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	<title>Archives des crise libyenne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des crise libyenne - Kapitalis</title>
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		<title>Le Maghreb, un horizon algéro-tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 15:35:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà du convenu, la relance de la coopération tuniso-algérienne, au risque de la stagnation, devrait enjamber les rapports bilatéraux pour se donner pour horizon, dans un monde en plein bouleversement, le Maghreb, vieux rêve des peuples de la région qu’il faut ressusciter. Par Hassen Zenati Le courant semble être bien passé, à l’occasion de sa...</p>
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<p><strong><em> Au-delà du convenu, la relance de la coopération tuniso-algérienne, au risque de la stagnation, devrait enjamber les rapports bilatéraux pour se donner pour horizon, dans un monde en plein bouleversement, le Maghreb, vieux rêve des peuples de la région qu’il faut ressusciter.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-278729"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le courant semble être bien passé, à l’occasion de sa courte visite d’Etat en Algérie, entre le président tunisien Kaïs Saïed et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune. Les deux chefs d’Etat, qui viennent d’accéder aux commandes, aspirent chacun, dans des conditions difficiles, à la construction d’un<em> «pays nouveau»</em>, assis sur des institutions démocratiques, ouvert économiquement, socialement solidaire. Leurs discours ont un air de famille sur les questions internes, et ils ont rapidement constaté leurs convergences de vue sur les dossiers diplomatiques les plus brûlants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pas de solution militaire à la crise libyenne</h3>



<p> La crise libyenne doit ainsi trouver <em>«une solution libyenne»</em>, dans la concertation entre Libyens, sans interférence étrangère, éventuellement avec le soutien de leurs voisins immédiats, agissant comme facilitateurs, et il n’y aura <em>«pas de solution militaire»</em> au conflit, ont-ils souligné. Un message destiné notamment à calmer les ardeurs du Maréchal Khalifa Haftar, qui menace régulièrement de franchir le Rubicon en prenant d&rsquo;assaut la capitale libyenne, Tripoli, et qui constitue accessoirement aussi un avertissement à la Turquie de plus en plus tentée d&rsquo;intervenir militairement dans la crise. S’agissant de la Palestine, ils ont proclamé leur rejet ferme de <em>«l’accord du siècle»</em> annoncé par le président américain Donald Trump, et renouvelé leur soutien au peuple palestinien pour le recouvrement de tous ses droits légitimes et la création d’un Etat national, avec Al Qods pour capitale. Les deux ont parlé de <em>«vues analogues et conformes»</em> sur ces sujets.</p>



<p> Ils ont enfin réaffirmé la nécessité de poursuivre leur étroite coopération dans la lutte contre le terrorisme : <em>«la sécurité de la Tunisie fait partie de la sécurité de l’Algérie»,</em> a dit M. Tebboune, et réciproquement, lui a répliqué Kaïs Saïed. </p>



<p> Les deux pays sont bordés par plus de 1.000 km de frontière commune à proximité de la <em>«poudrière»</em> libyenne, d’où s’infiltrent souvent des groupes ou des individus armés menaçant leur sécurité nationale. Depuis 2011, ils se sont employés, par un travail de coopération, persévérant et méticuleux, à sécuriser au mieux ces espaces frontaliers, que les <em>«jihadistes»</em> libyens et étrangers sont tentés de transformer en<em> «sanctuaires»</em> pour leur équipées criminelles comme au Mali. La Tunisie a bien tiré profit de la longue expérience de l’armée algérienne dans la lutte anti-terroriste.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> «Facilités» financières algériennes à la Tunisie </h3>



<p> Sur le plan bilatéral, le président algérien a fait un geste en accédant aux demandes du président tunisien de l’aider à surmonter la phase difficile que traverse la Tunisie sur le plan financer, au moment où à Tunis, des experts mettent en garde contre le rétrécissement des marges de manœuvre de l’Etat, en raison d’un déséquilibre prononcé entre les recettes et les dépenses publiques. La Tunisie vit largement au dessus de ses moyens, diagnostiquent-ils. Deux mesures ont été annoncées. L’Algérie accordera des facilités de paiement à la Tunisie pour ses achats de gaz (GNL) algérien. Elle effectuera  d’autre part un dépôt de 150 millions de dollars à la Banque centrale de Tunisie (BCT), qui permettra à cette dernière d’améliorer son bilan pour se présenter en meilleure posture devant ses créanciers internationaux. Il s’agit bien d’un dépôt, qui n’est ni une aide, ni un crédit, a-t-on précisé. Il peut en outre être retiré à discrétion. Le défunt président Béji Caïd Essebsi avait déjà eu recours aux «facilités» algériennes, en obtenant un don de 50 millions de dollars et un prêt de 100 millions de dollars, qui lui avaient permis de faire face à de pressantes échéances.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les relations commerciales très en-deçà du potentiel réciproque</h3>



<p> Mais les principaux autres dossiers économiques et commerciaux ont été laissés en souffrance. Ils seront abordés lors d’une visite d’Etat que le président algérien compte effectuer en Tunisie, vraisemblablement immédiatement après la formation du gouvernement tunisien. </p>



<p> La feuille de route comporte la discussion des problèmes douaniers, de la coopération transfrontalière et des relations inter-entreprises. Depuis 2008, une série d’accords ont été signés dans ces domaines, mais ils attendent encore pour la plupart d’être mis en application. Les relations commerciales entre les deux pays restent relativement faibles, en rapport avec le potentiel existant, soit environ moins de deux milliards de dollars d’échanges dans les deux sens (hydrocarbures et dérivés, côté algérien, agroalimentaire, textile et équipements industriels, côté tunisien). </p>



<p> Sur un autre plan, la Tunisie bénéficie annuellement d’un flot bienvenu et dense de touristes algériens réguliers, dont la manne conforte sa balance de paiement. 15.000 Tunisiens, travailleurs, commerçant ou étudiants, résident en Algérie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Comment réveiller un Maghreb en pleine léthargie ?</h3>



<p> Les deux présidents ont par ailleurs donné le sentiment qu’ils ont la volonté de se pencher pendant leur mandat sur un dossier essentiel, celui de l’Union du Maghreb arabe (UMA), en pleine déshérence. Le <em>‘‘Quotidien d’Oran’’</em> a ainsi parlé de possible <em>«relance de l’UMA»,</em> et Kaïs Saïed a souligné qu’il fallait aller au-delà du bilatéral vers la création de «nouveaux instruments» de coopération.</p>



<p> Il y a quelques décennies, interrogé sur les possibilités nouvelles de coopération entre les Etats-Unis et l’Union Européenne (UE), le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger avait répondu avec un sourire malicieux : <em>«Avez-vous un numéro de téléphone à proposer pour contacter l’Europe?»</em>.</p>



<p>L’anecdote avait fait le tour de la terre. Depuis, l’UE s’est installée dans le paysage international, a élu ou désigné ses représentants habilités à prendre langue avec le reste du monde, s’est créé un espace propre que même le <em>«brexit»</em> (retrait de la Grande Bretagne, effectif depuis le 31 janvier à minuit), ni les tiraillements récurrents entre membres, ne menacent plus de dislocation.</p>



<p> C’est loin d’être le cas de l’UMA, dont la création avait été décidée en 1988 à Zeralda (Algérie), puis confirmée à Marrakech (Maroc) en février 1989. Installée depuis dans ce pays, elle est aux abonnés absents, sans voix. On compte sur les doigts d’une seule main, ceux qui savent que son secrétaire général, depuis 2016, est le Tunisien Taïeb Baccouche, linguiste, syndicaliste et militant des Droits Humains, plusieurs fois ministres, ni que cette organisation associant cinq pays voisins : Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye, dispose d’un Conseil consultatif, sorte de Parlement composé de 301 membres, siégeant à Alger, qui se réunit, en principe, une fois par an en session ordinaire, et se réunit en session extraordinaire à la demande du Conseil de la Présidence, pour émettre un avis sur tout projet de décision que lui est soumis</p>



<p> En fait, l’UMA et ses institutions rappellent de plus en plus l’Arlésienne (Alphonse Daudet,<em> ‘‘Lettres de mon moulin’’)</em>, dont tout monde parle, mais que personne n’a vue. C’est un fantôme qui vient parfois hanter les nuits des dirigeants politiques actuels du Maghreb pour leur rappeler qu’il y a plus de soixante dix ans, leurs ainés, en lutte contre la colonialisme français, avaient fait le serment à Tanger (Maroc), de mener à bonne fin la création d’une Union populaire, qui serait l’héritière d’une longue histoire commune commençant avec Al-Mourabitoune en 1050. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une longue marche attend encore l’UMA </h3>



<p> Le dernier sommet de l’UMA remonte à 1994 en Tunisie. Un autre devait le suivre en 1999 au Maroc, mais le projet s’est perdu dans les sables mouvants d’une diplomatie opaque et brouillonne, dont on ne compte plus les ratages. Prétexte à tous les blocages, l’épineuse question du Sahara Occidental, laissée à l’Onu, avait été pourtant retirée d’office du «menu» de l’UMA, afin de permettre une meilleure fluidité des relations au sein de l’organisation maghrébine. </p>



<p> Seule (maigre) réalisation annoncée ces dernières années : la création en 2017, avec un retard de plusieurs années, de la  Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE), pour, en principe, favoriser l’intégration des marchés des cinq pays membres, développer les investissements et les échanges inter-maghrébins, mobiliser les capitaux pour financer des projets d’intérêt commun dans la zone. Elle végète à Nouakchott (Mauritanie), son siège social, sans boussole.  </p>



<p> L’UMA s’étend sur une superficie de 6 millions de KM2, avec une population qui approche désormais 100 millions d’habitants, dont la moitié à moins de 30 ans. Son sous-sol est riche en pétrole et d’autres minerais (phosphates &#8211; fer), son agriculture, malgré ses faiblesses, peut couvrir ses besoins et au delà. Elle dispose enfin d’une longue façade maritime sur la Méditerranée, qui lui donne un atout géopolitique essentiel au sud de l’Europe, à proximité des principaux théâtres de conflits du Proche-Orient. Son Sahara, le plus grand désert du monde, pousse une pointe jusqu’aux terres d’Afrique : Mali, Niger, Tchad. Ce serait une plateforme idéale entre l’Europe et l’Afrique, au delà de la Méditerranée.</p>



