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	<title>Archives des Budget 2023 - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Budget 2023 - Kapitalis</title>
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		<title>Mesures d’austérité et mécontentement populaire en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2023 08:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2023]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[The Economist Intelligence Unity]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saïed utilisera son autorité accrue pour faire avancer les mesures budgétaires, et ce malgré de probables troubles publics.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/08/mesures-dausterite-et-mecontentement-populaire-en-tunisie/">Mesures d’austérité et mécontentement populaire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le rapport sur la Tunisie, intitulé «M. Saïed n’a pas réussi à stabiliser l’économie et à obtenir un financement extérieur essentiel», publié le 7 janvier 2023 et traduit ci-dessous, </em>The Economist Intelligence Unity <em>(New York) dit s’attendre à ce que le président Saïed utilise son autorité accrue pour faire avancer les mesures budgétaires, et ce malgré de probables troubles publics. Et que le programme du FMI sera approuvé au début de cette année.</em></strong></p>



<span id="more-6002919"></span>



<p>En décembre, le gouvernement a dévoilé son budget 2023, qui vise à réduire le déficit, conformément aux réformes convenues avec le FMI dans le cadre d’un programme proposé de 1,9 milliard de dollars, dont la discussion au conseil a été reportée sine die.</p>



<p>Le déficit de 2023 devrait s’élever à 5,2% du PIB, en baisse par rapport aux 7,7% du PIB estimés en 2022, et le budget inclut de nouveaux impôts et des réductions de subventions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cherche 7 milliards de dollars US</h2>



<p>Le gouvernement a également annoncé qu’il cherchait 4 milliards de dollars américains en financement extérieur et 3 milliards de dollars américains du système bancaire national.</p>



<p>L’obtention du financement extérieur nécessaire dépendra de l’approbation du programme du FMI et donc de la mise en œuvre de l’assainissement budgétaire convenue.</p>



<p>Sans nouveaux flux extérieurs, la Tunisie aura probablement du mal à honorer ses obligations de remboursement de sa dette et à financer les importations de carburant et de denrées alimentaires nécessaires.</p>



<p>Cependant, l’annonce du budget a exacerbé les tensions sociales et politiques, déjà élevées, après le passage à un système présidentiel autoritaire, et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est engagée à lutter avec des grèves contre les augmentations prévues d’impôts et les réductions des subventions.</p>



<p>Malgré les troubles publics probables, nous attendons à ce que le président, Kaïs Saïed, utilise son autorité accrue pour faire avancer les mesures budgétaires et que le programme du FMI sera approuvé au début de cette année, bien que les risques soient élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inflation à deux chiffres</h2>



<p>Les dépenses budgétaires de la Tunisie pour 2023 ont été fixées à 69,6 milliards de DT (22,4 milliards de dollars américains) – une augmentation nominale de 14,5% par rapport au budget final 2022, même si l’inflation est à deux chiffres, l’augmentation réelle est beaucoup plus faible. Les recettes devraient s’élever à 46,4 milliards de DT, et le déficit devrait passer d’environ 7,7% du PIB en 2022 à 5,2% du PIB en 2023.</p>



<p>Le budget repose sur l’hypothèse d’une croissance du PIB réel de 1,8% en 2023 et d’un prix du pétrole de 89 $US/baril. Les fonctionnaires ont reconnu que le pays est confronté à une année très difficile, en raison d’une hausse de l’inflation au-dessus de 10% car les réformes des subventions entraînent une hausse des prix du carburant et des produits de base.</p>



<p>Les hypothèses de croissance et de prix du pétrole pour 2023 correspondent à nos projections (bien que nous nous attendons à ce que le pétrole atteigne en moyenne 84,3 $US/b), et nous avons augmenté nos prévisions d’inflation de 7,7 % à 10,2% pour refléter les déclarations des autorités. Cependant, il est clair que l’exécution du budget sera confrontée à des défis et fera face à une opposition croissante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïed doit utiliser la force</h2>



<p>Compte tenu de la gravité de la situation économique et de la nécessité de poursuivre les réformes convenues afin d’obtenir l’approbation du conseil d’administration du FMI du nouveau programme de financement, nous attendons de M. Saïed qu’il use de son autorité accrue pour le faire avancer, malgré les protestations et les grèves.</p>



<p>Nous continuons donc à nous attendre à l’approbation du programme du FMI au début de cette année, mais certains dérapages fiscaux semblent inévitables, et nous nous attendons à ce que le déficit budgétaire soit proche de 6,5% du PIB.</p>



