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	<title>Archives des charia - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des charia - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>«Before Orthodoxy» : la construction de la vérité, en islam</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 07:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récits narratifs arabes au cours des deux premiers siècles de l'Hégire signalent ce curieux incident de la vie du prophète Mohamed, celui dit des versets sataniques, faisant l'apologie de trois idoles de la Mecque dites El Gharaneq. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/04/before-orthodoxy-la-construction-de-la-verite-en-islam/">«Before Orthodoxy» : la construction de la vérité, en islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong><em>Les récits narratifs arabes au cours des deux premiers siècles de l&rsquo;Hégire signalent ce curieux incident de la vie du prophète Mohamed, celui dit des versets sataniques, faisant l&rsquo;apologie de trois idoles de la Mecque dites El Gharaneq, qui ont  été récités publiquement puis supprimés après avoir été considérés comme étant inspirés de Satan.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-1951079"></span>



<p>L&rsquo;auteur de ce livre rapporte près de 50 commentaires qui remontent tous à des témoignages de rares personnes présentes, et des circonstances ayant entouré leur récitation, puis leur abrogation.</p>



<p>D&rsquo;une manière générale tous les commentaires s&rsquo;accordent à dire que la nouvelle communauté de l&rsquo;islam était alors en butte à une grande pression économique, sociale, politique, et même judiciaire de la part du pouvoir politique de la Mecque qui lui reprochait de mépriser et de dénoncer le culte des idoles, et que lorsque ces versets sont apparus une grande partie des convertis à la nouvelle religion ont été pris d&rsquo;euphorie parce qu&rsquo;ils ont été convaincus que les persécutions dont ils étaient les victimes allaient enfin cesser.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5g4gehQqQX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/03/tunisie-kais-saied-joue-sur-la-fibre-religieuse-des-zwawla/">Tunisie : Kaïs Saïed joue sur la fibre religieuse des «zwawla»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed joue sur la fibre religieuse des «zwawla» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/03/tunisie-kais-saied-joue-sur-la-fibre-religieuse-des-zwawla/embed/#?secret=2cyKeWGO4G#?secret=5g4gehQqQX" data-secret="5g4gehQqQX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le prophète était-il infaillible ? </h2>



<p>Ces versets correspondaient donc à une nécessité politique du moment mais en fin de compte ils ont été supprimés parce que d&rsquo;autres nécessités se sont imposées qui font qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui l&rsquo;islam se situe dans la tradition du judéo-christianisme. </p>



<p>L&rsquo;auteur distingue donc deux époques: une première au cours de laquelle la réalité de l&rsquo;épisode était communément admise, et dans laquelle le prophète était considéré à l&rsquo;instar de quelques autres cités dans le Coran, comme un être humain passible d&rsquo;erreurs au point d&rsquo;altérer le contenu des versets issus de la révélation divine; une seconde époque, à partir du deuxième siècle de l&rsquo;Hégire, correspond, avec le Califat Abbasside, au déni des faits, au point de considérer leur évocation en tant qu&rsquo;apostasie. Cette attitude perdure jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Il a donc bien fallu qu&rsquo;à un certain moment se mettent en place les outils nécessaires à l&rsquo;instauration d&rsquo;une discrimination entre  de ce qui serait considéré comme étant la vérité, ou orthodoxie, la croyance juste, et ce qui serait considéré comme <em>kufr</em>, apostasie. Cela a correspondu à l&rsquo;instauration de la Sunna, c&rsquo;est-à-dire la prise en compte dans les hadiths se rapportant à la vie du prophète Mohamed, uniquement de ceux corroborés par des sources considérées comme fiables.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="paAOyR2DGn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/">L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;orthodoxie sunnite : Les fondements de l&rsquo;échec de la révolution du jasmin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/lorthodoxie-sunnite-les-fondements-de-lechec-de-la-revolution-du-jasmin/embed/#?secret=zwTTfWmHxZ#?secret=paAOyR2DGn" data-secret="paAOyR2DGn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;autorité politique décide seule de la vérité</h2>



<p>La Sunna en tant qu&rsquo;organisation académique et surtout institutionnelle, a ainsi instauré l&rsquo;autorité d&rsquo;une hiérarchie du savoir légitimée par l&rsquo;autorité politique qui seule décide de la vérité, relativement à la vie du prophète Mohamed et de la révélation divine. Elle a ainsi instauré la notion de l&rsquo;infaillibilité du Prophète Mohamed (<em>îsma</em>), et par voie de conséquence, de la charia qu&rsquo;il a transmise, ainsi que bien évidemment, des docteurs de la loi qui l&rsquo;ont interprétée. </p>



<p>Une grande partie du <em>tafsir</em> (exégète), de la <em>Sira Maghazi</em>, dont la véracité était solidement établie durant le premier siècle de l&rsquo;Hégire chez les musulmans, a commencé à être considérée  à partir du deuxième siècle, comme mensongère, par les docteurs de la loi, en vertu des critères discriminants instaurés, ou dans le meilleur des cas comme erronée. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0LQvb8qkk4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/10/des-faux-versets-du-coran-sur-la-toile-devenus-viraux/">Des faux versets du Coran sur la toile devenus viraux</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des faux versets du Coran sur la toile devenus viraux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/10/des-faux-versets-du-coran-sur-la-toile-devenus-viraux/embed/#?secret=H91L9ajI9W#?secret=0LQvb8qkk4" data-secret="0LQvb8qkk4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est nécessaire de s&rsquo;en souvenir alors que la constitution de la Tunisie se réfère désormais relativement aux droits humains fondamentaux, à une construction idéologique issue des nécessités politiques de l&rsquo;Etat Abbasside du VIIIe &#8211; IXe siècles de l&rsquo;ère universelle, et qui continue d&rsquo;être considérée jusqu&rsquo;à l&rsquo;époque contemporaine comme étant la Loi de Dieu.</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>«Before Orthodoxy. The Satanic Verses in Early Islam», essai de Shahab Ahmed, Harvard University Press, avril 2017, 497 pages,</em></strong><br>      </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/04/before-orthodoxy-la-construction-de-la-verite-en-islam/">«Before Orthodoxy» : la construction de la vérité, en islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 11:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne comptera pas sur Kaïs Saïed pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed rêve de fonder une «nouvelle république», plus démocratique et plus juste, mais on ne comptera pas sur lui pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes, qui représentent la moitié de la société, dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi, comme dans toute «vraie» république.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi  </strong></p>



<span id="more-1723907"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Selon des statistiques préliminaires, les filles sont presque deux fois plus nombreuses que les garçons parmi les candidats reçus au concours national du baccalauréat 2022. On retrouve le même taux chez les garçons… mais parmi les recalés.</p>



<p>A l’université, ce sont les filles qui brillent également davantage que les garçons et sont beaucoup plus nombreuses que leurs camarades mâles parmi les diplômés. Et en Tunisie, cela dure depuis au moins une trentaine d’années.</p>



<p>Cependant, et selon les chiffres de l’emploi, les filles sont deux fois moins nombreuses que les garçons à intégrer le marché de l’emploi et sont, très souvent, plus bûcheuses, moins absentéistes mais moins bien rémunérées que leurs collègues de l’autre sexe. Elles sont moins nombreuses aussi à accéder aux postes de responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ségrégation diffuse</h2>



<p>Comment expliquer ce paradoxe&nbsp;dans un pays qui a très tôt misé sur l’émancipation des femmes et qui a fait d’énormes progrès sur la voie de la généralisation de l’enseignement ? &nbsp;</p>



<p>Les causes de cette <em>«injustice»</em> sont nombreuses. Elles sont essentiellement d’ordre social et tiennent à une ségrégation diffuse que l’on retrouve dans tous les aspects de la vie où les femmes doivent faire preuve de plus d’abnégation, d’effort et de détermination pour espérer se frayer un chemin en société et dans la vie publique, encore fortement dominée par la gent masculine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MoeTNVztTC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/">Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/embed/#?secret=D9iSL9W6nX#?secret=MoeTNVztTC" data-secret="MoeTNVztTC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ne rien arranger, cette <em>«injustice»</em> est banalisée, normalisée voire légalisée par des lois d’un autre âge qui, en dépit des apparences et des postures vaguement égalitaires ou progressistes des dirigeants politiques, continuent de brimer la moitié de la société et de la priver des moyens de l’épanouissement personnel, professionnel et social. On en veut pour preuve la lâcheté qui caractérise les décisions de ces dirigeants à chaque fois qu’ils sont sommés de passer des paroles aux actes pour concrétiser leur égalitarisme de façade.</p>



<p>La question de l’égalité des femmes et des hommes dans l’héritage a été, en Tunisie, depuis la promulgation du Code de statut personnel, en 1956, l’un des révélateurs de cette lâcheté, puisque ni Habib Bourguiba, ni Zine El-Abidine Ben Ali ni Béji Caïd Essebsi, qui en eut pourtant la tentation au début de son mandat, n’ont été capables de satisfaire cette revendication portée par plusieurs générations de femmes et d’hommes. Leur successeur au palais de Carthage, Kaïs Saïed, grand conservateur devant l’Eternel, n’a même pas tenté de reprendre le processus où l’ont laissé ses prédécesseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conservatisme assumé</h2>



