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	<title>Archives des cardiologues - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des cardiologues - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les potins du cardiologue : mal à ma Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 08:01:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel rapport y a-t-il entre la clinique, le poste de police, et le garage?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/08/les-potins-du-cardiologue-mal-a-ma-tunisie/">Les potins du cardiologue : mal à ma Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si en Tunisie, il n’y a pas eu de guerre civile au lendemain du changement de régime en 2011, contrairement aux autres pays arabes, c’est parce que celle-ci est quotidienne, larvée, feutrée, et qu’à chaque étape de la vie courante, dans les queues, dans les cliniques, les garages et les gendarmeries, le citoyen fait face à une tentative constante de le spolier.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-8280544"></span>



<p>Rien qu’hier, une patiente admise en échographie avait à peine commencé à se déshabiller avant l’examen qu’une surveillante est arrivée en disant qu&rsquo;il fallait qu’elle évacue la salle parce que la patiente du Dr Conteur devait passer avant, et que ce dernier terminant son examen en salle de cathétérisme arrivait incessamment.</p>



<p>Ce sont là des manières avec lesquelles certains patients et leurs médecins sont parfois&nbsp; traités.</p>



<p>Naturellement, cette surveillante n’a pas reçu satisfaction et le Dr Conteur a dû attendre quelques minutes que la salle soit libérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des affaires toujours plus urgentes que la vôtre</h2>



<p>A priori, il n’y a pas de point commun entre une clinique et un poste de police. En clinique, en général, on vous demande rarement de revenir. Au poste de police, on vous le demande toujours. Et souvent on vous explique <em>«à bras raccourcis»</em> après plusieurs semaines d’attente quand votre patience est à bout qu’après tout il y a des affaires plus urgentes que la vôtre (que des insultes), que le sous-effectif ne permet pas de les traiter toutes rapidement, que les anciens ministres (!) et les médecins doivent attendre leur tour, et qu’après tout il y a toujours le procureur de la république pour se plaindre. Y a-t-il un rapport entre cela et le garagiste? Vous  pouvez avoir fait remplacer votre courroie de transmission il y a deux mois et penser que vous êtes tranquille, vous vous retrouverez après un claquement sec en train de rouler avec une direction faussée et le voyant de la batterie allumé pour vous entendre dire au garage que vous êtes bien content d’avoir rejoint que votre courroie neuve a sauté et qu’elle est toute usée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kA9j2y2HWn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/les-potins-du-cardiologue-entre-pigeons-et-stents/">Les potins du cardiologue: entre pigeons et stents</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: entre pigeons et stents » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/les-potins-du-cardiologue-entre-pigeons-et-stents/embed/#?secret=c21RzmCYl7#?secret=kA9j2y2HWn" data-secret="kA9j2y2HWn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le rapport entre la clinique, le poste de police, et le garage? Le citoyen n’a pas le choix. Il doit se soumettre aux exigences que d’autres lui imposent, ce qui est normal, mais rarement dans le cadre de la loi, ce qui l’est moins.</p>



<p>Dans les cliniques, il y a des médecins prioritaires. On ne vous le dit pas parce que c’est dans l’ordre <em>«normal»</em> des choses. C’est au nom des impératifs de rentabilité que l’inégalité est institutionnalisée, pudiquement certainement, mais pas clandestinement, et en réalité, il s’agit de liens familiaux ou amicaux avec les propriétaires, dont la première préoccupation n’a jamais été des finances saines ou un surcroît de bénéfices, mais simplement de faire ce qu’ils veulent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Certains dossiers sont plus égalitaires que d’autres</h2>



<p>Officiellement tous les médecins sont égaux. Au poste de police c’est toujours&nbsp;au nom de l’égalité que les délais sont imposés. Néanmoins, certains dossiers sont plus égalitaires que d’autres, et les délais d’attente sont plus profitables aux uns qu’aux autres,&nbsp;mais c’est là le pouvoir discrétionnaire de l&rsquo;autorité publique. Quant au garage, vous serez obligé de casquer deux fois le montant de vos réparations jusqu’à comprendre que vous avez un intérêt à établir des liens <em>«amicaux»</em> avec le chef de l’atelier;&nbsp;autrement vous en subirez les conséquences.</p>



<p>Si en Tunisie, il n’y a pas eu de guerre civile au lendemain du changement de régime en 2011, contrairement aux autres pays arabes, c’est parce que celle-ci est quotidienne, larvée, feutrée, et qu’à chaque étape de la vie courante, dans les queues, dans les cliniques, les garages et les gendarmeries, le citoyen fait face à une tentative constante de le spolier.</p>



<p>On a inventé la guerre civile clandestine. A quoi bon les kalachnikovs et les chars quand tout se règle par d’autres moyens? Et ce n’est nullement une affaire de régime politique, on pourra les essayer tous, il&nbsp;est douteux que cela y remédie. On est ainsi devenu&nbsp;à ce point insupportable que ses propres enfants préfèrent les tréfonds de la mer à la perspective d’y vivre.</p>



<p>Unamono disait: <em>«J’ai mal à mon Espagne»</em>. C’est de nous tous que souffre notre Tunisie.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m5TvsUkTXU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/">Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/embed/#?secret=scflnqzM6a#?secret=m5TvsUkTXU" data-secret="m5TvsUkTXU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2023 05:30:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angioplastie coronaire]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Euroscore]]></category>
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		<category><![CDATA[insuffisance cardiaque]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce cas démonstratif de la succession de causalités conduisant en médecine à un dommage évitable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/">Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à certains cas présentant des complications particulières, ce n’est pas au médecin, réputation professionnelle en granite ou pas, de jouer les démiurges. Il suffit parfois qu’il ne soit pas nocif. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *   </p>



<span id="more-7970964"></span>



<p>Une dame de 71 ans diabétique consulte pour des douleurs thoraciques assez atypiques. Une coronarographie révèle des lésions coronaires tritronculaires sévères avec une bonne contractilité du myocarde (55%), justiciables de pontages multiples (chirurgie). </p>



<p>La patiente rentre chez elle pour préparer sa prise en charge d’assurance maladie et le lendemain elle retourne à la clinique avec un infarctus étendu. Elle bénéficie d’une angioplastie coronaire (d’une difficulté épouvantable) en urgence avec mise en place de deux stents et usage d’une profusion de matériel (six ballons, un prolongateur dont nul n’a jamais entendu parler d’une valeur de 2500 dinars) tout à fait inhabituelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dommage évitable</h2>



<p>Deux jours plus tard, la dame est mise sortante de la clinique sans échographie d’évaluation avec une note de frais de 8000 dinars et une indication d’implantation ultérieure de quatre stents supplémentaires sur les deux autres artères coronaires. Entre-temps elle développe de l’insuffisance cardiaque.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JAUfaytDtt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/les-potins-du-cardiologue-une-cardiologie-plus-interventionniste-quinterventionnelle/">Les potins du cardiologue : une cardiologie plus interventionniste qu’interventionnelle</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue : une cardiologie plus interventionniste qu’interventionnelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/les-potins-du-cardiologue-une-cardiologie-plus-interventionniste-quinterventionnelle/embed/#?secret=btt3gnzlKm#?secret=JAUfaytDtt" data-secret="JAUfaytDtt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’écho-doppler&nbsp;cardiaque de contrôle qu’on est bien obligé de faire à la dame montre bien évidemment une altération importante de la force contractile du cœur avec une fraction d’éjection à environ 20% (normale à 70%).</p>



<p>En principe, il faut effectivement dilater et stenter les artères restantes, à la notable exception près qu’avec un cœur&nbsp;aussi abîmé rien ne garantisse qu’au moment du déploiement du ballon ou du stent, il ne parte pas en fibrillation ventriculaire irréversible,&nbsp;autrement dit qu’il s&rsquo;arrête de battre. Mais évidemment tout médecin qui se respecte dénué du fameux permis de tuer (un crédit professionnel en granite) devrait préférer un patient en état précaire mais vivant à un autre décédé durant une intervention.</p>



<p>Ce cas est démonstratif de la succession de causalités conduisant en médecine à un dommage évitable. Il aurait fallu d’emblée hospitaliser la patiente jusqu’à l’intervention chirurgicale,&nbsp;autrement dit jusqu’à ce que sa prise en charge par les caisses d’assurance-maladie soit&nbsp;acquise.</p>



<p>Il est vrai que les patients capables de supporter les frais de clinique en attendant l’acte salvateur ne sont pas légion. L’angioplastie coronaire réalisée en urgence n’avait par ailleurs pas eu les résultats escomptés. Ceci prouve qu’une procédure peut être techniquement réussie mais sans bénéfices, particulièrement lorsqu’elle est réalisée tardivement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prise de risque inconsidérée</h2>



<p>Enfin, les spécialistes en angioplastie&nbsp;coronaire s’avèrent être souvent de simples poseurs de stents qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. La preuve, c’est que la patiente a quitté la clinique sans écho cardiaque&nbsp;d’évaluation.</p>



