsqu’il était à l’apogée de son pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Wassini Bouazza était en sursis depuis décembre 2019</h3>



<p>Selon <em>‘‘El Watan’’,</em> le général Wassini Bouazza<em> «était sur la sellette depuis l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune à El Mouradia et du général-major Saïd Chengriha à la tête de l’état-major de l’ANP. (…) Tout le monde sait qu’entre le président et le patron de la DGSI, les relations n’étaient pas reluisantes. Cela transparaissait à travers les décisions, contre-décisions, résistance et opposition parallèle, qui suscitaient de lourdes interrogations au sein de l’opinion publique».</em></p>



<p>Les divers sites algériens situent l’origine de cette inimitié à la tentative du général Wassini Bouazza, en décembre 2019, de faire adouber par l’armée un des quatre rivaux de Abdelmadjid Tebboune à l’élection présidentielle, Azzedine Mihoubi, pour qu’il succède à Abdelaziz Bouteflika, à l’issue du long intérim du président du Sénat Abdelkader Ben Salah. Sa manœuvre ayant échoué et Abdelmadjid Tebboune ayant été finalement élu, il était considéré depuis en sursis.</p>



<p><em>‘‘El Watan’’</em> fait discrètement allusion à cet épisode controversé, en indiquant que <em>«depuis quelque temps, une enquête a été ouverte au niveau de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sur de nombreux dossiers liés à la gestion du général Wassini Bouazza, ses relais, ses intrusions dans le domaine politico-médiatique, etc.»</em></p>



<p>Dans son allocution d’installation du nouveau chef de la DGSI, lourdes de sous-entendus, le général-major Saïd Chengriha a ordonné aux cadres de ce service d’exécuter les ordres de leur nouveau supérieur <em>«dans l’intérêt du service, conformément au règlement militaire et aux lois de la République»,</em> souligne un communiqué du ministère de la Défense.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Saïd Chengriha ou le parcours ordinaire d’un officier algérien</h3>



<p>Natif d’El-Kantara, près de Biskra, Saïd Chengriha, 75 ans, est l’un des premiers bacheliers algériens à s’engager dans l’armée en 1963, un an après l’indépendance du pays. Il a fait ses classes d’officier à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan en France, et à la prestigieuse académie militaire Vorochilov de Moscou. Il est également diplômé de l’Ecole de guerre.<br>Se tenant à l’écart de la politique, il a hérité du poste de Ahmed Gaïd Salah à la tête de l’état-major un peu plus d’une année après avoir été nommé en 2018, à la tête des forces terrestres, qui constituent la colonne vertébrale de l’armée algérienne. C’est le parcours ordinaire d’un officier général algérien avant d’atterrir à la tête de l’état-major.</p>



<p>Dix jours avant ce premier coup de balai, le 26 mars, le président Tebboune et son chef d’état-major avaient apposé leur première marque sur l’institution militaire, en nommant le plus jeune général-major de l’armée, Mohammed Kaïdi, 59 ans, ingénieur d’Etat en informatique et homme de terrain, très impliqué dans la lutte anti-terroriste, à la tête du <em>«département emploi-préparation»</em> de l&rsquo;armée. Il s’agit d’un poste stratégique assurant la supervision, la coordination et la préparation de la totalité des forces armées terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que la représentation de l’Armée Nationale Populaire (ANP) aux réunions internationales.</p>



<p>Il succède ainsi à deux prestigieux aînés : les généraux Liamine Zeroual – l’ancien locataire d’El Mouradia de 1994 à 1999, en pleine guerre contre le terrorisme islamiste &#8211;, et Mohammed Lamari, pourfendeur du terrorisme. Des observateurs algériens destinent Mohammed Kaïdi à de plus hautes fonctions au sein de l’ANP. Son ascension vient de commencer, selon eux.<br>Après la <em>«liquidation»</em> du général Wassini Bouazza, Algérie patriotique prédit la prochaine mise à l’écart de plusieurs autres généraux, qui seraient remplacés par de plus jeunes, issus des grandes écoles militaires. Les nouvelles promotions devraient acter un changement de générations à la tête de l’ANP, avec l’effacement progressif des chefs militaires issus de l’ALN) – dont Ahmed Gaïd Salah avait été l’un des dernier en activité. Elles mettraient fin ainsi à l’ère des <em>«officiers politiques»</em> au profit des <em>«officiers professionnels»</em> dans le cadre de la <em>«professionnalisation»</em> en cours d’achèvement de l’armée algérienne.</p>



<p>Ces changements au sein de l’armée avaient été précédés par un éditorial de la revue El Djeïch, considérée comme le porte-parole de la haute hiérarchie militaire, se félicitant de la<em> «cohérence totale»</em> entre le président de la République et l’armée.</p>



<p><em>«Depuis son élection, le président Abdelmadjid Tebboune a démontré sa totale confiance dans l’institution militaire en saluant à maintes reprises le rôle de l’ANP dans la préservation des institutions de l’Etat, ainsi que la sauvegarde du pays de toutes tentatives de déstabilisation (…). La cohérence totale entre le président et l’ANP et l’intérêt qu’accorde le premier magistrat du pays à la sécurité et à la défense nationales, s’inspire de sa totale conviction de la nécessité de moderniser nos Forces armées pour qu’elles puissent mener leurs missions constitutionnelles et atteindre une disponibilité permanente pour faire face à toutes menaces possibles et relever tous les défis sécuritaires afin que notre pays en sorte victorieux»,</em> écrit notamment la revue de l’ANP.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/algerie-le-menage-a-commence-au-sein-de-larmee/">Algérie : le ménage a commencé au sein de l’armée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/15/algerie-le-menage-a-commence-au-sein-de-larmee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie-politique : La justice militaire relâche Louisa Hanoune</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/algerie-politique-la-justice-militaire-relache-luisa-hanoune/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/algerie-politique-la-justice-militaire-relache-luisa-hanoune/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 13:54:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Athmane Tartag]]></category>
		<category><![CDATA[Liamine Zéroual]]></category>
		<category><![CDATA[Louisa Hanoune]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Médiène]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal militaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=280362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison. Par Hassen Zenati La seule femme...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/algerie-politique-la-justice-militaire-relache-luisa-hanoune/">Algérie-politique : La justice militaire relâche Louisa Hanoune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Louisa-Hanoune.jpg" alt="" class="wp-image-280364"/></figure>



<p><strong><em> Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-280362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> La seule femme chef de parti en Algérie, Louisa Hanoune, 66 ans, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (gauche), a quitté la prison hier, lundi 10 février 2020, après avoir purgé la peine de trois ans, dont 9 mois fermes, à laquelle elle a été  condamnée en appel par le tribunal militaire de Blida. En première instance, elle avait été condamnée à 15 ans de prison fermes, en même temps que Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, et les généraux Mohammed Médiène, dit Taoufik, chef du service de renseignement pendant 25 ans, et son successeur Athmane Tartag, dit Bachir. Ils étaient tous poursuivis pour <em>«atteinte à l’autorité de l’armée»</em> et <em>«complot contre l’autorité de l’État».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un <em>«complot»</em> présumé et des coupables tout indiqué </h3>



