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	<title>Archives des déontologie médicale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des déontologie médicale - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le pédiatre, les parents et l’annonce de mauvaises nouvelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 08:35:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette tribune, fruit d'une expérience de 35 ans en pédiatrie, traite de la relation pédiatres-parents et de l’annonce de mauvaises nouvelles.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/le-pediatre-les-parents-et-lannonce-de-mauvaises-nouvelles/">Le pédiatre, les parents et l’annonce de mauvaises nouvelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cette tribune, fruit d&rsquo;une expérience de 35 ans d’exercice en pédiatrie, traite de la relation pédiatres-parents et de l’annonce de mauvaises nouvelles. De nombreux praticiens trouvent cette interaction stressante et, faute de formation adéquate, peuvent adopter des méthodes inappropriées pour annoncer&nbsp;les mauvaises nouvelles et gérer les conséquences émotionnelles.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Salem Sahli *</strong></p>



<span id="more-17983496"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-12612018" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Dans la communication quotidienne, les mots peuvent être prononcés et entendus différemment. Un même message peut être compris de manière différente selon son contenu, la façon dont il est envoyé par l’émetteur et reçu par le récepteur.</p>



<p>Toutefois, lors de la conversation entre les pédiatres et les parents et enfants qui se confient à eux, la communication doit être sans ambiguïté. Elle doit informer factuellement tout en créant un espace pour la compréhension émotionnelle et les décisions prises conjointement. Et ceci à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle.</p>



<p>Pendant longtemps, l’idée de tenir à l’écart les malades et leurs proches des nouvelles médicales accablantes <em>«afin de les protéger»</em> a été la règle. Elle a, par exemple, été intégrée au code de déontologie de l’American Medical Association en 1847. Ce n&rsquo;est qu’au milieu du siècle dernier que cette perspective a changé. Actuellement, l’on ne discute plus du <em>fait</em> d’inclure les malades et leurs proches dans la discussion, mais de la <em>manière</em> de le faire.</p>



<p>Les médecins sont très peu ou pas du tout formés à affronter ce type de situation, ils tâtonnent, improvisent et font de leur mieux lorsqu’il s’agit de communiquer une mauvaise information médicale aux parents et à leurs enfants malades. Cette communication est parfois adéquate, mais elle peut être inappropriée et sera donc perçue de façon négative. Le fait qu’il y ait peu d’espoirs de guérison, que la vie du malade soit en jeu ou que les projets d’avenir soient menacés, a une influence majeure sur les personnes qui donnent et celles qui reçoivent l&rsquo;information. Néanmoins, même ces nouvelles doivent être annoncées, et il semble indispensable de s’entendre sur le cadre. Car, en effet, des cadres existent et méritent d’être connus des médecins et du personnel médical. Ils proposent des méthodes et des comportements dont ils peuvent s’inspirer en les adaptant et en les considérant comme outils d’aides à la décision. &nbsp;</p>



<p>Le modèle Spykes</p>



<p>Le modèle le plus évalué et le plus approprié pour la communication de mauvaises nouvelles médicales est celui que l’on désigne sous l’acronyme de Spikes. Il a été initialement développé pour le domaine de la cancérologie, mais il est aussi adapté à d’autres situations.</p>



<p>L’encadré ci-dessous illustre les différentes étapes de Spikes et présente des instructions d’action pour l’entretien avec les parents et l’enfant malade.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Setting (cadre) </strong>: Le médecin doit brièvement réfléchir à sa tâche, parler aux parents et à l&rsquo;enfant sur un pied d&rsquo;égalité et exclure les interruptions.</li>



<li><strong>Perception </strong>: Initialement, le médecin doit évaluer la vision des parents et de l&rsquo;enfant ; une écoute active et un niveau de langage adéquat sont importants.</li>



<li><strong>Invitation </strong>: Avant de donner de nouvelles informations, il convient de demander ce que les parents et l&rsquo;enfant souhaitent savoir immédiatement ou plus tard (droit de ne pas savoir).</li>



<li><strong>Knowledge (connaissance) </strong>: Les nouvelles informations doivent être données de manière claire et sans jargon, et la compréhension doit être vérifiée.</li>



