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	<title>Archives des Darfour - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Darfour - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo poursuivent le génocide et les crimes de guerre au Soudan.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18621280"></span>



<p>Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%85%d8%b9%d8%aa%d9%82%d9%84%d8%a7%d8%aa-%d8%ad%d9%85%d9%8a%d8%af%d8%aa%d9%8a-%d8%a3%d8%ac%d8%b3%d8%a7%d8%af-%d9%85%d8%ad%d8%b4%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%ad%d8%a7%d9%88%d9%8a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.</p>



<p>L&rsquo;ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. <em>«Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort»</em>, a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : <em>«J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de détention complexe en marge de la loi</h2>



<p>Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.</p>



<p>Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.</p>



<p>Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des <em>«conteneurs de la mort»</em>. Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.</p>



<p>Un survivant a décrit ces moments : <em>«Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour»</em>, a déclaré un autre témoin, ajoutant que <em>«les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse»</em>.</p>



<p>L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.</p>



<p>Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.</p>



<p>D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.</p>



<p><strong><em>Une «économie parallèle»</em></strong><strong> basée sur les rançons</strong></p>



<p><em>«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé»</em>, affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.</p>



<p>De plus, les prisons sont devenues une sorte d’<em>«économie parallèle»</em> basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.</p>



<p>Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.</p>



<p>Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.</p>



<p>Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.</p>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.</p>



<p>Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.</p>



<p>Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.</p>



<p>Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Violences sexuelles dans certains centres de détention</h2>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une <em>«collaboration avec des groupes d’opposition»</em>. Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.</p>



<p>Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.</p>



<p>Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces <em>«conteneurs de la mort»</em> où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aWxfQ9nnCa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=p72o3CiE47#?secret=aWxfQ9nnCa" data-secret="aWxfQ9nnCa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 08:53:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef des Druzes syriens Cheikh Hikmat Salman Al-Hijri annonce la création d’une force armée et l’indépendance de la province de Soueïda. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/">Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La grande mode par les temps qui courent est à la sécession. Au Soudan déjà partagé qui a perdu sa partie sud, voilà que les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo veulent créer leur propre État dans le Darfour. La Somalie fait face aux velléités sécessionistes de la province du Somaliland dans le nord du pays qui vient d&rsquo;être reconnue comme État par Israël. Dans le sud du Yémen, des tentatives de recréer la république du sud du Yémen ont attisé une crise aiguë entre l&rsquo;Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et voilà maintenant que le chef de la communauté druze syrienne Cheikh Hikmat Salman Al-Hijri (photo) vient d’annoncer la création d’une force armée druze et appelle à l’indépendance de la province de Soueïda affirmant n’avoir plus rien à partager avec le pouvoir central. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong> *</p>



<span id="more-18240269"></span>



<p><em>«La Syrie se dirige vers la partition et la création de régions autonomes. C’est la seule voie pour garantir l’avenir des minorités et la stabilité du Moyen-Orient, et Israël est le seul acteur qualifié et garant pour tout accord futur dans la région»</em>, c’est ce qu’a déclaré Hikmat Al-Hijri, chef spirituel de la communauté druze syrienne à Soueïda, à la journaliste Einav Halabi qui l’a rencontré pour le compte du site d’information israélien <em>Ynet</em> -affilié au journal de droite <em>Yediot Aharonot</em>&#8211; pour aborder la situation politique à Soueïda et de ses relations avec Israël. Concernant cette province où réside un demi-million de Druzes, il va plus loin et appelle à une indépendance totale.&nbsp;</p>



<p>Al-Hijri a affirmé que le combat de la communauté druze n’est plus seulement un différend politique avec le régime mais une lutte existentielle contre <em>«une approche barbare»</em> ciblant les minorités. Il a décrit les affrontements de juillet 2025 entre les Druzes et tribus bédouines comme une <em>«guerre d’extermination»</em> dont seul Israël a sauvé les Druzes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflits des Druzes avec les Bédouins  </h2>



<p>Il a déclaré que le gouvernement syrien était dirigé par une mentalité identique à celle de l’État islamique (Daech) ou d’Al-Qaïda, l’accusant d&rsquo;avoir adopté ce qu&rsquo;il a qualifié d&rsquo;idéologie de Daech. Il a affirmé, sans preuve, que les Druzes avaient été victimes d&rsquo;exécutions sommaires, de viols et d&rsquo;incendies de quartiers résidentiels en juillet. Ce qu’il ne dit pas c’est que des Bédouins ont été menacés par les Druzes d’être exécutés s’ils ne quittaient pas Soueïda.&nbsp;</p>



<p>Il a également affirmé que ces violences présumées avaient été perpétrées <em>«sur ordre du régime de Damas»</em> et <em>«en coordination»</em> avec des groupes armés, qualifiant les événements de véritable génocide qui a coûté la vie à 2000 membres de sa communauté.&nbsp;</p>



<p>Il convient de noter que les combats de juillet ont ensuite dégénéré en affrontements ouverts entre les Druzes et l’armée et les forces de sécurité syriennes, qui tentaient de maintenir l’ordre dans la région.</p>



<p>À cette époque, l’armée israélienne a mené des frappes contre des positions de l’armée syrienne dans la ville de Soueïda, en soutien aux factions druzes locales. Les bombardements se sont ensuite étendus au quartier général de l’état-major au cœur de Damas.</p>



<p>Les militants fidèles à Al-Hijri ont également violé l’accord qui a conduit au retrait des forces de sécurité syriennes et de l’armée de Soueïda en juillet, en attaquant des zones tribales bédouines, en les assiégeant et en procédant à des exécutions sommaires et à des massacres, selon Mufleh Sabra, chef de la confédération tribale du sud de la Syrie, qui s’est exprimé auprès d’Al Jazeera.</p>



<p>Al-Hijri n’a pas hésité à louer le rôle d’Israël, déclarant : <em>«Nul n’ignore qu’Israël a été le seul pays au monde à intervenir militairement et à nous sauver du génocide grâce à des frappes aériennes qui ont mis fin au massacre à son apogée».</em></p>



<p>Il a ajouté que la relation avec Israël est <em>«normale»</em> et fondée sur des liens de sang et des relations familiales élargies, considérant Israël comme un<em> «État de droit fondé sur des institutions»</em>, un modèle auquel aspirent les Druzes.</p>



<p>En revanche, Al-Hijri a exprimé sa profonde déception envers le monde arabe, accusant les États arabes de prendre parti pour <em>«le bourreau contre la victime»</em> et critiquant la presse arabe à qui il reproche d’avoir dépeint sa communauté comme <em>«les enfants de Satan»</em>.</p>



<p>Al-Hijri estime que la seule solution restante pour les Druzes est <em>«l’indépendance totale»</em>. Il a affirmé que les tentatives de construction d’un État civil ont pris fin après l’effondrement des accords en mars 2025, soulignant que l’idéologie dominante à Damas est celle d’Al-Qaïda et les Druzes ne peuvent vivre sous son emprise.</p>



<p>Al-Hijri a révélé la création de la <em>«Garde nationale»</em>, une armée druze locale chargée de protéger la province et a confirmé la poursuite de la coordination stratégique avec les Forces démocratiques syriennes (Kurdes) dans le nord de la Syrie.</p>



<p>Il a estimé que les Druzes ne pouvaient plus supporter les souffrances qu’ils enduraient et qu’Israël devait intervenir, soulignant que les Druzes se considèrent comme faisant partie intégrante du système d’existence qu’Israël représente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soueïda isolé su reste de la Syrie </h2>



<p>La situation à Soueïda est dramatique. Il est impossible d’y entrer ou d’en sortir pour rejoindre le reste de la Syrie. Ceux qui travaillaient hors de la province ne peuvent pas reprendre leur emploi. Les étudiants boudent les universités à travers la Syrie. Les patients se voient refuser des soins dans les hôpitaux situés hors de la province et les malades du cancer en phase terminale sont, de fait, condamnés à mourir faute de service d’oncologie à Soueïda. Selon <em>Ynet</em>, Israël a déjà soigné des centaines de patients et de Druzes blessés dans ses hôpitaux.</p>



<p>Il est à indiquer que Hikmat Al-Hijri, âgé de 60 ans, est né au Venezuela, où son père a émigré avec une importante communauté druze. Aujourd’hui, environ 150 000 Druzes vivent au Venezuela, ce qui en fait la quatrième communauté druze au monde. Il est ensuite retourné en Syrie et a étudié le droit à l’université de Damas.</p>



<p>En 2012, il a succédé à son frère à la tête de la communauté après le décès de ce dernier dans un accident de voiture dont les circonstances n&rsquo;ont jamais été clairement élucidées et qui a suscité de nombreux soupçons d’implication du régime d’Assad. La direction de la communauté est restée entre les mains de la famille Al-Hijri depuis le XIX<sup>e</sup> siècle.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BPrz8BWlyO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=UJq2joe2Ep#?secret=BPrz8BWlyO" data-secret="BPrz8BWlyO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/">Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan &#124; Des héros de l’ombre au cœur du génocide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 10:48:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des Soudanais risquent leur vie pour apporter nourriture et médicaments aux civils.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/">Soudan | Des héros de l’ombre au cœur du génocide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des milliers de Soudanais risquent quotidiennement leur vie pour apporter nourriture, médicaments et soutien psychologique à des millions de civils. Ces héros de l’ombre restent méconnus et sont surtout très peu soutenus. Le manque de reconnaissance à leur égard est également flagrant. Ils ont été parmi les nominés pour le prix Nobel de la paix mais ne l’ont pas reçu malgré l’énorme courage et la bravoure dont ils font preuve dans le conflit le plus sanglant du monde. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18163993"></span>