<p>Mais en appel, le procureur militaire n’avait pas cité Louisa Hanoune parmi les auteurs du <em>«complot»</em> présumé, qui visait, selon l’accusation, la destitution du chef d’état-major en exercice, le général Ahmed Gaïd Salah (terrassé depuis d’une crise cardiaque), et de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim à la tête de l’Etat, en qualité de Premier ministre avec des prérogatives étendues. Le général Zéroual, qui s’était retiré à Batna (est), sa ville natale, depuis sa démission soudaine en septembre 1998, avait rejeté l’offre.</p>



<p> Les avocats de Louisa Hanoune ont plaidé la relaxe de cette accusation. Ils ont expliqué que leur mandante était dans son rôle d’acteur politique reconnu de prendre contact avec des<em> «décideurs»</em> à la recherche d’une solution à la profonde crise ouverte par la décision du président Abdelaziz Bouteflika, gravement malade, de se présenter pour un cinquième mandat, qu’elle n’était pas au courant de la décision de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim, et qu’elle était, ainsi que son parti, en faveur d’une transition politique dirigée par des personnalités consensuelles à coopter, et l’élection d’une Assemblée constituante pour refonder la constitution présidentialiste en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La gauche dénonce la «criminalisation de l’action politique»</h3>



<p> Louisa Hanoune a finalement été condamnée pour «non-dénonciation de crime» à 3 ans de prison, dont 9 mois fermes, alors que le Procureur militaire avait réclamé l’aggravation de sa peine de première instance, en la portant de 15 à 20 ans de prison ferme. Placée sous mandat de dépôt en mai 2019, elle a ainsi pu quitter la prison après avoir accompli la peine réduite qui l’a frappée. Il lui reste cependant à purger son sursis et ne pourra pas de ce fait reprendre la direction de son parti, qui s’est mobilisé pour sa libération, en dénonçant la <em>«criminalisation de l’action politique»</em> par le tribunal militaire. <em>«La place de Louisa Hanoune n’est pas en prison, mais parmi les militants»,</em> ont scandé de semaine en semaine ses partisans au sein du Hirak, à l’occasion de leurs marches hebdomadaires.</p>



<p> Le Tribunal miliaire a en même temps confirmé en appel la condamnation à 15 ans de prison ferme des généraux Tartag et Medienne, ainsi que celle de Saïd Bouteflika. Le Procureur miliaire s’est longuement employé à établir que l’accusation de «complot» était constituée. Les audiences se sont déroulées en l’absence du général Tartag qui a refusé de se présenter devant les juges. Selon les avocats, les trois condamnés n’excluent pas un pourvoi en cassation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vpEsWHzorf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/05/le-nombre-de-victimes-du-virus-corona-monte-et-le-prix-du-baril-de-petrole-baisse/">Le nombre de victimes du virus corona monte et le prix du baril de pétrole baisse</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le nombre de victimes du virus corona monte et le prix du baril de pétrole baisse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/05/le-nombre-de-victimes-du-virus-corona-monte-et-le-prix-du-baril-de-petrole-baisse/embed/#?secret=kGdgPNbS4q#?secret=vpEsWHzorf" data-secret="vpEsWHzorf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8p31gzMb5J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/le-maghreb-un-horizon-algero-tunisien/">Le Maghreb, un horizon algéro-tunisien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Maghreb, un horizon algéro-tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/le-maghreb-un-horizon-algero-tunisien/embed/#?secret=doclCfvYH5#?secret=8p31gzMb5J" data-secret="8p31gzMb5J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zTvLD677xe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/">Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/embed/#?secret=IyQuuFe9V8#?secret=zTvLD677xe" data-secret="zTvLD677xe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/algerie-politique-la-justice-militaire-relache-luisa-hanoune/">Algérie-politique : La justice militaire relâche Louisa Hanoune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/11/algerie-politique-la-justice-militaire-relache-luisa-hanoune/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2020 16:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Bouteflika]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=278424</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tous les vendredis, à l’issue de la prière hebdomadaire, des milliers de manifestants continuent à battre le pavé dans plusieurs villes d’Algérie en brandissant des banderoles hostiles au «système» de pouvoir, mais, faute de leadership et de programme concret, le mouvement tourne désormais à vide. Par Hassen Zenati Le rituel est immuable. Par petits groupes,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/">Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hirak-Algerie.jpg" alt="" class="wp-image-278428"/><figcaption><em>Le «hirak» mobilise encore mais pour combien de temps encore ? </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Tous les vendredis, à l’issue de la prière hebdomadaire, des milliers de manifestants continuent à battre le pavé dans plusieurs villes d’Algérie en brandissant des banderoles hostiles au «système» de pouvoir, mais, faute de leadership et de programme concret, le mouvement tourne désormais à vide. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-278424"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  Le rituel est immuable. Par petits groupes, les contestataires commencent par se rassembler sur une place publique pour attendre la fin de la prière du vendredi dans les mosquées environnantes. Dès que la prière est terminée, ils se précipitent vers la colonne de fidèles pour en prendre la tête dès la sortie de la mosquée et l’intégrer de fait dans leur marche. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Cela fait cinquante semaines que ça dure</h3>



<p> Formés de longue date à ce type d’encadrement sur les gradins des stades à l’occasion de chauds derbys, les meneurs sortent alors leurs drapeaux et des banderoles<em> «antisystème»</em> pour se lancer virtuellement à l’assaut de la «forteresse» du pouvoir aux cris de<em> «Yetnahaou gâa»</em> (<em>‘‘Qu’ils dégagent tous’’</em> – ou <em>‘‘Tous dehors’’</em>). Ils vont s’égosiller pendant quelques heures encore, en arpentant les chaussées désertées par leurs promeneurs habituels, sous les yeux d’une police désarmée, adossée à des fourgons alignés le long des trottoirs. Elle a pour ferme consigne de ne jamais se confronter aux manifestants, sauf à répondre aux provocations, ce qu’elle fait parfois mollement et d’autres fois d’une façon musclée sans jamais commettre l’irréparable. Des interpellations et pas de blessés. </p>



<p><em>  «Aucune goutte de sang ne doit couler pendant ces manifestations»</em>, avait ordonné le général <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Ahmed Gaïd Salah (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Ahmed Gaïd Salah</a>, chef d’état-major de l’armée. Il est à l’initiative de cette stratégie <em>«d’accompagnement»</em> de la protestation populaire, dont la mise en œuvre a été facilitée par le pacifisme des marcheurs (<em>«sylmia»</em>). Gaïd Salah suivra personnellement les opérations pendant des mois, jusqu’à son décès d’épuisement à la suite d’une crise cardiaque brutale à l’orée de sa 80e année</p>



<p> Cela fait cinquante semaines que ça dure depuis le 22 février 2019, lorsque des milliers de mécontents sont sortis dans la rue pour réclamer l’annulation de la  candidature pour un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. À la limite de la vie végétative depuis qu’il a été frappé par un AVC sévère en 2013, il ne se déplaçait plus que dans un fauteuil roulant, le regard vide, la voix inaudible, incapable d’articuler. Depuis des années, il était sous l’influence d’un entourage orchestré par son frère cadet et conseiller, Saïd Bouteflika, secondé par quelques généraux du premier cercle, qui se seraient accaparés le sceau présidentiel pour sceller des documents officiels, qui se sont avérés être des faux grossiers. Victime, semble-t-il, d’abus de faiblesse à répétition, M. Bouteflika n’aspirait plus, selon diverses indiscrétions, qu’à mourir en fonction pour, consécration suprême, bénéficier de funérailles nationales. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La colère du peuple contre l’immobilisme du pouvoir</h3>