<li><strong>Empathy (empathie)</strong> : Un comportement empathique, reflétant les sentiments, les intérêts et les besoins, est une condition préalable au succès de l&rsquo;entretien.</li>



<li><strong>Summary (synthèse) </strong>: Une stratégie de traitement commune nécessite la conciliation des idées et des informations ainsi qu&rsquo;une clarification conjointe.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas de Selim atteint d’une maladie chronique</h2>



<p>Après la confirmation du diagnostic de diabète de type 1, l’annonce du diagnostic et la planification du traitement doivent suivre. L’entretien est planifié en présence de l’enfant, avec ses parents. La diabétologue pédiatrique arrive dans le service à l’heure convenue et a prévu suffisamment de temps et de calme (setting).</p>



<p>Le message central comprend le diagnostic d’une maladie chronique, incurable et modifiant le quotidien, mais qui est bien traitable grâce à une insulinothérapie à vie. L’interrogation sur les connaissances préalables sur la maladie est utile pour évaluer le niveau de détail et de technicité requis (perception, invitation).</p>



<p>Pour Selim, le <em>«diabète»</em> est totalement nouveau, et il demande si c&rsquo;est contagieux. Les parents n’ont également aucune connaissance préalable. Les termes médicaux spécialisés doivent être utilisés avec parcimonie et un espace doit être laissé pour les questions (knowledge).</p>



<p>Selim est également encouragé à participer de plus en plus aux interventions médicales afin de renforcer son sentiment d’auto-efficacité (empathy) ; il se sent ainsi interpellé et peut lui-même faire quelque chose – avec une fierté visible.</p>



<p>Les parents ont déjà une vision à long terme : gestion future du quotidien, pronostic, guérison, conséquences à long terme&#8230; Pour une discussion plus ciblée, les procédures de traitement sont expliquées, les personnes-ressources sont nommées, les premières informations écrites sont remises, et un entretien de suivi est convenu uniquement avec les parents pour ne pas surcharger Selim (summary).</p>



<p>Conclusions pratiques</p>



<p>&#8211; La culture de communication de l’entretien médical est un facteur décisif dans l&rsquo;évaluation d&rsquo;une information médicale.</p>



<p>&#8211; Des conditions spatiales et situationnelles adéquates garantissent une conversation sans perturbation avec les professionnels de santé principalement responsables du traitement.</p>



<p>&#8211; Les informations factuelles se connectent aux connaissances préalables des parents et de l’enfant ; elles doivent également permettre une compréhension émotionnelle.</p>



<p>&#8211; Il est plus bénéfique d&rsquo;impliquer les parents et l’enfant dans les décisions médicales que de leur transmettre ponctuellement des informations toutes faites.</p>



<p>&#8211; Il est nécessaire d’intégrer l’enseignement des compétences en communication appropriées dans la formation initiale et continue des professionnels de la santé.</p>



<p>* <em>Pédiatre.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/le-pediatre-les-parents-et-lannonce-de-mauvaises-nouvelles/">Le pédiatre, les parents et l’annonce de mauvaises nouvelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les potins du cardiologue : ancien assistant des hôpitaux de Paris, ou de Raqqa, Syrie?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/18/les-potins-du-cardiologue-ancien-assistant-des-hopitaux-de-paris-ou-de-raqqa-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 08:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angioplastie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologue]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie médicale]]></category>
		<category><![CDATA[électrocardiogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[usurpation de qualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez les médecins aussi, la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ceux qui pensent encore que tous les cardiologues sont des enfants de chœur, ou de cœur, se bercent d’illusions. Car, chez eux aussi, la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité, ainsi qu’on le constate tous les jours.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-15214436"></span>



<p>Il y a évidemment tous ces collègues qu’on n’a plus revus, et dont on a choisi&nbsp;de ne plus entendre parler, pendant des années, parce que, par respect pour l’illusion que quelque part au fond de son âme on continue d’entretenir sur sa profession ou sur soi-même, il valait mieux éviter de le faire; ceux là mêmes qui ne manquent pas inévitablement de venir cogner au heurtoir&nbsp;de la mémoire, comme un tortionnaire s’acharnant sur les rides du temps pour en extraire douleur et amertume. Et une simple carte de visite suffit parfois à ressusciter ses vieux démons.</p>



