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	<title>Archives des catastrophes climatiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des catastrophes climatiques - Kapitalis</title>
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		<title>Fin des dogmes économiques et ruptures irréversibles &#124; Quelle réponse ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 06:44:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie contemporaine exige une refondation intellectuelle : non plus une science des équilibres, mais une économie des transitions.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/fin-des-dogmes-economiques-et-ruptures-irreversibles-quelle-reponse/">Fin des dogmes économiques et ruptures irréversibles | Quelle réponse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les cycles économiques ont longtemps fourni aux décideurs publics une boussole rassurante, en leur donnant le sentiment de maîtriser une mécanique prévisible. Mais l’histoire récente en a démontré l’obsolescence : la régularité cyclique a cédé la place à une turbulence structurelle. Face à ce basculement, persister à gouverner avec les dogmes du XIXᵉ et du XXᵉ siècles revient à affronter un tsunami de mutations sociales avec des certitudes friables. L’économie contemporaine exige une refondation intellectuelle : non plus une «science des équilibres» figés, mais une </em></strong><strong><em>économie des transitions</em></strong><strong><em> — technologiques, démographiques, climatiques et géopolitiques.</em></strong></p>



<p><strong><strong>Yahya</strong></strong> <strong>Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-17459546"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>


<p>On sait que l’économie n’est pas une science exacte puisqu’elle repose sur des comportements humains, sociaux et politiques, que nul modèle mathématique ne peut figer dans des équations immuables. Pourtant, pendant des décennies, les décideurs publics se sont appuyés sur des dogmes hérités des XIXᵉ et XXᵉ siècles, persuadés d’évoluer dans une mécanique prévisible.</p>



<p>Les <strong>cycles économiques</strong><strong>,</strong> censés alterner expansion et récession comme des saisons, ont servi de guide aux gouvernements pour calibrer leurs politiques budgétaires parfois avec de la dette et aux banques centrales pour ajuster leurs taux d’intérêt.</p>



<p>La <strong>courbe de Phillips</strong>, érigée en loi d’airain, a légitimé les arbitrages des dirigeants entre chômage et inflation, tolérant une hausse des prix pour soutenir l’emploi.</p>



<p>Le <strong>taux neutre</strong>, considéré comme invariant, a donné aux banquiers centraux un repère pour déterminer si leur politique devait être accommodante ou restrictive.</p>



<p>La <strong>vitesse de circulation de la monnaie </strong><strong>–</strong><strong> supposé</strong><strong>e</strong><strong> constante </strong><strong>–</strong> a fondé les stratégies monétaristes de pilotage par les agrégats, offrant aux décideurs l’illusion de pouvoir anticiper l’inflation en les surveillant.</p>



<p>Enfin, l’<strong>avantage comparatif sans frictions</strong> a servi de justification théorique aux responsables politiques pour promouvoir la libéralisation du commerce international, en affirmant que chacun y trouverait un bénéfice net, sans coûts sociaux.</p>



<p>Pourtant, les ruptures du XXI<sup>e</sup> siècle – l’irruption de l’intelligence artificielle détruisant le lien entre croissance et travail, le vieillissement démographique accéléré pesant comme une chape de plomb sur la demande, la crise climatique persistante multipliant les chocs permanents et la fragmentation géopolitique désarticulant les chaines de valeur mondiales – ont pulvérisé ces certitudes, rendant obsolètes ces dogmes et imposant une refonte intellectuelle des politiques économiques pour <strong>garantir une trajectoire de développement socialement viable</strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AGEEycbnkG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/">L’économie mondiale en panne | Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie mondiale en panne | Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/embed/#?secret=SlS23eNsAw#?secret=AGEEycbnkG" data-secret="AGEEycbnkG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les ruptures</h2>



