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	<title>Archives des angoisse - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des angoisse - Kapitalis</title>
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		<title>2026 &#124; La Tunisie entre le marteau et l’enclume  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 10:45:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas pour rassurer les Tunisiens: leur pays entre dans une nouvelle année sous le prolongement de l’état d’urgence jusqu’à fin  janvier 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/2026-la-tunisie-entre-le-marteau-et-lenclume/">2026 | La Tunisie entre le marteau et l’enclume  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie entre dans une nouvelle année sous le prolongement de l’état d’urgence jusqu’à fin janvier 2026. Ce n’est pas pour rassurer les Tunisiens, qui ont cru en avoir fini avec le terrorisme, ni pour leur redonner confiance en l’avenir. L’annonce a plutôt de quoi les inquiéter au moment où les vœux circulent, enthousiastes (joie, bonheur, succès) ou prudents (sécurité, stabilité, apaisement). Mais derrière ces mots, une autre réalité traverse la société, plus intime, plus silencieuse : une tension psychique diffuse, faite d’anxiété et d’évitement, presque ordinaire.&nbsp;Un peuple qui rentre dans une nouvelle année sur la pointe des pieds, presque à reculons, en retenant son souffle. </em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18168512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’anxiété n’est pas une faiblesse. Elle est une réaction d’adaptation à l’incertitude.&nbsp;Elle&nbsp;appelle à la vigilance, prépare le corps à répondre.&nbsp;Si l’anxiété avait une couleur, elle serait rouge : alarme, cœur qui s’emballe, feu intérieur&nbsp;qui&nbsp;brûle&nbsp;sans danger réel.&nbsp;</p>



<p>Pour comprendre l’anxiété, il faut d’abord revenir à sa source : la peur.&nbsp;La peur est biologique : elle apparaît face à un danger réel et identifiable, activant le système nerveux autonome :&nbsp;accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, tension musculaire, libération d’adrénaline. Le corps se prépare à fuir, combattre ou se figer.&nbsp;</p>



<p>L’anxiété, elle, est différente : c’est une peur sans objet réel. Aucun danger tangible, mais le corps réagit comme si. L’anxiété est donc un rouge sans cible, un feu qui brûle sans relief ni forme précise. Tel&nbsp;un état d’alerte&nbsp;prolongée,&nbsp;<em>où le système émotionnel reste activé en l’absence de danger immédiat.&nbsp;</em>Cela se traduit par : une anticipation constante du pire, des pensées qui tournent sans issue, une fatigue nerveuse persistante, une&nbsp;hypervigilance&nbsp;qui ne se repose jamais.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’évitement comme fausse solution&nbsp;</h2>



<p>Face à l’anxiété, beaucoup choisissent le noir : le retrait, la fuite&nbsp;l’évitement : éviter le conflit,&nbsp;éviter&nbsp;la décision,&nbsp;éviter&nbsp;l’engagement,&nbsp;éviter&nbsp;même l’espoir&nbsp;<em>«trop risqué !»</em>.&nbsp;Certes&nbsp;l’évitement soulage un instant ; il&nbsp;permet de continuer à fonctionner, à tenir debout. Mais ce soulagement a un prix.&nbsp;</p>



<p>Les avancées psychologiques récentes,&nbsp;notamment le modèle de l’apprentissage inhibiteur (<em>Inhibitory&nbsp;Learning</em>),&nbsp;révolutionnent notre compréhension de l’anxiété en 2026&nbsp;et démontre&nbsp;ce que l’on évite ne disparaît pas&nbsp;mais&nbsp;s’étend.&nbsp;</p>



<p>Trois phénomènes clés expliquent pourquoi l’évitement piège le cerveau&nbsp;et&nbsp;bloque l’extinction de la peur :&nbsp;</p>



<p>1. <strong><em>le renforcement de la menace :</em></strong>&nbsp;éviter une situation anxiogène envoie un message clair au cerveau : <em>«J’ai survécu parce que j’ai fui»</em>. La peur est validée, l’alarme rouge sera plus forte la prochaine fois;&nbsp;</p>



<p>2. <strong><em>l’élargissement du périmètre :</em></strong>&nbsp;éviter un ascenseur peut élargir la peur aux escaliers fermés, puis aux espaces confinés en général. Ce que l’on ne confronte pas finit par coloniser la vie quotidienne&nbsp;;</p>



