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	<title>Archives des AKP - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des AKP - Kapitalis</title>
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		<title>De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 06:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pire revers électoral pour le président Erdogan depuis l'arrivée au pouvoir de son parti, l'AKP, en 2002. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les élections municipales du week-end dernier en Turquie ont représenté le pire revers électoral pour le président Recep Tayyip Erdogan depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir de son parti, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), en 2002 mais ce qui est encore plus saisissant c’est qu’il y a eu une mutation qui a profondément touché aussi bien la géographie électorale du pays que sa sociologie politique. Décryptage.</em></strong> <em>(Illustration : Ekrem Imamoglu, l&rsquo;homme qui défie Erdogan). </em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-12311883"></span>



<p>Tout d’abord, Istanbul et Ankara, les deux plus grandes villes de Turquie qui étaient sous le contrôle de l’AKP entre 1994 et 2019 ont rejoint le principal parti d’opposition, le parti kémaliste CHP (Parti républicain du peuple), il y a cinq ans mais ont réélu dimanche dernier leurs maires sortants avec de meilleurs scores qu’en 2019.</p>



<p>À Istanbul, le CHP du maire Ekrem Imamoglu a remporté 26 des 39 districts. Certains d&rsquo;entre eux étaient jusqu’à présent considérés comme des bastions conservateurs notamment le district d’Uskudar (sur la rive asiatique du Bosphore) où se trouve la maison stambouliote d’Erdogan et où il a pour habitude de voter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition gagne du terrain partout</h2>



<p>Autre élément important, c’est qu’en 2019, tous les partis de l’opposition se sont réunis autour de la candidature d’Ekrem Imamoglu, par contre cette fois-ci les autres partis ont présenté des candidats mais en dépit de cela Imamoglu a été réélu avec un meilleur score qu’en 2019. Dans la capitale Ankara, le CHP a remporté 16 des 25 districts dont celui de Kecioren, le deuxième le plus peuplé dirigé par l’AKP et ses prédécesseurs islamistes depuis 1994.</p>



<p>Par ailleurs, la géographie politique du pays a évolué car le succès du CHP ne s’est pas limité à Istanbul et à Ankara. Le CHP dont la domination s’est longtemps limitée à l’ouest de la Turquie en particulier aux zones bordant la mer Égée et la mer de Marmara a réalisé une percée majeure en Anatolie s’emparant de villes longtemps contrôlées par l’AKP. C’est là, le véritable événement politique de ces élections car l’Anatolie est considérée comme le vivier électoral par excellence d’Erdogan et de son parti. Le CHP a notamment gagné à Bursa, grande ville industrielle du nord-ouest du pays, ainsi qu’à Adiyaman, une ville du sud-est qui a été endommagée par le séisme dévastateur de février 2023.</p>



<p>Par ailleurs, si les candidats du Parti de la justice et du développement ont gagné dans certains fiefs du parti comme Trabzon et Rize (nord-est), d’importants districts électoraux de ces deux provinces donnant sur la mer Noire se sont tournés vers l’opposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’AKP perd 5 millions de voix</h2>



<p>Alors comment expliquer que l’AKP ait subi des revers dans ces fiefs historiques? Pourquoi une partie de l’électorat de l’AKP s’est-elle détournée de lui? Comment le CHP, laïc et progressiste, a-t-il pu réaliser des percées dans les fiefs du parti islamiste?</p>



<p>Tout d’abord, le facteur économique a pesé dans ce scrutin. Les jeunes, les ménages ainsi que les retraités (électorat traditionnellement conservateur) sont épuisés par l’inflation qui demeure très élevé en dépit des promesses du pouvoir de la faire baisser. L’inflation était de 67% en février 2024 et de 68% en mars.</p>



<p>Ensuite, un autre facteur déterminant sur lequel est revenu le politologue Ahmet Insel dans une analyse sur la chaîne France 24, c’est la défection des électeurs de l’AKP. Beaucoup d’entre eux ont boudé le scrutin, selon Insel. Ces derniers ont opté pour l’abstention privant ainsi leur parti de leurs voix. Insel explique que l’AKP a perdu presque cinq millions de voix lors de ces élections et que son électorat a voulu lui envoyer un signal de mécontentement. Ceci explique la déroute du parti d’Erdogan dans ces fiefs traditionnels.</p>



<p>Enfin, il y a autre raison importante sur laquelle est revenue M. Insel dans son analyse, c’est que le parti kémaliste CHP ne fait plus peur à l’électorat conservateur. Il déclare:<em> «Le CHP avait une position très laïcarde qui menaçait d’interdire le voile s’il revenait au pouvoir. Le parti a totalement changé de discours. Imamoglu à Istanbul et Yavas à Ankara sont significatifs de cette évolution du parti. Eux-mêmes sont pratiquants donc ils rassurent l’électorat de la classe moyenne»</em>. Comme le CHP ne suscite plus la crainte de l’électorat conservateur turc souvent issu des classes moyennes, Erdogan et l’AKP se sont retrouvés privés de leur fonds de commerce de protecteurs de cet électorat conservateur et de la religion contre les laïcards antireligieux et par conséquent l’argument identitaire qui mobilisait le réservoir électoral de l&rsquo;AKP ne pèse plus.</p>



<p>D’ailleurs, une tendance importante dans la sociologie électorale et politique turque indique que des jeunes dont les parents votent AKP, eux votent CHP.&nbsp;</p>



<p>Le revers de l’AKP résulte également des progrès réalisés par le parti Yeniden Refah Partisi (Nouveau parti de la prospérité), formation islamiste qui s’est imposée comme troisième force politique lors de ces élections municipales avec 6,2% des voix au niveau national. Les candidats de ce parti ont été élus à Sanliurfa (sud-est) et Yozgat (centre), deux capitales régionales dirigées par deux maires de l’AKP. Le parti a également conquis les voix du Parti de la justice et du développement dans plusieurs gouvernorats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve de l’usure du pouvoir</h2>



<p>Le Yeniden Refah Partisi est dirigé par Fatih Erbakan, actuellement député de la deuxième circonscription d’Istanbul et fils de Necemettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de l’histoire de la Turquie et mentor de Recep Tayyip Erdogan. Tout au long de sa campagne électorale, Fatih Erbakan a dénoncé le maintien des relations commerciales entre la Turquie et Israël malgré la guerre à Gaza, il a déclaré: <em>«L’issue de cette élection a été déterminée par le comportement de ceux qui continuent de commercer librement avec Israël et les tueurs sionistes.»</em>&nbsp;</p>



<p>Recep Tayyip Erdogan a rejeté le mot <em>«défaite»</em> mais a reconnu que les résultats des élections municipales de dimanche constituaient un&nbsp;<em>«tournant»</em> pour son parti. Il a par ailleurs appelé son camp à faire preuve d’<em>«autocritique»</em>.</p>



