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	<title>Archives des Bochra Bel Haj Hmida - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bochra Bel Haj Hmida - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 07:18:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[complot contre l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bochra Bel Haj Hmida vient de publier une lettre ouverte à ses «amies et camarades» de son exil parisien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/tunisie-bochra-bel-haj-hmida-ecrit-de-son-exil-nous-nous-retrouverons-bientot/">Tunisie | Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bochra Bel Haj Hmida, ancienne députée (2014-2019) et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe, 2017-2019) est citée parmi les accusés dans l’affaire dite de «complot contre l’Etat» dont les audiences vont s’ouvrir demain, mardi 4 mars 2025, à Tunis. Elle vient de publier une lettre ouverte à ses «amies et camarades» sur la revue de l&rsquo;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qu’elle avait présidée (1995-2001). Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en rappelant que l’avocate défenseure des droits de l’Homme en général et de ceux des femmes en particulier est réfugiée en France depuis 15 mois. </em></strong></p>



<span id="more-15768302"></span>



<p>Mes amies, mes camarades, toutes les militantes de l’Association tunisiennes des femmes démocrates.</p>



<p>Toutes mes amies et tous mes amis où que vous soyez.</p>



<p>J’hésite à écrire cette lettre moi qui ai si peu l’habitude d’hésiter !</p>



<p>Voilà quinze mois que je suis loin de mon pays, de ma famille, des êtres qui me sont chers et de ma vie parmi vous. Que puis-je dire alors que depuis quinze mois, je suis tenue si loin du paysage général de mon pays?</p>



<p>Dois-je partager avec vous mes colères et la tristesse que je ressens dans les conditions actuelles que je vis ? Comment oser en parler quand tant d’autres Tunisiennes, tant d’autres Tunisiens croupissent injustement en prison?</p>



<p>Comment parler de moi-même, de ma situation personnelle alors que Chadha, Abir, Saâdia, Meriem, Sonia et Chérifa sont derrière les barreaux?</p>



<p>Comment pourrais-je, vous décrire la vie que je mène en exil sans vous parler de ce profond sentiment d’injustice qui m’habite au quotidien? Quand tant d’autres sont privé-e-s de leur travail, de leur famille, de leur liberté de circulation?</p>



<p>Peut-être m’avez-vous connue en colère, contestataire et peu accommodante, mais jamais vous ne m’avez vue défaitiste et abattue!</p>



<p>N’est-ce pas à moi qu’il reviendrait plutôt de vous relever le moral; à moi, qu’il reviendrait de semer l’espérance, de rassurer sur l’avenir de notre pays ?</p>



<p>Ne suis-je pas tenue de vous redonner de l’espoir et de vous rassurer sur l’avenir de notre pays? Ne suis-je pas appelée à comprendre plutôt vos soucis, d’être solidaire, de partager avec vous le rire, les réussites, la danse, le chant et aussi, quand elles arrivent, les difficultés et les désillusions?</p>



<p>Mon expérience des luttes en commun m’a appris que la Tunisie, dans toutes les circonstances, et malgré toutes les épreuves s’en sort toujours victorieuse! Que les femmes Tunisiennes n’arrêteront jamais de défendre leurs acquis, de lutter pour plus de droits, plus de libertés, pour avancer vers l’égalité entière et effective.</p>



<p>Debout, résistantes, regardant toujours plus haut, c’est ainsi que nous avons toujours été et nous le resterons.</p>



<p>Nous avons préservé notre unité et notre solidarité en dépit de toutes nos différences et dans la pluralité. Bien plus ce sont ces différences qui nous ont appris la valeur du soutien mutuel, de l’entente en vue de suivre des parcours en commun et de tracer ensemble le chemin qui mène à notre libération. Que l’injustice continue ou que s’embrouillent les motifs qui veulent la justifier, nous serons encore capables d’en traverser encore les étapes les plus dures.</p>



<p>Et c’est pour cette raison que nous nous devons de continuer avec détermination à renforcer ce qui nous unit, à défendre et à protéger notre association.</p>



<p>Et pour terminer, je voudrais dire merci à toutes celles et à tous ceux qui par un mot, par des messages individuels &nbsp;ou collectifs, par une position ou par une &nbsp;action m’ont exprimé leur soutien. Nous nous retrouverons inéluctablement et bientôt dans notre pays, un pays plus beau et plus ouvert !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>B. B. H.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/tunisie-bochra-bel-haj-hmida-ecrit-de-son-exil-nous-nous-retrouverons-bientot/">Tunisie | Bochra Bel Haj Hmida écrit de son exil : «Nous nous retrouverons bientôt»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nadia Chaabane solidaire avec Bochra Bel Haj Hmida : «La justice tunisienne incarne tous les travers de la société&#8230;»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/nadia-chaabane-solidaire-avec-bochra-bel-haj-hmida-la-justice-tunisienne-incarne-tous-les-travers-de-la-societe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Dec 2021 17:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[diffamation]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Chaabane]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Dhiab]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La constituante Nadia Chaabane a exprimé son total soutien à l&#8217;avocate et militante Bochra Bel Haj Hmida en qualifiant de «honteux». le jugement à 6 mois de prison ferme pour diffamation, qui fait suite à une affaire qui remonte à 2012. «La justice tunisienne est loin d&#8217;être la fierté du pays. Elle incarne tous les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/nadia-chaabane-solidaire-avec-bochra-bel-haj-hmida-la-justice-tunisienne-incarne-tous-les-travers-de-la-societe/">Nadia Chaabane solidaire avec Bochra Bel Haj Hmida : «La justice tunisienne incarne tous les travers de la société&#8230;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Nadia-Chaabane-Bochra-Bel-Haj-Hmida.jpg" alt="" class="wp-image-374731"/><figcaption><em> Bochra Bel Haj Hmida</em>/<em>Nadia Chaabane</em>.</figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La constituante Nadia Chaabane a exprimé son total soutien à l&rsquo;avocate et militante Bochra Bel Haj Hmida en qualifiant  <strong><em>de «honteux».</em></strong></em></strong> <strong><em>le jugement à 6 mois de prison ferme pour diffamation, qui fait suite à une affaire qui remonte à 2012</em></strong>.</p>



<span id="more-374730"></span>



<p>«<em>La justice tunisienne est loin d&rsquo;être la fierté du pays. Elle incarne tous les travers de la société et pour le moment elle donne l&rsquo;impression d&rsquo;avoir perdu la boussole et d&rsquo;être à l&rsquo;image d&rsquo;un derviche tourneur qui gesticule sans grâce et sans conviction ou d&rsquo;un moulin sans ailes et dont le broyeur fonctionne à fond»</em>, a encore commenté la militante Nadia Chaabane, dans un post publié sur sa page Facebook, ce samedi 25 décembre 2021.</p>



<p>Rappelons que Bochra Bel Haj Hmida a été condamnée par défaut pour diffamation dans une affaire qui remonte à 2012, suite à une plainte déposée par Tarek Dhiab lorsqu&rsquo;il était ministre de la Jeunesse et des Sports.</p>



<p>Ce dernier a par ailleurs fait savoir qu&rsquo;il compte retirer sa plainte, tout en affirmant l&rsquo;avoir totalement oubliée, selon un post publié, hier, par Abdellatif Mekki…</p>