<p>Il est vrai que l&rsquo;opérateur n’avait aucun intérêt à laisser savoir que son acte techniquement réussi n’avait en réalité servi à rien. Cela ne l’a pas empêché de s’envoler pour la Côte d’Ivoire le lendemain et de confier la patiente à un collègue.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OdvvnwO7lG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-potins-du-cardiologue-le-permis-de-mise-en-danger-dans-lordre-normal-des-choses/">Les potins du cardiologue : le permis de mise en danger, dans l’ordre normal des choses</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue : le permis de mise en danger, dans l’ordre normal des choses » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/03/les-potins-du-cardiologue-le-permis-de-mise-en-danger-dans-lordre-normal-des-choses/embed/#?secret=7VanCz1Sgr#?secret=OdvvnwO7lG" data-secret="OdvvnwO7lG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce dernier, toujours dans le même ordre d’idées, a rédigé une demande de prise en charge pour une nouvelle angioplastie&nbsp;coronaire (quatre stents), sans prendre la peine de vérifier l’état myocardique (par l’échographie), autrement dit d’évaluer les chances de se sortir vivante de la procédure.</p>



<p>Or l’Euroscore chez cette patiente avoisine les 47% ce qui témoigne d’un risque opératoire prohibitif. Que faut-il alors faire? Temporiser, et réévaluer le cœur dans quelques semaines; si toutefois la famille le permet. Or celle ci, c’est bien connu, n’est souvent pas raisonnable, et pousse parfois vers la prise de risque inconsidérée, quitte à s’entendre dire en cas d’issue fatale (par les prophètes de la profession, ceux disposant de la crédibilité en granite): <em>«ce sont des choses qui arrivent !»</em> Réaliser la procédure sous assistance circulatoire? Non puisque la tension artérielle n’est pas effondrée. Est-ce que la patiente demeurera jusque-là vivante? Nul ne le sait, mais ce n’est pas au médecin, réputation professionnelle en granite ou pas, de jouer les démiurges. Il suffit parfois qu’il ne soit pas nocif.  </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/">Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les potins du cardiologue : pomper l’air, c’est salutaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/les-potins-du-cardiologue-pomper-lair-cest-salutaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2022 06:10:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toute gêne respiratoire inhabituelle doit toujours être prise au sérieux et explorée rapidement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/23/les-potins-du-cardiologue-pomper-lair-cest-salutaire/">Les potins du cardiologue : pomper l’air, c’est salutaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une gêne respiratoire inhabituelle doit toujours être prise au sérieux et explorée rapidement, même dans un contexte à priori normal, lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’autres signes cliniques, car ses causes sont diverses et parfois inattendues.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-5793591"></span>



<p>La dyspnée est une sensation de gêne respiratoire. Elle amène souvent le patient à consulter, plus ou moins rapidement selon sa tolérance. Elle a été <em>«popularisée»</em> par la pandémie de coronavirus avec l’utilisation devenue accessible du saturomètre.&nbsp;Elle est due à une oxygénation insuffisante des tissus, et celle-ci provoque en retour une accélération du rythme respiratoire, par effet de compensation; l&rsquo;organisme essaie de pomper plus d’air pour assurer ses besoins.</p>



<p>Il y a des dyspnées légères qui surviennent pour des efforts qui auparavant étaient bien tolérés, et ces dyspnées s’aggravent progressivement au fil du temps pour des efforts de plus en plus légers et finissent par survenir au repos, ou plus grave encore, en position allongée, imposant la position assise.</p>



<p>Mais il y a aussi les dyspnées qu’on appelle paroxystiques qui sont d’emblée graves et qui s’accompagnent de toux avec crachats abondants spumeux comme celles de l’œdème pulmonaire, qui équivaut à une véritable noyade, et elles surviennent brusquement chez un patient qui auparavant n’éprouvait aucune gêne.</p>



<p>Le traitement commence souvent en milieu hospitalier&nbsp;par l’oxygénation par voie nasale, mais il faut bien sûr rechercher et traiter la cause. Celle-ci peut être due à un débit cardiaque insuffisant, à des échanges gazeux insuffisants à travers la paroi pulmonaire, à une défaillance des muscles aidant à la respiration ou aux nerfs qui les commandent, à un transport d’oxygène insuffisant par le sang, à un mélange anormal entre le sang artériel et le sang veineux, ou une augmentation de l’acidité sanguine.</p>



<p>C’est pour cela que le contexte clinique (tabac), l’auscultation cardiaque, la mesure de la tension artérielle, la radio du thorax, un électrocardiogramme et quelques analyses sanguines sont souvent d’un apport considérable et suffisent à orienter le diagnostic. Mais il arrive que ces examens soient normaux et cela ne doit pas empêcher d’autres explorations (écho&nbsp;doppler cardiaque). Avant d’imputer au stress et à l’angoisse ainsi que le fait souvent la vox populi, il faut quand même penser à l’embolie pulmonaire, un gros diagnostic&nbsp;souvent méconnu et mortel, de plus en plus fréquent depuis la pandémie, mais qui peut révéler&nbsp;d’autres maladies méconnues, par exemple un cancer.&nbsp;Dans ce cas, le dosage des produits de lyse du caillot est d’importance pour orienter, et l’angioscanner pulmonaire apporte la confirmation.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, toute gêne respiratoire inhabituelle doit toujours être prise au sérieux et explorée rapidement, même dans un contexte à priori normal, lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’autres signes cliniques.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



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		<title>Cardiologie : sur Antonio Colombo, et le pouvoir de soigner… son image</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 08:46:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La cardiologie est un pouvoir, tout comme l’exercice des responsabilités politiques. Encore faudrait-il que, tout comme le chef du gouvernement, les cardiologues en fassent le meilleur usage, au profit du plus grand nombre, en en respectant le premier commandement, celui de ne pas nuire. Par Dr Mounir Hanablia * Il y a un contexte psychologique...</p>
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<p><strong><em>La cardiologie est un pouvoir, tout comme l’exercice des responsabilités politiques. Encore faudrait-il que, tout comme le chef du gouvernement, les cardiologues en fassent le meilleur usage, au profit du plus grand nombre, en en respectant le premier commandement, celui de ne pas nuire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-333334"></span>



<p>Il y a un contexte psychologique et politique particuliers dans ce pays, dont certaines représentations symboliques sont parfois plus explicites que tout commentaire. Ainsi la photo à l’aéroport du chef du gouvernement portant sur ses épaules en compagnie de l’actuel président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le cercueil de la défunte ex-représentante du peuple, et vice-présidente de la Constituante, Meherzia Laabidi, véhicule-t-elle, mieux encore que certaines déclarations récentes inopportunes, un message fort sur la réalité du pouvoir en Tunisie.</p>



<p>Le pouvoir, c’est justement cette capacité de décider à la place des gens de ce qui puisse ou non être bon pour eux; et le leur imposer. En ce sens, la médecine est une manifestation quotidienne de pur pouvoir, et plus encore la cardiologie, à laquelle j&rsquo;appartiens, quoique semblent faire mine de le contester quelques-uns de mes collègues, confondant journalisme et liberté d’expression, en me voyant devenir un adepte régulier de l’écriture.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une organisation autoritaire hiérarchisée</h3>



<p>Ce pouvoir s’apparente même en cardiologie à un verdict, un véritable droit de vie ou de mort, et plus encore dans celui de l’angioplastie coronaire où la vie du patient ne tient qu’à un fil, appelé guide et introduit dans l’artère coronaire du malade.</p>



<p>Quelques uns de mes collègues ont ainsi acquis la louable habitude, depuis les contraintes imposées par la pandémie de la Covid-19, de faire régulièrement des vidéoconférences relatives aux difficultés rencontrées durant quelques unes des procédures réalisées, en en projetant les photos et les vidéos. Il s’agit évidemment d’une initiative hautement pédagogique appelant tout praticien à la prudence et à la modestie.</p>



<p>D&rsquo;abord je me dois de rendre hommage à ceux parmi mes collègues qui s&rsquo;étant entourés de toutes les garanties nécessaires au succès de procédures complexes, en en respectant les indications, se sont retrouvés d&rsquo;une manière imprévisible dans des situations telles qu&rsquo;ils ont dû faire preuve d&rsquo;initiatives et d&rsquo;ingéniosité auxquelles le patient devrait être redevable d’avoir eu la vie sauve.</p>



<p>Cependant, de temps à autre, les cas présentés, quoique couronnés de succès, semblent justement témoigner de l’imprudence la plus totale et même du mépris le plus profond pour la vie humaine dont on a la responsabilité.</p>



<p>Sans entrer dans des détails techniques que le public ne comprendrait pas et qui devraient parfois imposer par mesure de précaution une technique par rapport à une autre, il convient de relever que ces démonstrations à visée théoriquement pédagogique ne sont parfois pas dénuées d’arrière-pensées inhérentes à la compétence d’un praticien que d’autres qualifient aussi de manipulateur dans la terminologie professionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’organisation de groupe atténue les responsabilités</h3>



<p>Comme les procédures enregistrées et projetées sont toujours couronnées de succès, la démarche scientifique les sous-tendant s’en trouve dès le départ biaisée et permet d’autant moins d’en tirer des conclusions générales qu’il s’agit le plus souvent d’une gestion personnelle de complications, dont rien ne prédisait AU DEPART le succès ou l’échec. Quelle place resterait-il d’ailleurs à la critique de procédures réussies, que votre bon sens et votre expérience vous font considérer comme hardies, sinon injustifiées, quand on vous aura asséné pour faire bonne mesure, qu’elles auront été inventées par un praticien au nom hongrois ou roumain, un certain Szabo, dont on ne sait rien ?</p>



