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	<title>Archives des autoritarisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des autoritarisme - Kapitalis</title>
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		<title>Bourguiba &#124; Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 07:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Largueche]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Bourguiba s’impose comme le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, et l’incarnation de la mémoire nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/bourguiba-batisseur-de-letat-despote-eclaire-et-memoire-national/">Bourguiba | Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion de 70 ans d’indépendance, la figure de Habib Bourguiba s’impose comme un nœud de mémoire, de débat et d’interprétation. Trois images dominantes : le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, et l’incarnation de la mémoire nationale&nbsp;structurent encore aujourd’hui notre compréhension de son héritage. Mais ces figures ne sont ni exclusives ni figées : elles se superposent, se contredisent et révèlent les tensions d’une histoire nationale en construction.</em></strong></p>



<p><strong>Pr. Abdelhamid Largueche</strong> *</p>



<span id="more-18497176"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">1. Bâtisseur de l’État : la fondation d’une modernité politique.</h2>



<p>La première image, largement partagée, est celle du fondateur. Bourguiba est celui qui, au lendemain de l’indépendance en 1956, engage un vaste chantier de construction étatique : centralisation administrative, unification du territoire, consolidation des institutions. Son œuvre est indissociable de réformes majeures, notamment le Code du statut personnel (1956), qui transforme profondément la société tunisienne en matière de droits des femmes, de famille et de rapport à la religion.</p>



<p>Cette vision du <em>«bâtisseur»</em> s’inscrit dans une lecture téléologique de l’histoire nationale : Bourguiba apparaît comme l’homme de la rupture avec l’ordre colonial et traditionnel, mais aussi comme celui de l’entrée dans la modernité.</p>



<p>Toutefois, cette construction s’est opérée au prix d’une forte personnalisation du pouvoir, posant déjà les bases de l’ambiguïté qui caractérise son héritage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Despote éclairé : autoritarisme et rationalité politique</h2>



<p>La seconde idée, celle du <em>«despote éclairé»</em> introduit une tension critique. Elle reconnaît à Bourguiba une vision, une rationalité politique, une volonté de réforme, mais souligne en même temps la nature autoritaire de son régime.</p>



<p>Le pluralisme politique est rapidement étouffé, l’opposition marginalisée, et le parti unique devient le pilier du système.</p>



<p>Cette lecture renvoie à une tradition politique plus large, celle des modernisateurs autoritaires, pour qui la transformation de la société justifie la concentration du pouvoir.</p>



<p>Bourguiba gouverne au nom de la raison, du progrès et de la nation, mais en limitant les libertés publiques. La centralité de sa personne devient alors un instrument de gouvernement, mais aussi une limite structurelle : l’État qu’il construit dépend étroitement de lui.</p>



<p>Ainsi, le qualificatif de <em>«despote éclairé»</em> n’est pas seulement un jugement moral ; il met en lumière une contradiction fondamentale entre modernisation et autoritarisme, qui marquera durablement la trajectoire politique tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Mémoire nationale : entre mythe, héritage et conflits mémoriels</h2>



<p>Enfin, Bourguiba est devenu une figure mémorielle. Il incarne une certaine idée de la Tunisie : souveraine, réformiste, tournée vers l’éducation et la rationalité.</p>



<p>Cette mémoire est mobilisée de manière variable selon les contextes politiques. Après 2011, elle a été réactivée, parfois idéalisée, comme un repère face à l’incertitude.</p>



<p>Mais cette mémoire est loin d’être consensuelle. Elle est traversée par des débats : faut-il célébrer l’homme d’État ou interroger les zones d’ombre de son régime ? Comment articuler mémoire et histoire ? La figure de Bourguiba devient alors un lieu de confrontation entre générations, entre visions politiques, et entre exigences scientifiques et usages publics du passé.</p>



<p>Dans le contexte actuel,&nbsp;Bourguiba illustre parfaitement cette difficulté à construire un récit partagé : il est à la fois un symbole d’émancipation et un objet de critique, un héritage commun mais sans cesse disputé.</p>



<p>Les trois figures de Bourguiba, bâtisseur, despote éclairé, mémoire nationale ne doivent pas être pensées comme des catégories séparées, mais comme les dimensions d’une même réalité historique complexe. Leur coexistence traduit moins une contradiction qu’une richesse interprétative : celle d’un personnage qui, 70 ans après l’indépendance, continue de structurer notre rapport au politique, à l’État et à l’histoire.</p>



<p>Disserter sur Bourguiba, c’est donc moins trancher que comprendre : comprendre comment une figure fondatrice devient un enjeu de mémoire, et comment cette mémoire, à son tour, éclaire les défis du présent.</p>



<p><em>* Professeur&nbsp;émérite d’histoire, conseiller en patrimoine.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/bourguiba-batisseur-de-letat-despote-eclaire-et-memoire-national/">Bourguiba | Bâtisseur de l’Etat, despote éclairé et mémoire national</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partis de gauche dans le monde arabe muselés au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans de nombreux pays arabes, le pouvoir politique s’est longtemps présenté comme «au-dessus des idéologies». Au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme, les régimes autoritaires ont systématiquement neutralisé, interdit ou affaibli les forces idéologiques organisées : partis de gauche, mouvements syndicaux autonomes, courants libéraux structurés. Cette stratégie, présentée comme pragmatique, repose sur une illusion majeure : l’idée qu’une société peut fonctionner sans idéologie.</em></strong> <em>(Photo : Manifestation pro-Saïed, le 17 décembre 2025 à Tunis). </em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18438796"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’histoire politique montre que lorsqu’on exclut toutes les idéologies explicites, on ne supprime pas l’idéologie ; on en impose une autre, implicite, souvent religieuse.</p>



<p>Dans les sociétés où la religion structure déjà les imaginaires collectifs, cette idéologie par défaut prend presque mécaniquement la forme de l’islam politique. L’exemple tunisien est à cet égard paradigmatique : après vingt-trois années de neutralisation méthodique de la gauche et de toute vie idéologique autonome sous Zine El-Abidine Ben Ali, la révolution de 2011 a vu l’émergence fulgurante d’Ennahdha, devenue la force politique dominante.</p>



<p>Cet article défend l’idée que la gauche – entendue comme tradition critique, sociale et rationaliste – constitue le seul contrepoids capable de modérer le dogmatisme religieux dans les sociétés arabes, non par la répression, mais par la production de sens, de justice sociale et de citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impossibilité d’une société sans idéologie</h2>



<p>Louis Althusser rappelait que l’idéologie n’est pas un simple ensemble d’idées, mais une structure qui organise le rapport des individus à leur réalité sociale (Althusser, <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>, 1970). À ce titre, aucune société humaine ne peut s’en passer. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une idéologie, mais laquelle.</p>



<p>Dans les sociétés arabes, la religion joue historiquement un rôle structurant : elle organise le temps, les normes sociales, les rituels et une partie de la morale collective. Lorsque l’État interdit les idéologies politiques modernes – socialisme, libéralisme, nationalisme critique –, il ne fait que laisser la religion occuper l’espace idéologique vacant.</p>



<p>Hannah Arendt a montré que les régimes autoritaires détruisent les médiations intellectuelles et sociales qui permettent aux individus de penser politiquement (<em>Les origines du totalitarisme</em>, 1951). Une fois ces médiations détruites, le retour du religieux comme cadre totalisant devient presque inévitable, car il offre des réponses simples à des sociétés privées de débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Ali ou la fabrication d’un islamisme latent</h2>



<p>Le régime de Ben Ali illustre parfaitement cette dynamique. Officiellement laïc, moderniste et hostile à l’islam politique, l’État tunisien a en réalité éradiqué toute vie idéologique autonome, en particulier la gauche syndicale, marxiste ou sociale-démocrate. Les partis existaient formellement, mais étaient vidés de toute capacité d’action réelle.</p>



