<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des clientélisme - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/clientelisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/clientelisme/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 11 Oct 2022 10:44:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des clientélisme - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/clientelisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie : le Parti des travailleurs dénonce le «système clientéliste» de Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-le-systeme-clienteliste-de-kais-saied/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-le-systeme-clienteliste-de-kais-saied/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 10:43:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[clanisme]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Hamma Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[loi électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Parti des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[tribalisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4484586</guid>

					<description><![CDATA[<p>Selon le Parti des travailleurs, le système politique préconisé par Kaïs Saïed est basé sur le tribalisme, le clanisme et le clientélisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-le-systeme-clienteliste-de-kais-saied/">Tunisie : le Parti des travailleurs dénonce le «système clientéliste» de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Parti des travailleurs estime, dans un communiqué publié lundi 10 octobre 2022, que la confirmation du président de la république, Kaïs Saïed, il y a quelques jours, de son intention d’amender une nouvelle fois la loi électorale, prouve «l’ampleur du dévoiement et de la dérive dans l’exercice du pouvoir.»</em></strong></p>



<span id="more-4484586"></span>



<p>Dans son communiqué, le parti de gauche dirigé par Hamma Hammami, qui avait déjà annoncé sa décision de ne pas participer aux législatives du 17 décembre prochain, a déclaré que cette décision est <em>«une preuve supplémentaire de la futilité de l’arsenal de lois que le président Saïed a commencé à promulguer, en particulier la loi électorale»</em>, qui, selon lui, vise à <em>«détruire la vie politique civile et à abolir le rôle des partis au profit des individus, de manière à reproduire le système des relations éculées basées sur le tribalisme et le clanisme, et à renouer avec le système clientéliste basé sur la consolidation de l’influence et l’achat des appuis, des parrainages et des votes.»</em></p>



<p>Le Parti des travailleurs a également souligné que la loi électorale (amendée par le chef de l’Etat le 15 septembre dernier) est venue <em>«favoriser la corruption, et non lui résister et la circonscrire»</em>.</p>



<p>D’autre part, le Parti des travailleurs a estimé que cette manipulation de la législation et des lois <em>«est une preuve définitive de l’ampleur de l’échec et de l’impuissance»</em> qui caractérisent le système au pouvoir, qui, selon lui, <em>«continue de consacrer toutes les options destructrices pour le peuple et le pays sur le plans économique, social, politique et culturel.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CzLu8Er8eJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-en-route-vers-des-legislatives-nulles-et-non-avenues/">Tunisie : en route vers des législatives nulles et non avenues</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : en route vers des législatives nulles et non avenues » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-en-route-vers-des-legislatives-nulles-et-non-avenues/embed/#?secret=XIjDKj94pB#?secret=CzLu8Er8eJ" data-secret="CzLu8Er8eJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Lors d’une réunion vendredi 7 octobre, avec la cheffe du gouvernement Najla Bouden, le chef de l’Etat avait souligné la nécessité de mettre un terme au phénomène de l’argent corrompu, et de modifier le décret relatif aux élections, après qu’il a été constaté qu’un certain nombre d’élus locaux ne remplissaient pas le rôle qui leur est confié par la loi, les parrainages des candidats aux prochaines élections législatives étant devenus un marché où les soutiens s’achètent et se vendent.<em> «Si la législation actuelle n’a pas atteint ses objectifs, alors le devoir national sacré exige de la modifier pour enrayer ce phénomène honteux»</em>, avait déclaré le président Saïed.</p>



