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	<title>Archives des Ali Douâji - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Ali Douâji - Kapitalis</title>
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		<title>Nouvelle de Ali Douâji : Le trésor des pauvres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 06:22:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Douâji]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzedine Madani]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriele D’Annunzio]]></category>
		<category><![CDATA[Halfaouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Cheriaa]]></category>
		<category><![CDATA[Taht Essour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle traduite en français de Ali Douâji, le célèbre écrivain tunisien du groupe Taht Essour. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né en 1909 et mort en 1949, Ali Douâji * peut être considéré, incontestablement, comme l’un des fondateurs majeurs de l’art de la nouvelle en Tunisie. Ecrivain, bohémien, appartenant au groupe de Taht Essour («Sous les remparts»), du nom du célèbre café du quartier de Halfaouine, dans la médina de Tunis. Son œuvre mérite d’être mieux connue des lecteurs francophones.</strong> <em>(Illustration: Ali Douâji au café Taht Essour).</em></p>



<p>Texte traduit de l’arabe par<strong> Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-11638679"></span>



<p>Ecoutez le poète&nbsp;:</p>



<p>Il y avait par le passé, je ne sais sur quelle terre, deux époux parmi les plus pauvres des hommes.Ils ne possédaient rien, rien de rien. Ils n’avaient pas de pain à mettre dans le panier, ni couffin pour mettre le pain. Ils n’avaient pas de maison pour y mettre leur couffin, ni une terre pour y construire leur maison. Ils étaient sans terre ni maison ni couffin ni pain.</p>



<p>Ils étaient misérables…</p>



<p>Ils ressentaient plus l’absence de la maison que celle du pain, car ils pouvaient demander aux bienfaiteurs les restes de pain, mais la maison…</p>



<p>Ils auraient aimé passer le temps à jeun contre une maison où ils pouvaient allumer un feu, l’allumer avec des fayots, se réchauffer avec et parler près de la lumière de sa flamme.</p>



<p>En vérité, l’important dans ce monde, ce qui est plus nécessaire que se nourrir, est d’avoir une maison où se réfugier car sans ces quatre murs l’homme devient semblable à l’animal….</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>Par une nuit triste, à la Saint Sylvestre, une nuit triste, à leurs yeux, surtout, ils ressentirent la misère plus que d’habitude.</p>



<p>Car dans cette nuit-là tous les humains allument un feu, se réchauffent à sa flamme. Dans cette nuit obscure, sur la voie publique, ils tremblaient de pauvreté, leurs pieds cognèrent contre un chat, qui protesta contre leur comportement par un miaulement.</p>



<p>Le chat était plus misérable que leur misère. Ne possédait qu’une peau rassemblant ses os, un peu de poils sur la peau. Si sa fourrure était plus fournie, il aurait eu un meilleur état, sa peau n’aurait collé à ses os. Si sa peau n’avait collé à ses os, il aurait chassé les souris et ne serait pas resté chétif comme il l’est maintenant.</p>



<p>Mais il ne possède ni fourrure ni peau, ni os, c’est pourquoi il était malheureux, fort malheureux.</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>Tous les pauvres et les misérables sont généreux, ils s’entraident entre eux…</p>



<p>Ils attrapèrent le chat, non pour le manger&nbsp;! mais pour lui donner un peu de pain qu’avait quémandé l’épouse. Quand le chat mangea le pain, ils se dirigèrent vers une cabane abandonnée.</p>



<p>Ils ne trouvèrent dans cette cabane qu’un petit trou à travers lequel parvenaient des rayons de lune. Ils restèrent assis dans cette obscurité sombre, dans cette cabane sombre, que l’absence de feu rendait encore plus sombre.</p>



<p>Il dit&nbsp;:</p>



<p>&#8211; Si nous pouvions allumer un feu dans ce froid pour nous réchauffer, veiller sur sa lumière.</p>



<p>Enfin, ils réalisèrent que deux braises brillaient au fond de la cabane, deux braises de couleur dorée. Ils se frottèrent les mains, heureux. L’homme disait à son épouse&nbsp;:</p>



<p>&#8211; Ressens-tu la douceur de la chaleur que je ressens&nbsp;?</p>



<p>Il dit cela alors qu’elle étend ses mains au dessus du feu&#8230;</p>



<p>&#8211; Souffle un peu</p>



<p>L’époux dit&nbsp;:</p>



<p>&#8211; Non, les braises durent plus longtemps sans souffler.</p>



<p>Ils se mirent à parler du passé, sans tristesse, car ils avaient ressenti un certain bonheur pendant qu’ils se réchauffaient près du souffle de deux braises.</p>