<p>Ennahdha, interdite mais jamais idéologiquement combattue sur le terrain intellectuel, a survécu sous une forme diffuse : réseaux caritatifs, mosquées, solidarités informelles, exil idéologique. Comme l’explique Olivier Roy, l’islamisme prospère moins par excès de religiosité que par absence de concurrence idéologique crédible (<em>L’échec de l’islam politique</em>, 1992).</p>



<p>Ainsi, lorsque l’appareil répressif s’est effondré en 2011, le seul courant disposant d’un capital symbolique, organisationnel et moral était l’islamisme. La gauche, affaiblie, marginalisée, souvent coupée des classes populaires, n’a pas pu jouer son rôle historique de médiation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’islamisme comme idéologie de substitution</h2>



<p>L’islamisme n’est pas un simple retour du religieux ; c’est une idéologie moderne, au sens où il politise la religion pour répondre à des problèmes contemporains : injustice sociale, corruption, crise morale, domination étrangère. Sayyid Qutb, l’un de ses théoriciens majeurs, proposait déjà une vision totalisante de la société islamique comme alternative aux idéologies occidentales (<em>Signes de piste</em>, 1964).</p>



<p>Mais cette idéologie repose sur une réduction du politique au moral, et du citoyen au croyant. Elle tend à naturaliser l’ordre social, à sacraliser les normes et à délégitimer le conflit politique, pourtant essentiel à toute démocratie.</p>



<p>Sans contre-idéologie structurée, l’islamisme devient la seule grille de lecture disponible. Il n’est alors pas choisi librement : il s’impose par défaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche est structurellement indispensable</h2>



<p>La gauche, historiquement, n’est pas seulement une force politique ; elle est une tradition intellectuelle fondée sur la critique, la rationalité, l’égalité et la justice sociale. De Marx à Gramsci, de Rosa Luxemburg à Edward Said, elle a toujours articulé le social, le politique et le culturel.</p>



<p>Antonio Gramsci insistait sur la notion d’hégémonie culturelle : une idéologie ne triomphe pas par la force, mais parce qu’elle devient le sens commun (Gramsci, <em>Cahiers de prison</em>). Dans les sociétés arabes, l’islamisme a conquis cette hégémonie faute d’alternative crédible.</p>



<p>La gauche peut modérer le dogmatisme religieux non en l’attaquant frontalement, mais en proposant une lecture sociale des injustices, réhabilitant le citoyen face au croyant, réintroduisant le conflit politique légitime, et défendant l’autonomie de la raison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression ne produit pas la sécularisation</h2>



<p>L’un des grands malentendus des régimes autoritaires arabes a été de croire que la répression du religieux produirait la laïcité. L’histoire montre l’inverse. Comme l’explique Talal Asad, la sécularisation est un processus culturel et politique long, jamais imposé par décret (<em>Formations of the Secular</em>, 2003).</p>



<p>En interdisant le débat, les régimes ont sacralisé la religion. Ce qui est interdit devient pur, moral, incorruptible. La gauche, au contraire, désacralise en politisant : elle ramène les discours religieux à des enjeux sociaux concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe du Sud</h2>



<p>L’expérience internationale confirme ce diagnostic. En Amérique latine, la montée de la théologie de la libération – inspirée par la gauche – a permis de désamorcer le conservatisme religieux en l’articulant à la justice sociale (Gustavo Gutiérrez, <em>Théologie de la libération</em>, 1971).</p>



<p>En Espagne et au Portugal, la transition démocratique post-dictatoriale a été portée par des forces de gauche capables de canaliser les héritages religieux sans les nier, mais en les subordonnant au politique (Manuel Castells, <em>La transition démocratique en Espagne</em>, 1981).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas tunisien : une gauche absente, un islamisme dominant</h2>



<p>En Tunisie, la faiblesse de la gauche après 2011 n’est pas seulement organisationnelle ; elle est aussi culturelle. Coupée des quartiers populaires, souvent enfermée dans un discours élitiste, elle n’a pas su concurrencer l’islamisme sur le terrain du sens.</p>



<p>Pourtant, comme le soulignait Mohamed Charfi, la modernité politique ne peut être importée ; elle doit être produite de l’intérieur (<em>Islam et liberté</em>, 1998). La gauche tunisienne a manqué cette production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réhabiliter l’idéologie pour éviter le dogme</h2>



<p>Exclure les idéologies dans les pays arabes ne produit ni neutralité ni stabilité. Cela revient à institutionnaliser une idéologie implicite, religieuse, non débattue, non critiquée. L’expérience de Ben Ali l’a démontré : en éradiquant la gauche, il a préparé le terrain à un islamisme hégémonique.</p>



<p>La véritable alternative n’est pas entre autoritarisme et islamisme, mais entre vide idéologique et pluralisme critique. Dans ce pluralisme, la gauche joue un rôle irremplaçable : elle est la seule tradition capable de transformer la foi en choix privé et la politique en espace commun.</p>



<p>Sans gauche, le dogme prospère. Avec elle, la religion redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une conviction parmi d’autres, et non une idéologie par défaut.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Références bibliographiques (sélection)</strong></p>



<p>Althusser, L. (1970). <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>.</p>



<p>Arendt, H. (1951). <em>Les origines du totalitarisme</em>.</p>



<p>Asad, T. (2003). <em>Formations of the Secular</em>.</p>



<p>Charfi, M. (1998). <em>Islam et liberté</em>.</p>



<p>Gramsci, A. (1975). <em>Cahiers de prison</em>.</p>



<p>Qutb, S. (1964). <em>Signes de piste</em>.</p>



<p>Roy, O. (1992). <em>L’échec de l’islam politique</em>.</p>



<p>Said, E. (1978). <em>L’Orientalisme</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Démocratie et autoritarisme &#124; La leçon tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/democratie-et-autoritarisme-la-lecon-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 11:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arab Reform Initiative]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie demeure au cœur des débats sur la démocratie dans le monde arabe région, non comme un exemple à suivre, mais comme un laboratoire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/democratie-et-autoritarisme-la-lecon-tunisienne/">Démocratie et autoritarisme | La leçon tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’échec de l’expérience démocratique en Tunisie démontre que la démocratie et l’autoritarisme ne sont pas des aboutissements, mais des processus politiques contestés au sein des sociétés de la région, en vue d’une véritable autodétermination et de la réalisation de leurs aspirations à une vie plus juste.</em></strong></p>



<span id="more-18248184"></span>



<p>Après le retour de la Tunisie au sein du cercle des États arabes autoritaires, le seizième anniversaire de la chute de Zine El Abidine Ben Ali [le 14 janvier 2011] pourrait sembler insignifiant. Pourtant, la Tunisie demeure au cœur des débats sur la démocratie dans la région. Non plus comme une <em>«exception»</em> ou un exemple à ne pas suivre, mais comme un laboratoire où les enseignements sont nombreux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les élections ne suffisent pas</h2>



<p>Une décennie d’expérimentation démocratique a démontré que les élections et les dispositifs constitutionnels, bien que nécessaires, ne suffisent pas à eux seuls. Pour construire une véritable démocratie, il faut dépasser une conception étroite et procédurale de la participation démocratique et s’engager dans une réflexion plus approfondie sur la représentation, la communication, la responsabilité, la redistribution et la réforme institutionnelle.</p>



<p>Une police ou un système judiciaire ne deviennent pas responsables du simple fait de l’élection démocratique d’un président ou d’un parlement. Et des élections démocratiques ne peuvent compenser des décennies de répression politique qui ont anéanti les ambitions des partis politiques et leur capacité à refléter les dynamiques sociales.</p>



<p>En ce sens, la Tunisie illustre de façon frappante comment la restauration autoritaire s’installe et comment les acquis démocratiques peuvent être anéantis.</p>