<p>Le correspondant du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/dec/24/sudan-war-volunteers-emergency-response-rooms-aid-food-medicine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> Mark Townsend a mis en lumière dans une enquête ces héros de l’ombre, les présentant comme contribuant à l’une des initiatives humanitaires les plus audacieuses et efficaces dans un contexte d’une guerre qui fait rage depuis le 15 avril 2023 et qui a transformé le pays en théâtre de la pire crise humanitaire mondiale. </p>



<p>Dans une guerre interminable où les lignes de front sont mouvantes et avec l’effondrement des institutions étatiques, ce réseau de solidarité locale s’est imposé comme la seule alternative capable de fournir nourriture, soins médicaux et soutien psychologique à des millions de Soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants victimes de viol</h2>



<p>L’enquête inclut des témoignages directs de volontaires, telle Amira, qui se sont infiltrés dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (FSR) pour venir en aide aux femmes et aux enfants victimes de viol, au péril de leur vie.</p>



<p>Chaque matin, Amira franchissait clandestinement la ligne de front mouvante dans l’État du Kordofan-Nord, au centre du Soudan, pour pénétrer en territoire contrôlé par les FSR, un groupe paramilitaire responsable d’innombrables crimes de guerre et génocide, durant le conflit dévastateur qui ravage le pays.&nbsp;</p>



<p>Les deux camps la considéraient avec suspicion. <em>«J’étais constamment interrogée»</em>, a confié Amira au journal britannique avant d’ajouter : <em>«J’étais surveillée tous les jours et même lorsque j’allais au marché, on me demandait d’où venait l’argent»</em>.</p>



<p>Townsend estime que dans ce climat de peur et de méfiance, le Soudan, confronté à la pire crise humanitaire au monde, a offert l’une des histoires les plus inspirantes de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’action humanitaire devenue extrêmement dangereuse</h2>



<p>À travers ce vaste pays, des antennes de cellules de crise ont vu le jour, créées par de simples citoyens soudanais pour fournir nourriture et soins médicaux vitaux à des millions de personnes. Amira n’osait même pas révéler à sa mère son appartenance à ce réseau.</p>



<p>Le journaliste explique que l’action humanitaire au Soudan est devenue extrêmement dangereuse, et pourtant, le réseau des cellules de crise s’est développé pour compter quelque 26 000 volontaires œuvrant dans 96 des 118 districts du pays, apportant une aide à plus de 29 millions de personnes soit plus de la moitié de la population.</p>



<p>Le <em>Guardian</em> décrit ce réseau comme unique par sa capacité à transcender les clivages ethniques et régionaux et à gagner la confiance des communautés locales, ce qui en fait un élément crucial du maintien d’une certaine cohésion sociale dans un pays ravagé par la guerre.</p>



<p>Cependant, cette même efficacité a fait des volontaires des cibles directes pour les belligérants. Selon le rapport, au moins 145 volontaires ont été tués, tandis qu’un nombre indéterminé a été arrêté ou a disparu en raison du manque de communication dans de vastes régions du pays. Les volontaires sont également soumis à la torture, aux passages à tabac et à des accusations de partialité politique.</p>



<p>À l’échelle internationale, l’enquête du <em>Guardian</em> révèle un paradoxe frappant. Bien qu’étant l’organisation la plus efficace et la moins coûteuse sur le terrain par rapport aux agences des Nations Unies, les Cellules de réponse d’urgence (CRU) souffrent d’une grave pénurie de financement.</p>



<p>Selon <em>The Guardian</em>, ces cellules ont reçu moins de 1% de l’aide internationale totale allouée au Soudan. La suspension de l’aide américaine a exacerbé la crise, laissant les CRU avec un déficit financier de 77%. Cette situation a entraîné la fermeture de centaines de cuisines communautaires qui permettaient d’éviter une famine généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin d&rsquo;aides et non de compliments </h2>



<p>Townsend note dans son rapport que la visite de représentants des CRU à Londres et leur rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères constituent une reconnaissance politique significative de leur courage. Cependant, les volontaires insistent sur le fait que leur véritable besoin est une protection et un financement direct et non des éloges.</p>



<p>Le journaliste britannique ajoute que les CRU ont été nominées cette année pour le prix Nobel de la paix mais, à la surprise de nombreux acteurs humanitaires, elles ne l’ont pas obtenu. Toutefois, les volontaires sont restés imperturbables. <em>«On veut juste aider»</em>, a déclaré Jamal, l’un d’eux.</p>



<p>Il convient de noter que la création de ces services d’urgence est attribuée aux Comités de résistance, apparus lors des manifestations populaires contre le régime d’Omar El-Béchir et qui ont joué un rôle déterminant dans sa chute en avril 2019.</p>



<p>Face à la mobilisation populaire en faveur d’un pouvoir civil durant la période de transition, et malgré la répression croissante et les attaques ciblées contre les manifestants, des initiatives médicales d’urgence temporaires ont vu le jour pour soigner les blessés. Ces initiatives ont constitué le noyau initial des services d’urgence, menées par de jeunes hommes et femmes, pour la plupart membres des Comités de résistance, dans le but d’apporter une aide à leurs communautés.</p>



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		<title>Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 15:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra, des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert et autant de crimes de guerre mais aussi des assassinats basés sur des critères ethniques ce qui relève du génocide, les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18095095"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/12/sudan-el-fashir-darfur-killings-kidnapping/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête de Kathrine Houreld et Hafiz Haroun concernant les enlèvements de masse et les crimes -notamment basés sur des critères ethniques- perpétrés par les Forces de soutien rapide (FSR) après la prise de contrôle d’El Fasher, ville de l’ouest du Soudan.</p>



<p>Selon des survivants, des organisations de défense des droits humains et des proches des personnes enlevées, les FSR ont détenu des milliers de civils, exigeant des rançons exorbitantes et exécutant ceux qui ne pouvaient pas payer.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont assiégé El Fasher pendant un an et demi, à partir de 2014, et ont systématiquement tué et enlevé ceux qui tentaient de fuir. Lorsque l’armée soudanaise s’est retirée de ses dernières positions dans la ville fin octobre et que les FSR en ont pris le contrôle, leurs combattants ont enlevé des civils en masse, y compris des femmes et des enfants. Des survivants ont rapporté que les captifs ont été torturés et affamés puis contraints de contacter leurs familles pour les supplier de les aider.</p>



<p>Le <em>Washington Post</em> a interviewé neuf victimes d’enlèvement, leurs familles ainsi que des militants. Les témoignages sur les détails concernant les méthodes d’attaque, les lieux où sont enlevés les otages et leur traitement correspondent souvent aux rapports des témoins oculaires et des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tableau effroyable</h2>



<p>Les difficultés de communication à El Fasher rendent complexe l’évaluation de l’ampleur des exactions commises sur place mais des témoignages divulgués dressent un tableau effroyable : des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra et des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert.</p>



<p>Les Nations Unies ont déclaré que le Soudan connaissait la pire crise humanitaire au monde, avec des dizaines de milliers de morts et 12 millions de déplacés en trois ans de guerre civile.</p>



<p>Les récits d’atrocités commises à El Fasher, l’une des plus grandes villes du Darfour, ont mis en lumière les divisions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux riches États du Golfe alliés aux États-Unis, mais aux intérêts divergents au Soudan.</p>



<p>L’Arabie saoudite soutient l’armée soudanaise, tandis que les Émirats arabes unis sont accusés d’apporter un soutien militaire et financier aux FSR. Les dirigeants émiratis ont nié ces allégations, mais des armes vendues aux Émirats ont été retrouvées à plusieurs reprises dans les stocks des FSR et des responsables politiques de tous bords à Washington ont commencé à critiquer ouvertement les Émirats.</p>



<p>Les sanctions américaines répétées imposées aux FSR et à l’armée soudanaise, elle aussi coupable de violations massives des droits humains, n’ont guère permis d’enrayer les massacres.</p>



<p>Le mois dernier, lors de sa visite à la Maison-Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé un appel au président Donald Trump pour obtenir son aide afin de mettre fin au conflit. Trump a déclaré à <em>Truth Social</em> qu’il collaborerait avec les partenaires régionaux pour mettre fin à ces atrocités.</p>



<p>Pendant ce temps, de nombreux survivants restent détenus sous la menace des armes.</p>



<p>On estime à 270 000 le nombre de personnes qui se trouvaient à El Fasher et dans ses environs lors de sa chute le 27 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les preuves des massacres dissimulées</h2>



<p>Selon les Nations Unies, quelque 106 000 personnes ont fui la ville ces six dernières semaines, tandis que le sort des autres demeure inconnu.</p>



<p>Nathaniel Raymond, directeur du Laboratoire de recherche humanitaire de l’École de santé publique de Yale, estime que les Forces de soutien rapide ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes. Son laboratoire publiera la semaine prochaine un rapport cartographiant d’au moins 140 sites où des corps se sont accumulés et documentant les actions considérables entreprises par les FSR pour dissimuler les preuves des massacres.</p>