<p>3. <strong><em>la traversée plutôt que l’habituation :&nbsp;</em></strong>contrairement aux anciennes méthodes visant à faire disparaître l’anxiété, l’apprentissage de sécurité consiste à prouver au cerveau qu’on peut tolérer l’inconfort et traverser la peur. Le rouge&nbsp;n’est pas éliminé ; il devient supportable, maîtrisable.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cercle invisible des&nbsp;troubles anxieux&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>L’anxiété pousse à l’évitement.&nbsp;L’évitement entretient l’anxiété.&nbsp;C’est un cercle simple, redoutablement efficace.&nbsp;Plus on évite, plus le monde semble dangereux. Plus le monde semble dangereux, plus on évite.&nbsp;</p>



<p>Dans un contexte d’alerte prolongée, ce cercle trouve un terrain fertile. Il s’installe sans bruit. Il devient normalité.&nbsp;</p>



<p>À l’échelle individuelle, cela s’appelle un trouble anxieux.&nbsp;</p>



<p>À l’échelle collective, cela devient une culture de survie.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un petit test&nbsp;pour ceux qui ne se voilent pas la face&nbsp;</h2>



<p>&nbsp;Quand quelque chose t’angoisse :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Remets-tu souvent à plus tard ?&nbsp;</li>



<li>Minimises-tu ce que tu ressens ?&nbsp;</li>



<li>Te distrais-tu excessivement ?&nbsp;</li>



<li>Te dis-tu : <em>«ce n’est pas le moment»</em> ?&nbsp;</li>
</ul>



<p>Si tu réponds oui à plusieurs de ces questions, tu ne vas pas mal.&nbsp;Tu es&nbsp;en mode survie psychique, à la frontière entre le rouge et le noir.&nbsp;Or la survie n’est pas faite pour durer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre rouge et noir, le regard&nbsp;est notre&nbsp;ressource&nbsp;</h2>



<p>La résilience tunisienne ne se situe ni dans le déni optimiste, ni dans le pessimisme figé. Elle se joue dans la flexibilité du regard.&nbsp;Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide n’est pas une question de positivité naïve, mais de capacité à changer de perspective.&nbsp;C’est ici qu’intervient la confiance en soi.&nbsp;</p>



<p>Le mot confiance vient du latin&nbsp;<em>confidere</em>&nbsp;: cum (avec) +&nbsp;fidere&nbsp;(foi). La question est : foi en quoi ?&nbsp;Pas en l’absence de danger.&nbsp;Pas dans un avenir garanti.&nbsp;Foi en sa propre capacité à faire face, à traverser, à apprendre de chaque situation.&nbsp;</p>



<p>Cette confiance psychique est la clé pour réduire le noir de l’évitement et dompter le rouge de l’anxiété. Elle repose sur l’expérience vécue : <em>«J’ai déjà traversé, donc je peux encore traverser»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vœux pour 2026. Tout de même&#8230; &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Dans une Tunisie sous vigilance prolongée, le vœu le plus juste n’est ni l’optimisme forcé, ni la résignation.&nbsp;Il consiste à :&nbsp;traverser le rouge sans fuir dans le noir,&nbsp;renforcer la confiance en sa capacité à faire face,&nbsp;bouger le regard&nbsp;pour qu’il circule librement entre alerte et repos,&nbsp;entre&nbsp;danger et sécurité.&nbsp;</p>



<p>La sortie de crise n’est pas seulement politique.&nbsp;Elle est d’abord psychique, individuelle et collective.&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, entre anxiété collective et quête de sens </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/la-tunisie-entre-anxiete-collective-et-quete-de-sens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 11:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[troubles anxieux généralisés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, près de 20 % des adolescents de 15 à 17 ans souffrent d’anxiété, contre 5 % de dépression, tandis que la prévalence des troubles anxieux généralisés (TAG) dépasse 11 % en soins primaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/la-tunisie-entre-anxiete-collective-et-quete-de-sens/">La Tunisie, entre anxiété collective et quête de sens </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38898013/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude publiée en 2024</a>,</em></strong> <strong><em>en Tunisie, près de 20 % des adolescents de 15 à 17 ans souffrent d’anxiété, contre 5 % de dépression, tandis que la prévalence des troubles anxieux généralisés (TAG) dépasse 11 % en soins primaires, avec des conséquences sévères sur la vie professionnelle, sociale et familiale. Les consultations et hospitalisations pour troubles anxio-dépressifs explosent, et les pharmacies peinent à suivre la demande.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17339208"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte, obsessions, compulsions, attaques de panique et phobies sociales deviennent le reflet d’une anxiété collective, miroir d’un pays en quête de sens et de stabilité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie avance aujourd’hui comme un navire fragile, ballotté entre vents contraires. Entre promesses de transformation et peur d’effondrement, le pays hésite. Les places publiques, les cafés, les files d’attente et même les silences des conversations quotidiennes résonnent d’un même écho : l’angoisse.&nbsp;</p>



