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	<title>Archives des colonisation française - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des colonisation française - Kapitalis</title>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 06:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arthur Rimbaud célèbre dans ce poème écrit à 15 ans le chef numide, Jugurtha, héros de la lutte contre Rome.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/le-poeme-du-dimanche-jugurtha-de-rimbaud/">Le poème du dimanche | ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand il écrit ce poème en 1869, Arthur Rimbaud (1854-1891) n’a pas quinze ans&nbsp;! Le jeune prodige participe à un Concours académique, en latin. Et bien sûr, il le gagne. Son poème, en 75 vers, célèbre le Numide, Jugurtha (160 av J.-C.&nbsp;– 104 av J.-C.) héros de la lutte contre Rome.</em></strong></p>



<span id="more-18420987"></span>



<p>En réalité, le jeune poète rend hommage au <em>«second»</em> Jugurtha, l’Emir Abdelkader (1808-1883), héros de la résistance algérienne à la colonisation française de 1830 et qui a duré jusqu’à 1847, date de sa reddition.</p>



<p>La colonisation, présente, dans la littérature, curieusement, n’était pas condamnée, même pas par Victor Hugo ! Etonnant donc ce <em>‘‘Jugurtha’’</em>, mais qui prédit l’engagement et la révolte de Rimbaud, qui rejoindra La Commune de Paris à 16 ans, en 1870. Autre événement historique qu’il célèbrera dans de nombreux poèmes.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : « Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il y avait peu de temps que s’était élevé dans les airs<br>celui qui bientôt pour la nation et la patrie arabe devait être<br>le grand Jugurtha, quand son ombre apparut à ses parents<br>émerveillés, au-dessus d’un enfant, &#8211; l’ombre du grand Jugurtha ! &#8211;<br>et raconta sa vie et proféra cet oracle :<br>«O ma patrie ! ô ma terre défendue par mes peines !&#8230;»<br>Et sa voix, interrompue par le zéphyr, se tut un moment&#8230;<br>« Rome, auparavant impure tanière de nombreux bandits,<br>avait rompu ses murs étroits, et, répandue tout à l’entour,<br>s’était annexé, la scélérate ! les contrées voisines.<br>Puis elle avait embrassé dans ses bras rob0ustes l’univers,<br>et l’avait fait sien. Beaucoup de nations refusèrent<br>de briser le joug fatal : celles qui prirent les armes<br>répandaient leur sang à l’envi, sans succès,<br>pour la liberté de la patrie : Rome, plus grande que l’obstacle,<br>brisait les peuples, quand elle ne faisait pas alliance avec les cités.»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Moi-même, longtemps, j’avais cru que ce peuple possédait une âme<br>noble ; mais quand, devenu homme, il me fut permis<br>de voir cette nation de plus près, une large blessure se révéla<br>à sa vaste poitrine !&#8230; &#8211; Un poison funeste s’était insinué<br>dans ses membres : la fatale soif de l’or !&#8230; Tout entière sous les armes,<br>en apparence !&#8230; &#8211; Cette ville prostituée régnait sur toute la terre :<br>c’est moi qui ai décidé de me mesurer avec cette reine, Rome !<br>J’ai regardé avec mépris le peuple à qui obéit l’univers !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«Car lorsque Rome eut entrepris de s’immiscer<br>dans les conseils de Jugurtha pour tenter de s’emparer peu à peu par ruse<br>de ma patrie, conscient, j’aperçus<br>les chaînes menaçantes, et je résolus de résister à Rome :<br>je connus les profondes douleurs d’un cœur angoissé !<br>Ô peuple sublime ! mes guerriers ! ma sainte populace !<br>Cette terre, la reine superbe et l’honneur de l’univers,<br>cette terre s’effondra, &#8211; s’effondra, soûlée par mes présents.<br>Oh ! comme nous avons ri, nous, Numides, de cette ville de Rome !<br>Ce barbare de Jugurtha volait dans toutes les bouches :<br>Il n’y avait personne qui pût s’opposer aux Numides !&#8230;»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«C’est moi qui, convoqué, ai eu la hardiesse de pénétrer en territoire<br>romain et jusque dans leur ville, Numides ! A son front superbe<br>j’ai appliqué un soufflet, j’ai méprisé ses troupes mercenaires.<br>&#8211; Ce peuple enfin s’est levé pour prendre ses armes, longtemps en oubli.<br>Je n’ai pas déposé le glaive. Je n’avais nul espoir<br>de triompher ; mais du moins j’ai pu rivaliser avec Rome !<br>J’ai opposé des rivières, j’ai opposé des rochers aux bataillons<br>romains : tantôt ils luttent dans les sables de Libye,<br>tantôt ils emportent des redoutes perchées au sommet d’une colline.<br>Souvent ils teignirent de leur sang versé les campagnes de mon pays ;<br>et ils restent confondus devant la ténacité inaccoutumée de cet ennemi&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Peut-être aurais-je fini par vaincre les cohortes ennemies&#8230;<br>Mais la perfidie de Bocchus&#8230; À quoi bon en rappeler davantage ?<br>Content, j’ai quitté ma patrie et les honneurs royaux,<br>content d’avoir appliqué à Rome le soufflet du rebelle.<br>&#8211; Mais voici un nouveau vainqueur du chef des Arabes,<br>la France !&#8230; Toi, mon fils, si tu fléchis les destins rigoureux,<br>tu seras le vengeur de la Patrie ! Peuplades soumises, aux armes !<br>Qu’en vos cœurs domptés revive l’antique courage !<br>Brandissez de nouveau vos épées ! Et, vous souvenant de Jugurtha,<br>repoussez les vainqueurs ! versez votre sang pour la patrie !<br>Oh ! que les lions arabes se lèvent pour la guerre,<br>et déchirent de leurs dents vengeresses les bataillons ennemis !<br>Et toi, grandis, enfant ! Que la Fortune favorise tes efforts !<br>Et que le Français ne déshonore plus les rivages arabes !&#8230;»</em></p>