<p>On notera que Bochra Bel Haj Hmida a bénéficié du soutien de nombreuses personnalités publiques et politiques ainsi que de militants et activistes de la société civile.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ukxGDN0cmX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/tunisie-abir-moussi-exprime-son-soutien-a-bochra-belhaj-hmida/">Tunisie : Abir Moussi exprime son soutien à Bochra Belhaj Hmida</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Abir Moussi exprime son soutien à Bochra Belhaj Hmida » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/tunisie-abir-moussi-exprime-son-soutien-a-bochra-belhaj-hmida/embed/#?secret=iHNi9hXqcS#?secret=ukxGDN0cmX" data-secret="ukxGDN0cmX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sWFkpYwqWl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/24/vague-de-soutien-avec-bochra-belhaj-hmida-condamnee-a-6-mois-de-prison-dans-une-affaire-qui-remonte-a-2012/">Vague de soutien avec Bochra Belhaj Hmida, condamnée à 6 mois de prison dans une affaire qui remonte à 2012</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vague de soutien avec Bochra Belhaj Hmida, condamnée à 6 mois de prison dans une affaire qui remonte à 2012 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/24/vague-de-soutien-avec-bochra-belhaj-hmida-condamnee-a-6-mois-de-prison-dans-une-affaire-qui-remonte-a-2012/embed/#?secret=H1FJzjSmZU#?secret=sWFkpYwqWl" data-secret="sWFkpYwqWl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/25/nadia-chaabane-solidaire-avec-bochra-bel-haj-hmida-la-justice-tunisienne-incarne-tous-les-travers-de-la-societe/">Nadia Chaabane solidaire avec Bochra Bel Haj Hmida : «La justice tunisienne incarne tous les travers de la société&#8230;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L&#8217;ATFD saisit les Nations unies à propos des violences contre les femmes en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/09/latfd-saisit-les-nations-unies-a-propos-des-violences-contre-les-femmes-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 12:01:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Dubravka Šimonović]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Affes]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Rachida Manjoo]]></category>
		<category><![CDATA[Rania Amdouni]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[violences contre les femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2021, l&#8217;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) s&#8217;est adressée, dans la lettre reproduite ci-dessous, à la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences contre les femmes, pour tirer la sonnette d&#8217;alarme face à la montée sans précédent des violences sexistes qui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/09/latfd-saisit-les-nations-unies-a-propos-des-violences-contre-les-femmes-en-tunisie/">L&rsquo;ATFD saisit les Nations unies à propos des violences contre les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Yosra-Frawes-Dubravka-Simonovic.jpg" alt="" class="wp-image-339193"/><figcaption><em>Yosra Frawes / Dubravka Simonovic.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>A l&rsquo;occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2021, l&rsquo;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) s&rsquo;est adressée, dans la lettre reproduite ci-dessous, à la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences contre les femmes, pour tirer la sonnette d&rsquo;alarme face à la montée sans précédent des violences sexistes qui ciblent en particulier les activistes féministes et les femmes politiques en Tunisie. </em></strong></p>



<span id="more-339187"></span>



<p>A l’aimable attention de madame Dubravka Šimonović, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences,</p>



<p>Chère madame,</p>



<p>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) est l’une des plus anciennes associations féministes de la Tunisie. Créée en 1987, elle a installé en 1993, le premier Centre d’écoute et d’orientation des femmes victimes de violences (CEOFVV) en Tunisie et en Afrique. Outre la prise en charge des femmes victimes de violences, elle conduit des plaidoyers afin que l’Etat tunisien remplisse ses obligations de diligence raisonnable en matière de violences. </p>



<p>En 2004, elle parvient à faire adopter une loi incriminant le harcèlement sexuel et en 2014, l’inscription dans la Constitution tunisienne de l’obligation pour l’Etat d’éliminer les violences à l’égard des femmes. </p>



<p>En 2017, une loi a été adoptée par le parlement relative à l’élimination des violences contre les femmes à laquelle l’ATFD a collaboré en amont, lors de sa rédaction et en aval, en effectuant un lobbying auprès des députés afin que le projet de loi soit adopté.</p>



<p>En 2013, l’ATFD s’était déjà adressée à la Rapporteuse Spéciale, madame Rachida Manjoo, à propos de l’affaire du viol de «Meriem» par des agents de police. Afin de garantir l’impunité des agresseurs, la jeune femme avait été inculpée d’atteinte aux bonnes mœurs avant que, sur l’intervention de la société civile, ne soit classée l’affaire et ne furent jugés les coupables pour viol (2014).</p>



<p>Aujourd’hui, nous voudrions attirer votre attention sur la situation des violences en Tunisie, en particulier les violences faites aux femmes parlementaires et aux militantes féministes et vous communiquer notre inquiétude sur l’éventualité de crimes encore plus graves</p>



<p>Depuis la révolution de 2011, la Tunisie est gouvernée par une majorité islamo-conservatrice issue du parti Ennahdha. Lors de sa victoire aux élections législatives de 2019, elle s’est alliée notamment avec un mouvement religieux d’extrême droite (la coalition El Karama).</p>



<p>De multiples crises traversent le pays, politique, économique, sociale et sanitaire. Les mouvements sociaux de protestation contre la pauvreté, la précarité et le chômage se multiplient dans tout le pays à laquelle les gouvernants répondent par le tout sécuritaire. Les manifestations de jeunes des quartiers pauvres qui ont eu lieu en janvier 2020, lors de la commémoration de la révolution de 2010-2011 se sont soldés par près de 1200 arrestations dont la moitié sont mineurs et les premiers jugements rendus vont jusqu’à 2 ans de prison ferme.</p>



<p>On compte un mort parmi les manifestant.es. Dans ce climat tendu, les femmes sont particulièrement exposées à tous les types de violence. Notre Centre d’Ecoute et d’Orientation pour les Femmes Victimes de Violences situé dans la capitale à Tunis reçoit à lui seul une moyenne de 300 femmes par an et a vu leur nombre doublé (2018 : 341 FVV ; 2019 : 417 et en 2020 : 766.) Par ailleurs, du 1 janvier 2020 au 31 décembre 2020, les 4 CEOFVV de l’ATFD situés à Tunis, Sfax, Kairouan et Sousse ont accueilli 1145 femmes victimes de violences contre 525 femmes en 2018 et 641 femmes en 2019. Des chiffres qui confirment l’augmentation des violences à l’encontre des femmes mais aussi des enfants malgré la législation en vigueur.</p>



<p>Face à cette recrudescence de violences à l’encontre des femmes, s’ajoute un climat délétère où les violences politiques et verbales à l’encontre de la femme sont devenues monnaie courante à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et ce, dans une totale impunité.</p>



<p>Le 27 septembre 2020, suite au viol et à l’assassinat à Ain Zaghouan (Grand Tunis) d’une jeune fille, une polémique sur l’application de la peine de mort anime la toile tunisienne. Les défenseur.es des droits de l’homme qui militent pour l’abolition de la peine de mort entre autres, dont Bochra Bel Haj Hmida (avocate, co-fondatrice de l’ATFD et ex députée de 2014 à 2019), expriment leur refus de la peine de mort.</p>



<p>Le député <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.businessnews.com.tn/faycal-tebbini-a-bora-belhaj-hamida--tu-ne-risques-pas-detre-violee,537,102413,3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fayçal Tebbini</a> (la Voix des Agriculteurs) publie alors sur sa page Facebook un statut dégradant, s’attaquant à <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/vague-de-soutien-a-bochra-belhaj-hmida-suite-aux-propos-degradants-de-faycal-tebbini/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bochra Bel Haj Hmida</a> pour ses positions en faveur de l’abolition de la peine de mort, en ces termes : <em>«… aujourd’hui, Bochra Bel Haj Hmida refuse la peine de mort dans le cadre des crimes de viol parce qu’elle est certaine qu’elle ne risque pas d’être violée. Personne ne la regarde déjà comme une femme pour avoir envie de la violer»</em>.</p>



<p>Bochra Bel Haj Hmida a déposé plainte le 5 octobre 2020, soutenue par l’ATFD et plusieurs associations de défense des droits humains des femmes et un collectif 32 avocat.es. Un communiqué a également été publié le 30 septembre 2020 par l’ATFD pour dénoncer ces violences et demander aux acteurs politiques de s’engager clairement contre toute forme de sexisme et de discrimination à l’encontre des femmes. Le procureur de la République du Tribunal de première instance de Tunis a ouvert une instruction judicaire.</p>