<p>Le 15 septembre, le décret électoral n° 55 de 2022 a été publié au Journal officiel, qui révise la loi fondamentale n° 16 de 2014, relative aux élections et au référendum, et stipule spécifiquement que le vote aux élections législatives se fera désormais pour les individus en un ou deux tours, si nécessaire, en non plus pour des listes, dans une volonté évidente de marginaliser les partis.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-le-systeme-clienteliste-de-kais-saied/">Tunisie : le Parti des travailleurs dénonce le «système clientéliste» de Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/11/tunisie-le-parti-des-travailleurs-denonce-le-systeme-clienteliste-de-kais-saied/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie doit enrayer la spirale récessive… avant qu’il ne soit trop tard !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2018 11:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=184739</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rien n’y fait ! En Tunisie, les gouvernements se succèdent et ont beau changer de composition, la crise socioéconomique ne cesse de s’approfondir ! C’est à croire que toutes les sensibilités politiques représentées au pouvoir feraient les mêmes diagnostics et auraient les mêmes solutions à proposer. Par Hédi Sraieb * Ce qui d’évidence domine sous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">La Tunisie doit enrayer la spirale récessive… avant qu’il ne soit trop tard !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70698" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Crise-Recession.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Rien n’y fait ! En Tunisie, les gouvernements se succèdent et ont beau changer de composition, la crise socioéconomique ne cesse de s’approfondir ! C’est à croire que toutes les sensibilités politiques représentées au pouvoir feraient les mêmes diagnostics et auraient les mêmes solutions à proposer.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Hédi Sraieb *</strong><span id="more-184739"></span></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-138871 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Hedi-Sraieb.jpg" alt="" width="200" height="121" />Ce qui d’évidence domine sous les apparences d’un immobilisme est en fait un choix délibéré de <em>«laissez-faire»</em> partagé par le tandem au pouvoir mais aussi par ses alliés de circonstance.</p>
<p>Les gouvernements n’ont en rien modifié la logique profonde des politiques publiques qui prévalait avant 2011, à un point tel que cela vire à la caricature. Toujours pas de ministère de l’Economie, mais un ministère du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, qui déborde sur les prérogatives du ministère du Commerce ou bien encore sur celui de l’Industrie et des PME. On a beau cherché les raisons et la rationalité de ce découpage, il n’y en a pas; si ce n’est la reconduite des dispositifs à l’œuvre sous l’ancien régime.</p>
<p>Il n’y a toujours pas, non plus de ministère du Travail ! Les ministères du Plan ou du Logement ont aussi disparu… Le ministère de la Santé a perdu son adjectif de publique. La femme reste enfermée dans un ministère de la Famille et de l’Enfance.</p>
<h3>Une même politique économique quasi mimétique</h3>
<p>Bien sûr il ne s’agit là que de symbolique ; les prérogatives ayant été différemment redistribuées. Il n’empêche, cela en dit long sur le déni, la dénégation, pour ne pas dire le mépris vis-à-vis des demandes exprimées tout au long du processus révolutionnaire. Rien n’a changé fondamentalement !</p>
<p>Il y a évidemment bien plus grave. Au lendemain de la révolution et sans discontinuité depuis, les gouvernements ont, à quelques variantes près, suivi la même politique économique quasi mimétique que celle qui était mise en œuvre avant la révolution. En quelque sorte une fuite en avant.</p>
<p>Des preuves il n’en manque pas ! Dès les tous premiers jours les attendus de cette politique ont été reconduits, sans le moindre scrupule ou hésitation. Les sherpas accompagnant Béji Caïd Essebsi (BCE), le Premier ministre de l’époque, à Deauville, ont tout juste actualisé ce qui était déjà à l’œuvre depuis deux décennies. Demande de soutien financier, appel aux IDE, priorité donnée à la promotion de l’initiative privée, en sus quelques investissements d’infrastructures.</p>
<p>Si cette période <em>«révolutionnaire»</em> aurait pu suggérer une autre voie, il n’en sera rien! Bien au contraire la <em>«Troïka»</em>, la coalition conduite par le parti islamiste Ennahdha (2012-2014, l’intermède Mehdi Jomaa (2014) puis Habib Essid (2015-2016), et enfin Youssef Chahed (depuis 2016) et à quelques futilités cosmétiques, tous se sont échinés à maintenir le même cap. Non remise en cause de la dette odieuse, illégale, illégitime; absence de détermination affirmée dans la lutte contre la fuite de capitaux; action timorée et frileuse dans la lutte contre l’évasion fiscale. Le tout accompagné d’une liberté totale et sans réserve du commerce dans tous les sens du terme licite comme illicite.</p>
<h3>Un système social et économique dans une impasse</h3>
<p>Peu à peu et sans le moindre garde-fou, le système économique et social déjà largement défaillant s’est rapidement emballé. Les déséquilibres budgétaires et des échanges extérieurs (biens et capitaux) se sont rapidement aggravés. Le bouclage économique est, pour ainsi dire, devenu le cauchemar et l’obsession lancinante des gouvernements successifs. L’investissement national comme son support l’épargne publique, dans un climat d’instabilité et de tensions aiguës, n’ont cessé depuis de régresser.</p>
<p>Les Institutions financières internationales et autres bailleurs de fonds, qui jusqu’ici ont malgré tout <em>«soutenu»</em> ces gouvernements dans leur tentative de <em>«sauvegarde et de maintien du système économique»</em>, commencent à donner des signes de lassitude. Les agences de notation, comme les structures de lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux ne sont pas en reste (Gafi) !!!</p>