<p>Le président turc, qui s’est mobilisé et a fait le tour du pays lors de la campagne électorale, a sans doute été sonné par cette mutation qui a touché aussi bien la géographie électorale que la sociologie politique du pays. Si l’Anatolie commence à lui tourner le dos, c’est que c’est un véritable signal d’alerte et en vieux briscard de la politique, il a dû capter ce signal et peut-être songé que l’usure du pouvoir commençait à agacer les Turcs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Erdogan dénonce des «crimes contre l’humanité prémédités à Gaza»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/erdogan-denonce-des-crimes-contre-lhumanite-premedites-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:05:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Erdogan accuse Israël de commettre des crimes contre l’humanité avec préméditation à Gaza. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/erdogan-denonce-des-crimes-contre-lhumanite-premedites-a-gaza/">Erdogan dénonce des «crimes contre l’humanité prémédités à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Environ la moitié des personnes tuées dans les attaques israéliennes sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/gaza-le-bilan-salourdit-a-6-546-morts-et-17-439-blesses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gaza</a> sont des enfants, même ce chiffre montre que le but est une atrocité, commettre des crimes contre l’humanité avec préméditation.»</em></strong></p>



<span id="more-10259131"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré ce mercredi 25 octobre 2023 à Ankara le président turc Recep Tayyip Erdogan déclaré lors d&rsquo;un discours à l&rsquo;occasion de la réunion du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (AKP). &nbsp;</p>



<p><em>«Toutes les parties impliquées dans la guerre israélo-palestinienne devraient abandonner les armes et déclarer immédiatement un cessez-le-feu»</em>, a-t-il ajouté. Et de préciser, comme pour contrer d’avance une accusation d’antisémitisme : <em>«Nous n’avons aucun problème avec l’État d’Israël, mais nous n’avons jamais approuvé et n’approuverons jamais les atrocités commises par Israël et la façon dont il se comporte comme une organisation plutôt que comme un État»</em>, a-t-il déclaré. Et de  souligner que la Turquie est <em>«le seul pays qui n’a pas connu d’antisémitisme depuis des siècles.»</em></p>



<p>Accusant les pays extérieurs à la région de <em>«jeter de l’huile sur le feu»</em> au nom du soutien à Israël, Erdogan a fait remarquer que les États-Unis perdraient en raison de leur refus de voir le monde gouverné de manière équitable.</p>



<p>Selon lui, le silence opposé au massacre de Gaza par les défenseurs de la cause mondiale lors de la guerre menée dans le cadre de la Russie contre l’Ukraine est <em>«l’expression la plus concrète de l’hypocrisie»</em>.</p>



<p><em>«Personne ne peut prendre au sérieux une organisation qui ignore le massacre brutal d’enfants. L’image d’incapacité dans laquelle l’Onu est tombée nous attriste profondément»</em>, a déploré le président turc.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KHZykE4C21"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/gaza-le-bilan-salourdit-a-6-546-morts-et-17-439-blesses/">Gaza : le bilan s’alourdit à 6 546 morts et 17 439 blessés</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza : le bilan s’alourdit à 6 546 morts et 17 439 blessés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/gaza-le-bilan-salourdit-a-6-546-morts-et-17-439-blesses/embed/#?secret=fGur0fjrU6#?secret=KHZykE4C21" data-secret="KHZykE4C21" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/erdogan-denonce-des-crimes-contre-lhumanite-premedites-a-gaza/">Erdogan dénonce des «crimes contre l’humanité prémédités à Gaza»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le parti islamiste Ennahdha félicite Erdogan, reconduit pour un nouveau mandat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/29/le-parti-islamiste-ennahdha-felicite-erdogan-reconduit-pour-un-nouveau-mandat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2023 17:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[parti islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti islamiste Ennahdha félicite Erdogan, reconduit pour un nouveau mandat</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/29/le-parti-islamiste-ennahdha-felicite-erdogan-reconduit-pour-un-nouveau-mandat/">Le parti islamiste Ennahdha félicite Erdogan, reconduit pour un nouveau mandat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le parti islamiste Ennahdha a félicité le président turc Recep Tayyip Erdoğan, pour sa réélection à la présidentielle turque pour un nouveau mandat de cinq ans, en <strong><em>évoquant</em></strong></em></strong> <strong><em>dans son communiqué, une «victoire historique».</em></strong></p>



<span id="more-8096244"></span>



<p>Ennahdha a félicité «<em>le peuple turc frère pour le succès de son processus électoral, qui confirme une fois de plus l&rsquo;ancrage de la démocratie turque et sa force»</em>, lit-on dans le communiqué publié hier, dimanche 28 mai 2023.</p>



<p>«<em>Nous félicitons le parti de la Justice et du Développement, qui entretient des relations d&rsquo;amitié solides avec le mouvement Ennahdha,pour servir les intérêts des deux pays</em>», ajoute le parti de Ghannouchi.</p>