<p>Raymond raconte : <em>«Une force de la taille d’une brigade est déployée pour dégager les corps et rien ne laisse présager un retour à la normale : aucune activité aux puits, sur les marchés, dans les rues, ni dans les transports en commun. Ils pensent devoir ramasser le plus de corps possible, le plus rapidement possible, avant que quiconque n’entre dans la ville»</em>. Le <em>Washington Post</em> cite un infirmier de 37 ans qui a déclaré être resté en ville pendant tout le siège. Son jeune frère a tenté de s’échapper en août mais les FSR l’ont enlevé et tué, malgré le paiement d’une rançon par sa famille, déjà très pauvre.</p>



<p>L’infirmier a ajouté que lorsque les combattants ont pris d’assaut la ville, il s’est enfui avec un groupe d’une centaine de personnes mais qu’ils ont été rapidement capturés. Il a précisé qu’une trentaine d’entre eux ont été sommairement exécutés.</p>



<p><em>«Je leur ai dit que j’étais médecin et que j’aidais tout le monde, y compris les membres des Forces de soutien rapide»</em>, a-t-il déclaré, convaincu que cela lui a sauvé la vie.</p>



<p>Le médecin a raconté que les survivants avaient été transportés en convoi jusqu’à Kutum, à une journée et demie de route : <em>«Ils nous ont déposés devant une maison abandonnée et nous ont ordonné de contacter nos familles. Ils m’ont dit : ‘‘Tu dois les convaincre de payer 50 millions de livres soudanaises sinon nous t’exécuterons sur-le-champ’’»</em>. Il a ajouté : <em>«J’ai contacté mes amis car je savais que ma famille n’avait pas assez d’argent»</em>. Le médecin a indiqué que ses amis avaient négocié la rançon et l’avaient ramenée à 15 millions de livres soudanaises, soit environ 25 000 dollars. Pendant qu’il attendait des nouvelles de son sort, les combattants ont amené d’autres jeunes hommes d’El Fasher et leurs chefs les ont incités à tuer à leur guise. Il s’est souvenu d’une conversation au cours de laquelle on avait dit à leurs ravisseurs : <em>«Vous devez en tuer la moitié pour faire pression sur les autres et les contraindre à payer la rançon»</em>.&nbsp;Le lendemain, ses amis avaient remis la somme totale pour sa libération et il avait été relâché près de la ville de Tawila, où de nombreux rescapés d’El Fasher avaient trouvé refuge.</p>



<p>Un autre homme, âgé de 26 ans, a raconté avoir rejoint une foule importante fuyant vers l’ouest de la ville le 26 septembre. Il se souvient que le groupe a été pris pour cible par des tirs d’artillerie et des drones pendant sa fuite, et que lorsqu’ils ont atteint un remblai de terre construit par les FSR pour encercler la ville, des véhicules blindés ont ouvert le feu. <em>«Certains ont essayé de s’échapper, mais en vain, et beaucoup ont été tués. D’autres ont fait semblant d’être morts, allongés immobiles au sol comme nous et les véhicules ont alors commencé à foncer sur les gens»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p>Les conducteurs des blindés scrutaient le sol, écrasant tout ce qui bougeait. <em>«Une dizaine de personnes ont été tuées dont ma sœur et je n’ai rien pu faire pour la sauver»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prisonniers conduits comme du bétail</h2>



<p>Il a poursuivi en expliquant qu’à chaque barrage routier, d’autres personnes étaient tuées par les combattants des FSR ou attaquées par des milices arabes alliées à dos de chameau. Il raconta que le groupe avec lequel il avait quitté El Fasher, qui comptait environ 150 personnes, s’était réduit à une trentaine, mais que le calvaire était loin d’être terminé. <em>«J’étais avec mon ami et sa femme. Un soldat a tenté de prendre sa femme comme servante mais il a refusé et l’a serrée fort dans ses bras. Il fut alors abattu et sa femme tomba sur lui. Un des soldats dit: ‘‘Laissez-les se vider de leur sang’’»</em>.</p>



<p>Il ajouta que des combattants des FSR lui avaient bandé les yeux, ainsi qu’à une douzaine d’autres survivants, et leur avaient lié les mains derrière le dos. Ils les avaient conduits comme du bétail à Zamzam, un ancien camp de réfugiés et les avaient placés avec d’autres prisonniers. Puis, expliqua-t-il, leurs ravisseurs s’en prirent aux membres des groupes ethniques associés aux milices qui avaient défendu El Fasher contre les Forces de soutien rapide.</p>



<p>Chaque personne était sommée d’indiquer son appartenance tribale, a-t-il raconté. <em>«Si quelqu’un disait ‘‘Zaghawa’’ ou appartenait à une autre tribu africaine, il était tué. Si quelqu’un disait être soldat, il était également tué»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Finalement, a-t-il poursuivi, lui et dix autres prisonniers ont été conduits dans une cellule d’une prison au sud-ouest d’El Fasher. Le troisième jour, a-t-il expliqué, les FSR leur ont ordonné de contacter leurs familles et d’exiger 15 millions de livres soudanaises. Deux prisonniers ont demandé une somme inférieure, prétextant que leurs proches ne pouvaient pas réunir une telle somme, mais ils ont été immédiatement tués.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont ordonné aux prisonniers restants de contacter leurs familles et, pendant l’appel, ils leur braquaient leurs armes sur eux. <em>«Ils nous battaient et nous humiliaient jusqu’à ce que nos familles cèdent»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Il a indiqué que sa famille avait réussi à payer la rançon en plusieurs fois et que lui et trois autres survivants avaient été libérés et conduits dans un camp de personnes déplacées situé à proximité.</p>



<p>Un troisième témoignage a mis en lumière le caractère systématique de cette opération d’extorsion. La prison de Daqris, à Nyala, est surpeuplée et accueille des milliers de prisonniers transférés d’El Fasher, selon une source proche du dossier. Cette source a ajouté que les détenus ne sont libérés que par l’officier des Forces de soutien rapide qui les a amenés, après le versement de rançons par des proches via une application de paiement électronique. La source a expliqué qu’environ 60 détenus sont entassés dans chaque cellule ordinaire et six dans chaque cellule d’isolement. <em>«Les prisonniers subissent des actes de torture et de violence de la part des gardiens et beaucoup sont morts»</em>, a déclaré la source. Les décès dus aux mauvais traitements et aux maladies, notamment au choléra, sont si fréquents qu’une fosse commune située près de la prison s’est rapidement remplie.</p>



<p>Dans un communiqué publié cette semaine, le Réseau des médecins soudanais a indiqué que plus de 5 000 civils sont détenus à Nyala, notamment à la prison de Daqris. Parmi eux figurent du personnel médical, des personnalités politiques et des journalistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vuhmabWEVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=sAZiPQITjd#?secret=vuhmabWEVg" data-secret="vuhmabWEVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, au Darfour.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans l’échelle du crime, le boucher du Darfour Mohamed Hamdan Dagalo, que tout le monde appelle Hemedti, joue dans la même catégorie que le génocidaire israélien Benjamin Netanyahu. Toutefois, il semble que le vent a tourné et qu’il commence à perdre un soutien de poids. Certains médias internationaux indiquent que les Émirats arabes unis ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, marquant ainsi leur première admission officielle d’un changement d’approche depuis leur soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) après le coup d’État militaire de 2021.&nbsp;</em></strong><em>(Photo : Femmes et enfants déplacés d&rsquo;El-Fasher dans un camp à Tawila, lundi &#8211; AP).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17846018"></span>



<p>Les récentes déclarations d’Anwar Gargash, l’un des responsables les plus importants de la diplomatie émiratie, témoignent d’une évolution de la position des Emirats et d’une tentative de prendre ses distances avec la milice d’Hemedti, devenue un fardeau politique et moral pour Abou Dhabi.</p>



<p>Cette prise de distance intervient dans un contexte de pression internationale croissante et d’inquiétudes quant à l’impact de ses liens économiques étroits –notamment dans le secteur de l’or et les ports de la mer Rouge– sur son rôle futur au Soudan.</p>



<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/nov/04/sudan-rsf-militia-uae-united-arab-emirates" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte que, pour la première fois, les Émirats ont publiquement reconnu les erreurs de leur politique au Soudan, après que leur réputation internationale a été ternie par leur soutien aux FSR, responsables de massacres à El-Fasher, capitale du Darfour-Nord, suite à la prise de contrôle de la ville à la fin du mois dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Abou Dhabi avoue s’être trompé</h2>



<p>Dans un discours prononcé à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats Mohamed Ben Zayed, a déclaré que les Émirats arabes unis et d’autres pays avaient <em>«commis une erreur en n’imposant pas de sanctions aux auteurs du coup d’État de 2021»</em>, en référence au putsch ayant renversé le gouvernement de transition civil au Soudan conduit par Abdallah Hamdok et soutenu à la fois par le chef de l’armée régulière le général Abdel Fattah Al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), chef des FSR.</p>



<p>Après, ces deux derniers ont évincé le gouvernement civil de Hamdok et ont pris le pouvoir ensemble avant de se déchirer ce qui a conduit à la guerre civile ayant éclaté en avril 2023.</p>