<p> La déclaration constitutive de l’UMA engageait les signataires à <em>«coordonner, harmoniser et rationaliser leurs politiques et stratégies pour un développement durable dans tous les secteurs de l’activité humaine», la réalisation progressive de la libre circulation des personnes et des services, des marchandises et des capitaux entre Etat membres»</em>. Elle lui prescrit plusieurs étapes : institution d’une zone de libre-échange, suivie d’une union douanière et d’un espace douanier unifié, avec adoption d’un tarif extérieur commun vis-à-vis du reste du monde, et la création, enfin d’un <em>«marché commun qui doit consacrer l’intégration des économies maghrébines».</em> </p>



<p>Aucun de ces engagements n’a encore vu le jour, sinon partiellement, à l’occasion de la signature d’accords bilatéraux, qui sont oubliés aussitôt paraphés. Des membres du Conseil consultatif plaident en vain de leur côté depuis plusieurs années en faveur de la création d’un Parlement maghrébin de plein exercice, dont les membres seraient élus au suffrage universel direct.</p>



<p> De nombreux experts ont tenté ces dernières années d’évaluer ce qu’ils appellent <em>«les coûts du non-Maghreb».</em> Ils sont considérables, entre 1 et 2,5% du PIB global des cinq pays. Jouissant d’une proximité culturelle et linguistique, idéalement situés entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, les cinq pays pourraient, grâce à des politiques d’intégration active, tirer profit d’économies d’échelle, en attirant d’avantage d’investissements étrangers, et renforcer ainsi leur capacité de négociation avec les grands blocs commerciaux, en accélérant leur croissance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> S’il n’est pas trop tard pour redresser la barre &#8230;</h3>



<p> Parmi les causes essentielles de la non-intégration figurent les législations disparates à profusion, ainsi que l’insuffisance des infrastructures de transport et de communication. Les échanges intra-maghrébins représentent moins de 5% du total de leurs échanges avec le reste du monde, dont l’Europe absorbe environ 70%. Elle pèse d’ailleurs de plus en plus lourd sur ces échanges, malgré une volonté de diversification affichée, mais qui ne parvient pas à se concrétiser. </p>



<p> La Tunisie et l’Algérie qui ont négocié séparément un accord d’association avec l’UE, en pâtissent aujourd’hui sur le plan financier, alors qu’ils auraient pu mieux équilibrer leurs revenus en négociant à deux, relèvent des experts, persuadés qu’il faut désormais faire <em>«front commun».</em> </p>



<p> Pour sa part, le Maroc s’est envolé depuis des années pour dans un <em>«cavalier seul»</em>, qui en fait le partenaire privilégié de l’UE dans la région. Il regarde en outre plus souvent vers l’Afrique que vers ses voisins immédiats. Conclusion d’un rapport récent du FMI : <em>«Des considérations géopolitiques et des politiques économiques restrictives ont empêché l’intégration régionale. Les politiques économiques, guidées par des considérations nationales prêtant peu d’attention à la région, ne sont pas coordonnées. Les restrictions aux échanges et aux mouvements de capitaux restent importantes et freinent l’intégration régionale pour le secteur privé». </em></p>



<p> S’il n’est pas trop tard pour redresser la barre, il serait plus avisé d’entamer le plus vite possible la longue marche qui attend l’UMA si elle veut compter un jour dans la mondialisation face aux grands ensembles industriels et commerciaux, plaident-ils.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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		<title>Tunisie-Tourisme: L’alarmisme de certains médias britanniques refait surface</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 13:43:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Crise irano-américaine]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>
		<category><![CDATA[The Express]]></category>
		<category><![CDATA[The Sun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Passés maîtres de l’expression d’une certaine frilosité britannique, les quotidiens The Express et The Sun ont vite fait de tirer la sonnette d’alarme pour avertir les vacanciers du Royaume-Uni sur les risques encourus de visiter la Tunisie, suite à l’escalade du conflit américano-iranien et à la détérioration de la crise libyenne. Par Marwan Chahla A un...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Touristes-britanniques-Enfidha.jpg" alt="" class="wp-image-138984"/></figure>



<p><strong><em>Passés maîtres de l’expression d’une certaine frilosité britannique, les quotidiens </em>The Express<em> et </em>The Sun<em> ont vite fait de tirer la sonnette d’alarme pour avertir les vacanciers du Royaume-Uni sur les risques encourus de visiter la Tunisie, suite à l’escalade du conflit américano-iranien et à la détérioration de la crise libyenne.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Marwan Chahla</strong> </p>



<span id="more-272649"></span>



<p>A un moment où il semblait que la page sombre de notre tourisme impacté par les attentats de 2015 et celle des Britanniques traumatisés, à raison, par les morts causées par ces attaques d&rsquo;extrémistes islamistes, ont été définitivement tournées, revoici deux journaux britanniques à forts tirages, l’<strong><em><a href="https://www.express.co.uk/travel/articles/1226230/tunisia-warning-travel-iran-crisis-travel-news-latest">Express</a></em></strong> et le <strong><em><a href="https://www.thesun.co.uk/travel/10703308/tunisia-travel-advice-iran-crash/">Sun</a></em></strong>, qui viennent répéter à leurs lecteurs qu’il y a danger à se déplacer en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La lutte anti-terroriste gagne partout du terrain</h3>



<p>Gardons-nous de polémiquer sur l’approche journalistique de ces médias car, par ailleurs, la qualité professionnelle de leur travail est presqu’irréprochable. Cependant, lorsqu’il s’agit de l’appréciation du développement, des efforts et des progrès réalisés par l’appareil sécuritaire tunisien, nous, en tant que média tunisien, sommes dans l’obligation de rappeler que les forces de l’ordre et l’armée tunisiennes ont accompli de brillantes réussites et remporté plusieurs victoires sur le terrain de la lutte anti-terroriste et que la sécurité, dans notre pays, est quasiment similaire à celle prévalant dans la plupart des pays européens, y compris le Royaume Unis. </p>



<p>Il y aura, sans nul doute, toujours à faire plus, en la matière. En Tunisie comme ailleurs, faut-il le rappeler à nos confrères britanniques, ce combat contre le terrorisme n’aurait pas de fin et la folie terroriste peut frapper n’importe où… Et elle a souvent frappé à Londres même&#8230; </p>



<h3 class="wp-block-heading">Le degré zéro de la menace n’existe pas, ni à Tunis ni à Londres</h3>



<p>Et pour répondre à la question que posent les deux quotidiens britanniques s’il y a lieu de visiter la Tunisie, en ces temps de regain de tension en Afrique du nord et au Moyen-Orient, le bon sens dira: oui. Comme partout ailleurs, aux quatre coins de la planète, le degré zéro de la menace terroriste n’existe pas. </p>



<p>Que l’<em>Express</em> et le <em>Sun</em> soient moins tentés par la facilité alarmiste – qui peut laisser penser que cette démarche sert beaucoup plus les ventes que l’information… D&rsquo;ailleurs, la hausse importante des entrées de Britanniques en Tunisie en 2019 et celle de leurs réservations pour la saison 2020  est un indice de confiance qui ne trompe pas : la Tunisie a des atouts certains aux yeux des Britanniques  qui sont moins frileux et moins alarmistes que les médias populaires dans leur pays.   </p>
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		<title>Le diplomate Elyès Kasri : «Ghannouchi veut saboter la médiation menée par Saïed en Libye»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/le-diplomate-elyes-kasri-ghannouchi-veut-saboter-la-mediation-menee-par-saied-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Dec 2019 10:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le diplomate et ancien ambassadeur de Tunisie en Inde, au Japon et en Allemagne, Elyès Kasri, déplore les propos de Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), concernant la crise libyenne, du fait qu’ils entravent et sabotent la médiation menée par le président de la République Kaïs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/le-diplomate-elyes-kasri-ghannouchi-veut-saboter-la-mediation-menee-par-saied-en-libye/">Le diplomate Elyès Kasri : «Ghannouchi veut saboter la médiation menée par Saïed en Libye»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-268661"/></figure>



<p><strong><em>Le diplomate et ancien ambassadeur de Tunisie en Inde, au Japon et en Allemagne, Elyès Kasri, déplore les propos de Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha et de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), concernant la crise libyenne, du fait qu’ils entravent et sabotent la médiation menée par le président de la République Kaïs Saïed, déjà très délicate, dans ce pays voisin. </em></strong></p>



<span id="more-268660"></span>



<p> Dans un post Facebook, en date du 27 décembre 2019, le diplomate se félicite des<em> «déclarations du chef de l’Etat, premier responsable des relations internationales et de la politique étrangère de la Tunisie, affirmant que notre pays est à égale distance des différents protagonistes de la crise libyenne et œuvrant pour le rapprochement de leurs positions en vue d’éviter l’effusion du sang». </em></p>



<p> <em>«La déclaration de Rached Ghannouchi prétendant que la Tunisie ne reconnaît qu’une seule partie libyenne, qui est en passe de perdre la partie et de disparaître</em> (le gouvernement de Fayez Sarraj, Ndlr), <em>peut être considérée comme une grave atteinte à vos prérogatives constitutionnelles et une tentative de sabotage de vos louables initiatives, sans parler des dégâts qu’une pareille déclaration pourrait causer  aux intérêts supérieurs de notre pays», souligne M. Kasri, qui appelle le président de la république à «unifier la voix de la Tunisie en ce qui concerne les questions internationales et en tête desquelles la question libyenne»</em>, de manière à <em>«préserver les intérêts de la Tunisie et sa sécurité». </em></p>