<p>Ce professeur de droit constitutionnel, un islamiste avançant masqué selon certains analystes, a, dès son accession au palais de Carthage, fermé la porte au nez des militantes féministes. Il n’y aura pas d’égalité dans l’héritage entre la femme et l’homme, en tout cas pas sous son mandat, car le Coran est formel à ce sujet : la part de la femme équivaut à la moitié de celle de l’homme, a-t-il argumenté, comme si les lois civiles en Tunisie étaient tirées de la charia islamique. Chassez la religion, elle revient au galop !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rRljJjjtDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/">Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/embed/#?secret=5bTyEv3nvK#?secret=rRljJjjtDF" data-secret="rRljJjjtDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a d&rsquo;ailleurs choisi la célébration de la fête nationale de la femme, le 13 août 2020, pour donner son avis sur cette question. <em>«Instaurons d’abord une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques. La révolution a éclaté et les Tunisiens se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité. Aussi, le Coran est clair à ce sujet et, en islam, le système de l’héritage n’est pas basé sur une pseudo égalité formelle, mais sur le principe de la justice</em>», a dit, lui l’homme de droit, comme si </p>



<p>en précisant que chacun est libre et que la relation entre les membres d’une même famille n’est pas comparable à celle entre les citoyens. Les islamistes, qui avaient en majorité voté pour lui au second tour, d&rsquo;où son score astronomique de 73%, ont beaucoup apprécié cette sortie. </p>



<p>Circulez, chères dames, il n&rsquo;y a rien à voir ! </p>



<p>On l’a compris, ce n’est pas Kaïs Saïed, qui rêve pourtant de fonder une <em>«nouvelle république»,</em> qui provoquera la révolution dans les esprits et dans les lois qui rétablira la moitié de la société dans ses droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi. </p>



<p>On a d’ailleurs bien remarqué que le locataire du palais de Carthage, quand il parle de droit, utilise rarement le terme d’égalité, trop arithmétique à son goût, et lui préfère celui, plus vague, de justice, qui a une connotation morale et religieuse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La fable de la démocratie racontée par l&#8217;ayatollah Rached Ghannouchi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/26/la-fable-de-la-democratie-racontee-par-layatollah-rached-ghannouchi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Aug 2021 10:32:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Etat islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article l&#8217;auteur fait parler Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, non pas le manœuvrier politique, qui fait et défait les coalitions pour garder la main sur tous les leviers du pouvoir en Tunisie, mais le doctrinaire qui conçoit la démocratie comme le meilleur système possible qui permet aux islamistes de prendre le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/26/la-fable-de-la-democratie-racontee-par-layatollah-rached-ghannouchi/">La fable de la démocratie racontée par l&rsquo;ayatollah Rached Ghannouchi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Rached-Ghannouchi-by-Hanafi.jpg" alt="" class="wp-image-165559"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi, par Hanafi. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Dans cet article l&rsquo;auteur fait parler Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, non pas le manœuvrier politique, qui fait et défait les coalitions pour garder la main sur tous les leviers du pouvoir en Tunisie, mais le doctrinaire qui conçoit la démocratie comme le meilleur système possible qui permet aux islamistes de prendre le pouvoir et de ne plus le céder ensuite, le but étant, en dernière instance, d&rsquo;instaurer l&rsquo;Etat islamique, de manière définitive.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-360573"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>En passant nonchalamment par la rue des plaisirs à Tunis, et sur le trottoir longeant la grande tour bleue qui donnait à cette rue sa renommée, j’ai été surpris par un vieil homme qui sanglotait. Je me suis rapproché de lui pour savoir le malheur qui l’affligeait. C’était Barbe bleue en larmes, même son nez coulait. Entre deux sanglots, j’ai compris qu’il pleurait la démocratie qui lui a été subtilisée des mains. Il l’aimait tant, la démocratie. Il l’avait courtisée pendant quarante ans, et voilà que son oncle Sam, pris de pitié pour lui, décida de la lui offrir en cette funeste année 2011. Pendant dix ans qu’il en abusait à son aise. Mais, au moment où il s’en était lassé et qu’il comptait l’étrangler de ses mains, Don Quichotte, arrivé au galop, et avec sa lance, il la lui enleva, le privant de son plaisir sadique. Pauvre Barbe bleue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le démocrate qui déteste la démocratie</h3>



<p>Rached Ghannouchi aimait bien la démocratie. C’est le meilleur système qui garantit les libertés, les droits individuels et collectifs. C’est, surtout, on l&rsquo;a compris, le système qui aide le mieux les islamistes à répandre leur idéologie et à mettre les brebis galeuses dans le droit chemin de l’islam et de ses nobles valeurs universelles.</p>



<p>Pour saisir les lumières de <em>«tonton Rchouda»</em> sur la question de la démocratie, il serait plus opportun que je le laisse vous conter à son aise un chapitre de son conte intitulé «<em>Les libertés publiques dans l’Etat islamique</em>» réédité en 2011. D’une part, par respect du lecteur, je le laisse tirer les conclusions par lui-même, n’étant pas plus intelligent que lui. D’autre part, il m’est difficile de traduire l’horreur des propos de cet illustre cheikh. Alors, vite, prenez place sur les nattes de la grange, assoyez-vous, croisez les jambes, et écoutez bien notre sublime conteur des soirées ramadanesques d’antan.</p>



<p>Tonton Rchouda soutient que les Frères musulmans se doivent d’exploiter les opportunités que le système démocratique leur ouvre pour accéder au pouvoir. Ainsi, faut-t-il que le parti Ennahdha&nbsp;«<em>adhère totalement au choix démocratique et à la lutte pour le multipartisme indépendamment du référentiel idéologique des partis quels qu’ils soient</em><em>.</em>»(1) Il appelle même à «<em>la collaboration et même l’alliance des islamistes avec tous les partis politiques… pour l’instauration démocratique qui garantit… la liberté pour toutes les idéologies.</em>»(2) Dans un autre passage, il insiste qu’il est «<em>opportun que les islamistes s’allient avec leurs adversaires politiques et quelles que soient leurs idéologies pour défendre les libertés individuelles et collectives… et pour l’instauration d’un régime démocratique qui garantit les libertés à toutes les idéologies, y compris pour les islamistes ce qui leur permet de faire campagne pour convaincre les personnes de l’opportunité du programme islamiste.</em>» (3) Par conséquent, dans les pays ayant une minorité islamique est-il&nbsp;<em>«nécessaire pour les islamistes de participer à la chose publique de s’organiser dans des partis et d’entrer dans les parlements et les instances du pouvoir local et national même en tant que force d’opposition pour faire prévaloir leurs intérêts.</em>» (4) Dans les pays à majorité musulmane mais où le pouvoir n’est pas islamique, <em>«le mieux est d’entrer dans l’opposition tant que l’opportunité d’exercer librement leur était possible»</em>, ajoute-t-il avec un pragmatisme qu&rsquo;on dirait appris chez l&rsquo;oncle Sam.</p>



<p>A l’entendre à ce stade, on croirait que le chef islamiste a érigé une statue de Rousseau devant laquelle il se prosternait chaque soir avant de monter au lit. Seulement, en ouvrant la boîte de Pandore qu’est son ouvrage programme «<em>Les libertés publiques dans l’Etat islamique</em>» on découvre qu’il déteste les valeurs de la démocratie libérale. En effet, dit-il, <em>«s</em><em>i les oppresseurs des temps de l&rsquo;ignorance se cachent derrière des statues des dieux &lsquo;Al-let&rsquo;, et &lsquo;Manat&rsquo; et &lsquo;Houbal&rsquo; et &lsquo;Baâl&rsquo;, la liberté, la démocratie, l&rsquo;égalité, le nationalisme, l&rsquo;humanisme et la pensée progressiste ne sont que les statuts contemporains et derrière la beauté de leurs vocabulaires et le son de leurs cloches, les oppresseurs cachent la noirceur de leurs âmes et l&rsquo;horreur de leurs actions</em>»(5). D&rsquo;où sa conclusion&nbsp;: «<em>Ces statues de l&rsquo;âge moderne, il faut les détruire</em>» (6).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La charia est la ligne de démarcation entre la croyance et l&rsquo;hérésie</h3>



