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	<title>Archives des déficit commercial - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des déficit commercial - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Le déficit commercial poursuit son glissement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/tunisie-le-deficit-commercial-poursuit-son-glissement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 05:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 1er trimestre 2026, le déficit commercial de la Tunisie a atteint 5 232,7 millions de dinars (environ 1,67 milliard de dollars). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/tunisie-le-deficit-commercial-poursuit-son-glissement/">Tunisie | Le déficit commercial poursuit son glissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au premier trimestre 2026, le déficit commercial de la Tunisie a atteint 5&nbsp;232,7 millions de dinars (environ 1,67 milliard de dollars), contre 5&nbsp;049,5 millions de dinars un an auparavant, porté par la hausse des exportations (+6,1 %) et des importations (+5,5 %). Le taux de couverture s’est légèrement amélioré, passant de 75,2 % à 75,7 %.</em></strong></p>



<span id="more-18645664"></span>



<p>Au 31 mars 2026, les exportations tunisiennes ont atteint 16&nbsp;266,8 millions de dinars (environ 5,2 milliards de dollars), contre 15&nbsp;325,1 millions de dinars un an plus tôt.</p>



<p>Les importations se sont élevées à 21&nbsp;499,5 millions de dinars (environ 6,9 milliards de dollars), contre 20&nbsp;374,6 millions de dinars en 2025.</p>



<p>Les exportations ont progressé dans les secteurs de la mécanique et de l’électronique (+10,6 %) et de l’agroalimentaire (+16,1 %), soutenues par la hausse des ventes d’huile d’olive, passées de 1&nbsp;442,3 MD (environ 462 millions de dollars) à 1&nbsp;991,6 MD (environ 637 millions de dollars).</p>



<p>Le secteur de l’énergie a également enregistré une croissance (+6,2 %), grâce à l’augmentation des exportations de produits raffinés, qui sont passées de 78,2 MD (environ 25 millions de dollars) à 247,5 MD (environ 79 millions de dollars).</p>



<p>En revanche, les exportations minières et de phosphates (-20,3 %) ainsi que celles du textile (-5 %) ont reculé.</p>



<p>Du côté des importations, toutes les catégories ont progressé&nbsp;: produits alimentaires (+13,9 %), biens d’équipement (+5,3 %), énergie (+4,2 %), biens de consommation (+4,9 %) et matières premières (+4,5 %).</p>



<p>Partenaires commerciaux&nbsp;:</p>



<p>Les exportations vers l’Union européenne (71,5&nbsp;% du total) ont atteint 11&nbsp;628,1&nbsp;MD (environ 3,72&nbsp;milliards de dollars), en hausse par rapport à 2025. Les ventes ont progressé vers la France (+10,6&nbsp;%), l’Italie (+4&nbsp;%) et l’Allemagne (+3,3&nbsp;%), mais ont reculé vers les Pays-Bas (-15,9&nbsp;%) et la Grèce (-29,8&nbsp;%).</p>



<p>Dans le monde arabe, les exportations ont fortement augmenté vers l’Égypte (+52,9&nbsp;%) et l’Arabie saoudite (+80,6&nbsp;%), mais ont chuté vers le Maroc (-39,5&nbsp;%), l’Algérie et la Libye (-22,2&nbsp;%).</p>



<p>Les importations en provenance de l’UE (45,2&nbsp;% du total) ont atteint 9&nbsp;722,5&nbsp;MD (environ 3,11&nbsp;milliards de dollars), en hausse avec la France (+21,9&nbsp;%) et l’Italie (+13,8&nbsp;%), mais en baisse avec l’Espagne (-4,1&nbsp;%) et la Grèce (-21,2&nbsp;%).</p>



<p>Hors UE, les achats en provenance de Turquie (+6,3 %) et d’Inde (+39,5 %) ont progressé, tandis qu’ils ont reculé avec la Russie (-61,6 %) et la Chine (-7,3 %).</p>



<p>Le déficit global s’explique principalement par les importations d’énergie (2&nbsp;990,4 MD, soit environ 957 millions de dollars), de matières premières (1&nbsp;601,4 MD, soit environ 512 millions de dollars), de biens d’équipement (977 MD, soit environ 313 millions de dollars) et de biens de consommation (462,2 MD, soit environ 148 millions de dollars).</p>



<p>À l’inverse, le secteur alimentaire affiche un excédent de 798,3 MD (environ 256 millions de dollars).</p>



<p>Hors énergie, le déficit commercial s’établit à 2&nbsp;242,3 MD (environ 718 millions de dollars), tandis que le déficit énergétique atteint 2&nbsp;990,4 MD (environ 957 millions de dollars).</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le patronat réagit aux restrictions aux importations  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-le-patronat-reagit-aux-restrictions-aux-importations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 12:42:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ls restrictions imposées récemment aux importateurs suscitent de sérieuses inquiétudes chez les chefs d'entreprise tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/tunisie-le-patronat-reagit-aux-restrictions-aux-importations/">Tunisie | Le patronat réagit aux restrictions aux importations  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Comme on pouvait s’y attendre, la circulaire n° 4 de l’année 2026 émise par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le 26 mars 2026, et qui impose aux importateurs de produits classés comme «non prioritaires» de financer à 100 % leurs achats à l’étranger, sans recours à des crédits bancaires, ni à des avances, ni à des garanties, n’a pas manqué de susciter des inquiétudes chez les opérateurs économiques. Ces inquiétudes sont exprimées dans le communiqué ci-dessous, publié ce mercredi 8 avril 2026, par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) qui préconise une approche concertée, équilibrée et progressive.</em></strong></p>



<span id="more-18600099"></span>



<p>Compte tenu des effets attendus de cette circulaire sur plusieurs secteurs et activités, ainsi que sur la situation économique et sociale en général, l’Utica, à la lumière des réunions et consultations menées avec les structures sectorielles concernées et relevant de son organisation, tient à souligner les éléments suivants :</p>



<p>· La Tunisie continue à faire face au défi du déséquilibre de ses équilibres extérieurs, notamment l’aggravation notable du déficit commercial au cours des dernières années, en particulier sous l’effet du secteur de l’énergie qui, à lui seul, représente plus de la moitié du déficit global.</p>



<p>·&nbsp;La situation préoccupante du marché du travail et la hausse des taux de chômage, notamment parmi les diplômés de l’enseignement supérieur.</p>



<p>·&nbsp;L’extension du secteur informel, qui fragilise les équilibres des finances publiques, perturbe les conditions d’une concurrence loyale et limite la capacité de régulation de l’État.</p>



<p>Tout en reconnaissant la nécessité de rationaliser les importations afin de préserver les réserves en devises et de contenir les déséquilibres macroéconomiques, l’Utica exprime son inquiétude quant aux effets négatifs attendus de cette circulaire sur le tissu économique national, en particulier sur les petites et moyennes entreprises.</p>



<p>Elle souligne que toute mesure restrictive doit impérativement prendre en compte la réalité du fonctionnement des entreprises et met en garde contre les conséquences directes et immédiates d’une application rigide et non ciblée, susceptible d’engendrer des effets inverses, notamment&nbsp;:</p>



<p>&#8211; une perturbation des mécanismes de financement dans plusieurs secteurs d’activité ;</p>



<p>&#8211; une expansion du marché parallèle, les contraintes accrues dans le circuit formel rendant les circuits informels plus attractifs ;</p>



<p>&#8211; des dysfonctionnements dans les chaînes d’approvisionnement ;</p>



<p>&#8211; une augmentation des coûts de production ;</p>



<p>&#8211; une pression inflationniste supplémentaire sur les prix à la consommation.</p>