<p>Rappelons que Recep Tayyip Erdoğan a remporté la présidentielle par plus de 52 % des suffrages face à Kemal Kiliçdaroglu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/29/le-parti-islamiste-ennahdha-felicite-erdogan-reconduit-pour-un-nouveau-mandat/">Le parti islamiste Ennahdha félicite Erdogan, reconduit pour un nouveau mandat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ali Larayedh chante les louanges d&#8217;Erdogan</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/04/ali-larayedh-chante-les-louanges-derdogan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2019 16:34:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ali Larayedh, député du mouvement islamiste Ennahdha, a déclaré que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est l&#8217;un des plus importants leaders du monde. L&#8217;ancien chef du gouvernement a également estimé, dans une déclaration à l&#8217;agence de presse turc « Anadolu » publiée aujourd&#8217;hui, lundi 4 mars 2019, que M. Erdogan est le seul dirigeant au monde...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/04/ali-larayedh-chante-les-louanges-derdogan/">Ali Larayedh chante les louanges d&rsquo;Erdogan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200870" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ali-Larayedh_Erdogan.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Ali Larayedh, député du mouvement islamiste Ennahdha, a déclaré que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est l&rsquo;un des plus importants leaders du monde.</strong></em><span id="more-200867"></span></p>
<p>L&rsquo;ancien chef du gouvernement a également estimé, dans une déclaration à l&rsquo;agence de presse turc « <a href="https://www.aa.com.tr/ar/%D8%A3%D9%81%D8%B1%D9%8A%D9%82%D9%8A%D8%A7/%D8%B9%D9%84%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D9%8A%D8%B6-%D8%AD%D8%B1%D9%85%D8%A7%D9%86-%D8%A5%D9%81%D8%B1%D9%8A%D9%82%D9%8A%D8%A7-%D9%85%D9%86-%D8%AA%D9%85%D8%AB%D9%8A%D9%84-%D8%AF%D8%A7%D8%A6%D9%85-%D8%A8%D9%85%D8%AC%D9%84%D8%B3-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%85%D9%86-%D8%B8%D9%84%D9%85-%D9%88%D8%AA%D9%87%D9%85%D9%8A%D8%B4-%D9%85%D9%82%D8%A7%D8%A8%D9%84%D8%A9-/1408350" target="_blank" rel="noopener"><em>Anadolu</em></a> » publiée aujourd&rsquo;hui, lundi 4 mars 2019, que M. Erdogan est le seul dirigeant au monde à avoir appelé à réformer l&rsquo;Organisation des Nations unies (Onu) et mis en garde contre la profondeur de la crise morale dans le monde actuel.</p>
<p>Les dirigeants du mouvement islamiste tunisien prennent généralement pour modèle le chef de l&rsquo;Etat turc, cofondateur du Parti de la Justice et du Développement (AKP), le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 1999 en Turquie et estiment qu&rsquo;il a réussi, en quinze ans, à changer son pays. Le fait que le régime turc soit connu pour être un ennemi de la liberté de la presse ne semble pas déranger les dirigeants d&rsquo;Ennahdha.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bcVwtgd3OB"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/menaces-contre-journalistes-ennahdha-sinspire-derdogan/">Menaces contre les journalistes : Quand Ennahdha s&rsquo;inspire d&rsquo;Erdogan</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Menaces contre les journalistes : Quand Ennahdha s&rsquo;inspire d&rsquo;Erdogan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/menaces-contre-journalistes-ennahdha-sinspire-derdogan/embed/#?secret=wjc4cRQ2H9#?secret=bcVwtgd3OB" data-secret="bcVwtgd3OB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jtLCGuErul"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/erdogan-reelu-ou-le-triomphe-de-lextremisme-islamique/">Erdogan réélu ou le triomphe de l’extrémisme islamique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Erdogan réélu ou le triomphe de l’extrémisme islamique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/erdogan-reelu-ou-le-triomphe-de-lextremisme-islamique/embed/#?secret=VIDgDaqu1M#?secret=jtLCGuErul" data-secret="jtLCGuErul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/04/ali-larayedh-chante-les-louanges-derdogan/">Ali Larayedh chante les louanges d&rsquo;Erdogan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>El Hamma : Un groupe turc mise sur le tourisme thermal en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/22/el-hamma-un-groupe-turc-mise-sur-le-tourisme-thermal-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 07:37:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[El-Hamma]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Laâdhari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’entreprise turque Dogan Geothermal Group (DGG) envisage mettre son expérience longue de 30 années en matière d’investissements dans la gestion hôtelière à la disposition du développement du tourisme thermal tunisien – à commencer par El Hamma. C’est ce qu’a rapporté hier, lundi 21 janvier 2019, l’agence d’information turque Anadolu, qui précise que la DGG a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/22/el-hamma-un-groupe-turc-mise-sur-le-tourisme-thermal-en-tunisie/">El Hamma : Un groupe turc mise sur le tourisme thermal en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-194248" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/El-Hamma.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’entreprise turque Dogan Geothermal Group (DGG) envisage mettre son expérience longue de 30 années en matière d’investissements dans la gestion hôtelière à la disposition du développement du tourisme thermal tunisien – à commencer par El Hamma.</strong></em></p>
<p><span id="more-194247"></span></p>
<p>C’est ce qu’a rapporté hier, lundi 21 janvier 2019, l’agence d’information turque <a href="https://www.aa.com.tr/en/africa/turkey-to-foster-thermal-tourism-in-tunisia/1369999" target="_blank" rel="noopener">Anadolu</a>, qui précise que la DGG a conclu un partenariat avec le Fonds souverain tunisien pour la construction d’un complexe touristique abritant un millier d’appartements, un centre de kinésithérapie et réadaptation physique, et une galerie commerciale dans la ville d’El Hamma, dans le sud du pays –à près de 440 km de la capitale.</p>
<p>Une délégation turque conduite par Yasin Aktay, conseiller auprès du parti islamo-conservateur (AKP, Parti justice et développement), et Mehmet Ali Dogan, président de la DGG, avait auparavant mené une évaluation préliminaire du site de la construction de ce complexe touristique et des discussions sur les détails du projet et le protocole du partenariat.</p>
<p>Cette mission turque a également a tenu une séance de travail avec le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, qui a notamment porté sur les facilitations en tous genres que la Tunisie met à la disposition des investisseurs nationaux et internationaux.</p>
<p>De l’aveu de Yasin Aktay lui-même: <em>«La Tunisie est un pays qui offre des incitations significatives aux investisseurs étrangers.»</em> Il a également rappelé que notre pays est doté de riches ressources thermales et souligné que ce projet touristique d’El Hamma sera notamment attractif à des marchés étrangers de proximité, tels que ceux d’Algérie et de Libye.</p>