<p> L’immobilisme gagnait inexorablement le pays vivant au voisinage de poudrières menaçant directement sa sécurité à ses frontières sud-est et sud (Libye, Mali), et dont les réserves en devises s’épuisaient au rythme de la chute des prix internationaux des hydrocarbures, son quasi-unique produit d’exportation. </p>



<p>C’est cette léthargie à la tête de l’Etat qui souleva la colère du peuple, dont l’orgueil fut atteint par l’image déplorable que lui renvoyaient les média du monde de la déliquescence des institutions nationales et des manœuvres d’une oligarchie financière <em>«sans pitié»</em>, selon une expression locale, qui s’était accaparé l’essentiel des richesses du pays et se préparait à capter l’héritage politique.</p>



<p> Le <em>«hirak»</em> (mouvement de contestation), nom emprunté aux activistes voisins du nord marocain, s’installa dans la rue. Présenté comme un mouvement<em> «spontané»</em>, il ne tarda pas à révéler qu’il avait un encadrement de militants aguerri, et un <em>«moteur» </em>politique, qui est une coalition de circonstance entre extrémistes islamistes, dernier carré de militants du défunt Front islamique du salut (FIS), qui aspirait dans les années 1990 à établir un<em> «Etat islamique»</em>, à l’exemple de l’Iran, et des berbéristes, issus de l’Académie berbère créée en France à la fin des années 1960, qui récusaient la légitimité de l’Etat issu de la guerre de libération en 1962, aspiraient, pour certains, à la sécession de la Kabylie, leur bastion territorial, mettaient en cause la culture arabo-islamique et la langue arabe comme langue nationale, ainsi que l’appartenance de l’Algérie à l’aire politique arabe. Se réclamant du Congrès Mondial Amazigh, patronné par des Marocains, certains berbéristes manifestent même une claire volonté de mainmise sur l’ensemble du Maghreb, rebaptisé Tamazgha, pour le démarquer totalement de l’histoire arabe et musulmane de la région.</p>



<p> Le <em>«hirak»</em> remportera deux victoires majeures : la renonciation de M. Bouteflika à sa candidature pour un cinquième mandat et sa démission immédiate, ainsi que le report des élections présidentielles au-delà des 90 jours fixés par la Constitution pour pourvoir à sa succession à la tête de l’Etat. </p>



<p> Ce double succès fut confortée par une opération <em>«main propres» </em>déclenchée contre plusieurs dizaines de responsables soupçonnés de corruption, dont deux Premiers ministres, plusieurs ministres, les principales figures de l’oligarchie financière, quelques généraux, plusieurs gouverneurs de province et un menu fretin constitué de sous-préfets, maires, directeurs d’établissements et d’entreprises publiques, ou de services extérieurs de l’Etat. Ils croupissent depuis à la prison centrale d’El Harrach (banlieue proche d&rsquo;Alger) en attendant leur procès pour des chefs d’inculpation qui pourraient leur valoir plusieurs années d’emprisonnement, de très fortes amendes, de longues périodes d’inéligibilité, en plus de la privation pour certains d&rsquo;entre eux de leurs droits civiques. </p>



<p> Arrêtés dès la destitution de M. Bouteflika, Saïd Bouteflika et deux généraux complices : Mohammed Médiène, dit Taoufik, tout puissant <em>«patron»</em> des renseignements pendant vingt cinq ans, et son successeur Athmane Tartag, ont été condamnés de leur côté par le Tribunal militaire de Blida à 15 ans de prison chacun, pour complot contre l&rsquo;armée. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le «hirak» s’est obligé lui-même à tourner à vide</h3>



<p> Mais le travail d’obstruction du<em> «hirak» </em>ne parvint pas à entraver le fonctionnement du pays, malgré des appels récurrents à la <em>«grève générale»</em>, ni à bloquer la marche vers une élection présidentielle, dont les contestataires ne voulaient en aucune façon. Celle-ci eut finalement lieu le 12 décembre dernier, avec un temps de retard, et permit l’élection d’un successeur légitime à M. Bouteflika, malgré un taux de participation faible de 49%. </p>



<p> Arc-bouté sur des revendications extrêmes répétées toutes les semaines comme une litanie sans fin, refusant d’élire ou de désigner des représentants pour prendre langue en son nom avec les autorités, rejetant par principe tout contact avec ces dernières, le <em>«hirak»</em> en est réduit depuis quelques semaines à tourner à vide, à courir comme un canard sans tête. Les plus magnanimes ne voient plus dans ses marches hebdomadaires, rassemblant de moins en moins de monde, que des sorties festives pour jeunes désœuvrés sevrés de tout divertissement. Les plus réalistes concluent à l’échec d&rsquo;un mouvement sans programme, qui a démontré sa faiblesse politique, et à l’impasse, alors que les autorités se sont attelées avec célérité après l&rsquo;élection présidentielle, à la préparation de la phase suivante, l’après-hirak, soit l’édification d’une<em> «Algérie Nouvelle</em>», selon le vœu exprimé par le président Abdelmadjid Tebboune. </p>



<p> Depuis son entrée à El Mouradia, le nouveau chef de l&rsquo;Etat, qui a reçu l’appui public de la haute hiérarchie militaire, a lancé plusieurs chantiers lourds : la révision de la Constitution afin de séparer les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) et rééquilibrer les attributions au sein de l’exécutif entre le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, la réévaluation du système éducatif et universitaire que de nombreux experts qualifient de <em>«délabré»</em>, et la mise sur pied d’un nouveau modèle de développement, fondé sur l’économie du savoir, en faisant appel aux «<em>start-ups»</em> et en rompant avec l’économie de rente et un<em> «Etat providence»</em> budgétivore alors que les revenus des hydrocarbures ne cessent de s’amenuiser. Les premiers résultats de ce<em> «brain storming»</em> devraient apparaître avant la fin de l’année, mais leur mise en œuvre prendra sans doute plusieurs années. </p>



<p> En réalité, le <em>«hirak»</em> semble s’être fourvoyé entre ceux qui, les yeux fixés sur le rétroviseur, tentaient, dans une sorte de bégaiement de l’histoire, de dupliquer la révolution française de 1789, ceux qui, vivant à contre-courant de la modernité, aspiraient à une révolution islamique, voire au califat, et ceux qui, très réalistes, comme terre-à-terre, reconnaissant que le rapport de force n’est pas en leur faveur, s’appuient sur la multitude bruyante en marche pour exister, mais préfèrent rester en embuscade dans un prudent <em>«wait and see»</em> opportuniste. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O62u6yk4Vc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/03/algerie-un-gouvernement-douverture-mesuree/">Algérie : un gouvernement d’ouverture mesurée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : un gouvernement d’ouverture mesurée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/03/algerie-un-gouvernement-douverture-mesuree/embed/#?secret=eCy9SgXKBU#?secret=O62u6yk4Vc" data-secret="O62u6yk4Vc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DWHj5ikzBG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/">Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/embed/#?secret=b38VEOKEJz#?secret=DWHj5ikzBG" data-secret="DWHj5ikzBG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nyUC4LP1PZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/">Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/embed/#?secret=3fssjFjlii#?secret=nyUC4LP1PZ" data-secret="nyUC4LP1PZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/">Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Abdelaziz Jerad, un Premier ministre en dehors des cercles familiers du pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/algerie-abdelaziz-jerad-un-premier-ministre-en-dehors-des-cercles-familiers-du-pouvoir/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/algerie-abdelaziz-jerad-un-premier-ministre-en-dehors-des-cercles-familiers-du-pouvoir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Dec 2019 09:31:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Liamine Zéroual]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=268655</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déjoué tous les pronostics en confiant à un «illustre inconnu», Abdelaziz Jerad, la tâche de former le premier gouvernement post-hirak. Une façon de se rapprocher de ce dernier et d’affirmer sa propre autorité à l’aube d’un mandat qui s’annonce difficile. Par Hassen Zenati Bousculé par le temps alors que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/algerie-abdelaziz-jerad-un-premier-ministre-en-dehors-des-cercles-familiers-du-pouvoir/">Algérie : Abdelaziz Jerad, un Premier ministre en dehors des cercles familiers du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Abdelmajid-Tebboune-et-Abdelaziz-Jerad.jpg" alt="" class="wp-image-268656"/></figure>