<p>Ces effets pourraient, à leur tour, entraîner :</p>



<p>&#8211; une baisse des recettes fiscales et douanières de l’État ;</p>



<p>&#8211; un ralentissement de l’investissement ;</p>



<p>&#8211; une perte de compétitivité des entreprises ;</p>



<p>&#8211; une accentuation des tensions sociales, notamment sur le marché de l’emploi.</p>



<p>Face à ces enjeux, l’Utica préconise l’adoption d’une approche équilibrée, progressive et concertée et considère qu’une révision urgente des modalités d’application de cette circulaire s’impose.</p>



<p>À court terme, il est recommandé de :</p>



<p>&#8211; réviser la liste des produits soumis à restrictions de manière ciblée ;</p>



<p>&#8211; simplifier les procédures administratives et renforcer la transparence ;</p>



<p>&#8211; accélérer les remboursements et les procédures liées à l’AIR ainsi que les trop perçus fiscaux de la TVA et autres.</p>



<p>&#8211; instaurer des délais standardisés et contraignants pour les opérations bancaires (domiciliation, crédits documentaires, etc.) ;</p>



<p>&#8211; faciliter les procédures d’exportation et accompagner les entreprises à fort potentiel exportateur.</p>



<p>À moyen et long terme, les priorités devraient porter sur :</p>



<p>&#8211; le renforcement de la production nationale ;</p>



<p>&#8211; la réévaluation de certains accords commerciaux dont les effets réels sur notre tissu productif restent déséquilibrés;</p>



<p>&#8211; la mise en œuvre d’une stratégie de substitution intelligente aux importations;</p>



<p>&#8211; le renforcement du contrôle des circuits parallèles contournant la réglementation des changes ;</p>



<p>&#8211; le développement des capacités exportatrices ;</p>



<p>&#8211; l’accélération du financement des projets d’énergies renouvelables, devenue une priorité stratégique.</p>



<p>Dans cette perspective, plusieurs actions concrètes peuvent être engagées :</p>



<p>&#8211; mettre en place des incitations fiscales en faveur de la production locale ;</p>



<p>&#8211; améliorer l’accès au financement pour les entreprises productives ;</p>



<p>&#8211; accélérer la digitalisation des procédures du commerce extérieur ;</p>



<p>&#8211; intensifier la lutte contre le commerce informel ;</p>



<p>&#8211; développer les infrastructures logistiques et soutenir les secteurs à fort potentiel d’exportation.</p>



<p>Enfin, l’Utica réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les autorités publiques et propose l’instauration d’un cadre permanent de concertation avec la BCT et les ministères concernés.</p>



<p>Un dialogue structuré et continu permettra de mieux coordonner les politiques économiques et de garantir l’efficacité des mesures mises en œuvre, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Les restrictions aux importations font débat   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/tunisie-les-restrictions-aux-importations-font-debat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:08:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Fathallah]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les importations des produits «non prioritaires» doivent désormais être intégralement couvertes par les importateurs sur leurs propres fonds.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/tunisie-les-restrictions-aux-importations-font-debat/">Tunisie | Les restrictions aux importations font débat   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) imposant aux importateurs de produits qualifiés de «non prioritaires» de mobiliser leurs fonds propres pour financer leurs importations, en vue de préserver les réserves en devises du pays, lesquelles risquent d’être rognées par la forte hausse des cours d’énergie suite à la guerre contre l’Iran, suscite une certaine perplexité en raison notamment de la définition même de ce qui est prioritaire et de ce qui ne l’est pas. </em></strong><em></em></p>



<span id="more-18530773"></span>



<p>Les opérations d’importation des produits classés comme<em> «non prioritaires»</em> doivent désormais être intégralement couvertes par les importateurs sur leurs propres fonds.</p>



<p>Commentant cette décision, l’expert-comptable et professeur d’université Hatem Fathallah a déclaré que <em>«l’imposition de l’autofinancement des importations non prioritaires n’est pas une simple mesure technique, mais bien une intervention significative sur le marché des importations»</em>, ajoutant que cette décision a des conséquences à la fois positives et négatives.</p>



<p>Dans une interview accordée à l&rsquo;émission <em>‘‘60 Minutes’’</em> sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF/%D8%AE%D8%A8%D9%8A%D8%B1-%3A-%D9%82%D8%B1%D8%A7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%86%D9%83-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B1%D9%83%D8%B2%D9%8A-%D8%A8%D8%AA%D9%85%D9%88%D9%8A%D9%84-%D8%B0%D8%A7%D8%AA%D9%8A-%D9%84%D9%84%D9%88%D8%A7%D8%B1%D8%AF%D8%A7%D8%AA-%D8%BA%D9%8A%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B3%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D8%AA%D8%AF%D8%AE%D9%84-%D9%82%D9%88%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D8%B3%D9%88%D9%82-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D9%8A%D8%B1%D8%A7%D8%AF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, M. Fathallah a expliqué que l’objectif annoncé de cette décision est de préserver les réserves de change et de réduire au maximum le déficit commercial, qui, rappelons-le, n’a cessé de se creuser au cours des douze dernières années, dépassant 21 milliards de dinars en 2025, contre <em>«seulement»</em> 13 milliards de dinars en 2014, année du déclenchement de la révolution.</p>



<p>M. Fathallah a toutefois noté que la définition des biens essentiels et non essentiels fait encore l’objet de discussions, soulignant que la liste de ces produits publiée par le BCT inclut des articles tels que les voitures particulières et les moyens de transport, ainsi que les appareils électroménagers comme les réfrigérateurs, les lave-linges, les climatiseurs et les fours à micro-ondes, qui sont considérés comme essentiels par beaucoup.</p>



<p>Les biens véritablement essentiels comprennent le blé, dont la Tunisie importe l’essentiel de ses besoins, les médicaments, et les matières premières nécessaires à la production industrielle, en plus des énergies de base, dont les pénuries pourraient engendrer de graves problèmes dans le pays.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/tunisie-les-restrictions-aux-importations-font-debat/">Tunisie | Les restrictions aux importations font débat   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le déficit commercial se rétracte mais reste élevé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-le-deficit-commercial-se-retracte-mais-reste-eleve/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 08:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[phosphates]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des deux premiers mois de 2026, le déficit commercial de la Tunisie s’est réduit, mais il este très élevé.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-le-deficit-commercial-se-retracte-mais-reste-eleve/">Tunisie | Le déficit commercial se rétracte mais reste élevé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cours des deux premiers mois de 2026, le déficit commercial de la Tunisie s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025, apprend-on dans une analyse publiée le 12 mars 2026 par l’Institut national de la statistique (INS). Ce déficit reste cependant très élevé eu égard les difficultés financières du pays et l’ampleur de son endettement extérieur dépassant 80% du PIB. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18485750"></span>



<p>Au cours des deux premiers mois de 2026, le commerce extérieur tunisien a enregistré des exportations de 10,80 milliards de dinars (environ 3,2 milliards d’euros) et des importations de 13,59 milliards de dinars (environ 4 milliards d’euros). Sur la période janvier-février 2026, les exportations ont progressé de 6,2 % par rapport à la même période en 2025, où elles s’élevaient à 10,169,2 milliards de dinars (environ 3 milliards d’euros).</p>



<p>Les importations, quant à elles, ont légèrement diminué de 0,7 %, passant de 13,69 milliards de dinars (environ 4,1 milliards d’euros) à 13,59 milliards de dinars.</p>