<p><strong>La première rupture,</strong> <strong>technologique</strong> est incarnée par l’intelligence artificielle, qui ébranle les fondements mêmes de la croissance. Selon le FMI, près de 40 % des emplois mondiaux sont exposés à l’automatisation par l’IA. McKinsey (2023) évalue que jusqu’à 45 % des tâches dans le monde pourraient être automatisées d’ici 2030, éliminant les cycles traditionnels en rendant l’offre sans limite et en réduisant les coûts marginaux à zéro dans des secteurs comme les services numériques. PwC projette une contribution de 15700 milliards de dollars de l’IA au PIB mondial – environ 14,3% de celui-ci – d’ici la même échéance.</p>



<p>Les études montrent des gains de productivité immédiats : +14 % dans certaines activités de service. Mais ces gains ne se diffusent pas uniformément : ils créent des <em>«mini-cycles d’adoption»</em> qui bouleversent des secteurs entiers sans jamais retomber dans la régularité des cycles de productivité d’antan. Nous ne sommes plus dans un modèle de rattrapage linéaire, mais dans une succession de révolutions fractales.</p>



<p><strong>La deuxième rupture, démographique</strong>, frappe de plein fouet les économies développées et la Chine (l’usine de production du monde), transformant le <em>«dividende démographique»</em> du siècle passé en une <em>«dette»</em> écrasante. L’Onu prévoit que la planète comptera 2,1 milliards de personnes âgées de plus de 60 ans en 2050, doublant quasiment le chiffre actuel. Dans l’OCDE, la population en âge de travailler pourrait chuter de 8 % d’ici 2060, avec un ratio de dépendance (rapport entre inactifs et actifs) grimpant à 52%.</p>



<p>La Chine, longtemps considérée comme un réservoir inépuisable de main-d’œuvre à bas coût, voit désormais sa population active diminuer. Entre 2010 et 2020, elle a perdu près de <strong>40 millions de travailleurs en âge de travailler</strong>, et les projections indiquent qu’elle pourrait en perdre <strong>plus de 100 millions d’ici 2040</strong>. Selon l’Académie chinoise des sciences sociales, cette contraction pourrait retrancher <strong>près d</strong><strong>e </strong><strong>1 point de croissance annuelle du PIB</strong> à long terme. Déjà, le rapport de dépendance devrait passer de <strong>20 % en 2020</strong> à plus de <strong>45 % en 2050</strong>, traduisant un vieillissement accéléré.</p>



<p>Ainsi, ce basculement démographique prive la Chine d’un avantage compétitif central et exerce une pression structurelle sur la croissance, les finances publiques et le modèle productif.</p>



<p>Cela signifie mécaniquement moins de travailleurs, plus de pressions salariales et un fardeau croissant sur les finances publiques. La demande se déplace vers les soins de santé et les pensions, créant une <em>«économie de vieux»</em> évaluée à 15000 milliards de dollars (FMI, 2025), mais avec une réduction de 0,5 % annuel du PIB par point de vieillissement, selon le FMI. Ce n’est pas une oscillation cyclique : c’est une lame de fond.</p>



<p><strong>La troisième rupture, </strong><strong>les changements climatiques,</strong> ajoutent des chocs permanents : les coûts annuels des catastrophes naturelles ont atteint 500 milliards de dollars en 2024 (Swiss Re, 2025), externalités non cycliques qui rendent les modèles keynésiens – focalisés sur la stimulation de la demande – inefficaces face à des destructions d’offre structurelles. Une analyse de <em>The Economist</em> (2020) confirme que ces bouleversements marquent la fin des cycles économiques, remplacés par une <em>«stagnation séculaire»</em> où la croissance mondiale plafonne à 2 % (contre 3 à 4 % au XX<sup>e</sup> siècle)</p>



<p>L’Agence internationale de l’énergie anticipe un doublement de la demande en nickel et graphite, et une multiplication par cinq pour le lithium d’ici 2040, alimentant une <em>«inflation verte»</em> structurelle due à la transition énergétique.</p>



<p>Le climat agit ainsi comme un choc d’offre incessant, érodant l’efficacité des politiques monétaires axées sur la stimulation de la demande et révélant l’inadéquation des modèles qui ignoraient ces contraintes environnementales.</p>



