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	<title>Archives des conseillisme - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des conseillisme - Kapitalis</title>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : Le conseillisme et la démocratie participative du tandem Saïed-Mekki (6-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 13:25:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/04/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-le-conseillisme-et-la-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-6-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : Le conseillisme et la démocratie participative du tandem Saïed-Mekki (6-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Kais-Saied-25-juillet-2021.jpg" alt="" class="wp-image-358071"/></figure></div>



<p><strong>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-368690"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>De prime abord, il faut signaler que dans les débuts des années 1980, Ridha Mekki que j’ai bien connu et côtoyé dans les années 1970 alors qu’il était leader des Patriotes démocrates, s’est déclaré par la suite pour le conseillisme. Or le conseillisme renvoie à une conception du processus révolutionnaire explicitement opposée à celle autoritaire et étatique de Lénine.</p>



<p>Cela a commencé avec les conceptions des anarchistes qui ont contesté aussi bien la centralisation du pouvoir en Russie que le principe de la dictature du prolétariat considérée par les marxistes léninistes comme&nbsp;une phase de transition nécessaire pour arriver à l&rsquo;émancipation totale du peuple. L&rsquo;État ou la dictature étant le moyen pour atteindre le but qu’est la liberté. Pour Bakounine, de la tendance anarchiste, <em>«l</em><em>a liberté ne peut être créée que par la liberté (…) par la libre organisation des masses laborieuses de bas en haut</em>». (<em>Marxisme et romantisme révolutionnaire</em>, Paris, Le Sycomore, 1979, p.211.)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le <em>«communisme des conseils»</em></h2>



<p>Il a considéré le <em>«conseil»</em> comme l’organe politique et social privilégié de la révolution, en lieu et place de l’État. Cette forme est à assimiler aux <em>«soviets»</em> russes pour le rôle insurrectionnel et d’auto organisation et à la Commune de Paris pour ce qui du processus électif et de la révocation en plus et d’auto organisation.</p>



<p>Le conseillisme, c’est ce qu’on appelle aussi le <em>«communisme des conseils»</em>, c’est-à-dire un communisme radicalement démocratique, hostile à la bureaucratie de l’État, des syndicats et des partis, s’articulant autour de l’autonomie des organisations collectives de base..&nbsp;Les courants ayant revendiqué cette filiation ont été plutôt marxistes mais ils ont compté nombre d’anarchistes à leurs côtés au cours de divers combats.</p>



<p>En URSS vers 1919, le courant du communisme de conseils ou conseillisme est fondamentalement une tendance anti-léniniste. Pour ce courant, le pouvoir en Russie n’a jamais rien eu de <em>«soviétique»</em>, pas même en Octobre<em>, </em>puisque loin d’un communisme des soviets, la forme d’auto gouvernement démocratique des soviets, on a vu se mettre en place un communisme de parti, et même de parti-État. La tentative du retour au pouvoir des soviets comme à Cronstadt en 1921, fut écrasée par une action armée conduite par Léon Trotski.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;aversion de Saïed pour les riches</h2>



<p>Ce <em>«communisme des conseils»</em> se trouve dans les écrits de certains théoriciens marxistes, chez la gauche communiste hollandaise et allemande&#8230; Il renvoie à la théorie de Marx sur l’extinction de l’État ainsi qu’aux expériences historiques&nbsp;: la Commune de Paris de 1871, les soviets en Russie en 1905 et 1917, ou encore dans les mouvements sociaux des années 1968. Il a pour but une société sans classes. Il est résolument anti capitaliste. Le discours de Kaïs Saïed porte une aversion pour les riches et les nantis qu’il qualifie de corrompus et d’affameurs du peuple. Il a même diabolisé les hommes d’affaires et les banques. On ne l’a pas vu entretenir un dialogue soutenu et conséquent avec l’Utica pour trouver des solutions à la crise que traverse le pays et à la relance de la dynamique économique. Son monde, ce sont les démunis et les marginalisés du système et de certaines régions plus particulièrement.</p>



<p>Pour les conseillistes,&nbsp;les conseils ouvriers doivent s’organiser en un pouvoir insurrectionnel et organisationnel au niveau des diverses échelles de la société.&nbsp;Les conseils ouvriers, notamment, sont une forme de démocratie directe basée sur les élections au sein d’assemblées représentatives qui délibèrent et décident.&nbsp;«<em>Il s’agit de construire une société autogérée, une société où toutes les décisions sont prises par la collectivité concernée par l’objet des décisions à prendre. C’est-à-dire un système où ceux qui accomplissent une activité décident collectivement ce qu’ils ont à faire et comment le faire, dans les seules limites que leur trace leur coexistence avec d’autres unités collectives.»&nbsp;</em>C’est dans ce sens que Kais Saied soutient que les comités locaux et régionaux sont responsables d’une manière autonome du développement dans leur secteur<em>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrôle permanent de la base</h2>