<p>En effet le système démocratique n’est pas pour lui un ensemble de valeurs s’articulant dans un cadre institutionnel fondé sur la séparation des pouvoirs qui serait la meilleure garantie de la citoyenneté, de l’égalité, des diverses libertés et des droits de l’homme. Il ne serait, de par ses pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire…), qu’un réceptacle qui peut contenir en son sein tel ou tel concept sociétal. Il n’est qu’un ensemble d’agencements pratiques car, explique-t-il,<em>&nbsp;«l</em><em>es mécanismes démocratiques peuvent comme pour les mécanismes industriels fonctionner dans des milieux culturels et des bases conceptuelles diverses. Le problème ne se résume pas à un courant particulier ou religieux, mais c’est un ensemble de règles et d’agencements pratiques pour gérer la chose publique» </em>(7)<em>.</em><em> </em>Puisque,&nbsp;ajoute-t-il, <em>«</em><em>les régimes politiques ne se distinguent pas par leurs institutions politiques et juridiques… Mais elles se distinguent par les idées, les croyances, les valeurs et les législations particulières qui représentent l’essence même de tel ou tel régime politique</em>»(8). Plus loin, Ghannouchi précise que «<em>s</em><em>i les Etats se ressemblent sur le plan de leurs institutions constitutionnelles, ils demeurent différents de par les principes sur lesquels ils se fondent et les buts qu’ils tendent à accomplir</em>» (9). Traduire&nbsp;: démocratie, oui, mais selon nos normes culturelles islamiques. En d&rsquo;autres termes, <em>«</em><em>la démocratie est un moyen parfait pour la concrétisation de la choura dans le cadre des valeurs islamiques</em><em>» </em>(10) Et, <em>«l</em><em>e système démocratique ne se contredit pas avec les valeurs de l’islam… plutôt les valeurs et la philosophie de l’islam lui donnent une énergie et une force qui lui confère plus d’efficacité</em>» (11).</p>



<p>Il y a lieu de remarquer avec Ghannouchi, au cas où on ne l&rsquo;aurait pas encore compris, que<em> «l</em><em>e principe de l’Etat islamique c’est la soumission de cet Etat au texte coranique et à la choura</em>» (12), c&rsquo;est-à-dire que l’Etat islamique est fondé sur la charia. Car, <em>«d</em><em>ans l’islam il y a des principes de gouvernance établis par Dieu consacrés par les textes coraniques et la sunna. Et leur observance et la soumission à ces textes n’est pas uniquement une obligation mais elles constituent la ligne de démarcation entre la croyance et l’hérésie</em><em>»</em> (13).</p>



<p>Si «<em>l’Etat islamique n’est qu’une institution exécutive des valeurs supérieures de l’islam</em><em>» </em>(14), il en résulte que «<em>la légitimité de tout gouvernant dans l’optique islamique réside dans son acceptation totale et sans réserve de la parole divine</em><em>»</em> (15)<em>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">«L&rsquo;histoire est une éternelle lutte entre croyants et mécréants»</h3>



<p>Cette obligation s’étend par voie de conséquence aux gouvernés qui n’acquièrent le droit à la citoyenneté complète que s’ils déclarent leur soumission à l’Etat islamique et à la charia comme fondement à son organisation. Car, l’obligation de la soumission à l’Etat islamique et à la charia&nbsp;constitue la ligne de démarcation entre «<em>la croyance et l’hérésie</em>», donc, entre le musulman et le non-musulman. Ainsi donc, la soumission à l’Etat islamique distingue-t-elle entre le croyant et le mécréant, puisque «<em>l&rsquo;histoire est une éternelle lutte entre croyants et mécréants ainsi qu&rsquo;entre la foi ancrée dans l&rsquo;âme des hommes et la mécréance enfouie dans l&rsquo;âme des hommes aussi» </em>(16).&nbsp;</p>



<p>L’Etat islamique peut reposer sur un chef d’Etat, un comité de la choura comme instance législative, mais&nbsp;<em>«la mission du comité de la choura ne sera complète que par l’existence d’un comité composé par les grands savants de la charia et des diverses lois, connus par leur haute compétence dans le savoir, la piété et le jihad au service du peuple et de la bonne conduite. Ce comité exercera le contrôle sur le comité de la choura pour garantir sa bonne observance de la légitimité supérieure de l’Etat dans tous les travaux législatifs dont il a la charge… Ce comité des savants est indépendant des institutions de l’Etat et veille à la conformité des décisions du comité de la choura et des institutions de l’Etat avec la constitution et les préceptes de l’islam» </em>(17)<em><strong>.</strong></em>C&rsquo;est-à-dire que l’Etat islamique est un Etat théocratique où la séparation des pouvoirs devient superflue puisque&nbsp;<em>«la séparation des pouvoirs n’est pas une fin en soi.&nbsp;La seule garantie des libertés publiques dans une société musulmane est la crainte de Dieu et la compétition pour obtenir son pardon et sa rencontre dans l’au-delà&nbsp;» </em>(18)<em>. </em><em>«Il est clair que le régime islamique ne peut, en toutes circonstances, du moment qu’il est islamique, déroger au principe de l’unité et de la choura qui établit les bases qui limitent les différences d’opinions qui engendrent les luttes et les contradictions</em><em>» </em>(19), explique encore Ghannouchi pour dissiper tout malentendu sur le caractère théocratique de l&rsquo;Etat dont il rêve. La séparation des pouvoirs n’est pas une nécessité dans l’Etat islamique puisque<em> «l</em><em>es droits ainsi que les libertés des personnes dans la vision islamique n’a pour origine que le créateur et sa législation et elle n’a pas de plus grande garantie que l’imprégnation de la présence divine dans la conscience des individus et dans leur quotidien</em><em>» </em>(20).</p>



<p>Cependant, conscient d&rsquo;être allé trop loin dans sa démarche consistant à vider la démocratie de toute sa substance intellectuelle, Ghannouchi modère sa position sur la séparation des pouvoirs en précisant que du moment où il y a une unité idéologique indéfectible dans l’Etat islamique, on peut concevoir une séparation souple des pouvoirs tout en maintenant l’indépendance du comité des grands théologiens par rapport aux institutions de l’Etat pour juger de la conformité des actes de l’exécutif et du comité de la choura aux préceptes de la charia<em>.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">«Le référent doctrinal supérieur demeure le livre et la sunna»</h3>



<p>Ghannouchi estime aussi <em>«opportun d’opter pour la séparation souple entre les pouvoirs qui garantit une collaboration entre eux pour la gloire de la parole de Dieu. Le référent doctrinal supérieur demeure le livre et la sunna. Il est indépendant de toutes les institutions de l’Etat et dans son cadre s’exerce le pouvoir d’interprétation des doctes de manière à faire régner une culture dans le cadre de laquelle s’organise la société et toutes les institutions de l’Etat y compris l’institution de la choura. Ainsi le pouvoir législatif originel (le comité des savants) qui constitue le référentiel unique pour l’Etat, devient-il totalement indépendant de l’Etat, plutôt il le commande» </em>(21)<em>.</em></p>



<p>Par ailleurs, l’Etat islamique distingue entre le croyant et le mécréant, puisque «<em>l&rsquo;histoire est une éternelle lutte entre croyants et mécréants ainsi qu&rsquo;entre la foi ancrée dans l&rsquo;âme des hommes et la mécréance enfouie dans l&rsquo;âme des hommes aussi</em><em>»</em>&nbsp;(22). C’est à cet égard que&nbsp;«<em>toutes les organisations doivent se soumettre aux préceptes de l’islam et à ses directives et les non-musulmans ne peuvent se prévaloir des droits relatifs à la citoyenneté que s’ils reconnaissent que l’islam est la religion de la majorité, qu’il oriente et organise la société et s&rsquo;engagent à ne rien faire pour s’opposer à sa transcendance dans la </em>société» (23).</p>



<p>Les partis politiques non-islamiques «<em>ont le droit de s’organiser pour défendre leurs intérêts et leurs existence, mais ils n’ont pas le droit de vouloir s’attaquer et changer l’Etat islamique et ses fondements</em>» (24). La démocratie a donc des limites qu&rsquo;impose la religion dominante, et ici l&rsquo;islam.</p>



<p>L’alternance au pouvoir doit se réaliser qu’entre des partis partageant la même conception de l’Etat islamique gouverné par la charia car, «<em>l’alternance est entre des élites qui se ressemblent sur le plan des idées, du modèle sociétal et politique</em><em>»</em> (25). Bref, il n&rsquo;y a d&rsquo;alternance que dans la continuité du même pouvoir.</p>



<p>En conclusion, les Frères musulmans tunisiens militent pour «<em>une renaissance qui rétablit le lien entre la politique et la morale et accepte la démocratie en tant que moyen pour résoudre la question du pouvoir</em><em>»</em> (26). Puis, <em>«l</em><em>e moment où l&rsquo;édification de l&rsquo;Etat islamique est achevée, les préceptes divins régneront et il y aura la propagation de la justice, et la suppression de l&rsquo;oppression, de l&rsquo;exploitation, des mauvaises mœurs, même par la force</em><em>» </em>(27).&nbsp;La police des mœurs entrera en ligne (28), et le contrôle des médias sera systématique&nbsp;(29).</p>