<p>La consolidation du pouvoir de Kaïs Saïed repose non seulement sur la répression, mais aussi sur l’exploitation de faiblesses structurelles persistantes, telles que les inégalités économiques, la sécurisation de la société, la subordination du pouvoir judiciaire, la mainmise des médias, la polarisation, la manipulation numérique et les discours nationalistes exclusionnistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’enracinement autoritaire</h2>



<p>Les recherches de l’Arab Reform Initiative ont mis en lumière comment ces dynamiques, conjuguées à un contrat social dénué de sens, à une société civile fragilisée et à un mouvement syndical fragmenté, ont progressivement sapé le pluralisme tout en restreignant les alternatives politiques.</p>



<p>Cet anniversaire est donc une invitation à se tourner vers l’avenir plutôt que vers la nostalgie. Pour la Tunisie, la question est de savoir comment envisager des voies de sortie de l’enracinement autoritaire tout en tirant les leçons d’une décennie de pratique démocratique.</p>



<p>Pour la région, la Tunisie demeure un exemple crucial pour comprendre à la fois la fragilité démocratique et les conditions d’un renouveau démocratique encore envisageable.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : Lettre d’information de <a href="https://www.arab-reform.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Arab Reform Initiative</a>.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/democratie-et-autoritarisme-la-lecon-tunisienne/">Démocratie et autoritarisme | La leçon tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un pays à bout de souffle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/23/tunisie-un-pays-a-bout-de-souffle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 09:21:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par son ampleur, la marche de protestation organisée à Tunis samedi est un signe supplémentaire de l’aggravation de la crise en Tunisie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La forte mobilisation populaire observée samedi 22 novembre 2025, lors de la marche de protestation organisée à Tunis pour dénoncer la montée de l’autoritarisme du président Kaïs Saïed, les limitations de la liberté d’expression et l’emprisonnement des opposants est un signe supplémentaire de l’aggravation de la crise en Tunisie.</em></strong> <em>(Ph. Yassine Gaidi).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17963346"></span>



<p>Ajoutée aux marches de protestation quasi-quotidiennes qui se poursuivent à Gabès depuis fin septembre pour dénoncer la pollution industrielle et exiger le démantèlement des unités du Groupe chimique tunisien (GCT)&#8230; Ajoutée aux critiques adressées au pouvoir exécutif par de nombreux députés que l’on croyait alliés au régime mis en place par Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021&#8230; Ajoutée aux revendications des journalistes, qui ont manifesté deux jours auparavant contre la répression croissante de la liberté de la presse&#8230; Ajoutée à la crise économique larvée, marquée par la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du chômage, du déficit budgétaire et de l’endettement, la mobilisation d’hier marque sans doute un tournant et préfigure un durcissement du côté du pouvoir et de son opposition et fait craindre des heurts à venir. Les slogans scandés par les manifestants sont significatifs à cet égard&nbsp;: <em>«Le peuple veut la chute du régime»</em>;<em> «Ni peur ni terreur, la rue appartient au peuple»</em> ou encore <em>«Assez de répression».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Verrouillage politique par un régime aux aguets</h2>



<p>Jusque-là, les deux parties en présence sont restées sobres, évitant le recours à la violence, mais en l’absence de solutions aux problèmes économiques et sociaux du pays et avec la poursuite du verrouillage politique par un régime aux aguets, on peut sérieusement craindre que bientôt les lignes rouges seraient dépassées, d’un côté comme de l’autre.</p>



<p>En emprisonnant des dizaines de figures de l’opposition, de journalistes, d’avocats et d’hommes d’affaires, accusés de <em>«complot contre la sûreté de l’État»</em>, sur la base de faits très contestables et d’ailleurs fortement contestés par les prévenus et leurs avocats, on ne décrispe pas la situation; au contraire, on alimente le sentiment d’injustice, un mot qui était sur toutes les bouches hier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nul ne peut gouverner au gré de ses caprices</h2>



<p>Par conséquent, les autorités seraient bien inspirées de desserrer l’étau sur la société civile, de jeter des passerelles de dialogue et d’ouvrir le champ de l’expression politique. Car le verrouillage actuel ne présage rien de bon et risque de crisper davantage une atmosphère déjà irrespirable, au propre et au figuré, dans un pays quasiment bloqué et où l’absence de perspectives alimente le désespoir ambiant, jette les compétences sur les routes de l’exil et fait fuir les investisseurs, nationaux et étrangers. &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>«Tous les progrès de ces 14 dernières années ont été anéantis»</em>, a déclaré Ayoub Amara, l’un des organisateurs de la manifestation de samedi, cité par l’Associated Presse. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«La Tunisie est assez grande pour tous les Tunisiens, et nul ne peut la gouverner au gré de ses caprices.»</em></p>



<p>Malheureusement, au palais de Carthage comme à celui de la Kasbah, on ne donne pas l’impression de prêter l’oreille à ces voix de sagesse qui revendiquent seulement le minimum requis de libertés et de droits, garantis par la constitution promulguée en 2022 par Saïed. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Dr Succès Masra &#124; Symbole de l’arbitraire politique au Tchad</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/21/dr-succes-masra-symbole-de-larbitraire-politique-au-tchad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 09:03:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Succès Masra]]></category>
		<category><![CDATA[Me Saïd Larifou]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien Premier ministre du Tchad, Dr Succès Masra, est derrière les barreaux, victime d’un régime autoritaire qui tente d’éteindre toute contestation politique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opposant tchadien Dr Succès Masra, ancien Premier ministre et leader du parti Les Transformateurs, demeure derrière les barreaux, victime selon ses soutiens d’un régime autoritaire qui tente d’éteindre toute contestation politique. Sa détention est perçue comme un symbole de la répression qui sévit dans de nombreux pays africains, même soixante ans après les indépendances.</em></strong></p>



<span id="more-17518472"></span>



<p>Pour tenter de renverser la situation, Me Saïd Larifou, avocat et homme politique franco-comorien, est parti pour New York. Sa mission : mobiliser parlementaires, diplomates, ONG de défense des droits humains et diaspora africaine afin de faire pression pour la libération de Dr Masra. <em>«Nous appelons toutes les organisations afro-américaines à se mobiliser pour un leader africain pris en otage par l’arbitraire»</em>, a déclaré l’avocat.</p>



<p>Mais cette mission dépasse largement le cas d’un seul homme. Selon Me Larifou, les régimes africains connaissent une dérive autoritaire inquiétante : restrictions des libertés, instrumentalisation de la justice et répression politique compromettent le développement économique et social du continent. Défendre Dr Masra devient ainsi un acte symbolique, un message adressé aux régimes autoritaires et un appel à la solidarité des forces progressistes africaines et internationales.</p>



<p>Économiste et ancien cadre à la Banque africaine de développement, Dr Masra a incarné l’espoir d’une alternance démocratique dans un Tchad enfermé depuis des décennies dans l’autoritarisme. Son parti, Les Transformateurs, séduit une jeunesse avide de changement, mais sa popularité a fait de lui une cible. Les autorités l’accusent de <em>«menaces à l’ordre public»</em>, une justification souvent utilisée pour neutraliser l’opposition politique.</p>



<p>Me Saïd Larifou, juriste de formation et fondateur du parti comorien Ridja, est un habitué des combats pour la démocratie et les droits humains. Polyglotte et fin connaisseur des dynamiques internationales, il met son expertise au service de leaders africains en danger. Sa mission américaine combine lobbying, plaidoyer et visibilité médiatique, pour transformer la détention de Dr Masra en un enjeu international.</p>



<p>Le cas de Dr Masra illustre plus largement le combat pour la démocratie en Afrique. Sa détention est un test pour l’avenir politique du Tchad et un signal fort pour la communauté internationale : la défense des droits humains ne connaît pas de frontières. L’action de Me Larifou envoie un message clair : la solidarité, la vigilance et la mobilisation peuvent peser face à l’arbitraire.</p>