<p>Toutefois, certains députés de l’Assemblée continuent impunément de s’attaquer aux femmes. Un député de la coalition Al Karama, (groupe politique d’extrême droite islamiste, conservatrice, rétrograde et radicale) a affirmé, lors de la plénière du jeudi 3 décembre 2020 consacrée à la discussion du budget du ministère de la Femme dans le cadre du projet de loi finances 2021, que les mères célibataires étaient <em>«soit des trainées soit des femmes violées</em>». Aucune réaction jusqu’à ce jour de la même ministre pour information. Le député <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2020/09/30/des-avocats-saisiront-la-justice-contre-faycal-tebbini-sur-fond-de-propos-offensants-envers-bochra-belhaj-hmida/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Affes</a>, qui a affirmé que son unique référence est la Chariâa qu’il considère comme une ligne rouge, a aussi profité de son intervention en séance plénière, pour affirmer que les problèmes rencontrés par les familles et l’enfance, aujourd’hui résultent des valeurs prônées par les mouvements féministes et les défenseurs des droits des femmes et des libertés. Il a accusé ces derniers d’encourager <em>«les mères célibataires, les relations sexuelles hors mariage, le droit à l’avortement, la pratique de l’adultère et l’homosexualité»</em>.</p>



<p>Suite aux propos de ce député, au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple, violant la Constitution de 2014 et face à la pression de la société civile, une réunion de la Commission parlementaire des affaires de la femme, de la famille, de l’enfance, de la jeunesse et des personnes âgées a eu lieu le 7 décembre en vue d’examiner les propos méprisants proférés par Mohamed Affes à l’encontre des mères célibataires. Les élus de la Coalition El Karama, Seif Eddine Makhlouf, Mohamed Affes et Zied Hachemi ont perturbé cette réunion et ont agressé verbalement puis physiquement les élus du <a href="https://www.mosaiquefm.net/fr/actualite-politique-tunisie/832080/violence-au-parlement-l-ugtt-riposte" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Bloc démocrate</a> Samia Abbou, Amal Saïdi et Anouar Bechahed dans les couloirs de l’Assemblée.</p>



<p>Le vendredi 4 décembre 2020, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a publié un communiqué dans lequel elle dénonce et condamne les propos tenus la veille au Parlement par le député Mohamed Affes contre les mères célibataires et les libertés des femmes dans leur ensemble.</p>



<p>Les députés de la coalition El Karama se sont déjà illustrés en matière de violence politique et à l’encontre des femmes à l’Assemblée. L’ATFD a alors constitué une délégation pour rencontrer les présidents de groupe parlementaires et organisé une manifestation pacifique devant l’entrée de l’ARP le mardi <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.leconomistemaghrebin.com/2020/12/08/atfd-coeur-nouvelle-vague-violence-arp/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">8 décembre 2020</a>. Les militantes de l’ATFD ont manifesté leurs mécontentements pacifiquement avec des slogans. A l’entrée de l’ARP, Oussama Sghaier, député d&rsquo;Ennahda (parti islamiste), a foncé avec son véhicule sur le groupe de manifestant.es (il a écrasé avec son véhicule le pied d’une manifestante et provoqué la chute d’une autre). Deux manifestants ont tenté de lui demander d’arrêter son véhicule. Il a exigé que les forces de l’ordre présentes à l’ARP interviennent pour arrêter sur le champ les deux manifestants. L’agresseur jouant la victime en arguant que son pare-brise a été abîmé est ensuite intervenu en séance plénière affirmant avoir été agressé physiquement par les femmes démocrates et traitant l’ATFD <em>«de Daech modernistes</em>» et comparant la manifestation pacifique à du terrorisme des progressistes. Cette déclaration a été suivie par une campagne de diffamation orchestrée sur les réseaux sociaux ainsi que dans certains médias dans l’objectif de détourner l’attention publique des déclarations du député Mohamed Affes et des violences graves qui se sont produites à l’ARP.</p>



<p>Plus de <a href="https://www.businessnews.com.tn/Les-femmes-d%C3%A9mocrates-d%C3%A9noncent-les-propos-de-Mohamed-Affes-contre-les-m%C3%A8res-c%C3%A9libataires,520,104085,3" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">30 organisations</a> de la société civile dont le quartet du dialogue national (prix Nobel de la Paix 2015) ont signé un communiqué conjoint pour apporter leur soutien à l’ATFD.</p>



<p>L’ATFD est l’objet aujourd’hui d’une grande campagne de diffamation et de dénigrement allant jusqu’à des menaces directes sur la sécurité de ses militantes, son staff et ses locaux.</p>



<p>Ces attaques ne font que renforcer la détermination de l’ATFD à défendre l’Etat de droit et les valeurs de la liberté, de l’égalité, de la laïcité.</p>



<p>L’Etat s’est engagé à lutter contre la violence politique à travers la loi 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Ladite loi définit la violence politique comme <em>«tout acte ou pratique fondé sur la discrimination entre les sexes dont l’auteur vise à priver la femme ou l’empêcher d’exercer toute activité politique, partisane, associative ou tout droit ou liberté fondamentale»</em>. Or, pour le moment, la loi fait figure de vitrine et n’est pas appliquée.</p>



<p>Ces violences à l’encontre des femmes perdurent. L’Assemblée en est une triste illustration. Seifeddine Makhlouf, député appartenant à la coalition El Karama, <a href="https://www.businessnews.com.tn/en-videos-seif-eddine-makhlouf-agresse-et-menace-abir-moussi,520,105466,3" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">récidive le 27 janvier 2021 à l’ARP</a>, en arrachant le téléphone des mains de la députée du PDL, Abir Moussi, en l’insultant et en menaçant de la frapper. Son groupe parlementaire était en sit-in dans une des salles de l’Assemblée pour protester contre les violations du règlement intérieur et du bureau de l’Assemblée quand le député Makhlouf est venu la provoquer. Elle s’est donc mise à filmer la scène avec son téléphone quand celui-ci lui a violemment arraché son téléphone.</p>



<p>Cette scène a été filmée par une députée présente dans la salle et diffusée sur les réseaux sociaux et dans les médias. Elle est d’une telle violence qu’elle a suscité un vif émoi au sein de la société civile. L’<a href="https://www.businessnews.com.tn/Les-femmes-d%C3%A9mocrates-condamnent-l%E2%80%99agression-de-Abir-Moussi,520,105477,3" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">ATFD</a>, ainsi que grand nombre d’organisations de la société civile mais également la centrale syndicale UGTT ont condamné la violence politique à l’encontre des femmes.</p>



<p>Malgré cela et quoique ce ne soit pas la première fois que cette députée soit insultée au sein du Parlement, le ministère public n’a pas ouvert d’enquêtes.</p>



<p>Les arrestations arbitraires qui visent également les jeunes sont de plus en plus nombreuses. Depuis le début du mois de février, une violente campagne de harcèlement, de dénigrement et de diffamation vise <a href="https://lapresse.tn/89879/droits-de-lhomme-rania-amdouni-condamnee-dur-detre-different-en-tunisie/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Rania Amdouni</a>, une jeune artiste, militante Queer et féministe, âgée de 26 ans et qui a pris part aux récentes manifestations sur l’avenue Habib Bourguiba. Cette campagne, orchestrée sur les réseaux sociaux par certains syndicats des forces de l’ordre, des policiers et le député de la Coalition El Karama Seifeddine Makhlouf, menace au quotidien la sécurité de Rania.</p>



<p>Le 27 février 2021 alors qu’elle se rend au poste de police dans le but de déposer plainte contre cette campagne de harcèlement, elle est arrêtée et accusée d’atteinte à la morale publique. Elle est jugée le 4 mars 2021 au tribunal cantonal de Tunis et écope de 6 mois de prison ferme avec exécution immédiate pour outrage à un fonctionnaire public.</p>



<p>Le Collectif de défense de Rania Amdouni composé de 18 avocat.es (et de plusieurs organisations de la société civile dont l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates) a fait appel de cette décision le 6 mars 2021. L’ATFD constate non sans inquiétude que les libertés individuelles et la liberté d’expression sont bafouées et se tient aux côtés de la jeune militante Rania Amdouni pour défendre ses droits et obtenir sa libération.</p>



<p>Devant l’inaction des autorités, l’impunité dont jouissent les auteurs des violences, la multiplication des violences sexistes sous toutes leurs formes, nous craignons le pire. Car nous savons que lorsque le taux de violences sexistes augmente dans les situations de crise, elles sont annonciatrices du pire. Voilà pourquoi nous avons tenu à vous en informer.</p>