<p><em>«Nous avons tous commis une erreur en laissant ces deux généraux rivaux renverser le gouvernement civil»</em>, a affirmé M. Gargash avant d’ajouter: <em>«Rétrospectivement, il s’agissait d’une erreur fondamentale. Nous aurions dû rester fermes et qualifier ce qui s’est passé de coup d’État, mais nous ne l’avons pas fait»</em>.</p>



<p><em>The</em> <em>Guardian</em> estime que cette déclaration marque un tournant important dans la position des Émirats arabes unis, Abou Dhabi ayant joué un rôle prépondérant depuis la chute du régime d’Omar Hassan el-Béchir en 2019 en affaiblissant les forces civiles et en renforçant l’influence de l’armée, sous prétexte de <em>«garantir la stabilité»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du soutien total à la reconnaissance des erreurs</h2>



<p>Suite au soulèvement de 2019, les Émirats et l’Arabie saoudite ont cherché à renforcer le Conseil militaire de transition qui a succédé à Omar El-Béchir, en lui accordant une aide de 3 milliards de dollars.</p>



<p>Cependant, lorsque les civils ont repris le contrôle du gouvernement, une part importante de cette aide a été gelée. Jonas Horner, du Conseil européen des relations étrangères, affirme que cette décision a directement fragilisé le gouvernement civil et ouvert la voie au coup d’État de 2021, puis à la guerre civile de 2023.&nbsp;<em>«Si les États du Golfe avaient soutenu le gouvernement civil comme promis, le destin du Soudan aurait été radicalement différent»</em>, ajoute Horner.</p>



<p>Aujourd’hui, quatre ans après le coup d’État, les Émirats admettent pour la première fois que leur politique a dévié de sa trajectoire et qu’ils sont contraints de prendre leurs distances avec les FSR qu’ils ont parrainées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Armement non déclaré et démentis officiels</h2>



<p>Des rapports concordants de l’Onu et de la presse indiquent que les Émirats ont secrètement armé les FSR, malgré leurs démentis répétés. En janvier dernier, l’administration Biden a imposé des sanctions à Hemedti et à sept entreprises basées aux Émirats, les accusant de financer la milice.</p>



<p>Pendant 18 mois, des organisations de la société civile soudanaise ont averti que la prise de contrôle d’El-Fasher par les FSR entraînerait des massacres à motivation ethnique, imputant une responsabilité particulière aux Émirats, puissance la plus influente sur Hemedti.</p>



<p>Malgré la condamnation des massacres par Abou Dhabi, le pays a tenté d’en rejeter la faute sur l’armée soudanaise, se présentant comme victime de <em>«campagnes de désinformation menées par des factions islamistes au sein de l’armée et des organisations occidentales hostiles aux Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p>Cependant, des militants des droits humains comme Yasmin Ahmed de Human Rights Watch ont affirmé que le véritable test pour cette évolution de la position des Émirats serait leur coopération avec le comité des Nations Unies sur l’embargo sur les armes au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêts économiques et politiques étroitement liés</h2>



<p>Les Émirats entretiennent des liens économiques étroits avec le Soudan depuis plusieurs décennies, considérant ce pays comme une source vitale de denrées alimentaires et de minerais mais aussi comme un point stratégique important sur la mer Rouge.</p>



<p>En 2022, Abou Dhabi Ports a investi environ 6 milliards de dollars dans le projet de port d’Abu Amama, au nord de Port-Soudan, avant que Burhan ne l’annule. Cette décision a incité Abou Dhabi à veiller à la protection de ses intérêts dans tout futur accord politique.</p>



<p>L’or soudanais demeure la principale ressource du pays. Selon les données de 2024, les exportations officielles d’or vers les Émirats ont atteint 1,52 milliard de dollars, soit environ 97 % du total des exportations officielles du Soudan. Cependant, les chiffres réels sont bien plus élevés, car près de 90% de la production soudanaise, estimée à 13,4 milliards de dollars par an, est acheminée clandestinement vers les Émirats arabes unis via les pays voisins.</p>



<p>La famille Hemedti entretient des liens commerciaux directs avec les Émirats, possédant d’importantes mines d’or au Darfour par le biais de la société Al-Junaid. Hemedti a également envoyé des milliers de combattants au Yémen pour soutenir la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats, renforçant ainsi les liens politiques et militaires.</p>



<p>Outre les intérêts économiques, la politique des Émirats est guidée par des considérations idéologiques. Le pays perçoit l’islam politique, et en particulier les Frères musulmans, comme une menace existentielle qu’il convient d’endiguer. Dans cette optique, le soutien à Hemedti était considéré comme un moyen efficace de saper l’influence des islamistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve post-El-Fasher</h2>



<p>Face au fardeau moral et politique que représentent les massacres perpétrés par les FSR, les Émirats subissent une pression croissante pour s’engager dans la résolution de la crise soudanaise. Washington estime que la clé d’un règlement réside dans un accord parrainé par les Émirats et l’Égypte (qui soutient Abdel Fattah Al-Burhan) qui inciterait les belligérants –les FSR et l’armée– à parvenir à un cessez-le-feu global.</p>



<p>En septembre, les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats ont signé une déclaration commune définissant le cadre d’une trêve humanitaire de trois mois, suivie d’une période de transition civile de neuf mois. La déclaration affirmait: <em>«L’avenir de la gouvernance au Soudan sera décidé par le peuple soudanais au terme d’un processus de transition global, non dominé par aucun groupe armé»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le dernier paragraphe reflétait la ligne rouge traditionnelle des Émirats: <em>«L’avenir du Soudan ne saurait être déterminé par des groupes extrémistes violents liés aux Frères musulmans»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la position exacte d’Abou Dhabi?</h2>



<p>La question demeure : les Émirats peuvent-ils véritablement rompre leurs liens avec les FSR?</p>



<p>La réponse dépendra de la façon dont ils perçoivent Hemedti: est-il un partenaire indispensable à la réalisation de leurs intérêts économiques et à la lutte contre les islamistes, ou un fardeau menaçant leur image de puissance <em>«stable et rationnelle»</em>?</p>



<p>Comme l’a déclaré Cameron Hudson, ancien responsable américain du dossier soudanais: <em>«Les Émirats nient catégoriquement toute implication. Tant que nous n’aurons pas établi les faits concernant la situation et les responsables, nous ne pourrons pas trouver de solution»</em>.&nbsp;</p>



<p>La prochaine étape révélera si Abou Dhabi passera du déni à l’action et du financement et du déni à la reddition de comptes et à la réconciliation. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qTLOjafcbj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=NMhwtCOklT#?secret=qTLOjafcbj" data-secret="qTLOjafcbj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Soudan &#124; L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
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		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti – qui fut financé et armé jadis par l’ancien président Omar Hassan El-Béchir pour perpétrer le génocide du Darfour dans les années 2000 à la place de l’armée régulière et qui s’est ensuite retourné contre son maître – sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</em></strong> <em>(Photo : Des personnes arrivées dimanche à Tawila. fuyant El Fasher après la prise de la ville par les miliciens des RSF).  </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17783049"></span>



<p>L’ancien chamelier, aujourd&rsquo;hui soutenu par les Emirats arabes unis, ne recule devant aucun crime dans sa course folle pour le pouvoir au Soudan. Après avoir perdu le contrôle de la capitale Khartoum et après un siège de 18 mois d’El-Fasher, il a mis la main sur la ville et ses troupes se livrent à une vengeance aveugle contre la population civile.</p>



<p>Zeinab Mohammed Salih a recueilli pour le compte du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/oct/30/they-killed-civilians-in-their-beds-chaos-and-brutality-reign-after-fall-of-el-fasher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> les témoignages de la population civile qui subit les pires exactions dans une indifférence affligeante de l’opinion publique internationale.</p>



<p>L’opinion occidentale était au rendez-vous pour l’Ukraine et l’opinion arabe et islamique l’a été pour Gaza mais pour le Soudan, il n’y a quasiment aucune mobilisation.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Nawal Khalil était infirmière bénévole depuis trois ans à l’hôpital El Fasher Sud lorsque la ville soudanaise a été prise dimanche par les Forces de soutien rapide (FSR). Elle soignait des patients, dont une femme âgée nécessitant une transfusion sanguine, lorsque l’attaque a commencé.</p>



<p><em>«Ils ont tué six soldats et blessé des civils dans leurs lits, dont des femmes. Je ne sais pas ce qui est arrivé à mes autres patients. J’ai dû fuir lorsqu’ils ont pris d’assaut l’hôpital»</em>, raconte-t-elle dans son témoignage.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de 2 000 civils tués depuis la chute de la ville </h2>



<p>Âgée de 27 ans, Nawal Khalil a été blessée par balle au pied droit et à la cuisse lorsque les combattants des FSR ont pris le contrôle du quartier général militaire voisin. Blessée et sans nourriture, elle a fui la ville et marché pendant une journée pour atteindre Garney. <em>«Sur le chemin, ils m’ont pris mon téléphone et mon argent. Je me suis retrouvée sans rien»</em>, déplore-t-elle.</p>



<p>Plus de mille personnes, dont des femmes et des enfants, ont marché pendant deux jours pour atteindre la ville de Tawila, au Darfour-Nord, après avoir fui El Fasher, tombée au terme d’un siège de 18 mois.</p>



<p>Tawila, située à environ 55 km à l’ouest d’El Fasher, est contrôlée par la faction de l’Armée de libération du Soudan dirigée par Abdul Wahid Mohamed Al-Nur (ALS-AW).</p>