<p>Dans ce contexte, Dr Masra reste un symbole. Son combat n’est pas seulement personnel : il incarne la lutte d’une jeunesse, l’espoir d’un renouveau politique et la nécessité d’un engagement international pour protéger la démocratie sur le continent africain.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>D. G. </strong></p>
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		<item>
		<title>Les États-Unis sont-ils en train de basculer dans l’autoritarisme?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/les-etats-unis-sont-ils-en-train-de-basculer-dans-lautoritarisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 08:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Black Lives Matter]]></category>
		<category><![CDATA[Californie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gavin Newsom]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Miller]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les signes de l'autoritarisme sous la présidence de  Trump deviennent de plus en plus évidents et inquiétants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/les-etats-unis-sont-ils-en-train-de-basculer-dans-lautoritarisme/">Les États-Unis sont-ils en train de basculer dans l’autoritarisme?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que police de l’immigration américaine fait des arrestations massives dans plusieurs secteurs de Los Angeles où se trouvent une grande population de migrants provenant de l’Amérique latine, de très grandes manifestations ont lieu pour s’y opposer. Donald Trump a décidé de mobiliser la Garde nationale et les Marines pour faire face à ces manifestations qui se tiennent dans une ville et un État profondément démocrate en l’occurrence la Californie. Pire, le président américain appelle à l’arrestation du gouverneur Gavin Newsom qui est en train de devenir la figure de proue de l’opposition à son pouvoir. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16753888"></span>



<p>Dans une analyse publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2025/06/09/opinion/autocracy-trump-la-protests.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, l’éditorialiste Michelle Goldberg décrit avec acuité ce qu’elle perçoit comme les signes d’un autoritarisme sous la présidence de  Trump. Elle exprime sa vive inquiétude depuis la réélection de de dernier et surtout aujourd’hui alors qu’il fait appel à l’armée pour faire face aux manifestations qui se tiennent à Los Angeles contre les expulsions massives des migrants ce qui pourrait conduire les États-Unis à l’application de la loi martiale.</p>



<p>Goldberg souligne que, même dans les scénarios les plus pessimistes, elle n’a jamais imaginé que Trump déploierait des forces militaires dans les rues d’une ville américaine contre la volonté des autorités locales, simplement pour répondre à des manifestations relativement modestes comme ce fut le cas la semaine dernière à Los Angeles. Il est devenu clair que Trump n’a pas besoin d’une véritable crise pour lancer une répression autoritaire, il peut tout simplement la créer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="28Vcovwl7a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/quand-trump-ressuscite-la-peine-collective-et-quun-juge-tente-de-sauver-le-droit/">Quand Trump ressuscite la peine collective — et qu’un juge tente de sauver le droit</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quand Trump ressuscite la peine collective — et qu’un juge tente de sauver le droit » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/07/quand-trump-ressuscite-la-peine-collective-et-quun-juge-tente-de-sauver-le-droit/embed/#?secret=LwdoIUGIyF#?secret=28Vcovwl7a" data-secret="28Vcovwl7a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des méthodes musclées</h2>



<p>Goldberg reconnaît que certains manifestants ont agi violemment, ce qui, selon elle, est contraire à l’éthique et contre-productif et <em>in fine</em> profite au pouvoir. Toute attaque contre des biens publics comme l’incendie de stations de taxis ou le vandalisme de vitrines fait le jeu de l’administration et lui fournit un prétexte à utiliser pour tenter de justifier ses méthodes musclées.</p>



<p>L&rsquo;éditorialiste estime cependant que l’affirmation selon laquelle la ville traversait un dangereux état de chaos justifiant une intervention militaire est une pure fiction. Samedi soir, la police de Los Angeles a publié un communiqué déclarant: <em>«Aujourd’hui, les manifestations dans la ville étaient pacifiques et nous félicitons tous ceux qui ont exercé leurs droits constitutionnels de manière responsable»</em>. </p>



<p>En dépit de cette affirmation, Trump a outrepassé l’autorité du gouverneur de Californie Gavin Newsom et a fédéralisé la Garde nationale de l’État invoquant une loi rare qui n’est activée qu’en cas d’insurrection ou de menace d’insurrection contre l’autorité du gouvernement des États-Unis.&nbsp;</p>



<p>Trump ne s’était pas arrêté là. Il avait décidé d’envoyer 700 Marines aux côtés des milliers de soldats de la Garde nationale déjà déployés. Malgré ce renforcement militaire, la LAPD (police de Los Angeles) a exprimé son opposition à cette présence, le chef de la police Jim McDonnell a déclaré:  <em>«L’arrivée des forces fédérales à Los Angeles sans coordination claire représente un défi logistique et opérationnel important»</em>. </p>



<p>Cependant, la protection de la ville n’a jamais été le véritable objectif de Trump. Les manifestations n’ont plus besoin d’être violentes pour être qualifiées de <em>«soulèvement illégal»</em>. L’appel à la Garde nationale intervient normalement pour faire face aux actes de violence et aux manifestations qui entravent le maintien de l’ordre mais dans ce cas, la définition de menace s’est élargie aux manifestations même pacifiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bTVFsvQrpO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/29/defense-%e2%94%82-le-dome-dor-de-trump-est-il-realisable/">Défense │ Le Dôme d’or de Trump est-il réalisable?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Défense │ Le Dôme d’or de Trump est-il réalisable? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/29/defense-%e2%94%82-le-dome-dor-de-trump-est-il-realisable/embed/#?secret=CytD5VAOfK#?secret=bTVFsvQrpO" data-secret="bTVFsvQrpO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La violence sert le pouvoir</h2>



<p>Goldberg cite un exemple datant du mois de mai quand des agents fédéraux armés ont pris d’assaut deux restaurants italiens populaires de San Diego maîtrisant les employés et arrêtant quatre personnes. Une foule en colère s’est rassemblée devant les restaurants scandant <em>«Honte»</em> et a empêché les clients de partir pendant un certain temps. Dans la logique actuelle de Trump, ces manifestants pourraient être considérés comme insurrectionnelles et passibles d’une action militaire. </p>



<p>L&rsquo;éditorialiste insiste sur le fait que la violence sert le discours du pouvoir tandis que la manifestation pacifique est la véritable menace qu’il cherche à réprimer. Elle cite l’appel lancé lundi par Trump à l’arrestation du gouverneur Newsom. Et souligne que tout observateur extérieur aurait conclu à l’instauration de l’autoritarisme s’il avait été témoin de scènes comme l’envoi de troupes pour réprimer la dissidence intérieure, l’arrestation de dirigeants syndicaux et les menaces contre des opposants politiques.</p>



<p>Goldberg pose une question cruciale : Comment peut-on encore convaincre les Américains opposés à l’autoritarisme de se mobiliser?, notant que beaucoup s’attendent à ce que l’affrontement de Los Angeles renforce la popularité de Trump en le présentant comme un défenseur de la loi et de l’ordre surtout qu&rsquo;il a le don de créer des scènes conflictuelles qui attisent les émotions de ses partisans. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opinion instable</h2>



<p>Cependant, l’opinion publique américaine reste instable et il est donc essentiel que tous ceux qui ont une tribune -politiciens, anciens combattants, responsables culturels et religieux- saisissent l’occasion pour condamner les excès de l’administration et se mobilisent. </p>



<p>Goldberg note que des responsables comme le chef adjoint de cabinet de la Maison-Blanche Stephen Miller promeuvent l’idée que Los Angeles est <em>«un territoire occupé»</em> invoquant le fait que certains manifestants agitent des drapeaux étrangers. Les Américains qui croient en la démocratie doivent dénoncer ce récit et lui crier au visage: <em>«C’est un mensonge stupide et insultant destiné à justifier une prise de pouvoir dictatoriale»</em>.</p>