<p><em>Et l’enfant en riant jouait avec son épée recourbée&#8230;</em></p>



<p><em>II</em></p>



<p><em>Napoléon !&#8230; Oh ! Napoléon !&#8230; Ce nouveau Jugurtha<br>Est vaincu !&#8230; Il croupit, enchaîné, dans une indigne prison !<br>Voici que Jugurtha se dresse à nouveau dans l’ombre devant le guerrier<br>et d’une bouche apaisée lui murmure ces mots :<br>«Rends-toi, mon fils, au Dieu nouveau ! Abandonne tes griefs !<br>Voici surgir un meilleur âge&#8230; La France va briser<br>tes chaînes&#8230; Et tu verras l’Algérie, sous la domination française,<br>prospère !&#8230; Tu accepteras le traité d’une nation généreuse,<br>grand aussitôt par un vaste pays, prêtre<br>de la Justice et de la Foi jurée&#8230; Aime ton aïeul Jugurtha<br>de tout ton cœur&#8230; Et souviens-toi toujours de son sort !</em></p>



<p><em>III</em></p>



<p><em>Car c’est le Génie des rivages arabes qui t’apparaît !»</em></p>



<p><em>Rimbaud Jean-Nicolas-Arthur, externe au collège de Charleville. Professeur : M. Duprez.</em></p>



<p><em>Traduit du latin par<strong> Jules Mouquet</strong>, Rimbaud, ‘‘Œuvres complètes’’, Classiques Modernes, 1999.</em></p>
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		<title>La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[congrès eucharistique]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Chenik]]></category>
		<category><![CDATA[Pères blancs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/">La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une mise au point essentielle pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie, souvent présentée comme philanthropique, et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une supposée pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française. Cette page trouble de l’histoire moderne de la Tunisie mérite d’être mieux connue des jeunes générations.  </em></strong><em>(Ph. Statue du Cardinal Lavigerie au centre-ville de Tunis, démantelée après l&rsquo;indépendance en 1956). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-17455698"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il est devenu courant, sous couvert d’un discours sur la <em>«pluralité»</em> tunisienne, de mettre sur le même plan des minorités anciennes enracinées depuis des siècles et des communautés installées sous la colonisation française. Cette confusion est grave, car elle travestit la chronologie et la nature des présences étrangères en Tunisie.</p>



