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	<title>Archives des communisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des communisme - Kapitalis</title>
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		<title>‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ &#124; Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 06:51:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Victor Louzon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chine n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques masquant des motivations inavouées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/">‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On aura beau dire de la Chine, en particulier de ses ambitions maritimes et de la pression exercée sur les nations riveraines en Mer de Chine du Sud, et qui n’a rien de nouveau, elle n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques particulières masquant des motivations inavouées. Et en ce sens, elle constitue une alternative précieuse pour tous ceux qui pensent que la Mondialisation ne saurait constituer le prétexte commode à l’aliénation de la souveraineté au moins nominale des nations.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-17499350"></span>



<p>Ce livre soulève d’abord une question. Qu’est-ce, être Chinois? Si on s&rsquo;en réfère à l’Histoire, c’est appartenir à l’ethnie Hane, en habitant le pays limité au nord par le fleuve jaune et qui est traversé au sud par le Yang Tsé. C’est obéir à une administration composée de lettrés admis dans leurs charges sur concours et chargée d’appliquer les normes juridiques, éthiques, esthétiques, sociales, tirées de l’enseignement de Confucius; au nom de l’autorité d’un empereur nommé fils du ciel, auquel tout autre pouvoir politique lui doit dès lors hommage, par le biais d’un tribut. Cette organisation de l’État en&nbsp;découlant en a&nbsp;assuré la pérennité, malgré la conquête du pays par des peuplades étrangères qualifiées de barbares, en règle nomades pastorales issues des steppes, qui l’ont conservée afin de l’utiliser à leur profit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Processus d’unification</h2>



<p>L’influence étrangère a donc toujours été présente, pas toujours issue d’un droit de conquête, dont la plus remarquable a été l’implantation et l&rsquo;assimilation du Bouddhisme, issu de l’Inde, qui a profondément imprégné l’âme chinoise sur le plan mystique, les normes sociales étant issues de l’enseignement de Confucius.</p>



<p>Mais ce processus d’unification n’a pas été inné, et en dehors de l’époque impériale proprement dite, autochtone ou barbare, le pays a souvent été divisé en royaumes rivaux en lutte les uns contre les autres, comme par exemple du temps des Yuan mongols au nord et des Song han au Sud. Mais c’est sous les Mandchous, des barbares selon les normes chinoises, venus des steppes du nord au confins de la Sibérie et qui ont renversé la dynastie nationale Ming en 1644, que la Chine a acquis la plus grande partie des territoires en sa possession à l’époque moderne, le Xinjiang, le Tibet, et la Mongolie, habités par des populations non chinoises, même si sous la pression russe, elle a perdu la Mongolie Extérieure et une partie de la Mandchourie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hONax8MJQI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-chine-envahit-le-tibet-aux-pieds-de-lhimalaya-un-conflit-quiescent/"> ‘‘La Chine envahit le Tibet’’: Aux pieds de l’Himalaya un conflit quiescent  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  ‘‘La Chine envahit le Tibet’’: Aux pieds de l’Himalaya un conflit quiescent   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-chine-envahit-le-tibet-aux-pieds-de-lhimalaya-un-conflit-quiescent/embed/#?secret=Piee1dsGGl#?secret=hONax8MJQI" data-secret="hONax8MJQI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe chinois</h2>



<p>Il ne faut pas oublier que la dynastie mandchoue vers 1750 a résolu définitivement la question du danger turco-mongol venu de la steppe en exterminant les Dzoungars, un peuple pourtant bouddhiste, grâce à l’usage de canons et d’armes à feu.</p>



<p>Pour la première fois de l’Histoire, le fils du Ciel, empereur auto-proclamé&nbsp;de Chine même s’il n’était pas Han, lui-même d’origine nomade, avait pris la mesure de son monde d’origine au bénéfice du sédentaire qui était son sujet.</p>



<p>Le paradoxe chinois est que plus des deux-tiers du territoire de l’actuelle République Populaire de Chine est habité par des nationalités originelles turco-mongoles et tibétaines, qualifiées de minoritaires par les Hans, qui ne représentent pas plus de 10% de la population.</p>



<p>La question contemporaine des Ouïghours, tout comme celle du Tibet, démontre l’étendue du caractère conflictuel de la situation engendrée&nbsp;par la politique de sinisation forcée suivie par les communistes à Pékin, ainsi que l’installation de migrants issus de l’ethnie majoritaire parmi les populations de la périphérie,&nbsp;et qui ne peut être assimilée qu’à une colonisation.</p>



<p>En 1911, lors de la chute de la dynastie mandchoue, les nationalistes républicains chinois, autrement dit Hans, conduits par le Dr Sun Yat Sen, ne se sont pourtant pas fait faute de revendiquer la souveraineté sur ces territoires pourtant conquis par ceux qu’ils ont supplantés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gc7NVotJsm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/08/le-maoisme-servir-le-peuple-parfois-la-chine-toujours/">Le maoïsme : servir le peuple parfois, la Chine toujours</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maoïsme : servir le peuple parfois, la Chine toujours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/08/le-maoisme-servir-le-peuple-parfois-la-chine-toujours/embed/#?secret=HrVxMTpcdZ#?secret=Gc7NVotJsm" data-secret="Gc7NVotJsm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le nœud interne</h2>



<p>Les communistes au départ adeptes d’une structure fédérative avec droit de sécession sur le modèle soviétique (on a vu ce qu’il en a été sous Staline) se sont rangés, une fois au pouvoir, derrière les sirènes du chauvinisme Han.</p>



<p>Afin de clore le chapitre de ce que l&rsquo;on nommera le nœud interne de la question chinoise, on évoquera le cas de Taïwan considéré par beaucoup comme potentiellement générateur d’une conflagration mondiale puisque, abstraction faite de sa prééminence dans la production mondiale des semi-conducteurs, l’île, soutenue par une Amérique belliciste aveugle face au précédent constitué par la crise de Cuba,&nbsp;est de plus en plus tentée de suivre la voie de l’autodétermination, malgré la menace d’une guerre dévastatrice avec la Chine continentale. Il importe peu que Taïwan, à l’origine habitée par des Austronésiens aborigènes qui ne représentent plus aujourd’hui que 5% de la population, ne soit entrée dans l’orbite politique chinoise que vers 1680, soit après l’arrivée des Portugais et Hollandais , et que les habitants y aient été largement influencés par l’occupation japonaise entre 1890 et 1945 au point de leur faire apparaître&nbsp;comme des sauvages incultes&nbsp;les deux millions de réfugiés en provenance du continent fuyant les armées communistes.</p>



<p>A l&rsquo;extérieur du nœud, le premier cercle de la périphérie de la Chine, est constitué par la Corée, un pays imprégné des us et coutumes chinoises au point d’en adopter l’écriture, et qui a toujours accepté sa condition&nbsp;de vassal de son grand voisin en payant le tribut exigé.</p>



<p>Le second cercle inclut les Etats qui, quoique dans une large mesure&nbsp;sinisés par l’organisation administrative, l’étiquette de la cour et l’écriture, ont toujours été farouchement soucieux de faire respecter leur souveraineté, y compris les armes à la main. Le Japon, et surtout le Vietnam, un pays devenu indépendant après mille ans d’occupation chinoise, en sont les exemples les plus achevés.</p>



<p>Il reste dans la psyché chinoise le traumatisme issu des statuts d’exterritorialité judiciaire des ressortissants d’origine européenne et américaine, des traités inégaux, des concessions internationales, des cessions à bail de territoires, et des guerres d’agression, dont les plus scandaleuses furent celles de l’opium visant à rééquilibrer la balance commerciale déficitaire avec la Chine de l’Angleterre à son bénéfice.</p>



<p>Si le pouvoir chinois actuel en prend prétexte pour marquer sa solidarité avec tous les peuples victimes des colonisateurs impérialistes de la manière que l’on sait, afin de s’assurer d’avantages commerciaux et stratégiques, cela ne signifie nullement que les Occidentaux et les Japonais n’aient laissé que des bons souvenirs en Asie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le supposé&nbsp;pacifisme chinois</h2>



<p>La Chine, en s’asseyant&nbsp;à la table des vainqueurs au terme du second conflit mondial, n’a certes pas vu ses frontières, tracées de la manière que l’on sait, remises en question, preuve s’il en est du peu de cas fait du sort des minorités du pays par les Puissances. Cela n&rsquo;efface pas pour autant les traités inégaux, symboles évidents de l’hypothèque de la souveraineté, et l’usage fait de la question dans les luttes internes pour le Pouvoir, n&rsquo;en diminue pas pour autant la réalité ni l’importance.&nbsp;</p>