<p>L’éditorialiste se souvient de ce qui s’est passé en 2020 lorsque Trump a pris une photo devant l’église Saint-Jean après que la police a utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants. L’incident a suscité une indignation générale parmi les chefs religieux et les militaires à la retraite et la Maison-Blanche a été contrainte de reculer. Un sondage réalisé à l’époque montrait que deux tiers des Américains tenaient Trump pour responsable de l’exacerbation des tensions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dérive vers la dictature</h2>



<p>Goldberg prévient que la situation a changé. De nombreux démocrates hésitent à s’engager dans une nouvelle bataille après les pertes politiques subies suite aux réactions négatives contre le mouvement Black Lives Matter et l’immigration clandestine. Cependant qu’un président qui déploie l’armée dans les rues d’une ville américaine sur la base de mensonges invoquant une invasion étrangère imaginaire ne peut être ignoré. Cet événement est l’un des signes les plus évidents de la dérive du pays vers la dictature.</p>



<p>La journaliste indique également que Trump prévoit pour son prochain anniversaire un défilé militaire massif à Washington sous prétexte de célébrer le 250<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de l’armée américaine. Des chars ont été filmés en train de pénétrer dans la ville dans une scène digne d’un cauchemar cinématographique, avec le Lincoln Memorial en toile de fond tragique.</p>



<p>Tout en espérant que la tentative de Trump de réprimer les manifestations déclenchera des contre-manifestations dans tout le pays sous le slogan <em>«Pas de roi»</em>, Goldberg estime que le désir de liberté peut être empreint de peur mais ne tolère pas la lâcheté.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les leçons de la crise tunisienne selon DeepSeek</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/les-lecons-de-la-crise-tunisienne-selon-deepseek/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 08:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[crise tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[DeepSeek]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[révolution de 2011]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interrogé sur la crise en Tunisie, ses causes, ses conséquences et les leçons qu’on peut en tirer, DeepSeek a donné cette réponse en trois secondes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/les-lecons-de-la-crise-tunisienne-selon-deepseek/">Les leçons de la crise tunisienne selon DeepSeek</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Interrogé sur la crise en Tunisie, ses causes, ses conséquences et les leçons qu’on peut en tirer, DeepSeek, un modèle d&rsquo;intelligence artificielle (IA), l’équivalent chinois de ChatGPT, a donné sa réponse en 3 secondes. Nous la reproduisons ci-dessous telle que publiée par l’ancien ministre de l’Emploi  et de la Formation professionnelle, Faouzi Ben Abderrahman, sur sa page Facebook</em></strong><em>. <strong>Edifiant, sauf que pour gouverner, l&rsquo;IA ne peut rien&#8230; pour nous.   </strong></em></p>



<span id="more-15331526"></span>



<p>La transition démocratique tunisienne, bien que souvent citée comme un succès relatif dans le monde arabe, a également rencontré des échecs et des défis importants. Ces échecs et difficultés offrent des leçons tout aussi importantes que les succès. Voici quelques-uns des principaux points d’échec ou de stagnation de la transition tunisienne :</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Crise économique persistante&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : La Tunisie n’a pas réussi à résoudre ses problèmes économiques structurels, notamment le chômage élevé (en particulier chez les jeunes et les diplômés), les inégalités régionales et la corruption.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Le mécontentement social a persisté, avec des grèves, des manifestations et une frustration croissante envers les gouvernements successifs. La pandémie de Covid-19 a exacerbé ces problèmes.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: Une transition démocratique ne peut être durable sans amélioration tangible des conditions économiques pour la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Corruption endémique&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: Malgré les efforts pour lutter contre la corruption, celle-ci reste profondément enracinée dans les institutions tunisiennes. Les élites politiques et économiques ont souvent été accusées de perpétuer un système clientéliste.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : La corruption a miné la confiance des citoyens dans les institutions et a contribué à la désillusion à l’égard du processus démocratique.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: La lutte contre la corruption doit être une priorité absolue et nécessite des réformes institutionnelles profondes et une volonté politique forte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Fragmentation politique&nbsp;:</h2>



<p>&#8211;<strong> Problème</strong> : La scène politique tunisienne est devenue très fragmentée, avec de nombreux partis et une incapacité à former des coalitions stables. Cela a conduit à une paralysie politique et à une inefficacité gouvernementale.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Les gouvernements successifs ont eu du mal à mettre en œuvre des réformes significatives, ce qui a alimenté la frustration populaire.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon </strong>: Une transition démocratique nécessite une certaine stabilité politique et une capacité à construire des consensus entre les différents acteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Désillusion populaire&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : Beaucoup de Tunisiens se sont sentis trahis par la transition, estimant que les promesses de la Révolution de 2011 (dignité, emploi, justice sociale) n’ont pas été tenues.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Le taux de participation aux élections a diminué au fil du temps, reflétant une perte de confiance dans le processus démocratique.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : Une transition démocratique doit être inclusive et répondre aux attentes concrètes de la population, notamment en matière de justice sociale et économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Crise de légitimité et retour à l’autoritarisme (2021)&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: En juillet 2021, le président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement, renvoyé le gouvernement et assumé des pouvoirs exceptionnels, marquant un retour à des pratiques autoritaires.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cette décision a divisé la population et les élites politiques, certains y voyant une nécessité pour sortir de l’impasse politique, tandis que d’autres l’ont dénoncée comme un coup d’État contre la démocratie.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon </strong>: Les institutions démocratiques doivent être renforcées pour éviter les abus de pouvoir et garantir des contre-pouvoirs efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">6. Défis sécuritaires&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong>: La Tunisie a été confrontée à des attaques terroristes et à une instabilité régionale, notamment en raison de la situation en Libye voisine.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Ces défis ont détourné l’attention et les ressources des réformes démocratiques et économiques.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : La stabilité sécuritaire est essentielle pour une transition réussie, mais elle ne doit pas se faire au détriment des libertés civiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">7. Manque de réformes structurelles&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : Les gouvernements successifs ont souvent évité de mettre en œuvre des réformes structurelles difficiles mais nécessaires, comme la réforme de l’administration publique, du système éducatif ou du secteur économique.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cela a limité la capacité de la Tunisie à créer une croissance inclusive et à répondre aux attentes de la population.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong>: Les réformes structurelles sont essentielles pour assurer la durabilité d&rsquo;une transition démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">8. Dépendance à l&rsquo;aide internationale&nbsp;:</h2>



<p>&#8211; <strong>Problème</strong> : La Tunisie a largement dépendu de l’aide internationale pour soutenir son économie et sa transition, ce qui l’a rendue vulnérable aux pressions extérieures.</p>



<p>&#8211; <strong>Conséquences</strong> : Cette dépendance a parfois limité la marge de manœuvre politique du pays et a exposé des faiblesses dans la gestion des finances publiques.</p>



<p>&#8211; <strong>Leçon</strong> : Une transition démocratique doit s’appuyer sur une base économique solide et une autonomie financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion&nbsp;:</h2>



<p>La transition démocratique tunisienne montre que même dans un contexte relativement favorable (une société civile active, une armée apolitique et un soutien international), les défis économiques, sociaux et politiques peuvent entraver les progrès. Les échecs de la transition tunisienne soulignent l’importance de :</p>



<p>&#8211; Répondre aux attentes économiques et sociales de la population.</p>



<p>&#8211; Renforcer les institutions démocratiques et lutter contre la corruption.</p>