<p>Oui, la Tunisie a connu des minorités religieuses et culturelles bien avant le protectorat : Juifs installés depuis l’Antiquité, communautés chrétiennes d’époque byzantine ou médiévale, tribus et familles d’origines diverses ayant fini par se fondre dans le tissu local&nbsp;: Livournais, Siciliens, Grecs, Morisques andalous d’Espagne, Maltais et même Russes. Mais il est faux d’assimiler à ces racines anciennes les populations venues dans les fourgons de la colonisation après 1881. Ces dernières – fonctionnaires, colons, missionnaires, militaires – ne sont pas arrivées comme <em>«minorités historiques»</em>, mais comme instruments d’un pouvoir extérieur.</p>



<p>De même, prétendre que ces groupes <em>«ont enrichi le pays»,</em> au même titre que ses enfants, revient à ignorer le contexte de spoliation. Les écoles, hôpitaux, églises ou entreprises qu’ils ont créés répondaient d’abord aux besoins du système colonial et à l’implantation européenne; ils n’étaient ni conçus pour, ni gouvernés par la majorité tunisienne.</p>



<p>Les Pères Blancs eux-mêmes, sous couvert de charité, avaient pour mission première l’évangélisation et l’acculturation, et non le service désintéressé d’un peuple.</p>



<p>Enfin, l’argument selon lequel <em>«l’histoire officielle nie les minorités»</em> ne peut justifier qu’on réécrive le passé en effaçant la nature coloniale d’une présence étrangère. Reconnaître la diversité réelle du pays ne signifie pas blanchir les épisodes de domination ni transformer des colonisateurs en contributeurs indigènes.</p>



<p>Cette mise au point est essentielle pour comprendre le rôle réel des Pères Blancs en Tunisie et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française.</p>



<p>Cette clarification historique permet de replacer l’action des Pères Blancs dans sa véritable dimension : non pas celle d’une minorité enracinée, mais celle d’un instrument missionnaire au service du projet colonial.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg" alt="" class="wp-image-17455797" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bâtiments du College Saint-Louis à Carthage (fin 19<sup>e</sup> début 20<sup>e</sup>).</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une mission au service de la colonisation</h2>



<p>L’histoire coloniale de la Tunisie ne s’est pas limitée aux dimensions politiques et économiques. Elle fut également marquée par une entreprise religieuse conquérante, incarnée par les Pères Blancs, congrégation fondée en 1868 par le cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archevêque d’Alger puis de Carthage. Leur mission affichée : <em>«évangéliser l’Afrique du Nord»</em>. Leur action, inséparable du protectorat français (1881-1956), s’est traduite par une tentative de reconquête spirituelle, dont l’apogée fut atteinte en 1930 avec le congrès eucharistique de Carthage.</p>



<p>Après l’instauration du protectorat français en 1881, les Pères Blancs s’implantent en Tunisie, soutenus par les autorités coloniales et les garnisons militaires. Leur stratégie repose sur la fondation d’écoles, de dispensaires et d’orphelinats. Mais cette œuvre sociale était indissociable d’une finalité religieuse : conversion et acculturation.</p>



<p>Le cardinal Lavigerie, dans son célèbre discours de 1868, affirmait : <em>«L’Afrique est livrée à l’islam. Si l’Europe chrétienne ne s’y intéresse pas, elle sera perdue.»</em></p>



<p>Ce programme missionnaire s’inscrivait dans une logique d’acculturation : alphabétisation en français, initiation au catéchisme, marginalisation de la langue arabe et des traditions musulmanes, et éclatement des structures familiales traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carthage, symbole réapproprié</h2>



<p>Un geste fort illustre cette volonté : la construction de la basilique Saint-Louis de Carthage, inaugurée en 1890 sur la colline de Byrsa, lieu fondateur de l’histoire tunisienne. Érigée à l’endroit supposé de la mort de Louis IX (Saint-Louis), elle incarnait la volonté de l’Église de faire de Carthage un nouveau centre de rayonnement chrétien en Afrique du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des méthodes contestées</h2>



<p>• <strong>Œuvres sociales conditionnées</strong>&nbsp;: nourriture, soins ou accueil en orphelinat souvent associés à un catéchisme obligatoire.</p>



<p>• <strong>Écoles confessionnelles</strong>&nbsp;: vecteurs de francisation et d’occidentalisation.</p>



<p>• <strong>Discours stigmatisant l’islam</strong>&nbsp;: dans son homélie de 1888, Lavigerie appelait à <em>«délivrer l’Afrique de l’erreur mahométane»</em>.</p>