<p>Sous l’effet de cette tendance, le déficit commercial s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025.</p>



<p>Le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 79,5&nbsp;%, contre 74,3&nbsp;% l’année précédente.</p>



<p>Du point de vue sectoriel, les exportations ont progressé dans les industries mécaniques et électriques (+14,8&nbsp;%) et dans le secteur agroalimentaire (+6,1&nbsp;%), soutenues principalement par la hausse des ventes d’huile d’olive, qui ont atteint 1,25 milliard de dinars (environ 374 millions d’euros), contre 1,007 milliard de dinars (environ 301 millions d’euros) l’année précédente.</p>



<p>Les exportations des secteurs des mines, des phosphates et de leurs dérivés (-24,6 %), du textile, de l’habillement et du cuir (-1,8 %) et de l’énergie (-0,5 %) ont toutefois reculé, en partie à cause de la baisse des ventes de pétrole brut, qui sont passées de 372,3 millions de dinars (environ 111 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025 à 239,8 millions de dinars (environ 72 millions d’euros).</p>



<p>Du côté des importations, les achats de biens d’équipement (+1,4 %) et de produits énergétiques (+1,7 %) ont progressé. Les importations de biens de consommation (+2,3 %) et de produits alimentaires (+2,6 %) ont également augmenté, tandis que celles de matières premières et de produits semi-finis ont diminué (-6 %).</p>



<p>En termes de répartition géographique, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (UE), qui représentaient 72,1 % du total, ont atteint 7,793 milliards de dinars (environ 2,3 milliards d’euros), contre 7,091,9 milliards de dinars (environ 2,1 milliards d’euros) à la même période en 2025. La hausse a été particulièrement marquée en France (+15,7 %) et en Allemagne (+9,9 %), tandis que des baisses ont été enregistrées en Italie (-1,6 %) et aux Pays-Bas (-25,3 %).</p>



<p>Concernant les pays arabes, les exportations ont fortement progressé vers l’Égypte (+76,4 %) et l’Arabie saoudite (+68,9 %), tandis qu’elles ont reculé vers le Maroc (-45,3 %), l’Algérie (-18,6 %) et la Libye (-29,2 %).</p>



<p>Du côté des importations, celles en provenance de l’UE – représentant 45,6 % du total – ont atteint 6,189 milliards de dinars (environ 1,85 milliard d’euros), contre 5,77 milliards de dinars (environ 1,72 milliard d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025. Les achats ont notamment progressé en provenance de France (+26,3 %) et d’Italie (+12,3 %), tandis qu’ils ont reculé en provenance d’Espagne (-5,0 %) et de Grèce (-28,2 %).</p>



<p>Hors UE, les importations ont augmenté en provenance de Turquie (+3,8 %) et d’Inde (+48,9 %), tandis qu’elles ont diminué en provenance de Russie (-59,7 %) et de Chine (-18,1 %).</p>



<p>Par groupe de produits, le déficit commercial global – 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros) – s’explique principalement par le solde négatif des produits énergétiques (-1,886 milliards de dinars, environ 563 millions d’euros), des matières premières et produits semi-finis (-790,7 millions de dinars, environ 236 millions d’euros), des biens d’équipement (-488,4 millions de dinars, environ 146 millions d’euros) et des biens de consommation (-108,8 millions de dinars, environ 32 millions d’euros).</p>



<p>Le secteur alimentaire, quant à lui, a enregistré un excédent de 489,7 millions de dinars (environ 146 millions d’euros).</p>



<p>Finalement, le déficit commercial hors énergie s’est réduit à 898,3 millions de dinars (environ 268 millions d’euros), tandis que le déficit de la balance énergétique a atteint 1,886 milliards de dinars (environ 563 millions d’euros), contre 1,845 milliards de dinars (environ 551 millions d’euros) enregistrés à la même période en 2025.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-le-deficit-commercial-se-retracte-mais-reste-eleve/">Tunisie | Le déficit commercial se rétracte mais reste élevé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Légère reprise des exportations en janvier 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/14/tunisie-legere-reprise-des-exportations-en-janvier-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 09:41:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déficit commercial de la Tunisie s’est allégé, à fin janvier 2026, avec une hausse des exports de 5,4 % et une baisse des imports de 3%. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/14/tunisie-legere-reprise-des-exportations-en-janvier-2026/">Tunisie | Légère reprise des exportations en janvier 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le déficit commercial s’est allégé, à fin janvier 2026, pour s’établir à un niveau de (-1287,6MD), contre (-1764,6 MD) durant la même période de l’année 2025, d’après la note sur le Commerce extérieur aux prix courants pour janvier 2026 publié, jeudi 12 février 2026, par l’Institut National de la Statistique (INS).</em></strong></p>



<span id="more-18359317"></span>



<p>Ce déficit provient du groupe des produits énergétiques de (-927,4 MD), des matières premières et demi-produits de (-433,1 MD), des biens d’équipement de (-324,7 MD) et des biens de consommations (-27,4 MD).</p>



<p>En revanche, le groupe alimentation a enregistré un excédent de (+424,9 MD).</p>



<p>D’autre part, il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à (-360,3 MD), tandis que le déficit de la balance énergétique s’est établi à (-927,4 MD) contre (-1078,4 MD), durant le mois de janvier 2025.</p>



<p>Le taux de couverture a atteint un niveau de (80,4%) contre (74%) en janvier 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse des exportations de 5,4% </h2>



<p>Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant le mois de janvier 2026, montrent que les exportations ont atteint le niveau de 5298,7 MD contre 5025,7 MD, durant le mois de janvier 2025, enregistrant, ainsi, une hausse de 5,4%.</p>



<p>Selon les secteurs, les exportations ont enregistré une hausse remarquable dans le secteur de l’énergie de (+140%) sous l’effet de l’augmentation des ventes des produits raffinés (100,3 MD contre 28,5 MD). De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de (+6,4%) et le secteur des industries agro-alimentaires de (+1%) à la suite de l’augmentation des ventes en huiles d’olives (610,5 MD contre 518,4 MD).</p>



<p>Par ailleurs, les exportations ont enregistré une baisse dans le secteur mines, phosphates et dérivés de (-23,6%) et le secteur textile, habillement et cuirs de (-2,1%).</p>



<p>Pour les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne, durant le mois de janvier 2026, (71,6% du total des exportations), elles ont atteint la valeur de 3791,4 MD contre 3413,8 MD, durant le mois de janvier 2025. Les exportations sont en hausse avec la France (+16,5%) et l’Italie (+3,3%). En revanche, elles ont baissé avec certains partenaires européens, dont l’Allemagne (-0,3%) et les Pays Bas (-21%). Vers les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Égypte (+41,8%) et les Emirats Arabes Unis (+24,8). En revanche, elles ont baissé avec le Maroc (-67,3%), avec l’Algérie (-10,8%) et avec la Libye (-24,8%).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diminution des importations de 3% </h2>



<p>Quant aux importations, elles ont atteint le niveau de 6586,4 MD contre 6790,3 MD en janvier 2025, enregistrant, ainsi, une diminution de 3%.</p>



<p>Selon le groupement des produits, les importations ont enregistrée une augmentation au niveau des importations des biens d’équipement de (+6,9%) et les produits énergétiques de (+3,9%).</p>



<p>De même, les importations des biens de consommation sont en hausse de (+1,1%).</p>



<p>En revanche les importations des produits des matières premières et demi-produits sont en baisse de (-5,5%) et les produits alimentaires de (-32,5%).</p>