<p><strong><em>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déjoué tous les pronostics en confiant à un «illustre inconnu», Abdelaziz Jerad, la tâche de former le premier gouvernement post-hirak. Une façon de se rapprocher de ce dernier et d’affirmer sa propre autorité à l’aube d’un mandat qui s’annonce difficile. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-268655"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Bousculé par le temps alors que la rue a poursuivi ses grondements vendredi, le président Abdemadjid Tebboune a sorti de son chapeau une personnalité inattendue, un <em>«illustre inconnu»</em>, selon l&rsquo;expression consacrée, auquel il a confié la tâche de former le premier gouvernement post-hirak.</p>



<p> Abdelaziz Jerad, 65 ans, natif de Kenchela dans le massif des Aurès, à 400 kms à l’est d’Alger et 100 kms à l’est de Batna, n’est pas très connu au sein dans la classe politique algérienne, bien qu’ayant occupé des postes importants au sein de l’Etat. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le parcours d’un technocrate au-dessus de tout soupçon</h3>



<p> Docteur en sciences politiques de l’Université de Paris Nanterre, il entre au Palais d’El Mouradia, siège de la Présidence de la République, en qualité de conseiller diplomatique du président de la direction collective, le Haut Comité d’Etat (HCE), le colonel de l’Armée de Libération Nationale (ALN), Ali Kéfi, après la destitution en douceur du président Chadli Bendjedid par les généraux<em> «janvieristes»</em> en 1991. Il sera nommé ensuite Secrétaire général de la Présidence par le général Liamine Zéroual, qui venait d’être élu pour prendre la suite du HCE.</p>



<p> Membre du Bureau Politique (BP) du Front de Libération Nationale (FLN), au début de l’ère de Abdelaziz Bouteflika, sous la direction de Ali Benflis, il en a été écarté en 2003, subissant le sort de son <em>«mentor»</em>, candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel en 2019, après l’avoir été à deux reprises face au président déchu. Il sera également évincé de son poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Professeur des relations internationales à la faculté d’Alger et à l’Ecole nationale d’administration, il dirigera cette dernière pendant cinq ans, tout en se consacrant à la rédaction de plusieurs ouvrages spécialisés.</p>



<p> En 2016, Abdelaziz Jerad tente un retour au FLN en crise, en qualité de membre du Comité Central, mais il ne tardera pas à le quitter ne se trouvant pas d’atomes crochus avec le Secrétaire national d’alors Djamal Ould Abbès, proche de Bouteflika. Oul Abbès est détenu actuellement à la prison civile d’El Harrach sous plusieurs chefs d’accusations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Prise de distance vis-à-vis d’un «hirak» devenu nihiliste</h3>



<p> Pris de court par l’émergence du<em> «hirak»,</em> il appelle dans un premier temps les autorités à négocier avec les manifestants pour une sortie consensuelle de la crise, mais, il est vite dérouté par l’attitude <em>«nihiliste»</em> des protestataires qui refusent de désigner des représentants à un quelque dialogue que ce soit avec le gouvernement en place, en réduisant leurs revendications à un slogan unique : <em>«Yetnahaou Gaa»</em> (Qu’ils s’en aillent tous). <em>«Quand on constate qu’il y a des slogans qui remettent en cause la direction de l’armée et l’institution militaire, et une violence extraordinaire sur les réseaux sociaux sans qu’il y ait aucune proposition pour trouver une solution à la crise, tout cela suscite des réactions négatives»</em>, tranche-t-il. Cette prise de distance a sans doute joué en sa faveur au moment du choix.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La surprise du chef… </h3>



<p> Pour Abdelmadjid Tebboune, qui récolte quelques uns des lauriers décernés à l’occasion des funérailles nationales et populaires de son mentor, le général Ahmed Gaïd Salah, la nomination d’un Premier ministre en dehors des cercles familiers du pouvoir et sans en référer au FLN et à son frère-ennemi le RND, qui détiennent la majorité à l’Assemblée nationale, était une occasion d’affirmer sa propre autorité. Une rumeur persistante courait les allées du pouvoir jusqu’au décès d’Ahmed Gaïd Salah, selon laquelle le poste de Premier Ministre reviendrait au ministre de Affaires Etrangères, Sabri Boukaddoun, qui l’assure par intérim depuis la démission de Noureddine Bedoui, le jour même de l’intronisation du nouveau président de la République.</p>



<p> Parmi les postes les plus délicats qui seront à pouvoir au sein du nouveau gouvernement, celui de ministre de la défense est le plus délicat. La nomination échappe au Premier ministre pressenti, et dépend partiellement seulement du chef de l’Etat lui même. Il lui faut la négocier avec les chefs militaires, pointilleux quand il s&rsquo;agit de leur champ de compétence. </p>



<p> Depuis la chute du président Ahmed Ben Bella en 1965, ce portefeuille revenait de facto au chef de l’Etat, Houari Boumediene, d’abord, puis Chadli Bendjedid. Ce dernier a cependant consenti à la fin de son dernier mandat, à le céder au général Khaled Nezzar, chef d’état-major de l’ANP. Abdelaziz Bouteflika remettra les pendules à l’heure en reprenant la main sur le Tagarin, siège du ministre de la Défense, mais, terrassé par un AVC, fatigué, à bout de forces, il sera poussé à désigner un vice-ministre de la Défense, occupant en même temps les fonctions de chef d’état-major. Ce sera le général Ahmed Gaïd Salah. Depuis 2013, il était le ministre de fait de la Défense, sans jamais le dire, ni même le laisser entendre, respectant ainsi l’ordre constitutionnel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/algerie-abdelaziz-jerad-un-premier-ministre-en-dehors-des-cercles-familiers-du-pouvoir/">Algérie : Abdelaziz Jerad, un Premier ministre en dehors des cercles familiers du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/algerie-abdelaziz-jerad-un-premier-ministre-en-dehors-des-cercles-familiers-du-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Dec 2019 08:14:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Bouteflika]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=267402</guid>

					<description><![CDATA[<p>Patron de l’armée, homme fort du régime, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a tiré sa révérence après s’être épuisé pendant dix mois à tenir à bout de bras une Algérie qui risquait à tout moment de basculer dans l’aventure. Sauveur des institutions ou sauveur du système ? L’histoire seule le dira. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/">Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/General-Gaid-Salah.jpg" alt="" class="wp-image-219115"/></figure>



