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	<title>Archives des Bernard-Henri Lévy - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bernard-Henri Lévy - Kapitalis</title>
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		<title>Serge Halimi &#124; «Ma mère aurait lu cette tribune avec dégoût»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 06:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Minc]]></category>
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		<category><![CDATA[Serge Halimi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Serge Halimi défend la mémoire de sa mère, Gisèle Halimi, militante propalestinienne, contre ses fossoyeurs sionistes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/serge-halimi-ma-mere-aurait-lu-cette-tribune-avec-degout/">Serge Halimi | «Ma mère aurait lu cette tribune avec dégoût»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Serge Halimi, fils de l’avocate et militante Gisèle Halimi, s’est exprimé, dans ‘‘Blast » du 26 septembre 2025, pour dénoncer la récente tribune collective signée par Charlotte Gainsbourg et une vingtaine d’autres personnalités, parmi lesquelles Bernard-Henri Lévy, Alain Minc ou Dominique Reynié. Cette tribune appelait le président Emmanuel Macron à conditionner la reconnaissance d’un État palestinien à la «libération des otages» israéliens retenus à Gaza et au «démantèlement du Hamas».</em></strong></p>



<span id="more-17554174"></span>



<p>Pour Serge Halimi, cette position est profondément contraire à l’esprit et aux engagements de sa mère. <em>«J’ai appris plusieurs mois après que Charlotte Gainsbourg avait été choisie pour incarner ma mère lors du procès de Bobigny. Autant dire qu’on ne m’a pas demandé mon avis»</em>, écrit-il. Selon lui, la mémoire de Gisèle Halimi a trop souvent été célébrée pour des combats jugés consensuels — droit à l’avortement, abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité — tandis que ses engagements anti-impérialistes et internationaux ont été largement occultés. La militante s’était également opposée à certains traités européens et avait soutenu des causes internationales courageuses, allant de la Tunisie et l’Algérie à Cuba et au Vietnam, sans jamais transiger sur ses principes.</p>



<p>La tribune signée par Charlotte Gainsbourg et d’autres intellectuels met en lumière ce contraste, souligne Serge Halimi : <em>«Ma mère aurait lu cette tribune avec dégoût»</em>. Elle n’a jamais ignoré les crimes de guerre et les violations des droits humains, y compris lorsque ceux-ci étaient qualifiés de génocide par des organisations internationales. Loin des causes consensuelles célébrées dans l’histoire médiatique, Gisèle Halimi s’est illustrée par son courage et sa cohérence, du Tribunal Russell sur la Palestine à la défense de Marwan Barghouti, en passant par sa solidarité constante avec Gaza.</p>



<p>En juillet 2014, dans une lettre publiée par <em>L’Humanité</em>, Gisèle Halimi écrivait : <em>«Un peuple aux mains nues est en train de se faire massacrer. L’histoire jugera, mais n’effacera pas le saccage.»</em> Ces mots, l’une de ses dernières prises de position publiques, illustrent la radicalité et la constance de son engagement politique et humanitaire.</p>



<p>Serge Halimi attire également l’attention sur la différence entre le personnage que Charlotte Gainsbourg incarne au cinéma et ses propres convictions personnelles<em>. «Le jour où le film sur le procès de Bobigny sortira, Charlotte Gainsbourg sera peut-être interrogée sur la différence fondamentale entre le personnage qu’elle interprète et ses propres positions, qui la rangent dans le camp peu honorable des avocats inconditionnels d’Israël»</em>, écrit-il.</p>