<p>En ce qui concerne les importations avec l’Union européenne (45,8% du total des importations), elles ont atteint 3017,9 MD contre 2830,3 MD durant le mois de janvier 2025.</p>



<p>Les importations ont augmenté avec la France (+50,6%) et avec l’Allemagne (+10,3%).</p>



<p>En revanche elles ont baissé avec l’Espagne (-6,7%) et avec les Pays Bas (-25,7%). Hors union européenne, les importations ont augmenté avec la Turquie (+4,7%) et l’Inde (+21,2%). En revanche elles ont enregistré une diminution avec la Russie (-70,2%) et la Chine (-7,5%).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/14/tunisie-legere-reprise-des-exportations-en-janvier-2026/">Tunisie | Légère reprise des exportations en janvier 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Samir Abdelhafidh &#124; La Tunisie engagée à améliorer le climat des affaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/samir-abdelhafidh-la-tunisie-engagee-a-ameliorer-le-climat-des-affaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 07:20:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[économie verte]]></category>
		<category><![CDATA[efficacité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[réserves de change]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abdelhafidh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Engagement de la Tunisie à poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires et à supprimer les obstacles à l'investissement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/samir-abdelhafidh-la-tunisie-engagee-a-ameliorer-le-climat-des-affaires/">Samir Abdelhafidh | La Tunisie engagée à améliorer le climat des affaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires et à supprimer les obstacles pour les investisseurs, qu’ils soient locaux ou étrangers, considérant que l’entreprise économique est un levier de richesse nationale et un moteur de croissance.</em></strong></p>



<span id="more-18082753"></span>



<p>Abdelhafidh a ajouté, jeudi 11 décembre 2025, lors de l’ouverture de la 39<sup>e</sup> édition des Journées de l’Entreprise organisées par l’Institut arabe des chefs d’entreprise à Sousse sous le thème <em>«L’Entreprise et le nouvel ordre économique»</em>, que la Tunisie estime que la relation entre les secteurs public et privé est complémentaire, permettant de transformer les défis en opportunités.</p>



<p>Lors de cet événement, auquel ont participé un nombre important d’hommes d&rsquo;affaires et de chefs d’entreprise, ainsi que de jeunes investisseurs et de fondateurs de startups, le ministre a déclaré : <em>«Investir dans les institutions, c’est investir dans la confiance et dans l’avenir, et c’est une voie qui ouvre des horizons à notre jeunesse afin qu’elle puisse contribuer au développement du pays et à l’amélioration de ses réalisations.»</em></p>



<p>Cela nécessite de mettre en relation les institutions avec les centres de recherche et de formation universitaires, tout en incitant les chefs d’entreprise à promouvoir l’investissement dans l’efficacité énergétique et l’économie verte, en tirant parti de la richesse du capital humain et des talents tunisiens hautement qualifiés.</p>



<p>Dans le même contexte, le ministre de l’Économie et du Plan a confirmé que, malgré les difficultés économiques mondiales, le taux de croissance en Tunisie a enregistré une amélioration d’environ 2,4 % au cours des 9 derniers mois, et que, durant la même période, le volume des investissements étrangers a augmenté de 28 %, tout en continuant à maîtriser le déficit commercial et en constituant une réserve de change équivalente à 105 jours d’importations, jusqu’au jeudi 11 décembre.</p>



<p>Par ailleurs, la tendance à la baisse de l’inflation s’est poursuivie ces deux derniers mois, se stabilisant autour de 4,9 %. Ces résultats, malgré leur importance, incitent à poursuivre les efforts visant à améliorer le climat des investissements, a conclu le ministre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/samir-abdelhafidh-la-tunisie-engagee-a-ameliorer-le-climat-des-affaires/">Samir Abdelhafidh | La Tunisie engagée à améliorer le climat des affaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le déficit budgétaire atteindrait 5,7% en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 12:45:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déficit budgétaire de la Tunisie est attendu à 5,7% du PIB en 2025, indique un récent rapport de la Banque Mondiale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/">Tunisie | Le déficit budgétaire atteindrait 5,7% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le déficit du compte courant de la Tunisie devrait atteindre 2,7 % du PIB en 2025, sous l’effet d’un creusement du déficit commercial, selon les prévisions récentes, lit-on dans la dernière note économique de la Banque mondiale intitulée «<a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2025/11/25/strengthening-social-safety-nets-can-reinforce-tunisia-s-economic-recovery" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Renforcer les filets de sécurité sociale pour plus d’efficacité et d’équité</a>». Cette détérioration serait toutefois partiellement, compensée par une progression modérée des recettes touristiques et la baisse des prix du pétrole.</em></strong></p>



<span id="more-17990086"></span>



<p>À moyen terme, le déficit extérieur poursuivrait sa hausse pour s’établir à 3,1 % du PIB en 2027.</p>



<p>Les investissements directs étrangers devraient rester globalement stables, tandis que les entrées de capitaux de portefeuille demeureraient très faibles.</p>



<p>Dans ce contexte, les pressions sur le financement extérieur devraient rester fortes. Face à des options limitées, les autorités pourraient être amenées à recourir davantage à des emprunts en devises auprès de la Banque centrale.</p>



<p>Parallèlement, les finances publiques devraient afficher une relative stabilisation. Le déficit budgétaire est attendu à&nbsp;5,7% du PIB en 2025, sous l’effet d’une hausse contenue des subventions et de la masse salariale, et d’une augmentation modérée des recettes fiscales. À l’horizon 2027, il devrait légèrement reculer pour atteindre 4,4 % du PIB, grâce aux efforts engagés pour maîtriser les dépenses de subventions et de rémunération.</p>



<p>La dette publique connaîtrait une baisse marginale, passant de 84,5 % du PIB en 2024 à 83,6 % en 2027. Mais les besoins globaux de financement resteraient très élevés, portés par une hausse des remboursements de la dette. Ils atteindraient 28 milliards de dinars en 2026 et 27 milliards en 2027.</p>



<p>Dans un contexte de limitation de l’endettement extérieur, la couverture du déficit budgétaire demeure un défi, faute de sources alternatives de financement. Les prêts souverains devraient ainsi couvrir une large partie des besoins, réduisant la nécessité de recourir aux réserves pour financer le budget.</p>



<p>Toutefois, le recours au financement monétaire comporte plusieurs risques, notamment, l&rsquo;éviction du crédit au secteur privé, les pressions inflationnistes et les vulnérabilités accrues pour le système bancaire, même si les risques externes venaient à s&rsquo;atténuer.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/27/tunisie-le-deficit-budgetaire-atteindrait-57-en-2025/">Tunisie | Le déficit budgétaire atteindrait 5,7% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 10:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[dinar]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien. Explications... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«L’affirmation selon laquelle le dinar serait la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025 est trompeuse. Il s’agit d’une fausse information. Comment est-ce possible ?», affirme l’auteur dans ce post publié sur sa page <a href="https://www.facebook.com/larbi.benbouhali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook</a> et que nous reproduisons ci-dessous.</em></strong></p>



<p><strong>Larbi Benbouhali *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17855909"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Je sais que la Première ministre, Sarra Zaâfrani Zenzeri, qui a fait cette affirmation, la semaine écoulée, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) **, est ingénieure et ne maîtrise pas les sciences monétaires, mais la personne qui a rédigé son discours lui a fourni de fausses informations.</p>