<p> <strong><em>Patron de l’armée, homme fort du régime, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a tiré sa révérence après s’être épuisé pendant dix mois à tenir à bout de bras une Algérie qui risquait à tout moment de basculer dans l’aventure. Sauveur des institutions ou sauveur du système ? L’histoire seule le dira.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-267402"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  Il y  a des destins qui s’écrivent en catimini et qui s’accomplissent, à pas feutrés, en silence. Celui de Ahmed Gaïd Salah est de ceux là. Personne ne l’attendait là ou il a émergé, s’approchant à pas assurés et fermes des sommets. Personne n’aurait parié un fifrelin sur lui. Non, qu’il était effacé, sorte de<em> «petit chose»</em> des casernes, mais, il avait choisi d’affronter l’adversité en traçant sa voie sans bruit et sans se retourner. </p>



<p> Peu porté sur les discours colorés, rouge vif ou rose bonbon, vert bouteille ou blanc neige, qui se sont succédé en Algérie au gré des hommes et des circonstances, depuis que jeune adolescent, il a rejoint le maquis, en 1957, à 17 ans, il s’est construit sous le feu de  la mitraille ennemie autour de trois certitudes qui l’accompagneront jusqu’à dans sa tombe du Carré des Martyrs d’El Alia, à la sortie d’Alger: l’Algérie d’abord, l’Etat ensuite, l’Armée enfin. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un homme du maquis </h3>



<p> À près de 80 ans – natif de Aïn Yagout dans le pays Chaoui, le 13 janvier 1940, il aurait dû les fêter dans moins d’un mois – il était l’un des derniers vétérans du maquis, le dernier moudjahid en activité. </p>



<p> Ahmed Gaïd Salah fera en effet toute sa carrière sous les deux uniformes de l’Armée de libération nationale (ALN), puis de l’Armée nationale populaire (ANP), sans cesser toute sa vie de répéter que l’ANP restera à jamais l’héritière de l’ALN, porteuse, comme elle, d’un projet de société, garante des idéaux <em>«novembristes»</em>, inscrits dans la proclamation du 1er novembre 1954, qui avait donné le signal le l’entrée en guerre contre la colonisation française en Algérie. <em>«Pouvez-vous imaginer un instant que j’aie pu oublier mes compagnons tombés au combat (chouhadas), que j’ai eu à enterrer de mes propres mains»,</em> s’est-il récemment exclamé devant de jeunes recrues, la voix étranglée par l’émotion.</p>



<p> Revenu du maquis sans aucune formation académique, il entreprendra d’acquérir un bagage professionnel, en commençant par une formation de mise à niveau au sein de l’ANP naissante, avant de rejoindre l’Académie militaire soviétique d’artillerie de Vystrel, d’où il sortira officier. Il participera à ce titre, côté égyptien, aux deux guerres contre Israël de 1967 et 1973. Rigoureux, proche de ses hommes, exigeant et pointilleux sur la discipline, il se hissera à son rythme dans la hiérarchie militaire, occupant diverses fonctions de commandement, notamment aux frontières ouest et sud, alors en proie à des convulsions dans les pays voisins. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un des piliers du régime sous Bouteflika</h3>



<p> En 1994, en pleine «décennie noire» de lutte contre l’islam politique, il est promu généra-major et nommé commandant des forces terrestres, colonne vertébrale de l’ANP, et principal corps de bataille contre les groupes armés. En 2003, il manque de peu d’être envoyé à la retraite par son chef hiérarchique, le général Mohammed Lamari, mais l’intervention du président Abdelaziz Bouteflika, qui supportait mal l’ombre envahissante de ce dernier, le sauve de justesse. Maintenu à son poste, il le remplacera bientôt, en 2004, à la tête de l’état-major, devenant ainsi un des piliers du régime, gardien des institutions, selon la loi fondamentale du pays. En 2013, alors que le chef de l’état malade, commençait à donner des signes d’essoufflement, nouvelle promotion. Il met un pied dans l’étrier politique en entrant au gouvernement avec le titre de vice-ministre de la Défense, dont le titulaire en Algérie est le président de la République, qui est en même temps commandant en chef des armées. </p>



<p> De solides liens se tissent entre les deux hommes, au-delà de la méfiance instinctive que Abdelaziz Bouteflika, lui même ancien commandant de l’ALN, nourrissait à l’égard de l’armée, dont le poids lui semblait encombrant au vu de ses propres prérogatives :<em> «Lorsque j’étais officier, les généraux d’aujourd’hui étaient en culottes courtes. Je ne serai pas un trois quart de président»,</em> disait-il souvent à ses interlocuteurs étrangers. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Légaliste jusqu’au bout, il ne franchira jamais les lignes rouges</h3>



<p> La tutelle de Bouteflika sur la Défense devenant de moins en moins contraignante, en raison de son état de santé en dégradation continue, Gaïd Salah devient de fait le <em>«patron»</em> de la Défense. Mais, légaliste jusqu’au bout, il ne franchira jamais les lignes rouges qui pouvaient faire de lui un <em>«putschiste».</em> Il sait ce qu’il en avait coûté in fine à ses prédécesseurs que l’on appelait les <em>«janviéristes»</em>, tombeurs du président Chadli Bendjédid. Il n’était pas près de rééditer leur expérience. </p>



<p> Cependant, lorsque, fin janvier 2019, le chef de l’Etat, manifestement impotent, se déplaçant sur une chaise roulante, incapable d’articuler, et dont l’attention ne pouvait plus être sollicitée plus de quelques poignées de minutes par jour, est poussé par un cercle d’intimes orchestré par son frère et conseiller, Saïd Bouteflika, à solliciter un cinquième mandat présidentiel, le devoir d’Etat l’emporte chez Gaïd Salah sur le devoir d’amitié et de fidélité. Il fait discrètement pression pour que la<em> «issaba»</em> – c’est ainsi qu’il appellera désormais l’entourage présidentiel – se reprenne. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un accompagnateur attentif du «hirak» populaire</h3>



<p> Bientôt la rue entre en ébullition. Elle est occupée deux jours par semaine, les mardi et vendredi, par un<em> «hirak»</em>, qui trouvera auprès de lui un accompagnateur attentif, mais aussi un censeur intransigeant pour les intrus qui, au delà de l’annulation de la candidature de Bouteflika, poussaient vers l’ouverture d’une période de transition porteuse de périls, selon l’état-major, qui ne cesse d’évaluer les fragilités de l’Algérie. Parmi celles-ci, plusieurs milliers de kilomètres de frontière à l’est, au sud, et à l’ouest, dont certaines sont embrasées et d’autres bien chaudes. </p>



<p> À ces menaces exogènes, s’ajoutent d’autres endogènes, autour de l’identité du pays et ses constantes nationales (arabité, islam, amazighité), régulièrement interrogées à l’occasion de crises politiques ouvertes ou feutrées. Gaid Salah s’adosse alors à la constitution pour <em>«conduire l’Algérie à bon port»</em>, selon son expression favorite. Il ne lâchera pas prise malgré la pression de la rue et les quolibets qui l’accablent en même temps que ses pairs généraux voués toutes les semaines, dix mois durant, <em>«à la poubelle» </em>par un<em> «hirak»</em> plus intransigeant que jamais. Il multiplie les visites d’inspection dans les régions militaires. Occasions pour étaler ses forces, d’une part en pesant psychologiquement sur la rue, mais aussi pour  superviser des exercices à balles réelles au milieu du désert. Sous son autorité, l’armée algérienne s’est professionnalisée et acquis des compétences qui lui sont reconnus par les experts internationaux. </p>