<p>Alors que les dépenses nominales devraient s&rsquo;élever à 69,6 milliards de DT, le budget 2023 prévoit une réduction de 26,4% du montant alloué aux subventions, qui devrait passer de 12 milliards de DT à 8,8 milliards de DT.</p>



<p>Le gouvernement veut supprimer progressivement les subventions à partir de 2023 et les remplacer par des allocations financières directes aux ménages à faibles revenus. Les prix du carburant et des denrées alimentaires de base augmenteront donc progressivement au cours de l’année, se rapprochant du niveau des prix du marché.</p>



<p>Cependant, le gouvernement n’a pas encore précisé la valeur du soutien financier et le seuil de revenu pour l’indemnisation.</p>



<p>Ce manque de clarté augmente les chances d’une transition problématique vers le nouveau système de soutien social. Pendant ce temps, le budget prévoit un simple montant de 5,5 milliards de DT pour l’investissement public. Cela représente environ 7% du budget total, ce qui sera insuffisant pour soutenir correctement l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nouvelles taxes </h2>



<p>Les recettes de l’État devraient augmenter de 12,9% pour atteindre 46,4 milliards de DT, dont la majeure partie proviendra des impôts (40,5 milliards de DT ou 87% du total des recettes). Selon les plans du gouvernement, les recettes provenant de l’impôt sur le revenu et des impôts sur les sociétés devraient augmenter de 8,5% et 8,7% respectivement.</p>



<p>La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les services professionnels tels que les avocats et les architectes passera de 13% à 19% et une nouvelle taxe annuelle de 0,5% sera appliquée aux actifs immobiliers évalués à plus de 3 millions de DT (966 500 $US). Les détails manquent actuellement, mais la taxe ne s’appliquera pas à la résidence principale d’un propriétaire.</p>



<p>Le gouvernement vise également à réduire les flux monétaires informels en forçant les paiements aux systèmes électroniques. À partir de 2023, tout paiement en espèces de 5 000 DT ou plus sera imposé à 20%. Encore une fois, les détails font actuellement défaut, et on ne sait pas comment cela sera mis en œuvre, et il y a un risque que de telles mesures encouragent même un plus grand nombre de transactions à passer vers des canaux informels et affectent négativement les projets de recouvrement des impôts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Légitimité présidentielle érodée</h2>



<p>Comme nous l’avons noté précédemment, tout en se concentrant sur la consolidation du pouvoir, M. Saïed n’a pas réussi à préparer la population aux ajustements inconfortables mais nécessaires pour stabiliser l’économie et obtenir un financement extérieur essentiel.</p>



<p>Les détails sur les réformes convenues avec le FMI semblent ne pas avoir été entièrement partagés, et l’UGTT a déjà repoussé les propositions de budget 2023 et les menaces de grève des bus et du métro dans la capitale Tunis Les détails sur les réformes convenues avec le FMI ne semblent pas avoir été entièrement partagés, et l&rsquo;UGTT a déjà repoussé les propositions de budget 2023 et les menaces de grèves &#8211; les travailleurs des bus et du métro de la capitale, Tunis, ont déjà commencé.</p>



<p>Le gouvernement a tenté de présenter le budget comme ayant un impact limité sur la majorité des Tunisiens, mais l’augmentation des impôts, la réduction des salaires dans le secteur public et les réformes des subventions affecteront inévitablement négativement les finances des ménages, les coûts de fonctionnement des petites et moyennes entreprises et des services professionnels clés. Cela offrira un environnement fébrile pour les troubles populaires.</p>



<p>Outre la situation économique difficile, le pouvoir de M. Saïed sera rendu plus difficile par sa perte continue de légitimité politique.</p>



<p>Bien que nous nous attendions à ce qu’il dépeint tout résultat des élections législatives de décembre 2022 comme une victoire, le niveau lamentable de participation – seulement 11,2% des votants ont participé, revu à la hausse par rapport au 8,8% initialement annoncé – a affaibli le pouvoir déjà contesté de M. Saïed et renforcé les appels pour qu’il se retire lancés par des personnalités de l’opposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutien des sécuritaires et des militaires</h2>



<p>Dans un discours houleux devant les fonctionnaires du gouvernement et les chefs militaires et de sécurité, fin décembre, M. Saïed semblait s’en prendre aux supposés ennemis étrangers et à toute opposition potentielle au sein de l’État.</p>