<p>Veuillez agréer, madame la rapporteuse spéciale, l’expression de nos meilleurs sentiments.</p>



<p>Pour l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates,</p>



<p class="has-text-align-right">La présidente,</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Yosra Frawes</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/09/latfd-saisit-les-nations-unies-a-propos-des-violences-contre-les-femmes-en-tunisie/">L&rsquo;ATFD saisit les Nations unies à propos des violences contre les femmes en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria 2019 décerné à Bochra Bel Haj Hmida à Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/le-prix-visionnaire-fatima-al-fihria-2019-decerne-a-bochra-bel-haj-hmida-a-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 10:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Washington]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association Muslims for Progressive Values (Musulmans en faveur des valeurs progressistes), basée aux Etats-Unis, a décerné le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria à l&#8217;ancienne députée Bochra Belhaj Hmida, pour son travail au sein de la Comission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). La Colibe avait été créée par le défunt président Béji Caid Essebsi, qui...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/le-prix-visionnaire-fatima-al-fihria-2019-decerne-a-bochra-bel-haj-hmida-a-washington/">Le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria 2019 décerné à Bochra Bel Haj Hmida à Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Bochra-Bel-Haj-Hamida.jpg" alt="" class="wp-image-260698"/></figure>



<p><strong><em>L’association Muslims for Progressive Values (Musulmans en faveur des valeurs progressistes), basée aux Etats-Unis, a décerné le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria à l&rsquo;ancienne députée Bochra Belhaj Hmida, pour son travail au sein de la Comission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). </em></strong></p>



<span id="more-260675"></span>



<p>La Colibe avait été créée par le défunt président Béji Caid Essebsi, qui en a confié la présidence à Bochra Bel Haj Hmida.</p>



<p>Elle avait été chargée de préparer un rapport sur les réformes législatives relatives aux libertés individuelles et à l&rsquo;égalité, conformément à la constitution de 2014 et aux normes internationales des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>D&rsquo;où le rôle majeur de Bochra dans le plaidoyer pour les réformes législatives sur l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage entre hommes et femmes, la dépénalisation de l&rsquo;homosexualité et l&rsquo;abolition de la peine capitale.  </p>



<p>Le prix que lui a décerné l&rsquo;association américaine porte le nom de Fatima Al-Fihria, une femme arabe qui a fondé l&rsquo;Université Al Karaouiyine à Fès au Maroc en 859 de notre ère, la plus ancienne institution d&rsquo;enseignement au monde, qui fonctionne encore et a décerné son premier diplôme. </p>