<p>Enfin, <strong>la rupture géopolitique</strong> fragmente les chaînes de valeur mondiales, avec la résurgence des guerres sous de nouvelles formes, comme l’illustre l’invasion de l’Ukraine, les tensions sino-américaines, les guerres interminables au Moyen Orient, le retour du protectionnisme industriel et la fragmentation croissante des rapports de force mondiaux.</p>



<p>L’inflation américaine a culminé à 9,1 % en juin 2022, malgré un chômage stabilisé autour de 4 %, non pas d’une surchauffe interne mais de chocs exogènes énergétiques et logistiques. L’économie globale n’obéit plus à des cycles endogènes, mais à des asymétries et transitions structurelles.</p>



<p>Ces ruptures collectives pulvérisent les dogmes du XX<sup>e</sup> siècle, exigeant une économie des transitions plutôt que des illusions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’obsolescence des dogmes économiques</h2>



<p><strong>Les cycles économiques</strong> : pendant des décennies, la théorie dominante a décrit l’économie comme un système prévisible, rythmé par des cycles d’expansion et de récession que les banques centrales pouvaient lisser en modulant les taux d’intérêt. Ce cadre, inspiré de Keynes mais consolidé par Friedman et les néo-keynésiens, reposait sur l’idée d’oscillations temporaires autour d’une trajectoire de croissance stable, où la monnaie était neutre à long terme.</p>



<p>Or, depuis le début du XXIᵉ siècle, les faits contredisent ce schéma : les catastrophes climatiques, qui coûtent désormais en moyenne <strong>280 milliards de dollars par an</strong>, les tensions géopolitiques qui ont ajouté <strong>+2 points d’inflation structurelle en Europe en 2022-2023</strong>, et le vieillissement démographique chinois, qui pourrait retrancher <strong>1 point de PIB par an d’ici 2040</strong>, ne correspondent plus à des oscillations régulières mais à des chocs structurels, permanents et imprévisibles.</p>



<p>Dans ce nouvel environnement, la politique monétaire seule ne suffit plus. Le recours massif aux plans budgétaires en témoigne : <strong>1900 milliards de dollars</strong> aux États-Unis en 2021 (American Rescue Plan) et <strong>750 milliards d’euros</strong> dans l’Union européenne via <em>«Next Generation EU»</em> ont permis de soutenir la demande et financer la transition, alors que les taux étaient déjà proches de zéro.</p>



<p>À l’inverse, l’Allemagne avait démontré qu’une réduction de sa dette publique de <strong>82 % à 59 % du PIB entre 2010 et 2019</strong> créait des marges de manœuvre précieuses pour absorber les crises. La fin du dogme des cycles économiques consacre ainsi le retour central de la politique budgétaire comme instrument de stabilisation et d’investissement structurel, tandis que la régulation monétaire se limite désormais à la liquidité et à la stabilité financière.</p>



<p>La rupture technologique de l’IA amplifie cette logique, provoquant des transformations éclatées et récurrentes au lieu de cycles économiques linéaires.</p>



<p><strong>La courbe de Phillips&nbsp;</strong>: durant des décennies, les politiques publiques se sont appuyées sur la courbe de Phillips, qui postulait une relation inverse et stable : plus le chômage baisse, plus l’inflation accélère, et inversement. Ce dogme justifiait les hausses de taux d’intérêt en période de plein-emploi, au nom du risque de surchauffe. Or les faits de ce début du XXI<sup>e</sup> siècle ont invalidé cette mécanique. A titre d’exemple, en 2019, les États-Unis affichaient un chômage historiquement bas à <strong>3,5 %</strong>, sans que l’inflation ne dépasse <strong>1,8 %</strong>, ce qui contredisait l’idée d’une corrélation automatique. À l’inverse, en juin 2022, l’inflation a bondi à <strong>9,1 %</strong> alors que le chômage restait modéré, à <strong>4 %</strong> : la flambée des prix provenait de chocs d’offre — énergie, logistique — et non du marché du travail. Plus largement, entre 2009 et 2019, l’inflation américaine est restée en moyenne à <strong>1,6 %</strong>, malgré des politiques monétaires ultra-expansives et plus de <strong>3500 milliards de dollars</strong> d’achats d’actifs par la banque centrale (injection de liquidités).</p>