<p>&#8211; Éviter la fragmentation politique et construire des consensus.</p>



<p>&#8211; Garantir que les réformes structurelles soient mises en œuvre pour assurer une croissance inclusive et durable. Ces leçons sont cruciales non seulement pour la Tunisie, mais aussi pour d’autres pays en transition.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/les-lecons-de-la-crise-tunisienne-selon-deepseek/">Les leçons de la crise tunisienne selon DeepSeek</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[absolutisme]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Gorbatchev]]></category>
		<category><![CDATA[Lénine]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas II]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d&rsquo;être posée.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-14126054"></span>



<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>



<p>Victime de cinq attentats auxquels&nbsp;il échappe par le plus grand des hasards, c’est le sixième qui a raison de lui.</p>



<p>Cet acharnement s’explique paradoxalement par la promulgation imminente d’une nouvelle Constitution libérale sur le modèle européen qui fait entrer la Russie dans le concert des grandes nations de l’époque.</p>



<p>Les terroristes veulent un changement politique radical, mais imposé par une révolution, et craignent que les réformes ne la fassent avorter.</p>



<p>Le Tsar pense sauver le pouvoir absolu et la dynastie par ces concessions politiques qui demeurent pour les durs de la Cour des faveurs révocables. Mais dans ce jeu de dupes, les terroristes ont toujours un temps d’avance, ils frappent quand et où ils veulent sans que la police tsariste puisse les en empêcher.</p>



<p>Une bombe de forte puissance fait même sauter un pan de l’étage du palais,&nbsp;et manque sa cible. La police tsariste fait preuve d’une étonnante incurie. Elle arrête des conjurés mais est incapable d’en obtenir les renseignements valables nécessaires à la mise en échec des attentats, et plus grave, elle ne prend pas les mesures nécessaires à la protection du Tsar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ennemis sont partout &nbsp;</h2>



<p>Ainsi une maison qui sert de centre opérationnel et qui se situe près du parcours de la promenade dominicale du souverain est elle visitée après une dénonciation, mais sans être fermée, et ses occupants ne sont pas&nbsp;appréhendés. La lecture de l&rsquo;ouvrage suggère ainsi une complicité de la Sécurité, le troisième bureau.</p>



<p>Les ennemis ne se situeraient ainsi pas uniquement chez les terroristes mais aussi chez les conservateurs que les réformes&nbsp;lèsent, et même sans doute dans la propre famille impériale que l’ascension d’une maîtresse au rang d’épouse après le décès de l’impératrice indispose et menace.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P76535QrhK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/">‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/embed/#?secret=dYgnZRhvz7#?secret=P76535QrhK" data-secret="P76535QrhK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, aucune preuve ne donne un semblant de consistance à cette thèse, celle de forces occultes situées dans l’entourage impérial et manipulant les terroristes pour arriver à leurs fins. Mais l’incurie de la police, et&nbsp;l’incapacité du Tsar à en faire un outil efficace après la cascade d’attentats qui l’ont frappé, suggèrent également qu’après vingt années de réformes, le régime devenait de plus en plus isolé, au point de ne plus compter sur les forces censées le protéger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe des réformes</h2>



<p>C’est là le paradoxe des réformes imposées par le haut quand elles prétendent moderniser. Il vient un moment où les forces que l’éducation réveille ne se satisfont plus du régime politique auquel elles doivent leur prise de conscience et leur existence.</p>



<p>Pourtant, il serait difficile de qualifier le régime d’Alexandre II d&rsquo;absolutiste, comparativement à ceux de son père Nicolas I, et de Pierre le Grand.</p>



<p>D’autre part, sur le plan international, après la désastreuse guerre de Crimée, la Russie reprend son rang de grande puissance, d’abord en écrasant la grande révolte polonaise de 1863, et cela ne lui vaut pas en Occident que des amis, ensuite en annexant le Caucase, et surtout le Turkestan, au risque de déclencher un conflit armé avec l’Angleterre, menacée dans ses colonies indiennes. C’est surtout son intervention dans les Balkans et la guerre contre l’empire ottoman qui lui permet d’imposer l’indépendance des provinces danubiennes en 1878, malgré la volonté des puissances européennes de ne pas lui y laisser le champ libre.</p>



<p>A la mort d’Alexandre II, son fils Alexandre III récuse le projet constitutionnel de son défunt père. La Russie se referme, les libertés sont abolies, seul le progrès économique est à l’ordre du jour. Ce n’est qu’en 1905 que le pouvoir prend conscience de la pérennisation du problème politique.</p>



<p>L’opposition, issue de l’intelligentsia éduquée dans l’université réformée, selon les normes occidentales, voulue par Alexandre II, qui était supposée fournir les cadres nécessaires à la libéralisation du régime, est bien celle d’où émanent ses propres meurtriers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une âme russe réfractaire au libéralisme ?</h2>



<p>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d’être posée.</p>



<p>En fait, les terroristes ont réussi à abattre le Tsar, mais ils ont fondamentalement&nbsp;échoué, son&nbsp;régime lui ayant survécu. Il s’est avéré au moment de sa chute que cet ordre-là lors&nbsp;ne pouvait pas se libéraliser.</p>



<p>Pourtant les luttes contre l’absolutisme ont été aussi âpres en Russie qu’ailleurs. Néanmoins, en Angleterre un compromis entre la noblesse du sang, renforcée par la noblesse du mérite (la bourgeoisie), et le Roi, a finalement pu être trouvé après des luttes interminables pour le pouvoir. En France, la bourgeoisie, la noblesse du mérite, s’est débarrassée de la populace qui avait abattu la noblesse du sang et fondé la république.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gLpR56YmUz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/">«Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/embed/#?secret=yjDH1wh65R#?secret=gLpR56YmUz" data-secret="gLpR56YmUz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En Russie rien&nbsp;de tel ne s’est produit. Les luttes entre la noblesse et le Tsar se sont toujours terminées par le triomphe de ce dernier, et la noblesse du mérite (armée et fonctionnaires) s’est constamment alignée sur celle du sang. L’autocratie était si bien implantée dans les esprits que les soulèvements paysans menaçant l’Etat ont acquis un caractère légitimiste en étant conduits par des faussaires se prétendant être le vrai Tsar privé de son autorité légitime.</p>



<p>Il a fallu la première guerre mondiale et ses horreurs, ainsi que ses défaites, pour abattre irrémédiablement l’ensemble de l’édifice tsariste.&nbsp;</p>



<p>En 1917, face au libéral Kerenski, Lénine se souviendra de l’échec des soulèvements paysans et des attentats terroristes, en rejetant le nihilisme de Nechaev, l’anarchisme de Bakounine, le populisme, et en suivant les traces de Tkatchev, pour qui seule une organisation adéquate pouvait créer un ordre nouveau; le marxisme n’aura été qu’un slogan pour donner le change avec l’internationalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autoritarisme et dirigisme étatique</h2>



<p>En réalité l’apparition d’un État policier, fonctionnant sous l’autorité d&rsquo;un seul parti omniprésent disposant de tous les pouvoirs et se substituant au Tsar, n’aura été que la conséquence des aléas d’une Histoire avant tout russe. Gorbatchev en fut le fossoyeur mais ses velléités libérales, si elles ont eu raison du parti, n’ont pas entamé la nature autoritaire du pouvoir.</p>



<p>C’est Poutine qui a repris les rênes de l’Etat avec les mêmes moyens autoritaires et le même dirigisme étatique, qui soustrait ce pays immense aux convoitises du marché global,&nbsp;et l’apparition d’une classe économique parasite, les oligarques, monopolisant toutes les richesses mais avec l’assentiment de l’Etat et à son service, n’a été qu’une réincarnation de cette noblesse qui accaparait les terres en s’alliant avec le Tsar.</p>