<p>Et dire que des eunuques qui se disent démocrates continuent à lécher les bottes de Barbe bleue. Heureusement que pour le moment, Don Quichotte est arrivé au galop avant que Barbe Bleu n’étrangle la démocratie. Ce chapitre du conte de<em> «Sidna Echeikh»</em> est fini, saisissez-vous, sirotez votre thé, terminez votre makhroudh et rendez-vous prochainement pour un nouveau chapitre.</p>



<p><em>* Ancien haut cadre de la fonction publique.</em> </p>



<p><em><strong>Notes :</strong></em></p>



<p><em><strong>1.</strong> Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’Etat islamique, Maison El Moujtahed d’édition, 2011, p.294 / <strong>2</strong>. ibid, p.294 / <strong>3.</strong> Ibid, p. 296, / <strong>4 </strong>et <strong>4’</strong>. ibid, p.295 /<strong> 5.</strong> Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition, 1985, page 171 / <strong>6</strong>. Rached Ghannouchi, l&rsquo;islam et la violence, El Mustakbal 23 mars 1981, in &#8211; Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition, 1985, page 171. /<strong> 7</strong>. Les libertés publiques dans l’Etat islamique, Maison El Moujtahed d’édition, 2011, p 96 / <strong>8</strong>. Ibid, p.106 / <strong>9. </strong>Ibid, p. 109, / <strong>10.</strong> Ibid, p. 95 / <strong>11</strong>. Ibid, p. 96, / <strong>12.</strong> Ibid, p.109 / <strong>13.</strong> Ibid, p.110 / <strong>14.</strong> Ibid, p.103 / <strong>15</strong>. Ibid, p. 113 / <strong>16.</strong> Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition 1985, page 111, / <strong>17.</strong> Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’Etat islamique, Maison El Moujtahed d’édition, 2011, p 157 / <strong>18.</strong> Ibid, p. 267 / <strong>19.</strong> Ibid, p. 267/ <strong>20.</strong> Ibid, p. 267 / <strong>21.</strong> Ibid, p. 268 / <strong>22.</strong> Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition 1985, page 111/ <strong>23.</strong> Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’Etat islamique, Maison El Moujtahed d’édition, 2011, p. 332 / <strong>24.</strong> Ibid, p.333 / <strong>25.</strong> Ibid, p. 334 / <strong>26.</strong> Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition, 1985, page 171 / <strong>27.</strong> Rached Ghannouchi, l&rsquo;islam et la violence, El Mustakbal 23 mars 1981, in &#8211; Abdellatif Hamassi, Le mouvement islamique en Tunisie, Beiram édition,1985, page 171, p.294 / <strong>28.</strong> Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’Etat islamique, Maison El Moujtahed d’édition, 2011, p. 343 / <strong>29.</strong> Ibid, p. 333 et  344.</em></p>



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		<item>
		<title>Sfax : Arrestation d&#8217;un takfiriste distribuant des tracts appelant à l&#8217;instauration du califat en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/26/sfax-arrestation-dun-takfiriste-distribuant-des-tracts-appelant-a-linstauration-du-califat-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 12:32:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Charia]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[Hezb Ettahrir]]></category>
		<category><![CDATA[instauration califat]]></category>
		<category><![CDATA[salafiste; Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La police a arrêté hier soir, jeudi 25 février 2021, à Sfax, un extrémiste religieux qui distribuait des tracts appelant à l&#8217;instauration du califat en Tunisie. Âgé d&#8217;une trentaine d&#8217;années, le suspect, qui fait la propagande de l’extrémisme religieux et l&#8217;application de la charia (loi islamique), est membre du parti islamiste radical Hizb Ettahrir, précise...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/26/sfax-arrestation-dun-takfiriste-distribuant-des-tracts-appelant-a-linstauration-du-califat-en-tunisie/">Sfax : Arrestation d&rsquo;un takfiriste distribuant des tracts appelant à l&rsquo;instauration du califat en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/sfax-takfiriste-hizb-ettahrir.jpg" alt="" class="wp-image-337901"/></figure>



<p><strong><em>La police a arrêté hier soir, jeudi 25 février 2021, à Sfax, un extrémiste religieux  qui distribuait des tracts appelant à l&rsquo;instauration du califat en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-337894"></span>



<p>Âgé d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, le suspect, qui fait la propagande de l’extrémisme religieux et l&rsquo;application de la charia (loi islamique), est membre du parti islamiste radical Hizb Ettahrir, précise e Syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d&rsquo;intervention (SFDGUI), dans un communiqué publié ce vendredi.</p>



<p>Le ministère public a ordonné la mise en détention du suspect pour les besoins de l&rsquo;enquête, d&rsquo;autant qu&rsquo;il a des antécédents dans des affaires liées à des activités d’extrémisme religieux, en 2013, notamment avec l’organisation terroriste Ansar Charia.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Trois députées portent  plainte contre Mohamed Affes pour crime terroriste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/06/trois-deputees-portent-plainte-contre-mohamed-affes-pour-crime-terroriste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 15:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bloc démocrate]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[crime terroriste; Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[députées]]></category>
		<category><![CDATA[jihad]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Affès]]></category>
		<category><![CDATA[Mounira Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Abbou]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les députées Samia Abbou, Leila Haddad et Mounira Ayari du bloc Démocrate, ont porté plainte, pour crime terroriste, contre l&#8217;élu de la coalition islamiste Al-Karama, Mohamed Affes. Dans un post publié ce mercredi 6 janvier 2021, sur sa page Facebook, le bloc Démocrate a publié, le document de la plainte, déposée auprès du Tribunal de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/06/trois-deputees-portent-plainte-contre-mohamed-affes-pour-crime-terroriste/">Trois députées portent  plainte contre Mohamed Affes pour crime terroriste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Affes-plainte-terrorisme.jpg" alt="" class="wp-image-331079"/></figure>



<p><strong><em>Les députées Samia Abbou, Leila Haddad et Mounira Ayari du bloc Démocrate, ont porté plainte, <strong><em>pour crime terroriste</em></strong></em></strong>,<strong><em> contre l&rsquo;élu de la coalition islamiste Al-Karama, Mohamed Affes</em></strong>.</p>



<span id="more-331071"></span>



<p>Dans un post publié ce mercredi 6 janvier 2021, sur sa page Facebook, le bloc Démocrate a publié, le document de la plainte, déposée auprès du Tribunal de première instance de Tunis.</p>



<p>Les preuves de cette accusation ont été jointes à la plainte, précise le bloc parlementaire, citant notamment deux vidéos datant du 29 mars 2013 et l’autre du 25 octobre de la même année, dans lesquelles apparaît le député Al-Karama, tenant un  discours considéré par les plaignantes comme crime terroriste.</p>



<p>En effet,  Samia Abbou a apporté des précisions sur cette plainte, en affirmant, ce midi, sur Mosaïque FM, que Mohamed Affes avait lors d&rsquo;un prêche appelé «<em>au jihad en Syrie»</em>, dans une vidéo, ainsi qu&rsquo; à «<em>couper les mains des sécuritaires en application à la Charia</em>» et ce, lors dans une deuxième vidéo de diffusion de la prière du Vendredi.</p>



<p><em>«Comment pouvons nous travailler avec des gens comme ça ? Le pire c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont protégés par le président de l&rsquo;Assemblée, Rached Ghannouchi»</em>, a-t-elle déploré.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EKrIIFRmxg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/lunion-nationale-de-la-femme-tunisienne-porte-plainte-contre-le-depute-al-karama-mohamed-affes/">L’Union nationale de la Femme tunisienne porte plainte contre le député Al-Karama, Mohamed Affes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Union nationale de la Femme tunisienne porte plainte contre le député Al-Karama, Mohamed Affes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/lunion-nationale-de-la-femme-tunisienne-porte-plainte-contre-le-depute-al-karama-mohamed-affes/embed/#?secret=EKVXNoLnoI#?secret=EKrIIFRmxg" data-secret="EKrIIFRmxg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/06/trois-deputees-portent-plainte-contre-mohamed-affes-pour-crime-terroriste/">Trois députées portent  plainte contre Mohamed Affes pour crime terroriste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ATFD dit stop à la «propagande de Daech à l&#8217;Assemblée» et fustige «Affes, le député extrémiste, qui a porté atteinte aux Femmes»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/04/latfd-dit-stop-a-la-propagande-de-daech-a-lassemblee-et-fustige-affes-le-depute-extremiste-qui-a-porte-atteinte-aux-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 13:54:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a fermement dénoncé les propos du député de la coalition islamiste Al-Karama, Mohamed Afess, hostile à la liberté et à l&#8217;égalité des femmes, notamment les mères célibataires : « C&#8217;est soit des traînées soit des femmes violées», avait-il lancé. Ainsi l&#8217;Association appelle à mettre fin à la «propagande de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/04/latfd-dit-stop-a-la-propagande-de-daech-a-lassemblee-et-fustige-affes-le-depute-extremiste-qui-a-porte-atteinte-aux-femmes/">L&rsquo;ATFD dit stop à la «propagande de Daech à l&rsquo;Assemblée» et fustige «Affes, le député extrémiste, qui a porté atteinte aux Femmes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Mohamed-Affes.jpg" alt="" class="wp-image-283865"/></figure>