<p>Le système social et économique est désormais dans une impasse ! Une voie sans issue mais à laquelle se raccrochent désespérément nos élites économiques désormais désignées sous le vocable incongru et saugrenu d’<em>«hommes d’affaires»</em> et les personnels politiques qui se renouvellent à l’identique.</p>
<p>Nos compatriotes croient à la probité et à la compétence sans jamais véritablement s’attarder sur les choix et orientations qui sont mis en œuvre. Conditionnés par de longues années de dépolitisation, ils en sont réduits à croire que l’économique ne serait qu’une affaire de technicité stricto-sensu. Beaucoup d’entre-eux ont fini par se convaincre qu’il n’y avait pas d’autre alternative que celle d’une purge dont bien entendu eux-mêmes ne feraient pas les frais. Purge ou austérité baptisée du nom théâtral et grandiloquent de <em>«réformes structurelles»</em>. Demandez-donc aux Grecs ce qu’ils en pensent. À moins que dans un sursaut de lucidité (et qu’une nouvelle majorité politique ne survienne), les élites économiques et politiques ne prennent conscience qu’une autre voie est possible.</p>
<h3>S’émanciper du clientélisme, du favoritisme et du népotisme</h3>
<p>Une austérité certes, mais vertueuse, où l’Etat retrouve la plénitude de ses moyens et s’émancipe avec force et détermination mais aussi de manière radicale des turpitudes du clientélisme, du favoritisme et de toutes ces formes sous-terraines de népotisme. Un rêve pieux? Sans doute si l’on en juge par le jeu de chaises musicales aussi bien dans la sphère admistrato-publique, parapublique que politique.</p>
<p>On pourrait même sans exagérer parler de portes tournantes (passage du privé au public, recyclage de personnels écartés). Nous n’en avons sans doute pas fini avec ces arrangements et accommodements, pour le plus grand malheur de tous ceux qui attendent un réel changement.</p>
<p>Pourtant les solutions existent, même si parfois elles ne sont pas à portée de main, mais ayant fait leurs preuves sous d’autres cieux. Réduire considérablement la corruption nécessite de renforcer de manière significative le parquet financier et sa police spécialisée d’investigation. Réduire la prédation exige le renforcement des brigades d’intervention (mise sous séquestre, droit de réquisition). Réduire le déficit commercial suppose de geler les importations de produits devise-vores et de grand luxe. Réduire les sorties massives de devises suppose une autre politique de crédit bancaire plus sélective à l’importation comme à l’exportation.</p>
<p>Il ne s’agit pas de<em> «recettes sur étagères»</em> mais de choix de politiques publiques préalablement expliqués et négociés. Il en va de même s’agissant des déficits des entreprises publiques comme ceux des caisses de couverture sociale. Dans un souci d’équité réelle et de juste répartition des efforts, les salariés ne sauraient seuls porter ces réformes à leur terme.</p>
<p>Que dire du trop-plein de liquidités en circulation ! Là encore, l’interdiction de toute transaction en liquide, supérieure à un certain montant prédéterminé, et pour autant qu’elle soit explicitée par des campagnes de sensibilisation, aurait toutes les chances d’avoir des résultats significatifs.</p>
<p>Rien de tout cela n’a de chance d’émerger dans les mois à venir ! Les dites élites sont déjà en pré-campagne électorale et tout un chacun est juste préoccupé de fourbir ses armes !</p>
<p><em>«Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !»</em> (Victor Hugo,<em> ‘‘Ruy Blas’’</em>).</p>
<p><em>* Docteur d’Etat en économie du développement.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bI0xkglxql"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/tunisie-lausterite-vertueuse-une-impasse-perfide-et-dangereuse/">Tunisie : L’«austérité vertueuse»… une impasse perfide et dangereuse !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L’«austérité vertueuse»… une impasse perfide et dangereuse ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/tunisie-lausterite-vertueuse-une-impasse-perfide-et-dangereuse/embed/#?secret=oHHFO4FVvU#?secret=bI0xkglxql" data-secret="bI0xkglxql" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F0qlVGkRmH"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/12/tunisie-un-raz-de-maree-islamiste-aux-elections-2019/">Tunisie : Un raz-de-marée islamiste aux élections 2019 ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Un raz-de-marée islamiste aux élections 2019 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/12/tunisie-un-raz-de-maree-islamiste-aux-elections-2019/embed/#?secret=GyBksroyko#?secret=F0qlVGkRmH" data-secret="F0qlVGkRmH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cZMNmocSzA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/cap-sur-2019-les-sept-travaux-de-youssef-chahed/">Cap sur 2019 : Les sept travaux de Youssef Chahed</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cap sur 2019 : Les sept travaux de Youssef Chahed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/cap-sur-2019-les-sept-travaux-de-youssef-chahed/embed/#?secret=agAFy7JK5S#?secret=cZMNmocSzA" data-secret="cZMNmocSzA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/">La Tunisie doit enrayer la spirale récessive… avant qu’il ne soit trop tard !