<p>Les ruptures démographique (excès d’épargne) et technologies déflationnistes ont brisé le lien mécanique entre emploi et prix, rendant caduc un dogme qui a structuré des décennies de politique économique.</p>



<p><strong>Le taux neutre,</strong> qui sert de boussole aux banques centrales pour juger si leur politique monétaire est <strong>accommodante</strong>(en dessous) ou<strong> restrictive</strong> (au-dessus), autrefois considéré comme constant autour de 2 % réel pour les économies développées, est devenu dynamique sous l’influence des ruptures.</p>



<p>Dès les années 2000, le vieillissement et l’excès d’épargne l’ont fait plonger près de zéro ; depuis 2021, il rebondit – la Fed (la banque centrale américaine) l’estimant à une médiane de 3 % nominal à long terme en juin 2025 (environ 1 % réel). Cette variabilité, amplifiée par les ruptures démographique, climatique et géopolitique, a favorisé des bulles financières, creusant les vulnérabilités.</p>



<p><strong>La vitesse de circulation de la monnaie</strong>, supposée constante, a longtemps constitué un pilier du monétarisme : les banques centrales supposaient qu’en surveillant les agrégats monétaires — indicateurs regroupant les différentes formes de monnaie selon leur liquidité — elles pouvaient ajuster leur politique monétaire. La Fed suivait de près l’agrégat M2 (monnaie immédiatement disponible + les dépôts d’épargne et les dépôts court terme), tandis que la BCE (Banque Centrale Européenne), suivait l’agrégat M3 (M2 + les dépôts à terme et les titres de créance à plus d’un an) comme <em>«référence»</em> centrale de sa stratégie.</p>



<p>Or, ce repère s’est effondré. Aux États-Unis, la vitesse de circulation de M2 est passée de <strong>2,1 en 1997</strong>à<strong> 1,1 en 2020</strong>, avant de remonter légèrement à <strong>1,4 au deuxième trimestre 2025</strong>, signe d’une thésaurisation massive et d’inégalités patrimoniales croissantes, renforcées par les chocs climatiques et géopolitiques qui détournent la liquidité des circuits productifs.</p>



<p>En zone euro, la masse monétaire M3 a presque doublé entre <strong>2008 (8000 milliards d’euros)</strong>et<strong> 2020 (14000 milliards)</strong>, sans générer d’inflation significative : la hausse des prix est restée en moyenne à <strong>1,2 % par an</strong>, sous la cible des 2 %.</p>



<p>Résultat : le lien jadis présenté comme mécanique entre masse monétaire et inflation est devenu imprévisible, privant les banques centrales d’un outil de pilotage central et les contraignant à abandonner ce dogme pour <strong>privilégier l’analyse des anticipations et des chocs structurels.</strong></p>



<p><strong>L’avantage comparatif sans frictions </strong>a longtemps servi de boussole aux gouvernements pour défendre l’ouverture commerciale, en promettant des gains mutuels sans perdants. Or, entre 2000 et 2010, les États-Unis ont perdu <strong>1 à 2 millions d’emplois manufacturiers</strong> face à la concurrence chinoise (Autor, Dorn &amp; Hanson), révélant le coût social ignoré par cette théorie. Ce décalage nourrit aujourd’hui protectionnisme et tensions géopolitiques, aggravés par les défis démographiques et climatiques.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="71MawxGKH2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/">Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/embed/#?secret=iWjTv8C1y3#?secret=71MawxGKH2" data-secret="71MawxGKH2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle doctrine monétaire et budgétaire pour le Sud Global</h2>



<p>Face aux ruptures du XXIᵉ siècle — climat, intelligence artificielle, vieillissement démographique, fragmentation géopolitique — il devient urgent de privilégier des approches adaptatives : une politique monétaire ciblant l’investissement productif, une action budgétaire tournée vers la résilience (infrastructures, logement, énergie, éducation, santé, autosuffisance alimentaire). Autrement dit, passer d’une économie des certitudes illusoires à une économie des transitions assumées.</p>