<p>Au terme de la lecture de ce livre, le supposé&nbsp;pacifisme chinois exprimé par les échanges commerciaux le long d’une mythique Route de la Soie, et l&rsquo;expansion de la Chine à l’intérieur des frontières nécessaires à son épanouissement et à l’aspiration à l’unité de ses peuples, selon les thèses soutenues par le gouvernement de Pékin, en auront pris certes un coup chez tous ceux qui auraient pu entretenir quelque illusion sur le sujet.</p>



<p>L’auteur semble dire qu’à tout prendre, mieux vaut encore le bon vieil impérialisme occidental, dont la marche vers le progrès, contrairement au Grand bond en avant chinois, n’aura pas fait 40 millions de morts, du moins dans ses propres populations.</p>



<p>Dans le contexte de confrontation globale entre la Chine et&nbsp;les Etats Unis, de l’occultation du droit international, ainsi que de la montée des xénophobies et de la résurgence des guerres de conquête et d’extermination coloniales, les déconstructions des récits antagonistes n’étonnent plus du moment que les seules nations légitimes demeureront occidentales, souvent contre toute évidence.</p>



<p>Par exemple, on peut faire sienne la vision partagée par les Nazis d’une France dont seraient détachées la Bourgogne et la Bretagne victimes de l’expansionnisme des Francs, ces occupants de la Gaule venus de Germanie. Ou d’une Angleterre dont l’irrédentisme irlandais continue de s’opposer aux envahisseurs saxons qui seraient confinés au seul Wessex pour ne pas être expulsés, et où les descendants de Danois et de Norvégiens disposeraient du droit à l’autodétermination sur toute la côte orientale de l’île. Ou des Etats Unis d’Amérique et du Canada dont les colons seraient fixés à la côte Est, le reste du territoire revenant à ses habitants d’origine, les Indiens, n’eût été leur extermination par la variole, seul exemple réussi de guerre bactériologique.</p>



<p>Mais on aura beau dire de la Chine, en particulier de ses ambitions maritimes et de la pression exercée sur les nations riveraines en Mer de Chine du Sud, et qui n’a rien de nouveau, elle n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques particulières masquant des motivations inavouées. Et en ce sens, elle constitue une alternative précieuse pour tous ceux qui pensent que la Mondialisation ne saurait constituer le prétexte commode à l’aliénation de la souveraineté au moins nominale des nations.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Comment la Chine écrit son histoire. L’invention d’un destin mondial’’ de Victor Louzon, éditions Tallandier, 21 août 2025, 224 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o1IvSfkuGf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/17/south-east-asia-la-quete-de-lautonomie-entre-chine-et-etats-unis/">«South East Asia»: La quête de l&rsquo;autonomie, entre Chine et Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «South East Asia»: La quête de l&rsquo;autonomie, entre Chine et Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/17/south-east-asia-la-quete-de-lautonomie-entre-chine-et-etats-unis/embed/#?secret=29PsIC8Un6#?secret=o1IvSfkuGf" data-secret="o1IvSfkuGf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Punjab]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi, en inde, pays paysan s'il en est, le mouvement paysan de 2020 a duré un an mais n'a pas abouti à une révolution ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/">‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 2020, en Inde, un pays essentiellement campagnard et sous-développé, les paysans, pourtant politiquement roués et encadrés par des intellectuels souvent brillants, n’ont pas saisi l’opportunité d’un véritable changement en profondeur qu’ils auraient pu imposer d’une manière irrémédiable, avec la majorité nécessaire pour le faire.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16570792"></span>



<p>Les&nbsp;paysans en Chine avaient constitué la base sur laquelle s’était appuyé le Parti communiste chinois pour lutter contre l’occupation japonaise durant la seconde guerre mondiale, puis pour arracher le pouvoir au parti Kuomintang dont les débris sont toujours réfugiés aujourd’hui sur l’île de Taiwan.</p>



<p>En Russie en 1917, ou plutôt dans l’empire tsariste, les paysans, malgré les prétentions du parti bolchevik à représenter la classe ouvrière dans un pays sous industrialisé et largement agricole, avaient formé l’ossature de l’armée rouge des ouvriers et paysans, ainsi qu’on l’avait nommée, qui allait permettre aux communistes de s’installer à la tête du pays durant plus de 70 ans.</p>



<p>Curieusement,&nbsp;l’Inde, un pays majoritairement constitué de campagnards dont l’agriculture représente la principale source de revenus, n’a pas basculé dans la Révolution, malgré des famines cycliques, et les conflits intercommunautaires, ou bien issus de la tyrannie sociale née du système des castes prédominant dans le pays. Les partis communistes, légalisés dans le pays, n’ont jamais eu d’influence qu’au niveau régional dans quelques États périphériques dont ils ont remporté les élections comme le Kérala et le Bengal Occidental. Il y a bien eu un maquis communiste dirigé par Charu Majumdar, qu’on a qualifié de Naxalite, dans les forêts du Jharkhand, qui a fait parler de lui un certain temps en menant des attaques contre les forces de l’ordre ou leurs informateurs, mais ce maquis n’a pas bénéficié du soutien populaire qui lui aurait permis de constituer un fief, un territoire&nbsp;sécurisé, une république populaire, pour se lancer ensuite à la conquête du pays, comme cela s’était fait en Chine ou au Vietnam.</p>



<p>Le morcellement issu du communalisme et des castes n’a ainsi pas pu être surmonté par l’analyse ou la rhétorique marxiste alors que tout prédisposait le pays à un conflit social de grande ampleur dont aurait pu naître une situation révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mouvement paysan de 2020</h2>



<p>C’est pourquoi le mouvement paysan de 2020 dans le pays le plus peuplé au monde ne doit pas être considéré comme un événement marginal, le néolibéralisme et le marché global ayant le vent en poupe dans le monde entier. C’est justement pour exiger le retrait des lois instituées par décrets par le gouvernement communaliste hindou du démagogue autoritaire Modi, dans le but de soumettre l’agriculture indienne aux intérêts des grands groupes commerciaux et financiers nationaux et internationaux, que le soulèvement paysan est né afin d’épargner à des centaines de millions de paysans les expropriations de leurs terres en faveur de l’agrobusiness, que les trois nouvelles lois auraient imposées.</p>



<p>Ces lois supprimaient&nbsp;les prix minimums garantis des produits agricoles, restreignant les droits des fermiers à se pourvoir en justice en cas de litige avec des intermédiaires, qui ne seraient désormais plus agréés par l’Etat. Les fermiers devraient traiter&nbsp;avec un marché sur lequel ils n’avaient aucune prise, pas même celle de fixer les prix. Bref, ils ne seraient que de simples producteurs face à de puissantes corporations qui en seraient les principaux acteurs.</p>



<p>En légiférant par décrets, le gouvernement Indien avait court-circuité le Parlement sans lui soumettre les projets de lois contestés&nbsp;pour approbation, remettant en question l’équilibre des pouvoirs dans un pays qui se qualifie de plus grande démocratie du monde. Il était d’autant moins fondé à le faire que la Constitution indienne précisait&nbsp;que les questions liées à l’agriculture relevaient des parlements régionaux, et non&nbsp; du pouvoir central. Et il avait choisi de le faire en pleine pandémie de Covid pendant qu’il restreignait les libertés de travailler, de circuler et de se réunir dans tout le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cZN3h858h9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=NDORBIsLRE#?secret=cZN3h858h9" data-secret="cZN3h858h9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La capacité&nbsp;de mobilisation des fermiers</h2>



<p>Le fait démontre suffisamment la capacité&nbsp;de mobilisation de plusieurs centaines&nbsp;d’associations de fermiers et leur détermination dans des conditions aussi défavorables. Le noyau de la contestation s’est situé au Punjab, un des États&nbsp;les plus prospères de la Fédération Indienne, considéré dans les années 70 comme le grenier à blé de l’Inde après ce qu’on a appelé la Révolution Verte. Le cœur en a été la communauté Sikhe dont, outre les réseaux de solidarité autour d’une croyance monothéiste commune, l’Histoire est celle d’une lutte ininterrompue contre l’oppression et l’injustice du pouvoir, et dont l’idéal est le service de la communauté.</p>