<p>Fatima Al-Fihria est née vers 800 après J.-C. dans la ville de Kairouan, en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong><br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/03/le-prix-visionnaire-fatima-al-fihria-2019-decerne-a-bochra-bel-haj-hmida-a-washington/">Le Prix Visionnaire Fatima Al-Fihria 2019 décerné à Bochra Bel Haj Hmida à Washington</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Réactions des Tunisiens à la candidature de Moussi à la présidentielle de 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/21/reactions-des-tunisiens-a-la-candidature-de-moussi-a-la-presidentielle-de-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 18:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un article précédent la question était posée de savoir si Abir Moussi ne serait pas une solution face à l’incompétence, au nomadisme, à l’absence totale d’éthique et de conviction de la classe politique qui a tant déçu les Tunisiens. Les réactions des Tunisiens sur le net sont édifiants et méritent que l’on s’y attarde....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/21/reactions-des-tunisiens-a-la-candidature-de-moussi-a-la-presidentielle-de-2019/">Réactions des Tunisiens à la candidature de Moussi à la présidentielle de 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199297" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Abir-Moussi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/02/16/elections-2019-et-si-abir-moussi-et-les-destouriens-etaient-la-solution/" target="_blank" rel="noopener">un article précédent</a> la question était posée de savoir si Abir Moussi ne serait pas une solution face à l’incompétence, au nomadisme, à l’absence totale d’éthique et de conviction de la classe politique qui a tant déçu les Tunisiens. Les réactions des Tunisiens sur le net sont édifiants et méritent que l’on s’y attarde.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-199296"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />Le positionnement de cette femme et de son parti, le Parti destourien libre (PDL), est, en effet, le seul qui fasse un préalable de l’élimination des partis instrumentalisant la religion, du vote d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau régime électoral permettant de dégager un pouvoir fort, car démocratie ne signifie pas pouvoir dispersé et paralysé !</p>
<p>Il est clair que sa position, après son premier passage dans l’émission ‘‘Rai&rsquo;y’’ (Point de vue) sur la chaîne de la télévision nationale Watania 1, a entraîné de nombreuses adhésions mais en consultant les réseaux sociaux, on peut constater une grande hostilité de certains et, à y regarder de plus près, de nombreuses femmes.</p>
<p>Certaines positions ne sont que des insultes, des invectives sans aucun argument et ne méritent pas que l’on s’y attarde. On lit quelle a «trop d’ego» comme si tous les politiques qui se présentent à de telles élections n’en avaient pas autant qu’elle ! On lit qu’elle est «lâche» comme si son grand courage à tenir tête aux islamistes n’était la preuve du contraire ! On lit, et c&rsquo;est plus grave, qu’«une femme ne pouvait pas postuler à ce poste»; et cela sous la plume d’une femme ! Tout cela ne mérite pas que l’on s’y arrête.<br />
Mais d’autres critiques doivent être examinées et discutées.</p>
<h3>Son passé au RCD est-il vraiment un problème ?</h3>
<p>La première qui revient très souvent, est qu’elle a été membre du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et que son projet c’est tout simplement le retour du RCD.</p>
<p>Cette critique qui vient sans doute de partisans des islamistes ou des autres partis qui cherchent à la discréditer, est tout simplement abusive et de très mauvaise foi.</p>
<p>Elle n’a jamais caché avoir appartenu et avoir milité au RCD; ni avoir, en tant qu’avocate, défendu ce parti lors de la demande de sa dissolution. Mieux, elle a le courage de se revendiquer héritière du tout premier parti destourien le Destour et des partis qui lui ont succédé : Néo-Destour, Parti socialiste destourien (PSD) et RCD; et d’assumer leur histoire, leurs réussites mais aussi leurs échecs. Courage qui a manqué à tant d’autres !</p>
<p>Est-ce une raison pour l’écarter et condamner son projet ?</p>
<p>Des milliers de Tunisiens ont été RCD-istes, des membres éminents du RCD ont depuis évolué et se sont retrouvés dans tous les partis, y compris chez les Frères musulmans; et elle serait la seule que l’on empêcherait d’évoluer ?</p>
<p>Par ailleurs, le retour d’un régime RCD est un épouvantail à moineau que brandissent ceux qui s’opposent à elle et à son projet car il est absolument clair et certain que les choses ayant évolué en Tunisie, la liberté d’expression et de manifester existant et ne pouvant être abolie, le retour d’un tel régime est inenvisageable.</p>
<h3>Un pouvoir fort pour rompre avec le consensus mou</h3>
<p>Mais pour autant, doit-on renoncer à vouloir un pouvoir fort qui puisse restaurer la sécurité, mettre de l’ordre dans l’administration et porter un réel projet au lieu de ce «consensus mou» qui a conduit le pays où il est, c’est à dire avec une insécurité grandissante, une inflation record, un dinar sans valeur, des fonctionnaires livrés à eux-mêmes, des étudiants et des cadres qui fuient le pays, de la prolifération d’écoles coraniques diffusant le venin, la wahhabisme se répandant comme une traînée de poudre, des mosquées succursales de partis politiques !</p>
<p>Or qui a lutté contre ces dérives jusqu’à présent ? Personne. Même Béji Caïd Essebsi qui a été élu massivement par tous ceux qui ont cru qu’il sera leur rempart contre les islamistes, s’est allié à leur pire ennemi Rached Ghannouchi, pour lui laisser le champ libre d’islamiser la société tunisienne. C’est dire qu’il les a trahis et trahi Bourguiba dont il se prétend l’hériter.</p>
<p>Ce premier argument tiré de son passé RCD est donc inopérant; et ceux qui le mettent en avant sont de mauvaise foi.</p>
<h3>Un conservatisme indigne d’une bourguibiste</h3>
<p>La deuxième critique est son conservatisme et notamment son hostilité au projet porté par la Commission des libertés individuelle et de l’égalité (Colibe). Là, la critique est beaucoup plus sérieuse car Abir Moussi a fait des déclarations pour marquer son hostilité à ce projet et, si cela correspond à son vrai positionnement, on peut d’abord s’en étonner car se revendiquer de Bourguiba et être hostile à ce projet a quelque chose d’assez incompréhensible.</p>
<p>Par ailleurs, un tel positionnement va lui faire perdre l’appui essentiel d’une grande partie des femmes qui ont soutenu Beji Caïd Essebsi lors de la précédente élection et qui ont ensuite été déçues par son comportement.</p>
<p>Alors à y regarder de plus près, il semble que son hostilité est motivée par deux arguments.</p>
<p>Le premier est qu’en donnant aux enfants nés de mariage <em>«orfi»</em> (coutumier) le même statut héréditaire que les autres, le projet encouragerait la polygamie!</p>
<p>C’est un argument d’une grande faiblesse. Ce n’est pas parce que le statut des enfants adultérins sera amélioré que l’on favorisera la polygamie qui demeurera interdite. Et personne ne va se dire <em>«Tiens puisque mes enfants seront traités à égalité et bien je vais me livrer à l’adultère ou à la polygamie».</em> Cela est une vue de l’esprit.</p>
<p>Par ailleurs, est-il normal que les enfants qui n’ont rien demandé souffrent du comportement de leurs parents ?<br />
Enfin le droit international condamne la discrimination entre les enfants et cela à juste titre. D’ailleurs à ce propos Bochra Bel Haj Hmida, présidente de la Colibe, que les enfants nés hors mariage n’ont rien avoir avec le mariage <em>«orfi»</em> et qu’ils sont reconnus déjà depuis 2009; puisqu’ils ont le droit de prendre le nom de famille de leur père géniteur et qu’ils ont droit à la pension alimentaire. Donc ce n’est pas la possibilité de d’hériter, qui va légitimer le mariage<em> «orfi»</em>, dit-elle. Et ce n’est que justice, car les enfants ne doivent pas pâtir des turpitudes des adultes.</p>
<p>Le second argument qu’avance Abir Moussi pour s’opposer au projet de la Colibe est que le projet supprimerait la pension alimentaire à la femme divorcée !</p>
<p>Il faut revoir le projet mais il ne semble pas que ce soit le cas et si cela était, il faudrait simplement proposer de l’amender pour que la pension soit fixée en fonction des revenus de chacun et de ses charges.</p>
<p>Les deux arguments avancés sont donc très faibles et ne valent absolument pas de s’opposer à un projet à haute valeur symbolique et politique. On peut donc espérer qu’Abir Moussi et ses équipes vont revoir la question et prendre une position plus conforme au destin de la Tunisie.</p>
<p>Il sera donc nécessaire de connaître la totalité et la réalité du projet mais cela n’enlève rien au fait que d’ores et déjà sa volonté de reformer la Constitution, de réformer le mode électoral et de s’opposer aux obscurantistes est fondamentale car c’est la base de la renaissance du pays.</p>
<p>Désormais en perspective des prochaines élections, les tunisiens auront à choisir entre <a href="https://www.huffpostmaghreb.com/entry/tunisie-apres-la-majorite-de-droite-vers-un-parlement-hemiplegique_mg_5c6d3ddfe4b0e37a1ed347cb?utm_hp_ref=mg-homepage" target="_blank" rel="noopener">deux camps</a> :</p>
<p>&#8211; Un camp mondialiste représenté par Youssef Chahed et Rached Ghannouchi le pan-islamiste qui veulent rééditer le pacte de stabilité politique déjà expérimenté sur le dos des Tunisiens par ce dernier et son acolyte Béji Caïd Essebsi, avec leur fumeux <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2017/12/le-danger-du-consensus.html" target="_blank" rel="noopener"><em>«consensus»</em></a>.</p>
<p>&#8211; Et celui des patriotes nationalistes représentés par Abir Moussi, objectivement à la gauche des forces politiques dominantes du moment, qui constitue la seule alternative au parlementarisme qui pendant 5 ans a dominé le pays, le paralysant, sans en résoudre les problèmes; et qui a permis l’islamisation de la société tunisienne et la diffusion de la culture terroriste comme succédanée au profond mécontentement social issu de la politique ultra libérale d’essence mondialiste menée sans discontinuer depuis 2011, instaurant en Tunisie un capitalisme sauvage et le chaos dans la gouvernance du pays.</p>