<p>Le conseiller de l’AKP a laissé entendre que<em> «des investissements similaires dans la capitale Tunis sont en préparation…»</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/22/el-hamma-un-groupe-turc-mise-sur-le-tourisme-thermal-en-tunisie/">El Hamma : Un groupe turc mise sur le tourisme thermal en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Marzouki se réjouit de la victoire du dictateur Erdogan</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/marzouki-se-rejouit-de-la-victoire-du-dictateur-erdogan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 11:35:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moncef Marzouki se réjouit de la victoire du dictateur Recep Tayyip Erdogan à la présidentielle en Turquie, et de son parti islamiste AKP aux législatives. L’ancien président provisoire de la république tunisienne, aujourd&#8217;hui président d&#8217;un fantomatique parti appelé Harak Tounes Al-Irada, s’est toujours targué d’être un défenseur des droits de l’homme. Mais cela ne l&#8217;empêche...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/marzouki-se-rejouit-de-la-victoire-du-dictateur-erdogan/">Marzouki se réjouit de la victoire du dictateur Erdogan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-161336" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Marzouki-Erdogan.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Moncef Marzouki se réjouit de la victoire du dictateur Recep Tayyip Erdogan à la présidentielle en Turquie, et de son parti islamiste AKP aux législatives.</strong></em><span id="more-161325"></span></p>
<p>L’ancien président provisoire de la république tunisienne, aujourd&rsquo;hui président d&rsquo;un fantomatique parti appelé Harak Tounes Al-Irada, s’est toujours targué d’être un défenseur des droits de l’homme. Mais cela ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;admirer les dictateurs qui sont généreux avec lui, à commencer par son principal bailleur de fonds, l&rsquo;émir du Qatar.</p>
<p>Ce lundi 25 juin 2018, il a publié un statut Facebook où il félicite Erdogan, réélu hier avec 52,58% des voix à la suite d&rsquo;un scrutin controversé, et le peuple turc pour la victoire de ce dernier, où il voit l&rsquo;incarnation même de la démocratie.</p>
<p>Marzouki oublie, au passage, les milliers de défenseurs des droits de l’homme, d&rsquo;universitaires, de cadres sécuritaires, d&rsquo;officiers de l’armée, d&rsquo;opposants politiques et de journalistes, que M. Erdogan a jetés derrière les barreaux.</p>
<p>Marzouki, le présumé laïc, oublie, également, le lien du président turc fraîchement élu avec les Frères musulmans et leur projet obscurantiste, ennemi des libertés et des droits individuels, mais aussi de l&rsquo;égalité entre les sexes.</p>
<p>Mais si la dictature de M. Erdogan ne pose pas problème à M. Marzouki, les «<em>médias occidentaux</em>», qui qualifient son ami Erdogan de dictateur, le dérangent beaucoup. Il leur préfère sans doute Al-Jazeera, l&rsquo;instrument de propagande et de désinformation au service de son autre ami, le très démocrate émir du Qatar.</p>
<p>L&rsquo;ex-président par intérim accuse les médias occidentaux de «<em>fermer les yeux sur les dictateurs qui servent leurs intérêts, comme celle installée en Egypte</em>». Et là, il commet une double bêtise : il confirme, indirectement, qu&rsquo;il tient Erdogan pour un dictateur détesté par l&rsquo;Occident (ses mots ont sans doute dépassé sa pensée) et feint d&rsquo;oublier les critiques souvent adressées par les médias occidentaux au président égyptien Abdelfattah Al-Sissi pour ses manquements aux droits de l&rsquo;homme et aux libertés individuelles.</p>
<p>Voyant dans le succès du président islamiste turc un signal annonçant son propre triomphe, en 2019, en Tunisie, M. Marzouki a encore écrit, avec l&rsquo;enthousiasme de celui qui prend ses désirs pour des réalités: «<em>Erdogan est la première goutte; nous sommes démocrates et nos propres maîtres</em>», avant de conclure à l&rsquo;adresse de ses adversaires et aux adversaires des islamistes: «<em>Mourez de rage!</em>».</p>
<p>Mais qu&rsquo;attend M. Marzouki pour revendiquer le leadership du parti islamiste Ennahdha ?</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S6P5g65bfT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/18/mondial-2018-mohamed-hnid-moncef-marzouki-et-la-haine-de-la-tunisie/">Mondial 2018 : Mohamed Hnid, Moncef Marzouki et la haine de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mondial 2018 : Mohamed Hnid, Moncef Marzouki et la haine de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/18/mondial-2018-mohamed-hnid-moncef-marzouki-et-la-haine-de-la-tunisie/embed/#?secret=hzpcV4cIGD#?secret=S6P5g65bfT" data-secret="S6P5g65bfT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OgIbdBRlLX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/maher-medhioub-depute-tunisien-ou-groupie-derdogan/">Maher Medhioub, député tunisien ou groupie d’Erdogan ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maher Medhioub, député tunisien ou groupie d’Erdogan ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/maher-medhioub-depute-tunisien-ou-groupie-derdogan/embed/#?secret=elqe6hh9tG#?secret=OgIbdBRlLX" data-secret="OgIbdBRlLX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/marzouki-se-rejouit-de-la-victoire-du-dictateur-erdogan/">Marzouki se réjouit de la victoire du dictateur Erdogan</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Maher Medhioub, député tunisien ou groupie d’Erdogan ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 07:40:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[Doha]]></category>
		<category><![CDATA[parti islamiste]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On sait que le parti islamiste tunisien Ennahdha et son homologue turc AKP appartiennent, tous deux, à l’organisation internationale des Frères musulmans, aussi les dirigeants nahdhaouis souhaitent-ils tous, c’est un euphémisme, le succès du dictateur Recep Tayyip Erdogan à l’actuelle élection présidentielle. Mais si les dirigeants islamistes tunisiens, qui cherchent à «cacher» leur islamisme et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/maher-medhioub-depute-tunisien-ou-groupie-derdogan/">Maher Medhioub, député tunisien ou groupie d’Erdogan ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-161305" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Maher-Medhioub.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>On sait que le parti islamiste tunisien Ennahdha et son homologue turc AKP appartiennent, tous deux, à l’organisation internationale des Frères musulmans, aussi les dirigeants nahdhaouis souhaitent-ils tous, c’est un euphémisme, le succès du dictateur Recep Tayyip Erdogan à l’actuelle élection présidentielle.</strong> </em></p>
<p><span id="more-161304"></span></p>
<p>Mais si les dirigeants islamistes tunisiens, qui cherchent à <em>«cacher»</em> leur islamisme et à faire oublier leur passé récent, quand ils étaient une des pièces maîtresses du mouvement islamiste mondial, le député Ennahdha Maher Medhioub, lui, le crie sur tous les toits.</p>
<p>En effet, ce député qu’on entend très rarement (il fait de la figuration inutile à l’Assemblée des représentants du peuple) a mis une photo à l’effigie d’Erdogan entouré de drapeaux turcs en tant que photo de profil de sa page Facebook.</p>
<p>C’est là un réflexe d’adolescente ou de midinette qui met la photo de sa star préférée en tant que photo de profil. Mais pas seulement. Puisque le député a partagé et écrit pas mal de posts sur <em>«le triomphe d’Erdogan»</em> lors des élections d’hier, dimanche 24 juin 2018, au terme d’un scrutin pourtant teinté de tant d’irrégularités.</p>
<p>En vénérant ce dictateur et ce qu’il fait en Turquie (des milliers de journalistes, d’universitaires, d’artistes, de militaires, de cadres de l’Etat et d’opposants politiques en prison), ce député, représentant des Tunisiens dans le monde arabe, et qui vit et travaille (comme par hasard ?) à Doha, au Qatar, nous informe sur la conception qu’ont les islamistes tunisiens de la démocratie, surtout quand ils prennent le pouvoir… tout le pouvoir (ils n’en ont aujourd’hui, en Tunisie, heureusement, qu’une parcelle).</p>
<p>Sans aucun doute Erdogan est leur modèle et leur objectif est de reproduire le projet d&rsquo;Erdogan en Tunisie et, in fine, de nous offrir une belle dictature islamiste.</p>