<p>Les pays du Sud global font face à une situation paradoxale : leurs besoins de financement sont immenses, mais leurs marges budgétaires sont étroites, leurs monnaies fragiles et leur exposition aux chocs extérieurs considérable. Continuer à appliquer mécaniquement les recettes héritées du Nord — austérité budgétaire, taux d’intérêt positifs uniformes, quantitative easing aveugle (rachats par les banques centrales d’actifs financiers) absorbé par des dettes publiques stériles — revient à enfermer ces économies dans une vulnérabilité chronique.</p>



<p>Une doctrine adaptée serait : une banque centrale qui reste neutre et crédible, et une politique budgétaire qui prend en charge la transformation économique. Le Parlement définit démocratiquement, dans la loi de finances, un <em>«mandat budgétaire<strong>»</strong></em> qui fixe les priorités nationales : industrie locale, logement social, éducation, agriculture… Ce choix politique oriente l’investissement, et non la banque centrale, qui se contente d’accepter comme garantie les obligations émises pour financer ces secteurs.</p>



<p>Cette neutralité n’exclut pas l’évolution des missions : de même que la Réserve fédérale américaine (Fed) a l’emploi dans son mandat, certaines banques centrales pourraient aussi avoir, explicitement, l’investissement productif parmi leurs objectifs.</p>



<p>Concrètement, une agence publique ou un fonds souverain national émet des obligations thématiques (<em>«Logement», «Industrie», «Agriculture», «Éducation»</em>…), garanties par l’État et refinançables auprès de la banque centrale (en tant que collatéral accepté).</p>



<p>Les banques commerciales, attirées par ce collatéral sûr, les achètent ce qui canalise automatiquement la liquidité vers les secteurs stratégiques.</p>



<p>À cela s’ajoutent des taux d’intérêt négatifs ciblés : par exemple, financer à taux négatifs les prêts étudiants, les logements sociaux ou les investissements industriels locaux… Le coût de ces subventions d’intérêts peut être couvert par un fonds de péréquation alimenté par des taxes sur les rentes minières, les activités polluantes, la spéculation financière ou encore les produits nocifs pour la santé (tabac, alcool, jeux…). Ainsi, les secteurs rentiers et destructeurs financent directement les secteurs porteurs d’une croissance inclusive et durable.</p>



<p>Enfin, les diasporas peuvent être mobilisées : en souscrivant à ces obligations sûres et liquides, elles transforment une épargne de consommation en capital productif.</p>



<p>Cette architecture réconcilie deux impératifs trop souvent opposés : préserver la neutralité monétaire tout en donnant à la politique budgétaire les moyens de transformer l’économie. Elle crée un pont institutionnel entre les banques centrales et les besoins réels de l’économie, sans compromettre la crédibilité de l’institution monétaire. Elle libère le budget de sa logique défensive pour en faire un instrument d’investissement collectif, capable d’amortir les chocs, de réduire les inégalités et de garantir une croissance soutenable.</p>



<p>Enfin, le XXIᵉ siècle a mis à nu l’illusion des certitudes héritées du passé. Les cycles économiques, la courbe de Phillips, le taux neutre, la vitesse de circulation de la monnaie ou encore l’avantage comparatif sans frictions ont longtemps fourni aux décideurs publics une boussole rassurante, en leur donnant le sentiment de maîtriser une mécanique prévisible. Mais l’histoire récente en a démontré l’obsolescence : l’inflation qui explose sans plein-emploi, des masses monétaires qui doublent sans créer d’inflation, une main-d’œuvre qui disparaît sans retour, un climat qui détruit en permanence du capital productif. La régularité cyclique a cédé la place à une turbulence structurelle.</p>



<p>Face à ce basculement, persister à gouverner avec les dogmes du XIXᵉ et du XXᵉ siècles revient à affronter un tsunami de mutations sociales avec des certitudes friables. L’économie contemporaine exige une refondation intellectuelle : non plus une <em>«science des équilibres»</em> figés, mais une <strong>économie des transitions</strong> — technologiques, démographiques, climatiques et géopolitiques.</p>