<p>Qu’y a-t-il à rajouter ?</p>
<p><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/02/reactions-sur-le-net-la-candidature-de.html" target="_blank" rel="noopener"><em><strong>Blog de l’auteur.</strong></em></a></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pGwuk2TgmD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/16/elections-2019-et-si-abir-moussi-et-les-destouriens-etaient-la-solution/">Elections 2019 : Et si Abir Moussi et les Destouriens étaient la solution ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Elections 2019 : Et si Abir Moussi et les Destouriens étaient la solution ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/16/elections-2019-et-si-abir-moussi-et-les-destouriens-etaient-la-solution/embed/#?secret=VeqXb9L670#?secret=pGwuk2TgmD" data-secret="pGwuk2TgmD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kqG8JwBKgT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/01/le-retour-des-destouriens-abir-moussi-contre-les-marchands-du-temple/">Le retour des Destouriens : Abir Moussi contre les marchands du temple</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le retour des Destouriens : Abir Moussi contre les marchands du temple » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/01/le-retour-des-destouriens-abir-moussi-contre-les-marchands-du-temple/embed/#?secret=3OwFh8waCV#?secret=kqG8JwBKgT" data-secret="kqG8JwBKgT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/21/reactions-des-tunisiens-a-la-candidature-de-moussi-a-la-presidentielle-de-2019/">Réactions des Tunisiens à la candidature de Moussi à la présidentielle de 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bouchamaoui et Bel Haj Hmida au Conseil pour l’égalité femme-homme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/20/bouchamaoui-et-bel-haj-hmida-au-conseil-pour-legalite-femme-homme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 09:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Ouided Bouchamaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiennes Bochra Bel Haj Hmida et Ouided Bouchamaoui ont été choisies pour faire partie du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes du G7. En sa qualité de présidente de la Commission des libertés individuelles et de l&#8217;égalité (Colibe), la parlementaire et l&#8217;ancienne présidente de l&#8217;Union tunisienne de l&#8217;industrie, du commerce...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/20/bouchamaoui-et-bel-haj-hmida-au-conseil-pour-legalite-femme-homme/">Bouchamaoui et Bel Haj Hmida au Conseil pour l’égalité femme-homme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-198948" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Bochra-Bel-Haj-Hamida_Ouided-Bouchamaoui.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les Tunisiennes Bochra Bel Haj Hmida et Ouided Bouchamaoui ont été choisies pour faire partie du Conseil consultatif pour l’égalité entre les femmes et les hommes du G7.</strong></em><span id="more-198947"></span></p>
<p>En sa qualité de présidente de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe), la parlementaire et l&rsquo;ancienne présidente de l&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et de l&rsquo;artisanat (Utica), prix Nobel de la Paix en 2015, ont pris part, hier, mardi 19 février 2019, au Palais de l&rsquo;Elysée, à Paris (France), à la première réunion de ce conseil, et ce en présence du président de la république française, Emmanuel Macron, et de la secrétaire d&rsquo;Etat chargée de l&rsquo;Egalité femmes-hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa.</p>
<p>Plusieurs personnalités internationales sont également membres de ce conseil, notamment l&rsquo;actrice britannique et ambassadrice d&rsquo;Onu Femmes, Emma Watson, le chirurgien congolais Denis Mukwege, la militante yézidie-irakienne et ancienne esclave sexuelle de l&rsquo;Etat islamique (Daesh), Nadia Murad, la journaliste française Caroline Fourest et la présidente des Femen, Inna Shevshenko.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-198951" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Ouided-Bouchamaoui_Bochra-Bel-Haj-Hamida.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p>Les 27 membres de ce conseil devront mettre en place un Pacte international sur l&rsquo;égalité homme-femme en vue de le présenter au G7 qui se tiendra en août prochain, à Biarritz. Ils devront également soumettre trois propositions sur trois thèmes, à savoir l&rsquo;éducation des filles, la violence faites aux femmes et l&rsquo;entrepreneuriat féminin.</p>
<p>Par la suite, les membres de ce conseil se réuniront, en septembre prochain, à New York, à l&rsquo;occasion de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies pour sensibiliser à la cause de l&rsquo;égalité entre les deux sexes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N48yNrBCrH"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/colibe-pour-un-debat-constructif-loin-des-recuperations-politiques/">Colibe : pour un débat constructif loin des récupérations politiques</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : pour un débat constructif loin des récupérations politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/12/colibe-pour-un-debat-constructif-loin-des-recuperations-politiques/embed/#?secret=clQ6JzrBSV#?secret=N48yNrBCrH" data-secret="N48yNrBCrH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>En pleine séance, une juge déclare : La polygamie protège des fléaux sociaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/20/en-pleine-seance-une-juge-declare-la-polygamie-protege-des-fleaux-sociaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Oct 2018 08:53:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[juge]]></category>
		<category><![CDATA[polygamie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une substitut du président d&#8217;un tribunal tunisien a déclaré lors d&#8217;une audience que si la polygamie n&#8217;avait été interdite dans le pays, il n&#8217;y aurait pas autant de fléaux sociaux en Tunisie.  C&#8217;est ce qu&#8217;a rapporté Bochra Bel Haj Hmida, députée du bloc parlementaire Coalition nationale et ex-présidente de la Commission des libertés individuelles et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-142415" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/juge.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une substitut du président d&rsquo;un tribunal tunisien a déclaré lors d&rsquo;une audience que si la polygamie n&rsquo;avait été interdite dans le pays, il n&rsquo;y aurait pas autant de fléaux sociaux en Tunisie. </strong></em><span id="more-179581"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a rapporté Bochra Bel Haj Hmida, députée du bloc parlementaire Coalition nationale et ex-présidente de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe), dans un post sur son compte Facebook, hier soir, vendredi 19 octobre 2018, en précisant que la juge a déclaré lors d&rsquo;une séance de réconciliation entre un couple en instance de divorce que la polygamie, autorisée dans l&rsquo;islam, protège de tous les fléaux, notamment celui des enfants nés hors mariage.</p>
<p>Réagissant à cette déclaration, Mme Bel Haj Hmida a fermement critiqué la juge qui était supposée juger cette affaire en se basant uniquement sur ce que dit la loi et non en prenant en considération ses convictions personnelles, ajoutant: «<em>Et pour votre gouverne la polygamie n’a aucun impact sur ce que vous appelez fléaux et qui sont largement partagés par toutes les nations et cultures. D’ailleurs, le premier centre d’accueil que j’ai visité c’était au Maroc dans les années 90, un pays qui n’a pas aboli la polygamie mais juste aménagé ses conditions dans sa constitution, en 2004</em>».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WxD6cbN9o8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/25/ridha-jaouadi-reve-encore-de-polygamie-en-tunisie/">Ridha Jaouadi rêve encore de polygamie en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ridha Jaouadi rêve encore de polygamie en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/25/ridha-jaouadi-reve-encore-de-polygamie-en-tunisie/embed/#?secret=2vCdhhdh8H#?secret=WxD6cbN9o8" data-secret="WxD6cbN9o8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F1wT7PiwnA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/une-journaliste-egyptienne-appelle-au-retour-de-la-polygamie-en-tunisie/">Une journaliste égyptienne appelle au retour de la polygamie en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une journaliste égyptienne appelle au retour de la polygamie en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/12/une-journaliste-egyptienne-appelle-au-retour-de-la-polygamie-en-tunisie/embed/#?secret=gXNW6mJlCf#?secret=F1wT7PiwnA" data-secret="F1wT7PiwnA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/20/en-pleine-seance-une-juge-declare-la-polygamie-protege-des-fleaux-sociaux/">En pleine séance, une juge déclare : La polygamie protège des fléaux sociaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie ne doit pas replonger dans l’obscurantisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 18:49:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Iyadh]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Manifestation du 13 août 2018 à Tunis pour les droits et les libertés?  Le débat suscité par le rapport de la Colibe clarifie les choses et prouve ce que certains disaient : nous sommes en Tunisie face à un choix de civilisation : l’islam modéré malékite, soufi et ancestral des Tunisiens face à l’islamisme et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/23/la-tunisie-ne-doit-pas-replonger-dans-lobscurantisme/">La Tunisie ne doit pas replonger dans l’obscurantisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-169088" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Colibe-13-aout-2018.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation du 13 août 2018 à Tunis pour les droits et les libertés? </em></p>