<p>Cette anxiété n’est pas seulement individuelle. Elle traverse les corps et les esprits, devenant une atmosphère, un langage que la société utilise pour exprimer son déséquilibre intérieur. Les crises économiques, l’instabilité politique et les tensions sociales ne sont que la surface visible de cette vibration collective.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les troubles anxieux comme miroir&nbsp;</h2>



<p>Derrière les portes des cabinets, dans les foyers et sur les places publiques, l’anxiété se manifeste sous mille formes :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Obsessions</strong> : pensées intrusives, récurrentes et non désirées génératrices d’anxiété ou de détresse. Par exemple craindre constamment d’être responsable d’un accident, imaginer des maladies inexistantes, ou être obsédé par des images violentes ou interdites.&nbsp;</li>



<li><strong>Compulsions</strong> : actes physiques ou mentaux répétitifs imposés pour apaiser l’anxiété, souvent excessifs et déconnectés de la peur initiale. Comme se laver les mains jusqu’à irritation, vérifier les portes et fenêtres à plusieurs reprises, compter ou répéter des phrases pour neutraliser une pensée intrusive.&nbsp;</li>



<li><strong>Attaques de panique</strong> : épisodes soudains de peur intense, accompagnés de palpitations, essoufflement ou vertiges, représentant 60 % des consultations cardiologiques sans cause organique identifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Phobies sociales</strong> : peur marquée d’être jugé ou observé, y compris dans le monde numérique et des données personnelles.&nbsp;</li>



<li><strong>İnsomnies</strong>.&nbsp;</li>
</ul>



<p>Pour beaucoup, ces manifestations ne sont pas absurdes : elles symbolisent le rituel de survie d’un Moi blessé, en quête d’un semblant de maîtrise intérieure.&nbsp;</p>



<p>En réalité chaque symptôme est un fragment d’histoire ; chaque consultation, un écho d’un malaise plus large.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vibrations et réorganisation&nbsp;</h2>



<p>La physique nous enseigne que tout système en déséquilibre cherche un nouvel état stable. La société tunisienne vibre aujourd’hui à une fréquence instable, oscillant entre espoir et désenchantement.&nbsp;</p>



<p>Les obsessions, compulsions, attaques de panique et phobies sociales deviennent des manifestations de tensions accumulées. Comme dans une réaction chimique, l’instabilité peut produire destruction ou recomposition, ouvrant la voie à nouvelles structures créatives. L’anxiété individuelle et collective est ainsi une énergie brute, à canaliser pour transformer le désordre en équilibre et l’inquiétude en innovation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique et psychique&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La semaine dernière, un jeune patient souffrant de TOC m’a confié :&nbsp;<em>«Après avoir vu un discours de Kais Saïed sur les réseaux sociaux, tout mon corps s’est tendu. Ce soir-là, malgré mes vérifications habituelles de la porte dix fois, je n’ai pas réussi à dormir. J’ai éteint tous les appareils électriques, fermé mon téléphone et cherché un vieux réveil. Toutes les cinq minutes, je vérifiais qu’il fonctionnait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.»</em>&nbsp;</p>



<p>La scène politique agit comme un théâtre psychique. Les figures d’autorité deviennent des symboles où se projettent les blessures collectives : le besoin d’un père protecteur face à l’incertitude se mêle à la colère contre les schémas d’oppression. L’intime et le collectif se rejoignent dans les mêmes symptômes : insomnies, compulsions, attaques de panique, phobies sociales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’angoisse : une énergie créatrice&nbsp;</h2>



<p>La question centrale n’est pas seulement de diagnostiquer, mais de transformer. L’angoisse n’est pas une faiblesse : c’est une énergie brute.&nbsp;</p>



<p>A l’echelle Individuel, les thérapies intégratives incluant la pleine conscience et le travail symbolique permettent d’apprivoiser cette angoisse.&nbsp;</p>



<p>Pour le collectif, les espaces de parole permettent à cette angoisse de devenir récit, art, projet. Chaque geste, chaque choix, chaque rencontre devient un fil qui tisse une nouvelle étoffe sociale et psychique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tissons ensemble l’avenir&nbsp;</h2>



<p>La Tunisie est à un carrefour : l’anxiété peut se figer en pathologie sociale, ou devenir le ferment d’une métamorphose, transformant la peur en mouvement et l’instabilité en créativité.&nbsp;</p>