<p><strong><em>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a fermement dénoncé les propos du député de la coalition islamiste Al-Karama, Mohamed Afess, hostile à la liberté et à l&rsquo;égalité des femmes, notamment les mères célibataires : « C&rsquo;est soit des traînées soit des femmes violées», avait-il lancé. Ainsi l&rsquo;Association appelle à mettre fin à la «propagande de Daech à l&rsquo;Assemblée» et à prendre les mesures contres le «député extrémiste».</em></strong></p>



<span id="more-326733"></span>



<p>Le député de la coalition islamiste avait affirmé que son unique référence était la Charia (loi islamique), tout en affirmant que <em>«les problèmes rencontrés par les familles et l’enfance aujourd’hui sont le résultat des libertés prônés par les défenseurs des droits des femmes et des libertés</em>» a-t-il cru bon dire, en affirmant que les acquis des femmes ont porté atteinte à la dignité des Tunisienne (Sic!) : «<em>les mères célibataires, les relations sexuelles hors mariage, le droit à l’avortement, la pratique de l’adultère et l’homosexualité et la liberté sexuelle, voilà leur libertés</em>».</p>



<p>«<em>Leurs libertés et leurs principes c&rsquo;est la débauche, c&rsquo;est exposer la femme comme un produit à consommer, accessible à tous, les nôtres  la protègent mais ils nous accusent d&rsquo;être des obscurantistes. Leur État a donné lieu aux maisons closes où les femmes vendent leur dignité ! Leurs principes ont augmenté le taux de divorce et leur fierté c&rsquo;est la trahison, la nôtre c&rsquo;est la fidélité»</em>, a poursuivi l&rsquo;islamiste, sans être inquiété.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="محمد العفاس" width="1160" height="870" src="https://www.youtube.com/embed/W2KCU4M_8hA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Face à ses propos odieux, de nombreux députés ont quitté la salle, ce que l’ATFD a apprécié, dit-elle dans son communiqué, estimant que de telles déclarations sont aussi horribles que dangereuses et portent atteinte aux femmes tunisiennes et en déplorant par la même occasion, <em>«la connivence du vice-président du Parlement, Tarek Fetiti, qui a laissé Affes continuer son intervention, sans lui couper le micro».</em></p>



<p>L’association a également appelé le bureau de l&rsquo;Assemblée à dénoncer officiellement ces déclarations et a publié un communiqué pour faire part de sa position officielle dans un communiqué, d&rsquo;autant que discours de Mohamed Affes va contre les principes de l&rsquo;Etat civil, qui garantit les libertés.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/04/latfd-dit-stop-a-la-propagande-de-daech-a-lassemblee-et-fustige-affes-le-depute-extremiste-qui-a-porte-atteinte-aux-femmes/">L&rsquo;ATFD dit stop à la «propagande de Daech à l&rsquo;Assemblée» et fustige «Affes, le député extrémiste, qui a porté atteinte aux Femmes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Algérie, ces femmes qui menacent les acquis des femmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/20/algerie-ces-femmes-qui-menacent-les-acquis-des-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 10:06:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[femmes algériennes]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Algérie, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité, au lieu de continuer le combat de leurs aînées, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. Par Razika Adnani * En Algérie, qui se bat pour sortir de l’archaïsme...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/20/algerie-ces-femmes-qui-menacent-les-acquis-des-femmes/">Algérie, ces femmes qui menacent les acquis des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Femmes-voilees.jpg" alt="" class="wp-image-289519"/></figure>



<p><strong><em> En Algérie, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité, au lieu de continuer le combat de leurs aînées, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-289518"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" class="wp-image-97429" width="200"/></figure></div>



<p> En Algérie, qui se bat pour sortir de l’archaïsme s’étalant dans tous les domaines, un discours religieux, traditionaliste et intégriste se fait de plus en plus entendre. Il s’inscrit dans le combat international de ce courant qui veut profiter des moments de difficultés et d’incertitudes que traverse l’Algérie pour renvoyer la société des siècles en arrière en menaçant ses acquis et notamment ceux des femmes. </p>



<p> Ce discours est porté non seulement par des hommes, mais aussi par des femmes qui défendent un système normatif dans lequel elles ne sont pourtant pas, en tant que femmes, avantagées. </p>



<p> Ainsi, des femmes qui ont pu, grâce au combat des féministes du XXe siècle, accéder aux postes de responsabilité en devenant députées, directrices, inspectrices et ministres, au lieu de continuer le combat de leurs aînées pour davantage de droits et de sécurité pour les femmes, pour plus de prospérité pour la société, sont dans une attitude inverse au nom de la religion et des traditions. Elles défendent par exemple la polygamie, les inégalités en matière d’héritage et le port du voile qu’elles veulent imposer à toutes les femmes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des femmes conservatrices, fondamentalistes… </h3>



<p> Ces femmes veulent également mettre fin à la mixité à l’école. Elles veulent interdire que les jeunes garçons et les jeunes filles puissent s’aimer. Pour elles, dans toute relation entre une fille et un garçon, seul le biologique fait loi. Il n’y a ni sentiment noble, ni bonheur, ni respect, ni sincérité. Pire, il y a seulement un prédateur et une catin. </p>



<p> Ces femmes conservatrices et fondamentalistes menacent également les enfants. Ainsi, elles utilisent leurs fonctions pour affirmer à travers les chaînes de télévision que l’école est un lieu où l’enfant doit apprendre à faire la prière et que cela est mieux pour lui que d’apprendre la musique ou le théâtre. Elles ajoutent que l’enseignant a le droit de frapper l’enfant si celui-ci refuse de se soumettre à cette directive en récitant un hadith du prophète dans lequel il aurait dit : <em>«Frappez-les (les enfants) à partir de 7 ans»</em> pour les obliger à faire la prière. </p>



<p> En dépit du fait que ces femmes ne distinguent pas l’école de la mosquée et ignorent l’importance de l’art dans le développement des facultés intellectuelles et émotionnelles de l’élève, elles justifient la violence contre l’enfant. Au diable la psychologie de l’enfant, ses droits, la loi et toutes les théories de l’éducation. L’important pour elles, c’est d’avoir un comportement et un langage conformes aux recommandations de la charia. </p>



<p> Toutes ces femmes portent le voile et leur comportement s’explique par leur souci de rester cohérente avec elles-mêmes. Il est en effet difficile d’imaginer une femme portant sur la tête le signe de sa soumission à la charia défendre l’égalité femmes-hommes ou militer pour que les femmes dans les sociétés musulmanes soient considérées comme des êtres humains à part entière et non des demi-êtres humains. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> … et incohérentes avec elles-mêmes </h3>



<p> Cependant, d’une part, elles n’ont pas le droit de vouloir imposer leur mode de vie à toutes les femmes et à toute la société et, d’autre part, pourquoi ne ressentent-elles pas le même souci de cohérence lorsqu’il s’agit d’autres règles de cette même charia. </p>



<p> Le verset 33 de la sourate <em>‘‘Les coalisés’’</em> n’ordonne-t-il pas aux femmes de rester dans leur maison?<em> «Restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam</em> (Jahiliyah)». Au mon de la charia qu’elles défendent, ces femmes doivent donc démissionner de leurs postes de ministre, députée et directrice etc., et rentrer chez elles pour n’en sortir qu’en cas de nécessité comme le précisent les juristes musulmans. Elles doivent également cesser de parler en public ou de participer aux assemblées conformément au verset 53 de la même sourate qui recommande aux femmes de ne s’adresser aux hommes que derrière un rideau ?<em> «Si vous venez leur demander un ustensile, faites-le derrière un rideau». </em></p>



<p> Certes, les deux versets désignent les femmes du prophète. Cependant, les juristes et les commentateurs comme El-Kortobi ont élargi leurs recommandations pour toutes les femmes musulmanes au prétexte que les femmes du prophète sont, pour elles, un exemple à suivre. </p>



<p> Selon le discours religieux le prophète aurait également dit : <em>«La femme est une awra</em> (ce qui ne doit pas être dévoilé). <em>Si elle sort, Satan accompagnera ses pas»</em>, pour confirmer que sa place est à la maison. Ces femmes pensent peut-être que ces deux règles sont abrogées car caduques. Dans ce cas, leur argument, selon lequel les musulmanes doivent se soumettre au port du voile par exemple ou à la polygamie car inscrits dans les textes, n’est pas valable. Autrement dit, qu’une règle soit édictée dans un texte coranique n’est pas une condition pour qu’elle soit mise en pratique. Il y aussi la possibilité que ces femmes aient tout simplement oublié ces deux règles. Il est important dans ce cas de les prévenir que les adeptes du discours qu’elles défendent ne se gêneront pas pour les leur rappeler si un jour ils arrivent à imposer leur modèle de société. </p>