<p>À travers cette réaction, Serge Halimi rappelle que l’héritage de sa mère ne se limite pas aux combats légaux et sociaux célébrés par l’histoire officielle. Il englobe des engagements courageux et souvent méconnus sur la scène internationale, offrant une occasion rare de revisiter l’ensemble de sa mémoire militante. La polémique autour de la tribune signée par Charlotte Gainsbourg souligne, par contraste, la cohérence, l’intégrité et le souffle éthique de Gisèle Halimi, une militante dont l’histoire dépasse les victoires légales et sociales pour embrasser une vision globale de justice et de solidarité.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/serge-halimi-ma-mere-aurait-lu-cette-tribune-avec-degout/">Serge Halimi | «Ma mère aurait lu cette tribune avec dégoût»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>BHL et le complot en Tunisie : les réserves de Adnane Belhajamor</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/bhl-et-le-complot-en-tunisie-les-reserves-de-adnane-belhajamor/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 11:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnane Belhajamor]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard-Henri Lévy]]></category>
		<category><![CDATA[BHL]]></category>
		<category><![CDATA[complot contre a sûreté de l&#039;Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adnane Belhajamor exprime ses réserves sur la présumée implication du Français Bernard-Henri Lévy dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat initié en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/bhl-et-le-complot-en-tunisie-les-reserves-de-adnane-belhajamor/">BHL et le complot en Tunisie : les réserves de Adnane Belhajamor</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le poste Facebook que nous reproduisons ci-dessous, publié lundi 27 février 2023, l’activiste politique Adnane Belhajamor exprime ses réserves sur la présumée implication du philosophe français Bernard-Henri Lévy (BHL) dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’Etat initié en Tunisie contre une quinzaine d’opposants au régime du président Kaïs Saïed.  </em></strong></p>



<span id="more-6727403"></span>



<p>Si le sinistre BHL est partie-prenante dans un complot en Tunisie, c’est que je ne comprends pas grand chose à la politique et que je dois penser à m’en détourner définitivement.</p>



<p>1. BHL est trop lié politiquement à Macron pour aller se fourrer dans une histoire pareille si vraiment cette histoire a existé sérieusement, ce dont je doute fort.</p>



<p>2. BHL est un homme de tapage médiatique, de buzz, de films documentaires, grandes interviews et talk-shows. Pour lui, chaque geste, chaque pas doit être communiqué au monde entier et jamais encore il n’a interféré avec la politique tunisienne; même pas lorsqu’il était venu dans notre pays en 2014 et qu’il en avait été expulsé. C’était dans le cadre de son ingérence dans le dossier libyen.</p>



<p>3. BHL s’est impliqué depuis quelques semaines en Ukraine et tout son cinéma est concentré sur le conflit russo-ukrainien. Il y a à peine dix jours, il était l’invité à ce titre de Léa Salamè sur FR 2 et depuis il est sur tous les plateaux radio et de télévision.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Post-Belhajamor.jpg" alt="" class="wp-image-6727449" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Post-Belhajamor.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Post-Belhajamor-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/02/Post-Belhajamor-580x387.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Je vous laisse réfléchir à tout cela. C’est bien de réfléchir un peu avant de dire n’importe quoi et surtout de croire n’importe quoi.</p>



<p>Entre-temps, je réitère ce que j’ai dit en début de post et croyez-moi, je m’y tiendrais au cas où je suis démenti par les faits sur cette histoire de BHL impliqué dans le vrai faux complot.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/bhl-et-le-complot-en-tunisie-les-reserves-de-adnane-belhajamor/">BHL et le complot en Tunisie : les réserves de Adnane Belhajamor</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Libye : risques d’une «arabisation» du conflit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/20/libye-risques-dune-arabisation-du-conflit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2020 13:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Sissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen. Par Hassen Zenati Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/20/libye-risques-dune-arabisation-du-conflit/">Libye : risques d’une «arabisation» du conflit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Abdelfattah-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-308666"/><figcaption><em>Sissi ne veut pas se retrouver nez à nez avec les Turcs à ses frontières occidentales. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Chaque jour qui passe ajoute son nuage sombre dans le ciel libyen. Les menaces égyptiennes d’intervention militaire directe présagent d’une «arabisation» du conflit sous l’arbitrage paradoxal de la Turquie, comme l’Iran arbitre déjà la guerre «arabo-arabe» du Yémen.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308665"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Lové dans un vaste fauteuil  blanc en strict costume trois pièces et cravate bleue, le président égyptien Abdelfattah Sissi, savoure le moment. Il se laisse enivrer par les applaudissements qui lui montent de la salle comme autant d’appels au secours. Devant lui, un parterre de chefs de tribus libyens en costume traditionnel cultivant la nostalgie de leurs bruyantes rencontres de jadis avec le <em>«Guide»</em> Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Le poing tendu vers l’estrade présidentielle, ils ne cessent de se lever et de rasseoir dans un désordre bon-enfant, comme pour signifier qu’ils sont prêts à <em>«y aller».</em> Aller où ? Bouter dehors les Turcs, qui s’installent chaque jour plus nombreux dans leur pays, et <em>«châtier les traîtres»</em> qui leur ont ouvert les portes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contrer la menace de la déferlante turque</h3>