<p>1. C’est le rand sud-africain (ZAR) qui est la monnaie la plus forte d’Afrique cette année, et non le dinar tunisien (TND). Tous les indicateurs montrent que l’Afrique du Sud affiche un excédent commercial de USD$ 1,2 milliard de dollars américains en septembre 2025 et que ses exportations ont bondi de + 9,4 %. Cet excédent commercial s’élevait à USD$ 7 milliards de dollars américains en 2024. La Banque centrale sud-africaine dispose de 125 tonnes de réserves d’or et l’inflation en Afrique du Sud est de 3,4 % en septembre 2025.</p>



<p>2. La notation de crédit de l’Afrique du Sud est Ba2, soit quatre niveaux au-dessus de celle de la Tunisie (le revenu par habitant sud-africain en 2025, à USD$ 5 700, est nettement supérieur au PIB par habitant tunisien USD$ 3,800).</p>



<p>3. La Tunisie souffre d’un déficit chronique de sa balance commerciale et d’un déficit de sa balance commerciale énergétique depuis de nombreuses années. Ses exportations ont stagné, au deuxième trimestre de cette année.</p>



<p>4. Le taux d’inflation en Tunisie, à 4,9 %, est bien supérieur à celui de nos partenaires commerciaux, ce qui signifie que le dinar s’est déprécié par rapport aux devises de ces derniers.</p>



<p>L’inflation en Europe est de 2,1 %, celle de la Chine de -0,3 % (notre plus important déficit commercial se situe avec la Chine), celle de la Libye de 1,8 %, celle de l’Algérie de 3,7 % (90 % du gaz naturel provient d’Algérie) et celle du Maroc de 2,2 %.</p>



<p>5. Les termes de l’échange de l’Afrique du Sud avec le reste du monde sont bien meilleurs que ceux de la Tunisie. L’Afrique du Sud a perçu davantage de revenus pour ses ressources naturelles (or, charbon, platine), tandis que la Tunisie a perçu moins de revenus pour son huile d’olive, ses phosphates et ses produits manufacturés exportés vers l’Europe.</p>



<p>6. Le dinar tunisien a perdu 45 % de sa valeur par rapport à l’or. La Tunisie ne dispose que de 6 tonnes de réserves d’or monétaire, contre 125 tonnes pour l’Afrique du Sud, 173 tonnes pour l’Algérie et 146 tonnes pour la Libye. (Source : Conseil mondial de l’or, Banque des règlements internationaux – BRI, Basle et FMI).</p>



<p>7. Tous les économistes du monde savent que la Banque centrale de Tunisie a accordé au gouvernement 14 000 million de dinars pour le paiement des salaires et des subventions en 2024 et 2025, et 11 000 millions de dinars supplémentaires en 2025, ce qui affaiblira le dinar tunisien par rapport aux autres devises.</p>



<p>Par ailleurs, la masse monétaire tunisienne (M2/M3), qui s’établissait à 10,7 % en septembre, est nettement supérieure à celle de nos partenaires commerciaux. De plus, les 26 000 millions de dinars en circulation dans l’économie informelle dépassent les 106 jours de réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ce qui risque d’alimenter l’inflation des prix alimentaires.</p>



<p>8. L’agence de notation Fitch Ratings tire la sonnette d’alarme pour la Tunisie quant aux contraintes qui pèsent sur le système bancaire tunisien, conséquence de la politique économique de Kaïs Saïed. Cette politique repose sur le principe de <em>«autosuffisance»</em> et sur le recours à la stratégie de création monétaire de la Banque centrale de Tunisie pour octroyer des prêts sans intérêt à l’État.</p>



<p>9. L’inflation en Tunisie atteint 4,9 %. Ce taux est beaucoup trop élevé par rapport à nos partenaires commerciaux, notamment l’UE, notre principal partenaire commercial. Le dinar tunisien s’est déprécié de 3,5 % cette année par rapport à l’euro. Cela signifie que la Tunisie a versé 1 820 millions de dinars supplémentaires à ses créanciers de l’UE pour compenser les pertes liées aux fluctuations des taux de change. Cela implique un recours accru à l’emprunt pour le budget 2026 et un déficit budgétaire plus important pour 2026 et 2027.</p>



<p>En termes nominaux, le PIB est en croissance, mais en termes réels, il stagne. Le PIB tunisien en 2025 est identique à celui de 2019 et la dette augmente chaque année depuis cinq ans, les nouveaux emprunts servant à rembourser les anciens. (source : ministère des Finances).</p>



<p>10. L’agence de notation Fitch Ratings alerte le gouvernement tunisien sur les tensions qui pèsent sur le système bancaire en raison de la hausse des créances douteuses augmentées à 15% (source : BCT) et de la multiplication des faillites des petites entreprises. La dette publique devrait atteindre 147 000 millions de dinars cette année.</p>



<p>Que peuvent faire la BCT et le gouvernement tunisien pour maîtriser l’inflation et renforcer le dinar ?</p>



<p>1. Si la BCT souhaite maintenir un taux d’intérêt élevé (7,5 %), elle peut utiliser un autre instrument de politique monétaire pour maîtriser l’inflation : elle peut racheter la dette de la Banque nationale agricole (BNA) auprès de l’Office de Céréales (ODC) et octroyer des prêts à taux réduits aux agriculteurs afin d’accroître leur production alimentaire et ainsi freiner l’inflation des prix des denrées alimentaires.</p>



<p>2. La BCT et le ministère des Finances peuvent accorder des prêts à taux réduits à la Steg, l’Etap, Tunisair et la Stir pour les aider à réduire leur endettement et à faire baisser le coût de l’énergie et l’inflation pour leurs consommateurs.</p>



<p>3. Le ministère des Finances doit réduire l’impôt sur les sociétés et aider toutes les entreprises cotées à la Bourse de Tunis (BVMT) à développer leurs activités sur les marchés libyen et algérien afin de réaliser des économies d’échelle, de réduire leurs coûts de production, d’accroître les rentrées de devises étrangères à la BCT, d’apprécier le dinar et de ramener l’inflation à 2 %.</p>



<p>* <em>Australian Company director &#8211; ACH group.</em></p>



<p>** En fait, Mme Zenzeri a repris sans vérification une information de presse erronée dans cet <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article paru dans Kapitalis</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2nbz1NIWVN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/">Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi le dinar tunisien est la monnaie la plus forte d&rsquo;Afrique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/07/pourquoi-le-dinar-tunisien-est-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique/embed/#?secret=kbQvQxMXXm#?secret=2nbz1NIWVN" data-secret="2nbz1NIWVN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/09/le-dinar-tunisien-nest-pas-la-monnaie-la-plus-forte-dafrique-en-2025/">Le dinar tunisien n’est pas la monnaie la plus forte d’Afrique en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Embellie de l’économie de la Tunisie &#124; Le vrai du faux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 09:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhair Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les discours officiels qui enjolivent la réalité économique de la Tunisie ne sont pas confirmés par les chiffres réels de son économie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/">Embellie de l’économie de la Tunisie | Le vrai du faux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entre les déclarations et discours officiels qui affirment que l’économie tunisienne a connu en 2025 un «redressement économique tangible» et a entamé une phase de «croissance durable» et se félicitent même du succès, selon ces responsables, de la «stratégie du&nbsp;compter sur soi» mise en œuvre par le gouvernement sous l’impulsion et les directives du Président Kais Saïd pour sortir l’économie de l’impasse où elle trouve depuis des années d’un côté, et les difficultés de plus grandes que rencontrent au quotidien les ménages et les opérateurs économiques de l’autre côté, où se trouve la vérité&nbsp;? La réponse d’un économiste universitaire et expert international pour éclairer ce débat*</em></strong></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-17769811"></span>