<p>Une question aussi se pose : c’est quoi cette allégeance à un chef d’Etat étranger et à un pays étranger de la part d’un représentant du peuple tunisien? Que signifie la Tunisie pour lui et pour tous les islamistes tunisiens?</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VBhtPvArLH"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/10/rached-ghannouchi-vassal-derdogan-au-maghreb/">Ghannouchi, vassal d&rsquo;Erdogan au Maghreb</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ghannouchi, vassal d&rsquo;Erdogan au Maghreb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/10/rached-ghannouchi-vassal-derdogan-au-maghreb/embed/#?secret=jnkGEXeJaG#?secret=VBhtPvArLH" data-secret="VBhtPvArLH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N8CxWGX37L"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/menaces-contre-journalistes-ennahdha-sinspire-derdogan/">Menaces contre les journalistes : Quand Ennahdha s&rsquo;inspire d&rsquo;Erdogan</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Menaces contre les journalistes : Quand Ennahdha s&rsquo;inspire d&rsquo;Erdogan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/11/menaces-contre-journalistes-ennahdha-sinspire-derdogan/embed/#?secret=qPKidyIbYc#?secret=N8CxWGX37L" data-secret="N8CxWGX37L" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/maher-medhioub-depute-tunisien-ou-groupie-derdogan/">Maher Medhioub, député tunisien ou groupie d’Erdogan ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Turquie : Vitalité et embûches de la contestation démocratique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/03/turquie-vitalite-et-embuches-de-la-contestation-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 15:49:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recep Tayyip Erdoğan, Abdullah Gül, Yaşar Yakış, Bülent Arinç, Ahmet Davutoğl et Meral Akşener. Les résultats mitigés du dernier référendum en Turquie l’ont bien montré: M. Erdoğan peine à décapiter l’hydre de la démocratie. A sa décharge, les têtes de la rébellion se multiplient… Par Béatrice Chatain * Le manque d’indépendance des sondages, comme leur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/03/turquie-vitalite-et-embuches-de-la-contestation-democratique/">Turquie : Vitalité et embûches de la contestation démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-99832" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Erdogan-Gul-et-les-autres.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Recep Tayyip Erdoğan, Abdullah Gül, Yaşar Yakış, Bülent Arinç, Ahmet Davutoğl et Meral Akşener.</em></p>
<p><em><strong>Les résultats mitigés du dernier référendum en Turquie l’ont bien montré: M. Erdoğan peine à décapiter l’hydre de la démocratie. A sa décharge, les têtes de la rébellion se multiplient…</strong></em></p>
<p>Par<strong> Béatrice Chatain</strong> *</p>
<p><span id="more-99830"></span></p>
<p>Le manque d’indépendance des sondages, comme leur caractère contradictoire, a entretenu une certaine opacité durant la campagne. Cela d’autant plus que, suite à la tentative de coup d’Etat de l’été 2016, le président a, pour un temps, fortement et brutalement gagné en popularité. Mais la piteuse victoire du «<em>oui</em>» en démontre l’érosion. Non seulement Ankara et les grandes villes ont montré leur désaccord avec sa politique, mais Istanbul – dont il a été maire – lui a infligé un camouflet en votant contre sa réforme. Pire, dans sa circonscription d’Üsküdar, le «<em>non</em>» l’a emporté par 53,3% des voix.</p>
<p>L’opposition ne faiblit ni dans les rues, ni au Parlement. Des oppositions multiples ouvrent des perspectives de reconfiguration politique et agitent la société civile.</p>
<p><strong>Décomposition et recomposition politique </strong></p>
<p>Durant les derniers mois, l’ampleur de la purge a souvent occulté les remous de la vie partisane, pourtant remuée comme jamais peut-être depuis les années 1990 par des alliances inédites et des luttes fratricides.<br />
Au sein même de l’AKP, certaines figures historiques relèvent la tête. Mais, en reprenant sa direction, M. Erdoğan peut surveiller et évincer ses rivaux.</p>
<p>En effet, cette formation n’est pas monolithique face à la question de la concentration des pouvoirs. Un de ses co-fondateurs, Yaşar Yakış, affirme ne plus s’y reconnaître, tandis que certains de ses ténors cherchent à survivre ou à revenir en scène, comme Bülent Arinç. Cet ancien vice-Premier ministre, qui avait prôné le dialogue avec les manifestants du parc Gezi avant de se retirer, vient de renouer avec la vie politique. Quant à Ahmet Davutoğlu, qui a dû brutalement quitter ses fonctions de chef du gouvernement et du parti au printemps 2016, il a affirmé en janvier que <em>«le Parlement est le bouclier et l’épine dorsale de la démocratie»</em>. Il n’a d’ailleurs pas participé aux meetings précédant le référendum. Comme d’autres pourtant, il n’a pas osé s’opposer frontalement au chef de l’Etat.</p>
<p>Le concurrent le plus sérieux est sans doute Abdullah Gül. L’ancien président n’est nullement opposé à un système présidentiel à l’américaine. Cependant, cet homme de compromis a toujours affirmé qu’il n’était envisageable qu’en cas de séparation des pouvoirs et <em>«dans les démocraties matures».</em> Il a brillé par son absence ces derniers mois, y compris lors du meeting pour le <em>«oui»</em> dans sa ville de Kayseri. Pour éviter un autre incident, le président l’a écarté la semaine précédant le référendum en lui confiant une délégation en Azerbaïdjan. Depuis, la rupture semble consommée. Non seulement M. Gül ne s’est pas rendu au récent congrès, bien qu’y étant expressément convié, mais il a su faire remarquer son absence en y envoyant un message. Si lui-même affirme avoir renoncé à porter un projet politique, un responsable de l’opposition a estimé que, lors des présidentielles de 2019, il pourrait être le candidat des <em>«49% de citoyens turcs qui ont dit non au référendum»</em>.</p>
<p>Face au président et à l’AKP, la recomposition s’amorce : certains des partis les plus importants paraissent au bord de l’implosion et de nouvelles figures émergent.</p>
<p>Le Parti d’action nationaliste (MHP) est en proie à de graves turbulences. Non seulement son soutien à M. Erdoğan n’est pas accepté par la base – qui a voté à 73% contre la consigne officielle – mais son chef indéboulonnable, M. Bahçeli, est contesté en interne, et plusieurs personnalités ont été exclues. Parmi elles, Meral Akşener a mené la révolte. Son parcours personnel, commencé au centre de l’échiquier politique, pourrait lui permettre soit de dé-diaboliser son parti, soit de créer une nouvelle organisation de centre-droit.</p>
<p>Depuis quelques semaines, elle a rencontré les dirigeants de formations non représentées à l’Assemblée nationale, comme M. Uysal du Parti démocrate ou M. Karamollaoğlu du Parti de la félicité (islamiste). Celle-ci pourrait bénéficier de son aura d’ancienne ministre et de son influence sur l’électorat féminin. Dernièrement, Mme Akşener a affirmé vouloir constituer une équipe autour du MTP (Parti nationaliste turc). Mais l’étau du pouvoir se referme autour d’elle, M. Bahçeli et le président Erdoğan l’accusant de liens avec le réseau Gülen. Son avocat a d’ailleurs été arrêté.</p>
<p>Quant au CHP, il s’est bel et bien réaffirmé comme le principal parti d’opposition durant la campagne et dans la contestation des résultats. Au Parlement, un débat virulent a opposé son chef de file, M. Kılıçdaroğlu, au Premier ministre. Mais comme son homologue nationaliste, le leader kémaliste affronte une dissidence, qui réfute sa stratégie jugée responsable de nombreuses défaites électorales. Comme lui, il menace ses opposants d’exclusion, quitte à être considéré comme<em> «antidémocratique»</em>. Contesté parmi les siens, il cherche à affirmer sa position comme chef de l’opposition en rencontrant les responsables de tous les partis ayant appelé à voter <em>«non»</em>. Le 12 mai, il a eu lui-aussi un entretien avec M. Karamollaoğlu. N’ayant pas réussi à contrer le régime dans le champ des institutions, il dénonce le fait que la Turquie blanchisse de l’argent européen.</p>