<p>Les <em>«traîtres»</em> sont ceux du camp d’en face dirigé par le président du Gouvernement d’entente nationale (GEN) Fayez Sarraj. «<em>Nous sommes les enfants de Omar El Mokhtar </em>(Ndlr : héros de la lutte d’indépendance contre les Italiens)<em>, notre devise est « vaincre ou mourir »»</em>, intervient l’un d’eux le verbe haut, en coupant la parole au président Sissi. Celui-ci est amusé et ravi d’avoir réussi son coup, adossé à une banderole sur laquelle se détache en gosses lettres: <em>«Un seul peuple, un seul destin»,</em> un slogan inspiré des belles et lointaines années de fusion politique et sentimentale entre El Mouallem (le Maître) Gamal Abdel Nasser, et son fidèle disciple Mouammar Kadhafi.</p>



<p>Soudain, le discours présidentiel se durcit, laissant très loin derrière ces préoccupations d’un autre temps. Pour l’Egypte, l’affaire du jour est comment préserver sa longue frontière occidentale avec son voisin, menacée par la déferlante turque, qui a pris ses quartiers près de Syrte, après avoir<em> «dégagé»</em> les troupes du maréchal rival Khalifa Haftar devant les portes de Tripoli.<em> «La ligne Syrte &#8211; Joufra est une ligne rouge»</em>, réaffirme fermement, la voie grave, avec une bonne dose de solennité au milieu d’un tonnerre d’applaudissement, le président égyptien, en tenant pour acquis le <em>«feu vert»</em> obtenu du Parlement de Tobrouk, présidé par Aguila Saleh, qui bénéficie, comme le GEN de Fayez Sarraj, de la légalité internationale.</p>



<p><em>«L’armée égyptienne est la plus forte d’Afrique. Elle est capable de changer rapidement la situation miliaire et de manière décisive si elle le souhaitait», </em>ajoute-t-il comme pris de vertige en détachant ses yeux du discours préparé. Avant de se raviser, sans doute pour ménager la susceptibilité à fleur de peau de ses invités : <em>«mais nous n’entrerons en Libye qu’à votre demande et nous en sortirons à vos ordres. Et vous, cheikhs, notables, sages et chefs de tribus libyens, sous serez placés en avant-garde des troupes égyptiennes, votre drapeau national en tête».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">20.000 combattants islamistes dépêchés par la Turquie en Libye</h3>



<p>Cette profession de foi énoncée, le président Sissi passe aux détails, ceux-là même où se loge le diable, selon l’expression inventée par le sulfureux philosophe Nietzsche. Car le chef de l’Etat, qui ne semble pas très pressé d’expédier en Libye les corps d’élite de l’armée égyptienne, propose d’abord d’ouvrir les académies militaires de son pays pour former le noyau d’une nouvelle armée nationale libyenne, ignorant au passage que son allié, devenu incertain, le maréchal Khalifa Haftar s’est placé à la tête d’une Armée nationale libyenne destinée, en cas de victoire, de devenir le creuset de tous les groupes armés disparates qui infestent le pays.</p>



<p>Sissi propose en outre d’armer et d’entraîner les chefs de tribus pour qu’ils se défendent contre les milices armées. On l’aura compris : <em>«Il faut donner du temps au temps»,</em> comme disait le président français François Mitterrand à chaque fois qu’il était acculé à surseoir à un projet délicat.</p>



<p>Entre-temps, ce sont près de 20.000 islamistes prélevés sur le front syrien qui ont été dépêchés par la Turquie pour s’opposer aux troupes de Haftar, et pour se battre contre les groupes armés rivaux du GEN. Ils se battront le cas échéant contre le noyau de la nouvelle armée libyenne, qui serait formé en Egypte, et les chefs de tribus armés par celle-ci. Ce qui présage d’une nouvelle guerre du Yémen, où des Arabes combattent des Arabes, sous le patronage de l’Arabie Saoudite, avec comme<em> «juge de paix»</em>, l’Iran, qui décidera seul du repli de ses alliés Houthis et de la fin des combats en fonction de son propre agenda politique. Comme Ankara décidera du retrait de ses mercenaires syriens de Libye, selon son agenda à elle.</p>