<p>Envoyer un membre de sa famille se faire faire un électrocardiogramme dans les urgences d’une clinique ne devrait à priori pas poser problème,&nbsp;tant que l’examen est facturé et que le patient s’acquitte de son dû sans contestation. C’est oublier que nous sommes ici, et plus précisément, dans une clinique. Le patient qui a souvent d’autres chats à fouetter, peut se voir refuser sans protester l’examen demandé, sinon ordonner par l’infirmier de service, ou l’ouvrier, ou le surveillant, ou le Dictateur Médical, ou on ne sait trop qui, d’aller le réaliser à la consultation du <em>«grand»</em> cardiologue&nbsp;de l’immeuble médical d’à côté. Et bien évidemment, comme celle-ci est généralement, comment en serait-il autrement, et c’est un euphémisme,&nbsp;pleine à craquer, un simple électrocardiogramme&nbsp;de dix minutes peut nécessiter pour sa réalisation le retour une semaine ou dix jours plus tard au moment que la secrétaire du cardiologue estime le plus adéquat, en général après plusieurs heures d’attente. Mais ce n’est pas dans l’évocation de la manière avec laquelle les réputations se font et se défont dans la profession que se situe l’intérêt de la réflexion. Et après tout, le bénéfice vient du bon Dieu, ainsi que partout&nbsp;dans le monde ceux qui tirent un avantage souvent indu d’une situation déterminée ne cessent de le répéter, pour éviter d’aborder une question qui étant issue de l’imperfection humaine n’a pas de réponse. Peut-être l’Intelligence Artificielle arrivera-t-elle à la résoudre.</p>



<p>Le cardiologue demandeur peut donc, en étudiant&nbsp;l’électrocardiogramme, se retrouver avec entre les mains la carte de visite du collègue en question dont nul n’avait sollicité l’intervention. Et être intrigué par le titre pompeux qu’elle puisse porter, celui d’Assistant&nbsp;des hôpitaux de Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un titre d’autant plus pompeux qu’il est faux &nbsp;</h2>



<p>En général, pour tous ceux qui sont un peu au fait des études médicales en France, l’internat y correspond au résidanat de notre pays, et la chefferie de clinique se rapporte à ce que nous nommons assistanat hospitalo-universitaire. Il y a bien un assistanat des hôpitaux, mais il faut pour cela postuler et être en possession d’un diplôme d’Etat français de spécialiste en médecine. Aussi le titre porté sur la carte de visite ne peut pas correspondre&nbsp;à la réalité, d’autant moins quand le diplôme est tunisien, et qu’on ne justifie pas d’un Certificat d’études&nbsp;spécialisées français. Tout au plus dans les services bienveillants, le stagiaire étranger apprécié non détenteur de l’équivalence peut-il bénéficier d’un titre de faisant fonction d’interne;&nbsp;et encore, c’était avant que le Rassemblement National n’occupe le tiers du parlement en France.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mB3S2qQg94"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/les-potins-du-cardiologue-conduire-cest-savoir-sarreter/">Les potins du cardiologue: conduire, c’est savoir s’arrêter</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: conduire, c’est savoir s’arrêter » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/les-potins-du-cardiologue-conduire-cest-savoir-sarreter/embed/#?secret=T44kNTNKWe#?secret=mB3S2qQg94" data-secret="mB3S2qQg94" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Et donc, oui, une simple carte de visite peut constituer une preuve irréfutable d’usurpation de qualité; pour peu qu’elle ne soit pas considérée par le juge comme un faux, que les Anglo-saxons nomment Forgery.</p>



<p>J’ai la chance et l’honneur de connaître un cardiologue tunisien des hôpitaux de Paris, un ancien chef de clinique, un vrai de vrai,&nbsp;que j’éviterai de qualifier d’ami pour ne pas le gêner. Il faisait la navette entre la Tunisie où il disposait d’une clientèle enviable, et la France, où il passe&nbsp;toujours le plus clair de son temps et y dispose d’une clientèle importante. Un jour notre <em>«usurpateur»</em> au moment où il s’installait, est venu le voir à son cabinet pour lui demander l’autorisation d’ouvrir dans le même immeuble que lui. Ce qu’il lui accorda volontiers, d’autant qu’étant la plupart du temps en France, il pensait ainsi assurer une alternative à ses patients en cas d’urgence. Il finit par s’apercevoir que, en fait, sa propre secrétaire était plus soucieuse d’envoyer les patients vers le cabinet du nouveau voisin, et il finit par mettre la clé sous le paillasson, ce qui est dommage autant pour ses patients que pour la cardiologie en Tunisie ou pour l’esprit de la profession. En fait, il fut bien mal payé en retour, d’autant qu’il avait dissuadé un de ses patients de porter plainte, suite à une complication survenue après une procédure réalisée par l’usurpateur, à ses débuts, à un moment où sa carrière en eût été irrémédiablement marquée.</p>



