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	<title>Archives des aide internationale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des aide internationale - Kapitalis</title>
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		<title>Le réchauffement climatique accentue la détresse des pays les plus pauvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 10:35:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dérèglement climatique et ses conséquences, dont sont responsables les plus riches, touchent davantage les pays les plus pauvres, abandonnés à leur sort.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/28/le-rechauffement-climatique-accentue-la-detresse-des-pays-les-plus-pauvres/">Le réchauffement climatique accentue la détresse des pays les plus pauvres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dérèglement climatique et ses conséquences touchent davantage les pays les plus pauvres qui, pourtant, ne sont pas responsables des activités polluantes à l’origine de ce phénomène. Pire, les sécheresses et les autres catastrophes climatiques leur causent des dommages, mettent en péril leur sécurité alimentaire, rendent ces pays invivables d’où l’explosion des flux migratoires mais les pays les plus riches et les plus responsables de la crise climatique font preuve de cupidité en allant jusqu’à suspendre ou à réduire drastiquement les budgets qu’ils destinaient à l’aide internationale, comme l’a récemment décidé le président des Etats-Unis, Donald Trump.&nbsp;</em></strong> <em>(Ph. Inondations à Mogadishu, Somalie</em>).  </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16629080"></span>



<p>Selon le journal britannique <a href="https://www.independent.co.uk/climate-change/news/climate-crisis-foreign-aid-cuts-trump-us-uk-b2755141.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Independent</a>, les conditions météorologiques extrêmes alimentées par la crise climatique ont coûté aux pays les plus pauvres du monde 156 milliards de dollars au cours des deux dernières décennies.&nbsp;</p>



<p>Les sécheresses graves, les inondations, les ouragans et les autres catastrophes ont touché 364 millions de personnes et causé la mort de plus de 42 000 personnes depuis 2000, 17 000 de ces décès peuvent être directement attribués au changement climatique. Les pays les plus touchés sont la Somalie, Haïti et l’Ouganda.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4kBDcFeeQV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/16/tunisie-environnement-leponge-marine-menacee-par-le-rechauffement-climatique/">Tunisie-Environnement: L’éponge marine menacée par le réchauffement climatique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Environnement: L’éponge marine menacée par le réchauffement climatique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/16/tunisie-environnement-leponge-marine-menacee-par-le-rechauffement-climatique/embed/#?secret=CewXof4wqy#?secret=4kBDcFeeQV" data-secret="4kBDcFeeQV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des pénuries alimentaires croissantes</h2>



<p>Des chercheurs de l’Overseas Development Institute, une organisation de recherche internationale dont le siège est à Londres, ont constaté que la crise climatique a contribué à des pertes de récoltes de plusieurs milliards de dollars au point que les agriculteurs de Somalie et d’Éthiopie étaient contraints d’abandonner leurs moyens de subsistance. Ces pays sont confrontés à des pénuries alimentaires croissantes.</p>



<p><em>«Si la Grande-Bretagne subissait des dizaines de milliards de dollars de dommages en raison des actions d’autres pays, notre gouvernement et notre peuple seraient en droit d’élever la voix et de se plaindre de l’injustice qu’ils ont subie»</em>, a déclaré Mike Childs, responsable des politiques chez Friends of the Earth.&nbsp;</p>



<p>La suspension de l’aide internationale par le président américain Donald Trump et l’intention de la Grande-Bretagne de réduire le financement l’aide internationale de plusieurs milliards de livres auront un impact dévastateur sur les pays les plus touchés par le réchauffement climatique. Ces mesures entraîneraient la perte du soutien à l’alimentation et à la prévention des catastrophes.</p>



<p>Carla Denyer, co-dirigeante du Parti vert britannique, a critiqué la réticence des pays riches à fournir de l’aide aux pays touchés par le dérèglement climatique. Elle a déclaré que c’était une grave injustice que les pays qui ont le moins contribué à la crise climatique paient le prix le plus élevé.</p>



<p>Elle a ajouté que la Grande-Bretagne doit jouer un rôle central pour corriger cette injustice car ce sont les pays les plus pauvres du monde comme la Somalie, l’Éthiopie et les petits États insulaires qui en paient le prix.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F2gBbGctdK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/rechauffement-climatique-deglet-nour-la-reine-des-dattes-est-menacee/">Réchauffement climatique: Deglet nour, la Reine des dattes, est menacée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réchauffement climatique: Deglet nour, la Reine des dattes, est menacée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/rechauffement-climatique-deglet-nour-la-reine-des-dattes-est-menacee/embed/#?secret=uFXTijfVlb#?secret=F2gBbGctdK" data-secret="F2gBbGctdK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel et la Corne de l’Afrique très touchés</h2>



<p>L’étude, menée par l’Overseas Development Institute, a porté sur 53 pays à faible revenu et 36 petits États insulaires en développement des Caraïbes, du Pacifique et de l’Atlantique, ainsi que sur 17 pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique.</p>



<p>L’étude a révélé que ces pays ont subi des pertes et des dommages d’une valeur de 395 milliards de dollars depuis 2000 dont 156 milliards de dollars peuvent être attribués à la crise climatique.</p>