<p>Cette étrangeté russe par rapport aux autres pays européens explique largement l’actuelle guerre en Ukraine, dont l’enjeu principal est la libéralisation de la Russie sous l’autorité du marché global. Mais si l’on s’en réfère à l’histoire, ce pays tout comme la Chine n’a jamais été ni libéral ni démocrate. C’est dire combien l’Occident peut être assujetti à des chimères.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Alexandre II&nbsp;: le printemps de la Russie’’&nbsp;de Hélène Carrère d’Encausse, éd.</em></strong><strong><em>&nbsp;Fayard, Paris, :&nbsp;17 mars 2010.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&#8217;aspiration démocratique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 10:57:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Indice de gouvernance Berggruen]]></category>
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		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Ucla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude de chercheurs internationaux explique ce qui a amené la Tunisie là où elle est aujourd'hui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/">En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&rsquo;aspiration démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La situation en Tunisie illustre un défi plus large auquel sont confrontées les démocraties émergentes du monde entier : la nécessité de progrès économiques parallèlement aux réformes politiques, soutiennent des chercheurs dans un <a href="https://ucla.app.box.com/s/4d06cj45pb8ajh3a699f8psfcvdpd3zt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>de la Luskin School of Public Affairs de l’Université de Californie à Los Angeles (Ucla), intitulé « La résurgence autocratique en Tunisie : des réformes politiques sans progrès économiques menacent la démocratie ».</em></strong></p>



<span id="more-14117761"></span>



<p>Autrefois célébrée comme la réussite démocratique du Printemps arabe, la Tunisie est désormais confrontée à la sombre possibilité de sombrer dans l’autoritarisme, selon une étude récente de Democracy News Alliance affirmant que le président Kaïs Saïed pourrait renforcer son emprise sur le pouvoir, menaçant d’inverser la tendance et raflant les gains de la <em>«Révolution du Jasmin» </em>de 2011</p>



<p>Mais qu’est-ce qui a amené la Tunisie là où elle est ? Et pourquoi la stagnation économique a-t-elle étouffé ses aspirations démocratiques? Les chercheurs à l’origine d’un nouveau rapport sur l’Indice de gouvernance Berggruen (BGI) analysent ce qui s’est passé et ce qui pourrait arriver ensuite.</p>



<p>Vers la fin de l’année 2010, des manifestations massives ont éclaté en Tunisie, préparant le terrain pour la Révolution du Jasmin. Ce mouvement, déclenché par des protestations publiques contre le gouvernement autocratique de Ben Ali, est devenu l’étincelle du Printemps arabe qui a balayé l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Alors que de nombreux pays voisins ont rapidement connu une guerre civile ou une contre-révolution, la Tunisie s’est imposée comme une lueur d’espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie hypothéquée par l’économie  </h2>



<p>Jusqu’à 2021, la Tunisie a consolidé sa position comme l’une des rares démocraties de la région. Cependant, sous la surface, les défis économiques sont restés non résolus, ouvrant la voie à une crise latente. Malgré les avancées politiques, les difficultés économiques de la Tunisie n’ont pas été solutionnées après la révolution.</p>



<p>Depuis 2010, alors que la démocratie prospérait, les services publics tels que l’éducation, la santé et les infrastructures sont restés faibles. La croissance économique est restée stagnante, comme en témoignent les tendances décevantes du PIB par habitant et l’augmentation inquiétante du chômage et de la pauvreté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5XzSleONhS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/presidentielle-tunisienne-dans-un-climat-particuliere-tendu-afp/">Présidentielle tunisienne «dans un climat particulière tendu» (AFP)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne «dans un climat particulière tendu» (AFP) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/presidentielle-tunisienne-dans-un-climat-particuliere-tendu-afp/embed/#?secret=3Q7e3zFByv#?secret=5XzSleONhS" data-secret="5XzSleONhS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’émigration a augmenté régulièrement. La stabilité politique ne s’est pas traduite par une prospérité économique et l’incapacité de fournir des avantages matériels à la population a érodé la confiance dans les institutions démocratiques. La désillusion s’est propagée lorsque les citoyens ont dû faire face aux mêmes difficultés dans un nouveau système politique.</p>



<p>Selon le rapport, réalisé par des chercheurs de la Luskin School of Public Affairs de l’Université de Californie à Los Angeles (Ucla), du Berggruen Institute de Los Angeles et de la Hertie School, une université de Berlin, en Allemagne, la stagnation économique est due à des facteurs à la fois internes et externes. Sur le plan interne, le gouvernement tunisien a eu du mal à stabiliser une économie post-révolutionnaire. Sur le plan extérieur, la baisse des investissements directs étrangers (IDE) a aggravé la situation, les investisseurs étant devenus méfiants à l’égard de l’environnement politique fragile de la Tunisie.</p>



<p>Le rapport basé sur le BGI montre que les IDE, qui avaient atteint un sommet de près de 9,5% du PIB sous Ben Ali, se sont effondrés après la révolution, contribuant à la détérioration de l’économie tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Craintes d’un retour à l’autoritarisme</h2>



<p>Le président sortant Kaïs Saïed, professeur de droit qui s’est hissé à la tête d’une vague populiste, a remporté la victoire aux élections de 2019, marquant un changement dans la trajectoire politique de la Tunisie. Bien qu’initialement célébré pour avoir défié l’élite, Saïed a rapidement commencé à éroder les fondements démocratiques qui l’avaient porté au pouvoir. En 2021, il a suspendu le Parlement dans ce que beaucoup ont qualifié d’<em>«auto-coup d’État»</em>. Un an plus tard, un référendum constitutionnel a encore élargi ses pouvoirs au détriment du pouvoir législatif, alimentant les craintes d’un retour à l’autoritarisme. Les groupes de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude face au recours croissant à la répression, à l’emprisonnement de dirigeants de l’opposition et à la violence contre les migrants.</p>



<p>Selon l’étude, la démocratie tunisienne, autrefois vantée, est aujourd’hui au bord de l’effondrement. La répression politique sous le gouvernement de Saïed donne le ton aux élections de 2024, qui, selon les analystes, ne seront qu’une simple formalité pour légitimer son maintien au pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B5lu1Qiwi4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/pour-crisis-group-lelection-presidentielle-en-tunisie-est-a-haut-risque/">Pour Crisis Group, l’élection présidentielle en Tunisie est «à haut risque»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour Crisis Group, l’élection présidentielle en Tunisie est «à haut risque» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/pour-crisis-group-lelection-presidentielle-en-tunisie-est-a-haut-risque/embed/#?secret=zAAEeCFATM#?secret=B5lu1Qiwi4" data-secret="B5lu1Qiwi4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon les rapports de Human Rights Watch, les groupes d’opposition sont confrontés à de sévères restrictions et un candidat mène même sa campagne depuis la prison. La répression croissante est particulièrement alarmante alors que la Tunisie est aux prises avec une crise économique qui s’aggrave. Le rejet par le gouvernement d’un prêt de 2 milliards de dollars du Fonds monétaire international en 2023, critiqué par le président Saïed pour ses <em>«dictats»</em>, a été largement considéré comme une décision populiste. Cependant, ce rejet a encore plus isolé la Tunisie d’un soutien financier international vital, la laissant confrontée à des difficultés pour faire face à ses difficultés économiques.</p>



<p>Alors que les citoyens font face à une hausse du chômage, de l’inflation et de l’insécurité alimentaire, les perspectives d’une reprise démocratique semblent sombres. La situation en Tunisie offre une dure leçon sur la relation entre démocratie et développement économique. Selon l’indice de gouvernance Berggruen, les pays dotés de démocraties plus fortes bénéficient souvent d’un niveau de vie plus élevé.</p>



<p>Cependant, dans le cas de la Tunisie, la démocratie n’a pas réussi à produire les dividendes économiques escomptés. Cet échec est en partie dû aux difficultés inhérentes aux démocraties en développement, où la pression publique en faveur de la consommation immédiate peut entraver les investissements à long terme nécessaires à une croissance durable. En outre, l&rsquo;incertitude économique en Tunisie a dissuadé les investisseurs étrangers.</p>