<p>Mais c’était le temps où avec l’un, plus tard trois, de ses collègues, l’usurpateur essayait d’accaparer&nbsp;l’activité dans plusieurs établissements à la fois dans le cadre d’une équipe que d’aucuns non dénués de mordant&nbsp;surnommeront&nbsp;l’Etat Islamique de l’Irak et du Cham et dont les membres naturellement se signaleront&nbsp;par leur rôle <em>«d’avant-garde»</em> dans l’affaire des Stents périmés. Et pour cause: ils se plaignaient aux Dictateurs Médicaux qui ont du détournement du malade une interprétation plutôt restrictive, que les patients qui débarquaient de pays voisins avec des infarctus du myocarde pour les attendre&nbsp;pendant des heures, dans les urgences des cliniques où ils étaient censés être de garde pendant qu’ils s’activaient ailleurs, soient pris en charge par d’autres qu’eux, plus disponibles;&nbsp;ils prétendaient éliminer toute concurrence, y compris par la calomnie, et naturellement, à grand renfort de prosternations et de courbettes, au besoin en se faisant l’instrument du Cerbère bien connu dans la profession, qui ne voyant aucun inconvénient à manipuler des blancs becs aux dents longues pour arriver à ses fins, se livrait par ailleurs à des rituels bizarres et solitaires sur les recettes faramineuses que tous les jours durant des décennies le destin plaçait entre ses mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus on est riche, plus on risque de tout perdre</h2>



<p>Si ce personnage digne du film <em>Mephisto Waltz</em> avait vécu au temps de la chasse aux sorcières, on n’aurait sans doute pas manqué de l’accuser d’avoir vendu son âme au Diable. Il avait d’ailleurs l’habitude de se vanter d’avoir assuré l’avenir de ses petits-enfants. C’est oublier que&nbsp;plus on est riche, plus les risques de tout perdre un jour ou l’autre sont grands.&nbsp;Aujourd’hui, souffrant d’une longue maladie dont il n’y a évidemment pas lieu de se réjouir, il avait appris l’angioplastie coronaire sur le tas de patients étrangers chez qui il s’était fait une renommée (???) par force dîners et mondanités et avait contribué d’une manière décisive à la déchéance (provisoire) de son initiateur. Il&nbsp; prétendait <em>«cintrer»</em> la concurrence et canaliser la clientèle vers son tout nouveau cabinet près de l’établissement qu’il avait dirigé pendant des années. Sa gestion à sa tête avait suscité quelque contestation&nbsp;sur des factures confondant bénéfices personnels et frais de la société, au point d’être écarté de sa direction,&nbsp;sans coup férir pourrait on dire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sf6oyQr4fX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/les-potins-du-cardiologue-le-beurre-et-largent-du-beurre/">Les potins du cardiologue: le beurre et l’argent du beurre</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: le beurre et l’argent du beurre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/les-potins-du-cardiologue-le-beurre-et-largent-du-beurre/embed/#?secret=R9DKp4q3Eg#?secret=Sf6oyQr4fX" data-secret="Sf6oyQr4fX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour en revenir à l’imposteur, il était rentré dans la salle de cathétérisme durant l’un de mes actes et s’était mis à parler au téléphone d’une voix haute en évoquant la conversion de milliers d’euros et les taux de change en cours.</p>