<p><em><strong>Le débat suscité par le rapport de la Colibe clarifie les choses et prouve ce que certains disaient : nous sommes en Tunisie face à un choix de civilisation : l’islam modéré malékite, soufi et ancestral des Tunisiens face à l’islamisme et au wahhabisme qui le fonde, qui veut replonger le pays dans l’obscurantisme.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-170600"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />Citoyens et sociétés civiles toujours vigilants se sont mobilisés par leur seule conviction, le 13 août 2018, jour de célébration de la journée nationale de la femme, contrairement aux 3.000<em> «manifestants»</em> que des rabatteurs, sous la houlette de Noureddine El Khademi d’Ennahdha, regroupaient et conduisaient au Bardo pour manifester, deux jours auparavant, devant l&rsquo;Assemblée nationale, contre les proposition de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/07/debat-autour-du-rapport-de-la-colibe.html" target="_blank" rel="noopener">Colibe</a>) et défendre l’islam, la famille, la morale, tous mis en danger par Bochra Bel Haj Hmida, la présidente de cette commission chargé de faire des proposition visant à parfaire le cadre juridique des libertés et des droits et le conformer au texte de la nouvelle Constitution de janvier 2014.</p>
<h3>Les «salafistes», milice d’Ennahdha pour terroriser les Tunisiens</h3>
<p>El Khademi, cet imam à la solde des Ibn Saoud qui lui avaient accordé une bourse pour étudier dans leurs universités le wahhabisme, charge à lui de le répandre ensuite en Tunisie. Ce qu’il fait, avec le <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/10/le-zele-des-nouveaux-convertis-au.html" target="_blank" rel="noopener">zèle des nouveaux convertis</a> ! Alors qu’en d&rsquo;autres temps, les <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2013/01/le-cheikh-sidi-brahim-riahi-1767-1850.html" target="_blank" rel="noopener">Tunisiens avaient rejeté</a> cette tendance jugée dangereuse.</p>
<p>Ce sinistre individu qui, ministre des Affaires religieuses sous la <em>«troïka»,</em> coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, avait instauré l’obligation d’<em>«accompagnateurs habilités par le ministère pour guider les pèlerins»</em>, une sorte de GO (gentil organisateur de club Med !), afin de détourner les Tunisiens de leurs <em>«fausses pratiques»</em> de l’islam jugées <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bid%CA%BBah" target="_blank" rel="noopener"><em>«bid&rsquo;âa»</em></a> (innovation) et les ramener sur <em>«le droit chemin»</em> en les endoctrinant au wahhabisme, <em>«le véritable islam»</em> selon<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2016/09/retour-du-hajj.html" target="_blank" rel="noopener"> ses maîtres saoudiens</a> !<br />
Les Tunisiens se souviennent des prêches incendiaires de cet imam de la mosquée El Fath, au centre-ville de Tunis, appelant les jeunes à partir au jihad en Syrie pour y tuer tous les mécréants. Transformant cette mosquée en un repaire pour ce que les Tunisiens appellent <em>«les salafistes»</em> et qui ne sont autres que la milice d’Ennahdha qu’elle lâche tels des pitbulls terroriser les Tunisiens chaque fois que le parti islamiste se trouve en difficulté ou dans une impasse politique; et dont la première victime, après le 14 janvier 2011, fut <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2013/02/ils-ont-tue-chokri-belaid_7.html" target="_blank" rel="noopener">Chokri Belaid</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-168800" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Bardo-charia-contre-Colibe.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation des poilus islamistes le 11 août 2018 contre les droits et les libertés. </em></p>
<h3>Les Nahdhaouis ont longtemps protégé le chef terroriste Abou Iyadh</h3>
<p>C’est dans cette même mosquée El Fath que va se réfugier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abou_Iyadh" target="_blank" rel="noopener">Abou Iyadh</a> que Ghannouchi avait envoyé se former au maniement des armes auprès de Ben Laden pour en faire le bras armé de son parti et qui, sorti de prison après la<em> «révolution»</em>, s’en prendra à Ghannouchi qu’il trouve pas assez combatif pour imposer la chariâ, le menacera dans des discours guerriers lors des prières du vendredi et le narguera en squattant cette mosquée.</p>
<p>Et quand la police a voulu arrêter ce salafiste jihadiste, fondateur du groupe terroriste Ansar Charia, tout le monde se souvient aussi comment Ali Larayedh, ministre de l’Intérieur de la <em>«troïka»</em>, avait ridiculisé la police nationale, qui encerclait la mosquée, en laissant le dangereux terroriste leur échapper, déguisé en femme et caché sous une burqa, avant d’être simplement exfiltré vers la Libye avec l’aide d’agents chargés par cette triste besogne.</p>
<p>Et malgré les bus et les voitures de l&rsquo;Etat (des mairies, des ministères&#8230;) mises à disposition pour ramasser et inciter les <em>«manifestants»</em> racolés dans les rues et les quartiers pauvres pour manifester, en ce 11 mars, au Bardo, avec la promesse d&rsquo;un sandwich, de biscuits et d’un billet de banque&#8230; ils ont fait un flop comme d’habitude, car malgré leurs <em>«Allahou Akbar»</em> sonores et hypocrites et leurs prières de rue provocatrices; et malgré tout l’argent et les médias du Golfe pour les soutenir, tout le monde a vu que tout ça était artificiel. C’était même ridicule, pathétique et grotesque.</p>
<p>Bref, en comparaison, sur l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, la grande manifestation, le jour de la fête de la femme émancipée et libre, avait mobilisé des jeunes et moins jeunes, parfois en famille, était bon enfant, festive, décidée, avec des citoyens qui ont des convictions et qui n’ont pas besoin de faire du cirque avec leur religion par des prières inappropriées dans la rue ni de porter leur religion en sautoir de façon ostentatoire, puisque musulmans, ils le sont.</p>
<p>Maintenant les choses sont claires et ce que certains répétaient s’avère évident : nous sommes face à un <a href="http://www.liberation.fr/planete/2018/08/12/en-tunisie-l-heritage-paritaire-divise-modernistes-et-passeistes_1672320">choix de civilisation</a> : l’islam modéré malékite, soufi et ancestral des Tunisiens face à l’islamisme et au wahhabisme qui le fonde, qui veut replonger le pays dans l&rsquo;obscurantisme.</p>
<p>Si les politologiques ne comprennent pas quelle est la réelle volonté du peuple, c’est qu’ils sont abrutis.</p>
<p><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/08/manif-du-13-aout-2018_14.html" target="_blank" rel="noopener"><em><strong>Blog de l&rsquo;auteur. </strong></em></a></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fmk5buRf5A"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/le-hajj-au-service-de-la-megalomanie-des-ibn-saoud/">Le «hajj» au service de la mégalomanie des Ibn Saoud</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le «hajj» au service de la mégalomanie des Ibn Saoud » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/le-hajj-au-service-de-la-megalomanie-des-ibn-saoud/embed/#?secret=FqFimrqUDi#?secret=fmk5buRf5A" data-secret="fmk5buRf5A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ffY5eRD5wv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-ennahdha-les-masques-sont-tombes/">Caïd Essebsi et Ennahdha : Les masques sont tombés !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi et Ennahdha : Les masques sont tombés ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-ennahdha-les-masques-sont-tombes/embed/#?secret=AovcxViNfw#?secret=ffY5eRD5wv" data-secret="ffY5eRD5wv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3mEftOeoEP"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/la-mairie-de-tunis-dirigee-par-une-islamiste-caid-essebsi-trahit-bourguiba/">La mairie de Tunis dirigée par une islamiste: Caïd Essebsi trahit Bourguiba</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mairie de Tunis dirigée par une islamiste: Caïd Essebsi trahit Bourguiba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/la-mairie-de-tunis-dirigee-par-une-islamiste-caid-essebsi-trahit-bourguiba/embed/#?secret=JiJGjis3AU#?secret=3mEftOeoEP" data-secret="3mEftOeoEP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/23/la-tunisie-ne-doit-pas-replonger-dans-lobscurantisme/">La Tunisie ne doit pas replonger dans l’obscurantisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Droit des homos : Pétition internationale adressée à Bochra Bel Haj Hmida</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/08/droit-des-homos-petition-internationale-adressee-a-bochra-bel-haj-hmida/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2018 08:46:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[All out]]></category>
		<category><![CDATA[article 230]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[libertés individuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Shams]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association Shams, défendant les droits des homosexuels, rencontrera ce vendredi 8 juin 2018, la députée Bochra Bel Haj Hmida à l’Assemblée pour lui remettre pétition internationale appelant à l’abrogation de l’article 230. Cet article du code pénal tunisien, qui pénalise l’homosexualité en condamnant celui qui pratique la sodomie à 3 ans de prison ferme, a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/08/droit-des-homos-petition-internationale-adressee-a-bochra-bel-haj-hmida/">Droit des homos : Pétition internationale adressée à Bochra Bel Haj Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>L’association Shams, défendant les droits des homosexuels, rencontrera ce vendredi 8 juin 2018, la députée Bochra Bel Haj Hmida à l’Assemblée pour lui remettre pétition internationale appelant à l’abrogation de l’article 230.</strong></em><span id="more-158563"></span></p>
<p>Cet article du code pénal tunisien, qui pénalise l’homosexualité en condamnant celui qui pratique la sodomie à 3 ans de prison ferme, a été jugé, par différentes organisations et associations internationales, contraire aux droits de l’Homme.</p>