<p> Le diplomate ajoute, dans son post, en s’adressant au président Kaïs Saïed : <em>«Il est aussi de votre position et de votre initiative de demander à toute partie libyenne présente sur le territoire national de s’engager à respecter la souveraineté de notre pays et à mettre fin à toute activité politique sur le sol tunisien, comme l’exigent les traditions et les conventions internationales relatives à la situation des réfugiés politiques, et en respect de votre promesse de veiller à ce que la Tunisie ne soit jamais une base d’agression contre la Libye sœur et une menace à sa sécurité et à sa stabilité».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong> Imed Bahri  </strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qtT9zRjXng"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/28/le-manoeuvrier-ghannouchi-a-lassaut-de-la-citadelle-saied/">Le manœuvrier Ghannouchi à l’assaut de la citadelle Saïed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le manœuvrier Ghannouchi à l’assaut de la citadelle Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/28/le-manoeuvrier-ghannouchi-a-lassaut-de-la-citadelle-saied/embed/#?secret=m7YOwvcQ7w#?secret=qtT9zRjXng" data-secret="qtT9zRjXng" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/29/le-diplomate-elyes-kasri-ghannouchi-veut-saboter-la-mediation-menee-par-saied-en-libye/">Le diplomate Elyès Kasri : «Ghannouchi veut saboter la médiation menée par Saïed en Libye»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crise libyenne : le président  Duterte remercie la Tunisie pour l&#8217;aide apportée aux réfugiés philippins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/crise-libyenne-le-president-duterte-remercie-la-tunisie-pour-laide-apportee-aux-refugies-philippins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2019 08:40:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Philippines]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Borje]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigo Duterte]]></category>
		<category><![CDATA[Sabri Bachtobji]]></category>
		<category><![CDATA[Tripoli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la dégradation de la situation en Libye, les autorités philippines en appellent à la compréhension de la Tunisie pour qu&#8217;elle facilite le rapatriement de leurs ressortissants de Libye. Le président Rodrigo Duterte a exprimé sa gratitude à la Tunisie pour l’aide qu’elle a apportée à plusieurs dizaines de Philippins pour qu&#8217;ils quittent la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/crise-libyenne-le-president-duterte-remercie-la-tunisie-pour-laide-apportee-aux-refugies-philippins/">Crise libyenne : le président  Duterte remercie la Tunisie pour l&rsquo;aide apportée aux réfugiés philippins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Rodrigo-Duterte.jpg" alt="" class="wp-image-267693"/></figure>



<p><strong><em>Face à la dégradation de la situation en Libye, les autorités philippines en appellent à la compréhension de la Tunisie pour qu&rsquo;elle facilite le rapatriement de leurs ressortissants de Libye. Le président Rodrigo Duterte a exprimé sa gratitude à la Tunisie pour l’aide qu’elle a apportée à plusieurs dizaines de Philippins pour qu&rsquo;ils quittent la Libye. Il souhaite que la Tunisie poursuive cet effort afin de permettre aux 2300 migrants philippins bloqués en Libye d’échapper à la guerre&#8230;</em></strong></p>



<span id="more-267667"></span>



<p>Le chef du protocole et conseiller diplomatique auprès de la présidence philippine, Robert Borje, a fait part au ministre des Affaires étrangères par intérim Sabri Bachtobji de l’appréciation philippine pour le rôle assumé par la Tunisie dans l’aide fournie aux Philippins résidant en Libye qui tentent de quitter ce pays.</p>



<p>Les
autorités philippines rappellent que, depuis la récente détérioration de la
crise libyenne, 142 Philippins ont pu ainsi obtenir leur sauf-conduit, franchir
la frontière tuniso-libyenne et regagner leur pays, mais qu’il reste encore
2300 autres travailleurs philippins à Tripoli dont le sort demeure incertain,
malgré les efforts déployés par les autorités philippines et les appels
d’urgence répétés lancés par Manille pour qu’un plan d’évacuation obligatoire
soit mis en œuvre pour sauver ses ressortissants…</p>



<p>Comme
à chaque fois, depuis près de neuf ans, la détérioration de la crise libyenne a
toujours eu des répercussions négatives dans notre pays. Cette dégradation de
la situation libyenne prend généralement la forme d’une fuite en masse des
civils –libyens et étrangers–, par milliers, par dizaines et centaines de
milliers, auxquels la Tunisie doit, humainement et moralement, offrir refuges
et vivres…</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>M. Ch.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r1YSJusSmo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/visite-surprise-derdogan-en-tunisie-la-crise-libyenne-en-toile-de-fond/">Visite surprise d’Erdogan en Tunisie: la crise libyenne en toile de fond</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Visite surprise d’Erdogan en Tunisie: la crise libyenne en toile de fond » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/visite-surprise-derdogan-en-tunisie-la-crise-libyenne-en-toile-de-fond/embed/#?secret=vcLHP7vMeA#?secret=r1YSJusSmo" data-secret="r1YSJusSmo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BnS1DikR3J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/bruits-de-bottes-et-roulement-de-tambours-en-libye/">Bruits de bottes et roulement de tambours en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bruits de bottes et roulement de tambours en Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/bruits-de-bottes-et-roulement-de-tambours-en-libye/embed/#?secret=eB04lEKNq7#?secret=BnS1DikR3J" data-secret="BnS1DikR3J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La crise libyenne aggravée par les divergences de la communauté internationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/12/la-crise-libyenne-aggravee-par-les-divergences-de-la-communaute-internationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 10:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence de Berlin]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Fayez Sarraj]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans libyens]]></category>
		<category><![CDATA[Ghassan Salamé]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[milices islamistes de Misrata]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Libye, trop de temps a été perdu dans des négociations qui n’ont pas pu empêcher la situation de se dégrader. On peut le regretter mais la solution militaire semble s’imposer aux uns et aux autres. Les contradictions et les divergences d’intérêts entre les puissances n’aideront pas à solutionner diplomatiquement une crise dont les conséquences...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/12/la-crise-libyenne-aggravee-par-les-divergences-de-la-communaute-internationale/">La crise libyenne aggravée par les divergences de la communauté internationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Crise-Libyenne.jpg" alt="" class="wp-image-188868"/><figcaption><em>De haut en bas et de gauche à droite : Khalifa Haftar, Fayez Sarraj et Ghassan Salamé.</em></figcaption></figure>



<p> <strong><em>En Libye, trop de temps a été perdu dans des négociations qui n’ont pas pu empêcher la situation de se dégrader. On peut le regretter mais la solution militaire semble s’imposer aux uns et aux autres. Les contradictions et les divergences d’intérêts entre les puissances n’aideront pas à solutionner diplomatiquement une crise dont les conséquences économiques, sociales et humaines sont aujourd’hui catastrophiques, et pas seulement pour les Libyens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Djaziri</strong> *</p>



<span id="more-263577"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Moncef-Djaziri.jpg" alt="" class="wp-image-104998"/></figure></div>



<p><em> «Les hommes font l’histoire mais ne savent pas l’histoire qu’ils font» </em>! Cette formule de Raymond Aron, inspirée par la théorie de Karl Marx que ce dernier connaissait très bien, trouve sa pleine illustration dans le cas libyen. </p>



<p> Les acteurs nationaux et internationaux qui avaient pris une part active dans la disparition du régime de Kadhafi en 2011 étaient loin d’imaginer toutes les conséquences inattendues de leur action. Non seulement la démocratisation peine à s’enraciner en Libye mais plus grave encore, l’Etat s’est décomposé et le pays a régressé économiquement et socialement. Sans parler de l’insécurité grandissante et de la présence de l’Etat islamique Daech sur une partie du territoire. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Faut-il abandonner l’Accord de 2015 ?</h3>



<p> L’Accord de Skhirat (Maroc) de 2015 n’a pas permis à la Libye de sortir de la crise. Cet Accord qui aurait dû permettre une gestion efficace de la période de transition devant conduire à des élections parlementaires et présidentielles, n’a eu pour conséquences que l’aggravation de la crise, la duplication des institutions et des pouvoirs entre Benghazi et Tripoli avec pour conséquence une plus grande détérioration de la situation économique et sociale et l’éclatement de la guerre opposant l’Armée nationale libyenne du Maréchal Haftar et aux milices de Tripoli sous la direction du Gouvernement d’accord national (GAN). </p>



<p> La structure du pouvoir mise en place en application de l’Accord politique de Skhirat n’a jamais réellement fonctionné de manière satisfaisante. Le GAN avec à sa tête le Premier ministre Fayez Sarraj n’a pas été en mesure de gouverner le pays de manière légitime et efficace. Ses décisions ont toujours été contestées par l’Est du pays. Outre les problèmes de corruption et d’utilisation abusive et discriminatoire des ressources financières du pétrole, ce gouvernement n’a pas été en mesure de désarmer les milices et de s’en affranchir. Le conseil présidentiel composé initialement de 8 personnes a été réduit à 4, les autres membres représentant l’Est du pays et le Sud ayant démissionné pour protester contre la domination de Tripoli et Misrata. La coopération consensuelle supposée par l’Accord de 2015 entre le parlement élu de Tobrouk et le Haut Conseil d’Etat (HCE), instance créée par l’Accord, n’a jamais eu lieu. Le parlement de Tobrouk appelé Chambre des Représentants (CDR) a toujours contesté la légitimité de la deuxième Chambre (HCE) qui a été le moyen par lequel les islamistes du premier parlement (CGN) sous le leadership du parti de la Justice et la Reconstruction (PJR) ont pu retrouver une certaine influence. Il est donc indispensable sinon d’abandonner l’Accord de 2015 auquel les islamistes regroupés au sein du Haut Conseil d’Etat tiennent, du moins le remanier profondément.</p>



<p> Entre 2017 et 2019, la crise libyenne a encore connu une forte aggravation accompagnée d’une grande détérioration des conditions socio-économiques dans le pays. Les institutions sont encore plus divisées qu’elles ne l’étaient auparavant; chacune se trouvant de facto dupliquée : une armée à l’Est et une autre à l’Ouest du pays; deux présidents de la Banque centrale libyenne (chacune imprimant pour son propre compte les billets de banque), presque deux compagnies nationales du pétrole et en tout cas deux politiques de gestion des ressources pétrolières, deux gouvernements et deux parlements. Cette situation est la marque d’une profonde crise du système politique libyen.</p>



<p> S’agissant de l’action de l’ONU et de la Mission des Nations Unies en Libye (Unsmil), il faut admettre l’échec de l’action onusienne. La<em> «Feuille de route»</em> ou <em>«Plan de l’Onu»</em> de 2017 n’a pas pu être appliqué en raison des incohérences entre les échéances qui d’un côté prévoient la modification de l’Accord de 2015 et l’organisation des élections en 2018 et de l’autre la convocation d’un congrès de réconciliation qui aurait dû fixer de nouvelles priorités. En réalité, les élections n’ont pas eu lieu et la Conférence nationale non plus. Ceci indique le degré d’inefficience de l’Onu en Libye. Depuis mars 2011, six représentants de l’ONU en Libye se sont succédé et aucun d’entre eux n’a été en mesure de proposer une solution pragmatique, solide, viable et durable à la crise libyenne. L’actuel représentant Ghassan Salamé ne fait pas exception.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les causes des opérations militaires de l’Est contre Tripoli depuis avril 2019</h3>