<p>Ainsi les temples sikhs disposent tous de cuisines animées par des fidèles volontaires, afin de distribuer des repas gratuits à tous ceux qui se présenteraient, indépendamment de leurs race, sexe, ou conviction religieuse. Ce haut idéal humaniste a facilité la mobilisation des milliers de paysans du Punjab dont la capacité d’organisation et l’idéal communautaire étaient si on peut&nbsp;dire rodés depuis des siècles. Des milliers d’hommes, de femmes, de vieillards venus dans leurs tracteurs, camions, et camionnettes, ont ainsi établi des camps mobiles le long des routes convergeant vers la capitale, dont tous les jours ils se rapprochaient encore plus.</p>



<p>Le gouvernement indien, tout comme ceux qui l’ont précédé, n’étant nullement désireux de voir sa capitale envahie par une contestation jugée menaçante, envoya les unités centrales de la police épauler les unités régionales afin d’empêcher les contestataires de passer, si possible de les disperser. Les manifestants furent donc confrontés à la brutalité policière, mais ils persistèrent.</p>



<p>Il vint donc un moment, début décembre, alors que le froid de l’hiver se faisait sentir, où les paysans se trouvèrent bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre avec les routes vers la capitale coupée. Des camps permanents furent ainsi montés avec entre autres bibliothèques, gymnase, cinémas, ravitaillement quotidien en provenance des campagnes, cuisine, voirie, et même des dispensaires, animés par les centaines de volontaires venus apporter leur aide. Et le mouvement a fait tache d’huile dans les autres Etats de la fédération dont les fermiers étaient aussi intéressés par le retrait des lois contestées.</p>



<p>Toujours est-il, au moment où les paysans entamaient&nbsp;des négociations avec le gouvernement, qu’ils décidaient&nbsp;de mettre la pression en bloquant le chemin de fer au niveau régional, entraînant&nbsp;l’épuisement rapide des stocks de charbon, et la fermeture de plusieurs centrales électriques nécessaires au fonctionnement de l’industrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tA1ZMrBbEo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/">Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/embed/#?secret=vyV452D3Ra#?secret=tA1ZMrBbEo" data-secret="tA1ZMrBbEo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le louvoiement du gouvernement</h2>



<p>En un peu plus d’un mois, il y eut environ six réunions entre les représentants des fermiers et du gouvernement, qui n’aboutirent pas, les premiers exigeant les retraits des lois, et les seconds s’obstinant à ne discuter que d’amendements. Naturellement le gouvernement entama une campagne de propagande de grande ampleur, relayée par des médias aux ordres appartenant aux grands groupes commerciaux désireux de voir les lois appliquées à leur bénéfice. Ils présentaient les fermiers comme des naxalites, guérilleros communistes, ou bien Punjab oblige, des khalistanis.</p>



<p>En effet, dans les années 80, l’armée indienne avait détruit le Temple d’Or d’Amritsar, le lieu le plus saint du sikhisme, parce que s’y étaient réfugiés des séparatistes exigeant la création d’un Etat sikh indépendant, le Khalistan. Une actrice&nbsp; de Bollywood devenue députée appuyait les thèses du premier ministre Modi.</p>



<p>Face à cette campagne de désinformation, les contestataires répliquaient par un usage intensif de l’Internet afin d’informer régulièrement leurs propres partisans tout en acquérant&nbsp;la sympathie de leurs compatriotes, émus par la mort d’une cinquantaine de manifestants, souvent âgées, de froid, ou de maladie. Il y eut même un suicide de protestation, afin de rappeler que les suicides de fermiers, endettés irrémédiablement, représentaient plus de 11% du total dans le pays, sur 25 ans.</p>



<p>Malgré cela, le gouvernement s’obstinait, arguait du bien-fondé de sa politique, récusée par les fermiers, les partis d’opposition, et de plus en plus les différents segments de la société civile que rebutaient&nbsp;sa dérive autoritaire remettant en cause le fonctionnement des institutions démocratiques, tout comme les méthodes policières utilisées pour réprimer les manifestants, de plus en plus soutenus par une opinion publique internationale influencée par les communautés indiennes établies aux Etats-Unis et au Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Canada s’invite dans la crise</h2>



<p>Le Premier ministre Justin Trudeau du Canada n’hésitait pas à monter au créneau pour exprimer sa solidarité avec ses compatriotes originaires d’Inde&nbsp;inquiets du sort de leurs proches demeurés dans ce pays, luttant pacifiquement&nbsp;pour préserver leurs droits. Trudeau dénoncerait quelques années plus tard l’assassinat de militants sikhs au Canada en l’attribuant aux services secrets indiens, déclenchant une crise diplomatique entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p>Le fait le plus marquant est que le mouvement paysan, en utilisant des moyens pacifiques, était ainsi devenu une menace pour le pouvoir parce qu’il avait réussi à surmonter les différences de castes et de religions entre Hindous et Musulmans, dont le parti suprémaciste Hindou au pouvoir, le BJP, avait fait son cheval de bataille, en instaurant le fameux registre national et la réforme sur la nationalité faisant des musulmans des citoyens sans droits dans leur propre pays.</p>



<p>Le mouvement paysan avait&nbsp;fédéré les différents mécontentements contre la politique cynique d’un&nbsp;gouvernement qui n’hésitait pas à importer de l’étranger à des prix supérieurs les produits disponibles sur le marché intérieur,&nbsp;afin de casser la production locale et punir les fermiers,&nbsp;quand il ne les soumettait pas à des représailles fiscales.</p>



<p>Des personnalités éminentes et des sportifs avaient même rendu les décorations dont l’État Indien les avait honorés, en signe de protestation, un symbole fort remettant ainsi en question implicitement l’unité du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pqfaz8w7ay"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/">Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/embed/#?secret=ZrgCWrOQPz#?secret=Pqfaz8w7ay" data-secret="Pqfaz8w7ay" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’impossible révolution</h2>



<p>Le livre, écrit comme un journal par une adolescente punjabi sikhe de 16 ans suffisamment cultivée&nbsp;pour citer des passages de pièces de Shakespeare, s’interrompt en janvier 2021 alors que les deux parties n’ont pas encore trouvé d’accord.</p>



<p>En fait, il faudra une année au gouvernement pour céder et&nbsp;se résoudre&nbsp;à&nbsp;l’annulation des lois en question. Ce n’est pas la menace de désintégration du pays qui l’a fait reculer, mais plutôt la perspective d’une défaite électorale sans&nbsp;précédent. Et les élections de 2024 viendront confirmer le recul électoral de M. Modi qui ne disposera plus de la majorité absolue au parlement.</p>



<p>Évidemment nul ne contestera que les fermiers indiens ont remporté une grande victoire en réalisant leurs objectifs contre un pouvoir sans scrupules soutenu par le marché global et les forces de la mondialisation. Néanmoins, après cela, leur mouvement s’est immédiatement auto-dissous. Et les perspectives entrevues d’une société libérée de la tyrannie des castes et du communalisme ne se sont pas réalisées, parce qu’aucun parti politique nouveau n’a émergé pour en faire programme réalisable, les partis traditionnels en étant incapables.</p>



<p>Ainsi dans un pays qui demeure essentiellement campagnard et sous-développé, avec quelques poches d’opulence autour de mégalopoles surpeuplées, les paysans, pourtant politiquement roués et encadrés par des intellectuels souvent brillants, n’ont pas saisi l’opportunité d’un véritable changement en profondeur qu’ils auraient pu imposer d’une manière irrémédiable, avec la majorité nécessaire pour le faire. Leur victoire, obtenue par leur sens de l’organisation, leur combativité, leur sacrifice, leur persévérance, et leur solidarité, n’est donc pas définitive, et demeure tributaire d’une volonté politique qui n’aura de cesse de la remettre en question dès lors que l’opportunité pour le faire se présentera.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em><strong><em>‘</em></strong></p>



<p><strong><em>‘Inquilab-2020 : The United Indian Peasant Movement’’, de Amarveer Kaur, éd. Notion Press, 14 février 2021, 270 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/">‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘La controverse de Sion’’ : la Palestine, le Watergate et la dette; du sionisme au conspirationnisme?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 06:51:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Douglas Reed, taxé d’antisémite aux Etats Unis, annonce, dans les années 50, la troisième guerre mondiale et la destruction talmudique (l’holocauste nucléaire). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/05/la-controverse-de-sion-la-palestine-le-watergate-et-la-dette-du-sionisme-au-conspirationnisme/">‘‘La controverse de Sion’’ : la Palestine, le Watergate et la dette; du sionisme au conspirationnisme?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>L’auteur de ce livre, taxé d’antisémite aux Etats Unis, annonce, dans les années 50, la troisième guerre mondiale et la destruction talmudique (l’holocauste nucléaire), comme la conséquence de la capitulation des puissances impériales occidentales face au projet sioniste en Palestine et à la révolution bolchévique. Le conspirationnisme n’a pas cessé d’inspirer les thèses les plus invraisemblables…  </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-6802894"></span>