<p>Mardi, les Forces conjointes, alliées à l’armée soudanaise, ont accusé les FSR d’avoir tué plus de 2 000 civils depuis la chute de la ville. L’Onu a déclaré disposer de vidéos montrant des dizaines d’hommes non armés abattus ou gisant morts, entourés de combattants des FSR.</p>



<p>Selon des témoins, des milliers de civils restent piégés par les RSF et les milices alliées à Garney, au sud-ouest d’El Fasher. Nombre d’entre eux sont d’anciens soldats de l’armée soudanaise, des Forces conjointes et d’autres groupes armés ayant combattu aux côtés de l’armée. Ils seraient détenus faute de pouvoir payer les rançons exigées, estimées entre 5 et 10 millions de livres soudanaises (6 000 à 12 000 livres sterling), d’après des survivants parvenus à Tawila. Ceux qui n’ont pas pu payer sont détenus pendant des jours et, dans certains cas, ne sont libérés qu’après avoir été gravement malades.</p>



<p>L’ALS-AW aurait autorisé les troupes gouvernementales fuyant El Fasher à entrer à Tawila à condition qu’elles rendent leurs armes.</p>



<p>Adam Yagoub, 28 ans, chauffeur originaire de Sennar, au centre du Soudan, a échappé de justesse à la mort après avoir été capturé par trois miliciens à dos de chameau près de Garney. <em>«Ils voulaient me décapiter au couteau»</em>, raconte-t-il au <em>Guardian</em>, en montrant son bras, frappé par la crosse d’un AK-47, avant de poursuivre: <em>«L’un d’eux m’a alors reconnu –son frère avait travaillé avec moi– et les a suppliés de ne pas me tuer. Nous étions 18 à avoir quitté El Fasher ensemble mais seulement huit sont arrivés à Tawila. Je pense que les autres sont morts»</em>.</p>



<p>Yagoub affirme avoir vu 22 corps près de ce qu’il appelle un <em>«faux puits»</em> utilisé par les RSF et les milices alliées entre Garney et Tawila. <em>«C’est un piège»</em>, explique-t-il avant d’ajouter: <em>«Les gens marchent toute la journée sans eau et quand ils y arrivent, les miliciens les attendent. Ils ont tué 22 hommes là-bas et ont emporté les corps pour les cacher»</em>.</p>



<p>Un autre infirmier ayant fui l’hôpital El Fasher Sud après l’attaque de dimanche a déclaré que les combattants des RSF étaient entrés par une porte et avaient ouvert le feu sur les patients du service des urgences, tuant au moins huit personnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée soudanaise continue de résister dans certaines régions </h2>



<p>Dans une déclaration vidéo diffusée mercredi, le chef des RSF, le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, a affirmé que tout soldat ou officier ayant <em>«violé les droits de quiconque»</em> serait tenu responsable de ses actes. Difficile de le croire&#8230;&nbsp;</p>



<p>Nombreux sont ceux qui, ayant fui El Fasher, ont passé des heures cachés près de l’unité d’artillerie de l’armée avant de s’enfuir vers l’ouest profitant de l’obscurité de la nuit. Des familles déjà déplacées du camp d’Abu Shouk ont ​​été contraintes de se déplacer à nouveau, trouvant refuge dans le quartier de Daraja Oula avant de finalement rejoindre Tawila.</p>



<p>Les personnes capturées par les RSF à Garney auraient reçu de l’eau mélangée à de la farine pour les ranimer après une journée de marche sans provisions. Des survivants ont rapporté que les personnes étaient ensuite séparées selon le sexe et l’appartenance supposée : les hommes soupçonnés d’être des combattants étaient détenus, tandis que certains civils étaient relâchés ou libérés contre rançon.</p>



<p><em>«L’ALS-AW a déployé des combattants supplémentaires autour de Tawila pour protéger les personnes fuyant El Fasher et prévenir les affrontements si les RSF poursuivent des groupes armés qui ont battu en retraite avec leurs armes»</em>, a déclaré un commandant local.</p>



<p>Il semblerait que des éléments de l’armée soudanaise et des groupes alliés continuent de résister dans la région de Jebel Wana, au nord-ouest d’El Fasher, après avoir perdu le contrôle de la ville.</p>



<p>Médecins Sans Frontières (MSF) indique faire face à un afflux important de personnes dans sa clinique de l’hôpital de Tawila.</p>



<p><em>«Plus de 1 000 personnes sont arrivées </em>[d’El Fasher]<em> de nuit, à pied et en camion, après un voyage extrêmement dangereux. Beaucoup étaient dans un état de grande faiblesse, souffrant de malnutrition et de déshydratation»</em>, explique Sylvain Penicaud, coordinateur de projet chez MSF.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aGgXz0PbYP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/">Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/embed/#?secret=Day0DUdmLb#?secret=aGgXz0PbYP" data-secret="aGgXz0PbYP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Soudan &#124; Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 09:39:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[mercenaires colombiens]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dogolo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des centaines de mercenaires colombiens sont impliqués dans la guerre au Soudan et entraînent des enfants soudanais au combat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/">Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une enquête du journal britannique </em></strong><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/oct/08/colombian-mercenaries-sudan-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Guardian</em></strong></a><strong><em>, des centaines de mercenaires colombiens sont impliqués dans la guerre en cours au Soudan, combattant aux côtés des Forces de soutien rapide dirigés par Mohamed Hamdan Dogolo dans le cadre de la guerre civile qui les oppose à l’armée soudanaise. Ces mercenaires entraînent aussi des enfants soudanais au combat, dans l’un des épisodes les plus tragiques de cet interminable conflit depuis son déclenchement il y a plus de deux ans.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17657390"></span>



<p>Le <em>Guardian</em> rapporte que des photographies de ces enfants soldats ont été prises dans le camp de Zamzam, le plus grand où sont parqués les déplacés du Soudan.</p>



<p>L’un des mercenaires colombiens, utilisant le pseudonyme de Carlos, a déclaré s’être rendu au Soudan début 2025 après avoir signé un contrat mensuel de 2 600 dollars par l’intermédiaire d’agents de sécurité soupçonnés d’être liés à un pays de la région.</p>



<p>Après une série de voyages à travers l’Europe, l’Éthiopie et la Somalie, il est arrivé à Nyala, capitale de l’État du Darfour-Sud, devenue une plaque tournante pour les mercenaires colombiens travaillant pour les Forces de soutien rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«La guerre, c’est du business»</em></h2>



<p><em>«La guerre, c’est du business»</em>, déclare Carlos, ajoutant que la première mission des mercenaires colombiens consiste à former des recrues soudanaises dont la plupart étaient des enfants qui n’avaient jamais porté d’armes auparavant. Il&nbsp; ajoute : <em>«Nous leur avons appris à utiliser des fusils, des mitrailleuses et des lance-roquettes avant de les envoyer au front. Nous les avons entraînés à mourir»</em>.</p>



<p>Comble du cynisme, il décrit l’expérience comme horrible et folle tout en précisant: <em>«Malheureusement, c’est la guerre!»</em>. Le Colombien participe à une entreprise criminelle mais fait semblant de déplorer la situation !&nbsp;</p>



<p>Selon l’enquête du journal britannique, l’unité militaire à laquelle Carlos était affecté a finalement été envoyée dans la ville assiégée d’El- Fasher, décrit comme le pire champ de bataille du Soudan et le dernier grand bastion militaire dans la région du Darfour occidental.&nbsp;</p>



<p>Aucune aide humanitaire n’est parvenue à El- Fasher, capitale de l’État du Darfour-Nord, depuis près de 18 mois, tandis que les Nations Unies confirment que des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quasi-famine</a>, les enfants se nourrissant de criquets et de fourrage pour survivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pire crise humanitaire au monde</h2>



<p>Cela s’inscrit dans le contexte d’une guerre qui a coûté la vie à quelque 150 000 personnes et contraint 13 millions de personnes à fuir, dans ce qui est décrit comme la pire crise humanitaire et de déplacement au monde.</p>



<p>Carlos, qui a quitté le service militaire de son pays il y a plus de cinq ans, a partagé des photos et des vidéos avec le <em>Guardian</em> et le journal colombien <em>La Silla Vacia</em>, montrant des mercenaires colombiens entraînant des recrues soudanaises ou sur des positions de combat au Darfour.</p>



<p>Une image montre des adolescents tenant des fusils et souriant à la caméra, tandis que d’autres images montrent des tirs nourris dans des quartiers détruits d’El-Fasher, avec des mercenaires parlant en espagnol de leurs camarades blessés.</p>



<p>Le président colombien Gustavo Petro a décrit le phénomène du mercenariat comme <em>«un commerce qui transforme les hommes en marchandises pour tuer»</em>, s’engageant à l’interdire. Il a toutefois reconnu que les conditions économiques et sociales des soldats retraités les rendent vulnérables aux tentations financières.</p>



<p>L’armée colombienne contraint ses soldats professionnels à prendre leur retraite vers 40 ans, avec de maigres pensions et des opportunités de développement professionnel limitées, les poussant à rejoindre des sociétés de sécurité privées.</p>



<p>Elizabeth Dickinson, analyste principale pour la Colombie à l’<em>International Crisis Group</em>, confirme que ces entreprises ne se limitent plus aux retraités, elles recrutent désormais des soldats encore en activité dans les zones pauvres, leur offrant des milliers de dollars par mois via des applications comme WhatsApp.</p>