<p> Le fait marquant actuellement, c’est l’offensive engagée depuis avril 2019 par le Maréchal Haftar contre les milices pro-islamistes et le pouvoir à Tripoli. En effet, après de multiples avertissements en direction du Gouvernement Sarraj, Haftar a décidé de lancer une opération militaire en vue de désarmer les milices islamistes de Misrata et Tripoli et établir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Cette guerre a causé plus de 1000 morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés intérieurs et de déplacés. </p>



<p> Pour le maréchal Haftar, la solution militaire est devenue la seule possible en face de Sarraj qui ne semble pas maître de la situation : <em>«À de multiples reprises, nous avons essayé de nouer des discussions avec Fayez Sarraj </em>(le Premier ministre du GAN, installé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale). <em>Aux Émirats arabes unis d’abord, puis à Paris, et enfin à Rome. À chaque fois, Fayez Sarraj a réagi de la même manière : face à nous, il dit toujours oui à tout, mais affirme également qu’il doit consulter ses conseillers. Et au final, nous n’obtenons jamais de réponse claire de sa part. Lors de la dernière tentative de négociation – la sixième – j’ai compris que ce n’était pas lui qui décidait. En tant que chef de l’armée nationale libyenne, je me devais donc d’agir. D’autant que les habitants de Tripoli nous ont demandé de les libérer de l’emprise des milices, de Fayez Sarraj et de son gouvernement. Nous n’avons fait que notre devoir, qui consiste à étendre le pouvoir de l’armée nationale sur l’ensemble du territoire pour ramener la paix et la sécurité».</em> C’est la justification par Haftar des opérations militaires engagées depuis avril 2019.</p>



<p> En réalité, les causes de la guerre menée par Haftar contre le pouvoir à Tripoli sont multiples. Sans doute, la lutte contre le terrorisme islamiste est une des raisons pour lesquelles le maréchal a engagé les opérations militaires. La volonté de désarmer les milices est aussi une autre raison toute aussi importante. Cependant, d’autres motifs expliquent son intervention militaire. Il y a la marginalisation économique et financière de l’Est, patente déjà sous Kadhafi, mais qui s’est aggravée sous le gouvernement Sarraj. L’Est considère qu’il est défavorisé et n’a qu’une portion congrue des revenus pétroliers inégalement redistribuées, alors que même que l’essentiel des ressources se trouvent à l’Est du pays dans ce qu’on appelle le Croissant pétrolier. De manière plus large, les leaders de l’Est de la Libye ainsi que le maréchal Hatar considèrent que la structure du pouvoir en Libye leur très défavorable et que l’Est et le Sud sont marginalisés et n’ont aucune influence sur les processus de décision. C’est sans doute là un des motifs des opérations militaires lancées par Haftar le 4 avril 2019, alors même que le secrétaire général de l’Onu se trouvait en Libye pour une visite de travail où il fut reçu séparément par Sarraj et Haftar. </p>



<p> Il y a également des motifs géostratégiques. Allié de l’Egypte du président Al-Sissi qui lui-même mène un combat acharné contre l’islamisme et les Frères musulmans, le Maréchal Haftar se devait de poursuivre et d’appliquer la même politique en Libye. Les opérations militaires contre Tripoli visent aussi les Frères musulmans libyens. Il s’agit de les déstabiliser et rendre compliquée tout effort des Frères musulmans d’exercer le pouvoir en Libye. L’Arabie saoudite comme les Emirats arabes unies sont également opposées à toute idée d’intégrer les Frères musulmans au pouvoir en Libye. À cela s’ajoute le soutien diplomatique et militaire de la Russie dont les intérêts économiques sont très importants dans ce pays</p>



<p> Six mois se sont écoulés depuis le début des opérations militaires et la situation sur le terrain évolue lentement et progressivement en faveur de Haftar. En dépit du soutien militaire affiché de la Turquie et du Qatar et dans une moindre mesure l’Iran, les milices pro-islamistes à Tripoli et à Misrata sont très fragilisées. </p>



<p> Le pouvoir à Tripoli est actuellement chancelant et le Premier ministre Sarraj est sous la pression à la fois de milices pro-islamistes qui exigent de sa part un engagement militaire plus ferme, et la communauté internationale qui lui demande de négocier avec Haftar. Tout cela dans une configuration internationale où la France, la Russie et l’Egypte sont favorables à un désarmement des milices et à unification des institutions et soutiennent sans le dire clairement l’opération militaire de Haftar. De l’autre côté, les Etats-Unis sont dans une position d’attente et dont la préoccupation essentielle est de stabiliser la Libye et combattre l’extrémisme islamiste. Tout cela explique l’impasse politique actuelle et en même temps la poursuite des opérations militaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Que peut-on attendre de la Conférence de Berlin ?</h3>



<p> Le projet de la Conférence de Berlin (prévue en fin novembre 2019 et reportée à janvier 2020) et son ordre du jour, tel qu’on peut les connaître, prévoient l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution contraignante de cessez-le-feu, la présence d’observateurs neutres sur le terrain, efforts pour rapprocher les points de vue entre Tripoli et Benghazi et les aider à dialoguer. La réunion de Berlin devra être suivie par un Sommet international élargi où il sera question de la formation d’un nouveau gouvernement en Libye, de la nomination d’un président pour deux ans, de la désignation d’un parlement ad hoc pour la période de transition, l’unification des institutions, la fin de la Chambre des Représentants et du Haut Conseil d’Etat. Un Comité de suivi du Sommet sera chargé de l’application de ces décisions.</p>



<p> Deux questions bien légitimes se posent : pourquoi en dépit des efforts des Nations Unies, les parties libyennes en conflit n’ont pas pu aboutir à un accord et finalement la voie du dialogue et la diplomatie n’est-elle pas une voie d’impasse ? </p>



<p> Plusieurs raisons expliquent l’échec des tentatives de solution. Il y a d’abord l’enjeu de la redistribution des richesses énergétiques (pétrolières, gazières et solaires) et celles des matières minières. Les dirigeants de l’Est et du Sud de la Libye considèrent que ces richesses, concentrées essentiellement dans leur région, sont inégalement redistribués et qu’il faut trouver un système plus équitable de redistribution. Ces mêmes dirigeants estiment par ailleurs que le pouvoir de décision est trop concentré à Tripoli et Misrata et appellent à la mise en place d’une déconcentration, voire une décentralisation des processus de décision. La dernière raison de l’échec, c’est la place des islamistes dans le pouvoir. Les dirigeants de l’Est considèrent que l’islamisme est une idéologie étrangère à la culture tribale libyenne et sont opposés à tout pouvoir islamiste. Ce sont là les trois principales causes de l’impasse politique actuelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Perspectives de sortie de crise</h3>



<p> Il est indispensable que la communauté internationale reparte sur de nouvelles bases, si l’on veut vraiment résoudre la crise. Un aggiornamenta est indispensable. L’actuel représentant de l’Onu en Libye, Ghassan Salamé s’est montré impuissant à mettre en œuvre son Plan de sortie de crise qu’il avait présenté au Conseil de Sécurité en 2017 lors de sa désignation. Il est d’ailleurs de plus en plus contesté à l’intérieur de la Libye et dans plusieurs pays africains. À cet égard, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et la Guinée Equatoriale ont formulé en juin 2019 la demande de remplacer Salamé par un nouveau représentant nommé conjointement par l’Onu et l’Union africaine (UA). Cette demande, provisoirement écartée par les puissances occidentales, demeure d’actualité. </p>



<p> Il s’agit de repenser les conditions d’une nouvelle phase de transition devant conduire à des élections. Dans l’immédiat, il faudrait réduire à trois les membres du Conseil présidentiel. Un triumvirat (constitué de représentants de la Cyrénaïque, le Fezzan et la Tripolitaine) devrait former un gouvernement de technocrates provisoire GUN) dont la tâche devrait être de sécuriser les frontières et les ressources énergétiques de la Libye, menacées par des groupes terroristes. La communauté internationale et l’Onu devraient favoriser la réunification des institutions et de l’armée à partir du noyau que constitue l’Armée nationale libyenne du Maréchal Haftar. Le GAN devrait être remplacé par un Gouvernement d’union nationale (GUN) qui devrait restaurer la sécurité des personnes et des biens, aider au désarmement des milices, reconstruire les institutions d’Etat et relancer l’activité économique et préparer les conditions des élections présidentielles et parlementaires qui devraient permettre de transfert du pouvoir à des autorités légitimes. </p>



<p> Trop de temps a été perdu dans des négociations qui n’ont pas pu empêcher la situation de se dégrader. On peut le regretter mais la solution militaire semble s’imposer aux uns et aux autres. Les contradictions et les divergences d’intérêts entre les puissances occidentales et les tentatives de marginalisation de certains pays pourtant influents en Libye, comme l’Italie n’aideront pas à solutionner diplomatiquement la crise libyenne dont les conséquences économiques, sociales et humaines sont aujourd’hui catastrophiques.</p>