<p>C’était l’époque de ce qu’on avait nommé la chasse aux sorcières. Lors des années 50, Mr Alger Hiss, l’un des proches conseillers du président Franklin Roosevelt, qui avait joué un rôle essentiel à la conférence de Yalta, a été jugé et condamné pour espionnage au bénéfice de l’Union soviétique par la justice américaine.</p>



<p>Un certain membre du Congrès Américain, Richard Nixon, avait paraît-il apporté une contribution importante à cette condamnation, et y avait acquis une grande notoriété, au point de devenir le vice-président des Etats Unis&nbsp;sous Eisenhower, malgré tous les efforts de ses adversaires, en particulier ceux du lobby sioniste, pour l’en empêcher.</p>



<p>Richard Nixon passera à la postérité comme le président qui, en août&nbsp;1974, aura été destitué après le scandale du Watergate, mais les pages de ce livre, écrit en 1956, scellaient déjà son destin politique, il faut bien en convenir.</p>



<p>Richard Nixon a fait beaucoup moins que Donald Trump, mais contrairement à ce dernier, il a été lâché par les membres de son propre parti politique, et la lecture de ce livre, écrit en pleine guerre froide et questionnant la loyauté des juifs américains vis-à-vis de leur pays, aide à en comprendre&nbsp;les raisons. Beaucoup d’Américains considéraient alors que la menace communiste n’était que le dernier épisode de la tentative des juifs d’annihiler le christianisme, qui avait débuté avec la crucifixion du christ en 34 de l’ère universelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une doctrine raciste</h2>



<p>Selon cette théorie, l’Histoire est devenue un champ de bataille idéologique depuis que l’apparition de la bible d’Alexandrie au IIIe siècle avant l’ère universelle (EU) a ouvert aux goyims (les étrangers) la conversion à la doctrine monothéiste. C’était en effet la première fois qu’un peuple élu exposait ses tribulations selon la vision entretenue par sa classe sacerdotale et ses scribes, les lévites, d’un pacte préférentiel avec le dieu unique, dont la création de l’univers n’est que la conséquence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jn3AubWaw5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/">‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/embed/#?secret=J0XfdHpI14#?secret=jn3AubWaw5" data-secret="jn3AubWaw5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Eu égard à cela, le pacte aurait ainsi plus d’importance que l’univers, et même constituerait si ce n’est la raison d’être du créateur lui-même, du moins de ses manifestations.</p>



<p>La doctrine&nbsp;exclusive, sinon raciste, qui en a résulté, n’a eu d’autre but en instaurant des&nbsp;règles strictes de séparation mises en application par l’enseignement, que de préserver la personnalité propre de ce peuple&nbsp;en l’empêchant de se fondre parmi les nations.&nbsp;</p>



<p>Le paradoxe est que ce récit en ait inspiré un autre, prétendant lui être&nbsp;opposé, mais qui continue à faire la part belle aux juifs en leur attribuant un pouvoir de nuisance supérieur dont ils feraient usage pour la domination du monde. Que les rabbins depuis l’académie de Yavné après la destruction du Temple de Jérusalem en 70 de l’EU aient cherché de tout temps à préserver l’identité juive ne souffre aucune discussion. Mais rattacher cela à une volonté constante et irréductible à travers les âges de détruire le christianisme et les nations depuis son apparition semble constituer un avatar de l’histoire sainte, autrement dit une histoire sainte inversée, qui en confirmant l’exceptionnalisme juif à travers ses péchés, légitime l’institution qui prétend le supplanter dans le pacte de Dieu, l’Eglise Chrétienne.</p>



<p>Dans ces conditions, établir un lien entre les lévites de Juda, les scribes de Babylone Esdras et Néhémie, les rabbins Hillel et Shammaï de Yavné, les illuminati de Weishaupt en 1786, la révolution française de 1789, Lord Beaconsfield&nbsp;(Disraeli)&nbsp; et ses allusions au culte (juif) de Moloch, la révolution&nbsp; russe de 1917, tout cela au nom d’un complot <em>«talmudique»</em> des khazars juifs de Russie, peut surprendre.</p>



<p>Il est évident que les rabbins ne portent pas les chrétiens (ou les musulmans) dans leurs&nbsp;cœurs et qu’ils entretiennent un récit de la persécution issu en droite ligne de ceux de la bible. Qu’ils aient pu inspirer des mouvements politiques athées, sioniste ou révolutionnaire, qui saperaient leur propre pouvoir sur leur communauté, reste à démontrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sionisme et bolchevisme</h2>



<p>Si le parti bolchevik russe a bien compris dans ses instances dirigeantes une majorité de juifs lors de son accession au pouvoir, c’était tout simplement parce que contrairement à ce qu’on a prétendu les Russes n’étaient pas antisémites et que ce parti agissait selon des critères de classe et combattait les divisions issues de la race ou de la nationalité funestes aux juifs.</p>



<p>Dans le même ordre d’idées, prétendre que le but de la première guerre mondiale était l’instauration d’un Etat juif en Russie et d’un autre en Palestine ignore le fait que c’est le gouvernement allemand du Kaiser&nbsp;Guillaume II qui a financé les Bolcheviks et a permis à leurs émigrés de retourner dans leur pays prendre le pouvoir parce qu’ils avaient affirmé leur volonté d’arrêter la guerre, ce qui était dans l’intérêt de l’état-major allemand.</p>



<p>Quant à l’envoi de troupes britanniques en Palestine,&nbsp;dégarnissant&nbsp;le théâtre d’opérations principal pendant l’offensive allemande sur la Somme, et qui s’apparente pour quelques uns à un acte de trahison par des conseillers (Américains) d’un président Wilson réduit à l’état d’homme de paille, tels que House, le rabbin Stephen Wise, ou le juge Brandeis, avec la collaboration du premier ministre britannique LLoyd Georges, le chiffre avancé, celui d’un million de soldats, paraît exagéré dans le contexte du désert, de la faiblesse turque de l’époque, et des troupes arabes du Roi Fayçal du Hijaz dirigées par Lawrence qui ont fait la guerre pour le compte de la perfide Albion.</p>



<p>Dans le cas de l’Angleterre, on s’est cependant mis à parler des <em>«protestants vigoureux»</em>, malgré la présence de l’omniprésent Dr Weizmann, le leader sioniste originaire de Russie. Fallait-il pour autant lier le sionisme et le bolchevisme en tant que deux aspects d’un même projet anti chrétien ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NKfEoYQm6c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/23/1917-la-declaration-balfour-aux-sources-du-fait-sioniste/">1917 : La déclaration Balfour aux sources du fait sioniste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1917 : La déclaration Balfour aux sources du fait sioniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/23/1917-la-declaration-balfour-aux-sources-du-fait-sioniste/embed/#?secret=77fhKrhkkb#?secret=NKfEoYQm6c" data-secret="NKfEoYQm6c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Si les Britanniques ont estimé nécessaire d’instaurer un dominion juif en Palestine, c’était simplement parce qu’avec le canal de Suez situé sur la route de l’Inde, abstraction faite des sympathies témoignées par <em>«les protestants vigoureux»</em> pour les juifs, ils voulaient empêcher la résurgence d’un autre Sultan Muhammad Ali en Egypte.</p>



<p>Les Britanniques n’ont jamais oublié leur roi Richard Coeur de Lion, et quand le général Allenby est entré dans Jérusalem en 1917, il a déclaré : <em>«Aujourd’hui, les Croisades ont pris fin»</em>. Les guerres que l’Etat d’Israël a menées plus tard contre l’Egypte ne l’ont que trop bien démontré. Et si nul ne prétend que la Société des Nations (qualifiée de gouvernement mondial) n’ait pas été instaurée dans la perspective de confier le mandat palestinien à l’Angleterre, et de favoriser l’émigration juive nécessaire à la création de l’Etat.</p>