<p>Lors de sa récente participation aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI à Washington, le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, a déclaré, devant les représentants de plusieurs banques et institutions financières internationales, que «<em>la Tunisie traverse une phase de redressement économique tangible, illustrée par les résultats réalisés en 2025</em>», qui illustre, selon lui, «<em>la résilience de l’économie tunisienne» et «la capacité de la Tunisie</em> <em>à maintenir une croissance durable</em>».</p>



<p>Le première remarque à faire est qu’en faisant de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">telles déclarations</a>, M. Nouri est tout à fait dans son rôle de Gouverneur d’une banque centrale, dont la première mission est de rassurer les investisseurs et les bailleurs de fonds et rétablir la confiance dans les institutions et la politique économique et financière de son pays.</p>



<p>La deuxième remarque est que ces déclarations, qui, le moins qu’on puisse dire, sont «<em>optimistes» </em>pour ne pas dire «<em>euphoriques»</em>, peuvent passer et être crues si elles sont faites à un média audiovisuel local à destination de l’opinion publique tunisienne, dont la culture économique et financière laisse malheureusement beaucoup à désirer, mais peuvent faire sourire des experts d’institutions internationales qui savent lire les chiffres et analyser les équilibres structurels d’une économie.</p>



<p>Qu’en est-il vraiment et dans quelle mesure les déclarations du gouverneur de notre banque centrale sont justifiées et crédibles ou peuvent être considérées comme telles par un auditoire d’experts internationaux chevronnés&nbsp;?</p>



<p>Pour répondre objectivement à cette question, je vais reprendre un à un les arguments que le gouverneur de la BCT avance pour justifier ses déclarations et analyser leurs significations et portées réelles.</p>



<p>Parallèlement et en vue de faciliter la lecture des chiffres par un public non spécialisé, je vais indiquer quelques comparaisons internationales avec des pays dont la taille et la structure économique sont similaires à ceux de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance du PIB en 2025</h2>



<p>C’est le premier argument sur lequel le gouverneur de la BCT fonde ses déclarations.</p>



<p>Il est vrai que la BM a révisé son taux de croissance de l’économie tunisienne, qui était estimé à 1,9%, pour le porter à 2,6% pour l’année 2025. Cette «<em>embellie</em>» relative de la croissance économique attendue pour l’exercice 2025 est due principalement à une bonne saison touristique et une bonne récolte agricole, ainsi qu’à une conjoncture internationale exceptionnellement favorable (baisse du prix du pétrole et baisse du dollar).</p>



<p>Il est vrai aussi que, comparé aux maigres 1,4% de croissance réalisés en 2024, un tel résultat représente une <em>«performance»</em> qui ne peut que réjouir tous les Tunisiens, moi inclus.</p>



<p>Mais ce que M. Nouri oublie ou feint d’oublier, mais que tous les experts internationaux qui l’écoutaient savent certainement, est que le FMI prévoit une croissance de 2,1 % en 2026 et&nbsp;pas plus que 1,4% de 2027 à 2030, soient des taux de croissance extrêmement faibles et légèrement plus élevés que le taux de croissance démographique (1,1%). Cela signifie, que même si l’inflation sera nulle, il ne faut pas s’attendre jusqu’à l’horizon de 2030 au moins à une amélioration significative du niveau de vie de la population, puisque l’accroissement de la production nationale suffira à peine à nourrir les nouvelles populations.</p>



<p>D’autre part, un taux de croissance économique nettement plus faible que le taux d’inflation qu’une économie génère (5% en glissement annuel au mois de septembre 2025, voir plus loin) signifie une dépréciation continue de la valeur de la monnaie nationale et donc une baisse de la compétitivité de nos entreprises, un plus grand déficit commercial, un plus grand endettement, etc.</p>



<p>Enfin comparé aux 3,6% selon la BM et 4,4% voire 4,6% selon d’autres sources, attendus pour le Maroc en 2025 par la BM ou aux 7,1% attendus selon le FMI pour le Rwanda durant la même année, le moins qu’on puisse dire est qu’avec 2,6% attendus par la Tunisie pour 2025, il n’y a vraiment pas lieu de pavoiser et de parler de «<em>capacité de la Tunisie</em> <em>à maintenir une croissance durable</em>», si on veut être pris au sérieux par une assistance formée d’experts internationaux</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maîtrise de l’inflation</h2>



<p>Il y a quelque chose de pathétique à voir les responsables de la BCT se précipiter chaque début de mois pour s’attribuer les mérites d’une baisse même infime de l’indice de l’Indice des prix à la consommation (IPC) publié par l’INS. Il en a été ainsi lorsqu’il est passé en glissement annuel de 5,3% en juillet, à 5,1% en août et à 5% en septembre, soit une baisse de quelques déciles de point à chaque mois.</p>



<p>Ce faisant, les responsables de la BCT passent sous silence l’inflation galopante que leur politique monétaire trop restrictive et catastrophique pour les investissements et la croissance économique (en raison d’un taux directeur très élevé et injustifié de 8% pendant plus de deux ans et de 7,5% actuellement) a engendré : +8,3% en 2022; +9,3% en 2023; +7,0% en 2024 et +6,1% attendus pour 2025, soit <strong><em>une inflation cumulée et donc une perte du pouvoir d ‘achat des ménages de 30,7% en trois ans seulement !</em></strong><em> </em>Si on intègre dans le calcul l’inflation officielle subie en 2019 (+6,7%), en 2020 (+5,6%) et 2021 (+5,7%), on se rend compte que le pouvoir d’achat des ménages a baissé pratiquement de moitié (48,7%) depuis l’élection du Président Kais Saied en 2019, et ceci sans la prise en compte de l’inflation subie par les producteurs et les entreprises !</p>



<p>Par ailleurs, le gouverneur de la BCT, économiste de formation et même <em>«professeur des universités»</em>, n’ignore pas que l’IPC constitue un indice de l’inflation partielle et non pas globale puisqu’il qui ne prend en compte que l’évolution des prix des biens et services consommés par les ménages, à l’exclusion des biens et services utilisés par les entreprises et les producteurs (par exemple, l’augmentation des prix des aliments pour bétail n’est pas prise en compte dans le calcul de l’IPC alors que c’est elle qui explique que le prix des viandes rouges avoisine les 60 dinars et celui des viandes blanches les 20 dinars, ou celle des semences et fertilisants utilisés par les agriculteurs qui explique que le prix d’un kilo de pomme de terre avoisine les 3 dinars).</p>



<p>D’autre part, s’agissant d’un indice statistique composé du type <em>«Laspeyres»</em>, les prix sont pondérés par des poids qui sont loin de refléter la structure réelle des dépenses des ménages (par exemple, le poids des dépenses d’alimentation n’est que de 28%, de sorte que même si les prix des produits alimentaires frais augmentent considérablement (22,3% au mois de septembre dernier), leur impact sur la valeur finale de l’IPC se trouve minimisé (voir mon dernier article dans Kapitalis&nbsp;: <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/10/baisse-de-linflation-en-tunisie-realite-ou-mensonge-detat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Baisse de l’inflation&nbsp;: un mensonge d’Etat</a>»</em>)</p>



<p>Enfin, M. Nouri n’ignore pas que l’INS ne dispose pas d’un appareil qui lui permet de mesurer avec une précision scientifique et au centième ou millième près l’inflation. En fait, il procède par estimation statistique sur la base de milliers d’informations recueillies mensuellement (33&nbsp;000 selon un responsable de l’INS) collectées par des milliers d’enquêteurs dans des centaines de points de vente, marchés, épiceries, etc. Or, toute estimation basée sur des techniques statistiques comporte forcément une marge d’erreur qui est la somme de deux sources d’erreur possibles&nbsp;: les erreurs de relevés sur le terrain et les erreurs de saisies et traitement des données recueillies.</p>