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/20/la-tunisie-doit-enrayer-la-spirale-recessive-avant-quil-ne-soit-trop-tard/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guerre contre la corruption : L’acte II de la révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/31/guerre-contre-la-corruption-lacte-ii-de-la-revolution/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/31/guerre-contre-la-corruption-lacte-ii-de-la-revolution/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 May 2017 14:21:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[corrompus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=99269</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chafik Jarraya, baron de la corruption / L&#8217;armée tunisienne, rempart pour la patrie.   On s’étonnait récemment que l’armée ait été envoyée contre le peuple manifestant au lieu d’être mobilisée contre le monstre de la corruption. Aujourd’hui, c’est elle qui s’attaque au monstre. Par Amor Cherni * Ce qui est en train de se passer, ces...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/31/guerre-contre-la-corruption-lacte-ii-de-la-revolution/">Guerre contre la corruption : L’acte II de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-99278" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Chafik-Jarraya-Armee.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chafik Jarraya, baron de la corruption / L&rsquo;armée tunisienne, rempart pour la patrie.  </em></p>
<p><em><strong>On s’étonnait récemment que l’armée ait été envoyée contre le peuple manifestant au lieu d’être mobilisée contre le monstre de la corruption. Aujourd’hui, c’est elle qui s’attaque au monstre.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Amor Cherni</strong> *</p>
<p><span id="more-99269"></span></p>
<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-99284 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Amor-Cherni.jpg" alt="" width="200" height="165" />Ce qui est en train de se passer, ces jours-ci, est la chose la plus importante depuis la révolution. Nous sommes en train d’abattre le vrai système du despotisme qui a pour nom la CORRUPTION ! Espérons que ce processus aille jusqu’à son terme. Mais d’abord, qu’est-ce que la corruption?</p>
<p>Depuis longtemps, la corruption a été conçue comme une maladie contagieuse. Les corrompus ne sont jamais corrompus seuls. Ils ne le sont que dans la mesure où ils corrompent les autres. C’est une sorte de gangrène qui frappe un organe du corps sain et qui s’étend au reste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu’est-ce que la corruption?</strong></p>
<p>A l’origine, chez les Grecs, elle avait un sens physique et signifiait la décomposition des corps composés et la mort des êtres vivants. Au Moyen âge, elle prend un sens moral et s’applique de préférence aux dirigeants politiques. Pour al-Fârâbî, elle désigne une maladie du pouvoir qui frappe le gouvernant et qui le fait agir, non pour le bien de ses gouvernés, mais pour le sien propre. Elle s’étend, ensuite, aux citoyens, dont chacun n’agit que pour son propre compte et détruit ainsi <em>«l’entraide»</em> qui est le fondement de la cité.</p>
<p>Il s’agit donc d’une pathologie, d’une perversion, ou d’une dénaturation, qui change le bien en mal et l’utile en nuisible. La métaphore la plus courante qui est employée à son endroit est celle de la transformation des remèdes en poison.</p>
<p>Elle s’applique à l’homme politique qui, au lieu de conduire son peuple vers le bien, le conduit plutôt vers le mal qu’il diffuse autour de lui et dans toute sa société, perdant par là sa légitimité, gouvernant par la force et la peur et se transformant en tyran ou despote.</p>
<p>C’est ce sens qui a été retenu et reconduit dans les sociétés modernes, où le pouvoir politique devient une source d’enrichissement personnel et familial, s’adjoignant nombre d’individus qu’il s’asservit et utilise pour asservir le peuple.</p>
<p><strong>Un système de clientélisme et de passe-droits </strong></p>
<p>C’est précisément ce qui s’est passé chez nous depuis le milieu des années 60 et la maladie de Bourguiba. Il s’est constitué alors des groupes politiques, exerçant le pouvoir en son nom, mais à leur profit et à ceux de leurs familles. Pour perpétuer leur hégémonie, ils ont dû instituer un système de clientélisme par des privilèges et des passe-droits. Ce système pourri a abouti au fameux coup d’Etat du 7 novembre qui a engendré un régime franchement despotique, exploitant au maximum les ressorts de ce système et l’adoptant comme forme de gouvernement.</p>
<p>La révolution a fait chuter le despote, mais a été incapable jusque-là d’abattre le despotisme qui, profitant de l’affaiblissement de l’Etat, s’est accru jusqu’à noyauter dangereusement ses structures administratives et politiques. L’instauration de la démocratie lui a ouvert encore un nouveau <em>«marché»</em>, assez juteux du reste, qui a pour nom <em>«les élections»</em>! C’est là qu’il a découvert un excellent domaine d’investissement où le taux de profit était à la hauteur de ses calculs. Il y avait des voix, des candidats, des députés, des ministres, etc., à «acheter» et à <em>«vendre»</em> à prix d’or. Il a prospéré et a pris vigueur et fermeté jusqu’à se croire devenu le maître des lieux.</p>