<p>Mais il n’y a pas que cela. En cardiologie comme dans d’autres domaines d’activités, l’organisation et la hiérarchie des compétences sont autoritaires et rigides, même si depuis 2016, une certaine liberté d’expression y a trouvé place, depuis qu’il fût devenu évident que la structure hiérarchique avait moralement failli, avec l’inculpation d’un grand nombre de membres de la profession. Or cette organisation autoritaire hiérarchisée de la profession a son pendant commercial, celle des cliniques, sans laquelle elle ne pourrait pas exister dans le secteur libéral de la profession.</p>



<p>Il est donc psychologiquement assez téméraire de contester les pertinences de procédures risquées mais néanmoins choisies au détriment d’autres qui le sont moins, du moment que l’organisation de groupe, dans une clinique ou dans un hôpital, atténue les responsabilités des uns ou des autres dans les cas où les choses tournent mal, et du moment que des collègues considérés comme des sommités professionnelles les cautionnent ou y sont impliqués.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Compétences supérieures ou imprudences monumentales</h3>



<p>Ceci rappelle évidemment le Syndrome de Wilfried Bion, ce célèbre dysfonctionnement de groupe de la Nasa qui avait conduit à une mauvaise décision dont la catastrophe de la navette Challenger avait résulté. C’est donc une raison suffisante de lutter, que indépendamment des intérêts du groupe, ce qui transparaît à travers quelques unes de ces démonstrations de gestion de l’imprévu, c’est une volonté de se distinguer professionnellement en tant que détenteur de compétences supérieures, alors que parfois il ne s’agit que d’imprudences ou d’impudences monumentales, épargnées par un destin magnanime.</p>



<p>Pour ceux qui douteraient de la réalité de cet exhibitionnisme pervers, qu’ils sachent que d’aucuns, au cours de cette vidéoconférence, ont évoqué les paroles attribuées à Antonio Colombo, un ponte italien de la cardiologie interventionnelle de renommée mondiale selon qui, celui qui n’avait jamais eu des complications durant ses procédures devrait revoir sa technique. Il s’agit évidemment d’un commentaire ouvrant la porte à toutes les prises de risque inconsidérées. D’une part, n’est pas Antonio Colombo qui veut. D’autre part, il peut tout aussi bien parfois dire des stupidités, qui ne doivent pas servir de cautions à celles des quelques adolescents attardés de la profession qui à travers le monde hantent tous les cath-labs.</p>



<p>En fin de compte, il serait peut être nécessaire à l’avenir d’accompagner ce genre de séances de démonstrations professionnelles censées éduquer du carré rouge, ou bien du commentaire précédant les combats de l’UFC :<em> «Ils connaissent leurs limites; ne cherchez pas à les imiter».</em></p>