<p>Néanmoins, expliquer la seconde guerre mondiale par cette nécessité d’un foyer national juif n’est pas très convaincant. Pas plus que ne le serait le président américain Roosevelt réduit à l’état d’homme de paille comme l’avait été Wilson par ses conseillers Alger Hiss&nbsp;plus tard jugé pour espionnage et Morgenthau, et qui refait surface, pour livrer la moitié de l’Europe à un Staline qui n’en espérait pas tant, au grand dam de Churchill qui, un moment, semble faire partie du complot, et l’autre, s’y opposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De curieuses narrations</h2>



<p>Tout cela confère au récit un aspect décousu, celui incroyable d’un projet ayant nécessité deux guerres mondiales, pour instaurer par le bas un pouvoir révolutionnaire chargé de détruire les nations en vertu de l’injonction biblique ou talmudique, et par le haut un Etat juif élitiste dominateur sûr de lui ainsi que l’avait dit le général De Gaulle soutenu par la finance internationale, avec pour couronner l’ensemble un gouvernement mondial qualifié de Nations Unies.</p>



<p>On peut comprendre encore que dans les années 50, en pleine guerre froide, époque de l’apparition de ce livre, de telles thèses anti-communistes curieusement associées à un antisionisme latent qui ne demandait qu’à émerger dans le nationalisme américain eussent parfois pu se manifester durant l’époque du Maccarthysme.</p>



<p>Néanmoins l’évolution ultérieure avec la chute du communisme en Union Soviétique, l’irruption des oligarques russes presque tous juifs sur la scène de l’économie mondiale, et le ralliement de la Chine à l’économie de marché, a prouvé à postériori&nbsp; que l’Etat révolutionnaire&nbsp; en tant qu’instrument de destruction des nations et de domination mondiale, n’était qu’un mythe.</p>



<p>En dépit de tout cela il y a dans ce livre des faits troublants, liant les Khazars au communisme et Hitler à la Révolution mondiale, beaucoup de témoignages précis d’officiers de l’armée, de fonctionnaires et de civils américains, d’un général autrichien, de juifs réfugiés en Israël, concernant la latitude à priori invraisemblable qu’ont trouvée les communistes, parfois des Yougoslaves amis de Tito, souvent juifs, pour diriger les camps de concentration sous la férule nazie et y perpétrer des massacres demeurés impunis au nom de la Révolution, y compris contre leurs propres coreligionnaires.</p>



<p>Non moins curieusement&nbsp; d’autres narrations évoquent la production après la guerre d’équipements produits par des prisonniers non juifs à partir des camps de concentration et destinés au Yishouv en Palestine, ou le prêt bail et le transport du matériel, dont des composantes nécessaires à la fabrication de bombes atomiques à destination de l’Union soviétique à partir de bases dirigées par des&#8230; Russes situées sur le territoire américain, ou encore la prise du pouvoir dans les pays d’Europe de l’Est par des gouvernements communistes à majorité juive,&nbsp;s’empressant&nbsp;de liquider les opposants et l’élite, et de détruire les lieux du culte chrétien.</p>



<p>C’est la déconstruction du personnage de Hitler en une entité mystérieuse (juive? bolchevique?) dont on ne sait rien, qui dérange les certitudes les mieux établies en insinuant le doute concernant la véracité des faits, et qui oblige à envisager l’hypothèse d’une Histoire taillée sur mesure pour justifier l’ordre mondial qui prévaut.</p>



<p>Et naturellement l’émergence des lois contre l’antisémitisme dans les démocraties occidentales identiques à celles décrétées par les Bolcheviks immédiatement après leur prise du pouvoir en 1917, interdit tout débat sur l’ampleur de l’aide, humaine, matérielle et militaire reçue par l’Organisation Sioniste, d’Angleterre et des Etats Unis, après la seconde guerre mondiale, ou bien encore sur le glissement de Bernard Baruch, le conseiller juif du président américain Truman, vers les thèses sionistes.</p>



<p>Des personnes aussi importantes que le général Marshall et James Forrestal ont été dénigrées durant des années et obligées de se retirer de la vie publique tout comme le ministre juif antisioniste Bevin, et certains ont été assassinés pour s’opposer au projet sioniste en Palestine, tels le comte Bernadotte à Jérusalem, ou bien Lord Moyne au Caire.</p>



<p>Un complot&nbsp;juif? Nullement. Ceux qui s’étaient opposés avec le plus de vigueur à l’entreprise sioniste originaire de Russie et d’Ukraine furent bien dès le début les communautés juives intégrées des pays occidentaux, mais les échéances électorales sur lesquelles surent jouer les sionistes remarquablement organisés pour en influencer les résultats, se révélèrent être les arguments cruciaux auxquels les politiciens anglo-saxons furent sensibles, des politiciens qui dans des pays au passé colonial comme l’Amérique ou l’Angleterre possèdent de par leur culture protestante une vision biaisée de l’histoire juive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La théorie du complot</h2>



<p>Évidemment dans le même ordre d’idées il se trouvera toujours des thuriféraires de la théorie du complot qui prétendront&nbsp;que l’actuelle guerre russo-ukrainienne voulue par Washington et menée par le juif Zelenski ait pour objectif d’obliger les centaines de milliers de juifs ukrainiens et russes à aller coloniser les territoires palestiniens, et cela n’est pas impossible. Ce ne serait vrai que dans la mesure où la majorité n’irait pas tout simplement s’installer aux Etats-Unis d’Amérique ainsi qu’elle en a pris l’habitude.</p>



<p>Les Etats-Unis, premier Etat juif du monde, il ne serait pas faux de le prétendre; le président Obama avait refusé de liquider les banques et les dirigeants de la finance internationale responsables de la crise des subprimes de 2008, et c’est là-bas qu’opèrent&nbsp;l’une des banques les plus puissantes du monde, Goldman Sachs,&nbsp;une des plus importantes Private Equity Fund, Black Rock, et le Fond monétaire international qui asservit les nations en déconfiture par le biais de la dette et des restrictions de toutes sortes imposées aux populations.</p>



<p>La dette, conséquence d’un ordre international injuste, est évidemment ce nouvel outil de la domination qui, en faisant l’économie de la guerre et en détruisant&nbsp;les pays de la même manière, renvoie la Révolution au rebut. Mais le paradoxe du projet de domination khazar qui après Auschwitz prétend agir pour protéger le peuple juif dans une patrie qui lui soit propre, en en réunissant un si grand nombre sur un territoire si exigu contre les droits de sa propre population arabe, c’est de le rendre particulièrement vulnérable aux armes de destruction massive.</p>



<p>La troisième guerre mondiale et la destruction talmudique (l’holocauste nucléaire), c’est finalement ce que l’auteur, taxé d’antisémite aux Etats Unis, annonce dans les années 50, comme la conséquence de la capitulation des puissances impériales occidentales face au projet sioniste en Palestine et à la révolution bolchevique. 70 ans plus tard, la Révolution Mondiale n’a pas fait long feu, l’Onu n’est toujours qu’un <em>«machin»</em>, le Moyen-Orient a été envahi par les armées américaines, et le gouvernement mondial s’exerce à partir des Bourses, par le biais du marché financier dont les Chinois se taillent une part non négligeable qui commande la circulation et la distribution de la richesse, mais aussi par l’Internet, le facebook ainsi que la psychométrie de masse manipulée par des sociétés d’influenceurs telle que Cambridge Analytica.</p>



<p>Mais, et c’est un fait, la capacité d’opposition des juifs antisionistes n’existe plus. Avec l’actuel conflit russo-ukrainien, les tensions liées à la bombe iranienne et à la politique colonialiste toujours menée par l’Etat Juif, et dans le contexte du nouveau désordre international, on ne peut néanmoins pas affirmer que les théories conspirationnistes soient passées de mode.</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em> </p>



<p><strong><em>‘‘La Controverse de Sion’’, essai de Douglas Reed, éditions Omnia Veritas Ltd,  traduction française publiée le 14 mai 2014, 718 pages.</em></strong></p>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : Le conseillisme et la démocratie participative du tandem Saïed-Mekki (6-6)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/04/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-le-conseillisme-et-la-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-6-6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 13:25:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ridha Mekki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
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<p><strong>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-368690"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>De prime abord, il faut signaler que dans les débuts des années 1980, Ridha Mekki que j’ai bien connu et côtoyé dans les années 1970 alors qu’il était leader des Patriotes démocrates, s’est déclaré par la suite pour le conseillisme. Or le conseillisme renvoie à une conception du processus révolutionnaire explicitement opposée à celle autoritaire et étatique de Lénine.</p>