<p>Bref, pour un statisticien ou un économiste qui se respecte, la baisse d’un pour mille observée entre août et septembre ou de deux pour mille observée entre juillet et août n’est statistiquement pas significative d’une baisse réelle et rentre dans la marge d’erreur de ce genre d’estimation par échantillonnage. En tirer des leçons pour affirmer qu’elle traduit une baisse réelle de l’inflation et l’attribuer même à <em>«l’efficacité de la politique monétaire menée par la BCT»,</em> comme le fait le gouverneur de notre BCT, n’est pas sérieux et n’est pas digne d’un homme de sciences comme l’est M. Nouri.</p>



<p>En termes de&nbsp;comparaisons internationales, le triomphalisme en matière de lutte contre l’inflation affiché par le gouverneur de la BCT sur la base des 5% d’inflation enregistrés au mois de septembre 2025 est d’autant plus déplacé que le Maroc a enregistré 0,4% et la Jordanie 2,6% pour le même mois de septembre 2025, sans parler de l’Algérie qui, avec -0,28% enregistrés durant le même mois, a pu éradiquer totalement l’inflation et entamer même un processus de déflation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Remboursement de la dette extérieure</h2>



<p>Il y a quelques semaines, l’agence Tap, pourtant une agence gouvernementale qui est censée ne publier que les informations officielles et de sources fiables, a rapporté que la Tunisie a remboursé 125% de l’encours de sa dette extérieure pour l’année 2025, y compris vis-à-vis du FMI. Vérification faite auprès du FMI, notamment par Sadok Rouai, ex-représentant de la Tunisie au FMI en retraite et ex-cadre de la BCT, il s’avère qu’il s’agit d’une <em>«fake news»</em> puisque la Tunisie doit encore rembourser 309 millions de dinars au FMI, comme le prouve une copie d’un document interne du FMI.</p>



<p>Plus encore, le remboursement des échéances de la dette extérieure de 2025, qui est certes à saluer et ne peut que nous réjouir tous, s’est fait malheureusement au détriment de l’importation d’un certain nombre de produits de base, tels que les médicaments, et au prix d’une baisse inquiétante des réserves en devises détenues par la BCT&nbsp;: le nombre de jours d’importation, qui était de 130 il y a quelques mois a atteint 105 actuellement et devrait même baisser jusqu’à 91 jours d’ici la fin de l’année 2025, selon une étude récente de l’IACE.</p>



<p>En réalité, et selon le ministère des Finances, le volume total de la dette de l’État à la fin de l’année 2026 n’a pas baissé et devrait même augmenter à 156 704 MDT, contre 145 032 MDT en 2025, soit une augmentation de 11 672 MDT. Cette hausse est attribuable au financement du déficit budgétaire (11 015 MDT – voir plus loin) et en raison de l’impact des taux de change (650 MDT), précise le rapport du ministère relatif au projet de budget de l’État pour l’année 2026.</p>



<p>En termes de pourcentage par rapport au PIB, la dette de l’État devrait atteindre 83,41% à la fin de l’année 2026 contre 84,02% prévus pour l’année 2025 et 84,9% enregistrés en 2024.</p>



<p>Là encore et comme pour l’indice de l’inflation, une amélioration d’à peine de 1% du niveau d’endettement de l’Etat n’est pas vraiment significative d’un redressement réel des finances publiques. Ce sont des niveaux d’endettement qui restent alarmants et sont supérieurs à ceux des pays voisins tels que l’Algérie (50% du PIB en 2024), ou le Maroc (70% du PIB) en 2024.</p>



<p>Ce qui est encore plus inquiétant pour la solvabilité du pays est que, selon le ministère des Finances même, une hausse de 1% des taux de change des devises étrangères par rapport au dinar entraînerait une augmentation du volume de la dette de l’État d’environ 593 MD, soit 0,32% du PIB. Lorsqu’on sait que 60% de la dette publique totale est libellée en euros et en dollars, ces chiffres illustrent la vulnérabilité des finances publiques, car une dépréciation du dinar, même modérée, suffit ainsi à alourdir mécaniquement le poids du service de la dette, qui absorbe déjà une part importante du budget de l’État.</p>



<p>En tout état de cause, les chiffres officiels de la dette publique, que les experts internationaux connaissent certainement, ne vont pas dans le sens d’un<em> «redressement économique tangible», </em>ni d’une<em> «résilience» </em>de l’économie tunisienne, que le gouverneur évoque dans son discours à Washington</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accroissement du déficit commercial</h2>



<p>C’est un des déséquilibres structurels de notre économie que le gouverneur de la BCT s’est bien gardé d’évoquer mais que les experts internationaux à qui il s’adressaient doivent avoir bien présent en tête. En effet, depuis toujours et de plus en plus, la balance commerciale de la Tunisie enregistre un déficit courant de plus en plus élevé<strong>. </strong>Ainsi, durant les neuf premiers mois de 2025, le déficit commercial a atteint <strong>-16&nbsp;728 MD</strong>, contre -13 497 MD sur la même période en 2024, soit une augmentation de +23,9%. Le taux de couverture (exportations/importations) décline également, baissant à 73,5 % à fin septembre 2025 contre 77,5 % un an auparavant.</p>



<p>Cela veut dire une chose très simple&nbsp;à comprendre <em>: <strong>nous continuons à être tributaires des importations parce que nous continuons à consommer davantage que ce que nous produisons, et même de plus en plus.</strong></em></p>



<p>En termes de pourcentage du PIB, le déficit commercial attendu pour l’année 2025 est estimé à 11,5%, contre 5,9%en 2020.</p>



<p>Face à ces chiffres de source INS, parler de redressement et de résilience de l’économie tunisienne devant une assemblée d’experts internationaux et de représentants des bailleurs de fond qui ne les connaissent que trop bien est pour le moins «<em>téméraire»,</em> pour ne pas employer d’autres mots blessants pour notre gouverneur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La BCT, vache à lait de l’Etat</h2>



<p>Le projet de loi des finances pour l’année 2026 (PLF2026) prévoit un déficit budgétaire de <strong>11,015 milliards DT</strong>, soit 4,9% du PIB, un taux largement supérieur à la norme en matière de bonne gestion des finances publiques, qui s’élève, selon l’Union européenne (UE), à 3% du PIB (critère de Maastricht).</p>



<p>Plus grave encore, en vertu de l’article 12 de cette LPF2026, la totalité de ce déficit budgétaire sera financé par la BCT sous forme de facilités de trésorerie à accorder sans intérêt au Trésor, remboursables sur 15 ans, dont 3 ans de grâce (en plus des <strong>19 milliards DT</strong> d’emprunts intérieurs, et <strong>6,8 milliards DT</strong> d’emprunts extérieurs prévus pour satisfaire les besoins de financement de l’Etat, soit <strong>27 milliards de DT</strong>) &nbsp;C’est exactement ce qu’on appelle le «<em>mécanisme de la planche à billet»</em> qui est un processus hautement inflationniste puisqu’il consiste à créer, après un jeu d’écriture comptable, une nouvelle quantité de monnaie sans aucune contrepartie réelle (accroissement de la production ou des exportations ou des flux invisibles).</p>