<p>Les masses populaires, les partis de gauche et l’UGTT n’ont jamais cessé de demander sa tête. Mais hélas ! C’était prêcher dans le désert ! Le nouveau président a même tenu, avec opiniâtreté, à présenter une loi qui <em>«blanchit»</em> ce phénomène. Récemment, l’auteur d’un papier sur Kapitalis, s’étonnait que l’armée ait été envoyée contre le peuple manifestant au lieu d’être mobilisée contre ce monstre !</p>
<p>Aujourd’hui on apprend que c’est cette même armée, avec l’aide des manifestants contre lesquels on l’a envoyée, qui s’est attaquée au monstre, l’ayant surpris en flagrant délit de subversion et de mise en danger de la sécurité nationale ! Encore une fois, c’est l’union du peuple et de son armée qui nous sauve du danger.</p>
<p>Est-ce là une «<em>ruse de l’Histoire</em>»? Espérons que cette mère généreuse des peuples opprimés, déjà venue à notre secours un certain 14 janvier, ne nous abandonnera pas aujourd’hui et que, devenue depuis notre amie, elle continuera à nous assister pour venir à bout de bien d’autres monstres qui s’appellent, entre autres, évasion fiscale, économie parallèle, FMI, terrorisme, etc. Que vivent notre grand peuple et notre vaillante armée !</p>
<p>N’avons-nous pas appris, enfants à l’école primaire, <em>«l’armée est un rempart pour la patrie !»</em>.</p>
<p><em>* Académie Tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/31/guerre-contre-la-corruption-lacte-ii-de-la-revolution/">Guerre contre la corruption : L’acte II de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/31/guerre-contre-la-corruption-lacte-ii-de-la-revolution/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Document : La démocratisation de la corruption en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/18/document-la-democratisation-de-la-corruption/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/18/document-la-democratisation-de-la-corruption/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2017 08:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[commerce parallèle]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[économie informelle]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=96930</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des citoyens tunisiens manifestent contre la corruption en Tunisie. Nous reproduisons ci-dessous le résumé du rapport, réalisé par l’Ong International Crisis Group, intitulé «La transition bloquée : Corruption et régionalisme en Tunisie». La corruption et le clientélisme menacent la transition démocratique en Tunisie, décrite comme un succès après le soulèvement populaire de 2011. Pour qu’elle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/18/document-la-democratisation-de-la-corruption/">Document : La démocratisation de la corruption en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-93978" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Manich-Msameh.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Des citoyens tunisiens manifestent contre la corruption en Tunisie.</em></p>
<p><em><strong>Nous reproduisons ci-dessous le résumé du rapport, réalisé par l’Ong International Crisis Group, intitulé <a href="https://d2071andvip0wj.cloudfront.net/177-la-transition-bloquee-corruption-et-regionalisme-en-tunisie.pdf">«La transition bloquée : Corruption et régionalisme en Tunisie»</a>.</strong></em></p>
<p><span id="more-96930"></span></p>
<p>La corruption et le clientélisme menacent la transition démocratique en Tunisie, décrite comme un succès après le soulèvement populaire de 2011. Pour qu’elle aboutisse, le gouvernement devrait lancer un dialogue économique national intégrant l’élite économique établie et la classe émergente d’entrepreneurs.</p>
<p>Le consensus politique en place depuis les élections législatives et présidentielle de fin 2014 a réussi à stabiliser la scène politique tunisienne, mais commence à atteindre ses limites. Malgré la formation d’un gouvernement d’union nationale qui regroupe les principaux partis politiques, un sentiment d’exclusion socio-régional et de délitement de l’Etat s’accroît, alimenté par la prolifération de l’affairisme et du clientélisme. La poursuite de la transition démocratique ainsi que le redressement de l’économie nationale nécessitent d’approfondir ce consensus au-delà des conciliations entre dirigeants politiques et syndicaux. Une approche audacieuse et novatrice intégrerait les personnalités les plus influentes du monde des affaires, y compris issues des régions délaissées, qui gagnent en pouvoir occulte dans la vie politique et sociale.</p>
<p>Alors que les équilibres macroéconomiques sont mis à mal, la polarisation se renforce dans le monde des affaires entre chefs d’entreprises, mais aussi entre ces derniers et les barons de l’économie informelle, notamment de la contrebande. D’un côté, une élite économique établie issue du Sahel (région côtière de l’Est du pays) et des grands centres urbains est protégée et privilégiée par des dispositifs réglementaires, et entend le rester. De l’autre, une nouvelle classe d’entrepreneurs issus des régions déshéritées, dont certains sont cantonnés au commerce parallèle, soutiennent en partie les protestations violentes contre le pouvoir central et aspirent à se faire une place parmi l’élite établie, voire à la remplacer.</p>