<p><strong>Le régime face aux minorités et à la société civile</strong></p>
<p>Parmi, les quatre partis représentés au Parlement, le plus menaçant est le HDP : outre la gauche, il réunit autour de son programme «<em>de paix et de démocratie</em>» la majeure partie de l’électorat issu des minorités. Réputé pro-kurde, il fait même aujourd’hui figure de «<em>parti des femmes</em>»…</p>
<p>Depuis 2015, pour obtenir la majorité parlementaire des 3/5èmes nécessaire à l’organisation du référendum constitutionnel, M. Erdoğan s’est concilié ses adversaires nationalistes, notamment en dénonçant le terrorisme kurde. De ce fait, le président a dû affronter le vote de cette population (environ 15 millions de personnes). Malgré ses difficultés à faire campagne avec ses deux co-présidents et dix de ses députés en prison, le HDP a refusé le renforcement de l’exécutif et le monocéphalisme. Après le référendum, il a d’ailleurs introduit un recours juridique pour inéquité et fraude, immédiatement rejeté.</p>
<p>D’autres populations se sont mobilisées contre le président. Ce dernier a, en effet, durci sa politique discriminatoire à l’égard des minorités religieuses, ethniques ou culturelles, notamment les Alévis, qui subissent de nombreuses violences. Lors de ce référendum, ils ont su se faire entendre en Turquie comme en Europe. Et au sein de la province alévie kurde de Tunceli, le «non» a recueilli plus de 80% des voix. Il en est de même pour les Caferis de la province d’Iğdir. Tous se sentent menacés par l’évolution politique du pays, comme les 60.000 Arméniens de Turquie, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Et ce, malgré les tentatives de M. Erdoğan de se les concilier par des marchandages sur les élections à la tête des fondations religieuses…</p>
<p>La situation est encore plus complexe aux frontières de la Syrie. Malgré le déplacement du président, et la dramatisation de son discours suite au massacre d’Idlib, il n’est pas parvenu à se gagner la population du Hatay, majoritairement arabe et alaouite, qui vit paisiblement sa mixité confessionnelle (juifs, chrétiens et musulmans de toutes obédiences). Si certains soutiennent le régime de Bachar El-Assad, tous ou presque réclament la paix et rejettent la participation turque à la coalition. Cette province subit une insécurité grandissante, du fait de la présence de combattants de tous bords. La crise économique, liée aux carences anciennes d’infrastructures comme à la contraction récente de l’économie turque, est aggravée par la présence des réfugiés et la proximité du conflit. Ainsi, le nombre déjà faible de touristes dans cette province a encore été divisé par quatre entre mars 2015 et octobre 2016.</p>
<p>Le chef de l’Etat a alimenté les craintes et les oppositions. Longtemps latentes et diffuses, ces dernières commencent à se structurer au sein de la société civile.</p>
<p>Un peu partout, la protection de l’environnement amène des communautés locales à se soulever contre la bétonisation des littoraux ou encore la surexploitation des ressources. Dans la province d’Artvin, au nord-est, la mobilisation pacifique des habitants dure depuis plus de vingt ans contre les compagnies convoitant les gisements de cuivre, d’or et d’argent au détriment de la biodiversité, de leur sécurité et de leur santé. Mais, depuis 2016, les autorités locales répondent par la violence, arguant de l’état d’urgence. Elles sont soutenues par des groupes ultranationalistes, sensibles à l’argumentation officielle du complot kurde ou allemand (!)…</p>
<p>Cette révolte n’est pas seulement locale ; elle a suscité des manifestations à Istanbul, où a été évoqué un «<em>Gezi vert</em>». L’affaire est d’autant plus politique qu’elle implique Cengiz Holding, appartenant à un proche du président.</p>
<p>Dans l’industrie lourde, les grèves se multiplient. Citons la province de Zonguldak. Alors qu’au référendum de 2010, M. Erdoğan y obtenait près de 58% de <em>«oui»</em>, la dernière réforme y a été rejetée. Entre temps, plusieurs centaines de mineurs sont morts, faute de prise en considération de leur sécurité. Leur mouvement a été réprimé.</p>
<p>Pire, le nouveau chef de la police, nommé par le gouvernement, a constitué des équipes de tortionnaires pour s’occuper de toute personne soupçonnée de liens avec le mouvement Gülen.</p>
<p>De la même manière, la métallurgie et l’automobile ont vu se multiplier les manifestations et les revendications salariales. Les ouvriers sont, en effet, parmi les premiers touchés par l’inflation et le ralentissement de la croissance économique. Au mois de janvier, le gouvernement a interdit des grèves pour <em>«mise en danger de la sécurité nationale»</em> : de l’huile sur le feu de la contestation… Alimentée également par la discrimination syndicale.</p>
<p>Depuis juin 2016, près de 1450 organisations de la société civile ont été dissoutes par le régime. Malgré tout, pendant la campagne, une plateforme a réuni les partisans du <em>«non»</em>, intellectuels comme religieux : l’Union pour la démocratie. Récemment, un dirigeant du CHP a affirmé que le référendum avait eu l’avantage d’<em>«ouvrir un boulevard à la société civile»</em>.</p>
<p>Alors que la réforme prévoyait l’abaissement de l’âge de la majorité, la plupart des jeunes ont voté contre. Si M. Erdoğan conserve le soutien des tranches les moins éduquées de la population, il perd celui des milieux d’affaires. Les entrepreneurs sont en effet inquiets face à la chute des investissements étrangers et au ralentissement de l’activité liés à l’insécurité et à la défiance suscitée par le régime, mais aussi à la répression contre le mouvement Gülen, auquel beaucoup sont liés.</p>
<p>Le président Erdoğan a cristallisé autour de lui les oppositions politiques, syndicales et citoyennes. De ce fait, le pays connaît un processus de recomposition; les partis traditionnels sont remis en cause par les nouvelles attentes citoyennes. Un temps, M. Erdoğan a pu y trouver son compte, son propre mouvement semblant y échapper. Ce n’est plus le cas.</p>
<p>Peut-être trouvera-t-il son salut dans le flot des critiques internationales ? Il est légitime pour les citoyens turcs de s’inquiéter des dérives de leur système politique. Mais est-il opportun pour les dirigeants européens de statuer en la matière, au risque de fédérer les Turcs autour de leur président, par réflexe patriotique?</p>
<p><em>* Professeur d&rsquo;histoire-géographie, spécialiste de la Turquie, associée au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
<p><em><strong>Article du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/05/02/turquie-une-democratie-menacee-mais-qui-resiste/"><em>Turquie : Une démocratie menacée, mais qui résiste</em></a></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/11/25/mediterranee-orientale-permanences-strategiques/"><em>Méditerranée orientale : Permanences stratégiques et enjeux contemporains</em></a></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2016/09/21/les-relations-de-la-turquie-avec-la-puissance-russe-pivot-ou-balancier/"><em>Les relations de la Turquie avec la puissance russe : Pivot ou balancier?</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/03/turquie-vitalite-et-embuches-de-la-contestation-democratique/">Turquie : Vitalité et embûches de la contestation démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Turquie : Les purges halal du président Erdogan</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2016 16:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[militaires]]></category>