<p> Le chef d&rsquo;état-major a profité de sa proximité avec le président Bouteflika et de la manne pétrolière du début du siècle pour moderniser et élever le niveau de son équipement, essentiellement auprès de la Russie. Elle est nettement mieux entraînée. Selon Gobal Fire Power 2019, elle est classée au 27e rang dans le monde, première au Maghreb, 2e en Afrique, après celle de l’Egypte, avec une marine, des forces blindées, des forces aériennes et de défense arienne solidement implantées et bien équipées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Opération «mains propres» et ouverture des dossiers de corruption </h3>



<p> Jouant à fond la carte constitutionnelle, Gaid Salah ne déviera pas de la feuille de route tracée par l’état-major, avec pour strictes consignes : pas de confrontation directe entre forces e l’ordre et manifestants, et un pari audacieux : aucune goutte de sang ne doit être versée. Il tiendra ses deux engagements. Les interpellations se limiteront à quelques centaines de personnes et les condamnations à quelques dizaines. Les premiers condamnés viennent d’être libérés après avoir purgé leur peine. En même temps qu’un dialogue politique proposé aux forces d’opposition pour l’organisation d’un scrutin présidentiel sous la supervision, pour la première fois, d’une Autorité indépendante des élections, avec la mise à l’écart notamment du ministère de l’Intérieur, soupçonné à chaque scrutin de fraude, il déclenche une opération <em>«mains propres»</em>, qui se traduira par l’ouverture de lourds dossiers de corruption, impliquant deux Premiers ministres de l’ère Bouteflika, plusieurs ministres et une pelletée d’hommes d’affaires présumés véreux. Leurs procès se poursuivent devant une justice qui a reçu pour consigne d’<em>«aller jusqu’au bout»</em>. Le frère du président déchu, Saïd Bouteflika, et son clan, la <em>«issaba»</em>, notamment l’ancien chef des renseignements le général Médiène, dit Toufik, dit aussi Rab Edzaïr (Dieu de l’Algérie), ont pour leur part subi les rigueurs du tribunal militaire de Blida, pour avoir trempé dans un complot contre la sûreté de l’Etat, selon l’accusation. Ils ont écopé de quinze à vingt ans de réclusion.</p>



<p> Gaid Salah aura eu à peine le temps de savourer ses victoires. Quatre jours après l’installation d’un nouveau président élu, Abdelmadjid Tebboune, avec un score faible, sans doute, mais <em>«raisonnable»</em> vu les circonstances, disent les analystes algériens, à l’issue d’une campagne électorale hachée, laborieuse, marquée par une chasse implacable des candidats menée des activistes les plus échevelés du <em>«hirak»</em>, il est terrassé par une crise cardiaque, qui plonge tout le pays dans la stupeur. </p>



<p> Certes l’Algérie est entre les mains d’un président légitime, dont le premier acte a été de tendre la main au<em> «hirak»</em> pour un dialogue sans préalables en vue de fonder une<em> «Algérie nouvelle»</em>, selon son leitmotiv. L’armée a été confiée à un proche compagnon du défunt, le général Saïd Chengriha, chef des forces terrestres, l’un des premiers bacheliers de l’indépendance qui a choisi la carrière militaire et a connu au sein de l’ANP une ascension que ses pairs qualifient volontiers de <em>«méritée»,</em> à l’ombre de son mentor. Le nouveau tandem permettra-t-il de stabiliser les choses et de remettre sur rails la lourde locomotive algérienne ?</p>



<p> Quant à Gaïd Salah, l’histoire retiendra sans doute qu’il a su maîtriser les événements, faisant preuve d’un sang froid remarquable face à l&rsquo;adversité. Il aura mérité à ce titre la plus haute distinction politique du pays, réservée en théorie aux civils, dont l’a gratifié le président Tebboune à titre <em>«exceptionnel»,</em> a-t-il précisé. Mais si pour la majorité de ses concitoyens, qui lui ont multiplié les signes de reconnaissance depuis sa disparition, il aura sauvé l’Etat et ses institutions du naufrage, d’autres, qui appellent encore à manifester, estiment qu’il n’a fait que sauver un<em> «système»</em>, dont il était un des rouages principaux, et qu’ils appellent à démanteler.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qiPSWCbt5k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/">France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/embed/#?secret=Xc5oLDTSe5#?secret=qiPSWCbt5k" data-secret="qiPSWCbt5k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="249mJVgPyy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/">Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/embed/#?secret=qn4qDDhb3c#?secret=249mJVgPyy" data-secret="249mJVgPyy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Wd2oWSzq4q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/">L’Algérie à la veille d’une échéance décisive</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Algérie à la veille d’une échéance décisive » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/embed/#?secret=MqdiSYgr1P#?secret=Wd2oWSzq4q" data-secret="Wd2oWSzq4q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/">Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le président Tebboune s’engage à «mettre l’Algérie à l’abri du pouvoir d’une seule personne»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/le-president-tebboune-sengage-a-mettre-lalgerie-a-labri-du-pouvoir-dune-seule-personne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/le-president-tebboune-sengage-a-mettre-lalgerie-a-labri-du-pouvoir-dune-seule-personne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2019 15:29:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Bensalah]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=265856</guid>

					<description><![CDATA[<p>En prêtant serment et en prêtant serment, aujourd’hui, jeudi 19 décembre 2019, le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune a longuement remercié le chef d’État par intérim, Abdelkader Bensalah, et le chef d’état-major dont il est proche, Ahmed Gaïd Salah, qu’il a décorés de l’ordre de mérite national au rang de Sadr. «Aujourd’hui, et en tant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/le-president-tebboune-sengage-a-mettre-lalgerie-a-labri-du-pouvoir-dune-seule-personne/">Le président Tebboune s’engage à «mettre l’Algérie à l’abri du pouvoir d’une seule personne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Abdelmajid-Tebboune-1.jpg" alt="" class="wp-image-265859"/></figure>



<p><strong><em> En prêtant serment et en prêtant serment, aujourd’hui, jeudi 19 décembre 2019, le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune a longuement remercié le chef d’État par intérim, Abdelkader Bensalah, et le chef d’état-major dont il est proche, Ahmed Gaïd Salah, qu’il a décorés de l’ordre de mérite national au rang de Sadr.</em></strong></p>



<span id="more-265856"></span>



<p> <em>«Aujourd’hui, et en tant que président de la République, il me faut vous rappeler les principaux engagements que j’ai pris durant ma campagne»</em>, a lancé M. Tebboune, avant de rappeler ces engagements, à savoir <em>«la modification de la Constitution»</em>, qui constitue pour lui <em>«la base pour la construction de la nouvelle République.» </em></p>



