<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des CHU Charles-Nicolle - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/chu-charles-nicolle/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/chu-charles-nicolle/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 11 Oct 2020 12:22:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des CHU Charles-Nicolle - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/chu-charles-nicolle/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Connaissance de la Lumière’’ de Lorand Gaspar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/11/le-poeme-du-dimanche-connaissance-de-la-lumiere-de-lorand-gaspar/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/11/le-poeme-du-dimanche-connaissance-de-la-lumiere-de-lorand-gaspar/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2020 06:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alif]]></category>
		<category><![CDATA[CHU Charles-Nicolle]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Lorand Gaspar]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bou Saïd]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=320117</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une année s’est écoulée depuis le décès le 9 octobre 2019 du poète hongrois d’origine, français de nationalité et tunisien de cœur Lorand Gaspar. Médecin, poète, historien, photographe et traducteur, Lorand Gaspar a vécu et exercé à Tunis de 1970 à 1995, et habitait une petite maison accolée au flanc du village de Sidi Bou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/11/le-poeme-du-dimanche-connaissance-de-la-lumiere-de-lorand-gaspar/">Le poème du dimanche: ‘‘Connaissance de la Lumière’’ de Lorand Gaspar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Lorand-Gaspar-Jeune-Medecin-en-Palestine.jpg" alt="" class="wp-image-320119"/><figcaption><em>Lorand Gasppar, jeune médecin en Palestine. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Une année s’est écoulée depuis le décès le 9 octobre 2019 du poète hongrois d’origine, français de nationalité et tunisien de cœur Lorand Gaspar. Médecin, poète, historien, photographe et traducteur, Lorand Gaspar a vécu et exercé à Tunis de 1970 à 1995, et habitait une petite maison accolée au flanc du village de Sidi Bou Saïd.</em></strong></p>



<span id="more-320117"></span>



<p>Né à Târgu Mures en Transylvanie orientale, le 28 février 1925, il a été déporté durant la Seconde Guerre mondiale, et se réfugie en France où il fait des études de médecine. Chirurgien de l’hôpital français de Jérusalem de 1954 à 1970, il pratique ensuite au CHU Charles-Nicolle à Tunis de 1970 à 1995.</p>



<p>Médecine et écriture sont intimement liées dans son œuvre de Gaspar, tout comme dans la vie de l’homme. Son premier recueil, <em>‘‘Le Quatrième État de la matière’’</em>, publié chez Flammarion en 1966 reçoit le prix Guillaume-Apollinaire en 1967. Par la suite son œuvre sera couronnée de multiples prix. En 1998, il reçoit le prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre.</p>



<p>Il fonde et codirige, avec Jacqueline Daoud, sa seconde épouse, et Salah Garmadi, la revue tunisienne<em> ‘‘Alif’’</em>, éditée par la maison d’édition Cérès dont douze numéros paraîtront entre 1970 et 1982. Il a beaucoup marqué la vie littéraire en Tunisie dans les années 1980-1990.</p>



<p>Nos rivières ont pris feu !</p>



<p>Un oiseau parfois lisse la lumière &#8211;</p>



<p>ici il fait tard</p>



<p>Nous irons par l’autre bout des choses</p>



<p>explorer la face claire de la nuit —</p>



<p>je connais des matins fous d’étendue</p>



<p>de désert et de mer —</p>



<p>mouvoir qui refond les visages</p>



<p>remploie ses traces.</p>



<p>Monastère de vie de flamme pulmonaire</p>



<p>dans l’épaisseur fumante de midi —</p>



<p>nous enseignons aux algues, aux poissons</p>



<p>la couleur de l’air et l’histoire de l’homme</p>



<p>pour les faire rire au soir dans l’encre opaque</p>



<p>des poulpes effrayés</p>



<p>ce matin qui vient se poser .si frais dans tes yeux</p>



<p>tout pleins encore de fragiles porcelaines</p>



<p>le jour poreux</p>



<p>son long baiser de laine</p>



<p>tout ce corps resté pour nuit quelque part</p>



<p>La lumière joue dans des corps étroits d’oiseaux de brefs mouvements d’air où les sons se plissent et découvrent la peau les yeux des femmes</p>



<p>des hommes lourds de trépas, de sommeil, la nuit voûtée dans le dos regardent ces mailles sur l’eau qu’un rien déchire et là-bas sans doute des vitres en feu —</p>



<p>blanches parois d’oiseaux reposés fossiles au hasard dans les couches du jour eaux peintes de nos passages les fonds tremblent encore —</p>