<p>Nous prenons cela comme un signe que le président craint de plus en plus de perdre son soutien au sein des forces de sécurité et de l’armée. En outre, M. Saïed a prolongé l’état d’urgence pour un autre mois, jusqu’à fin janvier, ce qui est susceptible de réprimer la vague attendue de mécontentement populaire face aux mesures d’austérité prévues dans le budget.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’américain.</em></p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
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		<title>Le Plan 2023-2025 appauvrit les Tunisiens plutôt que les enrichit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/le-plan-2023-2025-appauvrit-les-tunisiens-plutot-que-les-enrichit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2023 06:32:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Plan de développement 2023-25]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Plan de développement 2023-25 constitue une autre gesticulation politique, une parade d’estrade destinée surtout aux bailleurs de fonds, le FMI en tête.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/le-plan-2023-2025-appauvrit-les-tunisiens-plutot-que-les-enrichit/">Le Plan 2023-2025 appauvrit les Tunisiens plutôt que les enrichit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Tout indique que les fonctionnaires qui ont élaboré le Plan de développement 2023-2025, présenté en grande pompe hier, mardi 3 janvier 2023, sont restés cantonnés aux méthodes désuètes prônant une planification axée sur les objectifs, une planification obsolète et aux antipodes de la planification axée sur les résultats observables, mesurables et démontrables hors de tout doute.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari (KA) </strong>*</p>



<span id="more-5930996"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Théoriquement, tout y est, et il y a toutes les jargonneries et buzzwords pour le vendre au FMI et aux bailleurs de fonds. A priori c’est un bon pas dans la bonne direction.</p>



<p>Le New public management impose pour les pays, comme pour les organisations (privées ou publiques), une bonne gouvernance fondée sur une planification stratégique rigoureuse (3 ans et pas 5 ans), avec des valeurs, des choix stratégiques, des objectifs, des indicateurs et des mécanismes de reddition de comptes. Le tout construit de manière participative et validé collectivement par les institutions en place!</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- Le wishfull thinking en PowerPoint et en couleurs!</h2>



<p>Mais, pas certain qu’on retrouve tous ces ingrédients dans cette planification PowerPoint, qui n’engage que ses auteurs invisibles, forcément éphémères et sans convictions durables.</p>



<p>Un Plan stratégique, c’est sérieux! Le PowerPoint n’a jamais été un document officiel de planification et d’engagement gouvernemental. L’État ne fonctionne pas officiellement par les PowerPoint et par les décrets les instituant.</p>



<p>Pour ce Plan 2023-25 aucune validation, aucune consultation démocratique, aucune mobilisation n’a été faite de façon engageante et honnête au sommet de l’État. On pense au président Kaïs Saïed qui détient désormais tous les pouvoirs, après voir dissout le parlement et réécrit une constitution sur mesure pour son mandat présidentiel.</p>



<p>La légitimité de ce Plan est donc questionnable, la fiabilité aussi! Depuis 2011, la Tunisie en a vu passer de ce genre de documents dit de planification, mais qui finissent sur les tablettes, puisque peu crédibles, peu ancrés et peu imputables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Un plan-plan populiste</h2>



<p>Ce plan triennal constitue une autre gesticulation politique, une parade d’estrade destinée surtout aux bailleurs de fonds, le FMI en tête. Pour leur dire, le peuple veut… et voilà ses priorités et son consentement en PowerPoint.</p>



<p>Ce genre de document bureaucratique ne parle pas au commun des mortels en Tunisie; il occulte les électeurs et snobe les payeurs de taxes. Il ne mobilise pas et ne crée pas le momentum requis. Son élaboration n’a pas pris le temps de créer la confiance et la participation requises.</p>



<p>Ce document ne parle pas non plus aux élites et encore moins aux diasporas tunisiennes à l’international. Le document occulte ces payeurs de taxes et pourvoyeurs de devises, dont le montant annuel dépasse la somme des investissements directs étrangers et les recettes du tourisme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NW1T2zTwQK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-un-plan-de-developpement-pour-quoi-faire/">Tunisie : un plan de développement pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un plan de développement pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-un-plan-de-developpement-pour-quoi-faire/embed/#?secret=4s46N2Sja4#?secret=NW1T2zTwQK" data-secret="NW1T2zTwQK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Beaucoup de statistiques utilisées dans ce plan triennal ont des marges d’erreur statistiquement significatives. D’autres sont invérifiables, factices et bidons de facto. C’est pour ne pas dire des statistiques maison, peu crédibles… et bidouillées!</p>