<p>Par ailleurs, les délégués élus au sein des divers comités ou conseils sont comme dans la Commune de Paris et le discours du duo Saied-Mekki, révocables à tout moment, ce qui interdit toute dérive autocratique. Ils sont sous le contrôle permanent de la base.&nbsp;Le conseillisme situe le pouvoir dans les comités de bases, comme dans la commune de Paris et dans les soviets russes d’avant la révolution au sein desquelles la démocratie directe trouvait sa pleine expression. C’est cette vision qui est derrière les slogans présidentiels d’<em>«Echabou yourid»</em> ou <em>«le pouvoir au peuple qui sait ce qu’il veut et qui aura ce qu’il veut.»</em></p>



<p>Selon les conseillistes, les réformes mises en place par les bolchéviques inversent ainsi le sens du pouvoir au sein des soviets&nbsp;: plutôt que de structures politiques servant à <em>«faire monter»</em> les demandes du peuple, les soviets sont stratégiquement instrumentalisés par les bolchéviques pour devenir une <em>«courroie de transmission»</em> et diriger les masses.&nbsp;Le système des soviets s’est muté en un système politique bureaucratique, centralisé, autocratique et coercitif, où&nbsp;le parti confisque le pouvoir au détriment des soviets.&nbsp;Lénine, et les bolchéviques avec lui, ont sacrifié la démocratie au profit de l’efficacité révolutionnaire, ne laissant pas la chance aux soviets de déployer leur plein potentiel démocratique.&nbsp;La réalisation du mot d’ordre <em>«tout le pouvoir aux soviets»</em> a engendré<em> «tout le pouvoir au parti»</em> ensuite <em>«tout le pouvoir à l’appareil du parti»</em> pour se terminer dans <em>«tout le pouvoir au secrétaire général&nbsp;»</em>.&nbsp;Aussi, les conseillistes reprochent-ils aux léninistes d&rsquo;être porteurs d&rsquo;un&nbsp;<em>«communisme de parti»</em>.&nbsp;Et&nbsp;au-delà de la forme-conseil, la démocratie directe constitue bien une marque décisive du conseillisme.</p>



<p>Le conseillisme s’aligne sur une vision anarchiste classique. Les organisations de base ou les <em>«communes»,</em> comme pour les comités de bases de Kaïs Saïed, sont fédérés très lâchement, mais restent indépendants en tout état de cause puisque l’État aurait disparu. Car, si on maintient un État, les comités de base (par exemple les soviets russes) doivent être coordonnés et centralisés. Alors, la soi-disant démocratie directe se transforme-t-elle en démocratie à quatre ou cinq degrés de suffrage avec la centralisation de la décision dans les hauteurs de la hiérarchie et la masse se trouverait écartée de la décision voir même de la proposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les citoyens contre les oligarchies</h2>



<p>Le fond commun à toutes les formes de conseillisme est aussi la critique de la démocratie représentative. Ainsi que l’écrivait Anton Pannekeok, théoricien du communisme de gauche ou du communisme de conseils&nbsp;:&nbsp;<em>«Le parlementarisme est la forme typique de la lutte par le moyen des chefs où les masses elles-mêmes jouent un rôle secondaire. Sa pratique consiste dans le fait que des députés, des personnalités particulières, mènent la lutte essentielle. Ils doivent, par conséquent, éveiller dans les masses l’illusion que d’autres peuvent mener la lutte pour eux.</em>»</p>



<p>La véritable émancipation politique chez les conseillistes consiste à agir par soi-même et non à s’en remettre à autrui. C’est pourquoi les conseillistes privilégient l’action directe, comme la grève et la manifestation, et dénoncent la lutte parlementaire comme une illusion ou, pire encore, une pure tromperie. Comme eux, Kaïs Saïed fait peu de cas pour l’action parlementaire.</p>