<p><em>* Enseignant-chercheur en politiques libyennes, Université de Lausanne (Suisse). </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pEr5CwJuft"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/14/limpuissance-de-la-communaute-internationale-face-a-la-crise-libyenne/">L’impuissance de la communauté internationale face à la crise libyenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impuissance de la communauté internationale face à la crise libyenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/14/limpuissance-de-la-communaute-internationale-face-a-la-crise-libyenne/embed/#?secret=UiJxiJ2Qck#?secret=pEr5CwJuft" data-secret="pEr5CwJuft" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XJ1Xf1wCD3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/20/tunisie-causes-profondes-de-revolte-dun-peuple-pacifique/">Tunisie : Les causes profondes de la révolte d’un peuple pacifique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les causes profondes de la révolte d’un peuple pacifique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/20/tunisie-causes-profondes-de-revolte-dun-peuple-pacifique/embed/#?secret=J4Fw8ugWkS#?secret=XJ1Xf1wCD3" data-secret="XJ1Xf1wCD3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GTu7tOTFaf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/12/la-crise-libyenne-et-le-bal-des-hypocrites/">La crise libyenne et le «bal des hypocrites»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La crise libyenne et le «bal des hypocrites» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/12/la-crise-libyenne-et-le-bal-des-hypocrites/embed/#?secret=DsS4hktjIH#?secret=GTu7tOTFaf" data-secret="GTu7tOTFaf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/12/la-crise-libyenne-aggravee-par-les-divergences-de-la-communaute-internationale/">La crise libyenne aggravée par les divergences de la communauté internationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Chahed à propos de la crise en Libye: «La Tunisie doit sortir de sa neutralité négative »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/27/chahed-a-propos-de-la-crise-en-libye-la-tunisie-doit-sortir-de-sa-neutralite-negative/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[zone de libre échange]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le candidat à l&#8217;élection présidentielle Youssef Chahed s&#8217;est engagé, ce mardi 27 août 2019, à œuvrer, une fois élu au Palais de Carthage, à sortir la Tunisie de sa position de neutralité négative concernant la crise en Libye. M. Chahed, qui parlait dans l&#8217;émission « Midi Show », sur Mosaïque FM, a indiqué que la situation en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/27/chahed-a-propos-de-la-crise-en-libye-la-tunisie-doit-sortir-de-sa-neutralite-negative/">Chahed à propos de la crise en Libye: «La Tunisie doit sortir de sa neutralité négative »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Youssef-Chahed.jpg" alt="" class="wp-image-197491"/></figure>



<p><strong><em>Le candidat à l&rsquo;élection présidentielle Youssef Chahed s&rsquo;est engagé, ce mardi 27 août 2019, à œuvrer, une fois élu au Palais de Carthage, à sortir la Tunisie de sa position de neutralité négative concernant la crise en Libye.</em></strong></p>



<span id="more-235511"></span>



<p>M. Chahed, qui parlait dans l&rsquo;émission « Midi Show », sur Mosaïque FM,  a indiqué que la situation en Libye sera parmi les points importants de son programme présidentiel en matière de politique étrangères, car la sécurité de la Tunisie dépend fortement de l&rsquo;évolution de la situation dans ce pays voisin. </p>



<p>Le candidat du parti Tahya Tounes a ajouté qu&rsquo;une fois élu, il profitera de la présidence de la Tunisie de la Ligue arabe et de son statut de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour prendre des initiatives politiques visant à aider à résoudre la crise libyenne, en invitant les frères libyens à s&rsquo;asseoir à la table du dialogue, sous la férule de la Tunisie, car la sécurité de la Tunisie dépend de celle de la Libye. </p>



<p>Sur cette question et sur d&rsquo;autres, la Tunisie doit sortir de sa position traditionnelle de neutralité négative pour une position de neutralité active, afin de jouer un rôle plus important en politique internationale, notamment dans les zones maghrébine, arabe, méditerranéenne et africaine, le but étant de mieux défendre les intérêts vitaux de la Tunisie et de renforcer sa position sur la scène internationale.   </p>



<p> M. Chahed a également promis d&rsquo;œuvrer à l&rsquo;établissement d&rsquo;une zone de libre-échange entre la Tunisie et l&rsquo;Algérie, deux pays aux économies imbriquées et complémentaires, ce qui constituera le premier noyau de la construction maghrébine, a-t-il expliqué.</p>


<div style="text-align: right;"><strong>A. M.</strong></div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/27/chahed-a-propos-de-la-crise-en-libye-la-tunisie-doit-sortir-de-sa-neutralite-negative/">Chahed à propos de la crise en Libye: «La Tunisie doit sortir de sa neutralité négative »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crise libyenne: La Tunisie coordonne l’accueil des réfugiés avec le HCR et l’OMS</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/21/crise-libyenne-la-tunisie-coordonne-laccueil-des-refugies-avec-le-hcr-et-loms/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2019 08:53:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Dhehiba]]></category>
		<category><![CDATA[HCR]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Remada]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De concert avec certaines organisations internationales, les autorités tunisiennes ont inspecté les zones frontalières avec la Libye afin d’évaluer les ressources disponibles dans la région qui pourront servir à l’accueil de réfugiés en provenance du pays voisin… Des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Haut commissariat des Nations unies pour les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/21/crise-libyenne-la-tunisie-coordonne-laccueil-des-refugies-avec-le-hcr-et-loms/">Crise libyenne: La Tunisie coordonne l’accueil des réfugiés avec le HCR et l’OMS</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Refugies-libyens.jpg" alt="" class="wp-image-214040"/><figcaption><em>Réfugiés libyens.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>De concert avec certaines organisations internationales, les autorités tunisiennes ont inspecté les zones frontalières avec la Libye afin d’évaluer les ressources disponibles dans la région qui pourront servir à l’accueil de réfugiés en provenance du pays voisin…  </em></strong><br></p>



<span id="more-214039"></span>



<p> Des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de la direction régionale du ministère de la Santé se sont rendus, fin de la semaine dernière, à Dhéhiba et Rémada, dans le gouvernorat de Tataouine, voisin de la Libye. Cette mission avait pour objectif d’estimer les moyens dont dispose notre pays pour prendre en charge l’arrivée massive de réfugiés fuyant l’aggravation des affrontements armés dans ce pays.<br></p>



<p> Selon le site <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="‘‘Infomigrants.net’’ (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.infomigrants.net/en/post/16979/tunisia-prepares-to-host-refugees-fleeing-libya" target="_blank">‘‘Infomigrants.net’’</a></em>, cette inspection conjointe a servi <em>«à identifier les besoins logistiques et les stratégies d’intervention afin de servir de la meilleure manière possible les réfugiés potentiels.»  </em><br></p>



<p> Mazen Abu Shanab, le représentant du HCR en Tunisie qui faisait partie de cette délégation, a exprimé son inquiétude au sujet de la situation en Libye et ses conséquences sur la Tunisie, insistant notamment sur le fait que les efforts de l’assistance internationale vont devoir être intensifiés, étant donné le nombre croissant de migrants libyens cherchant abri en Tunisie. </p>



<p>Actuellement, selon le responsable onusien, ce nombre est estimé à 300 par mois.    <br></p>



<p style="text-align:right"> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/21/crise-libyenne-la-tunisie-coordonne-laccueil-des-refugies-avec-le-hcr-et-loms/">Crise libyenne: La Tunisie coordonne l’accueil des réfugiés avec le HCR et l’OMS</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Etats-Unis, Haftar et la crise libyenne : La diplomatie tunisienne à la ramasse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/les-etats-unis-haftar-et-la-crise-libyenne-la-diplomatie-tunisienne-a-la-ramasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2019 15:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Tripoli]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite en Tunisie d’une délégation parlementaire américaine, qui plus est, reçue par le président de la république Béji Caïd Essebsi et le chef du gouvernement Youssef Chahed, n’a pas suscité de polémique. Il y avait pourtant matière à polémique. Jugez-en… Par Yassine Essid Pendant tout un quinquennat, la folle agitation du ministre des Affaires...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/les-etats-unis-haftar-et-la-crise-libyenne-la-diplomatie-tunisienne-a-la-ramasse/">Les Etats-Unis, Haftar et la crise libyenne : La diplomatie tunisienne à la ramasse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Beji-Caid-Essebsi-delegation-parlementaire-americaine-Graham-1.jpg" alt="" class="wp-image-209610"/></figure>



<p><b><i>La visite en Tunisie d’une délégation parlementaire américaine, qui plus est, reçue par le président de la république Béji Caïd Essebsi et le chef du gouvernement Youssef Chahed, n’a pas suscité de polémique. Il y avait pourtant matière à polémique. Jugez-en… </i></b><br></p>



<p> Par <strong>Yassine Essid </strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" class="wp-image-118739"/></figure></div>



<p>Pendant tout un quinquennat, la folle agitation du ministre des Affaires étrangères tunisien, Khemaies Jhinaoui, aurait bien pu égaler celle d’un subalterne chargé de l’acheminement du courrier diplomatique. Particulièrement féru de voyages, ses visites et ses missions officielles,  aussi inutiles que vaines, sont réalisées à grands frais aux dépens du contribuable. <br></p>



<p> Le  volume de ses déplacements contraste avec l’état d’un pays neutre, relativement modeste, tributaire de l’aide internationale au développement, dépourvu d’ambition, contrairement à l’opinion que cherchent à promouvoir ses dirigeants, et qui ne possède aucune influence notoire lui permettant de s’élever au rang d’acteur agissant du système régional ou international. <br></p>



<p> Quant aux menaces d’extension des troubles qui secouent ses voisins, elles relèvent principalement des prérogatives de ses collègues de la Défense et de l’Intérieur. Bref, l’Etat aurait bien pu se passer de lui.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Révérences, compliments, solennités, à en  crever de rire<br></h3>



<p> Dans ce musée du grotesque, toutes les rengaines et les refrains du répertoire diplomatique sont répétés à satiété : renforcer les relations bi ou multilatérales, discuter des moyens de bâtir avec ses homologues des liens dans les années à venir, célébrer par des cérémonies de signature de traités portant sur des projets de coopération qui, le plus souvent, restent sans suite. <br></p>



<p> On se réjouit de le voir serrer les mains de ses homologues; on s’amuse de les  regarder se congratuler mutuellement, rechercher les compliments réciproques, s’arracher l’un à l’autre des propos élogieux sur l’engagement de leurs pays pour la paix et la prospérité. Et lorsqu’ils se séparent, il s’avère toujours que l’un trouve l’autre remarquable. Ce ne sont la plupart du temps que des révérences, compliments, solennités, qu’il y a de quoi crever de rire. <br></p>



<p> Ce commerce divertissant résume aujourd’hui l’activité du chef de la diplomatie qui,  à l’instar de tous les dirigeants de ce pays, a fini de se tenir pour un être d’une essence supérieure, destiné par nature à diriger, tandis que nous avons vocation à l’admirer et l’applaudir. <br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Youssef-Chahed-recoit-des-Lindsey-Graham-et-des-parlementaires-americains.jpg" alt="" class="wp-image-209613" width="500" height="386"/><figcaption><em>Youssef Chahed reçoit Lindsey Graham et ses collègues parlementaires américains.</em></figcaption></figure></div>