<p>La compétition économique et politique est rendue malsaine par ce conflit profond, qui vise à s’accaparer les postes-clés de l’administration permettant de contrôler l’accès au financement bancaire et à l’économie formelle. Il contribue à étendre et <em>«démocratiser»</em> la corruption et à paralyser les réformes. Ceci renforce les inégalités régionales, que perpétue la discrimination des citoyens des régions marginalisées, elle-même rendue possible par le pouvoir discrétionnaire des responsables administratifs et la rigidité du système bancaire.</p>
<p>Alors que le gouvernement d’union nationale de Youssef Chahed affiche sa détermination à lutter contre la corruption et à redresser l’économie nationale, il se trouve systématiquement freiné dans son élan. Les réformes qu’il propose se concrétiseront difficilement en l’absence d’une initiative politique visant à réduire le pouvoir occulte de ces opérateurs économiques.</p>
<p>Si plusieurs mesures déjà annoncées par le gouvernement et soutenues par les partenaires internationaux de la Tunisie sont importantes, d’autres devraient être prioritaires afin d’améliorer la moralité publique, protéger l’Etat des réseaux clientélistes, et commencer à s’attaquer aux sources de l’exclusion socio-régionale, préoccupante à moyen terme pour la stabilité du pays:</p>
<p>• Le gouvernement devrait doter l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLCC) de ressources suffisantes sur le plan humain et financier pour mettre en œuvre sa stratégie;</p>
<p>• Le gouvernement et le parlement devraient encadrer juridiquement le courtage et le portage d’affaires dans le but de réduire le trafic d’influence à l’œuvre dans les plus hautes sphères politiques;</p>
<p>• Le parlement devrait réduire le pouvoir discrétionnaire des responsables administratifs, qui entretient clientélisme et corruption et est en partie responsable de la fermeture de l’accès au crédit et au marché pour les entrepreneurs des régions déshéritées. Pour ce faire, il devrait simplifier autant que possible les formalités administratives dans le domaine économique et éliminer les dispositifs juridiques trop répressifs et privatifs de liberté; et</p>
<p>• Le gouvernement et le parlement devraient contraindre les partis politiques à soumettre leur rapport financier annuel à la Cour des comptes. La déclaration du patrimoine, qui concerne déjà les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires, devrait s’étendre aux parlementaires et aux membres du cabinet présidentiel, ce qui contribuerait à affaiblir les réseaux clientélistes.</p>
<p>Pour voir le jour, ces réformes devront s’accompagner d’un dialogue économique national suivi et approfondi entre la présidence de la République, le gouvernement, les principales forces politiques, syndicales et associatives et surtout les hommes et femmes d’affaires les plus influents du pays, qu’il s’agisse d’anciens proches de l’ancien régime ou d’individus impliqués dans l’économie parallèle. Ce dialogue, qui suscitera nécessairement de la résistance, viserait à rendre l’économie plus inclusive pour les nouveaux venus de l’intérieur du pays et à renforcer la volonté politique en matière de lutte contre la corruption, en réunissant, sur la base de critères précis et objectifs, les personnalités du monde des affaires qui s’opposent à ces objectifs.</p>
<p>Idéalement, ce dialogue devrait aboutir à des mesures de réhabilitation pénale et d’amnistie des infractions de changes, strictement encadrées sur le plan juridique. Il devrait également encourager la mise en place de fonds d’investissement public/privé dédiés au développement des régions délaissées, promouvant notamment les secteurs à haute valeur ajoutée, tout en facilitant l’application d’une politique plus répressive à l’égard de la corruption et de la contrebande.</p>
<p>Les principaux partis et syndicats ainsi que les organisations de la société civile nationale et internationale devraient soutenir une telle initiative. Le pays a tout à y gagner. Les membres de l’élite économique établie et de la classe émergente d’entrepreneurs doivent parvenir à sortir du jeu perdant-perdant qui les conduit à se saboter économiquement les uns les autres, ce qui pourrait engendrer de violents conflits à l’avenir.</p>
<p>Ceci implique de faire évoluer le consensus politique actuel, fondé sur un<em> gentlemen’s agreement</em> destiné à prévenir la réapparition de la polarisation politique entre islamistes et anti-islamistes – mais aboutissant souvent, faute de mieux, au partage clientéliste des ressources de l’Etat – vers un véritable contrat social et régional qui préserverait le pays d’une violente polarisation ou d’un retour à la dictature.</p>
<p><em>Tunis/Bruxelles, 10 mai 2017</em></p>