<p>Les conseillistes sont également très méfiants à l’égard des syndicats. Selon Anton Pannekoek, <em>«l</em><em>e système des conseils, par son développement propre, est capable de déraciner et de faire disparaître non seulement la bureaucratie étatique, mais aussi la bureaucratie syndicale, de former non seulement les nouveaux organes politiques du prolétariat contre le capitalisme, mais aussi les bases des nouveaux syndicats…</em>&nbsp;<em>Il s’ensuit que toute forme d’organisation qui ne permet pas aux masses de dominer et de diriger elles-mêmes est contre-révolutionnaire et nuisible; pour cette raison elle doit être remplacée par une autre forme organisationnelle qui est révolutionnaire (du fait qu’elle permet aux ouvriers eux-mêmes de décider activement de tout</em>.»</p>



<p>Ainsi, le conseillisme repose-t-il sur l’auto-organisation des citoyens contre les oligarchies politiques ou syndicales. C’est le discours même de Kaïs Saïed qui dans l’exercice du pouvoir a marqué une distance vis-à-vis des partis politiques et du syndicat. C’est de là qu’il faut comprendre son refus de l’initiative de l’UGTT visant à engager un dialogue national comme solution à la sortie de crise.</p>



<p>Cependant, et c’est ce que Ridha Mekki et Kaïs Saïed occultent c’est que le pouvoir au peuple ou aux travailleurs n’a jamais réussi de manière durable à se stabiliser. Dans les périodes <em>«chaudes»,</em> dans les phases révolutionnaires voir insurrectionnelles, effectivement existent des formes de <em>«pouvoir ouvrier»</em>, ou <em>«pouvoir citoyen»</em> plus ou moins développées, mais dès que la situation redevient <em>«normale»</em>, c’est-à-dire dès que les ouvriers retournent au travail et que la situation se calme, ces formes disparaissent ou se vident de toute substance. D’où l’appel de Ridha Mekki à la révolution permanente et à demi-mot, au soulèvement populaire chez Kaïs Saïed.&nbsp; C’est en effet dans ces situations que les conseils ou comités se constituent et peuvent se substituer aux partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les individus délibèrent dans le silence des passions</h2>



<p>Or, il y a un fait que l’organisation des conseils à tous les niveaux est en outre facile à manipuler. Dans le combat politique, le phénomène des partis va exister inéluctablement et seuls franchiront tous les degrés du pouvoir politique les militants des partis bien organisés. Et la démocratie directe se transforme en <em>«partitocratie»</em> c’est-à-dire en pouvoir des appareils partisans, car comme le soutenait Rousseau la démocratie directe exige que les individus ne puissent pas se grouper en factions ou en partis. Il faut que les individus isolés délibèrent dans le silence des passions.</p>



<p>Le conseillisme est apparu vigoureusement à la faveur de la crise révolutionnaire qui a secoué l’Europe entre 1917 et 1921. Il s’est désagrégé presque aussitôt la situation révolutionnaire passée, son opposition à la fois au parlementarisme et au syndicalisme l’ayant privé d’une action adaptée à une période non révolutionnaire. A ce jour, aucune société ne s’est organisée sur le modèle conseilliste.</p>



<p>Ni Ridha Mekki ni Kaïs Saïed n’ont élaboré une vue globale du modèle sociétal qu’ils défendent, ni des articulations entre ses diverses composantes.&nbsp;Le discours pompeux et <em>«savants»</em> de Mekki ainsi que le discours évasif de Saïed ne nous renseignent guère sur les relations des comités entre eux et les relations de ces comités avec une quelconque instance coordinatrice ou centralisatrice. Ils ne font que vendre l’alchimie et le mirage d’une démocratie populaire où le citoyen est roi. Un discours de charlatan qui veut vendre dans les souks hebdomadaires une lotion capable de guérir toutes sortes de maladies.</p>



<p>L’expérience conseilliste est restée réduite à de petites expériences communautaires. L’idée conseilliste a néanmoins survécu dans des revues et des cercles intellectuels tels que, dans les années 1950-1960, L’Internationale situationniste, avec Guy Debord, ou la revue <em>Socialisme ou Barbarie</em>, avec Cornélius Castoriadis. Au sein des conseillistes le débat n’est pas prêt à se terminer.</p>



<p>En se rapprochant de la théorie de Karl Marx sur l’extinction de l’État, en prônant l’instauration de comités auto-organisés et autonomes à l’instar de la Commune de Paris et des soviets, ainsi que des structures de base des conseillistes, en adoptant l’utopie jamais concrétisée de ces derniers, Kaïs Saïed va mener le pays à l’anarchie et à un destin obscure. Même s’il voulait être présidentialiste,&nbsp;pourrait-il éviter d’être lui-même submergé par les comités ou conseils de base qui seraient créés, et éviter au pays l’apocalypse des luttes de classes, des conflits confessionnels, régionaux et tribaux et même claniques.&nbsp;</p>