<p>Il convient de noter que le sommet des Nations Unies sur le climat, connu sous le nom de COP 28, qui s’est tenu à Dubaï fin 2023, a convenu de créer un Fonds pour les pertes et dommages qui fournira un soutien financier pour une partie des ravages causés par le changement climatique.</p>



<p>Cependant, les pays les plus riches et les plus polluants ont promis un total de 768 millions de dollars au fonds, ce qui, selon <em>The Independent</em>, ne couvre qu’une fraction des pertes financières que les pays vulnérables ont subies et continueront de subir. Cette année, il a été convenu que le fonds verserait 250 millions de dollars de ce montant d’ici la fin de 2026.</p>



<p>Les cyclones tropicaux et les inondations ont longtemps causé le plus de dégâts dans les petits États insulaires en développement comme les Bahamas qui ont perdu au moins 4 milliards de dollars à cause des catastrophes liées au climat.</p>



<p>Les scientifiques pensent que les cyclones tropicaux sont devenus plus violents et plus intenses en raison de la crise climatique causée par la hausse des températures de la mer et les vents violents qui aggravent les pertes.</p>



<p>Dans le même temps, la montée du niveau de la mer causée par la fonte des calottes glaciaires contribue à l’augmentation des inondations sur les îles de basse altitude.</p>



<p>De graves sécheresses et des inondations meurtrières ont frappé le Sahel et la Corne de l’Afrique affectant gravement de nombreuses communautés qui dépendent de l’agriculture.</p>



<p>Le rapport de l’Overseas Development Institute a montré que le changement climatique a contribué à au moins 11,5 milliards de dollars de pertes de bétail et de récoltes dans ces pays causant des dommages durables aux moyens de subsistance et aux approvisionnements alimentaires dans les zones agricoles qui souffrent déjà de taux de pauvreté élevés.</p>



<p>Le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et l’Éthiopie ont subi des pertes de plusieurs dizaines de milliards de dollars mais la Somalie a été la plus durement touchée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oy1aaBuODl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/la-tunisie-doit-se-preparer-aux-consequences-du-rechauffement-climatique/">La Tunisie doit se préparer aux conséquences du réchauffement climatique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit se préparer aux conséquences du réchauffement climatique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/la-tunisie-doit-se-preparer-aux-consequences-du-rechauffement-climatique/embed/#?secret=6ZSZqAEcwM#?secret=oy1aaBuODl" data-secret="oy1aaBuODl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/28/le-rechauffement-climatique-accentue-la-detresse-des-pays-les-plus-pauvres/">Le réchauffement climatique accentue la détresse des pays les plus pauvres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&#8217;IACE</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 13:03:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impacts économiques de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon une étude de l'IACE. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/">Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a publié l’<a href="https://iace.tn/les-impacts-economiques-de-la-reelection-de-donald-trump-en-2024-sur-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> suivante sur les «Impacts économiques de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie» et notamment la hausse du dollar, l’augmentation des droits de douane et la baisse de l’aide internationale. Et propose des recommandations pour anticiper leurs effets.</em></strong></p>



<span id="more-16098455"></span>



<p>La réélection de Donald Trump en 2024, avec la poursuite de la doctrine America First, pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie mondiale, notamment en raison de son approche protectionniste, de ses réformes fiscales et de sa stratégie monétaire agressive.</p>



<p>Pour la Tunisie, ces politiques pourraient engendrer à la fois des défis et des opportunités, nécessitant une analyse approfondie et des mesures adaptées pour en anticiper les effets. D’une part, la hausse du dollar, l’augmentation des droits de douane et la baisse de l’aide internationale peuvent fragiliser son économie. D’autre part, ces changements pourraient inciter la Tunisie à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer sa production locale. Cette note analyse les impacts de ces mesures et propose des recommandations pour anticiper leurs effets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une nouvelle donne économique mondiale</h2>



<p><strong><em>Protectionnisme et réorientation commerciale</em></strong></p>



<p>L’administration Trump a intensifié ses politiques protectionnistes, notamment en augmentant les droits de douane sur les importations provenant de pays concurrents comme la Chine. Cette stratégie a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales, créant un environnement commercial plus incertain pour les partenaires économiques des États-Unis, y compris la Tunisie.</p>



<p>Les mesures protectionnistes ont non seulement augmenté le taux moyen des droits de douane sur les produits chinois mais ont également encouragé d’autres pays à adopter des pratiques similaires, exacerbant ainsi la conflictualité commerciale mondiale.</p>



<p>Le nouveau mandat de Trump pourrait conduire à une escalade encore plus prononcée du protectionnisme américain. Cela pourrait inclure l’imposition de droits de douane universels ou significativement accrus sur toutes les importations, ce qui risquerait d’entraîner une guerre commerciale mondiale. De telles mesures ne manqueraient pas d’affecter négativement le commerce international et potentiellement entraîner une perte du PIB mondial.</p>



<p><strong><em>Réformes fiscales et croissance américaine</em></strong></p>



<p>Les baisses d’impôts entreprises par l’administration Trump visent principalement à stimuler l’économie américaine en encourageant l’investissement privé et la création d’emplois.</p>