<p>Durant un autre acte qui avait pris plus de temps que prévu, étant donné sa difficulté, un autre de ses coéquipiers, fort de ses accointances régionalistes lui ayant mis le pied à l’étrier, m’avait un jour amené en salle de cathétérisme le directeur médical et le cerbère qui, au lieu de me proposer leur aide, m’avaient demandé d’y mettre fin. Le cerbère? Un jour&nbsp; j’avais demandé à l’un de mes collègues, son coéquipier, de ne pas faire de bruit pendant la procédure. Quelques jours plus tard, le cerbère a rappliqué&nbsp;alors que j’étais habillé en salle avec un collègue et s’est mis à parler à voix haute, afin de bien marquer son territoire, pourrait-on dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Usurpation de titre, faux et usage de faux</h2>



<p>Pour ne pas en dire plus sur des choses auxquelles j’ai ou n’ai pas assisté, ceux qui pensent encore que tous les cardiologues sont des enfants de chœur, ou de cœur, se bercent d’illusions. Certes, hormis le Code de déontologie médicale dont à l’ère du facebook l’évocation fait désormais passer pour ringard, pour autant que la corruption soit un délit dont on ne peut jamais établir la réalité, et qu’aucun texte de loi pénale n’interdise spécifiquement d’être insupportable quand un collègue exerce son activité professionnelle, et il faut être doté de qualités (dans le sens substantif) rares pour faire le coup de poing et la minute d’après enfiler un stent sur un guide coronaire, il y a quand même d’autres lois qui condamnent l’usurpation du titre et le faux qui sont des réalités matérielles.</p>



<p>Le plus dramatique n’est pas la propension de certains cardiologues à faire ce que bon leur semble envers et contre tout, pour tout dire à se comporter comme des voyous, mais leur obstination à ignorer les leçons du passé.</p>



<p>C’est là le signe indéniable d’un manque d’intelligence, parce que rien n’est plus facile que d’avoir un procès en pénal sur les bras pour usurpation de titre, faux et usage de faux, par les temps qui courent, et le médecin déjà suffisamment soumis au risque de l’erreur médicale et de l’issue fatale sans erreur, n’a nullement besoin de cela. Mais la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité, ainsi qu’on le constate tous les jours. Et que deviendrait donc l’industrie médicale si tous les médecins se mettaient à respecter les guidelines et les indications? Certes ces collègues là peuvent se prévaloir d’avoir&nbsp;obtenu les meilleurs scores dans les concours les plus difficiles. Aurait-on ainsi réussi leur instruction et raté leur éducation?</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/18/les-potins-du-cardiologue-ancien-assistant-des-hopitaux-de-paris-ou-de-raqqa-syrie/">Les potins du cardiologue : ancien assistant des hôpitaux de Paris, ou de Raqqa, Syrie?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les potins du cardiologue: le malade, le cardiologue et la dynamique de groupe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/17/les-potins-du-cardiologue-le-malade-le-cardiologue-et-la-dynamique-de-groupe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Nov 2024 08:26:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien de travailler en groupe; c’est bien connu, en médecine comme ailleurs. Sauf que... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/17/les-potins-du-cardiologue-le-malade-le-cardiologue-et-la-dynamique-de-groupe/">Les potins du cardiologue: le malade, le cardiologue et la dynamique de groupe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est bien de travailler en groupe; c’est bien connu, en médecine comme ailleurs. Encore faudrait-il que la structure du groupe engendre des rapports plus d’échange et d’adaptation que de domination.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-14642292"></span>



<p>L’une des vérités immanente à la pratique médicale libérale est la prééminence du médecin chirurgien ou du praticien interventionnel, bref de celui qui exerce l’acte. C’est même paradoxal étant donné que l’intellectuel a toujours eu dans&nbsp;la société moderne une position supérieure à l’artisan.</p>



<p>En médecine, c’est le spécialiste, l’artisan qui traite de ses mains, qui prédomine par rapport au généraliste, qui ausculte, et use du stylo et de l’ordonnance pour prescrire. Mais quoiqu’on en pense une limite infranchissable s’est ainsi établie entre ceux qui font, et ceux qui ne font pas.</p>



<p>Le problème peut se poser lorsque le groupe se forme d’une manière informelle entre ceux qui font de leurs mains, mais dans des spécialités différentes. Dans ce cas, c’est celui qui le premier a hospitalisé&nbsp;le patient qui prend le pas sur les autres. ²Pourquoi est-ce ainsi ? Peut être une réminiscence des effluves émanant du Code de déontologie&nbsp;médicale oublié dans les tiroirs poussiéreux.&nbsp;</p>