<p><em> «Cette révision aura lieu durant les premiers mois de ma présidence pour ne pas dire, les premières semaines. Cela répond aux demandes du peuple exprimé par le Hirak, cette Constitution qui limitera le nombre de mandats présidentiels à deux et qui reverra à la baisse les prérogatives du président. Ceci afin de mettre l’Algérie à l’abri du pouvoir d’une seule personne. Une Constitution qui sépare réellement les pouvoirs. Une Constitution qui n’accordera au responsable corrompu aucune immunité devant la justice. Cette Constitution doit aussi garantir les libertés personnelles et collectives, le droit de l’homme et la liberté de la presse»</em>, a souligné le successeur du président Abdelaziz Bouteflika qui a régné une vingtaine années de 1999 à 2019.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong> I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/le-president-tebboune-sengage-a-mettre-lalgerie-a-labri-du-pouvoir-dune-seule-personne/">Le président Tebboune s’engage à «mettre l’Algérie à l’abri du pouvoir d’une seule personne»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/19/le-president-tebboune-sengage-a-mettre-lalgerie-a-labri-du-pouvoir-dune-seule-personne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 10:40:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[courant berbériste]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[hizb França]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=264481</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Algérie vient d’élire son nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, avec un confortable score (58,15%), mais la France semble attendre une «troisième mi-temps» entre le «hirak» (contestation de rue) et les autorités avant de se prononcer sur l’avenir des relations franco-algériennes. Une nouvelle crispation à l’horizon… Par Hassen Zenati * Lèvres pincés et visage pâle, le président...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/">France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Emmanuel-Macron-Abdelmajid-Tebboune.jpg" alt="" class="wp-image-264492"/></figure>



<p><strong><em> L’Algérie  vient d’élire son nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, avec un confortable score (58,15%), mais la France semble attendre une «troisième mi-temps» entre le «hirak» (contestation de rue) et les autorités avant de se prononcer sur l’avenir des relations franco-algériennes. Une nouvelle crispation à l’horizon…  </em></strong></p>



<p> Par<strong> Hassen Zenati </strong>*</p>



<span id="more-264481"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Lèvres pincés et visage pâle, le président français Emmanuel Macron a réagi quasi-instantanément à l’élection de Abdelmajid Tebboune à la tête de l’Algérie, à l’issue d’une campagne électorale mouvementée et d’un scrutin sous haute pression de la rue. </p>



<p> D’habitude bavard, intarissable même dès qu’il se saisit d’un micro, disent certains de ses persifleurs, il s’est contenté de peu de mots, en marge d’un Conseil européen à Bruxelles, pour dire qu’il avait <em>«pris note de l’annonce officielle que M. Tebboune a remporté l’élection présidentielle algérienne dès le premier tour». </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tenir compte des revendications de la rue </h3>



<p> La précision n’est sans doute pas fortuite. Elle ne manque pas de malice, alors que les projections prévoyaient un second tour entre deux des cinq candidats en lice arrivés en tête. <em>«Je souhaite simplement que les aspirations exprimées par le peuple algérien trouvent une réponse dans le dialogue qui doit s’ouvrir entre les autorités et la population. Il appartient aux Algériens d’en trouver les voies et moyens dans le cadre d’un véritable dialogue démocratique et je leur dis, avec respect et amitié, que dans ce moment crucial de leur histoire, la France se tient à leurs côtés»</em>, a souligné, préoccupé, mais laconique, le président français. </p>



<p> En revanche, pas un mot de félicitations dans son propos, comme le veut le protocole entre Etats dans les mêmes circonstances, ni même une allusion, aussi vague soit-elle, à l’avenir de la coopération à promouvoir sur des dossiers communs, comme l’a souhaité pour sa part quasiment au même moment, le président des Etats-Unis Donald Trump dans un message prestement expédié de la Maison Blanche à El-Mouradia. <em>«Nous avons hâte de travailler avec le président élu Abdelmadjid Tebboune afin de promouvoir la sécurité et la prospérité dans la région»,</em> dit le message américain, sans omettre de signaler que<em> «depuis un an </em>(dix mois en fait)<em>, le peuple algérien a exprimé ses aspirations non pas seulement dans les urnes, mais également dans la rue»</em>. L’appel est on ne peut plus clair pour qu’il soit tenu compte par les autorités des revendications de la rue dans le cadre de bonnes relations entre les deux pays.</p>



<p> La réaction rapide de Abdelmadjid Tebboune à Emmanuel Macron a été puisée dans le même tonneau : <em>«Je ne lui répondrai pas, a-t-il dit à brûle pourpoint, quelque peu courroucé, sans citer le nom du président français. Il n’a qu’à vendre sa marchandise dans son pays, moi, je suis l’élu du peuple algérien, et je ne reconnais que le peuple algérien qui m’a élu». </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> «Hizb França» et le courant berbériste </h3>



<p> Déjà, en pleine campagne électorale, Abdelmajid Tebboune s’en est pris à ce qu’on appelle en Algérie <em>«hizb França»</em> (le parti de la France). Formé, selon la<em> vox populi</em>, des <em>«résidus»</em> de l’ère coloniale, il est régulièrement soupçonné de manipuler les mécontents pour maintenir l’Algérie dans le giron de l’ancienne<em> «mère patrie»</em>. </p>



<p> Une déclaration du ministre français des Affaires européennes et étrangères, Jean-Yves Le Drian, souhaitant, à l’apogée du <em>«hirak»</em>, que <em>«les Algériens trouvent ensemble les chemins d’une transition démocratique», </em>semble avoir mis le feu aux poudres, les autorités rejetant catégoriquement toute idée de transition, qui leur rappelle les <em>«printemps arabes»</em> abhorrés, dont ils gardent un mauvais souvenir. Les autorités attribuent d&rsquo;ailleurs à ce<em> «hizb frança»</em>, la fièvre qui s’est soudainement saisie de la rue en février dernier, en mettant à profit la destitution du président Abdelaziz Bouteflika, pour demander que les militaires rentrent dans les rangs (Etat civil et pas militaire), le limogeage de la<em> «bande de Bouteflika»</em> (pas de vote avec la clique, <em>«Makach Intikhab Maâ El Issabat»</em>) et l’ouverture d’une phase de transition pour <em>«refonder» </em>l’Etat sur des bases démocratiques (Algérie, libre et démocratique) et pour certains, les Kabyles essentiellement, opposés à l’Etat Jacobin et centralisateur, hérité de la colonisation, la création de <em>«provinces autonomes»</em> à l’instar de la Catalogne en Espagne.</p>



<p> Derrière les mots d’ordre partagés par la majorité de la population, se profilent aussi d’autres slogans bien moins consensuels, mettant en cause ce qui figure dans les constitutions algériennes depuis l’indépendance en 1962 comme <em>«constantes nationales»</em> : l’islam et l’arabité, avec pour support la langue arabe, langue unique de l’Etat : le berbère, tamazigh, inscrit comme langue nationale et officielle dans la constitution en vigueur, n’est pas reconnue comme langue de l’Etat. </p>



<p> Ces slogans, portés en particulier par le <em>«pays Kabyle»</em> (8% de la population), n’ont cessé d’émerger à chaque crise politique. Ils constituent les marqueurs d’un courant politique résilient qu’un ancien ministre influent du défunt président Houari Boumédiène, Belaïd Abdesslam, qualifiait de <em>«courant laïco-assimilationniste»</em>, en se référant à la politique d’assimilation de l’occupant français, qui proposait aux Algériens de troquer leur statut d’<em>«indigènes»,</em> sans droits politiques et civiques, contre la citoyenneté française, en renonçant à leur statut religieux. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une crispation aux soubassements historiques </h3>