<p>Cependant, ces réformes comportent des risques significatifs : elles pourraient creuser le déficit budgétaire américain et exacerber les inégalités sociales. Un déficit budgétaire accru pourrait avoir des implications importantes pour la stabilité financière globale et influencer négativement les flux d’investissement vers des pays émergents comme la Tunisie.</p>



<p>En outre, ces politiques fiscales peuvent renforcer le rôle dominant du dollar dans le commerce international tout en accentuant sa volatilité face aux autres devises. Cela complique encore davantage l’environnement économique pour des pays dépendants du dollar dans leurs transactions internationales.</p>



<p><strong><em>Appréciation du dollar et fluctuations monétaires</em></strong></p>



<p>La politique monétaire menée par la Fed a conduit à une appréciation notable du dollar ces derniers mois, d’abord marquée par plusieurs hausses successives des taux directeurs. En 2024, la Fed a réduit ses taux à trois reprises (-0,25 % à chaque fois), mais elle adopte une approche plus prudente en 2025 en raison des risques inflationnistes liés aux mesures de Trump. Cette dynamique a rendu difficile la gestion de la dette extérieure pour de nombreuses économies émergentes. Après l’élection de Trump, le dollar s’est apprécié de 3% en termes nominaux et de 4% face à l’euro en novembre 2024, porté par les annonces de tarifs douaniers universels et de baisses d’impôts.</p>



<p>Pour un pays comme la Tunisie dont une grande partie des transactions se fait en dollars (comme beaucoup d’autres), cette situation se traduit par un coût accru pour ses importations ainsi qu’une inflation importée qui affecte directement le pouvoir d’achat intérieur. L’inflation résultante peut aggraver davantage l’instabilité macro-économique locale si elle n’est pas correctement gérée via une politique monétaire adaptée ou grâce à diversification accrue dans ses relations commerciales internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Conséquences pour l&rsquo;économie tunisienne</h2>



<p><strong><em>Inflation et hausse des coûts des importations</em></strong></p>



<p>L&rsquo;appréciation du dollar a un impact significatif sur l’économie tunisienne, notamment en renforçant le coût des matières premières et de l’énergie. En 2024, les coûts de l’énergie ont augmenté de 18%, tandis que les prix des produits alimentaires ont grimpé de 12%. Ces hausses affectent directement le pouvoir d’achat des ménages tunisiens, déjà fragilisé par un contexte économique tendu. L’inflation importée réduit la capacité des ménages à faire face aux dépenses courantes, entraînant une contraction de la consommation intérieure, moteur clé de l’économie nationale.</p>



<p>Par ailleurs, la dépréciation du dinar face au dollar complique la gestion des finances publiques, augmentant le poids de la dette extérieure libellée en devises et restreignant les marges de manœuvre budgétaires du gouvernement.</p>



<p><strong><em>Commerce extérieur et investissements</em></strong></p>



<p>Le commerce extérieur est fortement impacté par la forte dépendance à l’égard du dollar pour environ 60% des transactions commerciales. L’augmentation du coût des importations pèse sur la balance commerciale tunisienne, particulièrement dans les secteurs stratégiques comme le textile et l’agroalimentaire. Le textile, qui représente une part significative des exportations tunisiennes, souffre de l’augmentation du coût des matières premières importées (coton, teintures, équipements), réduisant ainsi la compétitivité des entreprises locales sur les marchés internationaux. De même, le secteur agroalimentaire, fortement dépendant des importations de céréales et d’huiles végétales, voit ses coûts de production grimper, ce qui limite sa capacité à exporter à des prix compétitifs et aggrave le déséquilibre commercial.</p>



<p>De plus, l’incertitude économique mondiale combinée au rapatriement massif de capitaux a entraîné une baisse significative (15% en 2025) des investissements directs étrangers (IDE), fragilisant ainsi davantage le tissu économique local.</p>



<p>Les secteurs stratégiques comme le textile et l’agroalimentaire sont particulièrement touchés par cette dynamique. En outre, les exportations tunisiennes vers les États-Unis, principalement dans le secteur agroalimentaire (huile d’olive conditionnée) et dans le textile (filière jeans), pourraient être impactées par la hausse annoncée des droits de douane.</p>



<p><strong><em>Fluctuations du prix du pétrole</em></strong></p>



<p>La production pétrolière américaine a atteint un niveau record en 2024, avec 13,2 millions de barils par jour, grâce à l’assouplissement des réglementations environnementales et à l’augmentation des investissements dans l’exploitation des gisements non conventionnels.</p>



<p>Cette surproduction, combinée à une politique énergétique axée sur l’indépendance des États-Unis, exerce une pression à la baisse sur les prix du pétrole, qui pourraient se stabiliser autour de 70 USD le baril.</p>



<p>Pour la Tunisie, un tel scénario présente des avantages immédiats, notamment une réduction de la facture énergétique du pays, qui dépend fortement des importations pour couvrir ses besoins en hydrocarbures. Une baisse du prix du pétrole permettrait de contenir les coûts des carburants et de l’électricité, limitant ainsi les tensions inflationnistes et allégeant la pression sur le budget de l’État.</p>