<p>Cela a commencé avec les conceptions des anarchistes qui ont contesté aussi bien la centralisation du pouvoir en Russie que le principe de la dictature du prolétariat considérée par les marxistes léninistes comme&nbsp;une phase de transition nécessaire pour arriver à l&rsquo;émancipation totale du peuple. L&rsquo;État ou la dictature étant le moyen pour atteindre le but qu’est la liberté. Pour Bakounine, de la tendance anarchiste, <em>«l</em><em>a liberté ne peut être créée que par la liberté (…) par la libre organisation des masses laborieuses de bas en haut</em>». (<em>Marxisme et romantisme révolutionnaire</em>, Paris, Le Sycomore, 1979, p.211.)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le <em>«communisme des conseils»</em></h2>



<p>Il a considéré le <em>«conseil»</em> comme l’organe politique et social privilégié de la révolution, en lieu et place de l’État. Cette forme est à assimiler aux <em>«soviets»</em> russes pour le rôle insurrectionnel et d’auto organisation et à la Commune de Paris pour ce qui du processus électif et de la révocation en plus et d’auto organisation.</p>



<p>Le conseillisme, c’est ce qu’on appelle aussi le <em>«communisme des conseils»</em>, c’est-à-dire un communisme radicalement démocratique, hostile à la bureaucratie de l’État, des syndicats et des partis, s’articulant autour de l’autonomie des organisations collectives de base..&nbsp;Les courants ayant revendiqué cette filiation ont été plutôt marxistes mais ils ont compté nombre d’anarchistes à leurs côtés au cours de divers combats.</p>



<p>En URSS vers 1919, le courant du communisme de conseils ou conseillisme est fondamentalement une tendance anti-léniniste. Pour ce courant, le pouvoir en Russie n’a jamais rien eu de <em>«soviétique»</em>, pas même en Octobre<em>, </em>puisque loin d’un communisme des soviets, la forme d’auto gouvernement démocratique des soviets, on a vu se mettre en place un communisme de parti, et même de parti-État. La tentative du retour au pouvoir des soviets comme à Cronstadt en 1921, fut écrasée par une action armée conduite par Léon Trotski.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;aversion de Saïed pour les riches</h2>



<p>Ce <em>«communisme des conseils»</em> se trouve dans les écrits de certains théoriciens marxistes, chez la gauche communiste hollandaise et allemande&#8230; Il renvoie à la théorie de Marx sur l’extinction de l’État ainsi qu’aux expériences historiques&nbsp;: la Commune de Paris de 1871, les soviets en Russie en 1905 et 1917, ou encore dans les mouvements sociaux des années 1968. Il a pour but une société sans classes. Il est résolument anti capitaliste. Le discours de Kaïs Saïed porte une aversion pour les riches et les nantis qu’il qualifie de corrompus et d’affameurs du peuple. Il a même diabolisé les hommes d’affaires et les banques. On ne l’a pas vu entretenir un dialogue soutenu et conséquent avec l’Utica pour trouver des solutions à la crise que traverse le pays et à la relance de la dynamique économique. Son monde, ce sont les démunis et les marginalisés du système et de certaines régions plus particulièrement.</p>



<p>Pour les conseillistes,&nbsp;les conseils ouvriers doivent s’organiser en un pouvoir insurrectionnel et organisationnel au niveau des diverses échelles de la société.&nbsp;Les conseils ouvriers, notamment, sont une forme de démocratie directe basée sur les élections au sein d’assemblées représentatives qui délibèrent et décident.&nbsp;«<em>Il s’agit de construire une société autogérée, une société où toutes les décisions sont prises par la collectivité concernée par l’objet des décisions à prendre. C’est-à-dire un système où ceux qui accomplissent une activité décident collectivement ce qu’ils ont à faire et comment le faire, dans les seules limites que leur trace leur coexistence avec d’autres unités collectives.»&nbsp;</em>C’est dans ce sens que Kais Saied soutient que les comités locaux et régionaux sont responsables d’une manière autonome du développement dans leur secteur<em>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrôle permanent de la base</h2>



<p>Par ailleurs, les délégués élus au sein des divers comités ou conseils sont comme dans la Commune de Paris et le discours du duo Saied-Mekki, révocables à tout moment, ce qui interdit toute dérive autocratique. Ils sont sous le contrôle permanent de la base.&nbsp;Le conseillisme situe le pouvoir dans les comités de bases, comme dans la commune de Paris et dans les soviets russes d’avant la révolution au sein desquelles la démocratie directe trouvait sa pleine expression. C’est cette vision qui est derrière les slogans présidentiels d’<em>«Echabou yourid»</em> ou <em>«le pouvoir au peuple qui sait ce qu’il veut et qui aura ce qu’il veut.»</em></p>



<p>Selon les conseillistes, les réformes mises en place par les bolchéviques inversent ainsi le sens du pouvoir au sein des soviets&nbsp;: plutôt que de structures politiques servant à <em>«faire monter»</em> les demandes du peuple, les soviets sont stratégiquement instrumentalisés par les bolchéviques pour devenir une <em>«courroie de transmission»</em> et diriger les masses.&nbsp;Le système des soviets s’est muté en un système politique bureaucratique, centralisé, autocratique et coercitif, où&nbsp;le parti confisque le pouvoir au détriment des soviets.&nbsp;Lénine, et les bolchéviques avec lui, ont sacrifié la démocratie au profit de l’efficacité révolutionnaire, ne laissant pas la chance aux soviets de déployer leur plein potentiel démocratique.&nbsp;La réalisation du mot d’ordre <em>«tout le pouvoir aux soviets»</em> a engendré<em> «tout le pouvoir au parti»</em> ensuite <em>«tout le pouvoir à l’appareil du parti»</em> pour se terminer dans <em>«tout le pouvoir au secrétaire général&nbsp;»</em>.&nbsp;Aussi, les conseillistes reprochent-ils aux léninistes d&rsquo;être porteurs d&rsquo;un&nbsp;<em>«communisme de parti»</em>.&nbsp;Et&nbsp;au-delà de la forme-conseil, la démocratie directe constitue bien une marque décisive du conseillisme.</p>



<p>Le conseillisme s’aligne sur une vision anarchiste classique. Les organisations de base ou les <em>«communes»,</em> comme pour les comités de bases de Kaïs Saïed, sont fédérés très lâchement, mais restent indépendants en tout état de cause puisque l’État aurait disparu. Car, si on maintient un État, les comités de base (par exemple les soviets russes) doivent être coordonnés et centralisés. Alors, la soi-disant démocratie directe se transforme-t-elle en démocratie à quatre ou cinq degrés de suffrage avec la centralisation de la décision dans les hauteurs de la hiérarchie et la masse se trouverait écartée de la décision voir même de la proposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les citoyens contre les oligarchies</h2>



<p>Le fond commun à toutes les formes de conseillisme est aussi la critique de la démocratie représentative. Ainsi que l’écrivait Anton Pannekeok, théoricien du communisme de gauche ou du communisme de conseils&nbsp;:&nbsp;<em>«Le parlementarisme est la forme typique de la lutte par le moyen des chefs où les masses elles-mêmes jouent un rôle secondaire. Sa pratique consiste dans le fait que des députés, des personnalités particulières, mènent la lutte essentielle. Ils doivent, par conséquent, éveiller dans les masses l’illusion que d’autres peuvent mener la lutte pour eux.</em>»</p>



<p>La véritable émancipation politique chez les conseillistes consiste à agir par soi-même et non à s’en remettre à autrui. C’est pourquoi les conseillistes privilégient l’action directe, comme la grève et la manifestation, et dénoncent la lutte parlementaire comme une illusion ou, pire encore, une pure tromperie. Comme eux, Kaïs Saïed fait peu de cas pour l’action parlementaire.</p>



<p>Les conseillistes sont également très méfiants à l’égard des syndicats. Selon Anton Pannekoek, <em>«l</em><em>e système des conseils, par son développement propre, est capable de déraciner et de faire disparaître non seulement la bureaucratie étatique, mais aussi la bureaucratie syndicale, de former non seulement les nouveaux organes politiques du prolétariat contre le capitalisme, mais aussi les bases des nouveaux syndicats…</em>&nbsp;<em>Il s’ensuit que toute forme d’organisation qui ne permet pas aux masses de dominer et de diriger elles-mêmes est contre-révolutionnaire et nuisible; pour cette raison elle doit être remplacée par une autre forme organisationnelle qui est révolutionnaire (du fait qu’elle permet aux ouvriers eux-mêmes de décider activement de tout</em>.»</p>