<p>Ces initiatives accompagnaient le processus colonial de dépossession économique : alors que l’armée et l’administration françaises confisquaient des terres au profit des colons, les Pères Blancs œuvraient à la dépossession culturelle et spirituelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg" alt="" class="wp-image-17455802" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-580x392.jpg 580w" sizes="(max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Congrès eucharistique à Carthage en 1930 pour la christianisation de l’Afrique du Nord.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le congrès eucharistique de Carthage</h2>



<p>L’année 1930 marque l’apogée de cette entreprise. À l’occasion du centenaire de la conquête d’Alger (1830-1930), l’Église catholique organise à Carthage un grand congrès eucharistique international (7-11 mai 1930).</p>



<p>Des dizaines de milliers de pèlerins, missionnaires et prélats affluent d’Europe.</p>



<p>Le congrès proclame Carthage <em>«capitale spirituelle de l’Afrique»</em> et appelle à une évangélisation accrue du Maghreb.</p>



<p>Le discours inaugural du cardinal Alfred Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris, parle de <em>«reconquête spirituelle d’une terre jadis chrétienne, désormais rendue à l’Église»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-17456011" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Musée Lavigerie à Carthage.</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Réactions tunisiennes et impact historique</h2>



<p>Pour les élites tunisiennes, le congrès fut une provocation. La presse nationaliste (notamment&nbsp;<em>La Voix du Tunisien</em>&nbsp;de Mohamed Chenik et Habib Bourguiba, futur leader du Néo-Destour) dénonça un affront à l’islam et à l’identité nationale.</p>



<p>Le Destour (parti fondé par Abdelaziz Thâalbi en 1920) dénonça la collusion entre colonisation et <em>«missionarisation»</em>. Dans ses écrits, Thâalbi y voyait la preuve que la France voulait <em>«dominer non seulement nos terres mais nos âmes »</em>.</p>



<p>Cet épisode contribua à radicaliser la jeunesse nationaliste et à renforcer le lien entre lutte anticoloniale et défense de l’islam comme matrice identitaire.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le congrès eucharistique de Carthage reste dans la mémoire collective comme l’une des manifestations les plus visibles de l’alliance entre croix et épée. L’entreprise des Pères Blancs, souvent présentée comme philanthropique, fut inséparable d’une stratégie de domination coloniale.</p>



<p>Elle rappelle que le colonialisme ne s’est pas limité à la spoliation économique, mais a aussi cherché à remodeler l’âme et la mémoire des peuples conquis. Bourguiba qualifia cet épisode de <em>«catastrophe»</em> dans ses discours ultérieurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17455812" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le domaine Saint-Joseph de Thibar (Béja) où les pères blancs ont développé un grand savoir-faire vinicole et notamment le fameux Thibarine.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Après l&rsquo;indépendance, une nouvelle page s&rsquo;ouvre </h2>



<p>Au lendemain de&nbsp;l’indépendance de la Tunisie, en 1956, plusieurs communautés Pères Blancs sont restées dans le pays. Des négociations entre le Vatican et le gouvernement tunisien ont abouti, en 1964, à un accord, aux termes duquel un grand nombre d’églises devaient être fermées mais certaines allaient rester ouvertes aux catholiques pour leur assurer la liberté du culte, parmi lesquelles la cathédrale de Tunis.</p>



<p>C’est ainsi que les Pères Blancs ont continué à exercer leur ministère en Tunisie, auprès des chrétiens dans les paroisses et aussi dans les activités culturelles, sociales et religieuses. Dans ce cadre, ils ont accompli un travail remarquable au sein de l’Institut des Belles Lettres Arabes (Ibla) dont la bibliothèque et la revue sont très appréciées dans les milieux universitaires en Tunisie et au-delà.</p>



<p>Détruit par un incendie en 2010, le siège d’Ibla a pu être restauré et a rouvert ses portes au public le 18 octobre 2014.</p>



<p>La bibliothèque d’Ibla contient 30 000 ouvrages et 600 périodiques. C’est l’un des plus riches fonds à Tunis, en arabe et en français (en italien, en anglais, en allemand et en espagnol aussi) sur la Tunisie, le Maghreb et le Machrek.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="832" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg" alt="" class="wp-image-17455818" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg 624w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Siège de l’Ibla dans la médina de Tunis.</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Sources et références principales :</strong></p>