<p>Cependant, cette dynamique comporte aussi des risques majeurs pour l’économie tunisienne. Une baisse prolongée des prix du pétrole affecterait directement les revenus des pays exportateurs de pétrole, en particulier ceux du Golfe. Une réduction des excédents budgétaires de ces États pourrait se traduire par une diminution des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie.</p>



<p>De plus, les transferts financiers des travailleurs tunisiens expatriés dans les pays du Golfe pourraient également être affectés par une contraction des revenus pétroliers. Cette réduction des recettes entraînerait des coupes budgétaires dans les économies du Golfe et de la Libye, ce qui impacterait l’emploi et les salaires des travailleurs étrangers, y compris ceux d’origine tunisienne. Il est crucial de suivre l’impact de cette diminution des recettes pétrolières des pays limitrophes sur les exportations tunisiennes vers ces pays, ainsi que sur les dépenses des touristes maghrébins et le soutien financier. Ces aspects doivent être observés avec prudence durant la période à venir.</p>



<p><strong><em>Aide internationale et présence économique américaine en Afrique</em></strong></p>



<p>La réduction des budgets alloués aux programmes d’aide américains, notamment via l’USAID, limite considérablement les capacités de financement des projets de développement en Tunisie.</p>



<p>Historiquement, ces fonds ont soutenu des initiatives essentielles dans des domaines tels que l’éducation, la gouvernance, l’entrepreneuriat et les infrastructures, contribuant ainsi à la stabilité économique et sociale du pays. La diminution de ces ressources, amorcée sous la première administration Trump avec une réduction de 28% de l’aide bilatérale en 2018, et alors qu’en 2023, le budget de l’USAID s’élevait à 43,79 milliards de dollars, risque de ralentir certains projets en cours, de fragiliser les ONG locales et d’accroître la dépendance de la Tunisie à d’autres sources de financement, notamment européennes et multilatérales.</p>



<p>Toutefois, en parallèle à cette réduction de l’aide directe, l’administration Trump encourage un modèle alternatif basé sur l’investissement privé à travers des initiatives comme <em>«Prosper Africa»</em>. Ce programme vise à stimuler les échanges commerciaux et les investissements américains en Afrique en offrant des incitations aux entreprises souhaitant s’implanter sur le continent.</p>



<p>Bien que la Tunisie ne figure pas parmi les pays prioritaires du programme, elle pourrait bénéficier indirectement de cette dynamique en renforçant ses relations commerciales avec les États-Unis et en attirant des investisseurs intéressés par les opportunités qu’offre l’économie tunisienne, notamment dans les secteurs de la technologie, des énergies renouvelables et de l’industrie manufacturière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Enjeux et recommandations</h2>



<p>Face aux défis économiques mondiaux actuels, notamment ceux induits par les politiques américaines et les fluctuations monétaires internationales, la Tunisie doit adopter des stratégies proactives pour renforcer sa résilience économique. Voici quelques pistes clés pour y parvenir :</p>



<p><strong><em>Diversifier les partenariats économiques</em></strong></p>



<p>Face aux tensions économiques mondiales et aux évolutions de la politique américaine, la Tunisie doit&nbsp;adopter une approche proactive en diversifiant ses partenaires commerciaux.</p>



<p>Maintenir des relations solides avec l’Union européenne tout en renforçant les liens avec la Chine pourrait offrir à la Tunisie une meilleure résilience face aux incertitudes mondiales. La Chine est déjà devenue le deuxième plus grand fournisseur de biens pour la Tunisie, après la France. Cela permettrait également d’exploiter pleinement les opportunités commerciales offertes par ces deux géants économiques. La Tunisie bénéficie déjà de plusieurs accords commerciaux qui peuvent lui permettre d’élargir ses débouchés à l’international. L’accord d’association avec l’UE, ainsi que les accords préférentiels avec des blocs régionaux africains, offrent des opportunités que les entreprises tunisiennes pourraient mieux exploiter à travers une stratégie d’exportation plus ciblée. En outre, l’exploration de nouveaux accords bilatéraux avec des partenaires émergents, comme l’Inde ou la Turquie, pourrait permettre à la Tunisie de diversifier encore davantage ses flux commerciaux et d’accroître sa résilience face aux chocs externes.</p>



<p><strong><em>Soutenir la production locale</em></strong></p>



<p>Renforcer la production locale est essentiel pour réduire la dépendance aux importations et stabiliser l’économie intérieure.</p>



<p>Le renforcement des chaînes de valeur locales est essentiel pour favoriser une économie plus autonome et résiliente. Il s’agit de soutenir des secteurs économiques stratégiques, tels que le textile, l’agroalimentaire, et d’autres industries locales. En investissant dans ces secteurs, on pourrait réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations. Cela implique également d&rsquo;améliorer l&rsquo;intégration verticale dans ces secteurs.</p>



<p>Pour que ces investissements dans les secteurs stratégiques soient réellement fructueux, il est crucial d’encourager les entreprises locales à se développer et à être compétitives à l’échelle internationale. Cela peut passer par un accès facilité à des financements adaptés.</p>