<p>L’Association All out en collaboration avec Shams, a appelé, en mars dernier, Mme Bel Haj Hmida, en sa qualité de présidente de la Commission des libertés individuelle et de l’égalité (Colibe), à demander l&rsquo;abrogation de l’article 230. Une pétition internationale avait alors été mise en circulation par All out, qui a recueilli 53.000 signatures de personnes soutenant cette démarche et appelant la Tunisie à permettre aux homosexuels de vivre librement et dignement.</p>
<p>La députée a été contactée et la pétition lui sera remise aujourd’hui, par l’intermédiaire de Shams, au siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>
<p>«<em>Mme Bel Haj Hmida, la commission que vous présidez a été créée en Tunisie pour se pencher sur l’abolition des lois discriminatoires. S’il vous plaît, recommandez l’abolition de l’article 230</em>», a écrit l’association, dans le courrier adressé à la députée, en rappelant qu’en 2017, plus de 70 personnes ont été arrêtées sur la base de cet article et que des homosexuels victimes de viol et de violences se retrouvent derrière les barreaux, quand ils vont se plaindre, toujours sur la base de cet article controversé.</p>
<p>On rappellera que la Colibe a été créée à l’initiative du président de la république Béji Caïd Essebsi pour compléter le dispositif juridique instaurant l’égalité des droits entre hommes et femmes, mais aussi pour la défense des libertés individuelles. Or, aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’initiateur de cette commission est lui-même opposé à l’abrogation de l’article 230, comme il l&rsquo;a déclaré en 2015 à la chaîne égyptienne CBC.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9K2QD43lys"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/06/homosexualite-caid-essebsi-contre-labrogation-de-larticle-230-video/">Homosexualité: Caïd Essebsi contre l’abrogation de l’article 230 (vidéo)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Homosexualité: Caïd Essebsi contre l’abrogation de l’article 230 (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/06/homosexualite-caid-essebsi-contre-labrogation-de-larticle-230-video/embed/#?secret=NRbfIvl1ke#?secret=9K2QD43lys" data-secret="9K2QD43lys" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wIMvL3PsVy"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/23/homosexualite-des-ong-interpellent-bochra-bel-haj-hmida-sur-larticle-230/">Homosexualité : Des Ong interpellent Bochra Bel Haj Hmida sur l’article 230</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Homosexualité : Des Ong interpellent Bochra Bel Haj Hmida sur l’article 230 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/23/homosexualite-des-ong-interpellent-bochra-bel-haj-hmida-sur-larticle-230/embed/#?secret=SVTOf0sxOo#?secret=wIMvL3PsVy" data-secret="wIMvL3PsVy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/08/droit-des-homos-petition-internationale-adressee-a-bochra-bel-haj-hmida/">Droit des homos : Pétition internationale adressée à Bochra Bel Haj Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Féminisme : Que reste-t-il de l’héritage de Bourguiba ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/19/tunisie-feminisme-que-reste-t-il-de-lheritage-de-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Apr 2018 11:55:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra Bel Haj Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[femmes tunisiennes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du cycle «ID’BA», l’Institut français de Tunisie (IFT) a accueilli, le soir du lundi 16 avril 2018, une conférence intitulée «Femmes tunisiennes : l’héritage de Bourguiba». Par Fawz Ben Ali Ouverte par l’ambassadeur de France à Tunis Olivier Poivre d’Arvor, la conférence a été donnée par quatre femmes tunisiennes : Alia Menchari...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/19/tunisie-feminisme-que-reste-t-il-de-lheritage-de-bourguiba/">Tunisie-Féminisme : Que reste-t-il de l’héritage de Bourguiba ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-149628" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Femmes-Tunisiennes-Heritage-de-Bourguiba.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans le cadre du cycle «ID’BA», l’Institut français de Tunisie (IFT) a accueilli, le soir du lundi 16 avril 2018, une conférence intitulée «Femmes tunisiennes : l’héritage de Bourguiba».</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-149624"></span></p>
<p>Ouverte par l’ambassadeur de France à Tunis Olivier Poivre d’Arvor, la conférence a été donnée par quatre femmes tunisiennes : Alia Menchari (première femme pilote et commandant de bord en Tunisie, en Afrique et dans le monde arabe), Najet Abdelkader Fakhfakh (universitaire et essayiste), Bochra Bel Haj Hmida (avocate, députée et co-fondatrice de l’Association tunisienne des femmes démocrates ATFD) et Dalenda Larguech (universitaire, historienne et écrivaine), et le débat a été animé par le journaliste français d’origine tunisienne Guy Sitbon.</p>
<p>S’appuyant sur sa propre expérience et son parcours personnel et professionnel, chacune des intervenantes est venue apporter sa réflexion sur ce thème classique mais toujours d’actualité autour des droits des femmes tunisiennes et ce qu’il en reste de l’héritage bourguibien.</p>
<h3><strong>La Tunisie, exception progressiste dans le monde arabo-musulman</strong></h3>
<p><em>«Qu’est-ce-qui fait de la Tunisie l’exception progressiste qu’elle est aujourd’hui dans le monde arabo-musulman? Le statut privilégié de la femme tunisienne tient-il seulement à Bourguiba?».</em></p>
<p>Telles étaient les questions centrales qu’a commencé à poser Guy Sitbon, tout en proposant sa propre lecture de l’état des lieux. <em>«Bourguiba avait une approche évolutionnaire plutôt que révolutionnaire vis-à-vis de la religion»</em>, estime-t-il, expliquant que le combattant suprême bénéficiait d’un environnement favorable et avait la légitimité nécessaire pour promulguer le Code du statut personnel (CSP) et à hisser la femme tunisienne vers une condition qui demeure jusqu’à ce jour une exception dans le monde arabe, chose que n’a pas pu faire, par exemple, en Egypte, Gamal Abdel Nasser, pourtant progressiste.</p>
<p>Contrairement aux hommes politiques actuels, Bourguiba estimait que l’émancipation de la femme était une affaire prioritaire qui mènerait naturellement à l’émancipation du peuple et au développement économique, social et culturel du pays. Mais aujourd’hui, peut-on parler d’une métamorphose de l’âme du peuple tunisien 60 ans après la promulgation du CSP ?</p>
<p>Dalenda Larguech a commencé par confirmer que la question de la femme est très présente dans le contexte actuel de la transition démocratique et de la mise en place d’un Etat de droit, car dès les premiers moments de la révolution du 14 janvier 2011, des débats qu’on croyait datés ont refait surface sur l’identité tunisienne et sur l’égalité homme-femme. On était en effet frappé par l’intensité des discours rétrogrades qui remettaient en cause la civilité de la société et les acquis de la femme.</p>
<p>Dalenda Larguech a expliqué que le CSP était le cœur du projet de Bourguiba pour réformer la société, d’où les tentatives des islamistes à le faire modifier en vue de modifier l’ensemble du mode de vie des tunisiens. <em>«Aujourd’hui, on peut dire que les lois et la législation sont à l’origine du changement social et non le contraire»</em>, affirme l’historienne.</p>
<p>De sa part, Alia Menchari a évoqué son expérience personnelle dans le monde du pilotage longtemps monopolisé par les hommes. <em>«Depuis que j’étais toute petite, je rêvais de devenir pilote, mais mes parents me disaient que c’était de la folie»</em>, confie-t-elle. La femme pilote, à l’expérience sans précédent dans la région, a dû faire face une terrible misogynie de la part des ses anciens camarades, collègues et chefs pour réaliser son rêve, et ce fut aussi grâce à la politique de Bourguiba qui soutenait l’éducation des filles. <em>«Je suis fière d’appartenir à l’héritage de Bourguiba»</em>, affirme-t-elle.</p>
<h3>La question de l’égalité dans l’héritage</h3>
<p>D’autre part, l’universitaire et essayiste Najet Abdelkader Fakhfakh a choisi d’évoquer l’héritage de Bourguiba à travers son dernier livre <em>‘‘La liberté en héritage’’</em> où elle dresse le portrait de nombreuses femmes qui avaient marqué l’histoire de la Tunisie.</p>
<p>Inspirée des manifestations du 13 août 2013 quand les femmes tunisiennes étaient descendues en masse dans la rue pour défendre leurs acquis et tenir tête au gouvernement du parti islamiste Ennahdha, Najet Fakhfakh a entamé un travail de recherche historique pour démontrer que la femme tunisienne n’est pas émancipée depuis une soixantaine d’années mais qu’on devrait plutôt parler d’une émancipation graduelle qui remonte à 3000 ans.</p>
<p><em>«Certes Bourguiba nous a donné un sérieux soutien en codifiant et statuant les droits des femmes, mais le terrain était bien préparé par de nombreux hommes et des femmes pour qu’il réussisse à le faire»</em>, explique-t-elle.</p>
<p>Bochra bel Haj Hmida a confié qu’elle avait toujours éprouvé de l’admiration et de la reconnaissance envers Bourguiba mais, comme beaucoup d’autres militantes, elle refusait d’être dépendante au féminisme de l’Etat. La députée a rappelé que le mérite de Bourguiba ne se limite pas au CSP mais inclut aussi l’éducation gratuite, le planning familial et tous ses discours pédagogiques.</p>
<p>La député a ajouté que l’Etat est appelé à renforcer les acquis des femmes, notamment la question de l’égalité dans l’héritage qui est en tête des objectifs de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qu’elle préside et qui a été créée par le président de la république Béji Caïd Essebsi, le 13 août 2017, pour préparer un rapport concernant les réformes législatives relatives aux libertés individuelles et à l’égalité conformément à la constitution de 2014 et aux normes internationales des droits de l’Homme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/19/tunisie-feminisme-que-reste-t-il-de-lheritage-de-bourguiba/">Tunisie-Féminisme : Que reste-t-il de l’héritage de Bourguiba ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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