<p>Le rôle des politiques publiques n’est plus de gérer des oscillations passagères, mais de bâtir des trajectoires résilientes, inclusives et soutenables. C’est à ce prix seulement que l’économie retrouvera sa finalité première : offrir aux sociétés non pas une illusion de stabilité, mais un avenir vivable.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfdEyHRGrM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/la-finance-mondiale-au-service-des-guerres-sans-fin/">La finance mondiale au service des guerres sans fin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La finance mondiale au service des guerres sans fin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/la-finance-mondiale-au-service-des-guerres-sans-fin/embed/#?secret=mdTV8DlHzF#?secret=EfdEyHRGrM" data-secret="EfdEyHRGrM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/fin-des-dogmes-economiques-et-ruptures-irreversibles-quelle-reponse/">Fin des dogmes économiques et ruptures irréversibles | Quelle réponse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Paradoxe des priorités mondiales &#124; Guerre ou environnement ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/paradoxe-des-priorites-mondiales-guerre-ou-environnement/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 08:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les États investissent-ils massivement dans les armes tout en négligeant les solutions écologiques ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/paradoxe-des-priorites-mondiales-guerre-ou-environnement/">Paradoxe des priorités mondiales | Guerre ou environnement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le dérèglement climatique menace de bouleverser nos sociétés, une question s’impose : pourquoi les États investissent-ils massivement dans les armes tout en négligeant les solutions écologiques ? Cette contradiction, au cœur des priorités budgétaires mondiales, reflète des choix politiques qui entravent une transition pourtant indispensable pour préserver la planète.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Fathia Hamzaoui</strong> *</p>



<span id="more-15552209"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Fathia-Hamzaoui.jpg" alt="" class="wp-image-15552249" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Fathia-Hamzaoui.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Fathia-Hamzaoui-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Fathia-Hamzaoui-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Il est plus que temps de poser une question fondamentale : quel héritage voulons-nous laisser aux générations futures ? Un monde dévasté par des guerres incessantes et des catastrophes climatiques ou un monde dans lequel nous avons investi dans la préservation de l’environnement et dans des solutions pacifiques pour résoudre les différends ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des budgets militaires en pleine expansion</h2>



<p>Les chiffres sont sans appel : les dépenses militaires mondiales dépassent aujourd’hui les 2&nbsp;000 milliards de dollars, atteignant des sommets historiques. Cette augmentation est alimentée par des rivalités géopolitiques, des conflits prolongés et une course technologique dans l’armement. Ces sommes faramineuses pourraient pourtant transformer radicalement nos systèmes énergétiques et réduire significativement notre dépendance aux énergies fossiles.</p>



<p>Parallèlement, les financements dédiés à la lutte contre le changement climatique demeurent largement insuffisants. Selon des estimations récentes, il faudrait tripler les investissements actuels dans les énergies renouvelables pour espérer contenir la hausse des températures en dessous du seuil critique de 1,5°C. Pourtant, les fonds alloués à cette transition sont souvent traités comme des dépenses accessoires, alors qu’ils conditionnent la survie de l’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impact écologique des conflits armés</h2>



<p>Les conflits armés ont un coût environnemental colossal. L’utilisation d’armements lourds, les destructions d’infrastructures vitales et la pollution résultant des combats laissent des traces durables sur les écosystèmes.</p>



<p>Par exemple, les bombardements détruisent non seulement des bâtiments, mais polluent également les sols, l’eau et l’air. Les conflits dans des zones riches en ressources naturelles, comme les forêts ou les mines, exacerbent souvent la déforestation, l’exploitation illégale des ressources et la perte de biodiversité.</p>



<p>L’empreinte écologique de l’armement est également un facteur clé. L’industrie militaire consomme des ressources fossiles à grande échelle, notamment pour alimenter les avions de chasse, les tanks et les navires de guerre, contribuant ainsi de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p>Une étude de l’Université de Stanford a révélé que l’armée américaine est responsable de l’émission de plus de 59 millions de tonnes de CO<sub>2</sub> par an, un chiffre qui dépasse celui de certains pays en développement.</p>