<p>• Charles-Robert Ageron,&nbsp;<em>Les Algériens musulmans et la France (1871-1919)</em>, PUF, 1968.</p>



<p>• François Renault,&nbsp;<em>Le Cardinal Lavigerie</em>, Fayard, 1992.</p>



<p>• Sadok Boubaker,&nbsp;<em>Le Congrès eucharistique de Carthage 1930 : provocation coloniale et réactions tunisiennes</em>, Revue d’Histoire Maghrébine, 1980.</p>



<p>• Abdelaziz Thâalbi,&nbsp;<em>La Tunisie martyre</em>, 1920.</p>



<p>• Archives de presse coloniale (<em>La Dépêche tunisienne</em>, mai 1930).</p>



<p>* <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a2NFyhJHe/?mibextid=WC7FNe">Vidéo Habib Bourguiba à propos du Congrès Eucharistique.</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/">La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La France reconnaît l’assassinat de Larbi Ben M’hidi : trop peu, trop tard</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/03/la-france-reconnait-lassassinat-de-larbi-ben-mhidi-trop-peu-trop-tard/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Nov 2024 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bachir Derrais]]></category>
		<category><![CDATA[bataille d’Alger]]></category>
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		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben M’hidi]]></category>
		<category><![CDATA[passé colonial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La reconnaissance par Emmanuel Macron de l’assassinat du résistant algérien Larbi Ben M’hidi est tardive et insuffisante. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/03/la-france-reconnait-lassassinat-de-larbi-ben-mhidi-trop-peu-trop-tard/">La France reconnaît l’assassinat de Larbi Ben M’hidi : trop peu, trop tard</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Bien que la reconnaissance par Emmanuel Macron de l’assassinat de Larbi Ben M’hidi puisse être interprétée comme un geste symbolique important, certains observateurs estiment qu’il reste insuffisant pour atteindre une véritable réconciliation entre la France et l’Algérie.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14506755"></span>



<p>À l&rsquo;occasion du 70<sup>e</sup> anniversaire de l&rsquo;insurrection du 1er novembre 1954, Emmanuel Macron a reconnu officiellement que Larbi Ben M’hidi, l’un des leaders emblématiques du Front de libération nationale (FLN), avait été assassiné par des militaires français en 1957 lors de la bataille d’Alger, marquant ainsi un tournant significatif dans la relation historique complexe entre la France et l’Algérie.</p>



<p>Dans un communiqué publié par l’Élysée, le président a souligné que Ben M’hidi, considéré comme un héros national en Algérie, a été tué sous le commandement du général Paul Aussaresses. Ce dernier avait admis son acte criminel dans les années 2000, contredisant la version officielle qui prétendait qu’il s’était suicidé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14506917" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Film-Larbi-Ben-Mhidi-de-Bachir-Derrais.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Film « Larbi Ben M&rsquo;hidi » de Bachir Derrais (2024).</em> </figcaption></figure>
</div>


<p>Macron a déclaré que cette reconnaissance constitue un acte essentiel pour avancer vers une <em>«mémoire apaisée et partagée»</em> entre les deux pays. Il a ajouté que ce geste s’inscrit dans le cadre d’un dialogue continu entre Paris et Alger, initié par le président français et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. <em>«Cette reconnaissance témoigne d’un engagement à poursuivre le travail de vérité historique»</em>, a indiqué le palais présidentiel.</p>



<p>Les relations franco-algériennes, encore marquées par les blessures de la guerre d’Algérie (1954-1962), ont souvent été tendues. Cependant, les récentes déclarations de Macron, y compris celles concernant d’autres figures comme Maurice Audin et Ali Boumendjel, montrent une volonté de la France d’affronter son passé colonial et d&rsquo;engager un processus de réconciliation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risque de rejet d’une mémoire partagée</h2>



<p>Cependant, ce type de reconnaissance arrive tardivement, à un moment où de nombreux témoins et victimes directes de la guerre d’Algérie ne sont plus en vie. Cette lenteur dans le processus de reconnaissance semble révélatrice d’une réticence de la France à faire face pleinement aux crimes et aux responsabilités de son passé colonial.</p>