<p>Dans les cliniques, on le qualifie de médecin traitant, ce qu’il n’est certainement pas. Le médecin traitant constitue l’alibi commode selon lequel un praticien n’a plus le droit de traiter un patient dès lors que l’un quelconque de ses collègues peut se prévaloir de l’avoir fait, ce qui joue avant tout dans le sens de l’hyper-sélection pratiquée en faveur des <em>«gros porteurs»</em> dans les cliniques par les directeurs médicaux, et leurs surveillants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergence dans le groupe médical constitué</h2>



<p>Pour en revenir au sujet, dans le groupe médical constitué, en général, les anesthésistes réanimateurs jouent un rôle majeur, parce que ce sont eux qui sont le plus en contact avec les membres des différentes spécialités. Ce sont les moines de la médecine, qui passent leur vie toujours enfermés dans les unités postopératoires et les salles d’opération. Et naturellement ils sont avant tout au service du praticien traitant qui n’a d’autre choix que de les recruter pour opérer,&nbsp;donc du médecin traitant. Ils sont la grande muraille infranchissable contre la douleur.</p>



<p>C’est donc toujours le médecin traitant qui commande, autrement dit celui dont les intérêts priment par rapport aux autres, y compris le patient.</p>



<p>Ces réflexions&nbsp;me sont venues lorsqu’un patient ayant dépassé la soixantaine diabétique dont le bilan cardiaque préopératoire ne rapportait rien de&nbsp;particulier, a présenté après une intervention chirurgicale&nbsp;des douleurs rétrosternales nocturnes avec élévation des troponines, qui sont connues comme étant les enzymes de l’infarctus du myocarde. L’ECG était significativement modifié.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DbdSfxUIwK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/les-potins-du-cardiologue-la-solitude-de-langioplasticien-sur-le-fil-du-rasoir-tenant-le-patient-au-dessus-du-vide/">Les potins du cardiologue: la solitude  de l’angioplasticien sur le fil du rasoir tenant le patient au-dessus du vide</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: la solitude  de l’angioplasticien sur le fil du rasoir tenant le patient au-dessus du vide » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/19/les-potins-du-cardiologue-la-solitude-de-langioplasticien-sur-le-fil-du-rasoir-tenant-le-patient-au-dessus-du-vide/embed/#?secret=zyFWc0955Y#?secret=DbdSfxUIwK" data-secret="DbdSfxUIwK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>En principe, un tel tableau clinique doit faire pratiquer une coronarographie, l’opacification des artères coronaires, et plutôt en urgence, pour voir ce qui s’y passe et prendre au vu de cela la bonne décision.</p>



<p>Néanmoins ce qui frappait dans la prise en charge du patient était non seulement son admission en chambre individuelle, mais surtout son traitement par l’Héparine et l’Aspégic, une manière identique de traiter les infarctus du myocarde à celle qui avait cours dans les années 80. Qui plus est l’écho doppler cardiaque montrait une bonne contractilité globale avec un territoire (antéro-septal) hypokinétique, un peu affaibli.</p>



<p>Renseignement pris (par le biais du réanimateur) il s’est avéré que le chirurgien récusait&nbsp;absolument et formellement le Plavix (le fluidifiant) et pour cette raison toute perspective de stent. La raison? Un risque hémorragique qualifié de <em>«vital»</em> par le réanimateur.</p>



<p>Ainsi un chirurgien, l’opérateur, mettait son véto à une exploration cardiaque qui ne relevait nullement de ses compétences, parce qu’il estimait qu’un saignement potentiel qui ne s’était pas encore produit était plus vital qu’un infarctus du myocarde qui se déroulait sous ses yeux. Pour dire les choses plus crûment, il ne voulait pas de décès imputable à l’opération qu’il avait pratiquée. Le réanimateur avait surenchéri. Et le cardiologue (alibi) en charge du patient ne l’avait pas convaincu du contraire,&nbsp;si tant est qu’il en eût bien eu l’intention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dynamique interne du groupe et dilution des responsabilités</h2>



<p>Pourtant la décision la plus logique était donc qu’il fallait savoir ce qui se passait dans les coronaires afin de décider en toute connaissance de cause ce qu’il y avait ou non lieu de faire.</p>