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<p><em><strong>La tentative de putsch est tombe à point nommé pour permettre à Erdogan de ratisser plus large, laminer l&rsquo;opposition et asseoir peut-être pour longtemps son règne tyrannique.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-59396"></span></p>
<p>Dans le vocabulaire propre à la pharmacopée populaire, une purge est une potion destinée à évacuer plus ou moins abondamment les matières corrompues retenues dans le corps humain, par voie orale ou par des saignés, pour lever «les obstructions et désencombrer les gués» en évacuant puissamment les humeurs bilieuses.</p>
<p>L&rsquo;analogie avec la politique est plus que jamais d’actualité. Mais alors que la posologie diffère évidemment d’un patient à l’autre, elle l’est également d’un régime politique à un autre. Ce qui se passe aujourd’hui en Turquie, en réaction au putsch manqué, relève cette fois d’un nettoyage politique réfléchi et méthodique de tous les groupes qualifiés d’opposants ou des personnes jugées gênantes ou indésirables. Bref, ici et là, la fonction normale de l’organisme physique ou politique n’est rétablie que lorsque toutes les causes d’altérations fonctionnelles ont été ôtées.</p>
<p><strong>La chasse aux «traîtres» et aux «espions».</strong></p>
<p>Un bon nombre d’épurations ou rectifications furent déjà engagées par les islamistes au pouvoir en Turquie selon des méthodes en apparence bien plus souples. Elles cachaient, cependant, aux yeux de la majorité de la communauté internationale, qui sait si bien dissimuler sa fourberie, une chasse féroce aux opposants qualifiés dès lors de <em>«traîtres»</em> et d’<em>«espions»</em>. La non-conformité idéologique était devenue ouvertement pour le régime le motif de poursuites et de sanctions.</p>
<p>La logique du pouvoir islamiste en Turquie s&rsquo;est établie progressivement après l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan qui s’en est pris aussitôt à un domaine vital à la démocratie : la liberté d’expression. Les purges de ces deux dernières semaines apparaissent moins comme une réaction inflexible contre les auteurs de la tentative de coup d’Etat, que l&rsquo;aboutissement inexorable de la gestion autoritaire et sécuritaire du pays et l&rsquo;expression paroxystique des répressions qui ont marqué l’arrivée de l’AKP au pouvoir.</p>
<p>Bilan provisoire : 8 651 militaires accusés d’être liés aux putschistes, 178 généraux placés en garde à vue, soit la moitié des généraux et amiraux de l’armée, 149 généraux et amiraux renvoyés pour <em>«complicité dans la tentative de coup d’État»</em>, parmi eux, 87 hauts gradés de l’armée de terre, 30 de l’armée de l’air et 32 de la marine, 1.099 officiers exclus pour cause d’«indignité», 1.684 soldats renvoyés pour <em>«conduite déshonorante»</em>, près de 300 militaires de la garde présidentielle, soit 10% de ce régiment, mis aux arrêts…</p>
<p>Autres décisions : l’état d’urgence décrété, le rétablissement de la peine de mort envisagé, la durée maximale de garde à vue portée à 30 jours, la fermeture de 1.043 écoles privées, de 1.229 organismes de bienfaisance et de fondations, de 19 syndicats, de 15 universités et de 35 établissements médicaux, le limogeage de 2.854 juges et procureurs et 257 membres du cabinet du Premier ministre. Par ailleurs, 15.200 fonctionnaires de l’éducation et 21.000 enseignants suspendus. Enfin, des milliers de passeports de services, délivrés notamment à d&rsquo;anciens députés, certains fonctionnaires ou des maires, ont été annulés.</p>
<p>Cependant, les raisons de l’ampleur et de la violence d’une telle riposte et vont bien au-delà des représailles qu’on estime normales contre les putschistes et leurs associés. Elles sont aussi l’expression de la violence intrinsèque aux mouvements religieux partout où la sécularisation recule.</p>
<p><strong>La marque de fabrique de l’islamisme turc </strong></p>
<p>L’intimidation, la peur, l’incitation à la haine et les réactions violentes, bien ancrées chez les défenseurs des normes islamiques chaque fois qu’ils se sentent menacés, constituent le passage nécessaire à un système totalitaire qui ne peut survivre qu’à travers une dé-légitimation de tous les échelons du pouvoir à l’exception de celui du Sultan Erdogan.</p>
<p>Ce mégalomane n’a pas attendu le coup d’Etat de 2016 pour engager le pays dans la voie d’une répression tous azimuts. En effet, l’empiétement sur les libertés civiles, la promulgation de lois limitant la vente et la consommation d’alcool, l’avertissement des autorités concernant d’impudiques démonstrations d’affection en public et l’interdiction faite aux hôtesses de Turkish Airlines de se mettre du rouge à lèvre étaient déjà la marque de fabrique de l’islamisme turc. Enfin, l’incarcération de 72 professionnels des médias a fait de la Turquie la plus grande prison du monde pour les journalistes.</p>
<p>Des signes qui ne trompent pas sur une reprise en main autoritaire et personnalisée qui, tôt ou tard, remontent à la surface de tous les régimes islamistes prétendus modérés qu’est venue confirmer la dérive autoritaire du régime d’Ankara. Une telle réalité devrait normalement atténuer l’enthousiasme de tous les adulateurs du <em>«miracle turc»</em> et aujourd’hui de la <em>«rue arabe»</em> rassurés sur sa pérennité.</p>
<p>Alors en campagne et pour expliquer que la démocratie n’est pas une fin en soi, Erdogan avait déclaré, en 1992, que <em>«la démocratie est comme un tramway, il va jusqu’où vous voulez aller, et là vous descendez»</em>. Autrement dit la démocratie n’était déjà à ses yeux qu’un moyen et l’élection l’instrument commode permettant à la cause des islamistes de triompher.</p>
<p>Cela fait plus de vingt ans que le tramway est en gare et n’est plus jamais reparti. A croire que la volonté et la souveraineté du peuple ne servent qu’une seule fois, le temps du trajet qui permet aux islamistes de parvenir au pouvoir et de s’assurer l’éternité. Rapidement et inexorablement, le régime islamiste de ce pays, qui passait pour être un modèle de démocratie stable et d’économie prospère, et qui n’a jamais cessé de servir d’alibi aux islamistes pour mieux cacher leur jeu, a fait de la rupture avec le mode de vie occidental son véritable dogme. Et comme si un malheur ne suffit pas, l’aile radicale de tous les régimes islamistes caresse toujours le rêve de construire son idéal sur un monceau de cadavres.</p>
<p>Après la répression qui a tout particulièrement frappé l&rsquo;ensemble des échelons du pouvoir politique, militaire et administratif, viendront alors les simulacres de procès de ceux qui auraient fomenté une telle tentative dont l’étrange anachronisme relève davantage des coups d’Etats africains des années soixante que d’une opération longuement mûrie. Suffisamment en tous cas pour se demander si le putsch n’était pas organisé par le Père de la nation en personne. Car si la réalité est plus complexe, c’est que l’on peut se permettre de douter qu’il s’agit bien d’un véritable coup d’Etat. L’histoire permettra peut-être un jour de reconstituer ce qui pour l&rsquo;instant apparaît parfois comme un événement absurde.</p>
<p><strong>Un putsch qui ne rassemble à rien de tel</strong></p>
<p>Le manque de cohérence, la faiblesse, l’indécision des conjurés, pourtant bien imprégnés des normes de leurs adversaires, embarrassent tout observateur. Plusieurs questions se posent, en particulier celle de savoir quels étaient les intérêts défendus par les conjurés?</p>
<p>Autre point énigmatique, pourquoi n’ont-ils pas arrêté Erdogan et son équipe plutôt qu’aller occuper la radio et la télévision à l’ère du numérique où les informations circulent librement et par bien d’autres voies? Erdogan lui-même a contourné sa propre censure d’internet au moyen d’un proxy pour accéder à CNN qu’il a parfaitement su utiliser en sa faveur en appelant le peuple à résister.<br />