<p>La cardiologie est un pouvoir, tout comme l’exercice des responsabilités politiques. Encore faudrait-il que, tout comme le chef du gouvernement, les cardiologues en fassent le meilleur usage, au profit du plus grand nombre, en en respectant le premier commandement, celui de ne pas nuire. Et tant pis si à l&rsquo;avenir, pour l&rsquo;avoir rappelé, je ne sois plus invité à rejoindre ces vidéoconférences.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em> </h4>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nwwcOErK5t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/">Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/embed/#?secret=oywzZ2SLHn#?secret=nwwcOErK5t" data-secret="nwwcOErK5t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7yAC2ZT1dP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/30/cardiologie-la-dolce-vita-des-poseurs-de-stents-perimes/">Cardiologie: La dolce vita des poseurs de stents périmés</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cardiologie: La dolce vita des poseurs de stents périmés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/30/cardiologie-la-dolce-vita-des-poseurs-de-stents-perimes/embed/#?secret=64zSUpTr4T#?secret=7yAC2ZT1dP" data-secret="7yAC2ZT1dP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2018 08:45:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un professeur de médecine pratiquant l’activité privée complémentaire (APC) condamne au chômage 20 de ses collègues médecins libéraux. Par Dr Mounir Hanablia * L’affaire des stents périmés a proprement secoué le champ de la cardiologie tunisienne et continue de faire des remous. Des personnes ont été arrêtées et l’enquête, aux mains du pôle judiciaire financier,...</p>
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<p><em><strong>Un professeur de médecine pratiquant l’activité privée complémentaire (APC) condamne au chômage 20 de ses collègues médecins libéraux.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-133315"></span></p>
<p>L’affaire des stents périmés a proprement secoué le champ de la cardiologie tunisienne et continue de faire des remous. Des personnes ont été arrêtées et l’enquête, aux mains du pôle judiciaire financier, se poursuit normalement.</p>
<p>Mais alors qu’elle semble cibler principalement le champ de l’activité libérale, le ministère de la Santé Publique a apparemment décidé de réformer l’activité privée complémentaire (APC) des professeurs en médecine. Dans quelle mesure ?</p>
<p>On l’ignore encore, mais il semble que les nouvelles décisions provoquent le mécontentement, en particulier auprès des cardiologues.</p>
<h3>Aux sources d’une polémique</h3>
<p>L’échange polémique survenu récemment sur facebook, entre un Professeur de médecine, et un personnage taisant son identité derrière un pseudo, Ranjeet Singh, semble cependant, à travers la rancœur qu’elle traduit, en révéler plus sur le discours et les relations de pouvoir à l’œuvre à l’intérieur du champ de la cardiologie.</p>
<p>Cette polémique avait été déclenchée par une remarque ironique concernant la réussite au concours de professorat d’une cardiologue membre du bureau directeur de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire (STCCCV), et à laquelle ledit professeur a jugé devoir répondre. De quelle manière ? En accusant son auteur d’avoir <em>«démoli»</em> ses collègues, d’être un dépressif désœuvré mais néanmoins nullement désargenté, passant ses journées à se défouler en publiant des articles dans un cabinet médical, <em>«au cas où il en disposerait»</em> selon lui, ce qui serait d’après lui <em>«injuste»</em>.</p>
<p>Cette dernière remarque particulièrement désobligeante ne peut dans la cardiologie, en Tunisie, que s’adresser à moi-même puisque, à ma connaissance, il y a eu une période révolue où je m’étais consacré uniquement aux actes médicaux dans les cliniques en négligeant et en fermant mon cabinet nullement rentable (cela ne fait pas de moi un criminel), que je suis le seul à publier régulièrement des articles sur les journaux électroniques, et que dans une lettre récente adressée au ministère de la Santé publique, je me suis plaint de l’injustice constituée par la concurrence déloyale à laquelle l’APC des professeurs soumettait la médecine libérale, alors même qu’une loi fiscale faisait obligation au spécialiste libéral de ne pas gagner moins que le salaire d’un médecin spécialiste de la fonction publique, et le soumettait éventuellement à un redressement fiscal.</p>
<p>Mais, apparemment, mon collègue, me soupçonnant d’être Ranjeet Singh, allait continuer dans la même voie en l’accusant d’avoir avec sa femme, accompagné un collègue, Faiçal Derbel, à Mumbai, en Inde, pour <em>«acheter des rubis???!</em>», alors qu’il travaillait avec lui, et qu’il cosignait ses rapports.</p>
<h3>Le procureur de la cardiologie</h3>
<p>A mon avis et jusqu’à présent, jamais quelqu’un n’avait publiquement livré en pâture au public le nom de ce collègue, qui malgré tout, demeure, et jusqu’à preuve du contraire, innocent.</p>
<p>Ce feu roulant d’accusations allait se conclure par un véritable défi, lancé au dénommé Ranjeet Singh (moi même?), celui de révéler sa véritable identité devant les 450 cardiologues de l’association, afin qu’ils connaissent le nom véritable <em>«de celui qui veut les faire lyncher en public»</em> (sic).</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de savoir faire face à ce flot d’accusations et d’insinuations malveillantes, qui est ou non Ranjeet Singh; de toutes les manières la justice est en train de faire son travail et révélera toutes les connivences et les avantages délictueux, sinon le bien-fondé ou non d’accusations de diffamation.</p>
<p>Le plus remarquable c’est d’abord que le Professeur s’arroge le pouvoir de parler au nom de 450 à 500 cardiologues, et d’agir comme un procureur de la cardiologie, afin de démasquer, et de désigner à leur vindicte, celui qui veut leur perte, <em>«le cardiologue chômeur devenu journaliste d’investigation»</em> (quelle déchéance !!!).</p>
<p>On voit bien une fois encore qui il vise. Et le Professeur, le grand universitaire d’extraction modeste arrivé à la force du poignet, exerçant dans l’un des hôpitaux les plus prestigieux, a semblé en fait désireux de fédérer l’ensemble de la profession autour de sa personne et contre un ennemi commun, moi-même (Ranjeet Singh???) qui, depuis un an et demi, n’ai pas cessé de dénoncer l’abîme dans lequel la profession avait été entraînée, non seulement par les pratiques d’un certain nombre de collègues, mais aussi par la gestion désastreuse de la communication avec le public, réalisée par le bureau de la Société de Cardiologie.</p>
<p>En principe la défense des intérêts moraux de la profession est du ressort exclusif du Conseil national de l’Ordre des médecins. Mais apparemment le professeur a décidé de lui substituer, dans le domaine de la cardiologie, sa propre autorité.</p>
<p>Pourquoi avoir choisi ce moment particulier, après un an et demi de philippiques dans les journaux électroniques?</p>
<p>Probablement parce qu’il a estimé son propre prestige terni par les nouvelles mesures prises par le ministère contre l’APC, limitant sa propre liberté de mouvements ainsi que ses revenus, et qu’il a jugé nécessaire de se construire, auprès de ses collègues et de ses correspondants, une nouvelle prééminence, une nouvelle légitimité, particulièrement face aux cardiologues libéraux dont beaucoup, sans l’affirmer ouvertement, demeurent toujours profondément opposés à l’intrusion des hospitaliers dans la médecine privée.</p>
<p>Le Professeur, face à une affaire pourtant aux mains de la justice, et ne concernant qu’une poignée de délinquants en blouses blanches, le fameux gang des cardiologues, a parlé de lynchage public de l’ensemble de la profession, afin de salir ceux qui, en dénonçant ces pratiques, apparaissaient honnêtes, de terroriser la totalité de ses collègues, et de leur faire comprendre que si l’APC était supprimée, c’est toute la profession qui coulerait avec les hospitaliers, et que plus personne ne les défendrait.</p>
<p>Et c’est bien de cela qu’il s’agit, ce qui a poussé le Professeur à réagir, se manifester, insulter, terroriser ses collègues, et, cerise sur le gâteau, accuser autrui d’incompétence au point de leur préférer les guérisseurs, ce n’est pas la défense de leurs intérêts professionnels, mais la perspective de la modification de son propre statut dans l’activité privée par l’autorité de tutelle. A moins que ce ne fût son hostilité innée à mon égard qui me vaut depuis des années d’être ignoré par lui les rares fois où l’on se croise.</p>
<h3>Ces médecins libéraux qu’on accule au chômage</h3>
<p>Mais afin d’en revenir à Ranjeet Singh (moi, ainsi que lui m’en accuse implicitement?), sa réponse au défi lancé contre lui de révéler son identité sous peine d’être un lâche, allait être subtile, et sibylline. Il accepterait de le faire, si de son côté, le Professeur publiait ses déclarations d’impôts issues de ses activités privées complémentaires.</p>
<p>Bien sûr, ce dernier s’en abstiendrait, mais il allait néanmoins fournir un renseignement capital et, à bien des égards, fatal; ces revenus là équivalaient ainsi qu’il le reconnaissait lui-même à celui <em>«d’une entreprise employant largement plus de vingt personnes»</em> (sic !). Autrement dit, sans débourser un rond, sans prendre un seul risque, sans se soumettre à la concurrence à laquelle lui-même soumettait les médecins libéraux, et sans créer un seul emploi, alors même que les hôpitaux publics accusent un déficit financier sans précédent, et que le pays traverse une situation sociale et financière des plus délicates, le Professeur avouait, en toute bonne conscience, priver d’emploi 20 personnes, tout en disposant, en plus, de son salaire confortable issu de la fonction publique.</p>
<p>Or, c’est là que l’expression qui l’a mis hors de lui, <em>«que d’étoiles au firmament de la cardiologie !»</em> prend toute sa signification: dans cinq ans, ce nouveau professeur de cardiologie, dont on venait de fêter si chaudement le succès, soumettrait sa demande d’APC au ministère de la Santé publique, et sa présence dans son service public deviendrait aussi virtuelle que celle de ses prédécesseurs. Et c’est en définitive cela qu’il faut retenir : chaque APC, disposant pourtant d’un salaire confortable dans le secteur public, prive en fait potentiellement le pays de 20 emplois, ainsi que le Professeur l’a lui-même avoué, et quelquefois, de 20 cardiologues.</p>
<p>En conclusion, la question ici posée n’est pas le mépris démontré par mon collègue pour la liberté d’expression, qualifiée de journalisme d’investigation, ou pour les chômeurs, ou pour ceux qui gagnent moins; ce n’est pas non plus de savoir, qui est qui sur facebook, qui a travaillé avec qui, qui est allé avec qui en Inde ou ailleurs, et a acheté quoi; cela ainsi que toute autre accusation est désormais du ressort de la justice, qui fera toute la lumière en temps voulu et agira en conséquence.<br />