<p> M. Jhinaoui a-t-il dénoué des crises, réglé des conflits, contribué à affermir la confiance des gouvernements étrangers envers la Tunisie ? Certes, il a réussi à satisfaire le caprice d’un chef d’Etat en fin de mandat qui, dans un de ses rares moments d’extraordinaire lucidité, avait cru bon de s’offrir <em>«son» </em>propre Sommet arabe. Ce fut pourtant, comme d’accoutumée, le Sommet des défections, de la mésentente et de l’absence de consensus. <br></p>



<p> Toutefois, à quelque chose malheur est bon. Car malgré la désillusion diplomatique, l’événement nous a valu le fleurissement, l’embellissement et la réfection des routes destinées à être empruntées par les cortèges officiels. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un exécutant à l’entière dévotion du chef de l’Etat <br></h3>



<p> L’arrivé du monarque élu, Béji Caïd Essebsi, a perpétué la tradition, héritée des institutions de la Ve République en France, qui consiste à ce que  la nomination du détenteur de ce portefeuille procède d’un choix exclusif  du chef de l’Etat et échappe à tout marchandage. <br></p>



<p> Pourtant, dans les démocraties parlementaires qui se respectent, le titulaire de cette fonction  est le seul membre du gouvernement à pouvoir engager le pays sur la scène politique extérieure de manière autonome. </p>



<p>Dans certaines circonstances, sa parole, seule, peut même suffire. Or sous le régime personnel instauré par Bourguiba autant que Ben Ali, les ministres des Affaires étrangères n’ont été que des commis entièrement subordonnés au président de la République, qui les choisit personnellement et les révoque quand bon lui semble. <br></p>



<p> Sous le présent mandat d’un chef d’Etat strictement réduit à ses pouvoirs régaliens, il est normal que la personne en charge de la diplomatie soit une personnalité ordinaire, sans envergure intellectuelle, sans vision géopolitique, sans dessein personnel ni destin national, privée de toute stature, et qui accepte d’être à l’entière dévotion du chef de l’Etat. Il est l’instrument  privilégié du pouvoir exécutif suprême dans ses relations politiques avec l’étranger, n’a qu’une fonction d’exécutant, n’occupe aucune place centrale dans la défense des intérêts du pays et, à travers elle, de sa gouvernance. <br></p>



<p> Chef  hiérarchique d’un  département spécialisé dans les relations extérieures de l’État, il  n’a pas vocation naturelle à<em> «faire» </em>la politique étrangère, il est juste ministre du président.<br></p>



<p> Généralement, un contexte de crise peut lui offrir les moyens de s’émanciper de la tutelle politique et de s’affirmer dans un rôle de représentant de l’État à part entière. Mais il faudrait  pour cela avoir une personnalité suffisamment affirmée et indépendante pour pouvoir se dérober à celle du chef de l’Etat et de ses conseillers. <br></p>



<p> Malgré les changements géopolitiques en profondeur  qui ont touché le pays, et la transformation précipitée et improvisée des réformes politiques qui s’en suivirent, l’instauration d’institutions démocratiques et la pratique du vote sans véritable programme ni stratégie, n’ont pas abouti à de réels changements des modes de gouvernement, encore moins de sérieuses  politiques de croissance et de développement.  Sous  l’influence de l’opinion publique et les diktats des corps intermédiaires devenus des groupes de pression voire  d’opposition, l’exécutif, bien faible, était acculé à ne prendre aucune décision économiquement optimale. <br></p>



<p> De plus, devant la complexité croissante de la scène diplomatique, l&rsquo;ancien paradigme cède chaque jour un peu plus la place à un nouveau, celui  de la politique globale menée par une diplomatie poly-latérale par l’entremise d&rsquo;acteurs collectifs non-gouvernementaux : individus, ONGs, entreprises qui mènent leurs projets à coups de courriers électroniques et de déplacements de leurs présidents pour rencontrer des chefs d’Etats. Leur montée en puissance  est à l’origine de la politisation de questions nouvelles : la paix, en tant que valeur différente de la stricte sécurité ou de la justice des Etats, les questions humanitaires, la santé dans le monde, et  le défi de l’environnement. <br></p>



<p> Jadis, le télégraphe et le téléphone avaient modifié profondément les rapports politiques des nations que les chemins de fer n’en ont modifié les rapports économiques. Et c’est dans le domaine de la diplomatie que l’application pratique des ces inventions déclenchèrent une révolution véritable. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une conception disproportionnée de la place de la Tunisie<br></h3>



<p> Au lendemain de l’indépendance, Bourguiba avait une conception disproportionnée quant à la place que devait occuper la Tunisie dans le concert des nations, multipliant démesurément le nombre des représentations diplomatiques accréditées à l’étranger. Or un petit pays comme la Tunisie, qu’avait-il alors besoin de veiller à ce qui se passait au-delà de ses frontières, qu’avait-il même besoin de diplomates? <br></p>



<p> Pendant longtemps les diplomates se contentaient d’envoyer régulièrement leurs dépêches qui renseignaient leur gouvernement sur tel ou tel pays et rendent compte sur la façon dont ils ont accompli les instructions reçues. Rencontres, négociations et visites devaient être préparées et gérées, la liste des thèmes à aborder et des personnes à rencontrer préparées. </p>



<p>Occasionnellement, répondant aux directives de leurs gouvernements, ils expriment la position politique de leurs pays par rapport à certains événements. Mais compte tenu de la modeste situation stratégique d’un petit pays qui n’avait à craindre aucune menace extérieure, l’activité diplomatique contribuait rarement à concerter une stratégie de portée régionale ni une vision d’avenir. C’est encore le cas malgré nos 63 ambassades et neuf consulats, la plupart inutiles, dont l’opinion ne se soucie guère et qui représentent un vrai gaspillage de l’argent public. <br></p>



<p> L’essor exponentiel des technologies de communications et des réseaux sociaux a entraîné une nouvelle forme de circulation de l’information au sein d’une communauté d’individus, entre institutions, et entre organisations, entre institutions et individus. <br></p>



<p> L’expression de voix, naguère  étouffées par des régimes autoritaires, bénéficient désormais d’une audience mondiale auparavant inaccessible qui n’a pas épargné la communication diplomatique ni la propagande idéologique devenues des pratiques fortement développées. <br></p>



<p> Les plateformes, à l’origine de ces réseaux, se sont hissées au rang de nouveaux acteurs de relations internationales. Etats et chefs d’Etats s’en sont emparés pour leurs communications politiques et diplomatiques comme en témoigne le nombre élevé des Tweets de Donald Trump qui sont autant de réactions à chaud aux événements mondiaux. <br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Lindsey-Graham.jpg" alt="" class="wp-image-209611" width="501" height="414"/><figcaption><em>Lindsay Graham, le parlementaire aux positions de droite radicale&#8230; </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> Les piètres performances de nos ambassadeurs et consuls <br></h3>



<p> Par ailleurs rares sont aujourd’hui les ministères qui ne possèdent pas leur compte Tweeter.  L’absence de hiérarchie, la vitesse de circulation de l’information a entraîné un marché ouvert et visibles des idées. Dans les relations internationales, les réseaux sociaux ont un objectif d’influence et intègrent donc assez naturellement les stratégies globales des pays qui décident de les adopter, surtout lors des conflits. <br></p>



<p> L’instantanéité des échanges impose de nouvelles contraintes aux diplomates dont ils ont du mal à se défaire, Elle bouleverse la chronologie classique de diffusion de l’information, et dans leurs audiences : entrevues, pourparlers, négociations, les officiels, qui  ne peuvent plus se réfugier derrière les principes de la censure et de la confidentialité, doivent se confronter au rôle croissant dans l’arène internationale de ces nouveaux instruments de communication qui remettent en cause la manière dont ils envisagent leur rôle, principalement par rapport à l’opinion qu’on se fait d’un personnel diplomatique passablement instruit et n’arrive plus à comprendre les vrais enjeux de la politique internationale.  <br></p>



<p> Sans exagérer, et au vu des piètres performances de nos ambassadeurs et consuls, le travail diplomatique pourrait être mené très simplement par une équipe restreinte, à partir d’un ordinateur connecté au réseau. À quoi bon des déplacements à des milliers de kilomètres lorsqu’il suffirait d’une vidéoconférence pour discuter ou négocier ? Il faut imaginer les économies à réaliser dans ce domaine. L’intérêt de ces <em>«postes de présence virtuel»</em> est même reconnu par des pays riches d’Occident. Il repose sur un constat qu’il  n’est plus possible, vu l’explosion des coûts, d’être représenté physiquement auprès des 197 Etats souverains en plus de la présence consulaire dans les 350 villes de plus d’un million d’habitants que compte le monde d’aujourd&rsquo;hui. La diplomatie américaine développe d’ailleurs de plus en plus en conséquence des <em>«consulats virtuels»</em> : au nombre de 33 aujourd’hui, ils seront 20 de plus dans un an. Ces <em>«postes de présence virtuels»</em> pourraient effectuer 50% des tâches des consulats traditionnels, pour un coût  nettement moindre.<br></p>



<p> Une délégation américaine parlementaire à Carthage pour quoi faire ? <br> C’est ainsi, par exemple, que l’on découvre à quel point nos politiciens ont du mal à se départir de certains réflexes. On apprend, en effet, l’arrivée en Tunisie d’une délégation américaine présidée par le sénateur républicain de la Caroline du Sud Lindsey Graham. Elle fut reçue par le chef de l’Etat et le Premier ministre. Quant à l’objet de cette visite, le gouvernement croit sérieusement qu’il relève du secret (de Polichinelle). Ce serait alors  uniquement une visite de courtoisie à laquelle ne manquerait que l’échange des cadeaux.  <br></p>



<p> Au-delà du fait que M. Graham représente un Etat américain qui bat le record national en matière de violence contre les femmes, le chef de la délégation a pourtant à son actif un beau palmarès, aussi exécrable en matière de politique réactionnaire, antisociale et belliqueuse que celui pratiqué par ses mentors républicains, passés et présents, de George Bush à Donald Trump. Il y a là de quoi rendre sa visite bien embarrassante pour ceux qui font de la jouissance des droits de l’homme, du maintien de la paix et de la sécurité dans le monde leur credo essentiel. <br></p>