<p>Étant en Tunisie,&nbsp;le modèle préconisé par Kaïs Saïed et Ridha Mekki risque, enfin, de faire ressurgir, sous d’autres formes, l’organisation berbère basée sur l’autonomie des conseils de villages, qui a été à l’origine de l’anarchie récurrente et la succession des colonisations par de nombreuses forces étrangères, que le pays a connu tout au long de son histoire.</p>



<p>Le conseillisme, n’est ni le régime décentralisé de la Suisse ou de l’Allemagne, et ni le système fédéral à l’américaine. Un pays qui n’arrive pas à ramasser ses ordures ménagères et lutter contre la saleté de ses grandes villes, et où le président de la république monte les régions les unes contre les autres, ne peut s’élever au niveau de la Suisse ou de l’Allemagne.</p>



<p>* <em>Ancien cadre de l&rsquo;administration publique.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série&nbsp;:</em></h4>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/</a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wlNqdR1LZI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=rt0zr0v4o3#?secret=wlNqdR1LZI" data-secret="wlNqdR1LZI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2021 08:06:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En visite, hier, samedi 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Kais-Saied-Chiheb-Mekki.jpg" alt="" class="wp-image-357210"/><figcaption><em>Kaïs Saïed recevant Ridha Chiheb Mekki, le 22 juin 2021. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En visite, hier, samedi 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong> *</p>



<span id="more-357209"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>C’est un secret de polichinelle que de dire que la Tunisie est au bord de la faillite économique et de l’explosion sociale. Le plus grave, c’est que la scène politique est minée par les tendances contradictoires qui accélèrent ce processus de déchéance au lieu de chercher à l&rsquo;éviter. Si l&rsquo;on écarte les courants démocrates et progressistes, qui se sont illustrés jusque-là par l’infantilisme, le nombrilisme et la balkanisation, et qui n&rsquo;ont aucune chance de se faire adouber par la population, deux tendances se caractérisent par leur volonté de changer radicalement le régime politique actuel par un autre qui mènera le pays vers un désastre annoncé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ambitions du tandem Kaïs Saïed- Chiheb Mekki </h3>



<p>Il y a, d’une part, le projet du président de la république Kaïs Saïed, celui de la démocratie de proximité dite encore démocratie participative. Et d’autre part, le projet de l’Etat islamique gouverné par la charia, prôné par la secte des Frères musulmans avec à leur tête leur gourou Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP). Malgré leur dénégation, les islamistes n&rsquo;ont pas changé d&rsquo;un iota et maintiennent le cap, dans le droit fil de la pensée du fondateur de leur mouvement, l&rsquo;Egyptien Hassan El-Banna.</p>



<p>Le bras de fer actuel entre Kaïs Saïed et Rached Ghannouchi au sujet du dernier remaniement ministériel et la mise en place de la cour constitutionnelle, entre autres sujets de discorde, a pour toile de fond ce clivage que chacun d’eux cherche à résoudre en sa faveur, quitte à plonger le pays dans un chaos plus dramatique que celui qu’il traverse depuis dix ans.</p>



<p>Le projet islamiste a été traité amplement et nous vivons ses dramatiques manifestations, celui de Saïed demeure entouré de plusieurs zones d’ombre et d’alchimies complexes. C’est pourquoi, il serait opportun d’ouvrir cette boîte de Pandore et essayer découvrir ses secrets.</p>



<p>Ainsi a-t-il été jugé impérieux d’essayer de saisir les fondements conceptuels qui commandent à la mise en forme et aux articulations de projet de la gouvernance participative de Saïed. Car tout projet sociétal est le produit d’une pensée préalable qui le définit et qui en constitue le fil directeur. Occulter cette base théorique conduit à une compréhension tronquée du projet en question, et à une&nbsp; mauvaise appréciation de la manière avec laquelle on est amené à se comporter à son égard. Ainsi traitera-t-on dans cette contribution des fondements idéologiques de la démocratie participative de Saïed. Car cette construction sociétale n’est pas sortie aujourd’hui du néant, elle est le produit d’une synthèse de diverses pensées et d’expériences dont les origines datent du XIXe siècle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Ridha-Mekki-Kais-Saied-et-Asma-Baccouche.jpg" alt="" class="wp-image-357211" width="500"/><figcaption><em>Kaïs Saïed entouré de Ridha Mekki et Asma Baccouche pendant la campagne électorale.  </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Les fondements idéologiques de la démocratie participative selon Saïed</h3>



