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	<title>Archives des CGRI - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des CGRI - Kapitalis</title>
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		<title>La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant le conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens avaient pu résister aux Russes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/">La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une enquête du <a href="https://www.ft.com/content/08629b39-9d82-4046-a1b9-3023009ffa81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> se basant sur plus de 300 articles parus dans 12 revues et périodiques militaires iraniens au cours des cinq dernières années, a révélé qu’avant le dernier conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens s’étaient défendus et avaient pu résister à l’offensive russe qui durait depuis plus de trois ans. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18668537"></span>



<p>Ces articles offrent un aperçu unique et révélateur du fonctionnement opaque du pouvoir iranien, notamment de ses discussions internes, de l’évolution de ses tactiques et de ses technologies prioritaires. Ils révèlent que l’Iran a étudié de près l’Ukraine afin d’en tirer des enseignements, en particulier concernant les drones et s’est concentré sur la modernisation de ses capacités de cyberguerre. Ses dirigeants ont exprimé leur inquiétude quant à la planification proactive de leurs forces. Ils montrent également que Téhéran a suivi de près les performances de la Russie et la manière dont l’Ukraine s’est adaptée pour affronter un adversaire bien plus puissant.</p>



<p>Le journal rapporte que Hossein Dadvand, haut gradé de l’armée, dirige une importante académie militaire au nord de Téhéran. Il est chargé de former des milliers de soldats iraniens aux tactiques de combat et à la victoire sur le champ de bataille. Dans la période précédant la guerre de plusieurs semaines contre Israël et les États-Unis, Dadvand figurait parmi les responsables militaires iraniens qui ont tiré des enseignements stratégiques du conflit en Ukraine.</p>



<p><strong>Imprimantes 3D pour produire des drones</strong></p>



<p>Dans un article, il expliquait que ces enseignements couvraient un large éventail de domaines, allant de la résilience de la production de défense ukrainienne à l’utilisation d’imprimantes 3D pour produire en masse des drones à bas coût. Ses recommandations avaient été publiées il y a deux ans dans une revue de défense iranienne de renom.</p>



<p>Dadvand exhortait ses supérieurs à encourager l’Iran à investir dans les drones, à déployer des unités de combat plus agiles et mobiles et à moderniser ses méthodes d’entraînement et de combat. Il suggérait également l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’arsenal militaire iranien.</p>



<p>Si les conclusions de Dadvand n’étaient pas surprenantes en soi, elles ont peut-être donné un premier aperçu de l’évolution de la situation en Iran. L’année dernière, lors d’une rare interview accordée dans un stand de tir récemment ouvert, il a révélé que Téhéran avait mis à jour ses manuels et ses méthodes d’entraînement pour tenir compte de l’expérience ukrainienne. <em>«La guerre russo-ukrainienne a été l’un des cas que nous avons étudiés avec attention. Un aspect clé de ce conflit a été l’utilisation massive de petits drones et de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, nous assistons à l’intégration de technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle, la mécanique quantique et les nanotechnologies dans le domaine militaire»</em>, a déclaré Dadvand.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT</em> a noté que tous les articles analysés étaient publiés dans des revues accessibles au public, affiliées aux plus prestigieuses écoles d’état-major et instituts de formation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des forces armées iraniennes régulières. Parmi leurs auteurs figurent de hauts gradés, des officiers ambitieux et des universitaires chargés d’analyser les défis stratégiques auxquels l’Iran est confronté.</p>



<p>Ces études offrent un éclairage fascinant sur la pensée militaire iranienne et permettent de tirer des enseignements applicables aux conflits futurs. <em>«Ces documents sont destinés à l’apprentissage militaire»</em>, a déclaré Nicole Grajewski, spécialiste des affaires iraniennes à Sciences Po Paris, qui ajoute : <em>«Ils servent à générer des idées et à observer les réactions, idées qui sont parfois réexaminées et modifiées»</em>.</p>



<p>Le journal britannique estime que l’enseignement le plus important que nous apportent ces articles réside dans la manière dont les hauts dirigeants iraniens ont évalué les vulnérabilités de leur pays, un sujet qu’ils avaient déjà abordé dans des écrits antérieurs à la guerre contre Israël et les États-Unis. Parmi ces éléments figure un article co-écrit par Kioumars Heidari et Abdolali Pourshasb, deux anciens commandants de l’armée iranienne, paru dans la revue <em>Strategic Defense Studies</em>. Ils y exprimaient leur inquiétude face au manque de planification proactive nécessaire pour contrer les <em>«menaces émergentes»</em>.</p>



<p>En 2023, ils affirmaient que l’Iran devait accélérer le recrutement de spécialistes, réformer ses manœuvres militaires et planifier ses acquisitions d’armements en s’appuyant sur des technologies de pointe telles que les drones, les lasers et les plateformes spatiales. Ils citaient également le conflit en Ukraine comme source de <em>«nouvelles menaces»</em>.</p>



<p><em>«Je pense que l’une des raisons pour lesquelles ils écrivent sur la guerre en Ukraine est qu’ils disposent de données sur ce conflit.&nbsp;Ils veulent que les étudiants soient familiarisés avec les opérations qui s’y déroulent et avec le mode opératoire des Russes»</em>, a commenté Grajewsky, ajoutant qu’écrire sur des conflits étrangers favorise une plus grande introspection.</p>



<p>Bien que les revues de recherche militaire iraniennes soient moins détaillées que leurs homologues russes, Grajewsky a noté qu’elles constituent un bon moyen pour les différentes branches de rivaliser pour obtenir des ressources et de l’attention.</p>