<p> Pour en finir, les Algériennes ne doivent pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps leurs grands-mères n’avaient pas le droit de sortir de chez elles. Elles étaient exclues de la vie sociale, politique et intellectuelle. Elles ont été soumises à la réclusion par le patriarcat qui a su trouver toutes les justifications nécessaires pour le faire. Les Algériennes et Algériens ne doivent pas oublier cette pratique barbare et surtout être conscients que toute régression de la femme signifie la régression de toute l’Algérie. </p>



<p><em>* Philosophe, islamologue, membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, membre du groupe d’analyse JFC Conseil.</em> </p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles de la même auteure dans Kapitalis : </h3>



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</div></figure>



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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/20/algerie-ces-femmes-qui-menacent-les-acquis-des-femmes/">Algérie, ces femmes qui menacent les acquis des femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunis : Hizb Ettahrir, parti antidémocratique, entache la fête de la révolution à l&#8217;Av. Bourguiba (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/14/tunis-hizb-ettahrir-parti-antidemocratique-entache-la-fete-de-la-revolution-a-lav-bourguiba-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 15:03:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partisans du parti islamiste radical Hizb Ettahrir ont pris part aux festivités organisées, aujourd&#8217;hui, mardi 14 janvier 2020, à l&#8217;avenue Habib Bourguiba, à Tunis, à l&#8217;occasion du 9e anniversaire de la révolution tunisienne. Ils ont manifesté pour appeler notamment à la restauration du califat et l&#8217;adoption de la charia (loi islamique). Munis de leurs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/14/tunis-hizb-ettahrir-parti-antidemocratique-entache-la-fete-de-la-revolution-a-lav-bourguiba-video/">Tunis : Hizb Ettahrir, parti antidémocratique, entache la fête de la révolution à l&rsquo;Av. Bourguiba (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Hizb-Ettahrir-Av-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-272696"/></figure>



<p><strong><em>Les partisans du parti islamiste radical Hizb Ettahrir ont pris part aux festivités organisées, aujourd&rsquo;hui, mardi 14 janvier 2020,</em></strong> <strong><em>à l&rsquo;avenue Habib Bourguiba, à Tunis, à l&rsquo;occasion du 9e anniversaire de la révolution tunisienne. Ils ont manifesté pour appeler notamment à</em></strong> <strong><em>la restauration du califat et l&rsquo;adoption de la charia (loi islamique).</em></strong></p>



<span id="more-272685"></span>



<p>Munis de leurs drapeaux noirs et blancs, semblables à ceux de l&rsquo;organisation terroriste de l&rsquo;Etat islamique (Daech), en criant «<em>Allah Akbar</em>», les partisans de Hizb Ettahrir ont scandé des slogans hostiles à la constitution tunisienne, en ce jour où l&rsquo;on fête la révolution, ayant justement permis, entre autres, la mise en place de la nouvelle constitution garantissant les droits et les libertés.</p>



<p>«<em>Seule la loi de l&rsquo;islam mettra de l&rsquo;ordre dans ce pays, pour le sortir de la crise économique</em>», ont-ils aussi scandé, en qualifiant les membres des gouvernements qui se sont succédé de «<em>traîtres</em>» et de «<em>vendus</em>» : «<em>Ceux qui gouvernent travaillent pour les colons et ne veulent pas que la Tunisie devienne libre».</em></p>



<figure class="wp-block-embed-facebook wp-block-embed is-type-video is-provider-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.facebook.com/389853128308531/videos/462927307950856/
</div></figure>



<p>«<em>Seule la charia sauvera nos enfants de la débauche, encouragée par la constitution et le gouvernement», </em>a encore accusé un dirigeant de ce parti radical, sur fond de chants prônant l&rsquo;instauration du califat et l&rsquo;application de la charia et les applaudissements des manifestants, les hommes d&rsquo;un côté, les femme de l&rsquo;autre…</p>



<p>Fondé en 1953, Hizb Ettahrir a été reconnu par le gouvernement, après la révolution tunisienne, le 17 juillet 2012, sous le règne du gouvernement du parti islamiste Ennahdha.</p>



<p>Les membres de ce parti islamiste, très minoritaire et quelque peu folklorique, rejettent la constitution, la démocratie représentative, les élections, et estiment que la solution à tous les problèmes c&rsquo;est l&rsquo;adoption de la loi islamique.   </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/14/tunis-hizb-ettahrir-parti-antidemocratique-entache-la-fete-de-la-revolution-a-lav-bourguiba-video/">Tunis : Hizb Ettahrir, parti antidémocratique, entache la fête de la révolution à l&rsquo;Av. Bourguiba (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’administration municipale en Tunisie : de l’indépendance à la ruine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/01/ladministration-municipale-en-tunisie-de-lindependance-a-la-ruine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 13:37:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le maire laïc de la Marsa, Slim Meherzi, a démissionné, après avoir été empêché, par une administration centrale pas toujours transparente et nette, de faire respecter la loi et faire valoir le droit dans sa commune, son collègue du Kram, Fathi Layouni, soutenu par le parti islamiste Ennahdha, rêve d’instaurer la charia dans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Slim-Meherzi-et-Fathi-Layouni.jpg" alt="" class="wp-image-260245"/><figcaption><em>Slim Meherzi / Fathi Layouni.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Alors que le maire laïc de la Marsa, Slim Meherzi, a démissionné, après avoir été empêché, par une administration centrale pas toujours transparente et nette, de faire respecter la loi et faire valoir le droit dans sa commune, son collègue du Kram, Fathi Layouni, soutenu par le parti islamiste Ennahdha, rêve d’instaurer la charia dans la sienne. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Yassine Essid</strong></p>



<span id="more-260243"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" class="wp-image-118739"/></figure></div>



<p> Détrompez-vous ! N’allez surtout pas croire qu’Ennahdha, échaudée une première fois, va désormais se croiser les bras, rendre durable le mode de gouvernement précédent, l’entretenir dans un état fonctionnel plus satisfaisant, prêcher encore plus de modernité, et engager la société  tunisienne dans la voie des Lumières en laissant libre cour aux croyances des individus. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un tandem divin : l’imam Ghannouchi  et le calife Saïed</h3>



<p> Une fois le gouvernement installé, les islamistes vont rapidement nous rappeler au bon souvenir de la <em>«Troïka»</em>, la coalition qu’ils ont constituée et qui a conduit le pays de janvier 2012 à janvier 2014, et se hâter de mettre les institutions en accord avec leur idéologie. L’imam Rached Ghannouchi  et le calife Kaïs Saïed, dans un bicéphalisme aussi naturel que le couple astral du soleil et de la lune, seront les garants temporels du règne de Dieu sur terre, l’un pour raffermir la primauté de l’islam et le contrôle social du rite, l’autre pour déterminer la place et le statut du croire par rapport au lien politique. Car l’un comme l’autre partagent une finalité commune : le service de l’unité de la religion et un vouloir-vivre collectif uniquement organisé pour satisfaire aux besoins essentiels de la société et rien de plus : l’un vous donnera les moyens de vivre décemment dans l’ici-bas et l’autre  les possibilités de vous garantir l’au-delà. </p>



<p> Imposer les normes de comportement islamiques n’empêchera pas cependant Ennahdha et consorts d’appliquer un mode de régulation économique et d’assainissement budgétaire susceptibles de ramener le pays sur une trajectoire de croissance viable : comme garantir la paix sociale, œuvrer dans la mesure du possible pour la stabilité monétaire et financière, restructurer les entreprises publiques déficitaires, ranimer la confiance des investisseurs, maintenir un fonctionnement relatif des services publics, assurer les salaires des fonctionnaires et des retraités, et veiller autant que possible à l’évitement des crises sociales. Bref, éliminer tout ce qui est de nature à contrarier une volonté de retour en politique patiemment attendue et savamment entretenue. </p>



<p> Pour qu’un régime islamique ait du sens, et sa victoire électorale une raison d’être, il ne faudrait pas qu’il soit dans la continuité du précédent, réduit à une gestion au jour le jour qui laisse peu de place à la mise en conformité de la société avec les règles de la charia. Il faut pour cela que les islamistes instillent les changements nécessaires de manière à ne pas effaroucher l’opinion publique ni mettre son allégeance en méfiance. </p>



<p> À la suite des élections municipales, on avait cru que le processus de décentralisation allait donner un nouvel élan à la transition démocratique en responsabilisant les acteurs locaux, en améliorant les services, en introduisant une nouvelle énergie et de nouvelles idées dans le processus politique au niveau local allégeant, dès lors, la pression sur le gouvernement central. Que nenni ! Les changements systémiques à la gouvernance et à l’autorité budgétaire ont démontré, du moins pour les maires indépendants, l’échec en matière d’amélioration de l’efficacité du gouvernement, de réduction de  la corruption, et de renforcement de la relation entre les citoyens et l’Etat. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La décentralisation : une farce à double tranchant</h3>