<p>balancements d’ailes</p>



<p>gouffres rapides sous la peau</p>



<p>on se penche sur des plages fumantes</p>



<p>les joues brûlées</p>



<p>nappes tendres d’acier gris</p>



<p>nos mains émondées sur les pentes</p>



<p>de cette lumière —</p>



<p>et nos doigts rient</p>



<p>de roues immenses légères</p>



<p>dans la maison plus intérieure de la vie</p>



<p>où quelqu’un vient</p>



<p>acier</p>



<p>silence</p>



<p>replis.</p>



<p>Les sons bullent dans les dalles de lumière.<br>Tu t’es fait nuit blanche dans le blanc qui perce le tulle de nos bruits.<br>Surfaces distances dévotions les jours s’effritent dans l’arène et le regard et la danse —</p>



<p>Je t’ai bâti de crissements et de cris exhumé puis lentement de nouveau enseveli.</p>



<p>Lenteur aveuglante</p>



<p>du minéral à la mer</p>



<p>de longs voyages troués dans le temps</p>



<p>se retrouver dans une plante, un cilié</p>



<p>la fraîcheur de ses nuits</p>



<p>toutes portes où l’on se trouve et s’abandonne.</p>



<p>Comme les regards étonnés</p>



<p>d’être morts</p>



<p>comme s’arrachent</p>



<p>les oiseaux ivres leurs plumes</p>



<p>nos gestes étaient trop clairs</p>



<p>pour ne pas surprendre</p>



<p>leur pesant d’ombre.</p>



<p>Si loin que le sourire ne sait les paupières.<br>Tiré des cris longs d’oiseaux en vol la lettre fluide des choses sans mémoire le jour brûlé il arrive qu’on oublie les paroles.</p>



<p>Là-bas au bout du monde</p>



<p>là-bas les soleils</p>



<p>la bouche enflée de nuits</p>



<p>là-bas les horizons</p>



<p>la soie sauvage du désir</p>



<p>monde grave</p>



<p>où rien n’est insulté ni laid</p>



<p>le couteau tombe</p>



<p>le jour marche sur les plafonds</p>



<p>dans ses entrailles cuivrées.</p>



<p>Le port est repeint de noir</p>



<p>il y a deux ou trois bateaux très blancs</p>



<p>où manque la nuit —</p>



<p>fenêtres où rêvent</p>



<p>des îles enfouies dans les yeux.</p>



<p>O tant de nuit mangée à blanc</p>



<p>nous avions aussi un destin de fenêtre</p>



<p>où quelqu’un a crié de joie —</p>



<p>le silence le port au soir</p>



<p>deux ou trois bateaux très blancs</p>



<p>où manque la nuit —</p>



<p>je voulais qu’on m’aime — mendiant exact aux fêtes de lumière usé de gris et de blasphèmes.<br>Il me reste de cette chair les arêtes de tant d’élancements —</p>



<p>maintenant le jour les yeux nus</p>



<p>et quelqu’un a repeint mon plafond de choses et déjà je n’y vois plus —</p>



<p>il pleut dans le soleil</p>



<p>les arbres et les maisons sont plus graves</p>



<p>par la terre plus lourde je sais où tu es</p>



<p>quand se vident les yeux</p>



<p>et l’on voit l’espace à travers.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TobDdyyDmJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/19/lorand-gaspar-nest-plus-un-grand-poete-sest-tu/">Lorand Gaspar n&rsquo;est plus : un grand poète s&rsquo;est tu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lorand Gaspar n&rsquo;est plus : un grand poète s&rsquo;est tu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/19/lorand-gaspar-nest-plus-un-grand-poete-sest-tu/embed/#?secret=nsUROHr2HI#?secret=TobDdyyDmJ" data-secret="TobDdyyDmJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0bYyIzGbNW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/le-poeme-du-dimanche-patmos-de-lorand-gaspar/">Le poème du dimanche : ‘‘Patmos’’ de Lorand Gaspar</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Patmos’’ de Lorand Gaspar » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/le-poeme-du-dimanche-patmos-de-lorand-gaspar/embed/#?secret=vAV8WXSM7E#?secret=0bYyIzGbNW" data-secret="0bYyIzGbNW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/11/le-poeme-du-dimanche-connaissance-de-la-lumiere-de-lorand-gaspar/">Le poème du dimanche: ‘‘Connaissance de la Lumière’’ de Lorand Gaspar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/11/le-poeme-du-dimanche-connaissance-de-la-lumiere-de-lorand-gaspar/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