Ce que je peux affirmer c’est que depuis 2013 et, contrairement au Professeur et à d&rsquo;autres de ses collègues, je n’ai plus travaillé dans le cathétérisme avec qui que ce soit, ni été pris en charge par un fournisseur dans un congrès, et que personnellement je ne dispose pas d’un compte en devises.</p>
<p>La question n’est pas non plus la menace purement chimérique de lynchage public de 500 cardiologues, ainsi que l’a affirmé mon collègue. Non ! Le problème c’est le droit accordé, au nom de compétences mythiques, à des fonctionnaires publics salariés, de priver chacun son pays de 20 emplois dans le secteur privé, et de le revendiquer fièrement, à une époque où les citoyens en ont le plus grand besoin. Est-ce là le sens du sacrifice ou de la solidarité vanté par monsieur le chef du gouvernement?</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="unwZ9IUNuA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/">Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine</a></p></blockquote>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qRdozUT3DT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/embed/#?secret=pWAtDeuTyh#?secret=qRdozUT3DT" data-secret="qRdozUT3DT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UWzY8wT6sX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/">Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/embed/#?secret=5cj8X6aqtN#?secret=UWzY8wT6sX" data-secret="UWzY8wT6sX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/">Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 16:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé. Par Mounir Hanablia * La justice est en train de marquer des points décisifs contre le « gang des cardiologues », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et...</p>
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<p><em><strong>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-129599"></span></p>
<p>La justice est en train de marquer des points décisifs contre le «<em> gang des cardiologues</em> », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et tout dernièrement, d’un fournisseur de stents, ainsi qu’on vient de l’apprendre. L’un des principaux poseurs de stents périmés et membre du gang serait en fuite, en Algérie. La brigade économique a par ailleurs mis à nu les connexions existant entre le gang, bien connu dans la profession sous le nom de «<em>Dawaech</em>», et le fournisseur arrêté. D’autres arrestations seraient imminentes. L’enquête impliquerait également les directions de plusieurs cliniques. L’un des Pdg d’un grand établissement de Tunis a démissionné il y a quelques jours mais on ignore si cela est lié à l’affaire. Et bien sûr, c’est la panique dans la corporation.</p>
<h3>La chasse aux malhonnêtes doit se poursuivre</h3>
<p>Apparemment, beaucoup vont devoir se justifier de leurs fortunes très vite établies et du train de vie somptueux qu’ils mènent, ainsi bien sûr que des innombrables voyages et achats à l’étranger avec leurs épouses durant les congrès médicaux, pendant des années.</p>
<p>Bien sûr la profession portera pendant longtemps les stigmates de ce coup de pied dans la fourmilière asséné par la justice. Beaucoup en feront les frais, c’est certain. Il n’en demeure pas moins que cette chirurgie à vif était nécessaire parce que des médecins en sont arrivés avec la plus parfaite bonne conscience à implanter un matériel périmé chez leurs patients, et parce qu’ils ont fait l’amour avec les fournisseurs de stents. Et aujourd’hui, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), qui a financé tout cela, se trouve au bord d’un gouffre financier qui menace non seulement les retraités, mais tout le pays.</p>
<p>Cette affaire a donc pour enjeu beaucoup plus que l’emprise que les médecins entretiennent sur les esprits de leurs patients, ou la concurrence parfaitement déloyale qu&rsquo;ils ont exercée contre leurs collègues respectueux des valeurs médicales. Et d’autre part, malgré son ampleur, elle ne représente que peu de choses par rapport à la partie immergée de l’iceberg, les appels d’offres publics du marché des hôpitaux, depuis l’époque de Ben Ali.</p>
<h3>Quid de l’activité privée complémentaire ?</h3>
<p>Pour peu qu’il continue dans cette voie, l’Etat tunisien tient donc là une occasion inestimable d’éponger une partie non négligeable du déficit financier du pays, et de rétablir la confiance internationale dans la rigueur et l’efficacité de nos institutions.</p>
<p>Toute la question est donc de savoir si les autorités surmonteront la complaisance dont les fonctionnaires ont depuis toujours bénéficié dans ce pays. Le plus difficile n’est en effet pas de récupérer l’argent public sur les malfrats, cela est toujours possible du moment que la volonté politique ne fait pas défaut. Simplement, il faut que l’Etat se débarrasse des clichés réducteurs qui attribuent le mal au seul secteur libéral, et s’attaque aussi à sa racine dans l’hôpital public, dont le fil directeur se nomme l’activité privée complémentaire (APC).</p>
<p>Mais bravo tout de même au chef du gouvernement Youssef Chahed ! Grâce à lui le citoyen sera plus en sécurité dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, ce qui est déjà en soi, énorme.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cash ou omerta : Un dilemme de cardiologue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 08:03:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[fraude fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un célèbre cardiologue, qui s’est fait voler une grosse somme d’argent cash de sa voiture garée au parking d’une clinique privée, fait-il profil bas ? Explications… Par Dr Mounir Hanablia * Récemment, un cardiologue bien connu de la nouvelle génération, de ceux qui dans la capitale sont montés comme une fusée dans le firmament de...</p>
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<p><em><strong>Pourquoi un célèbre cardiologue, qui s’est fait voler une grosse somme d’argent cash de sa voiture garée au parking d’une clinique privée, fait-il profil bas ? Explications…</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-117146"></span></p>
<p>Récemment, un cardiologue bien connu de la nouvelle génération, de ceux qui dans la capitale sont montés comme une fusée dans le firmament de la profession, et qui, et c’est malheureusement loin d’être la règle, disposent de la confiance des gens de leur région, malgré son implication dans l’affaire que l’on sait, s’est retrouvé du côté des victimes. Nous l’appellerons pour des raisons d’opportunité, Dr Medica.</p>
<p>Le Dr Medica a donc constaté que sa voiture stationnée dans le parking du sous-sol de la clinique où il a l’habitude d’exercer, avait été forcée, et qu’une somme importante en argent liquide en avait disparu. Ce n’est certes pas la première fois que ce genre de chose puisse arriver, et les imprudents qui pensent qu’il existe sur cette planète un endroit sécurisé s’aperçoivent un jour ou l’autre de l’étendue de leurs illusions.</p>
<p><strong>Le voleur était décidément bien informé</strong></p>
<p>Mais ce qui confère un premier aspect singulier à cette affaire, c’est que le parking de cette clinique est à priori un endroit où l’accès est réellement interdit au public, où des gardiens sont postés, et où des caméras de surveillance webcam en filment en permanence les quatre recoins. Des webcams qui d’ailleurs, comme dans toutes les cliniques de la capitale, sont semées à tout bout de champ depuis  bien avant l’apparition du terrorisme, et dont on finit par se demander si finalement cette obsession de l’image ne soit pas liée plus qu’à des impératifs professionnels ou sécuritaires, à un certain voyeurisme.</p>
<p>En effet, il faudrait déjà définir si les couloirs des établissements  de soins privés soient ou pas des espaces publics, et si l’usage de films ou de photos sans l’assentiment du public n’obéisse pas lui aussi à certaines considérations juridiques, comme il est d’usage dans les pays évolués où le public se montre depuis longtemps soucieux du respect de ses droits, même après l’avènement du terrorisme.</p>
<p>Toujours est il que dans un tel établissement, une personne a réussi à ouvrir par effraction la voiture d’un médecin, c’est dire qu’elle était au courant de ses habitudes, de l’emplacement exact de sa voiture, de l’argent qui y avait été entreposé ce jour-là, et assez au fait des défauts de surveillance dans le parking (il y en a toujours) pour y perpétrer son forfait sans se faire repérer.</p>
<p>En principe une telle affaire survenue dans ces conditions là n’est pas longtemps tenue secrète parmi les agents de la clinique, dès lors qu’une plainte est déposée auprès de la police, et que celle-ci agit pour établir la vérité en procédant parmi le personnel aux interrogatoires d’usage .</p>
<p>Et c’est là qu’apparaît la deuxième réalité étrange, alors même qu’on  se serait attendu à ce que sa fureur n’eût eu d’égal que son souci de récupérer son argent, une somme considérable à ce qu’on en a dit, le Dr Medica a choisi de faire profil bas en jouant le jeu de la discrétion.</p>
<p>Selon le personnel de la clinique, dont beaucoup passent la plus grande partie de leur temps de travail à rapporter les cancans et à colporter les bruits, vrais et faux, il aurait été soucieux de ne pas fournir de sujet de satisfaction à ses dépens. A qui? C’est une question qui mérite d’autant plus d’être posée qu’il a jugé le silence plus important que l’argent qui lui avait été dérobé.</p>
<p><strong>Des affaires à n&rsquo;en plus finir </strong></p>
<p>C’est que le Dr Medica est déjà sous le coup d’une condamnation de son Ordre Professionnel à laquelle il n’a échappé que grâce à un recours juridiquement contestable susceptible d’être remis en question. Et il fait l’objet, tout comme ses collègues  impliqués, d’une enquête judiciaire suite à la plainte en pénal déposée par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans l’affaire des stents périmés.</p>
<p>Le Dr Medica, dans ce contexte particulier, a donc estimé que la perte financière serait pour lui un moindre mal par rapport à une éventuelle publicité autour de cette affaire, du moment qu’il apparaîtrait, à l’instar d’un grand seigneur de la terre de ses ancêtres, l’Andalousie, plus soucieux de sa fierté et de son orgueil, que de ses sous.</p>
<p>C’est évidemment une explication possible, quoique tous ceux qui connaissent le personnage savent très bien combien la comptabilité tienne à ses yeux une place importante, en particulier lorsqu’il s’agit des patients que ses collègues ont reçus dans les cliniques, pendant ou en dehors de leurs gardes, ainsi d’ailleurs que les dénonciations de son propre fait auprès des directoires médicaux relatives aux accointances des médecins, afin de les faire écarter des tableaux de garde, si et seulement si, il estime celles-ci contraires à ses propres intérêts.</p>
<p>Connu pour rapporter les ragots malveillants, qu’il n’hésite pas à déverser sur le compte de ses collègues, auprès des milieux de la profession, afin de détourner leurs correspondants de toute velléité de collaboration avec eux, sans doute un péché de jeunesse, issu de son inexpérience, il ne s’est pas fait que des amis.</p>