<p>Ainsi, le conseillisme repose-t-il sur l’auto-organisation des citoyens contre les oligarchies politiques ou syndicales. C’est le discours même de Kaïs Saïed qui dans l’exercice du pouvoir a marqué une distance vis-à-vis des partis politiques et du syndicat. C’est de là qu’il faut comprendre son refus de l’initiative de l’UGTT visant à engager un dialogue national comme solution à la sortie de crise.</p>



<p>Cependant, et c’est ce que Ridha Mekki et Kaïs Saïed occultent c’est que le pouvoir au peuple ou aux travailleurs n’a jamais réussi de manière durable à se stabiliser. Dans les périodes <em>«chaudes»,</em> dans les phases révolutionnaires voir insurrectionnelles, effectivement existent des formes de <em>«pouvoir ouvrier»</em>, ou <em>«pouvoir citoyen»</em> plus ou moins développées, mais dès que la situation redevient <em>«normale»</em>, c’est-à-dire dès que les ouvriers retournent au travail et que la situation se calme, ces formes disparaissent ou se vident de toute substance. D’où l’appel de Ridha Mekki à la révolution permanente et à demi-mot, au soulèvement populaire chez Kaïs Saïed.&nbsp; C’est en effet dans ces situations que les conseils ou comités se constituent et peuvent se substituer aux partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les individus délibèrent dans le silence des passions</h2>



<p>Or, il y a un fait que l’organisation des conseils à tous les niveaux est en outre facile à manipuler. Dans le combat politique, le phénomène des partis va exister inéluctablement et seuls franchiront tous les degrés du pouvoir politique les militants des partis bien organisés. Et la démocratie directe se transforme en <em>«partitocratie»</em> c’est-à-dire en pouvoir des appareils partisans, car comme le soutenait Rousseau la démocratie directe exige que les individus ne puissent pas se grouper en factions ou en partis. Il faut que les individus isolés délibèrent dans le silence des passions.</p>



<p>Le conseillisme est apparu vigoureusement à la faveur de la crise révolutionnaire qui a secoué l’Europe entre 1917 et 1921. Il s’est désagrégé presque aussitôt la situation révolutionnaire passée, son opposition à la fois au parlementarisme et au syndicalisme l’ayant privé d’une action adaptée à une période non révolutionnaire. A ce jour, aucune société ne s’est organisée sur le modèle conseilliste.</p>



<p>Ni Ridha Mekki ni Kaïs Saïed n’ont élaboré une vue globale du modèle sociétal qu’ils défendent, ni des articulations entre ses diverses composantes.&nbsp;Le discours pompeux et <em>«savants»</em> de Mekki ainsi que le discours évasif de Saïed ne nous renseignent guère sur les relations des comités entre eux et les relations de ces comités avec une quelconque instance coordinatrice ou centralisatrice. Ils ne font que vendre l’alchimie et le mirage d’une démocratie populaire où le citoyen est roi. Un discours de charlatan qui veut vendre dans les souks hebdomadaires une lotion capable de guérir toutes sortes de maladies.</p>



<p>L’expérience conseilliste est restée réduite à de petites expériences communautaires. L’idée conseilliste a néanmoins survécu dans des revues et des cercles intellectuels tels que, dans les années 1950-1960, L’Internationale situationniste, avec Guy Debord, ou la revue <em>Socialisme ou Barbarie</em>, avec Cornélius Castoriadis. Au sein des conseillistes le débat n’est pas prêt à se terminer.</p>



<p>En se rapprochant de la théorie de Karl Marx sur l’extinction de l’État, en prônant l’instauration de comités auto-organisés et autonomes à l’instar de la Commune de Paris et des soviets, ainsi que des structures de base des conseillistes, en adoptant l’utopie jamais concrétisée de ces derniers, Kaïs Saïed va mener le pays à l’anarchie et à un destin obscure. Même s’il voulait être présidentialiste,&nbsp;pourrait-il éviter d’être lui-même submergé par les comités ou conseils de base qui seraient créés, et éviter au pays l’apocalypse des luttes de classes, des conflits confessionnels, régionaux et tribaux et même claniques.&nbsp;</p>



<p>Étant en Tunisie,&nbsp;le modèle préconisé par Kaïs Saïed et Ridha Mekki risque, enfin, de faire ressurgir, sous d’autres formes, l’organisation berbère basée sur l’autonomie des conseils de villages, qui a été à l’origine de l’anarchie récurrente et la succession des colonisations par de nombreuses forces étrangères, que le pays a connu tout au long de son histoire.</p>



<p>Le conseillisme, n’est ni le régime décentralisé de la Suisse ou de l’Allemagne, et ni le système fédéral à l’américaine. Un pays qui n’arrive pas à ramasser ses ordures ménagères et lutter contre la saleté de ses grandes villes, et où le président de la république monte les régions les unes contre les autres, ne peut s’élever au niveau de la Suisse ou de l’Allemagne.</p>



<p>* <em>Ancien cadre de l&rsquo;administration publique.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série&nbsp;:</em></h4>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/</a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wlNqdR1LZI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=rt0zr0v4o3#?secret=wlNqdR1LZI" data-secret="wlNqdR1LZI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/</a></p>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 10:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Ridha-Mekki-1.jpg" alt="" class="wp-image-367979"/></figure></div>



<p><strong><em>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-367976"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Tout porte à croire que les origines marxistes de Ridha Mekki sont demeurées ancrées dans son inconscient et son subconscient. Son modèle de gouvernance basée sur la destruction pour la reconstruction du système se rapproche de la vision de Marx, d’Engels et du courant conseilliste sur l’Etat. </p>



<p>Ridha Mekki, le leader des Patriotes démocrates le plus charismatique des années soixante-dix, ne peut se défaire des longs et houleux débats ayant porté sur les fondements idéologiques de la société communiste et du communisme de conseil qui fera l’objet d’un traitement particulier au dernier article de cette série.</p>



<p>Selon Friedrich Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>, «<em>l&rsquo;État s&rsquo;est développé du fait que les organismes de l&rsquo;organisation gentilice furent soit transformés, soit refoulés par l&rsquo;introduction d&rsquo;organismes nouveaux, et qu&rsquo;enfin on les remplaça complètement par de véritables autorités d&rsquo;État, tandis qu&rsquo;au véritable « peuple en armes », se protégeant lui-même dans ses gentes, ses phratries et ses tribus, se substituait une « force publique » armée, au service de ces autorités d&rsquo;État, donc utilisable même contre le peuple.</em>» Le caractère essentiel de l&rsquo;État consiste en une force publique distincte de la masse du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat, pouvoir spécial d’une catégorie sociale </h2>



<p>Cette évolution sociale s’est essentiellement opérée par la concentration des richesses entre les mains d’un groupe de personnes ou d’une classe qui tend à exercer sa domination sur les autres classes ou catégories de classes. Dans <em>L’Origine de la famille, la propriété privée et l’Etat</em>, Friedrich Engels écrit également ceci : «<em>Le compendium de la société civilisée est l&rsquo;État qui, dans toutes les périodes typiques, est exclusivement l&rsquo;État de la classe dominante et qui reste essentiellement, dans tous les cas, une machine destinée à maintenir dans la sujétion la classe opprimée, exploitée.»</em></p>



<p>Ainsi, pour les tenants du communisme, l’Etat est-il le pouvoir spécial d’une catégorie sociale pour dominer les autres composantes de la société. Avec l’émergence de la société capitaliste, il est devenu l’appareil de répression exercée par la bourgeoisie contre le prolétariat. Ainsi, fallait-il que le prolétariat renverse l’Etat bourgeois pour lui substituer l’Etat prolétarien en tant qu’appareil nécessaire pour briser la résistance de la bourgeoisie et la prise de possession des moyens de production au nom de la société. Selon Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, <em>«l’aboutissement de ce rôle c’est la dictature du prolétariat, la domination politique du prolétariat.»</em></p>