<p>Sans oublier les milices privées Wagner venues de Russie, qui lorgnent, semble-t-il, le croissant pétrolier, poumon économique et financier du pays. Elles attendent le moment d’intervenir pour le <em>«butin»</em>, en consolidant leur présence sur le terrain, ce qui inquiète les Américains qui suspectent Moscou de les alimenter en hommes et en armes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une menace grave sur la sécurité de l’Algérie et de la Tunisie &nbsp;&nbsp; &nbsp;</h3>



<p>Pour les voisins tunisiens et algériens, la prolifération et le renforcement des milices dans les deux camps rivaux fait peser une menace grave sur leur sécurité, et même au-delà sur la stabilité de tout le Sahel, dans la mesure où une partie de l’armement obtenue sur place risque de <em>«s’évader» </em>vers le Mali, le Niger ou le Tchad où se déroule une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a été dépêché à Moscou pour en discuter avec les Russes, tandis qu’Aguila Saleh a été invité à Alger pour éclairer le président Abdelmadjid Tebboune sur ces évolutions.</p>



<p>Le site<em> ‘‘Algérie-patriotique’’</em>, au fait des dossiers militaires algériens, affirme que l’Algérie a fait savoir à ses partenaires diplomatiques que <em>«tout changement des règles et des acteurs dans le conflit libyen fera peser de gros risques sur sa stabilité»</em>, et qu’elle rejette de façon catégorique la décision de Sissi, d’<em>«alimenter le brasier libyen en armant à son tour une des parties au conflit pour y contrer la Turquie».</em></p>



<p>Le président algérien avait récemment mis en garde contre une <em>«somalisation de la Libye»</em> après le débarquement militaire turc, tandis que l’armée algérienne a multiplié les exercices à balles réelles à proximité de sa frontière avec la Libye, longue d’un millier de kilomètres. Avec un message qui semble clair : elle se tient prête en cas de besoin.</p>



<p>En même temps, en Tunisie, sans gouvernement et sans pilote à la tête de l&rsquo;Etat, c’est <em>«silence radio»</em>.  </p>



<p>Pour autant, le pire n’est peut-être pas le plus sûr. Car le président Sissi, au milieu de ses proclamations martiales, a laissé échapper, d’une façon très calculée, sans aucun doute, une petite phrase indiquant que toutes les portes ne sont pas fermées à une solution politique négociée entre rivaux libyens. <em>«Les lignes rouges que nous avons annoncées sont essentiellement un appel à la paix et à mettre fin au conflit en Libye»</em>, a-t-il dit laconiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Paris veut <em>«sauver le soldat Haftar»</em></h3>



<p>La sourde pression des Américains auprès des Turcs et des Egyptiens a peut-être joué contre une escalade immédiate. Le président Donald Trump, inquiet par la propagation du Covid-19, et devant faire face à une crise économique aiguë, n’est pas prêt à ouvrir un nouveau front en Libye, à quelques mois de présidentielles américaines fort incertaines pour sa réélection.</p>



<p>La rumeur d’un retour sur les lieux de son crime à Misrata du philosophe activiste Bernard-Henri Lévy ne laisse pas d’intégrer. Instigateur de l’intervention militaire de l’Otan contre Mouammar Kadhafi, endossée sur le perron de l’Elysée par Nicolas Sarkozy, serait-il chargé de<em> «sauver le soldat Haftar»</em> en escamotant sa déconfiture aux portes de Tripoli pour lui remettre le pied à l’étrier au nom de Paris, qui rechigne à abandonner son allié ? Cela ne ferait qu’ajouter la confusion à la confusion. Mais, adepte de la philosophie néoconservatrice du <em>«chaos créateur»</em>, BHL n’en est plus à ce détail près. Il est vrai que le point fort de Khalifa Haftar est de détenir encore le contrôle du croissant pétrolier, mais vu les convoitises russe et turque, ce ne devrait pas être pour longtemps.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/20/libye-risques-dune-arabisation-du-conflit/">Libye : risques d’une «arabisation» du conflit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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