<p>Les exemples d’aberration statistiques dans la construction des indicateurs de mesure et de suivi sont nombreux dans ce document! Mais je me limite à un seul (et ne me demandez pas plus), je ne veux pas paraître négatif ou jugé peu patriote par les promoteurs de ce plan. La chronique est déjà longue pour expliquer la dizaine d’erreurs à vérifier ou à clarifier, selon ma modeste lecture analytique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3- Des indicateurs confondants et illusoires</h2>



<p>Mon exemple d’illustration des aberrations recensées, concerne l’opérationnalisation de l’objectif principal, celui visant l’augmentation du revenu brut per capita entre 2023 et 2025 (3 ans).</p>



<p>Dans ce PowerPoint, on postule que ce Plan va profiter aux Tunisiens et Tunisiennes en augmentant sensiblement leur revenu annuel moyen per capita, en le passant de 13 624 dinars (équivalent de presque 4 400 $US) en 2023, à 16 140 dinars en 2025 (soit un arrondi de 5 300 $US).</p>



<p>L’augmentation prévue en dinars courants est donc de presque de 2500 dinars per capita (16 140-13 624) en 3 ans, avec une moyenne de 830 dinars par an. À bien y regarder, ce proxy comporte une illusion monétaire majeure. Il colporte un biais occultant le taux d’inflation attendu, estimé à presque 10% par an, selon les termes propres du ministre de l’Économie.</p>



<p>Tout compte fait, et en dinars constants (terme réel), le Plan 2023-2025, appauvrit les Tunisiens et les Tunisiennes au lieu de les enrichir. Le calcul est simple:</p>



<p>&#8211; En tenant compte de l’inflation et donc du taux de 10% par an, le revenu réel devrait au bout de 3 ans atteindre 17 700 dinars, pour maintenir constant le pouvoir d’achat de l’année de départ, à savoir 2023.</p>



<p>&#8211; La différence est donc de plus de 1 500 dinars (17 700- 16 140) pour maintenir le même pouvoir d’achat. Un appauvrissement réel (dinar constant) de 1 500 dinars per capita, entre 2022 et 2025. Soit une baisse du pouvoir d’achat de 500 dinars, par an et per capita.</p>



<p>&#8211; L’appauvrissement se vérifie même si le taux d’inflation se remettait par magie à un niveau 5%. Et c’est indigne d’un texte gouvernemental qui se respecte.</p>



<p>Plusieurs autres aberrations et illusions monétaires (confusion entre dinar courant et dinar constant) émaillent ce document et lui enlèvent de la rigueur et de la crédibilité. Les calculs au sujet de l’investissement sont aussi foireux, avec les taux d’intérêt directeurs qu’on connaît.</p>



<p>A l’impossible, nul n’est tenu, et avec l’actuelle politique monétaire, l’investissement ne se relèvera pas comme prévu dans ce Plan. L’actuelle politique monétaire se dresse en rempart contre les ambitions de ce Plan! Après tout, la Banque centrale est indépendante et elle fait ce qu’elle veut, me lançait sur un ton sérieux un économiste qui passe dans toutes les radios à Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4- Aucune évaluation rigoureuse du précédent Plan</h2>



<p>Pire encore, ce Plan triennal ne s’est pas appuyé sur une évaluation du Plan précédent, celui-ci était quinquennal et élaboré (bricolé) sous l’ère de la coalition impliquant le parti islamique d’Ennahdha et l’éphémère parti du Nida Tounes, en 2016.</p>



<p>Dans ces PowePoint, les quelques chiffres présentés en rétrospective ne sont pas corrigés des variations cycliques imprévues comme le Covid-19. Elles ne donnent pas les détails et les raisons qui ont fait que le plan précédent n’a pas été implémenté et est resté sur les tablettes poussiéreuses du gouvernement.</p>



<p>Pour le précédent Plan quinquennal, aucune évaluation sommative n’a été faite (et publiée sous forme de reddition de compte) pour comprendre ce qui n’a pas marché dans la mise en œuvre des programmes prévus, et ce qu’il fallait repenser ou faire autrement.</p>



<p>Si on ignore le passé, on ne peut pas construire le futur! C’est ce qu’on enseigne à nos étudiants et étudiantes en Amérique du Nord.</p>