<p><strong><em>Optimiser la gestion monétaire et budgétaire</em></strong></p>



<p>Une gestion prudente du système financier est cruciale pour limiter les impacts négatifs des perturbations externes sur l’économie tunisienne. Cela implique la mise en place de stratégies à la fois monétaires et budgétaires pour protéger la stabilité financière et soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p>La politique monétaire doit être un outil central dans la gestion des chocs externes, comme les fluctuations des taux de change, notamment l’appréciation du dollar par rapport au dinar tunisien. Cette appréciation peut rendre les importations plus chères, exacerbant ainsi l’inflation et réduisant le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p>L’adaptation du budget national afin de soutenir la stabilité économique face aux crises externes nécessite une gestion rigoureuse et visée des finances publiques, notamment par le biais de subventions ciblées, pour atténuer les effets négatifs de l’inflation, en particulier en ce qui concerne les hausses de prix des biens essentiels.</p>



<p>Cela dit, la clé du succès réside dans notre capacité à mettre en œuvre ces mesures déjà évoquées, qui s&rsquo;avèrent de plus en plus urgentes pour permettre l&rsquo;adaptation aux évolutions économiques mondiales et aux besoins de la population tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/impacts-de-la-nouvelle-politique-etrangere-americaine-sur-la-tunisie-selon-liace/">Impacts de la nouvelle politique étrangère américaine sur la Tunisie, selon l&rsquo;IACE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les Japonais aux Tunisiens : «Aidez-nous à vous aider!»</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 08:13:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide internationale]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Jica]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ticad 8]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans un accord préalable avec le FMI, qui l'engage dans un processus de réformes structurelles économiques et sociales, aucune aide financière ne sera accordée à la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/30/les-japonais-aux-tunisiens-aidez-nous-a-vous-aider/">Les Japonais aux Tunisiens : «Aidez-nous à vous aider!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La déclaration du président de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Akihiko Tanaka, qui a indiqué, lundi 29 août 2022, à Tunis, que son pays examinera la possibilité d’une assistance financière au profit de la Tunisie, une fois qu’un accord de financement avec le Fonds monétaire international (FMI) sera conclu, a surpris beaucoup de Tunisiens qui s’en sont émus. </em></strong><em>Akihico Tanaka reçu le 28 août par la cheffe du gouvernement Najla Bouden).</em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-3534661"></span>



<p><em>«L’accord avec le FMI servira de base de discussions avec les institutions financières dont la Jica»</em>, a souligné M. Tanaka, lors d’un point de presse, tenu au bureau de l’Agence au terme de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 8) qui s&rsquo;est tenu les 27 et 28 août à Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas d’argent jeté par la fenêtre</h2>



<p><em>«A l’issue de cet accord, la Tunisie sera appelée à mettre en œuvre les réformes économiques nécessaires. Une fois ces réformes engagées, le Japon sera prédisposé à lui apporter une assistance financière»</em>, a ajouté le président de la Jica, qui ne pouvait être plus direct et plus clair&nbsp;: pas d’argent sans engagement ferme à réformer l’économie tunisienne et à la mettre au diapason des évolutions dans le monde&nbsp;!</p>



<p>Ceux qui ont été surpris par cette déclaration méconnaissent les mécanismes de l’aide internationale et croient que celle-ci est<em> «offerte»</em> ou attribuée à la tête du client ou pour des raisons subjectives.</p>



<p>Or, on le sait, cette aide respecte des critères d’éligibilité clairement définis. Et parmi ces critères&nbsp;: les pays en difficulté qui recourent au soutien du FMI, comme c’est le cas aujourd’hui de la Tunisie, conditionnent eux-mêmes toute aide qui leur serait accordée par l’avancement du programme de réformes convenu avec l’organisation financière internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aide-toi toi-même&nbsp;!</h2>



<p>Le Japon, qui va puiser le montant de l’aide dans les caisses de l’Etat japonais, donc dans les poches du contribuable japonais, ne va tout de même pas jeter l’argent par la fenêtre. Il a besoin de garanties et celles-ci sont assurées par la réussite des réformes envisagées, laquelle réussite assure les bailleurs de fonds quant à la capacité du pays bénéficiaire à rembourser les prêts qui lui sont accordés. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Demain, les Tunisiens vont s’entendre dire exactement la même chose par d’autres bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux : sans un accord préalable avec le FMI, qui engage le pays dans un processus de réformes structurelles économiques et sociales, aucune aide financière ne sera accordée. Une manière de les appeler à leurs responsabilités et de leur rappeler la fameuse phrase de Nietzsche :<em> «Aide-toi, toi-même : alors tout le monde t’aidera.»</em> </p>
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		<title>La Tunisie réduite au statut d’Etat mendiant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 10:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Mamoghli]]></category>
		<category><![CDATA[Etat mendiant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la mentalité d’assisté est devenue une doctrine à la fois officielle et populaire. Ni l’Etat à travers ses plus hauts responsables ni les citoyens ne ressentent la moindre gêne à quémander l’aide internationale. Beaucoup sont même contents de recevoir ces aides et demandent toujours davantage et sans aucune fierté, alors qu’il suffit de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Covax-vaccins-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-343915"/><figcaption><em>La Tunisie a besoin de l&rsquo;aide internationale pour vacciner ses 11 millions d&rsquo;habitants.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En Tunisie, la mentalité d’assisté est devenue une doctrine à la fois officielle et populaire. Ni l’Etat à travers ses plus hauts responsables ni les citoyens ne ressentent la moindre gêne à quémander l’aide internationale. Beaucoup sont même contents de recevoir ces aides et demandent toujours davantage et sans aucune fierté, alors qu’il suffit de mieux gérer les ressources dont dispose le pays et retrousser ses manches pour trouver les fonds nécessaires pour sauver le pays de la débâcle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli </strong>*</p>