<p>Le courant est né de la dissidence <em>«berbériste»</em> en 1949, au sein du principal mouvement national d’avant l’indépendance, le PPA de Messali Hadj, comprend en outre les crypto-communistes du PAGS et quelques autres groupuscules, trotskistes notamment, prônant la séparation de l’Etat et de la religion et la sécularisation de la société, en la débarrassant de ses réflexes religieux profondément ancrés dans sa culture. Leur stratégie est l’hégémonie culturelle dans les universités, qui leur sont disputés par les islamistes, leurs ennemis jurés, et <em>«l’entrisme» </em>dans les organes politiques et syndicaux du pays, sous les yeux d’une majorité silencieuse les regardant passivement s’échanger des coups. </p>



<p> Dès le début de l’énorme charivari qui s’est saisi du pays, tandis que le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, 79 ans, dans des messages en arabe distillés devant un parterre abondamment galonné de colonels et de généraux, mettait en garde les<em> «hirakistes»</em> contre la France, sans la nommer, des propositions soutenus par plusieurs ministres ont surgi pour demander que l’Etat institue l’anglais première langue étrangère dans les lycées et les universités à la place du français, <em>«langue de la colonisation»</em>. L’Algérie a toujours refusé d’adhérer à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dont elle est depuis quelques années seulement membre observateur, s’opposant ainsi à ceux de son élite qui considèrent, à l’instar du défunt écrivain et dramaturge Kateb Yacine, que le <em>«français est un butin de guerre»</em>.</p>



<p> À l&rsquo;inverse de l’élite arabophone, issue des universités orientales et depuis peu des universités algériennes, dont les sciences humaines ont été largement arabisées, qui estime pour sa part que le français <em>«est une prison culturelle»</em>, dont il faut s’évader au plus vite. La pression anti-française a par ailleurs contraint la Sonatrach, qui exerce le monopole sur les hydrocarbures au nom de l&rsquo;Etat, a ajourner (certains disent annuler) la vente des actions de son associé, le groupe américain Anadarko, au français Total.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Savoir jusqu’où ne pas aller trop loin</h3>



<p> Cette crispation est-elle durable ? Ce n’est pas la première fois que les rapports tumultueux entre les deux pays se tendent, mais jamais ils ne sont arrivés jusqu’à la rupture durable. Des deux côtés de la Méditerranée, diplomates et hommes d’affaires savent jusqu’où ne pas aller trop loin.</p>



<p>Quoique invisibles, des lignes rouges existent, qui n’ont jamais été franchies depuis près de soixante ans. Pour les uns, cette crispation est l’effet d’un passé colonial qui a du mal à passer, pour d’autres, elle reflète des affrontements idéologiques qui dépassent l’Algérie pour s’étendre à son espace géopolitique, alors que pour d’autres encore, elle est le résultat de sourdes querelles mettant face-à-face plusieurs puissances qui convoitent un marché (44 millions de consommateurs, du pétrole et du gaz, et un potentiel touristique de premier plan), qui reste très prometteur malgré quelques signes de déclin. Malgré les pressions chinoises et américaines, particulièrement vives ces dernières années, le poids économique et commercial de la France reste en effet important. En 2018, les exportations françaises ont repris leur progression s’établissant à 5,3 milliards d’euros, tandis que ses importations faisaient un bond de 22,7%, à 4,2 Mds euros, provoquant une légère contraction de l’excédent commercial de Paris (1,1 Mds euros). </p>



<p> Mais, surtout, ces dernières années, les avancées culturelles françaises en Algérie ont été soutenues, avec l’ouverture de plusieurs centres culturels répartis à travers le territoire, et une participation de plus en plus renforcée d’experts français à la réforme de l’enseignement universitaire algérien, notamment dans un domaine particulièrement pauvre en matière de formation : les écoles de commerce et de management des affaires. Dans ces domaines sensibles où le long terme prime, les autorités de deux pays ont su faire preuve jusque là de pragmatisme en attendant que passent les tempêtes.</p>



<p><em>* Journaliste. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zUhS4aEb2X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/">Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/embed/#?secret=4IpsBXzt6m#?secret=zUhS4aEb2X" data-secret="zUhS4aEb2X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RZnhyBFDCz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/">L’Algérie à la veille d’une échéance décisive</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Algérie à la veille d’une échéance décisive » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/embed/#?secret=bPe24YTdqD#?secret=RZnhyBFDCz" data-secret="RZnhyBFDCz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/">France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>11</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Abdelmajid Tebboune élu président de l&#8217;Algérie avec 58,15% : une figure atypique du&#8230; système</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 13:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmalek Sellal]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Gaïd Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=263938</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon l’autorité de régulation des élections, Abdelmadjid Tebboune a été élu président de l&#8217;Algérie dès le premier tour avec 58,15% des voix. Le scrutin, organisé hier, jeudi 12 décembre 2019, a été marqué par une abstention record. Et des protestations… On ne connait pas beaucoup de choses sur lui à part qu’il a embrassé une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/">Abdelmajid Tebboune élu président de l&rsquo;Algérie avec 58,15% : une figure atypique du&#8230; système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Abdelmadjid-Tebboune.jpg" alt="" class="wp-image-263940"/></figure>



<p><strong><em> Selon l’autorité de régulation des élections, Abdelmadjid Tebboune a été élu président de l&rsquo;Algérie dès le premier tour avec 58,15% des voix. Le scrutin, organisé hier, jeudi 12 décembre 2019, a été marqué par une abstention record. Et des protestations… </em></strong></p>



<span id="more-263938"></span>



<p> On ne connait pas beaucoup de choses sur lui à part qu’il a embrassé une carrière préfectorale à sa sortie de l’ENA. Par la suite, il sera Premier ministre pendant moins de trois mois en 2017. La page Wikipedia le concernant rapporte ceci à propos de son passage éphémère à la tête du gouvernement et les raisons de son limogeage: «Le 24 mai 2017, considéré comme un proche du chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, il est nommé Premier ministre, succédant ainsi à Abdelmalek Sellal, qui était à la tête du gouvernement depuis 2012. Le reste du gouvernement est nommé le 25 mai 2017, lorsqu’il prend ses fonctions.</p>



<p> «Le 15 août 2017, il est remplacé par l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia. Sa volonté de restreindre les importations, de lutter contre la corruption, en mettant en place une inspection générale au sein de la primature et en chargeant ses ministres de<em> ‘‘faire le point au sujet des marchés publics’’</em> passés par l’ancien gouvernement, et, selon la présidence, son<em> ‘‘harcèlement contre les hommes d’affaires’’ </em>sont évoqués pour expliquer son limogeage. En juillet, le gouvernement avait ainsi adressé une série de mises en demeure à plusieurs grandes entreprises algériennes ou étrangères adjudicataires de gros marchés publics d’infrastructure, menaçant de résilier les contrats pour les chantiers en retard. Parmi ces entreprises figurait notamment ETHB, une entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments, propriété d’Ali Haddad, chef du Forum des chefs d’entreprises (FCE), organisation patronale, et proche de Saïd Bouteflika, frère du chef de l’État. Ces mesures lui ont néanmoins valu de bénéficier d’une popularité auprès de l’opinion publique.»</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/">Abdelmajid Tebboune élu président de l&rsquo;Algérie avec 58,15% : une figure atypique du&#8230; système</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