<p>Pour beaucoup, la reconnaissance de cet assassinat reste avant tout un acte symbolique et n’engage pas la France à des réparations concrètes ou à des excuses officielles pour l’ensemble des violences subies par le peuple algérien.</p>



<p>L’appel de Macron à une <em>«mémoire apaisée et partagée»</em> peut également être perçu comme naïf. Les cicatrices de la guerre d’Algérie demeurent profondes, et nombre d’Algériens estiment que la reconnaissance de certains actes, bien que nécessaire, ne suffit pas pour effacer les injustices perpétrées pendant 130 ans de colonisation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VS7ejanvCj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=6TBJ0eOhZi#?secret=VS7ejanvCj" data-secret="VS7ejanvCj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour certains, la réconciliation ne peut être sincère sans des actions concrètes en matière de justice réparatrice, et un effort plus profond pour faire la lumière sur l’ensemble des exactions commises par l&rsquo;armée française.</p>



<p>D’un point de vue critique, la démarche de reconnaissance s’inscrit davantage dans une stratégie d’apaisement au profit de la France elle-même, cherchant à améliorer son image dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une façon de «blanchir» le passé colonial</h2>



<p>Pour certains, ce processus de réconciliation est une manière pour l’État français d’éviter des demandes de compensation financière ou des poursuites judiciaires, tout en se montrant sous un jour favorable. En ce sens, cette reconnaissance partielle peut être perçue comme une façon de <em>«blanchir»</em> le passé colonial, sans jamais en assumer les réelles conséquences.</p>



<p>Larbi Ben M&rsquo;hidi, né en 1923 dans les Aurès, a joué un rôle crucial dans l’organisation de la résistance algérienne contre la colonisation française. Responsable de la <em>«zone autonome d’Alger»</em> à partir de 1956, il est souvent décrit comme le <em>«Jean Moulin algérien»</em>, en référence au héros de la résistance française contre l’occupation allemande, lui aussi exécuté par les occupants, et ce en raison de son charisme et de son leadership durant les combats.</p>



<p>Son arrestation le 23 février 1957, où il fut exhibé devant la presse menotté, a choqué l’opinion publique. Malgré les circonstances tragiques de sa mort, sa mémoire continue de vivre dans le cœur des Algériens, symbolisant le combat pour l’indépendance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WOUjVz4X1E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/">France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/embed/#?secret=YAS6tggsJu#?secret=WOUjVz4X1E" data-secret="WOUjVz4X1E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’unité de l’Algérie se chante aussi en kabyle  (Vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 08:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[algérianité]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
		<category><![CDATA[Kabylie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un clip patriotique tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le but étant de rappeler que les Kabyles sont des Algériens à part entière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/">L’unité de l’Algérie se chante aussi en kabyle  (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Pour une Algérie unie et indivisible», tel est le titre d’un clip patriotique qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le but étant de rappeler que les Kabyles sont des Algériens à part entière et que les revendications séparatistes de ces derniers remontent à la colonisation française qui a cherché à diviser pour régner.</em></strong></p>



<span id="more-13973689"></span>



<p>Le clip montre deux chanteurs, un homme et une femme, tous deux kabyles, qui chantent les vertus patriotiques dans un langage où se mêlent l’arabe et le kabyle pour souligner l’unité d’une Algérie qui a su combattre la colonisation et verser le sang de ses enfants, tous ses enfants, sans distinction ethnique, religieuse ou autre, pour acquérir son indépendance.</p>



<p>Ce rappel, en cette année 2024, 62 ans après l’indépendance du pays, peut étonner plus d’un non-Algérien, mais quand on sait la sensibilité de la question kabyle, sur laquelle la colonisation française avait beaucoup joué pour imposer sa domination sur le pays pendant près d’un siècle et demi, on comprend l’importance que met le pouvoir actuel à Alger sur l’<em>«algérianité»</em> de cette minorité très attachée à sa culture, à sa langue et à sa spécificité au sein d’une si jeune nation.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>            </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="nouveau clip pour une Algérie unie et indivisible" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/l5Dofz6EtCc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/">L’unité de l’Algérie se chante aussi en kabyle  (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2023 09:09:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Guesmi]]></category>
		<category><![CDATA[Charen]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
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		<category><![CDATA[Jules Ferry]]></category>
		<category><![CDATA[Kef]]></category>
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		<category><![CDATA[Tabarka]]></category>
		<category><![CDATA[tribus tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Zlass]]></category>
		<category><![CDATA[Zoughlami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment  le peuple tunisien a résisté dès les premiers instants aux occupants français. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/">Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement à ce que nous disent les partisans de la colonisation, si tant est qu’un peuple puisse accepter d’être colonisé, non, mille fois non, le peuple tunisien n’a jamais accepté le protectorat français !</em></strong> <strong><em>Et y résisté dès les premiers instants. </em></strong><em>(Illustration: la prise du Kef à travers des gravures françaises d&rsquo;époque).</em></p>