<p>Le <em>Guardian</em> attribue le phénomène du mercenariat au long conflit interne en Colombie qui a laissé un excédent de combattants expérimentés dont beaucoup ont été formés par l’armée américaine. Ce pays d’Amérique du Sud est l’un des plus grands exportateurs de mercenaires.</p>



<p>Selon le <em>Guardian</em>, Carlos a récemment quitté le Soudan en raison de problèmes de salaire, affirmant que 30 de ses collègues étaient partis avec lui mais en même temps, des avions arrivaient avec de nouveaux mercenaires pour les remplacer.  Il reconnaît toutefois que son travail de mercenaire n’est ni légal ni honorable, ajoutant: <em>«Nous y allons pour l’argent, rien de plus»</em>.</p>



<p>Bien que le phénomène des mercenaires ait disparu des champs de bataille mondiaux pendant la majeure partie du XX<sup>e</sup> siècle, le journal britannique confirme qu’il a commencé à faire un retour rapide au cours du siècle actuel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une sombre résurgence</h2>



<p>Sean Mavity, expert américain en mercenaires, déclare: <em>«C’est le plus vieux métier du monde. Nous revenons à une époque proche du Moyen Âge où les riches pouvaient posséder des armées privées et se comporter comme des superpuissances»</em>. Il ajoute que le recours aux mercenaires offre aux États un <em>«déni plausible»</em> qui leur permet de contourner le droit international et d’échapper à la responsabilité des violations.<em> «Lorsque des mercenaires sont capturés ou tués, ils peuvent tout simplement être désavoués»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Au cœur de cette sombre résurgence, le Soudan est aujourd’hui devenu une arène tragique où commerce et sang se croisent, où les guerres deviennent des entreprises rentables et où les enfants deviennent du carburant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUhERTPm3G"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/apres-la-reprise-de-khartoum-par-larmee-le-soudan-menace-de-partition/">Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/apres-la-reprise-de-khartoum-par-larmee-le-soudan-menace-de-partition/embed/#?secret=GtDMY7Nyo1#?secret=iUhERTPm3G" data-secret="iUhERTPm3G" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/">Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 07:24:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Abdelfattah Al-Burhan a repris le contrôle de Kharthoum, mais Mohamed Hamdan Daglo n'a pas dit son dernier mot.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/apres-la-reprise-de-khartoum-par-larmee-le-soudan-menace-de-partition/">Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’armée soudanaise menée par Abdelfattah Al-Burhan a pu après deux ans d’une atroce guerre civile reprendre le contrôle de Khartoum et des institutions officielles à leur tête le Palais présidentiel même s’il reste quelques poches à reconquérir dans la capitale. Un revirement de taille car l’armée soudanaise revient de loin. Il n’y a pas encore longtemps, elle essuyait défaite sur défaite et les Forces d’intervention rapide, la milice menée par Mohamed Hamdan Daglo, étaient en position de force.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong> <strong><em></em></strong></p>



<span id="more-15991018"></span>



<p>Que la capitale revienne dans le giron de l’armée est une bonne chose cependant le spectre d’une nouvelle scission du pays pointe de nouveau. Après le sud perdu à l’époque d’Omar Hassan El-Bechir, voilà qu’aujourd’hui le Darfour, fief de Daglo, pourrait ne plus faire partie du Soudan.</p>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/980e2188-4c9a-4648-b0b6-555ac86cdada" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> (FT) a rapporté dans une enquête de William Wallis que la bataille actuelle pour la capitale soudanaise Khartoum indique que la fin de la guerre civile au Soudan pointe. La guerre est revenue là où elle a commencé en l’occurrence dans le cœur de la capitale.</p>



<p>Après des jours d’affrontements, les forces fidèles au président de facto, le général Abdelfattah Al-Burhan, ont repris vendredi le palais présidentiel à leurs anciens alliés des Forces de soutien rapide, une organisation paramilitaire. L’armée soudanaise a également repris le contrôle d’autres bâtiments officiels dont la banque centrale marquant un tournant potentiel dans la guerre.</p>



<p>La reprise du Palais présidentiel marque l’aboutissement de plusieurs mois de changements décisifs dans l’équilibre de la guerre civile en faveur de l’armée soudanaise. Si l’armée parvient à consolider son contrôle sur Khartoum, cela permettra au général Al-Burhan de nommer un gouvernement de transition et de tenter d’obtenir une plus grande reconnaissance internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le risque d’une partition de facto</h2>



<p>Cependant, le <em>FT</em> affirme que les récents développements représentent un moment très dangereux pour le Soudan et le général Al-Burhan lui-même car la victoire des Forces de soutien rapide ce week-end dans la région occidentale du Darfour met en évidence le risque d’une partition de facto. <em>«La valeur symbolique et l’élan politique que l’armée pourrait gagner en reprenant le contrôle de la capitale sont importants»</em>, a déclaré Suleiman Baldo, expert en résolution des conflits et directeur du Centre de recherche sur la transparence et les politiques au Soudan.</p>



<p>Des soldats ont été vus en train de célébrer l’événement devant des vitres brisées et des entrées de bâtiments incendiées révélant le terrible impact sur la capitale. <em>«Il n’y a plus rien vers quoi les gens puissent retourner»</em>, a ajouté Baldo.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oPkF0nEpKg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/26/donald-trump-mettra-t-il-fin-a-la-guerre-au-soudan/">Donald Trump mettra-t-il fin à la guerre au Soudan?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump mettra-t-il fin à la guerre au Soudan? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/26/donald-trump-mettra-t-il-fin-a-la-guerre-au-soudan/embed/#?secret=luqd0AdfH8#?secret=oPkF0nEpKg" data-secret="oPkF0nEpKg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La guerre a éclaté au Soudan à la mi-avril 2023 dans la capitale à la suite d’une lutte de pouvoir entre l’armée soudanaise et le commandant des Forces de soutien rapide, Mohamed Hamdan Daglo communément appelé Hemetti, accusé par les États-Unis de génocide au Darfour.</p>



<p>Avant la confrontation militaire entre les deux camps, ces derniers s’étaient unis pour renverser le gouvernement de transition formé après la chute du régime d’Omar Hassan El-Bechir en 2019. Au cours des premiers mois de la guerre, l’armée soudanaise a subi défaite sur défaite déplaçant finalement son centre de commandement à Port-Soudan sur la mer Rouge. Mais depuis septembre dernier, l’armée a repris de vastes étendues de territoire et la majeure partie de la capitale. Un vrai revirement de situation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les combats loin d’être terminés</h2>



<p>Le <em>FT </em>considère que les facteurs qui ont fait pencher la balance en faveur des forces armées soudanaises comprenaient le soutien qu’elles ont reçu des brigades islamistes, la réception par l’armée de fournitures d’armes lourdes, la défection de bataillons au sein des Forces de soutien rapide et le déclin du moral de leurs combattants.</p>



<p>Cameron Hudson, expert de la Corne de l’Afrique et chercheur principal au sein du programme Afrique du Centre d’études stratégiques et internationales de Washington, commente: <em>«Ils ont remarquablement bien réarmé leurs forces aériennes en les réapprovisionnant avec des drones turcs et des avions de chasse chinois et russes. Parallèlement, les Forces de soutien rapide ont peiné à maintenir leurs lignes d’approvisionnement en provenance des Émiratis via le Tchad et la Libye»</em>.</p>



<p>Cependant, les combats à Khartoum sont loin d’être terminés. Une attaque des Forces de soutien rapide vendredi a tué un porte-parole de l’armée et des soldats au Palais présidentiel tandis que la résistance se poursuit dans certaines parties du sud de la capitale. Les forces de soutien ont pris le contrôle d’un avant-poste dans le désert du Nord-Darfour coupant l’approvisionnement de l’armée à la ville assiégée d’El Fasher soulignant la difficulté à laquelle les dirigeants soudanais seront confrontés pour unifier le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="17GWr2gQh0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/">Le Soudan, la grande tragédie oubliée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Soudan, la grande tragédie oubliée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/embed/#?secret=qbQRSO5kq6#?secret=17GWr2gQh0" data-secret="17GWr2gQh0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><em>«Si l’armée reprend le contrôle de tout Khartoum, ce n’est pas forcément de bon augure pour l’avenir du Soudan car elle ne se soucie pas du Darfour»</em>, a déclaré Nour Babiker, un homme politique soudanais du Parti du Congrès vivant en exil. Il a exprimé des inquiétudes quant à la réticence ou l’incapacité de l’armée à poursuivre les combats dans les provinces occidentales après la prise de Khartoum. La motivation des forces armées soudanaises à négocier pourrait diminuer augmentant ainsi le risque que le pays reste divisé. L’avancée de l’armée sur Khartoum est un moment dangereux pour les civils. Plus de 12 millions des 50 millions d’habitants du Soudan ont été déplacés par la guerre et la famine se propage dans certaines régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une capitale vidée de ses habitants</h2>



<p>Les deux camps ont commis des atrocités. Ces derniers mois, les forces armées soudanaises et leurs milices alliées ont été accusées d’avoir commis des assassinats ethniques ciblés dans les zones reconquises. Les Forces de soutien rapide, issues des milices arabes Janjaweed accusées de crimes de guerre lors des précédentes guerres du Darfour, ont infligé de lourdes pertes lors de leur retrait. <em>«C’est leur habitude de se venger des habitants lorsqu’ils se retirent»</em>, a déclaré Hudson.</p>