<p><a href="https://d2071andvip0wj.cloudfront.net/177-la-transition-bloquee-corruption-et-regionalisme-en-tunisie.pdf"><em><strong>Lire le rapport dans son intégralité. </strong></em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/18/document-la-democratisation-de-la-corruption/">Document : La démocratisation de la corruption en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/18/document-la-democratisation-de-la-corruption/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Béji Caïd Essebsi ou le dictateur contrarié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/25/beji-caid-essebsi-ou-le-dictateur-contrarie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/25/beji-caid-essebsi-ou-le-dictateur-contrarie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jun 2016 12:56:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=55571</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le système établi autour du président Caïd Essebsi partage certains traits avec le précédent régime: un paternalisme vaguement républicain et un culte de la personnalité modéré. Par Yassine Essid A l’initiative du chef de l’Etat, de nombreuses réunions ont été tenues en présence des partis au pouvoir et hors du pouvoir, y compris des représentants...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/25/beji-caid-essebsi-ou-le-dictateur-contrarie/">Béji Caïd Essebsi ou le dictateur contrarié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-15723 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Beji-Caid-Essebsi-Palais.jpg" alt="Beji-Caid-Essebsi-Palais" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le système établi autour du président Caïd Essebsi partage certains traits avec le précédent régime: un paternalisme vaguement républicain et un culte de la personnalité modéré.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-55571"></span></p>
<p>A l’initiative du chef de l’Etat, de nombreuses réunions ont été tenues en présence des partis au pouvoir et hors du pouvoir, y compris des représentants des trois organisations nationales, afin de prendre des résolutions exceptionnelles et urgentes pour sauver le pays.</p>
<p>Cette énième feuille de route est d&rsquo;une naïveté qui confine à la niaiserie. Peu élaborée, d’une cancrerie touchante, le devoir de ces redoublants ne fait que résumer les lamentables tergiversations qui maintiendront encore le pays en équilibre instable sur un balancier qui n’arrêtera pas de revenir inévitablement à la case départ.</p>
<p><strong>Un système établi autour de la figure présidentielle</strong></p>
<p>A l’aide d’un curieux organigramme, les scribes de la réforme prétendent rationaliser le travail du prochain gouvernement sous la forme de pôles attractifs de développement qui, tel le magnétisme d’un aimant, sont censés augmenter dynamiquement et efficacement plusieurs ensembles d’activités ministérielles. Difficile de penser qu’un si vain dispositif puisse avoir d’autre origine que l’instant de solitude d’un président qui n’a rien de mieux à faire pour prouver son existence et redorer son blason que de rebaptiser et s’approprier un individualisme pseudo-technocratique qui n’a rien d’un renouveau d’efficience économique et politique.</p>
<p>Depuis l’effondrement du régime de Ben Ali, Béji Caïd Essebsi (BCE) n’a eu de cesse de se revendiquer, avec un acharnement farouche, de la démocratie, qu’il connait au demeurant fort mal, imprégné qu’il est d’un long passé politique qui a fonctionné dictatorialement.</p>
<p>L’honnêteté commande cependant de chercher ce qui génère une telle incohérence sous un régime dont le présidentialisme est limité et contrôlé par une constitution fortement réductrice. C’est que la dictature, libérale ou théocratique, ne repose pas uniquement sur l’institution de machines de violence : armée, police et milices fortement idéologisées, le tout reposant sur le sacrifice de l’individu au nom de l’intérêt général ou de la volonté divine.</p>
<p>Bien que non-autoritaire, le système établi autour de la figure présidentielle de BCE partage certains traits, mais à un moindre degré, avec le précédent régime: un paternalisme qui se veut malgré tout républicain et un culte de la personnalité modéré, forcément adapté au contexte. Car qu’on le félicite ou qu’on le blâme, l’inconscient collectif tient encore le président de la république pour responsable de l’ordre des choses.</p>
<p><strong>Des groupes d’influence plus puissants que l’opposition</strong></p>
<p>En effet, les citoyens ne voient pas les directives du Fonds monétaire international (FMI) qui imposent la rigueur budgétaire et, par suite, l’austérité, encore moins la corruption qui mine le Trésor public, la contrebande qui porte atteinte au système productif, le médiocre niveau intellectuel des dirigeants, l’élaboration et le vote des lois qui restent sans suite. Ils voient toujours un président qui dit <em>«Je veux faire ceci ou cela»</em> et ont l&rsquo;impression, que, parce qu’il le veut, il fera, et que cette décision va machinalement améliorer leurs conditions de vie.</p>
<p>Il y a aussi la survivance des groupes d’influence peu visibles mais bien plus puissants que l’opposition politique.</p>
<p>Qu’il s’agisse des partis au pouvoir, des personnalités chassées du pouvoir, de l’anéantissement de la classe moyenne au profit de quelques oligarques industriels, sans oublier le joli ménage du commerce illégal, ils révèlent tous l’imbrication des intérêts économiques et politiques plus que jamais au cœur des luttes de pouvoir.</p>