<span id="more-355924"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Quel triste spectacle aussi bien sur le plan officiel que sur le plan populaire ! Quel triste et sinistre constat qu’après 65 ans d’indépendance et plus de 10 ans après la révolution de la liberté et de la dignité, de la seule démocratie en terre d’islam et de la plus belle Constitution du monde (concepts avec lesquels adorent nous bassiner les adeptes de la langue de bois) que nous soyons devenus un État-mendiant où nos autorités et beaucoup de nos compatriotes sont contents, très contents et même fiers de faire la manche quémandant des aides aux autres pays (qu’ils adorent d’habitude vilipender et auxquels ils adorent aussi donner des leçons ainsi qu’à leurs gouvernants) et remercier les voyous aux fortunes opaques qui exploitent cette conjoncture pour se bâtir une popularité d’une manière tout sauf désintéressée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple qui s’accommode d’une situation dégradante</h2>



<p>Ce triste spectacle est affligeant pour le Tunisien que je suis. Notre pays a tout pour réussir, aussi bien sur le plan naturel que sur le plan humain, tous les ingrédients existent pour en faire un pays stable et prospère et une nation fière mais hélas tout est fait pour que le contraire se produise et s’éternise.</p>



<p>Les islamistes boulimiques, les affairistes prédateurs et les syndicalistes corrompus ont confisqué le pouvoir, écarté tous les patriotes qui veulent servir leur pays et non se servir et ont achevé ce pays et le pire c’est que beaucoup de nos compatriotes s’accommodent à cette situation sinistre, trouvent normal de faire les mendiants à l’échelle internationale et remercient les voyous aux fortunes opaques comme si c’étaient des philanthropes respectables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des voyous aux fortunes opaques jouent aux sauveurs</h2>



<p>La mentalité des assistés est devenue une doctrine à la fois officielle et populaire. Aucune gêne à recevoir l’aide internationale, beaucoup sont contents de recevoir ces aides et demandent toujours davantage. Ils n’ont aucune fierté. Aucune gêne à ce que les voyous aux fortunes opaques exploitent la situation pour jouer les sauveurs. Peu importe qui donne l’argent et l’origine de cet argent, l’essentiel c’est de l’argent. Mais c’est quoi cette mentalité dégoutante ? C’est quoi ce misérabilisme ? Au lieu de demander des comptes à ces gouvernants incapables, aux islamistes, aux syndicalistes et aux affairistes véreux, ils acceptent la situation et font la manche.</p>



<p>Des fois, je me demande s&rsquo;il vaut mieux mourir que vivre ce cauchemar.</p>



<p>* <em>Juriste.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3KhA4M75RQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/11/afghanistan-le-disneyland-du-terrorisme-islamiste-et-du-narcotrafic/">Afghanistan, le Disneyland du terrorisme islamiste et du narcotrafic</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Afghanistan, le Disneyland du terrorisme islamiste et du narcotrafic » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/11/afghanistan-le-disneyland-du-terrorisme-islamiste-et-du-narcotrafic/embed/#?secret=yjz2EQxUgj#?secret=3KhA4M75RQ" data-secret="3KhA4M75RQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RHjKza1DQR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/25/jusqua-quand-kais-saied-va-t-il-ignorer-lafrique/">Jusqu’à quand Kaïs Saïed va-t-il ignorer l’Afrique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jusqu’à quand Kaïs Saïed va-t-il ignorer l’Afrique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/25/jusqua-quand-kais-saied-va-t-il-ignorer-lafrique/embed/#?secret=Ee9RjD5cXa#?secret=RHjKza1DQR" data-secret="RHjKza1DQR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vtQ2XRaGDo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/08/des-fourberies-de-rached-a-la-maladie-de-kais/">Des «fourberies» de Rached à la «maladie» de Kaïs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des «fourberies» de Rached à la «maladie» de Kaïs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/08/des-fourberies-de-rached-a-la-maladie-de-kais/embed/#?secret=8jZTrUuWbV#?secret=vtQ2XRaGDo" data-secret="vtQ2XRaGDo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/12/la-tunisie-reduite-au-statut-detat-mendiant/">La Tunisie réduite au statut d’Etat mendiant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Covid-19 -Tunisie : 15 indicateurs d’impacts économiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/06/covid-19-tunisie-15-indicateurs-dimpacts-economiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 10:16:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[confinement]]></category>
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		<category><![CDATA[impacts économiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, l’appareil économique et son tissu social sont violemment impactés par les mesures gouvernementales visant la lutte contre le Covid-19. Confinement total, couvre-feu, blocus transfrontalier, routes coupées… : cela dure depuis le 18 mars, et se prolongera au moins jusqu’au 20 avril, voire même, jusqu’à la fin du mois sacré de ramadan (23 mai)....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/06/covid-19-tunisie-15-indicateurs-dimpacts-economiques/">Covid-19 -Tunisie : 15 indicateurs d’impacts économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Avenue-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-187705"/></figure>