<p>A ce sujet, j’ai été l’un des rares économistes du pays à défendre dans plusieurs articles publiés dans Kapitalis, l’idée de révision de la loi 35 de 2016 relative au statut d’indépendance de la BCT, dont l’article 25 lui interdisait de souscrire aux bons du trésor lancé par l’Etat pour couvrir son déficit budgétaire et l’obligeait à passer par les banques commerciales, qui prélèvent au passage des taux de rémunération exorbitants (jusqu’à 9,75% pour les titres à échéance de dix ans). J’avais même publié un article pour féliciter le chef de l’Etat lorsqu’il a eu la lucidité économique et le courage politique de réformer le statut de la BCT en établissant une nette distinction entre son «<em>autonomie»</em> administrative et financière et son «<em>indépendance de décision» </em>en tant qu’institution publique qui doit être au service de la stratégie de développement économique et social décidé par l’Etat, avant toute autre considération ( Voir&nbsp;: <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/plaidoyer-en-faveur-de-lamendement-de-la-loi-sur-lindependance-de-la-bct/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plaidoyer en faveur de l’amendement de la loi sur l’indépendance de la BCT</a></em>»)</p>



<p>Mais mes recommandations incluaient la mise en place de garde-fous, sous forme d’un pourcentage maximum du déficit budgétaire à financer directement par la BCT sous forme d’avances au Trésor (j’avais proposé entre 5% et 10%), proposition qui malheureusement n’a pas été retenue puisque dans la PLF 2026, la BCT est appelée à financer 100% du déficit budgétaire et devenir en quelque sorte la vache à lait de l’Etat&nbsp;: il peut financer par ce biais toutes les dépenses qu’il veut, justifiées ou non.</p>



<p>C’est un virage de politique économique et financière très dangereux non seulement en termes d’accroissement de la dette publique et d’aggravation des déséquilibres macro-économiques, mais aussi en termes de justice sociale&nbsp;: l’Etat reprend de la main gauche sous forme d’inflation, qui est un impôt déguisé qui se traduit par une baisse du pouvoir d’achat, ce qu’il a accordé de la main droite sous forme de salaires et de dépenses sociales supplémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouverneur de la BCT croit-il à ses propres déclarations&nbsp;?</h2>



<p>La question mérite à mon sens d’être posée, parce que le gouverneur est réputé pour être un économiste compétent, du moins selon les médias audiovisuels dont il était <em>«le chouchou»</em> et sur lesquels il intervenait presque tous les jours pour commenter l’actualité économique, avant qu’il ne soit nommé à la tête de la BCT. En tant que tel, il aurait été mieux inspiré de parler d’<em> «accalmie» </em>ou de «<em>stabilisation</em> <em>des déséquilibres &nbsp;macroéconomiques»</em> dont souffre l’économie tunisienne, ce qui est vrai, plutôt que de parler de de<em> «redressement économique tangible» ou de «la capacité de la Tunisie</em> <em>à maintenir une croissance durable</em>», ce que l’analyse des chiffres officiels que j’ai effectuée plus haut ne confirme pas et que les experts internationaux dont je fais partie savent certainement.</p>



<p>Une des raisons qui me fait douter de la sincérité des déclarations de notre gouverneur est qu’en matière d’inflation par exemple, la baisse annoncée de celle-ci ne s’est pas traduite par une baisse du taux directeur de la BCT, alors qu’en toute logique, elle devrait l’être puisque le taux d’intérêt réel (différence entre taux directeur et taux d’inflation) est devenu encore plus positif.</p>



<p>L’explication que je trouve est que les responsables de la BCT ne croient pas eux-mêmes à une baisse réelle et irréversible de l’inflation malgré la baisse de l’IPC et n’excluent pas qu’elle puisse reprendre de plus belle sous l’effet de chocs extérieurs ou même intérieurs tels que le financement à 100% du déficit budgétaire par le mécanisme de la planche à billet.</p>



<p>Mon sentiment personnel est qu’il n’a fait qu’obéir aux instructions du chef de l’Etat qui l’avait reçu avant son départ pour Washington et qui a manifestement <em>«un compte à régler»</em> avec le FMI dont il avait refusé l’aide pour la remplacer par sa stratégie du <em>«compter sur soi»</em> dont il tient à montrer au monde entier le succès ou ce que le gouverneur de la BCT lui avait présenté comme tel.</p>



<p>Une autre explication possible est que, pour garder son poste à la tête de la BCT, le gouverneur a fait de telles déclarations volontairement triomphalistes afin de montrer à ses pairs et en particulier au chef de l’Etat, qui est juriste de formation et ne maîtrise donc pas les mécanismes complexes d’évaluation de l’équilibre macro-économique d’un pays, que depuis qu’il préside la BCT, l’économie du pays se porte beaucoup mieux et tous les indicateurs sont au vert.</p>



<p>Mais, que la vérité se trouve dans l’une ou l’autre explication, une chose est certaine&nbsp;: de tels discours qui enjolivent la réalité et ne sont pas confirmés par les chiffres réels affectent la crédibilité des discours politiques tenus par <em><strong>tous </strong></em>les responsables et la confiance de la population dans ses gouvernants. &nbsp;</p>



<p>* <em>Economiste universitaire et consultant international.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/30/embellie-de-leconomie-de-la-tunisie-le-vrai-du-faux/">Embellie de l’économie de la Tunisie | Le vrai du faux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le déficit commercial de la Tunisie avec la Turquie persiste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/le-deficit-commercial-de-la-tunisie-avec-la-turquie-persiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 07:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hausse de 15,4 % des importations de la Tunisie en provenance de la Turquie au 1er semestre 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/13/le-deficit-commercial-de-la-tunisie-avec-la-turquie-persiste/">Le déficit commercial de la Tunisie avec la Turquie persiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie, qui cherche à réduire son <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déficit commercial chronique avec la Turquie</a>, a enregistré une hausse de 15,4 % de ses importations en provenance de ce pays au premier semestre 2025 par rapport à la même période de l&rsquo;année précédente.  </em></strong></p>



<span id="more-17217097"></span>



<p>Selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS), les importations totales du pays ont atteint 41,67 milliards de dinars tunisiens (14,22 milliards de dollars) entre janvier et juin 2025. Cette augmentation est due aux taux d’importation élevés de biens d’équipement, de matières premières et de biens de consommation.</p>



<p>Au cours de cette période, la Turquie figurait parmi les principaux fournisseurs de la Tunisie hors Union européenne, indique également l’INS.</p>



<p>Au cours de la période spécifiée, les importations en provenance de pays hors UE ont augmenté de 37,7 % en provenance de la Chine et de 15,4 % en provenance de la Turquie, tandis qu&rsquo;elles ont diminué de 20,1 % en provenance de Russie et de 16,5 % en provenance d&rsquo;Inde.</p>



<p>Parallèlement, les exportations totales de la Tunisie ont diminué de 0,6 % pour atteindre environ 10,85 milliards de dollars, tandis que son déficit commercial extérieur total a augmenté pour atteindre environ 3,38 milliards de dollars.</p>



<p>L’augmentation des importations de la Tunisie a été particulièrement concentrée dans les produits non énergétiques. Hors énergie, le déficit commercial extérieur a atteint 1,6 milliard de dollars.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="paPuZ6iPQC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/">La Tunisie cherche à réduire son déficit commercial avec la Turquie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie cherche à réduire son déficit commercial avec la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/05/la-tunisie-cherche-a-reduire-son-deficit-commercial-avec-la-turquie/embed/#?secret=3uYABusYLt#?secret=paPuZ6iPQC" data-secret="paPuZ6iPQC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="has-text-align-right"> </p>
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