<p>La situation précaire de l’économie tunisienne a des conséquences directes sur ses citoyens. L’emploi précaire est en augmentation et la proportion de personnes souffrant de malnutrition est revenue à des niveaux jamais vus depuis la révolution. La crise économique a alimenté le mécontentement social et, sans solutions claires en vue, le pays risque encore davantage d’instabilité.</p>



<p>La situation en Tunisie illustre un défi plus large auquel sont confrontées les démocraties émergentes du monde entier : la nécessité de réformes politiques et de progrès économique, écrivent les chercheurs dans leur rapport. Lorsque les gouvernements ne parviennent pas à améliorer le niveau de vie, les citoyens peuvent perdre leurs illusions à l’égard de la démocratie, créant ainsi une opportunité permettant aux dirigeants autoritaires de consolider leur pouvoir.</p>



<p><strong><em><a href="https://ucla.app.box.com/s/4d06cj45pb8ajh3a699f8psfcvdpd3zt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport en anglais.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/">En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&rsquo;aspiration démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le double échec, du pouvoir et de l’opposition</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/tunisie-le-double-echec-du-pouvoir-et-de-lopposition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2024 07:37:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un millier de manifestants est descendu dans la rue à Tunis pour décrier l’«autoritarisme». Une goutte dans l’océan, un coup de pied dans l’eau…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/tunisie-le-double-echec-du-pouvoir-et-de-lopposition/">Tunisie : le double échec, du pouvoir et de l’opposition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opposition tunisienne, qui a toutes les conditions objectives de son côté pour mobiliser la rue contre le pouvoir en place, ne parvient pas à regagner la confiance des masses populaires. La fatigue démocratique et la crise économique n’expliquent pas tout. Une autocritique et des remises en question s’imposent.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*  </p>



<span id="more-13986005"></span>


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<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
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<p>Alors que les instantes en charge des élections présidentielles limitent indûment la pluralité des candidats, et alors que les arrestations des dits opposants se comptent par dizaine, un regroupement d’associations a appelé depuis semaines à une <em>«grande manifestation»</em> pour dénoncer le <em>«retour de l’autoritarisme»</em> et mobiliser contre les élections présidentielles qui se tiendront dans moins de 4 semaines.**</p>



<p>Sur un pays qui compte presque 9 millions d’électeurs, et dans une agglomération qui compte plus de 2 millions d’habitants, seulement un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">millier de manifestants</a> est descendu dans la rue pour décrier l’<em>«autoritarisme»</em>. Une goutte dans l’océan, un coup de pied dans l’eau…</p>



<p>C’est sans aucun doute un gros camouflet pour les opposants, une preuve additionnelle que l’opposition tunisienne dans ses formations actuelles n’est plus crédible. Elle est tellement désorganisée, déchirée par ses divisions qu’elle ne peut plus mobiliser ses<em> «membres»</em>.</p>



<p>Pis, c’est un constat échec, un désaveu cinglant, perçu comme un sauf-conduit, voire un quitus pour le président sortant Kaïs Saïed.</p>



<p>Comment expliquer ce camouflet ? Quelles leçons en tirer ? Et surtout comment redonner confiance aux Tunisiennes et Tunisiennes déçus par tous ces élites et toutes ces guerres de factions qui divisent l’opposition?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hdi2lInKfS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/">Marche à Tunis pour protester contre les atteintes aux droits et libertés</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche à Tunis pour protester contre les atteintes aux droits et libertés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/embed/#?secret=BH6lPc6u60#?secret=Hdi2lInKfS" data-secret="Hdi2lInKfS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Fatigue démocratique</h2>



<p>Trois raisons essentielles expliqueraient ce camouflet et ce désaveu pour l’opposition?</p>



<p>1- une certaine <em>«fatigue démocratique»</em> s’abat sur ces millions de Tunisiens qui ont manifesté en masse, qui ont subit les balles des snipers (jamais retrouvés) et qui ont permis de <em>«dégager» </em>et faire fuir, comme un voleur, le dictateur Ben Ali, en janvier 2011.</p>



<p>Tout ce beau monde qui a allumé la flamme du Printemps arabe, dans une dizaine de pays de la région , est aujourd’hui déçu, épuisé et déprimé par tout ce qu’il a vu venir comme élites politiques choisis par les islamistes venus d’ailleurs et des lobbyistes qui ont nommé les pires des pires au sein de l’appareil de l’Etat, plus de 900 ministres depuis 2011, une douzaine de gouvernements, pour mener le pays à sa faillite : surendettement, stagflation, chômage massif des jeunes et paupérisation d’une ampleur jamais vue auparavant en Tunisie.</p>



<p>La très faible participation à la manifestation d’avant-hier n’est qu’un résultat objectif, attendu et prévisible, pas seulement par la police.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manque de crédibilité</h2>



<p>2- Malgré les arrestations, malgré le conflit institutionnel entre l’Isie (autorité électorale) et le Tribunal administratif et malgré le bilan économique catastrophique des gouvernements de la mandature Kaïs Saïed, l’opinion publique préfère encore le régime de Kaïs Saïed à celui de Rached Ghannouchi, et de ceux qui ont navigué dans son sillage, tous ces ministres corrompus, larbins ou simplement girouettes.</p>



<p>Ceux qui se considèrent aujourd’hui dans l’opposition et ceux qui ont particulièrement appelé à la manifestation d’avant-hier, un vendredi 13 (sans superstition), doivent s’interroger sur leur capacité à mobiliser, sur leur crédibilité et sur leurs allégeances.</p>



<p>Ils doivent probablement tirer leur révérence et passer le flambeau à plus crédibles, à des moins magouilleurs. Un bilan doit être fait et des changements à la tête de ces opposants caviar, souvent corrompus ou salis par leur participation aux gouvernements et partis ayant gouverné sous la houlette des islamistes radicaux de Ghannouchi. La démocratie doit se faire constater, se pratiquer au jour le jour dans les rangs de l’opposition aussi. Il faut purger et vidanger dans leurs rangs pour donner l’exemple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déficit de confiance</h2>



<p>3- Le problème le plus grave et le plus commun est celui de la perte de confiance. Les Tunisiens et les Tunisiennes ont perdu confiance dans leurs élites politiques, dans leurs médias et partis politiques. Une défiance totale, un discrédit d’une ampleur jamais atteinte colle désormais à la peau des dirigeants, au pouvoir comme en opposition. Ce déficit de confiance est ravageur pour la cohérence des politiques publiques. Il est néfaste pour les activités économiques qui requièrent de l’investissement et de la productivité du travail. Même la centrale syndicale n’a pas échappé à cette vague de défiance et de rejet par l’opinion publique, les forces vives et les honnêtes gens qui veulent travailler et améliorer leur niveau de vie par le travail et pas par la magouille.</p>



<p>Les intellectuels et les universitaires doivent aider l’opinion publique à comprendre ce déficit de confiance généralisé et qui couvre quasiment toutes les élites de l’opposition, y compris l’UGTT, le principal syndicat. Des conclusions doivent être tirées de ce camouflet essuyé par l’opposition, qui avait pourtant toutes les conditions objectives de son côté pour mobiliser la rue et mériter sa confiance. </p>



<p><em>* Universitaire, économiste.</em> </p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZViCbCfBSGjzsvIO2pkzY69Fmk5v6cmHlAJ1O8elohb9xuqnfNZDRfJPjAY-YPjcmU1uZaZpMHdDV7oret1MnqASuFQ53yANA3FPVg-Ad8Ek__bivDkH4M6k7QhDV9-pTutW_njvqv7VbKx0VvQjXaNoRTpt2EHUsgFBk5DzRJAfg&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</p>
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