<p>Le défi immédiat auquel est confronté le général Al-Burhan est de rétablir l’ordre et les services dans une ville vidée de ses habitants et d’assurer l’approvisionnement en nourriture, en eau et autres produits de première nécessité à mesure que les résidents déplacés commencent à revenir. L’autre dilemme réside dans la nécessité de regagner le soutien international nécessaire à la reconstruction tout en maintenant la cohésion de toutes les forces disparates sous sa bannière.</p>



<p>Les récentes victoires d’Al-Burhan n’auraient pas été possibles sans le soutien des partisans islamistes de l’ancien régime qui continuent de bénéficier du soutien de certains segments de la population. Cependant, ni les gouvernements occidentaux ni les alliés des forces armées soudanaises au Moyen-Orient, l’Égypte et l’Arabie saoudite, ne souhaitent leur retour au pouvoir. En même temps, les rejeter pourrait entraîner une réaction violente.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RTUlrmvmyK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/">La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/embed/#?secret=nxL4FFwld9#?secret=RTUlrmvmyK" data-secret="RTUlrmvmyK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Soudan, la grande tragédie oubliée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 08:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Khartoum]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Degalo]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Al-Bashir]]></category>
		<category><![CDATA[Omdurman]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre civile au Soudan a fait plus de 150 000 morts et condamne plus de 10 millions de personnes au déplacement forcé. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plus de 150 000 morts, plus de 10 millions de personnes condamnés au déplacement forcé sur une population de 49 millions, 25 millions en proie à la famine et aux violences notamment sexuelles sur les mineurs. Les Soudanais subissent l’horreur depuis 16 mois et précisément depuis le 15 avril 2023 à cause d’une guerre pour le pouvoir qui s’éternise entre deux alliés d’hier devenus des ennemis irréductibles en l’occurrence Abdel Fattah Al-Burhan qui dirige l’armée régulière, les Forces armées soudanaises (FAS), et Mohamed Hamdan Degalo qui dirige la puissante formation paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR). Une tragédie hélas oubliée et qui ne bénéficie pas de l’attention du monde.</em></strong> (Illustration : la guerre civile au Soudan condamne 10 millions de personnes au déplacement forcé). </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13982076"></span>



<p>Sur ce conflit soudanais s’est greffé un conflit régional car les puissances régionales et internationales qui soutiennent l’un des deux belligérants lorgnent les richesses de ce pays et en premier lieu l’or.</p>



<p>Le Soudan est devenu le théâtre d’une guerre par procuration pour des puissances cyniques et cupides qui n’ont que faire de la tragédie insupportable et interminable du peuple soudanais.</p>



<p><a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Financial Times</a> a publié un enquête préparée par Andres Schipani dans laquelle il affirme que la guerre civile au Soudan s’est transformée en un champ de bataille international dans lequel les pays se battent pour l’influence et l’exploitation des sources d’or du Soudan et pour sa situation stratégique. </p>



<p>Au début de l’enquête, Schipani a fait référence à un garçon de 15 ans rencontré dans la ville d’Omdurman qui frissonnait chaque fois qu’il entendait le bruit des coups de feu. Cette année, il jouait au football sur un terrain lorsqu’il a été arrêté par des miliciens affiliés aux FSR. Il a été emprisonné avec plusieurs garçons de son âge et ils ont été exploités en étant initialement utilisés pour servir les combattants FSR comme laver et repasser leurs vêtements et cirant leurs chaussures et après ils ont été violés. Ensuite, ils ont été forcés de se battre contre l’armée soudanaise, ont reçu des stimulants et ont été placés dans une voiture pour les emmener sur le champ de bataille du sud de Khartoum où ils ont pu échapper à une attaque surprise d’un drone et l’armée soudanaise les a arrêtés.</p>



<p>Le garçon, qui se trouve maintenant dans une maison sûre dans la ville d’Omdurman, a déclaré: <em>«J’aurais aimé que cette guerre n’éclate pas»</em>. D’autant qu’elle s’est transformée, depuis le 15 avril 2023, en une guerre féroce dans laquelle deux généraux en désaccord sur le pouvoir mènent des combats fratricides&nbsp;: Al-Burhan et Dagalo, dit Hemedti, dont les forces sont accusées d’opérations de nettoyage ethnique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crimes de guerre</h2>



<p>Les deux hommes s’étaient associés pour renverser Omar Al-Bashir en 2019. Mais ils se disputent désormais le butin, alors que les responsables américains estiment que la guerre a jusqu’à présent tué plus de 150 000 personnes. Tous deux sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre alors que les Nations Unies ont prévenu que le Soudan était confronté à une crise sans précédent avec plus de 10 millions de personnes déplacées soit un cinquième de la population du pays.</p>



<p>La moitié des 49 millions d’habitants souffre de faim et d’insécurité alimentaire, les pires conditions que le pays ait connues depuis longtemps. Il s’agit peut-être de la guerre la plus dévastatrice au monde et il n’y a aucun signe d’issue décisive ou de vainqueur clair, encore moins de règlement pacifique. Outre les combattants des pays voisins, cette guerre a attiré une série d’acteurs mondiaux et régionaux, chacun rivalisant d’influence et de pouvoir dans un pays qui est l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QVgJtcuyGw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/">La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/embed/#?secret=gtHJAx4enc#?secret=QVgJtcuyGw" data-secret="QVgJtcuyGw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«La guerre dure depuis 16 mois et nous n’en voyons pas la fin»</em>, déclare Clementine Nkweta Salami, la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour le Soudan. <em>«Ce que nous voyons, ce sont des combats, la faim et la maladie»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p>Comme c’est le cas dans les guerres en Afrique y compris celle dans l’est de la République démocratique du Congo, les événements au Soudan ont continué à se dérouler sous le radar de l’attention internationale. Les conflits en Ukraine et à Gaza, &nbsp;qui sont des conflits stratégiques aux implications géopolitiques évidentes, ont suscité des sentiments de solidarité et des protestations massives et il y a eu peu d’inquiétudes et de tensions à propos du Soudan.</p>



<p>Tout cela malgré le fait que les enjeux sont importants au Soudan notamment en raison de sa situation au bord de la mer Rouge, à proximité du canal de Suez, le corridor commercial mondial.</p>



<p>La Russie et les pays du Moyen-Orient sont accusés d’injecter de l’argent et des armes dans cette guerre. Ahmed Othman Hamza, gouverneur de l’État de Khartoum, déclare:&nbsp;<em>«Le 15 avril 2023 a tout changé au Soudan et cette guerre est contre le peuple»</em>. Les forces de Hemedti contrôlent désormais certaines zones de son principal fief au Darfour (à l’ouest et au sud-ouest du pays). Il a pris le contrôle de la plupart des zones autour de Khartoum l’année dernière. La capitale est assiégée tandis qu’Al-Burhan et ses forces se replient vers Port-Soudan situé à 670 kilomètres au nord-est de Khartoum. 14 des 18 États du Soudan sont désormais en pleine guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Russes, Ukrainiens et Emiratis de la partie</h2>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>FT</em> </a>estime que le contexte géopolitique de cette guerre est complexe. Tandis que des pilotes ukrainiens à la retraite sirotent du jus de mangue et mangent du homard à Port-Soudan aux côtés des dirigeants des forces armées soudanaises, des tireurs d’élite russes entraînent également l’armée de Burhan, selon des officiers des renseignements soudanais.</p>



<p>Pendant ce temps, des généraux soudanais affirment que les FSR ont recruté des mercenaires en provenance de République centrafricaine, du Tchad et du Soudan du Sud. Des rapports récents publiés par Amnesty International et Human Rights Watch indiquent que le nombre d’armes fabriquées par plusieurs pays tels que la Chine, l’Iran, la Turquie, la Russie et les Émirats arabes unis augmente au milieu d’appels croissants en faveur d’un élargissement de l’embargo sur les armes.</p>



<p>Les responsables de Port-Soudan confirment que le financement de la machine militaire des forces armées soudanaises provient en partie des exportations d’or en plus de ce qui reste des énormes sociétés commerciales affiliées à l’armée.</p>



<p>Tout cela est soutenu par les approvisionnements en pétrole russes puisque Moscou a envoyé huit cargaisons de produits pétroliers, pour la plupart du diesel, depuis le début de la guerre. Les experts de l’Onu estiment que les RSF est soutenue par les activités de Hemedti dans le commerce de l’or et par les Émirats arabes unis.</p>



<p>Un comité de l’Onu a présenté ce qu’il a qualifié de preuves <em>«crédibles»</em> selon lesquelles Abou Dhabi fournissait des armes au Soudan. Ce sont des allégations que les Émirats rejettent fermement affirmant qu’ils ont à une position neutre sur la guerre et que ce qui est dit sur leur soutien aux FSR est sans fondement et vise à détourner l’attention des questions fondamentales.</p>