<p>L’Etat par le moyen duquel le prolétariat exerce sa dictature, n’est qu’une étape provisoire : «<em>elle ne représente que la transition à l’abolition de toutes les classes à une société sans classes</em>», lit-on dans une lettre écrite par Marx à Weydmeyer le 18 mars 1851 (<em>L’Etat et la révolution</em>). On peut lire dans <em>La misère de la philosophie</em> : «<em>Il ne faut au prolétariat qu’un Etat en voie d’extinction… Les classes exploitées ont de la domination politique pour supprimer toute exploitation</em>.»</p>



<p>Une fois le rôle de l’Etat prolétarien est achevé avec l’élimination de la classe possédante, les contradictions de classes s’estompent et comme soutenu par Friedrich Engels dans <em>L’Anti Dühring</em>, <em>«le prolétariat s’empare du pouvoir d’Etat et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’Etat. Mais par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences et les oppositions de classe et également en tant qu’Et</em>at… <em>L’intervention d’un pouvoir d’Etat dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l’autre et entre naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place au gouvernement des choses et à la direction des de production. L’Etat n’est pas aboli, il  s’éteint.</em>» La même idée est reprise par Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société </h2>



<p>Ridha Mekki n’est pas loin des idées de Marx et d’Engels. Mohamed Sadok Lejri a rapporté dans son article <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«Ridha Meki, un clown démagogue et utopiste»</em> </a>publié dans <em>Kapitalis</em>, le 27 décembre 2020, que lors de son passage sur Attessia, le 25 décembre 2020, «<em>les idées qui ont été développées par Ridha Lénine procèdent d’une idéologie qui vise l’Etat et le capitalisme comme deux formes d’oppression indissociables, et l’instauration d’une société égalitaire délestée des principes anti sociaux de la propriété privée et des institutions étatiques fondées sur l’auto gestion et la responsabilité individuelle.»   </em></p>



<p>C’est la société de l’homme parfait dénuée de tout égoïsme, de toutes contradictions et les individus sont mus par l’intérêt commun et la solidarité. «<em>L’ancienne société bourgeoise… est remplacée par une association où le libre développement de chacun et la condition du libre développement de tous</em>», lit-on dans <em>Le manifeste du parti communiste</em> de Marx et Engels. Une vision apologique de la société communiste. Et c’est là tout le paradoxe de Marx : il passe du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société. La situation idéale dans l’idéologie marxiste est d’arriver au stade de l’extinction de l’Etat et d’arriver comme soutenu par l’utopiste Saint Simon à une société où <em>«l’administration des choses aura remplacé le gouvernement des hommes»</em>.</p>



<p>La révolution socialiste ne peut qu’aboutir au paradis sur terre. Dans cette société sans classes se crée «<em>la possibilité d’assurer, au moyen de la production sociale, à tous les membres de la société, une existence non seulement parfaitement suffisante au point de vue matériel et s’enrichissant de jour en jour, mais leur garantissant aussi et l’exercice libre et complet de leurs dispositions physiques et intellectuelles</em>», écrivait Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. Donc cela légitimerait qu’on serve cette fin par l’emploi de tous les moyens, y compris les plus violents, exercés dans le cadre de la dictature du prolétariat.</p>



<p>Pour Ridha Mekki et Kaïs Saïed, l’épanouissement de peuple passe par la démocratie participative où l’individu est maître de son sort et ou il peut réaliser ce qu’il veut puisque quand le peuple veut une chose, il l&rsquo;aura. </p>



<p>Ridha Lénine a adopté cette idéalisation de la société parfaite de l’homme parfait, où tous les clivages, quelles que soient leurs natures, se seraient estompés dans le cadre de sa démocratie horizontale. Tous seraient animés par la même approche de l’intérêt commun et de l’utilité publique ainsi que de la solidarité et de l’amour du prochain. <em>«Les intérêts de la société passent absolument avant les intérêts particuliers, et les uns et les autres doivent être mis dans un rapport juste et harmonieux»,</em> comme théorisé par Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>. Il n’y aurait plus de rixes sanglantes entre deux quartiers de Redeyef à propos du résultat de recrutement à la CPG ou une guerre entre deux tributs pour un puits d’eau comme à Tataouine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec le vieux système responsable de tous les malheurs </h2>



<p>Puisqu’il faut tunisifier le modèle, Ridha Lénine et Kaïs Saïed sont prêts à œuvrer de concert avec les islamistes, toutes tendances confondues, au nom de la convergence des luttes, afin de provoquer une rupture avec le vieux système <em>«responsable de tous les malheurs»</em> de la Tunisie et atteindre, à terme, les lendemains qui chantent dans une société juste, sans classes… et où l’Etat dépérira. Dans le montage de ce duo, même le clivage confessionnel s’estompe donc. «<em>Tout li monde il est beau tout li monde il est gentil.</em>» Ils ne se rendent pas compte qu’ils pourraient être phagocytés par les Frères musulmans qui ne renoncent jamais à leur stratégie d’islamisation de la société.</p>



<p>Ils sont tellement enfermés dans leur coquille et leur hostilité à la <em>«daouala fassida»</em> (Etat corrompu), à l&rsquo;Etat centralisateur, à la francophonie et aux catégories riches, qu’ils semblent sourds aux appels salafistes pour le retour au système féodal tribal-bédouin et au mercantilisme primaire, et pour la relégation de la société entière dans les abîmes de la régression.  </p>



<p>Ce qui rapproche le montage du duo Kaïs Saïed -Ridha Mekki avec l’approche marxiste de l’Etat, c’est la marginalisation du rôle de l’Etat et l’idéalisation de la société parfaitement harmonieuse, mais surtout le renversement du système en place pour lui substituer un système radicalement différent. Le système en place en Tunisie ne peut représenter l’expression de la volonté populaire et ses aspirations, aussi faut-il le détruire pour instaurer un ordre nouveau, où le pouvoir serait détenu par les opprimés et les laissés-pour-compte qui auront la libre gestion de leurs affaires, comme théorisé par Saïed et Mekki.</p>



<p>Seulement, et comme l’a remarqué Vladimir Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, au stade du manifeste communiste «<em>la question de l’Etat était posée d’une manière très abstraite, dans les notions et termes les plus généraux</em>.» Le montage du duo Saïed &#8211; Mekki est aussi abstrait que l’Etat communiste de Marx.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. </h2>



<p>Par ailleurs, Marx, Engels et Lénine avaient prévu que l’homme parfait est l’aboutissement d’une phase transitoire, dite phase de la dictature du prolétariat, où les prolétaires s’approprient des moyens de production et éliminent la classe bourgeoise pour former une société sans contradiction de classes. La  question qui se pose alors est la suivante : d’où émergerait l’homme parfait, l’homme angélique qui n’a pas besoin d’un pouvoir qui lui est extérieur pour vivre harmonieusement dans la société issue de la construction du duo Saïed &#8211; Mekki ? Ces derniers, pensent-t-ils pouvoir créer du néant des sosies doux, gentils, parfaitement solidaires, dénués de tout égoïsme et transcendant leur appartenance sociale, confessionnelle et idéologique? La démocratie de proximité de Saïed ne risque-t-elle pas de susciter au contraire toute sorte de conflits qui voueraient le pays à l’anarchie surtout au vu des tendances claniques, tribales, régionales, et revanchardes qui ont ressurgi en cette décade affligeante suite à la déliquescence de l’autorité de l’Etat.</p>



<p>Depuis le XIXe siècle, l’utopie de Karl Marx n’a pas vu le jour. Un président de la république a-t-il le droit de vendre ce genre de mirage ? L’utopie n’est pas du domaine d’un chef d&rsquo;Etat en exercice, mais des philosophes et des penseurs. Et c’est aux personnes qui agissent dans la sphère publique de partir, le cas échéant, des pensées philosophiques et même utopiques pour leur donner des formes concrètes pouvant s’adapter aux contextes particuliers d’une société donnée, et non de prendre leurs rêves ou les rêves des autres en bloc et à l’état brut pour des réalités. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.</p>



<p>Toujours selon Vladimir Lénine, Karl Marx a peaufiné sa théorie de l’Etat avec l’avènement de l’insurrection de la Commune de Paris en 1971. C’était sa source d’inspiration, mais elle serait éventuellement celle de Ridha Mekki après avoir renié son passé léniniste. On peut dire qu’on peut même trouver de grandes ressemblances entre la Commune de Paris et les conseils de la démocratie participative aux niveaux organique et fonctionnel. </p>



<p><strong><em>Prochain article</em></strong> : <em>La Commune de Paris, source d’inspiration pour la démocratie participative.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles : </em></h4>



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