<p>L’organisation en équipe a du bon. Elle donne l’impression au patient d’être pris en charge correctement, les décisions prises collectivement étant évidemment qualifiées volontiers de scientifiques. Elle assure aux médecins une dilution des responsabilités, précieuse dans le contexte de judiciarisation professionnelle qui s’est désormais installée.</p>



<p>Néanmoins la dynamique interne du groupe constitue la partie immergée de l’iceberg, dont le médecin dit traitant, autrement le client de l’établissement en charge de l’acte curatif, constitue la part essentielle.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hw8npFpWtL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/les-potins-du-cardiologue-une-verite-crue-et-pas-seulement-sur-le-stent-nu/">‘‘Les potins du cardiologue’’ : une vérité «crue», et pas seulement sur le stent nu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les potins du cardiologue’’ : une vérité «crue», et pas seulement sur le stent nu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/les-potins-du-cardiologue-une-verite-crue-et-pas-seulement-sur-le-stent-nu/embed/#?secret=Ike7Gz7fhx#?secret=Hw8npFpWtL" data-secret="Hw8npFpWtL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>La médecine étant devenue un champ professionnel lucratif aux multiples intervenants, il est non moins évident que les établissements de soins privés y possèdent des intérêts financiers prédominants dont le directeur médical se fait l’avocat.</p>



<p>Ainsi dans un établissement qui a fait le choix de ne pas installer dans ses locaux une salle de cathétérisme, il est possible qu’un infarctus postopératoire soit vécu comme un drame pour avoir des conséquences médico-légales potentielles malvenues, et que l’une des manières de s’y soustraire soit de le minorer, de le traiter <em>«à minima»</em>, et de majorer d’autres risques. Il ne faut pas oublier que les médecins sont avant tout des êtres humains.</p>



<p>Il reste la dernière question. Qu’aurait-il fallu faire pour savoir que ce patient était avant l’opération coronarien?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pouvoir se regarder dans un miroir</h2>



<p>En général on se contente d’un examen, d’un ECG et d’un écho doppler cardiaque et c’est suffisant. Il n’est pas sûr que l’épreuve d’effort eût été d’une grande utilité, parce ce que ce qui détermine la genèse de l’infarctus n’est pas la sténose, mais la rupture de la plaque de cholestérol. Et pour ce faire, un simple spasme coronaire peut suffire.</p>



<p>Donc l’examen Holter des 24 heures à la recherche de signes coronariens paroxystiques peut dans le contexte être d’un apport certain, et il faut en avoir dans le cas précis l’indication large pour détecter d’éventuelles ischémies, souvent silencieuses chez le diabétique, il ne faut pas l’oublier.</p>



<p>En conclusion, rare est le cardiologue qui, pour pouvoir se regarder dans un miroir, a le courage d’imposer ses vues lorsqu’elles sont correctes&nbsp;face au chirurgien, à l’urologue, au réanimateur, ou au directeur médical, dans l’intérêt du malade qui n’est pas le sien, même s’il doit pour cela être mis à l’écart de l’activité d’un établissement qui assure une bonne part de son activité professionnelle.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Les potins du cardiologue : sauf le respect d’Hippocrate!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/09/les-potins-du-cardiologue-sauf-le-respect-dhippocrate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 06:39:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cathétérisme cardiaque]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie médicale]]></category>
		<category><![CDATA[serment d&#039;Hippocrate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les milieux médicaux en Tunisie,  la cupidité est une tare qui se transmet d’une génération à une autre. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’alternative à un seul médecin qui ne sait plus où donner de la tête au risque de commettre des fautes professionnelles l’exposant à des procédures judiciaires, n’est-ce pas que ses collègues puissent être disponibles pour prendre en charge les patients avec lui ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-6871299"></span>



<p>Dans ce pays, l’organisation&nbsp;(si on peut appeler cela ainsi) du cathétérisme interventionnel fait que chaque établissement possède son champion, son grand personnage emblématique qui monopolise l’activité. Mais durant l’époque héroïque les petits malins, et il y en a eu quelques uns, s’arrangeaient évidemment pour être les grands simultanément de plusieurs établissements.</p>