<p>Un rapport de l’Onu sur l’impact environnemental des conflits souligne que les guerres prolongées peuvent perturber les cycles agricoles et aggraver la pénurie d’eau, rendant difficile la reconstruction des pays après le conflit. Ce phénomène empêche ainsi les efforts de réconciliation écologique et compromet la capacité des nations à s’adapter aux effets du changement climatique. En ce sens, chaque dollar investi dans la guerre détériore non seulement la stabilité sociale et politique, mais aussi l’équilibre écologique sur lequel repose notre avenir.</p>



<p>Il est essentiel de reconnaître l’interconnexion entre les tensions géopolitiques et les bouleversements environnementaux. Les conflits pour l’accès à l’eau, aux terres arables ou aux ressources minières s’intensifient avec le réchauffement climatique, aggravant les inégalités et alimentant des cycles de violence. Dans ce contexte, investir dans les solutions vertes constitue également un investissement dans la stabilité mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser l’allocation des ressources</h2>



<p>Les sommes astronomiques consacrées à la défense militaire pourraient être redirigées pour financer des projets verts à grande échelle. En réduisant les budgets militaires et en réorientant ces ressources vers des initiatives climatiques, il serait possible de répondre à la fois aux défis environnementaux et aux besoins sociaux. Cette approche, parfois qualifiée de <em>«dividende de la paix verte»</em>, repose sur une logique simple : construire un avenir durable est moins coûteux que réparer les dommages causés par les conflits et les crises climatiques.</p>



<p>Le contraste entre financement militaire et financement vert met en lumière une profonde incohérence dans la gouvernance mondiale. Face à l’urgence climatique, il est impératif de revoir nos priorités budgétaires pour soutenir des solutions qui favorisent la paix et la durabilité. Ce choix n’est pas seulement éthique, il est aussi pragmatique : protéger la planète, c’est garantir les bases mêmes de la sécurité et du développement humain.</p>



<p>La planète et ses habitants ne peuvent plus se permettre de continuer à financer des conflits armés tout en retardant l’action pour le climat. Le choix est clair : investir dans la guerre ou investir dans la vie. Il est de notre responsabilité collective, en tant que citoyens, scientifiques, responsables politiques, et leaders mondiaux, de réorienter les ressources vers un avenir durable. C’est dans l’unité et l’action concertée que nous pourrons bâtir un monde plus juste, plus pacifique et respectueux de notre environnement.</p>



<p><em>* Docteure en économie et environnement.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1. Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) : <a href="http://www.sipri.org/">Rapport sur les dépenses militaires mondiales</a>.</em></p>



<p><em>2. Agence Internationale de l&rsquo;Énergie (AIE) :<a href="http://www.iea.org/"> World Energy Investment Report 2023</a>.</em><em> </em><em></em></p>



<p><em>4. Neta Crawford, « Pentagon Fuel Use, Climate Change, and the Costs of War »: <a href="watson.brown.edu/costsofwar">Brown</a></em></p>



<p><em><a href="watson.brown.edu/costsofwar">University, Costs of War Project</a></em><em>.</em></p>



<p><em>5. « The Environmental Costs of War », Science Direc.</em></p>



<p><em>6. The Guardian : <a href="http://www.theguardian.com/">« Military carbon emissions and their exclusion from climate targets »</a> (2022).</em></p>



<p><em>7. Nature Climate Change : <a href="http://www.nature.com/nclimate">« Redirecting military spending to tackle climate change: A policy</a></em></p>



<p><em><a href="http://www.nature.com/nclimate">proposal »</a></em><em>.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L4di0p5TIL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/la-gouvernance-verte-une-necessite-et-non-un-luxe/">La gouvernance verte : une nécessité et non un luxe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La gouvernance verte : une nécessité et non un luxe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/la-gouvernance-verte-une-necessite-et-non-un-luxe/embed/#?secret=BCLhhSQSRg#?secret=L4di0p5TIL" data-secret="L4di0p5TIL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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