<p> <strong><em>En Tunisie, l’appareil économique et son tissu social sont violemment impactés par les mesures gouvernementales visant la lutte contre le Covid-19. Confinement total, couvre-feu, blocus transfrontalier, routes coupées… : cela dure depuis le 18 mars, et se prolongera au moins jusqu’au 20 avril, voire même, jusqu’à la fin du mois sacré de ramadan (23 mai). Comment mesurer l’impact économique de ces mesures ? Et comment trouver les moyens requis pour tenir le coup ? Quinze indicateurs jaugeront la fièvre économique liée au virus du Covid-19.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-292827"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p><strong> 1,5 million.</strong> Elyès Fakhfakh, le nouveau chef de gouvernement, a drastiquement réduit la force de travail de 3,6 millions actifs occupés dans les secteurs productifs formels, à 1,5 million seulement (actifs ayant obtenu une autorisation de déplacement pour travailler). </p>



<p> Ceux-ci sont mobilisés principalement dans les activités d’urgence : police, armée, santé, épicerie et services liés. Il s’agit ici de secteurs de services, qui ne procurent pas suffisamment de produits marchands, exportables ou de haute valeur ajoutée.</p>



<p><strong> -70%.</strong> C’est le proxy du taux de démobilisation de la population active occupée, suite aux mesures de lutte au Covid-19. Avec un mois de confinement total, le mois de ramadan qui s’en vient juste après, et un autre mois de <em>«rallumage»</em> progressif des moteurs productifs, on peut tabler sur un fort impact sur les revenus des ménages et la demande agrégée. Une chute brutale dans la production et dans le pouvoir d’achat est ressentie, au moins pour 3 mois.</p>



<p><strong> -13%</strong>. C’est l’anticipation prévisible de la chute du PIB (produit intérieur brut) pour l’année 2020. Cette estimation a été confirmée plausible dans un article de la semaine dernière dans la revue du <em>North Africa Journal</em>. La Tunisie fait face à une dépression majeure : c’est bien pire que la récession de 2007-2008. Toute une mauvaise nouvelle pour l’économie, surtout que le PIB a baissé de presque 20% depuis 2011 (PIB mesuré en $US courant).</p>



<p><strong> 6,75%.</strong> C’est le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie. Un tel taux place les taux d’intérêt des banques commerciales à 9-10%. Une vraie paralysie du crédit et un vrai verrouillage de l’accès aux liquidités, notamment pour les PME en panne et les ménages confinés. </p>



<p> Ceux qui gèrent des PME ou qui veulent investir et lancer des projets privés sont mis KO! Un chiffre catastrophique pour l’économie tunisienne.</p>



<p>Aujourd’hui, au Maroc, le taux directeur est de seulement de 2%, en Algérie de 3,25%, au Sénégal de 2,5%, négatif dans tous les pays de l’Union européenne, au Japon et ailleurs. </p>



<p> En contexte de pandémie, ce taux (6,75%) est lourd de conséquences, dénotant une politique monétaire inconséquente, aliénée et irréfléchie! Ce taux doit baisser impérativement et rapidement, au moins jusqu’à 4,5%, et ce pour aider les politiques publiques, les politiques fiscales et surtout pour desserrer l’étau étranglant le pourvoir d’achat d’un Tunisien sur deux.</p>



<p><strong> -60%</strong>. L’économie informelle, très présente dans les souks hebdomadaires, et qui a toujours constitué un amortisseur de choc pour les couches indigentes, est quasiment en cale sèche. Une baisse d’au moins 60% des transactions informelles et ses échanges au rabais. </p>



<p> L’économie informelle est désormais étouffée par la fermeture des frontières, par l’interdiction des souks hebdomadaires et par la paralysie de la circulation routière.</p>



<p><strong> -95%</strong>. C’est le taux de fermeture des hôtels, des activités touristiques, de restauration, d’artisanat et de loisirs liés. Plus de 400.000 employés sont de facto mis sur le carreau. L’Organisation mondiale du tourisme (organisme dépendant de l’Onu) estime que la chute des activités touristiques liées aux Covid-19 va atteindre des proportions de &#8211; 30 à &#8211; 40 % pendant 2020, reportant le plein retour du tourisme à 2022.</p>



<p><strong> 6 millions</strong>. C’est le chiffre estimé du nombre de Tunisiens et Tunisiennes qui sont directement impactés dans leur portefeuille par les méfaits des mesures anti-coronavirus. </p>



<p> C’est quasiment un citoyen sur deux! Et les impacts se font sentir par la perte d’emploi, la perte de revenu, pressions bancaires, ou encore par les conséquences du confinement : manque de production, recul des approvisionnements, spéculations ou pressions politiques de lobbyistes représentés au sein du pouvoir législatif. </p>