<p>Ainsi les pauvres se suffisent de peu pour être heureux&nbsp;!</p>



<p>Ils finirent leur nuit entre discuter et se réchauffer, les deux braises continuaient de briller dans ce coin obscur de la cabane.</p>



<p>Quand l’aube pointa, ils se trouvèrent devant les yeux de ce chat qu’ils avaient nourri de leur pain la veille.</p>



<p>Ils dormirent dans la chaleur des yeux du chat qui brillaient.</p>



<p>Le chat dit&nbsp;:</p>



<p>Le trésor des pauvres est une illusion&nbsp;! **</p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>* Parolier, journaliste, à l’audace et l’humour rares, l’univers de Douâji est ancré amplement dans l’âme populaire qu’il traduit dans une écriture mi-figue, mi-raisin, transgressant les tabous, s’ouvrant sur la littérature mondiale, explorant une peinture sociale des plus réalistes et critiques. Il décède à quarante ans en 1949. Son œuvre compte deux titres&nbsp;: </em>Jawla bayna hânât al-bahr al-mutawassat <em>(Périple à travers les bars méditerranéens), trad. de Tahar Cheriâa, éd. MTE, 1979; </em>Sahirtu minhu al layali <em>(Nuits blanches), recueil de nouvelles établi par Ezzedine Madani, éd. MTE.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p>** <em>Nouvelle poétique du célèbre poète italien Gabriele D’Annunzio. Parue dans </em>Al-‘Alem al-Adabi<em>, en 1935. Reprise par les soins d’Ezzedine Madani dans le recueil ‘</em>‘Sahirtu minhu al-layali’’ <em>(Nuits blanches); éd. MTE.</em></p>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘De Tahar Haddad à Zakia Fourati’’* de Mustapha Khraïef</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/le-poeme-du-dimanche-de-tahar-haddad-a-zakia-fourati-de-mustapha-khraief/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Mar 2023 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Aboulkacem Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Douâji]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Khraïef]]></category>
		<category><![CDATA[Nefta]]></category>
		<category><![CDATA[poète tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Zakia Fourati]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mustapha Khraïef est une voix qui compte dans la poésie et la littérature tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/le-poeme-du-dimanche-de-tahar-haddad-a-zakia-fourati-de-mustapha-khraief/">Le poème du dimanche : ‘‘De Tahar Haddad à Zakia Fourati’’* de Mustapha Khraïef</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mustapha Khraïef est une voix qui compte dans la poésie et la littérature tunisienne. Témoin de ses gestations et ses créations. Il a collaboré à de nombreux journaux et revues, comme critique ou auteur d’opinion.</em></strong></p>



<span id="more-6990847"></span>



<p>Né en 1909, dans la palmeraie de Nefta, Mustapha Khraïef fut ami d’Aboulkacem Chebbi (1), Tahar Haddad (2), Ali Douâji (3), etc., engagé dans la lutte nationale. Certains de ses poèmes ont été chantés par de grandes voix de la chanson.</p>



<p>Il a publié deux recueils, <em>Shu’a’&nbsp;</em>(Rayon,1949); <em>Shawq wa dhawq</em> (Nostalgie et goût, 1965).</p>



<p>Sa poésie est restée fidèle au mètre classique arabe, maîtrisé et allégé, avec quelques innovations, cependant.</p>



<p>Chant d’amour et de patriotisme, célébration de la nature, sa poésie mêle références anciennes et événements actuels. Il décède en 1967.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Ils me déclarèrent une guerre totale</em></p>