<p> Ainsi, dans la hiérarchie des valeurs de ce nouvel ami de la Tunisie, on découvre qu’il avait voté contre le projet de loi réprimant les violences contre les femmes (Violence Against Women Act). Mais, après tout, me diriez-vous, c’est là l’affaire des Américains entre eux. Il y a cependant d’autres aspects de sa personnalité qui nous interpellent directement.  M. Graham, qui se vante d’être le partisan d’une politique interventionniste, avait soutenu l’invasion et l’occupation  de l’Irak. Il est surtout un fervent  adepte de la doctrine de la guerre préventive. Il avait dans ce sens fortement encouragé le projet d’une frappe<em> «préemptive» </em>contre l’Iran pour l’unique raison que cet Etat peut acquérir certains <em>«moyens de destruction massive» </em>même si les Etats-Unis ne disposent d’aucune preuve indiquant que Téhéran   possède l’arme nucléaire. Il a également  fortement défendu l’intervention militaire dirigée par l’Otan en Libye et la guerre menée par l’Arabie saoudite, qualifiée de partenaire stratégique et ennemi mortel des Iraniens, contre le Yémen. <br></p>



<p> Le sénateur Graham a également toujours défendu d’un zèle ardent l’Etat d’Israël. Il s’est félicité du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et,  le 11 mars 2019, avait déclaré qu’il encouragerait le gouvernement Trump à reconnaître les hauteurs du Golan comme faisant partie intégrante d’Israël. <br></p>



<p> Les  défenseurs de la cause palestinienne et les grands gueules de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), pourfendeurs de la normalisation avec l’Etat hébreu, avaient raté là une belle occasion pour organiser quelques petits rassemblements de protestation.<br></p>



<p> Manœuvres cousues de fil blanc à propos de la crise libyenne<br> Mais oublions tout ça et voyons quel était l’objet réel de cette visite inattendue. La diplomatie  américaine, toujours soucieuse d’exposer à ses partenaires étrangers, par ailleurs flattés de faire l’objet d’une telle considération, le bien-fondé de sa politique étrangère, ne cherche en fait qu’à inciter les autorités à se rallier à son point de vue. <br></p>



<p> La présence d’une délégation présidée par un sénateur dont on vient d’esquisser le portrait, ne pouvait avoir pour objet autre chose que la guerre civile en Libye. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un Etat voisin, qui vient d’organiser un Sommet arabe dont les membres s’étaient engagés à continuer à apporter leur soutien politique et financier au gouvernement d’Union nationale, reconnu par la communauté internationale et d’œuvrer pour lever les obstacles entravant son action. Il n’y a là rien qui puisse convenir aux Américains. <br></p>



<p> Alors que veulent-ils ? Reprenons brièvement l’affaire de l’imbroglio libyen. Une Libye divisée en deux parties. D’un côté, les territoires de l’est que contrôle le maréchal Khalifa Haftar. De l’autre, la ville  de Tripoli, actuellement dirigée par les milices islamiques et par un gouvernement intérimaire d’Union nationale approuvé par les Nations unies avec, à sa tête, le Premier ministre Fayez Al-Sarraj. Pour les Américains il s’agit là d’un gouvernement fantoche.<br></p>



<p> Début avril, surprenant tout le monde, le maréchal Haftar décide de déclarer la guerre à Tripoli et à toutes les forces placées sous le gouvernement du Conseil présidentiel. Il ordonne à son armée d’entrer dans la capitale libyenne. Officiellement, le but de Khalifa Haftar est d’expulser les insurgés et les unités islamiques de l’ouest du pays. Or si jamais il  parvenait à s’emparer de la capitale, le gouvernement soutenu par l’Onu n’aurait plus de sens et, à terme, le maréchal pourrait utiliser le soutien de sa puissante armée pour unir la Libye et en devenir l’unique dirigeant.</p>



<p style="text-align:center"><br></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Khalifa-Haftar-Abdel-Fattah-Sissi-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-209612" width="500" height="327"/><figcaption><em>Le général Haftar a l&rsquo;aval du président Abdel Fattah Sissi.</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"> Le général Haftar, l’homme des Américains en Libye <br></h3>



<p> Il est évident que l’action de Haftar, citoyen américain, ne pouvait se faire sans l’aval des Etats-Unis. Il suffit pour l’admettre de se remémorer l’histoire de ses  liens étroits avec la CIA pendant de nombreuses années. En 1987, alors que la Libye était en guerre avec le Tchad, Khalifa Haftar, qui dirigeait les opérations, a dû subir une défaite dévastatrice et fait prisonnier avec 400 de ses subordonnés. En 1988, il est libéré à la demande de la CIA qui en fit ensuite un opposant au régime de Kadhafi. Mais le chef de la Jamahiriya, n’a pas été pris au dépourvu et a organisé un coup d’Etat au Tchad en guise de représailles. La CIA a dû ensuite aider le général Haftar et ses 350 partisans à s’échapper au Zaïre, puis au Kenya et enfin aux États-Unis. Dans les années 1990, Khalifa Haftar reçoit la citoyenneté américaine et s’installe dans une banlieue de l’Etat de Virginie, où il a vécu pendant 20 ans en coopérant avec la CIA en vue de l’éviction de Mouammar Kadhafi.<br></p>



<p> En décidant de marcher sur Tripoli, Haftar a été encouragé par Trump qui l’a appelé au téléphone au grand dam des conseillers de la Maison Blanche opposés à une solution militaire. Selon la Maison Blanche, l’appel visait à reconnaître le <em>«rôle important joué par Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de la Libye»</em>, et les deux dirigeants ont <em>«discuté d’une vision commune de la transition de la Libye vers un système politique démocratique et stable». </em><br></p>



<p> Sur un plan plus stratégique, le Pentagone a rapidement retiré ses forces de Libye avant l’engagement de Haftar afin de ne pas entraver l’attaque militaire de Tripoli. Certaines sources signalent même que les Américains font désormais partie des unités militaires de Khalifa Haftar en qualité de conseillers. Par conséquent, il n’est pas surprenant que les deux parties aient communiqué activement et avaient coordonné leurs plans d’attaque. <br> Ce n’est pas un hasard si Trump a exprimé son soutien à Haftar moins de deux semaines après avoir parlé à Abdel Fattah Al-Sissi, au prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman et au prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Bin Zayed, tous fervents soutiens de Haftar, tous derrière lui militairement et financièrement. Ce que cherche Trump en fait, en total désaccord avec son secrétaire à la Défense, Patrick Shanahan, c’est de voir Haftar éliminer les terroristes, collaborer étroitement avec les États-Unis et ses partenaires, et instaurer en Libye un <em>«système politique démocratique et stable»</em>. Ce qui  est parfaitement compréhensible étant donné l’instabilité qui sévit dans le pays depuis 2011. <br></p>



<p> Cependant, l’idée d’un Haftar artisan d’un régime démocratique en Libye relève du fantasme. Loin de stabiliser le pays, son offensive sur Tripoli risque fort de favoriser une escalade militaire incontrôlable. Elle risque d’exacerber le terrorisme, d’alimenter le flot de réfugiés, de faire monter les prix du pétrole et d’aggraver les tensions géopolitiques qui sévissent déjà dans la région. C’est là le  scénario que craint pourtant le chef du Département d’Etat, Mike Pompeo.  <br></p>



<p> Seul contre tous, Donald Trump ne pouvait pas trouver plus loyal messager pour faire admettre aux autorités tunisiennes ses inepties politiques et diplomatiques que l’inconditionnel Lindsey Graham. <br></p>



<p> Comme d’habitude, l’histoire est complexe. Et, comme d’habitude, les informations ne suffisent pas à nous aider à comprendre ce qui se passe réellement.<br></p>