<p><strong> x4</strong>. C’est le multiplicateur du nombre de femmes violentées durant la période de confinement. Le gouvernement reconnaît cet impact catastrophique et invite la société civile et les organismes à buts non lucratifs  à assumer leur responsabilité. Dans le sillage du confinement, les personnes veuves, isolées et vulnérables se font abuser, souvent par des proches (fils ou filles) qui s’approprient indûment leurs biens, leurs revenus et <em>«bijoux de famille»</em>. </p>



<p> Le confinement est souvent porteur d’abus de faiblesse… ayant un impact économique indéniable. Ayant un impact néfaste sur le capital social en Tunisie, première démocratie en terre d’islam.</p>



<p><strong> 180.000</strong>. C’est le nombre d’insulaires bloqués dans l’île de Djerba. Djerbiens berbères, arabes, juifs, orthodoxes et autres résidents internationaux (Européens, Libyens, Canadiens, etc.) sont ainsi assignés à résidence, confinés et coupés du monde, vivant un blocus quasi total. </p>



<p> L’île est coupée du monde (aéroports fermés, bacs à l’arrêt, chaussée romaine verrouillée), personne n’en sort et personne n’y rentre! Un blocus qui crée des pénuries (semoule, farine, légumes, fruits, essence…) et qui fait flamber les prix de 30 à 40 % pour les produits de première nécessité. </p>



<p> Et Djerba n’est pas une exception, d’autres zones qualifiées de <em>«foyer de contamination» </em>sont mises de facto sous embargo, sans avoir les moyens requis pour généraliser les tests du Covid-19, pour rassurer et restaurer les conditions minimales de vie.</p>



<p><strong> +50%</strong>. Le prix de la semoule a doublé dans plusieurs régions. La semoule, matière première incontournable pour le couscous, devient une denrée rare, un <em>«sésame»</em> précieux, faisant l’objet de spéculations, de files d’attente et même de <em>«razzias»</em> en plein jour des camions transportant la semoule pour la ramener dans les régions. La tension est vive, et les gens accumulent les sacs de semoule (produit non périssable), comme jadis durant les années disettes d’une autre époque.</p>



<p> Après les constats, regardons ensemble les options qui permettent à l’État et à l’action collective de financer les méfaits et accélérer la sortie de la crise sanitaire.</p>



<p><strong> 900.000</strong>. C’est la superficie en hectares des terres domaniales, nationalisées en 1964, et qui peuvent être remises en production par une privatisation rapide. Une telle privatisation procurera des fonds additionnels pour l’État, notamment pour rénover les infrastructures de santé. </p>



<p> Ces infrastructures ont été négligées depuis les années 1980 et ont besoin d’être mises à niveau rapidement et correctement. Entre terres en friche et infrastructures de santé acceptables, le gouvernement tunisien doit choisir! </p>



<p>104. C’est le nombre de sociétés d’État, employant presque 120.000 employés, et qui peuvent dans la même veine, être privatisées pour renflouer les caisses de l’État tunisien. </p>



<p> Quasiment toutes ces entreprises sont financées par les taxes des contribuables… et elles ne paient pas de taxes, alors qu’elles devraient le faire. La relance de l’économie à la sortie de la crise du Covid-19 a besoin de financements publics. </p>



<p> Sans ces privatisations (et modernisation de ces sociétés par des acteurs privés), l’État risque de continuer de s’endetter à des taux spéculatifs (6 à 7%) pour payer des salaires, de la consommation… et pas de l’investissement productif.</p>



<p><strong> 2,5 milliards</strong>. C’est le montant mobilisé par le gouvernement pour accompagner les mesures de confinement anti-coronavirus. Plus de 700.000 personnes recevront chacune 200 dinars (80 euros) pour compenser leur manque à gagner et leur chômage technique. Ce n’est pas la panacée, mais un geste de compensation pour un confinement qui ne doit pas continuer comme il a été conçu et actuellement implanté.</p>



<p><strong> 4 milliards de dinars</strong>. C’est le montant de l’aide internationale mobilisée par la Tunisie, pour contrer le Covid-19. C’est presque 1,4 milliard de dollars, octroyés dans l’urgence, sous forme de dons et de prêts, par les organismes internationaux : FMI, Banque mondiale, BAD, FADES, Union européenne, Qatar, Arabie-Saoudite, Chine, etc. Cette aide est bienvenue, mais elle doit être allouée de façon efficiente et pas maladroite comme on le voit à la sortie des bureaux de postes et dans de nombreuses régions défavorisées.</p>



<p><strong> 1,4</strong>. Coïncidence providentielle ou ironie du sort, le champ gazier Nawara, situé dans le bassin de Ghadamès à l’extrême sud tunisien est entré en production, en pleine période de confinement. Ce champ gazier produira presque un milliard de mètres cubes de gaz annuellement et procurera un revenu de 1,4 milliard de dinars, soit presque 1,3% du PIB tunisien. C’est un plus pour la relance économique de l’après Covid-19.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada. </em></p>
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