<p>Par<strong> Abdellaziz Guesmi </strong>*</p>



<span id="more-6925847"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le Kef, le 24 avril 1881, Jules Ferry, président du Conseil des ministres français, ordonne à l’armée française de pénétrer en Tunisie afin de sécuriser <em>«ses frontières algériennes&nbsp;!»</em>, victimes d’incessantes attaques de la part des populations tunisiennes.</p>



<p>S’il est vrai que des tribus algériennes et tunisiennes refusent les frontières artificielles imposées par le colon, Il s’agit là d’un prétexte fallacieux pour occuper la Tunisie.</p>



<p>Alors que le général Delebecque attaque la région de Tabarka, l’armée française, forte de 5000 hommes, sous l’autorité du général Logerot, se met en branle pour attaquer le Kef.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Bey regarde ailleurs</h2>



<p>L’armée ottomane du Bey regarde ailleurs. Le souverain et ses acolytes, après avoir ruiné le pays, vont le céder à l’étranger.</p>



<p>Alors les vaillantes tribus Ferchichi, Charen, Ouergha, Zoughlami, Mejri, Hammami, Zlass viendront à la rencontre des intrus. Le combat sera désespéré.</p>



<p>Le 24 au matin, l’agresseur quitte le bordj de Sidi-Youssef (côté algérien) et pénètre sur le territoire de la tribu tunisienne des Charen à Sakiet. Les escarmouches débutent. Les Charen partent aux combats, souvent avec des bâtons et des armes rudimentaires et subissent des pertes douloureuses. Leurs voisins Ouergha et Zoughlami harcèlent les soldats au niveau de la mine de plomb et tout au long de l’actuelle route qui va de Sakiet au Kef. La situation est dramatique. En attendant, L’armée beylicale du prince Ali Bey ne répond à aucune demande de secours… bien au contraire !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YGkIWJcTm3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/retrospective-la-revolte-des-frachiches-de-1906/">Rétrospective : la révolte des Frachiches de 1906  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la révolte des Frachiches de 1906   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/27/retrospective-la-revolte-des-frachiches-de-1906/embed/#?secret=MMfKwqKcUm#?secret=YGkIWJcTm3" data-secret="YGkIWJcTm3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mohammed Sadok, le bey de Tunis, donne l’ordre aux chefs indigènes de licencier leurs soldats; il recommande de ne pas défendre le Kef et de ne pas contrarier les opérations des troupes françaises&nbsp;!!! Ce qui a pour effet d’exaspérer les tribus hésitantes.</p>



<p>Le 24 au soir, la colonne armée française couchait sur les bords de l’Oued-Mellègue. Les très braves Ferchichi tentent de couper la route à un adversaire surarmé. Les pertes, côté Ferchichi, se comptent par dizaines.</p>



<p>La journée du 25 avril est parsemée d’affrontements meurtriers pour les tribus.</p>



<p>Le 25 avril au soir, la colonne française campe sur les hauteurs qui bordent l’Oued-Remel à quelques kilomètres du Kef. Les Majer, rancuniers, ne veulent pas défendre le Kef (Ali Ben Ghedham un chef Majri de la révolte de 1864 a été emprisonné au Kef), mais répondent à la demande d’aide de leurs cousins Ferchichi. Ils attaquent le campement de l’oued-Remel. La contre-attaque française est assassine.</p>