<p>Prétendre donc que la montée en flèche du Dr Medica ne se soit pas faite dans le respect des règles serait un euphémisme; il a joué des coudes et des épaules pour se faire sa place au soleil; il s’est impliqué dans un scandale avec les fournisseurs de stents, et il n’a pas apprécié à leur juste valeur les conséquences de ses actes. Et, de la satisfaction que ses détracteurs retireraient de son infortune, il ne se préoccuperait normalement pas beaucoup, ce n’est ni dans ses habitudes ni dans son caractère.</p>
<p>Par contre, on peut considérer que dans la situation difficile qu’il traverse, il ne se soit  fait discret que pour une seule raison, celle de ne pas attirer l’attention des autorités sur le fait qu’il disposât de sommes importantes en cash transportées dans sa voiture. A quelles fins? Dans les pays européens et en Amérique du Nord, les transactions ne se font presque plus en argent liquide, ceux qui en détiennent de grosses sommes se font immédiatement remarquer et suspecter soit comme terroristes, soit trafiquants de drogue.</p>
<p><strong>La fraude fiscale dans le milieu médical</strong></p>
<p>En Tunisie, depuis la loi des finances 2017 et la mise sous tutelle de la comptabilité financière issue des prestations médicales dans les établissements  par leurs administrations, les chiffres d’affaires réalisés par les médecins dans les cliniques sont automatiquement communiqués à l’administration fiscale.</p>
<p>Cette nouvelle réglementation qui fait des services financiers des cliniques de véritables collecteurs d’impôts agissant pour le compte des finances de l’Etat, auxquelles ils fournissent les retenues à la source et l&rsquo;information nécessaire sur des contribuables, a poussé beaucoup d’établissements à ne plus régler les honoraires des médecins que grâce à des chèques bancaires, desquels les retenues à la source auraient été soustraites.</p>
<p>Mais la réglementation ignore cependant un fait capital : les médecins grands actionnaires ou gros clients dans les cliniques disposent d’une autorité suffisante sur le personnel pour que leurs propres comptabilités, celles de leurs proches ou de leurs amis, ne soient communiquées que dans le sens exigé en fonction de leurs propres volontés.</p>
<p>C’est ainsi qu’il existe désormais deux catégories d’honoraires dans les établissements de soins privés: celles qui sont payées par chèques sur lesquels une retenue à la source a été effectuée et communiquée à l’administration fiscale; et celles  payées en cash, dont leurs bénéficiaires disposent de tout le loisir pour ne pas les révéler au fisc.</p>
<p>A partir de là, l’attitude du Dr Medica devient plus compréhensible, ainsi que les tenants et aboutissants de sa gymnastique sémantique: fierté et orgueil ne sont plus que des néologismes issus d&rsquo;une manipulation de langage utilisée par un membre de la classe dominante, visant à masquer une crainte justifiée  de voir l’administration fiscale se mêler d’une situation déjà singulièrement rendue complexe  par l’affaire des stents périmés, et surtout de mettre à jour des complicités avec la direction financière de la clinique en vue de dissimuler une partie des revenus dus aux finances de l’Etat.</p>
<p>Evidemment, comme le cambrioleur est une personne qui connaissait tout de sa victime, il est fort probable que lui-même ou son commanditaire n’ignoraient pas non plus le caractère illégal de ces sommes payées en cash, ainsi que la répugnance de la victime à porter plainte, une fois le forfait découvert.</p>
<p>Cela signifie une évidence, on ne peut pas ignorer au sein de l’établissement l’identité d&rsquo;un coupable ayant opéré sous le nez des webcams, et renseigné par une personne sachant parfaitement le moment où le médecin avait récupéré son argent auprès des services financiers de la clinique, et de quelle sommes importantes il disposait, ni du fait qu&rsquo;il les avait déposées à cette heure là dans sa voiture; une personne sans doute parfaitement au courant des cuisines financières de l&rsquo;établissement, tenues secrètes, disposant des complicités nécessaires à l’accomplissement de certaines sales besognes, et sachant parfaitement la répugnance qu’il y aurait à y incriminer la police et la justice.</p>
<p>Ce n’est évidemment qu’une théorie, mais une théorie plausible basée sur des faits réels. Et jusqu’à preuve du contraire, une personne détentrice de grosses liquidités qui se fait dévaliser et se révèle avant tout soucieuse de discrétion, n’est pas une personne en règle, pour ne pas dire honnête.</p>
<p>Voilà où en est arrivée la pratique médicale en Tunisie. Et il est vrai que des choses étranges qu’on ne soupçonnait pas, commencent à y faire surface, à l’instar il y a quelques jours de cette sommité médicale arrêtée à la tête d’un gang de malfaiteurs détournant des produits de chimiothérapie d’un hôpital public pour les revendre dans le secteur privé.</p>
<p><strong>Connections financières et appuis politiques</strong></p>
<p>Il demeure bien évidemment toujours difficile de suspecter toutes les complicités et toutes les combines plus ou moins régulières qu’un établissement puisse dissimuler dans son fonctionnement quotidien, à l&rsquo;abri de ses services administratifs durant des années. Et on se posera toujours la question de savoir quelle mission le Dr Medica comptait accomplir avec cette importante somme d&rsquo;argent. A qui était il en réalité destiné? Et cet argent peut il avoir une autre source que la clinique?</p>
<p>C’est aussi une possibilité: cela fait plus d’une année que la justice s’attache à établir les connexions financières entre certains cardiologues impliqués dans le scandale des stents périmés, et leurs fournisseurs.</p>
<p>La crainte maquillée en orgueil du Dr Medica aurait donc d&rsquo;autant plus ce qui pourrait la justifier; et même en toute rigueur. Mais comme l’a si bien dit Pasolini, comme toujours, c’est dans les mots seuls qu’on a décelé les symptômes. La chance, quelques indiscrétions, quelques phrases hors de propos, des néologismes utilisés en dehors de leur contexte, des affaires en cours relativement à l’usage de matériel périmé, et on peut très bien se faire une idée assez exacte de certaines réalités dans des milieux des plus fermés dont seule une poignée de décideurs triés sur le volet tirent les ficelles, et pas toujours en accord avec les lois.</p>
<p>Seuls des appuis politiques nécessaires assureraient leur survie, au prix de quelques concessions sémantiques en rapport avec le changement de la conjoncture politique: au lieu de développement, il faut désormais dire démocratie; au lieu de RCD il faut désormais dire majorité parlementaire; au lieu de clientèle importante, il faut dire compétence professionnelle. Et si le public exige d’être bien soigné, il doit d’abord être suffisamment au fait du langage utilisé, et bien renseigné, et dans le domaine médical, cela ne signifie nullement être informé des erreurs médicales et de leurs conséquences fâcheuses uniquement, mais aussi de l’exercice du pouvoir médical dont les compétences ne sont que l’un des reflets.</p>
<p>C&rsquo;est à partir du moment où le public pourra faire la différence entre vraies compétences, et compétences factices, que la dégradation de la pratique médicale sera définitivement stoppée.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Affaire des stents : Les médecins fautifs ont-ils été sanctionnés ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Sep 2017 10:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de la Santé]]></category>
		<category><![CDATA[ordre des médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Aïdi]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11224" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Medecins1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Lettre ouverte à monsieur le ministre de la Justice a propos du scandale des stents périmés impliquant plusieurs médecins cardiologues et cliniques privées.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-113395"></span></p>
<p>Excellence,</p>
<p>La justice doit demeurer indépendante, c’est un fait, et nul ne peut s’immiscer dans l’exercice souverain de son autorité. Cependant, dans son fonctionnement, la justice est elle-même astreinte à des règles relevant évidemment du droit qu’elle est chargée d’appliquer et d’exécuter. En particulier quand il s’agit de questions où l’opinion publique s’estime particulièrement impliquée et concernée.</p>
<p><strong>L’attentisme suspect du ministère de la Santé</strong></p>
<p>Depuis l’apparition du scandale des stents actifs, il y a un peu plus d’un an, un certain nombre de questions se sont posées sur les plans juridique et ordinal, sinon judiciaire, auxquelles la profession médicale n’avait pas l’habitude d’être confrontée.</p>
<p>Que l’on s’en souvienne, cette histoire avait éclaté dans un contexte politique assez particulier, après plusieurs mois d’affrontements entre le ministre de la Santé de l’époque, Said Aidi, et les syndicats de la fédération de la santé publique, membres de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui l’avaient accusé de dissimuler la vérité relativement à l’utilisation de prothèses cardiaques périmées dans des établissements privés. Puis ces accusations avaient été relayées par le secrétaire général d’un parti politique, médecin de profession (Dr Lotfi Mraïhi, Union populaire républicaine, Ndlr), qui avait décidé de saisir l’Instance nationale de la lutte contre la corruption (INLCC), relativement à l’attitude selon lui attentiste, donc suspecte, du ministère de la Santé publique, et celle-ci avait transmis le dossier à la Justice.</p>
<p>Parallèlement à cela, la Caisse nationale d’assurances maladie (Cnam), qui était également concernée en premier lieu par le scandale, décidait de porter plainte contre X auprès de la justice pour escroquerie, faux et usage de faux, corruption, exercice illégal de la médecine.</p>
<p><strong>L’attitude inhabituelle de l’Ordre des médecins</strong></p>
<p>Concomitamment, en plus de sanctions administratives contre les médecins fonctionnaires hospitaliers, se rapportant – pour quelques uns seulement – à la suppression du droit de pratiquer leurs activités privées, une procédure ordinale était mise en route contre les médecins impliqués, qui devait aboutir à des condamnations avec suspension de toute activité dans le cathétérisme, allant de 6 mois à 3 années.</p>
<p>Habituellement, quand un médecin se rend coupable d’une faute grave, sinon inexcusable, il est simplement condamné à une interruption d’activité professionnelle, dont la durée est proportionnelle à la gravité de la faute, et qui peut aller jusqu’à la radiation à vie.</p>
<p>En fait l’Ordre des Médecins devait prendre une attitude tout à fait inhabituelle et assez peu compréhensible, celle de différencier la responsabilité des médecins poursuivis, dans et hors de leurs cabinets de consultations, la seconde étant seule dans le cas présent passible de sanctions ordinales.</p>
<p>Or, la responsabilité médicale a toujours été une et indivisible tout autant au regard de la déontologie médicale que de celle de justice, et quand il y a une faute commise, c’est le médecin en tant que tel qui est sanctionné, et non pas le manquement à un point précis de ses devoirs professionnels.</p>