<p>Comme un élément chimique cherchant sa configuration stable, une société confrontée à l’instabilité peut engendrer de nouvelles formes de solidarité, de pensée et de liberté. La souffrance devient sagesse ; l’anxiété, invitation à vibrer autrement et à tisser un avenir renouvelé.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
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			</item>
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		<title>Coronavirus et confinement : La pédopsychologue Ahlem Mahmoud Driss livre ses conseils pour mieux protéger nos enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 21:50:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahlem Mahmoud Driss]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
		<category><![CDATA[cercle familial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment parler du coronavirus avec les enfants, ne pas leur transmettre notre angoisse et les rassurer durant la période de confinement qui démarre dimanche prochain, 22 mars 2020, et se poursuivra jusqu’au 4 avril ? La pédopsychologue Ahlem Mahmoud Driss livre ses conseils pour vivre au mieux cette période où «le cercle familial n&#8217;a jamais...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/20/coronavirus-et-confinement-la-pedopsychologue-ahlem-mahmoud-driss-livre-ses-conseils-pour-mieux-proteger-nos-enfants/">Coronavirus et confinement : La pédopsychologue Ahlem Mahmoud Driss livre ses conseils pour mieux protéger nos enfants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/pédopsychologue-Ahlem-Mahmoud-Driss.jpg" alt="" class="wp-image-289701"/></figure>



<p><strong><em>Comment parler du coronavirus avec les enfants, ne pas leur transmettre notre angoisse et les rassurer durant la période de confinement qui démarre dimanche prochain, 22 mars 2020, et se poursuivra jusqu’au 4 avril ? La pédopsychologue Ahlem Mahmoud Driss livre ses conseils pour vivre au mieux cette période où «le cercle familial n&rsquo;a jamais aussi bien porté son nom».</em></strong></p>



<span id="more-289698"></span>



<p>«<em>C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on passe par une période très difficile. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;on vit dans la peur et l&rsquo;angoisse d&rsquo;un lendemain incertain. On a peur pour nous, pour nos parents, pour nos proches. Dans tout cela, on ne doit pas oublier qu&rsquo;on a des enfants qui vivent nos angoisses et nos stress, qui sont obligés de rester à la maison</em>», assure Ahlem Mahmoud Driss, pédopsychologue, orthophoniste et fondatrice de la une maison d&rsquo;édition pédagogique Celi Edition, qui a adressé ses conseils aux parents pour trouver les mots justes, sans dramatiser, ni minimiser : ne pas être alarmiste, ce qui les rendrait anxieux, mais nommer les choses comme elles sont et savoir être rassurants.</p>



<p>Mme Mahmoud Driss, qui estime que ce confinement peut être l&rsquo;occasion de vrais moments de partage, mais aussi, «<em>source de tension et d&rsquo;anxiété vu que le cercle familial n&rsquo;a jamais aussi bien porté son nom</em>», affirme qu&rsquo;il faut bien expliquer cette situation aux enfants tout en se montrant rassurants :  <em>«Rien ne sert de leur cacher la vérité, mais il faut éviter les termes comme « la mort », « la fin du monde »».</em></p>



<p>La pédopsychologue assure que le Covid-19 est désormais présent dans les conversations et l&rsquo;imaginaire des enfants et qu&rsquo;il faut les inviter à dessiner et à faire des colories de ce qu&rsquo;ils éprouvent pour qu&rsquo;ils extériorisent ce qu&rsquo;ils ressentent et expriment au mieux comment ils vivent cette situation particulière.</p>



<p>«<em>Laisser vos enfants devant les écrans toute la journée, c&rsquo;est sûr c&rsquo;est plus facile, mais cela ne va pas être structurant pour eux. Il faut donner des repères, partager des moments de plaisir</em>», ajoute la spécialiste de l&rsquo;enfance en donnant comme exemple diverses activités tels la cuisine, la lecture, le bricolage, le jardinage, leur lire des contes et même les tâches ménagères.</p>



<p>«<em>C&rsquo;est bien aussi de laisser l&rsquo;enfant s&rsquo;ennuyer. Il peut être créatif. Et bon courage»</em>, conclut-elle.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v4pxjCRd2y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/10/mon-ami-lautiste-explique-aux-enfants-lacceptation-de-la-difference/">« Mon ami l’autiste » explique aux enfants l&rsquo;acceptation de la différence</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Mon ami l’autiste » explique aux enfants l&rsquo;acceptation de la différence » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/10/mon-ami-lautiste-explique-aux-enfants-lacceptation-de-la-difference/embed/#?secret=uptnJ3pi44#?secret=v4pxjCRd2y" data-secret="v4pxjCRd2y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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