<p>Les notables du Kef, inquiets pour le sort de la ville, cherchent à négocier avec l’agresseur. Toute idée de résistance frontale est alors abandonnée. Une députation ira le dire au général Logerot de la part du Khalifa, du cadi et de plusieurs notables keffois. Les portes de la ville du Kef sont ouvertes ainsi que la Casbah où le général va mettre garnison. </p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926075" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1024x538.gif" alt="" class="wp-image-6926075" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1024x538.gif 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-300x158.gif 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-768x403.gif 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-580x305.gif 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-860x452.gif 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Kef-Fort-et-vieille-ville-1-1160x609.gif 1160w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="447" data-id="6926074" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3.jpg" alt="" class="wp-image-6926074" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3-300x224.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Occupation-du-Kef-3-580x432.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Ali Bey obéit à son maître</h2>



<p>Le 27 avril, Logerot quitte Le Kef, passe par Nebeur et occupe Souk El Arba (futur Jendouba) le 29 avril. C’est là qu’il reçoit Ali Bey qui campe à peu de distance avec l’armée beylicale. Logerot ordonne à Ali Bey de repartir pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunis">Tunis</a>. Le traître obéit à son maître et rentre au Bardo.</p>



<p>La nouvelle de la prise du Kef cause une grande effervescence qui amène de nombreuses tribus à se confédérer. Le caïd des Neffati, Ali ben Khalifa, est désigné chef mouvement de révolte.</p>



<p>Les tribus les plus puissantes (Ferchichi, Majer, Zlass, Hamamma), persuadent les tribus moins importantes de prendre les armes contre le Bey et les envahisseurs.</p>



<p>Le 20 juin, toutes les populations nomades de la Tunisie sont insurgées. Elles iront assiéger Tunis, Sousse, Kairouan……</p>



<p>A Sousse, c’est une canonnière française qui ouvre le feu sur la foule!</p>



<p>A Kairouan, les Zlass et les Frachiches déposent tous les représentants du pouvoir du Bey et tiennent la ville sainte pour un temps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vw32nEMItn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/retrospective-les-beni-khemir-ou-laprete-au-combat/">Rétrospective : les Beni Khémir ou l’âpreté au combat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : les Beni Khémir ou l’âpreté au combat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/28/retrospective-les-beni-khemir-ou-laprete-au-combat/embed/#?secret=acxiIOZZsL#?secret=vw32nEMItn" data-secret="vw32nEMItn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ces mêmes Zlass, alliés aux Souassi et aux Ouled Saïd et réunissant 6000 insurgés,&nbsp; attaquent l’armée française à Bir Hfaidh (vers Hammamet) et à El-Arbaïn où ils pénètrent au cœur du dispositif défensif français.</p>



<p>A Sfax insurgée, la marine française tire aux canons, depuis le rivage, et abat 800 civils.</p>



<p>A Gabes, face à la résistance héroïque des tribus, l’armée se retire.</p>



<p>Le mouvement insurrectionnel était dirigé, chez les Zlass, par El Hadj Hassein Ben Messai, caïd des Oulad-Iddir; chez les Frachiches, par El-Hadj Harrat, caïd des Oulad-Nadji; chez les Hammama, par Ahmed Ben Youcef, caïd des Oulad-Redhouan, chez les Ouled Ayar, Ali Ben Ammar.</p>



<p>Malgré l’échec de l’insurrection, la France et ses supplétifs locaux n’ont jamais réussi à tenir ni la frontière ni le pays des tribus.</p>



<p>L’ancienne <em>Sicca Veneria</em>, attendra plusieurs décennies avant de retrouver sa liberté.  En attendant, aucun panneau, aucun monument,  ne signalent les hauts faits de résistance du peuple tunisien. C’est regrettable.</p>



<p>* <em>Proviseur à Grenoble.</em></p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926020" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1024x538.gif" alt="" class="wp-image-6926020" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1024x538.gif 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-300x158.gif 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-768x403.gif 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-580x305.gif 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-860x452.gif 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Gare-du-Kef-1160x609.gif 1160w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ancienne gare du Kef.</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" data-id="6926018" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef.jpg" alt="" class="wp-image-6926018" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef.jpg 900w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Hotel-de-ville-du-Kef-860x573.jpg 860w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hôtel de ville du Kef.</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="6926019" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-6926019" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Le-Kef-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Kef, une forteresse imprenable depuis l&rsquo;époque romaine. </em></figcaption></figure>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/13/retrospective-le-24-avril-1881-les-tribus-tunisiennes-resistent-aux-occupants-francais/">Rétrospective : le 24 avril 1881, les tribus tunisiennes résistent aux occupants français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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