<p>L’autre anomalie de la sanction ordinale a été la différenciation des peines pour des fautes de nature et d’importance semblable, engendrant les conditions juridiques d’une injustice caractérisée, dont les médecins sanctionnés ne se sont pas fait faute de dénoncer le caractère arbitraire.</p>
<p><strong>Des sanctions fort complaisantes </strong></p>
<p>Des médecins coupables en toute certitude de manquements graves et répétés à leurs obligations professionnelles, passibles de poursuites judiciaires, sont donc devenus les victimes d’une injustice qui leur a donné l’opportunité de faire appel de condamnations ordinales, qui, quoique lourdes sur le plan symbolique, avaient toutefois été en réalité fort complaisantes, en ne remettant pas en cause leur droit d’exercice professionnel dans leurs propres cabinets médicaux.</p>
<p>Si l’Ordre des Médecins avait agi ainsi uniquement pour donner le change aux yeux d’une opinion publique indignée, dont il subissait, par le biais des médias, des pressions considérables, il n’aurait sans doute pas pris des décisions différentes.</p>
<p>L’instance ordinale au moment suprême s’est révélée soucieuse de sauvegarder des intérêts aussi diffus qu’intriqués, mais dans le même temps, elle en a ignoré d’autres, évidemment en premier ceux des médecins qui ne recourent pas à ces moyens là qu’on s’est obstiné à qualifier de fautes, sans doute en s’inspirant du code du travail… Mais la loi tunisienne a donné la possibilité au médecin tunisien, souvent prompt à dénoncer l’attitude prétendument hostile de la justice à son égard, de faire appel de décisions relevant de la discipline ordinale.</p>
<p>Il s’agit là sans doute de la réminiscence d’époques où l’autorité politique, établie grâce à un parti unique puissant et omnipotent, prétendait régenter la vie du pays, en particulier en rognant sur les prérogatives des corps intermédiaires, et en en sapant le pouvoir. Et c’est un fait, le simple pourvoi en appel auprès des instances judiciaires possède un caractère suspensif des sanctions ordinales. C’est d’ailleurs en suivant cette procédure là que la brochette de cardiologues, bien que reconnus coupables par leur instance ordinale, continuent d’exercer et de prospérer en ces temps difficiles, sans que les sanctions professionnelles prises à leur encontre n’eussent eu une quelconque portée pratique sur leurs activités. Mais… leur pourvoi en appel contre la décision judiciaire, auquel ils doivent la poursuite normale de leur exercice, était-il en réalité juridiquement recevable?</p>
<p>Il est permis de se poser la question du moment qu’une information judiciaire avait déjà été ouverte contre un certain nombre de médecins, suite aux poursuites pénales qui suivent toujours leur cours, que la Cnam avait initiées par sa plainte auprès de la juridiction pénale.</p>
<p>Et c’est un fait, la procédure d’appel en civil, contre la condamnation ordinale, concerne une affaire et des faits en voie d’instruction auprès de la justice pénale. Des faits établis d’une manière indiscutable, dont les auteurs, également connus et répertoriés, ont d’ailleurs, pour quelques uns parmi eux, à ce point publiquement et hautement revendiqué du bien-fondé de leurs actes au nom de supposées études scientifiques, que le caractère volontaire en est déjà fort probable. Seule la signification en resterait à établir, ainsi que le suggérerait la teneur de l’accusation.</p>
<p><strong>Un cas caractérisé de conflit de juridictions </strong></p>
<p>Est-ce que la <em>«faute médicale»</em> était ou non volontaire? Et dans le cas où elle le serait, aurait-elle été commise avec à la clé une contrepartie financière? C’est évidemment ce que la justice s’attache inlassablement, à établir.</p>
<p>Mais voilà, le fait est là, une même affaire ne peut être jugée deux fois devant des juridictions différentes, et l’information judiciaire ouverte devant la juridiction pénale par la Cnam aurait normalement dû interdire tout recours de la sanction ordinale devant la juridiction civile puisqu’il s’agit de la même affaire.</p>
<p>Il semble qu’il existe là un cas caractérisé de conflit de juridictions, d’autant plus malvenu que non seulement il fait échapper des «fautifs» reconnus comme tels par leur instance professionnelle, à toute forme de sanction, du moins jusqu’à présent, mais qu’il sape également le prestige de l’Ordre des Médecins, désormais considéré par beaucoup de ses adhérents comme «un machin» folklorique, et naturellement aussi la confiance du public dans l’honnêteté du corps médical. Mais surtout, à une époque où le citoyen déçu devient de plus en plus désengagé et dépolitisé, il contribue encore plus à cette désaffection de la chose publique, et, pourquoi ne pas le dire, à ce sentiment, malheureusement de plus en plus ancré au sein de la psyché collective, que certaines catégories sociales ou professionnelles n’obéissent pas aux mêmes lois auxquelles le commun des mortels obéit.</p>
<p>Ce traitement, que d’aucuns jugent préférentiel, de fautifs reconnus comme tels par leur juridiction ordinale contribue par ailleurs à nourrir des rumeurs suffisamment malveillantes, distillées évidemment par les ennemis du pays, pour écorner la confiance que beaucoup de citoyens accordent toujours à l’Etat et aux instances judiciaires.</p>
<p>Mais le plus grave, c’est que cette impunité qu’il faut bien jusqu’à preuve du contraire qualifier comme telle, contribue à susciter chez les concernés un sentiment de totale impunité de mauvaise aloi pour l’avenir, alors même que l’affaire en pénal n’a pas encore été jugée, et qu’elle nourrit même chez eux un comportement insouciant, sinon arrogant, les poussant à s’afficher publiquement sur des films et des photos réalisés dans des congrès médicaux à l’étranger, qu’ils avaient pu joindre, toujours au nom de la science, en bénéficiant de prises en charges totales accordées entre autres par l’autre groupe professionnel impliqué dans le scandale, celui des fournisseurs de stents.</p>
<p>Il serait donc à tout le moins bienvenu de s’assurer qu’en ayant ouvert aux médecins fautifs une voie du recours contre la condamnation ordinale, la justice ne leur eût pas involontairement concédé une faveur totalement inappropriée par rapport à la gravité avérée de ce qui demeure, pour le moment et malgré leur caractère répétitif, de simples fautes professionnelles, par le biais d&rsquo;un impondérable conflit de juridictions.</p>
<p>Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/10/affaire-des-stents-les-medecins-fautifs-ont-ils-ete-sanctionnes/">Affaire des stents : Les médecins fautifs ont-ils été sanctionnés ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Cardiologie: La dolce vita des poseurs de stents périmés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 06:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chiens aboient, les gens trépassent, mais les cardiologues tunisiens passent, en particulier ceux qui avaient implanté des stents périmés à leurs patients. Par Dr Mounir Hanablia * Certains cardiologues tunisiens sont de véritables globe-trotters, c’est le moins qu’on puisse dire. Il y a parmi eux un petit noyau de praticiens fort connus, fort cossus,...</p>
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<p><em><strong>Les chiens aboient, les gens trépassent, mais les cardiologues tunisiens passent, en particulier ceux qui avaient implanté des stents périmés à leurs patients.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-111860"></span></p>
<p>Certains cardiologues tunisiens sont de véritables globe-trotters, c’est le moins qu’on puisse dire.</p>
<p>Il y a parmi eux un petit noyau de praticiens fort connus, fort cossus, qui se rendent plusieurs fois l’an, bien sûr au frais des fournisseurs de stents et des grandes boîtes pharmaceutiques, à Hong-Kong, Singapour, Mumbai, San Francisco, Johannesburg…</p>
<p>Ils vont, évidemment, s’informer à la petite semaine sur les dernières innovations cardiologiques, avec mesdames, dont, honni soit qui mal y pense, il ne faille nullement considérer que leurs principaux pôles d’intérêts ne dépassent pas les adresses des diamantaires du coin.</p>
<p>Cela, tout le monde le sait, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle leurs cabinets et leurs consultations hospitalières sont pleines. Ce sont en effet les meilleurs, ceux dont la science soit aussi infuse et profuse, que diffuse.</p>
<p><strong>Les globe-trotters du stéthoscope </strong></p>
<p>Pourtant ce que l’on ignore ce sont toutes les tribulations que nos voyageurs rencontrent durant leurs pérégrinations planétaires. Ainsi, lors de la célèbre éruption du volcan au nom imprononçable de Eyjafjallajokull, en 2010, plus connu sous le nom un peu moins viking d’Eyjafjull, ou simplement comme l’ont nommé les journalistes, qui ont déjà assez de problèmes, de volcan islandais, dont les cendres recouvrirent la moitié de l’Europe, au point d’interrompre la navigation aérienne, nos pèlerins de la science, bloqués à Munich, à moins que ce ne fût Budapest, se trouvèrent dans l’obligation de louer des minibus pour joindre Gênes et prendre le bateau pour regagner les rivages hospitaliers de notre beau pays.</p>
<p>Il faut à cet égard rendre hommage à leurs sociétés hôtes qui, quoique faisant face à des frais supplémentaires conséquents, ont rapidement pris les bonnes dispositions nécessaires au rapatriement en toute sécurité d’aussi illustres personnages. Mais il ne s’agissait là que d’une éruption volcanique. Et parfois ce sont les réalités géostratégiques que de simples organisateurs de symposiums ignorent allègrement en invitant nos illustres collègues, toujours aussi avides de connaissances.</p>
<p>Comment oublier ce déplacement à Beyrouth en 2006 de 80 cardiologues tunisiens pour assister à un colloque sans doute inoubliable, naturellement et comme d’habitude, aux frais du prince.</p>
<p>Deux jours après le retour de nos héros au bercail, l’armée israélienne déclenchait une guerre aérienne de 33 jours contre le Liban, après l’enlèvement par le Hezbollah de quelques uns de ses soldats, et naturellement, l’aéroport de Beyrouth fut inutilisable pendant plusieurs semaines. Nos braves cardiologues avaient cette fois pris de vitesse le dieu Mars de la guerre, sans doute grâce à un coup de pouce de la déesse Fortune. Mais ce n’est pas tout…</p>
<p><strong>Au «congrès des soldes»</strong></p>
<p>Le 11 septembre 2001, d’aucuns s’étaient trouvés coincés à Washington à l’occasion du congrès de l’America Society of Cardiology, et en janvier 2011, alors que le trône du dictateur Ben Ali vacillait et que le désordre gagnait le pays, nos grands professionnels, toujours aussi absorbés par les affaires de cœur, assistaient aux Journées européennes de cardiologie qui comme chaque année étaient tenues à Paris pour remercier surtout ceux qui donnaient dans leurs propres pays à la cardiologie française l’occasion de faire étalage d’un rayonnement qu’elle ne pourrait jamais, malgré son très haut niveau, avoir dans les congrès anglophones.</p>