<p>Mais la dérive totalitaire peut se présenter sous d’autres formes non moins tyranniques et toutes aussi incompatibles avec une désignation démocratique du chef de l’Etat. Telle l’intervention prédatrice du clan familial. Gardons-nous de l’identifier au népotisme et au clientélisme sans frein ni mesure dont le pays avait atrocement souffert sous Ben Ali. Il s’agit d’un favoritisme discret qui s’est progressivement installé et au moyen duquel BCE, poussé par cette humaine affection que nous éprouvons envers notre progéniture et nos proches parents, n’a pas craint de tailler pour son fils et ses acolytes un fief à même l’État, devenu de jour en jour un rouage essentiel du gouvernement du pays.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-38333" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Beji-et-Hafedh-Caid-Essebsi.jpg" alt="Beji-et-Hafedh-Caid-Essebsi" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>De Bourguiba à Caïd Essebsi en passant par Ben Ali : c&rsquo;est à croire que l&rsquo;esprit de clan est dans la culture des Tunisiens (ici le président avec son fils, directeur exécutif de Nidaa Tounes).</em></p>
<p><strong>Chef d’Etat et/ou chef de clan </strong></p>
<p>Le pouvoir, par une évolution commune aux États, se renforce pour faire face à des tâches multipliées. BCE a impérieusement ressenti le besoin d’un aide. Cet aide il l’a cherché et trouvé naturellement parmi ses proches. Car les politiques sont trop inféodés aux partis, ou trop soucieux de conserver leur appui en cas de vacance pour lui fournir ce fidèle dont la nécessité s’impose à lui. Selon les conceptions du temps, seuls les liens familiaux, les liens du sang garantissent un dévouement à toute épreuve et sans arrière-pensée.</p>
<p>Dans ce domaine BCE a agi en monarque absolu. Ce leader d’un parti qui n’était qu’une volonté de puissance lui permettant de s’imposer à l’opinion publique en incarnation incontournable de l’alternance, s’était vu contraint de prendre à cet égard, dès son avènement, des décisions lourdes de conséquences pour l’avenir. On y relève d’abord de la fatigue d’un accablé non seulement par les ans, mais surtout par le poids des affaires qui l’assaillent en sa double qualité de paterfamilias et de dirigeant politique aux pouvoirs tellement dérisoires qu’ils n’autorisaient aucune forme de satisfaction, aucun agissement substitutif. Il se voit alors contraint de recourir à sa famille.</p>
<p>Le chef d’œuvre de l’homme n’est-il pas de durer, comme l’écrivait Goethe, et ceci vaut pour une nation comme pour une lignée. Ce souci de continuité est sans doute à l’origine de ses relations avec son fiston. Mais, bien que généreux avec les siens, il refusa au départ d’accorder à Hafedh Caïd Essebsi, fidèle rejeton libre de tout engagement, une place prééminente dans le gouvernement préférant le cantonner à un rôle réduit au sein du parti. Plus tard, et au mépris de la survie de son propre mouvement, il ira jusqu’à lui conférer une véritable fonction en institutionnalisant sa charge. Hafedh Caïd Essebsi s’adonne alors avec un zèle belliciste pour confisquer le parti tout en le démolissant, faisant le vide autour de lui tout en engageant un équilibre sans cesse re-négociable entre la famille et certains oligarques peu recommandables.</p>
<p>La conjonction de la surintendance et du népotisme assurent par conséquent la prééminence du fils désormais chef incontesté du parti. Cédant probablement aux prières particulièrement pressantes de la douairière, un cousin de sa belle-fille sera élevé à son tour à la pourpre cardinalice par une promotion spéciale. Il est nommé chef du cabinet présidentiel pour exercer des fonctions sur la nature desquelles il est assez peu compétent en espérant qu’une telle parenté le pousserait à s’acquitter avec zèle et fidélité des tâches qui lui seront confiées. Le clan Caid Essebsi va ainsi contenir des groupes d’influence moins visibles mais bien plus puissants que ses opposants politiques.</p>
<p>Celui qui nous fait aujourd’hui la leçon n’a jamais été initié aux pratiques élémentaires de la démocratie. Un domaine nouveau qu’il entreprend difficilement de mettre en pratique car il se voit d’abord en messie sauveur du peuple. Pas plus que d’autres, effarés par l’état de déliquescence du pays, il garde malgré lui la nostalgie d’un guide suffisamment autoritaire pour être capable d’assurer la sécurité, réaliser les réformes, redresser les torts, sans exiger des citoyens plus d’efforts ni plus de sacrifices. Sauf que, les qualités dont pourrait se prévaloir Béji Caïd Essebsi, comme le charisme, les beaux discours et les initiatives normalement dévolues au chef du gouvernement ne suffisent pas et leur écho ne renvoie plus que le bruit de ses divagations. Il est désormais tributaire de la crédibilité de ce qu’il pourra faire plutôt que des apparences flottantes de ce qu’il a toujours été.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/25/beji-caid-essebsi-ou-le-dictateur-contrarie/">Béji Caïd Essebsi ou le dictateur contrarié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/25/beji-caid-essebsi-ou-le-dictateur-contrarie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