<p> Les conséquences d’un public non informé… Eh bien, nous savons ce que c’est.</p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/les-etats-unis-haftar-et-la-crise-libyenne-la-diplomatie-tunisienne-a-la-ramasse/">Les Etats-Unis, Haftar et la crise libyenne : La diplomatie tunisienne à la ramasse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Crise libyenne : La diplomatie tunisienne est-elle hors-jeu ?</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2019 13:35:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux événements diplomatiques survenus, ces deux derniers jours, méritent qu’on s’y attarde. Il s’agit de prises de position sur le dossier libyen où la diplomatie tunisienne, cherchant à ménager la chèvre et le chou, pour plaire à tout le monde, s’est retrouvée hors-jeu. Par Khémais Krimi Le premier a trait à un communiqué du ministère...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/20/crise-libyenne-la-diplomatie-tunisienne-est-elle-hors-jeu/">Crise libyenne : La diplomatie tunisienne est-elle hors-jeu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207984" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/Trump-Haftar-Caid-Essebsi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Deux événements diplomatiques survenus, ces deux derniers jours, méritent qu’on s’y attarde. Il s’agit de prises de position sur le dossier libyen où la diplomatie tunisienne, cherchant à ménager la chèvre et le chou, pour plaire à tout le monde, s’est retrouvée hors-jeu.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Khémais Krimi</strong></p>
<p><span id="more-207981"></span></p>
<p>Le premier a trait à un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères affirmant que le chef de la diplomatie tunisienne, Khemaies Jhinaoui, a eu, jeudi 18 avril 2019, un entretien téléphonique avec le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est et du sud libyens qui vient de lancer une offensive militaire pour conquérir la dernière province libyenne, la Tripolitaine.</p>
<p>Au cours de cet entretien, M. Jhinaoui a<em> «renouvelé au maréchal son appel à un cessez-le-feu immédiat en Libye»</em>, précise le communiqué. Empressons de signaler ici le ton presque <em>«invectif»</em>, proche de la sommation utilisé dans ce communiqué.</p>
<p>Le second événement concerne un autre entretien téléphonique qui a eu lieu le lendemain, vendredi 19 avril, entre le maréchal Haftar et le président des Etats Unis, Donald Trump.</p>
<p>Selon le communiqué de la Maison Blanche, le président des États-Unis a <em>«reconnu le rôle significatif du maréchal Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de Libye»</em>. Trump et Haftar ont «discuté d’une vision commune pour la transition de la Libye vers un système politique démocratique et stable».</p>
<h3>La situation tourne en faveur du maréchal Haftar</h3>
<p>Avant d’essayer de décrypter la portée des deux communiqués, rappelons que le maréchal Haftar, après avoir imposé son autorité sur la Cyrénaïque (est de Libye), a pris, en février et janvier 2019, le contrôle de la province de Fezzan (sud-ouest) et pacifié les postes frontaliers avec les pays voisins de l’est et du sud (Egypte, Soudan, Tchad et Niger).<br />
Boostée par ces victoires qui lui ont permis de contrôler les quatre cinquièmes du pays, l’armée du maréchal Haftar, autoproclamée <em>«Armée nationale libyenne (ANL)»</em>, a lancé l’assaut pour reconquérir le nord-ouest du pays c’est-à-dire la Tripolitaine, la province frontalière avec la Tunisie et l’Algérie.</p>
<p>Logiquement soutenue, depuis le début de l’offensive, par l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Russie, la Chine, l’Algérie, mais à un degré moindre ou plus discrètement, et maintenant les Etats-Unis, l’ANL a l’avantage. Elle aura en face d’elle, à Tripoli, des milices de quartiers et de tribus mais aussi des milices alliées comme celle de Ben Walid (nord de Libye) et de Tarhouna (sud de Tripoli).</p>
<p>Selon les experts, une éventuelle victoire des troupes du maréchal Haftar aurait impérativement des impacts négatifs sur la Tunisie. Les deux principaux risques seraient, d’un côté, la fermeture des frontières avec la Tunisie et de l’autre, la migration des jihadistes sanctuarisés dans la Tripolitaine vers la frontière tunisienne. Et c’est ce que craignent, surtout, la Tunisie et l’Algérie, qui ont renforcé la présence de leurs troupes armées à leurs frontières avec la Libye.</p>
<h3>Fuite en avant d’une diplomatie sans vision</h3>
<p>En principe face à cette nouvelle donne, la diplomatie tunisienne, qui avait soutenu, antérieurement, l’équipe qui gouverne la Tripolitaine, en l’occurrence, le gouvernement d’union nationale de Fayez Al-Sarraj, soutenu certes par les Nations Unies, mais aussi par le groupe armé islamiste de Fajr Libya et par une multitude de milices de quartiers se réclamant du jihad islamiste (Daech, Al-Qaida, Ansar Charia…), devait manœuvrer pour modérer, un tant soit peu, cet alignement sur une légalité internationale désormais dépassée par les événements et prévenir ainsi d’éventuelles représailles du maréchal Haftar lorsque ce dernier aura imposé sa domination sur l’ouest libyen.</p>
<p>Malheureusement, le communiqué précité du ministère tunisien des Affaires étrangères est loin d’arranger les choses. C’est un message arrogant et provocateur à l’endroit du maréchal Haftar. Il risque d’aggraver la situation des Tunisiens en Libye (30.000) et des communautés du sud tunisien qui vivent de la contrebande avec ce pays.</p>
<p>Il s’agit à la limite d’une bourde diplomatique qui risque de coûter cher aux Tunisiens tout comme celles commises par l’ex-président par intérim, Moncef Marzouki, quand il avait accepté d’extrader l’ancien Premier ministre de Khadafi, Baghdadi Ali Al-Mahmoudi, et de co-organiser, en Tunisie, avec l’Etat du Qatar, la conférence des «Amis de la Syrie», hostile au régime de Bachar El Assad.</p>
<p>La question qui se pose ici est de savoir si les deux <em>«vieux»</em> de Carthage (le président de la république Béji Caïd Essebsi) et de Monplaisir (le président du parti islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi) avaient chargé M. Jhinaoui de cette mission d’auto-sacrifice.<br />
L’autre question qui se pose est la suivante : qu’aurait fait l’ancien président Habib Bourguiba face à une pareille situation ? Parions qu’il aurait fait preuve du même pragmatisme que celui de la Maison Blanche, et qui consiste à toujours peser ses prises de position en fonction du rapport des forces en place. Or, en Libye, ce rapport est actuellement en faveur du maréchal Haftar et de ses troupes. Il faut être vraiment aveugle et sourd pour ne pas s’en rendre compte.<br />
Les Etats-Unis, en apportant clairement leur soutien au maréchal Haftar, en pleine offensive contre le gouvernement <em>«formel»</em> de Tripoli, consacrent un changement notable de la position américaine, marginalisant Fayez Al-Sarraj et faisant fi des positions de l’Organisation des Nations unies (Onu) qui avait qualifié l’assaut du maréchal de «<em>coup d’Etat</em>».</p>
<p>La Tunisie peut toujours se rattraper auprès du maréchal Haftar en comptant sur ses alliés européens et américains, notamment les Etats-unis et l’Allemagne, qui sont – et cela tombe bien – sur le point d’achever la mise en place d’un système de sécurisation électronique de la frontière tuniso-libyenne (plus de 400 kms).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/20/crise-libyenne-la-diplomatie-tunisienne-est-elle-hors-jeu/">Crise libyenne : La diplomatie tunisienne est-elle hors-jeu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Jhinaoui: «La crise libyenne, obstacle majeur à la stabilité en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/jhinaoui-la-crise-libyenne-obstacle-majeur-a-la-stabilite-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Aug 2018 07:13:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise libyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[pays occidentaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien accordé à la revue américaine ‘‘Foreign Policy’’ (‘FP’), le ministre des Affaires étrangères (AE) Khemaies Jhinaoui estime que l’action menée en Libye, en 2011, par la coalition militaire occidentale était «inconsidérée.» Lors de son déplacement à Washington, le mois dernier, M. Jhinaoui a expliqué à ‘‘FP’’ que notre pays continue de subir...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/08/jhinaoui-la-crise-libyenne-obstacle-majeur-a-la-stabilite-en-tunisie/">Jhinaoui: «La crise libyenne, obstacle majeur à la stabilité en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-168122" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Khemaies-Jhinaoui.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Dans un entretien accordé à la revue américaine</em> <a href="https://foreignpolicy.com/2018/08/06/libya-an-obstacle-on-tunisias-path-to-stability/" target="_blank" rel="noopener"><em>‘‘Foreign Policy’’</em></a> (‘FP’), le ministre des Affaires étrangères (AE) Khemaies Jhinaoui estime que l’action menée en Libye, en 2011, par la coalition militaire occidentale était «inconsidérée.»</strong></p>
<p><span id="more-168121"></span></p>
<p>Lors de son déplacement à Washington, le mois dernier, M. Jhinaoui a expliqué à <em>‘‘FP’’</em> que notre pays continue de subir les effets négatifs de cette campagne <em>«irréfléchie»</em> que les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) avaient conduite en 2011 en Libye voisine.</p>
<p>Selon le ministre tunisien des AE, il s’agissait d’une intervention militaire qui a certes mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi mais elle a également engendré un cycle interminable de violences et d’instabilité dans ce pays et à travers toute la région.</p>
<p>Khemaies Jhinaoui a déclaré que la sécurité de la Tunisie est étroitement liée à la situation en Libye et à la stabilité dans ce pays et qu’actuellement des puissances étrangères sont en train de se servir de Tripoli comme arène de leurs guerres par procuration. <em>«Ce qui est passé en 2011, c’était presque un délit de fuite. Les forces de la coalition occidentale ont frappé et, après leur attaque éclair, elles se sont vite retirées et ont laissé le chaos derrière elles&#8230;»</em></p>
<p>Le ministre des AE accuse:<em> «Il n’y avait aucune stratégie de désengagement; ils </em>[les pays occidentaux, ndlr] <em>ont renversé le régime de Kadhafi, mais ils n’ont pas prévu de créer les conditions favorables qui auraient permis aux Libyens d’élire ou de choisir un autre gouvernement pour remplacer celui qui a été destitué. C’est ainsi que la Libye se trouve aujourd’hui enlisée dans un bourbier… Ce à quoi nous assistons aujourd’hui en Libye est la conséquence directe de ce qui est arrivé en 2011 et de la manière dont les pays occidentaux ont mené leur campagne anti-Kadhafi.»</em></p>
<p>Lors de son séjour à Washington, M. Jhinaoui a également tenté de convaincre les responsables américains de la nécessité de donner un nouvel élan à la coopération économique et sécuritaire entre la Tunisie et les Etats-Unis et plaidé la cause d’une solution politique à la crise libyenne. <em>«Pour nous, il est d’une grande importance que la situation se stabilise en Libye, car la sécurité de ce pays et la nôtre sont interdépendantes»</em>, a indiqué le ministre des AE, soulignant aussi que la Libye dispose d’un certain nombre d’atouts indispensables à la stabilité et la prospérité, notamment des richesses naturelles abondantes et une société relativement homogène.</p>
<p>Khemaies Jhinaoui dénonce sans détour: <em>«Actuellement, ce qui complique encore plus la situation en Libye, ce sont les ingérences étrangères.» Bien que le ministre des AE se refuse d’être explicite et de donner des noms, il est facile de deviner qu’il fait là allusion à cette dynamique déployée par certains pays d’Europe et du Moyen-Orient qui se bousculent au portillon de «ce pays très riche en pétrole.»</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zn34Du84WW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/10/tunisie-otan-jhinaoui-et-stoltenberg-parlent-partenariat-militaire/">Tunisie-Otan: Jhinaoui et Stoltenberg parlent partenariat militaire</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Otan: Jhinaoui et Stoltenberg parlent partenariat militaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/10/tunisie-otan-jhinaoui-et-stoltenberg-parlent-partenariat-militaire/embed/#?secret=5qE9NIbdwd#?secret=Zn34Du84WW" data-secret="Zn34Du84WW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ys4E4oq1sA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/jhinaoui-a-washington-pour-que-trump-tienne-sa-promesse-de-vaincre-daech/">Jhinaoui à Washington: Pour que Trump tienne sa promesse de vaincre Daêch</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jhinaoui à Washington: Pour que Trump tienne sa promesse de vaincre Daêch » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/14/jhinaoui-a-washington-pour-que-trump-tienne-sa-promesse-de-vaincre-daech/embed/#?secret=vlXHW5CpRn#?secret=Ys4E4oq1sA" data-secret="Ys4E4oq1sA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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