<p>Aziz Nasirzadeh, ancien commandant de l’armée de l’air, devenu ensuite ministre de la Défense et tué lors d’une frappe aérienne le 28 février, a co-écrit un article sur la guerre Iran-Irak qui se concluait par un appel urgent à Téhéran pour qu’il reconstruise sa flotte de chasseurs négligée en achetant des Su-35 à la Russie. Cet article a été publié dans la revue <em>Defense Futures Studies</em>, une publication de l’École d’état-major de l’armée iranienne.</p>



<p>L’acquisition des coûteux Su-35 auprès de la Russie semble être un point de discorde entre les différentes branches de l’armée iranienne. Bien que Téhéran ait confirmé son intention de procéder à l’achat de ces avions, qui n’ont pas encore été livrés, peu après la nomination de Nasirzadeh au poste de ministre de la Défense, son article est antérieur de plusieurs mois à cette nomination.</p>



<p>Dans cet article, Nasirzadeh recommandait également d’équiper l’armée de l’air iranienne de drones kamikazes et d’intégrer l’intelligence artificielle aux procédures de sélection des cibles. Il préconisait aussi la <em>«rénovation des parties vétustes»</em> des bases aériennes. Nasirzadeh avait co-écrit une étude affirmant que l’efficacité de l’armée de l’air américaine avait diminué en raison du vieillissement de ses appareils et de l’échec de ses programmes de modernisation.</p>



<p>Afshon Ostovar, spécialiste des affaires militaires iraniennes, a fait remarquer que ces articles figuraient parmi les rares sources d’information disponibles sur la manière dont l’Iran pourrait réagir dans certaines situations d’urgence.</p>



<p>Les articles analysés par le <em>FT</em> offrent un aperçu général de la façon dont les commandants pourraient gérer au mieux des situations telles que l’arraisonnement de navires dans le détroit d’Ormuz ou le refoulement d’un débarquement amphibie. Ces articles concluaient qu’une approche conflictuelle était préférable dans le premier cas, tandis que dans le second, ils suggéraient le minage des eaux côtières comme moyen de dissuasion.</p>



<p>Ostovar a déclaré : <em>«Ces articles sont extrêmement intéressants lorsqu’ils abordent leurs propres pratiques, processus et procédures»</em>, ajoutant qu’en suivant les orientations éditoriales des revues importantes, on peut se faire une idée assez fiable des priorités de l’Iran. Il a poursuivi : <em>«On peut se faire une idée, même imparfaite, de la manière dont elles évoluent et s’adaptent, et elles en disent souvent long par les sujets qu’elles traitent»</em>.</p>



<p>De nombreux articles traitent de la technologie, des tactiques et des communications des drones, ainsi que d’études évaluant l’efficacité des batteries de défense aérienne iraniennes. On constate également un intérêt marqué pour le renforcement des capacités de cyberguerre, notamment l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision et les attaques.</p>



<p>Les analystes ont noté que les officiers, les commandants et les responsables du renseignement rédigent parfois des articles de recherche sous pseudonyme. Ils ont souligné que les articles écrits par de hauts responsables devraient être pris beaucoup plus au sérieux que ceux écrits par des étudiants ou des universitaires.</p>



<p>Farzin Nadimi, chercheur principal au Washington Institute for Near East Policy, affirme que la recherche scientifique et technique tend à être plus rigoureuse que l’analyse stratégique. Ces articles de politique étrangère étaient souvent si mal documentés qu’il a qualifié leurs conclusions d’<em>«absurdes»</em>.</p>



<p>Nadimi a déclaré que les services de renseignement américains auraient examiné attentivement les publications iraniennes afin d’y trouver des informations précieuses, ajoutant que Téhéran a pris des mesures pour empêcher les fuites d’informations sensibles en émettant des directives interdisant aux officiers et aux ingénieurs travaillant sur des projets de défense de trop en divulguer.</p>



<p>Cependant, même des recherches superficielles peuvent être utiles pour comprendre l’état d’esprit des officiers iraniens. De nombreuses études ont dépeint Washington comme une puissance faible et ont perçu des opportunités pour l’Iran de remodeler le Moyen-Orient. L’Azerbaïdjan, de par ses liens étroits avec Israël, est considéré comme une menace pour la sécurité de l’Iran.</p>



<p>Le <em>FT </em>cite Michael Connell, ancien officier du renseignement américain et expert de l’Iran au Center for Naval Analyses, qui affirme que les articles les plus pertinents sont ceux qui incluent des enquêtes menées auprès d’experts et de militaires en service actif sur des sujets moins sensibles.</p>



<p>Une étude analysée par le <em>FT</em> souligne l’importance d’empêcher les soldats d’être recrutés par des <em>«groupes déviants»</em>. Une autre révèle des problèmes chroniques dans les hôpitaux militaires, sujets à des crises en raison d’une dépendance excessive aux fournisseurs du secteur privé et d’une négligence de leurs <em>«missions essentielles»</em> au profit de la rémunération de civils générateurs de revenus.</p>



<p>D’autres études, publiées antérieurement, ont exploré les moyens de prévenir les idées suicidaires chez les soldats ou ont constaté que les élèves des prestigieuses académies militaires iraniennes faisaient état d’une discrimination importante fondée sur la pauvreté ou l’origine ethnique de leur famille. Connell ajoute : <em>«Cela nous donne un aperçu de la vie quotidienne dans l’armée iranienne»</em>.</p>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p>Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p>Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p>À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p>Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p>La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p>Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p>Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p>Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p>Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p>Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p>Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p>Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p>À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p>Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p>Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p>Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p>Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p>Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p>Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p>Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p>Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p>Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p>Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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