<p> Cette délocalisation administrative se  résume au mieux à une délégation du pouvoir central des fonctions administratives au niveau local, mais en aucune  manière elle ne peut être confondue avec la démocratisation. D’ailleurs cette farce à double tranchant est vérifiable à travers le cas de deux communes : celle de la Marsa et celle du Kram. </p>



<p> Nous savons à quel point l’Etat rechigne encore à céder de ses prérogatives en apportant chaque jour la démonstration qu’il est incontournable. Le maire indépendant de la Marsa, Slim Meherzi, l’a constaté à ses dépens et a jeté l’éponge en démissionnant. Le cercle vertueux dans lequel une meilleure prestation de services plus transparente engendre des taux plus élevés de recouvrement d’impôts conduisant à leur tour à plus de fonds dans les coffres de la commune pour fournir des services encore meilleurs n’a pas fonctionné comme prévu. Or Slim Meherzi avait suffisamment d’atouts pour réussir. </p>



<p> À l’instar de certains de ses prédécesseurs, notamment Hammouda Belkhodja,  il réunit l’aspect <em>«enfant du pays»</em>, la pression amicale, le goût des responsabilités, le souci d’améliorer les prestations des services publics d’une commune à laquelle on appartient. Proches des citoyens par sa présence physique, vivant parmi eux, il aurait été mieux à même d’identifier leurs besoins, contribuant ainsi à rendre les services publics plus efficaces. </p>



<p> Parmi les raisons invoquées par le maire démissionnaire, les difficultés d’accomplir correctement sa mission : faibles capacités exécutives, conflits avec l’administration centrale qui, dit-il, <em>«ne s’était pas adaptée à la décentralisation»</em>, le mettant dans l’incapacité de modifier la qualité des services administratifs et l&rsquo;application de la loi dans une ville qui connaît pourtant une vive expansion  humaine doublée d’une forte spéculation immobilière.  </p>



<p> Cette décentralisation,  qui s’inscrit dans le contexte de la politique de <em>«bonne gouvernance» </em>censée assurer un rôle moteur dans le développement en favorisant les initiatives locales, d’être une réponse technique à un souci d’efficacité de l’action publique dans une société complexe, s’est vue contrecarrée par l’indifférence à autrui des pouvoirs publics devenue  dans ce pays un fléau endémique touchant tous les domaines : la lutte contre la misère et la maladie, le laxisme des autorités, la dégradation de l’espace public et des services de l’Etat, les abus de toutes sortes surtout de la part des employés de l’administration. Le manque de moyens exécutifs et légaux pour appliquer les importantes décisions pénales contre les contrevenants à la loi sur l’exploitation indue de l’espace public s’était avéré problématique. Le faible nombre de policiers municipaux locaux et leur concomitance avec l&rsquo;administration centrale rendaient impossible l’application des décisions de justice dans des affaires de démolition. Enfin, les taxes municipales ne sont payées que par 28% de la population et les taxes économiques par seulement 15%. Circulez, il n’y a rien à voir ! </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La zakat, nouveau mode de gouvernance locale islamiste  </h3>



<p> Le second cas nous démontre qu’il n’est pas  souhaitable d’être un responsable de commune indépendant et que le seul fait d’être soutenu par  un parti, alors affilié au pouvoir, facilite bien des choses. Ainsi, une <em>«candidature exotique»</em> a mieux réussi parce que tout simplement appuyée par Ennahdha. </p>



<p> Le maire du Kram, Fathi Laâyouni, un islamiste bigot qui s’était déjà distingué en refusant de célébrer le mariage d’une Tunisienne avec un non-musulman, est un bon exemple de cette islamisation rampante; un plan de noyautage tramé dans les ténèbres des rouages du système économique et social. Ainsi, petit-à-petit,  salafistes et jihadistes, soutenus par les comités révolutionnaires de Seifeddine Makhlouf, en somme tous ces enfants chéris qui rappelaient à Ghannouchis sa jeunesse et qui, évincés ou dormants, retournerons bientôt, les uns à leurs mosquées, les autres à leurs missions destinées à répandre par la force s’il le faut leur islam rigoriste. </p>



<p> Pendant la campagne électorale, les escadrons du net d’Ennahdha avaient abreuvé tous les internautes d’une  propagande agressive et intrusive sous la forme de messages publicitaires vantant le mérite de la zakat. S’adressant aux émotions, à la naïveté, à l’ignorance du public, mais jamais à sa raison, ils  expliquaient que grâce au mérite de cette pratique le revenu annuel de l’acquittement d’une aumône légale généralisée équivaudrait à la construction de vingt hôpitaux ! </p>



<p> Le  président de la commune du Kram n’a pas attendu ce trop plein de publicité, ni le résultat du scrutin pour jouer les têtes de gondoles. Il avait indiqué, le 6 novembre 2019, dans une déclaration radiophonique que la municipalité du Kram a décidé de créer un fonds de la <em>zakat</em> pour l’investir dans les services publics. Il en appelle à la constitution qui, dit-il, <em>«pousse à se conformer aux règles et aux préceptes de la charia islamique»</em>. Mais on se demande à quoi servirait ce recouvrement? À alimenter <em>«des fonds spécifiques pour assurer des services publics aux citoyens»</em>. Comme sera-t-il géré? <em>«Conformément aux dispositions de la finance islamique»</em>, autrement dit, conformément à une pure et frauduleuse  ineptie. </p>



<p> En général, une fois élu, un maire, de surcroît  lorsqu’il appartient à un parti politique, doit faire preuve de tolérance et d’impartialité afin de pouvoir établir une sorte de représentation proportionnelle du corps électoral. Concernant la gestion de la cité, un conseil municipal doit se garder aussi de tout débat  politique pour s’occuper uniquement des questions destinées à améliorer le bien-être des habitants : urbanisme, voirie, circulation, assainissement, éclairage public, respect des normes d’aménagement de l’espace public et, pour le cas du Kram, la volonté de rendre à cette ville du littoral  complètement dénaturée, sa vocation d’antan de  grande cité balnéaire. </p>



<p> Or on se demande combien d’espaces verts ont été aménagés, de trottoirs défoncés refaits, de nids-des-poule sur les chaussées colmatés, de commerces empiétant sur la voie publique sanctionnés, de constructions illégales démolies ? Pas grand-chose. Par ailleurs et en matière de gestion financière, un mode de  perception sévère des redevances de commerçants et de résidents récalcitrants aurait poussé les finances de la commune du Kram vers l’équilibre sans  recourir aux bizarres élucubrations comme celle de recourir à la <em>zakat</em> qui date de 14 siècles et n’a jamais connu d’application intégrale sous aucun califat musulman. </p>



<p> Voyons maintenant comment la <em>zakat</em>, ce nouveau mode de gouvernance locale conforme au projet islamiste, va fournir les solutions à l’ensemble des problèmes auxquels la commune est présentement confrontée. Comme ses  frères d’Ennahdha, cette tête d’œuf considère que les systèmes de production, d’échange et de consommation actuels sont en situation de déviation par rapport à une norme définie dans le Coran et la sunna du Prophète.  </p>



<p> L’application de la charia, censée couvrir tous les domaines de la vie, pourrait bien s’étendre à la gestion des finances urbaines. On a connu, depuis l’arrivée d’Ennahdha, les manifestations les plus voyantes de l’influence de l’islamisme politique sur la société et qui s’opposent avec le plus de force au modèle occidental: le voile et le <em>niqâb</em>, l’accoutrement salafiste, les <em>sukûks</em> et le butin. Ce fut également le cas avec l’expansion des banques islamiques dont le principe s’oppose aux fondamentaux du système bancaire conventionnel : le crédit et l’intérêt. Or si l’activité de la  finance islamique s’est érigée sur des fariboles et des entourloupes pour exalter les bienfaits incomparables de l’islam sur la vie du  croyant, il n’y a pas de raison pour qu’un  système tout à fait anachronique de redistribution des ressources, puisqu’il n’a pas évolué au fil des  siècles, qui génère des formalités dont les coûts surpassent parfois les bénéfices sans simplifier pour autant les procédures de reddition de comptes, encore moins faire prospérer la commune du Kram, soit ressuscité pour les besoins de la cause. </p>



<p> Pour l’islam, le salut dépend de la manière dont le plus riche traite le plus pauvre. Dans ce sens, la <em>zakat</em> a pour mission de garantir aux pauvres et à l’orphelin les nécessités de subsistance.</p>



<p> Des cinq obligations canoniques, toutes mentionnées dans le Coran avec une fréquence variable, la plupart des gens n’en connaissent généralement que quatre: la profession de foi (<em>shahāda</em>), la prière accomplie cinq fois par jour, le jeûne pendant le mois de ramadan, et le devoir incombant aux croyants de faire au moins un pèlerinage à la Mecque. La connaissance du troisième pilier est moins évidente sinon inconnue dans ses détails au grand public : l’obligation de payer la <em>zakat</em> une fois par an. </p>