<p>De méchantes langues avaient pris l’habitude de nommer ces journées «<em>le congrès des soldes</em>», sans doute à cause des préoccupations pour une fois beaucoup plus terre-à-terre de ceux qui y assistaient, et qui y trouvaient l’occasion de renouveler des gardes robes aussi fournies qu’élégantes.</p>
<p>Cependant le sang coulait dans les rues de Tunis, le dictateur prenait la fuite, mais apparemment derrière les murs du palais du congrès, de la porte Maillot, les bruits feutrés en provenance du monde extérieur conféraient aux événements une impression d’irréalité, d’aucuns ont bien songé à prendre l’avion (l’auraient-il pu d’ailleurs?) pour regagner le pays , mais côté cœur, les détonations et les râles avaient toujours été assourdis par les bruits audibles aux stéthoscopes, on n’a généralement jamais considéré que tous ces événements eussent pu abattre le régime auquel beaucoup devaient tout, ou bien même méritassent une quelconque attention, et en 2008 lors de la révolte du bassin minier, on n’en avait pas fait un plat.</p>
<p>Comme d’habitude, les fournisseurs de stents, transformés à l’occasion en preneurs en charge, avaient continué à s’activer comme ils l’avaient souvent fait, en installant ces messieurs dames dans les établissements hôteliers à leurs goûts, ou en en déménageant si tant est qu&rsquo;ils n’eussent pas trouvé grâce à leurs yeux, puis en les invitant à manger et à dîner dans des restaurants cotés.</p>
<p>Mais ce qu’ils redoutaient le plus c’était de s’aventurer avec l’un ou l’autre groupe sur les Champs-Elysées, aux sollicitations desquels ils se trouveraient pressés d’accéder afin d’épancher des soifs aussi subites qu’inextinguibles entre un bistrot et un autre. Et plus encore, retourner tout ce beau monde passablement désorienté vers le havre sécurisé de l’hôtel. Car que ces choses là se passassent dans les hôtels de résidence, eusse pu paraître encore comme un moindre mal, comme à Singapour, la ville des lions, face aux notes de consommation signées sur la facture à l’insu de l’hôte généreux et à son nom par des invités assez audacieux, et que celui-ci découvrirait en réglant la note au moment du départ, on imagine bien dans quelles dispositions. Mais mieux valait encore cela qu’une fracture à Athènes.</p>
<p>D’aucuns auraient même consenti à calmer les solitudes irrépressibles nocturnes des invités solitaires, et de la meilleure manière, pour les garder en chambre. Mais ce sont là des choses qui relèvent de l’art de l’hospitalité en particulier quand il s’agit des contraintes du business.</p>
<p>Et certains cardiologues, ceux évidemment qui ont la cote auprès du public, constituent une véritable poule aux œufs d’or qu’il est de l’intérêt de toute l’industrie médicale de ménager. Même quand il s’agit de les amener à Barcelone, une semaine après le massacre des Ramblas, assister au Congrès Européen, et peut-être, pour les plus intelligents, à la marche contre le terrorisme organisée en présence du Roi Felipe d’Espagne.</p>
<p>Les chiens aboient, les gens trépassent, mais les cardiologues passent, en particulier ceux que l’instance ordinale a suspendus il y a un an, ou contre lesquels une information judiciaire a été ouverte, mais qui continuent néanmoins d’exercer paisiblement et de jouir de la confiance du public, de leurs collègues, et bien sûr des centres de soins privés.</p>
<p><strong>Un club de gens huppés</strong></p>
<p>Après cela on commencera sans doute à comprendre comment pendant des années autant de stents périmés eussent été impunément implantés, et les raisons pour lesquelles il se soit trouvé des experts pour dire qu’aucune étude, scientifique bien entendu, n’en eût démontré la nocivité.</p>
<p>Mais c’est aussi comme cela que les solidarités professionnelles les plus solides se constituent dans le milieu, celles face auxquelles les éventuels intrus ne trouveraient, à défaut de maisons closes, que des portes barricadées; au nom de la rentabilité.</p>
<p>Et quand on dit intrus, dans le sens du Gringo au Mexique, cela signifie autant les collègues qui s’installent dans le privé sans être parrainés, que ceux qui dérangent, pour une raison ou pour une autre, l’une de ces personnalités exquises, ou qui ne disposent pas de la carte Visa Gold.</p>
<p>Autrement dit, ces solidarités là sont les mêmes constitutives d’un club de gens huppés dont les abords sont cloisonnés; à la différence près que ce club privé là soit financièrement alimenté pour une bonne part de son activité par les cotisations sociales issues de monsieur tout le monde. Sans que quiconque ne s’en offusque.</p>
<p>Beaucoup sont néanmoins convaincus qu’un laboratoire qui renouvelle sa garde robe à une sommité ne fasse en réalité que son devoir, et que ce soit là le prix à payer pour jouir de la sécurité d&rsquo;une médecine de qualité.</p>
<p>C’est un peu le même raisonnement, forcément limité, du client, prétendant dans le restaurant où il est servi, ne pas vouloir savoir ce qui se passe dans les cuisines. Il devrait pourtant !</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
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		<title>Pr. Boubaker Zakhama, le parrain des cardiologues tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2016 08:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[ordre des médecins]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage au professeur Boubaker Zakhama, homme de cœur sans être cardiologue, qui soutient ses collègues dans les situations difficiles. Par Dr Mounir Hanablia * Le professeur Boubaker Zakhama, le grand pneumologue, est un monument de la profession médicale tunisienne qui n’a cessé d’œuvrer pour le triomphe de la médecine libérale dans notre pays et, Dieu...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-77405 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/12/Boubaker-Zakhama.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Hommage au professeur Boubaker Zakhama, homme de cœur sans être cardiologue, qui soutient ses collègues dans les situations difficiles. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-77403"></span></p>
<p>Le professeur Boubaker Zakhama, le grand pneumologue, est un monument de la profession médicale tunisienne qui n’a cessé d’œuvrer pour le triomphe de la médecine libérale dans notre pays et, Dieu sait, avec l’énergie qui est la sienne, combien il a réussi brillamment; il a accompli l’exploit de créer en l’espace de dix ans deux immenses et belles cliniques qui comptent parmi les fleurons de la médecine du pays : la Clinique Les Berges du Lac et la Clinique Carthagène, deux réussites absolument extraordinaires qui ont accueilli de nombreux patients et rendu un grand service à nombre de malades en particulier dans le domaine de la cardiologie interventionnelle et de la chirurgie cardiaque où elle sont devenues des références nationales et internationales puisque de nombreux Libyens et Algériens s’y sont fait soigner.</p>
<p><strong>Les stents périmés ? Une simple erreur technique</strong></p>
<p>Par ailleurs, en matière de gestion financière la Clinique Les Berges du Lac a longtemps constitué un exemple de rigueur de gestion pour tous les autres établissements puisque des audits financiers réguliers pratiqués à la demande de tous les grands actionnaires pouvaient à tout moment apporter des renseignements sûrs sur la situation financière de l&rsquo;établissement. Et mis à part cela, le professeur Zakhama a toujours fait preuve de grandes qualités humaines en n’hésitant pas à soutenir ses collègues dans les situations difficiles quelles que soient les raisons et il faut dire que récemment, à la clinique Carthagène, il l’a encore prouvé en accueillant dans son établissement les cardiologues condamnés par le conseil de discipline de l’Ordre des Médecins pour des manquements graves à l’éthique professionnelle dans l’affaire des stents périmés, au sein de son unité de cathétérisme, malgré l’interdiction d’activité les frappant, tout en leur confiant la responsabilité des gardes des urgences.</p>
<p>Il faut rappeler, à cet égard, que le professeur Zakhama a été le seul Dirigeant des établissements privés à affirmer publiquement à la télévision que l’utilisation des stents périmés avait été une simple erreur technique et non pas un acte volontaire, mais il faut croire qu’il n’a pas été entendu; et il faut aussi dire que ces cardiologues là le lui rendent bien, eux qui, en dépit de tous les malheurs qui les ont frappés, continuent de bénéficier de la confiance intangible de leurs collègues dans toute la Tunisie, au point de se voir confier leurs patients en toute sécurité afin de leur administrer les soins que leurs états nécessitent avec la plus grande diligence et l’efficacité la plus attentionnée.</p>
<p><strong>Symbiose totale entre médecins et cliniques privées</strong></p>
<p>Et il s’agit vraiment là d’un exemple rare et concret de collaboration entre les médecins et les structures dans lesquelles ils exercent, et cette symbiose est à ce point totale que les médecins dans l’adversité ont oublié tous les différents qui les opposaient, et Dieu sait s’il y en avait.</p>
<p>Tous ensemble et unis conformément à l&rsquo;article 49 du code de déontologie, ils n’hésitent pas à utiliser dans le cathétérisme le matériel à leur disposition même lorsque des problèmes techniques en rendent l&rsquo;usage hasardeux, le dévouement de ces médecins pour soigner dans ces conditions difficiles la rentabilité de l’établissement où ils exercent est d’autant plus remarquables qu’aucun contrat ne les y lie; c’est que l’entretien d’une table de cathétérisme coûte très cher et l’établissement ne pourrait se permettre même avec une qualité d’image défectueuse dans le cathétérisme, un arrêt prolongé de l’activité pour effectuer les réparations nécessaires, et attendre l’arrivée des ingénieurs venus d’Atlanta diagnostiquer l’origine de la panne, tant bien même les pièces de rechange seraient déjà à disposition.</p>
<p>Il faut reconnaître que la qualité des soins a toujours été une des plus grandes préoccupations du professeur Boubaker Zakhama, et tout le monde s’accorde à reconnaître l’excellence de l’initiative dont il a été l’auteur en faisant placarder sur les murs de l’établissement un appel aux cadres para médicaux les invitant à rapporter toute anomalie dont ils seraient les témoins et leur promettant pour ce faire, l’impunité la plus totale, sauf si bien évidemment il se fût agi d’un grave manquement aux obligations professionnelles; c’est que la direction a compris que sans la collaboration de tous, l’amélioration de la qualité des soins au sein de la clinique demeurerait un vain mot.</p>
<p>Hommage donc au professeur Boubaker Zakhama, cet homme de cœur sans être cardiologue, ce meneur d’hommes de la Clinique Carthagène, fils de la Carthage punique.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/31/pr-boubaker-zakhama-le-parrain-des-cardiologues-tunisiens/">Pr. Boubaker Zakhama, le parrain des cardiologues tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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