<p>S’agissant du projet présidentiel, celui-ci serait plus le produit de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/11/le-monde-selon-ridha-el-mekki-lenine-un-cauchemar-egalitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ridha Chiheb Mekki alias Ridha Lénine</a>. En effet, bien avant que Saïed ne découvre en lui des ambitions politiques, Mekki a épousé, dès le début des années quatre-vingt, les thèses des conseillistes après avoir été un marxiste léniniste pur et dur, voire même un stalinien et un leader des Patriotes démocrates dans les années soixante-dix. Il a engagé en ces débuts des années quatre-vingt des débats autour du projet conseilliste dans une vaine tentative de réunir la gauche autour de ce projet. Même ses plus proches camarades ne l’ont pas suivi&nbsp;dans cette aventure, malgré le respect et l’admiration dont il était entouré.</p>



<p>La relecture de l’idéologie marxiste léniniste n’est pas du domaine de Saïed qui ne s’est illustré durant sa carrière que par la simple paraphrase des textes constitutionnels. Ainsi, peut-on dire que le projet de la démocratie de proximité, bien qu’adopté&nbsp;tardivement par lui, a émané des réflexions de Mekki. De par son parcours de militant de gauche et de surcroît de patriote démocrate, ce dernier ne pouvait se détacher de ses repères idéologiques de gauche pour définir le projet sociétal adopté par la suite par Saïed avant l’aventure présidentielle.</p>



<p>L’appareil qui était derrière la montée de Saïed a manœuvré ou cautionné le rapprochement de Saïed et de Ridha Lénine qu’une amitié liait déjà. Mekki faisait figure de révolutionnaire sincère et intègre, un profil qui pouvait séduire la jeunesse que la gauche n’a pu enrôler en son sein, les démunis, les soi-disant laissés-pour-compte des régions dites marginalisées ainsi que les&nbsp; «intellectuels» férus des discours savants et d’utopies et obnubilés par l’anti-système. Le corporatisme, l’intégrité, la droiture et la modestie ont joué pour Saïed. Selon certaines sources, la manipulation des réseaux créés sur le terrain par l&rsquo;homme des médias Nizar Chaari, ainsi que les réseaux sociaux, dont le financement demeure un point d’interrogation, ont fait le reste.</p>



<p>Il ne faut surtout pas oublier l’électorat des Frères musulmans (Ennahdha et les voyous islamistes d’Al-Karama) qui s’est porté sur lui puisqu’ils n’avaient pas de candidat pouvant gagner les élections présidentielles et que le conservatisme de Saïed rapprochait. Et voilà Saïed propulsé président de la république.</p>



<p>Certes, Saïed se veut prophète porteur d’une nouvelle religion pour satisfaire sa mégalomanie et marquer son passage dans l’histoire, et Mekki se voulait depuis le tout début des années quatre- vingt, porteur d’une nouvelle théorie, et d’un nouveau modèle d’organisation politique et sociale autour desquels il avait voulu réunir la gauche. Mais à scruter le fin fond du montage du duo Saïed-Mekki, on constate qu’il n’est qu’une compilation de théories de gauche élaborées bien avant eux.</p>



<p>En effet, le montage de ce tandem ne serait qu’une ratatouille de mauvais goût dont les ingrédients sont la conception de Karl Marx de l’Etat communiste, la Commune de Paris, les Soviets d’avant la révolution russe de 1917, les thèses du conseillisme autour desquelles Ridha Lénine a voulu réunir la gauche depuis le tout début des années 80. On y trouve même des traces de l’organisation berbère où, comme l’a soutenu Ernest Renan, l’unité&nbsp;se situe dans le village.</p>



<p>Les diverses sources d’inspiration au montage du tandem Saïed-Mekki seront exposées successivement dans les cinq prochains articles comme suit&nbsp;:</p>



<p>1-&nbsp;La gouvernance participative selon le tandem Saïed et Mekki;</p>



<p>2-&nbsp;Les inspirations marxistes du système politique Saïed-Mekki;</p>



<p>3-&nbsp;Les inspirations communardes du système politique du tandem Saïed-Mekki;</p>



<p>4-&nbsp;L’influence des Soviets russes sur le système politique du tandem Saïed-Mekki;</p>



<p>5-&nbsp;Le conseillisme et le modèle du duo Saïed-Mekki.</p>



<p>A suivre&#8230;</p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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