<p> La <em>zakat</em> est une forme d’aumône légale correspondant à un impôt. Ce mot en arabe d’origine araméenne signifiant <em>«purification»</em>, constitue la base théorique de toute fiscalité musulmane. La zakat a pour but de purifier les biens de la <em>«souillure» </em>du péché comme le dit l’un des cinq versets coranique où le mot apparaît (IX/104). Elle y figure comme une nécessité fondamentale pour le croyant, et elle joua, depuis la naissance du  premier noyau de croyants, le rôle de l’unique impôt qu’assurait dès lors la communauté de Médine et que l’on peut qualifier d’impôt de solidarité. </p>



<p> À partir de là, les juristes avaient ensuite défini la<em> zakat</em> par une infinité de systèmes, comme un prélèvement annuel sur les biens dont la jouissance et la propriété retrouvent une licéité reconnue par le Coran à la seule condition de ce versement. Les biens visés pour lesquels il n’existait pas de distinction entre capital et revenus, comprenaient le cheptel, les grains et les fruits, l’or et l’argent et les marchandises commerciales. Des biens de ce genre pouvaient appartenir à des nomades, des marchands et éventuellement des cultivateurs. Le prélèvement de la <em>zakat</em> devait permettre une redistribution aux plus défavorisés (Coran VIII, 60). </p>



<p> Sur ces diverses catégories de biens la <em>zakat</em> n’était exigible qu’à partir d’un minimum imposable, le <em>nisâb</em>, et elle était effectuée à des taux variant avec chaque catégorie. Enfin, les ressources tirées de la<em> zakat</em> devaient servir à une interminable liste de bénéficiaires. </p>



<p> L’argument islamique en faveur d’une revivification de la <em>zakat</em>, au-delà de l’efficacité de l’ensemble des lois et des règles en vigueur relatives à la détermination et au recouvrement des impôts, suscite trois réserves.</p>



<p>1) La plus évidente est que toutes les économies existantes incluent des régimes d’imposition et de subvention destinés à  redistribuer et à répartir les revenus de la manière la plus équitable possible. Un peu plus chaque jour de nouvelles séries de mesures sont prise pour ajuster le système d’impôts à l’évolution de la société : perfectibilité de la redistribution des ressources, réglementation en matière de contrôle des prix, assurance chômage, incitations à la création d’emplois, aide aux handicapés, politique de discrimination positive et programmes de relance de l’économie, sans parler d’un système de sécurité sociale de plus en plus élaboré.</p>



<p> 2) Le champ d’application de la <em>zakat </em>est beaucoup trop restrictif pour l’objectif auquel il est destiné. Dans sa forme proposée, la <em>zakat</em> ne remplirait une fonction majeure de répartition des revenus que dans une économie agricole primitive comme celle que connaissait l’Arabie du 7e siècle. Dans toute économie contemporaine, une partie substantielle du produit national provient des secteurs de l’industrie, des transports, des communications et de l’économie de services. </p>



<p> Si la pratique de la <em>zakat</em> en vigueur au sein de la communauté naissante du prophète était, par je ne sais quel phénomène, ressuscitée, la plus grande partie du fardeau serait supportée par les paysans, les petits exploitants, et les marchands à revenu modeste, mais pratiquement jamais par les magnats du pétrole et du commerce virtuel, les puissants capitalistes, les riches financiers et les bureaucrates. Par conséquent, alors que l’imposition de <em>zakat</em> sur des produits tels que les vaches, les chèvres, les chameaux, les dattes, le raisin et le blé pourrait bien réduire les inégalités dans une économie agricole, on pourrait s’attendre à ce que cela produise un effet négatif dans une économie contemporaine même dans les sociétés sous-développées.</p>



<p> 3) Enfin, le système proposé ne convient pas à une économie où les prix fluctuent librement et rapidement, mais à une économie qui connaît la stabilité du marché, des cours des métaux précieux et de la monnaie. Si les taux d’imposition sur les animaux étaient exprimés en termes d’autres animaux et le <em>nisäb</em> pour les métaux précieux en termes de poids, deux personnes également riches (évalués selon les prix du marché) peuvent avoir des obligations en<em> zakat</em> très inégales.</p>



<p>Au-delà de la complexité d’un retour à un système appartenant à une époque révolue, encore faut-il que nous vivions dans une société dans laquelle tous les sociétaires seraient mus par une observance scrupuleuse des injonctions de l’islam et une conduite irréprochable conforme aux normes de comportement islamique : vérité, franchise, honnêteté, justice, probité, altruisme, charité, assistance aux plus défavorisés, etc. </p>



<p> Pour finir, rappelons au maire du Kram, qui devrait faire passer son statut de citoyen-édile avant sa foi, qu’il ferait mieux de veiller davantage au consentement à l’impôt, se préoccuper de son recouvrement en expliquant par une pédagogie appropriée à des habitants en majorité rétifs à tout devoir fiscal, par ignorance et par cupidité, qu’accepter de rétrocéder une partie de ses biens ce n’est pas faire violence à ses désirs. Que le paiement de l’impôt n’est pas sans contrepartie, qu’il ne va pas dans sa poche (du moins je l’espère), mais sert en dernière instance à financer des dépenses d’intérêt  général dont la prise en charge par le marché est impossible. Enfin, qu’il permet l’existence d’un Etat qui assure la sécurité des biens et des personnes et qui protège l’exercice de leur droit et garantit les conditions de leur liberté. </p>
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		<title>Hizb Ettahrir : «Ni Saïed ni Karoui, les 2 font partie du système et n&#8217;appliqueront pas la charia» (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 16:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Hizb Ettahrir]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti radical Hizb Ettahrir a affirmé ne soutenir aucun des 2 candidats pour le 2e tour de la présidentielle : «Ni Karoui ni Saïed n&#8217;appliqueront la charia, ils se baseront sur la constitution car ils font partie du système». Hizb Ettahrir a organisé aujourd&#8217;hui, jeudi 19 septembre 2019, une conférence de presse présidée par...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Hizb-Rahrir-Karoui-Saïed.jpg" alt="" class="wp-image-241132"/></figure>



<p><strong><em>Le parti radical Hizb Ettahrir a affirmé ne soutenir aucun des 2 candidats pour le 2e tour de la présidentielle : «Ni Karoui ni Saïed n&rsquo;appliqueront la charia, ils se baseront sur la constitution car ils font partie du système».</em></strong></p>



<span id="more-241109"></span>



<p>Hizb Ettahrir a organisé aujourd&rsquo;hui, jeudi 19 septembre 2019, une conférence de presse présidée par le chef de son bureau politique, Abderraouf Amri, pour affirmer la position du parti vis-à-vis des élections tunisiennes. </p>



<p>M. Amri a assuré que Hizb Ettahrir ne soutient aucun des candidats pour le 2e tour de la présidentielle, en assurant que ces derniers font partie de l&rsquo;actuel système, qui se base sur la constitution et sur les lois imposées par l’Occident capitaliste et non sur la charia (loi islamique).</p>



<figure class="wp-block-embed-facebook wp-block-embed is-type-video is-provider-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.facebook.com/389853128308531/videos/424942258129116/
</div></figure>



<p>«<em>Plus de 50% des Tunisiens s&rsquo;opposent au système mais les électeurs ont cependant, choisi deux personnes de ce même système que nous ne soutenons pas. Nabil Karoui est un fidèle serviteur du système, voire son visage le plus laid. Faut-il rappeler qu&rsquo;il a fait la campagne électorale de Béji Caïd Essbesi en 2014 ?</em>», a déclaré le chef du parti islamiste radical, en ajoutant : «<em>Quant à Kaïs Saïed, il sera garant de la constitution. Il est professeur de droit constitutionnel et il représente le visage caché de ce système</em>».</p>



<p>Hizb Ettahrir a également assuré qu&rsquo;aucun de ces deux candidats n&rsquo;est pour la séparation de la religion et de la politique et aucun ne peut correspondre à ses attentes. «<em>Le problème n&rsquo;est donc pas dans le choix des personnes mais le problème réside dans le système en lui même et dans la constitution écrite par des hommes. Les lois qui poussent vers la débauche et s&rsquo;éloignent de l&rsquo;islam ne nous concernent ni de près, ni de loin</em>», a encore déclaré M. Amri.</p>



<p>«<em>Le vrai changement consisterait à appliquer la charia et non la constitution. Nous refusons toute personne élue via les urnes de ce système imposé depuis la colonisation et qui depuis la révolution a tout raté et n&rsquo;a pas pu sortir la Tunisie de la crise</em>», a ajouté M. Amri, avant de conclure <em>: «La oumma </em>(nation islamique, Ndlr) <em>rejette les résultats de ces élections, et œuvrera pour faire appliquer la charia, telle est la vraie solution</em>».</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>
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