<p><em>Voulant me nuire matin et soir</em></p>



<p><em>Coururent remuant poussière contre mon appel</em></p>



<p><em>Avec mensonge ruse odieuse et baliverne</em></p>



<p><em>S’échangèrent à mon sujet un cri indigne</em></p>



<p><em>Remplissant les foyers de stupidités et vulgarités</em></p>



<p><em>Ils souhaitèrent ma mort rapide quand je leur étais</em></p>



<p><em>Lame tranchante et les défendais contre les étrangers</em></p>



<p><em>J’ai dit menez les femmes vers la lumière</em></p>



<p><em>Voulez-leur une Loi tolérante</em></p>



<p><em>Ressentez leur mal profond</em></p>



<p><em>Vous lui trouverez le remède</em></p>



<p><em>Non notre progéniture ne doit pas être élevée</em></p>



<p><em>Dans l’obscurité grandir dans la pire ignorance</em></p>



<p><em>L’âme de la jeunesse ne doit rester errante</em></p>



<p><em>Non voyante du droit chemin et muette</em></p>



<p><em>Les meules du temps dans leur tournoiement</em></p>



<p><em>Excellent et écrasent les faibles sous les puissants</em></p>



<p><em>Ces champs fanés s’ils sont irrigués</em></p>



<p><em>Fleurissent et donnent biens et richesses</em></p>



<p><em>Jusqu’à quand laissons-nous</em></p>



<p><em>Notre mère dans l’ignorance</em></p>



<p><em>Quels hommes&nbsp;! Notre mère a Eve&nbsp;!!</em></p>



<p><em>Qu’a-t-il Adam pour renier son instruction</em></p>



<p><em>Et Dieu a enseigné à Adam les noms&nbsp;?</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>Fille d’Arabes honorables, prends part</em></p>



<p><em>Au combat et à ce que font d’utile les chefs</em></p>



<p><em>Œuvre pour l’honneur des positions</em></p>



<p><em>Répands auprès des humains une page noble</em></p>



<p><em>Les filles des Arabes affrontaient le combat</em></p>



<p><em>Guerroyaient pour se défendre</em></p>



<p><em>Quand les cavaliers étaient en selle</em></p>



<p><em>Elles leur criaient</em></p>



<p><em>Nous ne sommes pas femmes à asservir</em></p>



<p><em>Les propos de Asma’ Bent Abou Bakr (4</em>)</p>



<p><em>Débordaient d’orgueil de sacrifice et de fierté</em></p>



<p><em>Quand Abdallah (5) était battu l’ennemi ne devait</em></p>



<p><em>Salir son sang ni déchirer ses membres en lambeaux</em></p>



<p><em>Il se réfugia auprès de sa mère tendre et affectueuse</em></p>



<p><em>Afin de ne trouver une mort épouvantable</em></p>



<p><em>Elle le dissuada, il mourut sous les sabots</em></p>



<p><em>Des chevaux racés combattant l’ennemi</em></p>



<p><em>Elle le vit crucifié en haut martyr</em></p>



<p><em>Le considéra de haut rang</em></p>



<p><em>Celle qui a grandi avec une âme libre</em></p>



<p><em>Enfante des âmes fières et dignes</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>***</em></p>



<p><em>Fille de Carthage ont menti ceux</em></p>



<p><em>Qui ont prétendu dans la vie que tu es futile</em></p>



<p><em>De ton cœur nous apercevons</em></p>



<p><em>La flamme sacrée remplissant le monde</em></p>



<p><em>Avec la lumière de ton cœur nous parvenons</em></p>



<p><em>A notre complétude avec la lumière</em></p>



<p><em>De ton visage nous regardons les choses</em></p>



<p><em>Je te dédie de la Maison d’éternité un salut</em></p>



<p><em>Noble comme ton nom en finesse et beauté</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe par</em><strong> Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong>Shu’a’ (Rayon), Imprimerie Al Manar, 1949.</strong></p>



<p><strong><em>Notes du traducteur&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>* Poème écrit lors de la venue d’Edouard Daladier, président du Conseil, contre lequel il y a eu des manifestations de femmes, en 1939, à laquelle a pris part</em> <em>Zakia Fourati, grande figure militante du mouvement national tunisien.</em></p>



<p><em>1- Aboulkacem Chebbi (1909-1934) : poète tunisien d&rsquo;expression arabe considéré comme le poète national de Tunisie.</em></p>



<p><em>2- Tahar Haddad (1899-1935), émancipateur des femmes, auteur du célèbre ouvrage progressiste, ‘‘Notre femme dans la Loi fondamentale et la société’’, 1930.</em></p>



<p>3- Ali Douâji (1909-1949) : nouvelliste, dramaturge, parolier, journaliste et caricaturiste tunisien d&rsquo;expression arabe.</p>



<p><em>4- Abou Bakr, premier calife de l’islam.</em></p>



<p><em>5- Abdallah Ibn Zubaïr, fils d’Asma’ Bent Ibi Bakr, compagnon du prophète, figure importante de l’islam naissant.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BCUnpsTjeP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/le-poeme-du-dimanche-lhomme-de-farid-ghazi/">Le poème du dimanche : ‘‘L’Homme’’ de Farid Ghazi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘L’Homme’’ de Farid Ghazi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/le-poeme-du-dimanche-lhomme-de-farid-ghazi/embed/#?secret=Dt7BL34E1q#?secret=BCUnpsTjeP" data-secret="BCUnpsTjeP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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