<p>Certes, les partis et élites politiques sont censés assumer une responsabilité historique dans ce type de planification. Mais, les fonctionnaires du ministère des Finances et du Premier ministère aussi, ceux-ci pédalent souvent dans le sens du vent dominant et n’ont pas intégré dans leurs valeurs éthiques l’importance d’une évaluation rigoureuse et un monitoring fiable par des indicateurs de résultats. Et c’est pourquoi, la société civile a son mot à dire… et qu’elle n’a pas dit dans le cas présent.</p>



<p>Tout indique que les fonctionnaires qui ont élaboré ce Plan sont restés cantonnés aux méthodes désuètes prônant une planification axée sur les objectifs, une planification obsolète et aux antipodes de la planification axée sur les résultats observables, mesurables et démontrables hors de tout doute.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RikcufrhQA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/19/la-tunisie-planche-sur-son-plan-de-developpement-2023-2025/">La Tunisie planche sur son plan de développement 2023-2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie planche sur son plan de développement 2023-2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/19/la-tunisie-planche-sur-son-plan-de-developpement-2023-2025/embed/#?secret=gHdzPFEq8a#?secret=RikcufrhQA" data-secret="RikcufrhQA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">5- L’épée de Damoclès!</h2>



<p>Cela dit, il ne faut pas être naïf, le président Kaïs Saïed est en mode <em>«panique à bord»</em>! L’épée de Damoclès pendouille pas loin, entre les mains du FMI.</p>



<p>Et pour cause, si le FMI se rétractait totalement, pour reprendre à zéro les discussions au sujet des réformes à engager, le mandat et la légitimité du président Kaïs Saïed se disloqueraient un peu plus. Et pour cause : l’État fera cessation de paiement.</p>



<p>Et plus sérieusement, le président se trouverait alors et de facto sur une pente glissante vers la sortie, et mettant le décor pour plus d’incertitudes sécuritaires pour la suite des choses en Tunisie. Un décor plutôt humiliant pour le président qui s’est retourné contre les institutions qui l’ont mis au pouvoir! Et l’histoire ne pardonne pas ce genre de volte-face et d’acrobatie!</p>



<p>Mais, regardons aussi le contexte pour mieux comprendre. Ce Plan triennal constitue la 4e annonce majeure en une semaine (entre le 25 décembre et 2 janvier). Une autre annonce qui engage le président Kaïs Saïed, lui qui a tous les pouvoirs entre les mains, claironnant l’État c’est moi!</p>



<p>Les trois précédentes sont dans l’ordre: le Budget 2023, la hausse du taux directeur, l’état d’urgence. Tout cela pour se plier en quatre, face aux diktats du FMI, pour quémander les minces dollars du FMI. Le tout la veille du retour au travail du FMI à Washington, après les vacances de fin d’année. Le FMI détient l’épée de Damoclès, rien de moins!</p>



<p>Mais le FMI attend mordicus la lettre d’intentions signée avec la célèbre plume colorée du locataire de Carthage, c’est pour signifier l’ultime humiliation! ASAP (as soon as possible), comme on le dit en anglais!</p>



<p>La lettre d’intention à signer va constituer un contrat, avec presque tous les détails et les chiffres sur les réformes : restructuration des sociétés d’État, flexibilité du dinar, allègement de la taille de l’État, annulation des subventions pour les produits alimentaires, entre autres. Un scénario jugé diabolique par l’UGTT, qui n’aurait pas été consultée dans aucune de ces 4 décisions prises la dernière semaine.</p>



<p>Le connaissant, pour avoir été enseignant universitaire avec lui 6 ans au sein de l’Université de droit et science économies de Sousse, le président Kaïs Saïed va s’y plier, va montrer patte blanche, de gré ou de force (<em>moujbaran akhaka la batal</em>, comme dit le dicton arabe).</p>



<p>Mais, il va le faire en catimini, derrière des portes closes, de façon opaque, en se défaussant sur les autres, mettant l’odieux sur ceux qui <em>«veulent détruire le pays»</em> (selon lui évidemment) !</p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?multi_permalinks=676808117328008&amp;ref=share" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics For Tunisia.</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/le-plan-2023-2025-appauvrit-les-tunisiens-plutot-que-les-enrichit/">Le Plan 2023-2025 appauvrit les Tunisiens plutôt que les enrichit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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