<p>C’est de bonne guerre: outre l’intérêt financier, il faut en effet empêcher la concurrence d’éclore, et rien ne vaut pour cela de posséder le don d’ubiquité en étant simultanément sur plusieurs endroits, et s’il le faut semer la zizanie, y compris parmi ses propres coéquipiers, quitte pour cela&nbsp;à faire écouter les propos enregistrés des uns aux autres, sans évidemment que les intéressés le sachent. On finit incidemment par l’apprendre un jour ou l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les monopoles professionnels</h2>



<p>Durant l’affaire des stents, l’un des adeptes de ces pratiques issues des psy op a attiré plus qu’il n’en faut l’attention des autorités et il a malencontreusement disparu un temps qui a dû lui paraître long de la circulation, contraint et forcé, et afin de donner le change ses secrétaires ont expliqué qu’il se faisait traiter à l’étranger, peut être à Miami puisque la rumeur prétend qu’il possède un domicile là-bas.</p>



<p>Depuis, rares sont ceux qui s’assoient à sa table durant les dîners galas dans les congrès. Il est apparemment devenu celui que la profession a jugé utile de charger de ses péchés, et ils sont nombreux.</p>



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<p>En parlant de péché, comment ne pas penser à ces collègues qui opéraient dans un établissement alors que des cas urgents des heures durant les attendaient dans d’autres où ils étaient de garde? Et gare à celui qui avait l’outrecuidance d’examiner les urgences en l’absence de ceux à qui ils étaient destinés; il subissait les foudres du Dictateur Médical qui, détenteur d’une interprétation discrétionnaire de la déontologie médicale, n’hésitait pas en règle à l’éliminer, en le priant de ne plus se montrer. C’est aussi comme cela que se sont formés les monopoles professionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des habitudes étranges</h2>



<p>Mais ce furent des temps héroïques. Depuis la profession s’est assagie&nbsp;et les héros se sont quelque peu fatigués. Désormais, à chaque&nbsp;jour suffit sa peine. C’est avoir déjà assez d’activité que de la monopoliser dans un seul établissement, et de surcroît cela donne parfois lieu à l’instauration d’habitudes étranges.</p>



<p>Ainsi dans une unité de cathétérisme un praticien débordé a appris aux infirmiers à piquer l’artère et introduire le désilet, pour gagner du temps. J’ai eu ainsi un jour la surprise de trouver un de mes patients déjà <em>«piqué»</em> et depuis je prends bien soin de préciser avant chaque examen mon opposition à cette pratique.</p>



<p>Néanmoins, la dernière fois, croyant que le message avait été définitivement reçu j’ai omis de répéter mon interdiction, et cela n’a pas raté: le patient a été piqué et le désilet en place; une jeune infirmière n’avait pas été informée que l’opérateur était un <em>«emmerdeur»</em> (l’un de mes illustres collègues bien connu d’Angelina m’avait même traité de dépressif au chômage).</p>



<p>La ponction d’une artère n’est pas un acte anodin, elle peut occasionner de nombreuses complications, en particulier un état de choc ou bien une infection si les règles d’asepsie n’ont pas été rigoureusement respectées, pour ne pas parler des hémorragies et des ischémies. Il m’est même arrivé de voir une patiente décéder préalablement à l’exploration sans même avoir été piquée, sans doute d’émotion.</p>



<p>Il est à se demander comment, dans un milieu où il arrive d’injecter dans le sérum à travers son contenant en plastique ou bien de redonner au patient son masque à oxygène tombé à terre, le praticien puisse jamais être sûr qu’en son absence toutes les précautions eussent été respectées.&nbsp;Et il ne viendrait évidemment à l’esprit de personne d’exiger que&nbsp;l’alternative à un seul médecin qui ne sache plus où donner de la tête au risque de commettre des&nbsp;fautes professionnelles l’exposant à des procédures judiciaires, c’est que ses collègues puissent être disponibles pour prendre en charge les patients avec lui. Mais apparemment d’aucuns estiment préférable la première éventualité à la seconde. Pour eux, mieux vaut encore un bon procès qu’un manque à gagner.</p>



<p>Dans le legs de nos illustres maîtres, la cupidité est ainsi une&nbsp;tare qui se transmet d’une génération à une autre et qui ne contribue pas peu à la mutation professionnelle. Sauf le respect d’Hippocrate !&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre.</em></p>
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