<p>Les observateurs internationaux estiment que le soutien des Émirats à Hemedti est motivé par des soupçons à l’égard d’Al-Burhan selon lesquels il serait proche des islamistes, lesquels étaient dominants durant l’ère Al-Bashir. <em>«Les Émirats arabes unis considèrent les Frères musulmans comme un acteur important au Soudan et c’est ce qui les motive»</em>, explique un haut diplomate étranger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L0mVcSyDYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/">Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/embed/#?secret=pptdegTDif#?secret=L0mVcSyDYI" data-secret="L0mVcSyDYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La guerre a mis en danger les ressources du Soudan, fait dérailler le programme de réformes soutenu par le FMI et affaibli la capacité de Khartoum à rembourser ses créanciers y compris la Chine à un moment où le pays négociait un allègement de sa dette.</p>



<p>L’économie soudanaise a connu un déclin de 40 % l’an passé selon les estimations de Jibril Ibrahim, ministre des Finances des institutions contrôlées par Al-Burhan. Le Soudan est non seulement le plus grand producteur d’or d’Afrique mais il possède également des ressources qui ne sont pas disponibles dans d’autres pays notamment des zones de terres arables le long du Nil. Plus important encore, sa côte s’étend sur 750 kilomètres le long de la mer Rouge jusqu’au canal de Suez où des pays comme l’Iran, la Russie et les Émirats rivalisent pour prendre pied.</p>



<p>Après le renversement d’Al-Bashir qui continuait d’osciller entre l’Iran et l’Arabie saoudite, Al-Burhan a renforcé ses relations avec les Émirats, l’Arabie saoudite et l’Égypte et est même parvenu à un rapprochement avec Israël. Lorsque le dernier conflit a éclaté, Al-Burhan a commencé à chercher des alliés et les généraux ont rétabli les relations avec Téhéran qui a mis des drones à la disposition de l’armée soudanaise. Un diplomate occidental commente: <em>«Il s’agit désormais d’une guerre au Moyen-Orient qui se déroule en Afrique.»</em></p>



<p>Alors que les mercenaires russes du groupe Wagner fournissaient auparavant soutien et formation aux forces FSR de Hemedti, les Russes sont actuellement favorables à Burhan.</p>



<p>Les chefs militaires soudanais et les responsables russes parlent de relancer les projets visant à permettre l’établissement d’une base navale russe sur la mer Rouge. Suleiman Baldo du Centre soudanais pour la transparence et le suivi politique déclare: <em>«Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie veulent prendre pied au Soudan et&nbsp; la Russie veut l’or soudanais»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accusations contre les deux camps</h2>



<p>L’envoyé américain pour le&nbsp; Soudan Tom Perello a appelé les pays et les forces jouant un rôle négatif en versant de l’huile sur le conflit soudanais à cesser d’alimenter la guerre et d’armer les belligérants. La guerre a déclenché des massacres qui ont conduit les organisations pénales internationales à ouvrir des enquêtes à leur sujet. Les combattants des FSR sont accusés d’avoir commis des massacres dans la guerre actuelle tout comme les Janjawids ont commis avant eux des massacres au Darfour au début de ce siècle.</p>



<p>Le<a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>FT </em></a>a rapporté qu’une jeune fille de 16 ans avait été kidnappée au début de l’année à Omdurman. Elle a déclaré que les combattants de FSR l’avaient ligotée, battue et violée à plusieurs reprises. Le bruit de la torture a été enregistré pour son frère qui a été arrêté pour collaboration avec l’armée et elle ne l’a jamais revu. Cependant, les deux camps sont accusés de violations selon le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.</p>



<p>En dépit des accusations principalement portées contre les FSR, l’armée soudanaise est accusée d’attaques contre des civils, des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures. Le procureur général associé au gouvernement militaire, Al-Fatih Muhammad Issa Tayfour, a confirmé que les FSR sont responsables de la majorité des massacres. Un homme d’affaires soudanais a déclaré à leur propos: <em>«Ce qui se passe au Soudan ne s’est pas produit depuis le Moyen Âge et il y a eu plusieurs guerres et guerres civiles dans le monde mais personne n’a fait ce que ces hommes ont fait de manière réfléchie.»</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du camp de Choucha à la Marsa : cri de détresse des réfugiés après la mort d’Ahmed Isaac Ibrahim</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/du-camp-de-choucha-a-la-marsa-cri-de-detresse-des-refugies-apres-la-mort-dahmed-isaac-ibrahim/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/du-camp-de-choucha-a-la-marsa-cri-de-detresse-des-refugies-apres-la-mort-dahmed-isaac-ibrahim/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2020 08:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Isaac Ibrahim]]></category>
		<category><![CDATA[ASL]]></category>
		<category><![CDATA[Camp de réfugiés de Choucha]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[La Marsa]]></category>
		<category><![CDATA[UNHCR]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=286683</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmed Isaac Ibrahim, 58 ans, est décédé à l’hôpital Mongi Slim de la Marsa. Il faisait partie du groupe de réfugiés ayant fui la Libye en 2011 qui ont été déboutés par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR), lors des procédures de reconnaissance de leur statut. Cette information de l&#8217;Alliance pour la sécurité...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/du-camp-de-choucha-a-la-marsa-cri-de-detresse-des-refugies-apres-la-mort-dahmed-isaac-ibrahim/">Du camp de Choucha à la Marsa : cri de détresse des réfugiés après la mort d’Ahmed Isaac Ibrahim</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/camp-de-refugies-Marsa-1.jpg" alt="" class="wp-image-286716"/><figcaption><em>Le camp de Choucha démantelé en 2017.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Ahmed Isaac Ibrahim, 58 ans, est décédé à l’hôpital Mongi Slim de la Marsa. Il faisait partie du groupe de réfugiés ayant fui la Libye en 2011 qui ont été déboutés par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR), lors des procédures de reconnaissance de leur statut.</em></strong></p>



<span id="more-286683"></span>



<p>Cette information de l&rsquo;Alliance pour la sécurité et les libertés (ASL) que la rédaction a reçue hier, lundi 9 mars 2020, passe en revue le triste parcours d&rsquo;Ahmed Isaac Ibrahim du camp de Choucha, à Médenine, à la Marsa, au nord de Tunis, qui l&rsquo;a mené à la mort&#8230; </p>



<p>«<em>Après l’évacuation forcée et la destruction du camp de Choucha en juin 2017, Ahmed et 30 autres réfugiés ont été logés à la Maison des Jeunes de la Marsa, avec la promesse d&rsquo;une solution d’hébergement provisoire. </em> </p>



<p><em>Ignorés par les autorités tunisiennes et les organisations internationales, ces réfugiés vivent toujours dans cette maison de jeunes, dans des conditions dégradantes, qui ont mené au décès d’Ahmed : son état de santé s’était détérioré ces derniers mois du fait de la malnutrition et de la privation de soins médicaux réguliers. Il s’était aggravé au cours des 4 derniers jours. Ahmed s’était rendu une première fois à l’hôpital le mercredi 4 mars où son cas a visiblement été négligé, puisqu&rsquo;il a été renvoyé à la Maison des Jeunes le même jour. Ses camarades réfugiés ont alors tenté de faire appel à des médecins et à des associations humanitaires (Médecins du Monde) pour qu’ils viennent l’examiner sur les lieux.</em></p>



<p><em>Tous ont refusé de faire le déplacement. Certains sont allés jusqu’à motiver leur refus par la peur – infondée – d’une éventuelle contamination au<br>coronavirus. Jeudi matin, vers 9h45, Ahmed a fait une crise cardiaque et ses amis l’ont de nouveau emmené à l&rsquo;hôpital Mongi Slim où les médecins ont découvert que le taux de glycémie dans son sang était de 6 grammes/litre. </em> <em>«C’est un problème de diabète qui a dû passer inaperçu</em>»<em>, a déclaré le médecin qui l’a réanimé. Il est tombé dans le coma et est décédé le vendredi 6 mars à l’aube.</em></p>



<p><em>Ahmed Isaac Ibrahim avait fui le Darfour il y a 16 ans, et, bien que remplissant les critères d’obtention du statut de réfugié, l’UNHCR le lui a refusé lors de procédures bâclées sur le camp de Choucha. Joints au téléphone vendredi matin, ses amis et camarades dénoncent les violations de droits de l’UNHCR à leur égard : «Ce sont eux les responsables, ils l&rsquo;ont assassiné. C&rsquo;est à eux de prendre en charge ses funérailles dans des conditions dignes</em>»,<em> disent-ils. «D’ici un mois, une autre personne va mourir car nous sommes tous malades là-bas. Personne ne bouge, tout le monde est là et tout le monde regarde, même vous. C’est déplorable. Il est temps que l’UNHCR, qui nous a envoyé en Tunisie, résolve notre situation</em>».</p>



<p>Ahmed Isaac Ibrahim a été enterré ce lundi 9 mars au cimetière de Gammarth&#8230;</p>



<p>Notons que l&rsquo;Alliance pour la Sécurité et les Libertés regroupe plusieurs organisations de la société civile telles que, Al Bawsala, Avocats sans Frontières, Jamaity, Forum tunisien des droits économiques et sociaux (Ftdes), Ligue Tunisienne des Droits de l&rsquo;Homme (LTDH), Mobdiun, Organisation mondiale contre la torture, Psychologues du Monde-Tunisie,  Solidar Tunisie.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/10/du-camp-de-choucha-a-la-marsa-cri-de-detresse-des-refugies-apres-la-mort-dahmed-isaac-ibrahim/">Du camp de Choucha à la Marsa : cri de détresse des réfugiés après la mort d’Ahmed Isaac Ibrahim</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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