Doit-on penser, comme certains l&rsquo;affirment, qu’ils avaient l&rsquo;intention de renverser le pouvoir mais pas les moyens? Faut-il envisager que l’échec du putsch provient en partie du fait que les conjurés n’étaient pas prêts à aller jusqu’au bout de leur logique? Enfin, doit-on considérer qu’il s&rsquo;agit plutôt du putsch du pouvoir central contre certains représentants d’institutions dont le poids dans la vie politique et sociale est très important mais qui étaient déterminés à conserver leur autonomie par rapport au régime?</p>
<p>Quant au peuple turc, il est comme tous les peuples du tiers-monde : dépouillé, exploité, bafoué et, paradoxalement, utilisé et manipulé. La victoire, lui répète-t-on sans cesse, est bien la sienne, amplifiant ainsi la portée de l’événement : il a découragé les traîtres, défendu la nation et ne cesse de proclamer, par les rassemblements incessants, tout l’attachement qu’il voue à son dirigeant.</p>
<p>Dans tous les cas, une telle tentative tombe à point nommé pour permettre cette fois à Erdogan le Conquérant de ratisser plus large, réprimer les opposants, laminer l&rsquo;opposition et asseoir peut-être pour longtemps son règne tyrannique.</p>
<p>Contrairement à ce que prétendent les maîtres du pays et leurs soutiens, ce n’est pas la démocratie qui a vaincu cette fois la dictature. Les dizaines de milliers de personnes concernées par les purges sont là (mais pour combien de temps encore ?) pour nous le confirmer.</p>
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		<title>Ennahdha, l’islam politique et le putsch raté en Turquie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/20/ennahdha-lislam-politique-et-le-putsch-rate-en-turquie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2016 17:39:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Erdogan vient de réussir l’exploit de survivre à un coup d’Etat marqué par l’amateurisme, mais, n’en déplaise aux islamistes tunisiens, ce succès n’est pas synonyme de «triomphe de la démocratie». Par Salah El-Gharbi Autant l’attaque terroriste de Nice, jeudi dernier, a suscité l’indignation générale, en Tunisie, autant la tentative de coup d’Etat raté en Turquie,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/20/ennahdha-lislam-politique-et-le-putsch-rate-en-turquie/">Ennahdha, l’islam politique et le putsch raté en Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-58446" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/AKP-Ennahdha.jpg" alt="AKP-Ennahdha" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Erdogan vient de réussir l’exploit de survivre à un coup d’Etat marqué par l’amateurisme, mais, n’en déplaise aux islamistes tunisiens, ce succès n’est pas synonyme de «triomphe de la démocratie».</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-58445"></span></p>
<p>Autant l’attaque terroriste de Nice, jeudi dernier, a suscité l’indignation générale, en Tunisie, autant la tentative de coup d’Etat raté en Turquie, survenu le lendemain, a été clivante, ébranlant le laborieux consensus politique, entre islamistes d&rsquo;Ennahdha et «<em>laïcs</em>» de Nidaa Tounes, auquel nous assistons depuis les législatives de 2014.</p>
<p>Vendredi soir, au moment où les anti-islamistes cachaient mal leur joie en assistant, en direct, sur les écrans des télés, à la chute du pouvoir de l’arrogant Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants et les militants du parti islamiste Ennahdha étaient en train de passer un très sale moment… Que de sueurs froides ont dû essuyer les cadres et les partisans du mouvement islamiste tunisien avant que la situation se décante avec le rétablissement de l’autorité du pouvoir en place!…</p>
<p><strong>Coup d’Etat raté ou coup de bluff réussi ?</strong></p>
<p>D’ailleurs, le lendemain, samedi, la question du putsch raté en Turquie a été, à la dernière minute, inscrite à l’ordre du jour du Conseil de la Choura, réuni à Hammamet, reléguant au second plan les questions portant sur le «<em>gouvernement d’union nationale</em>» et sur la démission du Premier ministre Habib Essid…</p>
<p>Depuis, les déclarations triomphalistes des leaders islamistes se multiplient saluant <em>«le triomphe de la légitimité»</em>, celui de <em>«la volonté du peuple turc et de ses institutions démocratiques</em>». Les intellectuels islamistes s’en mêlent aussi. Il faut se féliciter du <em>«rétablissement de la légitimité des urnes»</em>, déclare Slaheddine Jourchi, journaliste proche de cette mouvance.</p>
<p>Le soulagement était tellement immense que certains militants se sont assemblés devant l’ambassade turque, brandissant le drapeau du pays laïc d’Atatürk et réaffirmant leur soutien à la république en voie d’islamisation d’Erdogan.</p>
<p><strong>Les inquiétudes des islamistes tunisiens</strong></p>
<p>Si les islamistes tunisiens, à l’image de leurs <em>«frères»</em> d’Orient, s’étaient inquiétés à propos du sort d’Erdogan et celui du Parti de la Justice et du Développement (AKP), c’est que, pour eux, l’enjeu est capital. La chute du grand maître d’Ankara signifierait la perte d’un précieux soutien sur lequel compte le Mouvement des Frères musulmans, dont Ennahdha fait partie malgré ses dénégations, pour étendre son pouvoir, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.</p>
<p>En fait, le succès du coup d’Etat aurait été un coup dur pour cette mouvance qui venait de perdre l’Egypte et qui tenait à garder la Turquie sous son influence. Il y va de l’avenir de l’<em>«islam politique»</em> dans le monde entier.</p>
<p>Toutefois, alors que les islamistes jubilaient, le camp adverse ruminait sa déception. En mauvais perdants, les déçus de l’échec du coup d’Etat, crient à la <em>«mascarade»</em>, à la <em>«machination»</em> orchestrée par Erdogan qui chercherait à consolider son pouvoir et à se débarrasser de ses adversaires au sein de l’armée, de la justice, de l’administration publique et même du monde académique et des médias. Comme toujours, la <em>«théorie du complot»</em> vient au secours d’une intelligence à bout d’inspiration, échafauder des scénarios peu probants, comme si un coup d’Etat, qui plus est fomenté par une redoutable armée comme celle dont dispose la Turquie, ne pouvait échouer.</p>
<p><strong>Le pire est encore à venir </strong></p>
<p>Nul ne doute que l’échec des putschistes turcs rende un service inespéré à Erdogan, au moment où ce dernier pataugeait politiquement, à l’intérieur comme à l’extérieur de son pays. Le putsch raté, c’était du pain béni pour que l’homme fort de la Turquie puisse renforcer son autorité, domestiquer l’armée, «assainir» la justice et faire taire toute voix dissonante, réalisant ainsi son rêve de devenir le futur <em>«Grand Sultan du Califat Ottoman».</em></p>
<p>Erdogan se maintient pour longtemps. Trop longtemps sans doute. Que les «frères» se rassurent. A son ombre, ils vont continuer à couler de beaux jours. Mais, jusqu’à quand ?</p>
<p>Certes Erdogan vient de réussir un exploit, celui de survivre à un coup d’Etat marqué par l’amateurisme, mais, n’en déplaise à nos islamistes, ce succès n’est pas forcément synonyme de <em>«triomphe de la démocratie»</em>. Car cet homme est tout sauf un démocrate, à moins que ces gens aient une perception particulière de la démocratie. Ces zélés oublient, manifestement, que sous l’autorité de cet homme, nous assistons depuis des années à la multiplication des atteintes aux droits de l’homme, à l’islamisation rampante de la société turque, à l’autoritarisme grandissant d’un homme qui cherche à accaparer tous les leviers du pouvoir et à faire taire définitivement toute forme d’opposition à sa soif de puissance et de grandeur… Au pays des Ottomans, le pire est peut-être encore à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/20/ennahdha-lislam-politique-et-le-putsch-rate-en-turquie/">Ennahdha, l’islam politique et le putsch raté en Turquie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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