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	<title>Archives des dépenses de l’Etat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dépenses de l’Etat - Kapitalis</title>
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		<title>Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 09:36:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie s'enlise dans une sorte d’immobilisme total et se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/26/kais-saied-entre-lurgence-des-reformes-et-le-frein-des-calculs-electoraux/">Kaïs Saïed entre l’urgence des réformes et le frein des calculs électoraux  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-il normal qu’en Tunisie, on hésite encore à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le «peuple», dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette de pain ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons ? Les calculs électoraux sont toujours de mauvais conseil…   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-8554703"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure></div>


<p><em>«Ce n’est pas la faute du public s’il demande des sottises, mais de ceux qui ne savent pas lui offrir autre chose»</em>, écrit Cervantès. Car une autorité sage et responsable est une autorité qui prend l’initiative, anticipe et éclaire, qui ne se laisse ni se corrompre par les caprices des masses, ni se soumettre à la tyrannie de la foule. Sa véritable mission consisterait, non pas à tergiverser mais à résister à la tentation des solutions faciles et à faire preuve de courage, d’audace et d’imagination, surtout lorsque l’intérêt général est menacé.</p>



<p>Certes, sous <em>«l’ancien régime»</em>, aussi volontaire fut-il, le pouvoir faisait de temps à autre preuve d’atermoiements, recourait à des demi-mesures par frilosité et était dans la procrastination en reportant à demain ce qui aurait dû être fait la veille. Une fois, sa légitimité historique blêmie, il était réduit à quémander l’assentiment du <em>«peuple»</em> et à devancer ses caprices. Et cette politique de l’évitement, de la nonchalance et de la couardise, tout en étant fatale à ce régime, elle a été préjudiciable au devenir de la nation, laquelle continue aujourd’hui à en payer les frais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pays bloqué par des calculs électoraux &nbsp;</h2>



<p>Si avant le pouvoir, jouissant d’une certaine stabilité, pouvait se targuer d’avoir, sous son autorité, des compétences capables d’atténuer les conséquences des crises et de bricoler des solutions d’urgence aux difficultés qu’il rencontre, aujourd’hui, le pays, enlisé dans une sorte d’immobilisme total, se laisse bercer par les fumeuses promesses et les diarrhées verbales.</p>



<p>Il est vrai qu’au sommet de l’Etat, on reçoit, on écoute et on discute sans que les vraies réponses aux difficultés qui s’intensifient, jour après jour, soient trouvées. Pourquoi ? Il semblerait que la faute incombe au fait que la crise n’aurait pas choisi le bon moment et qu’elle vienne de pointer du nez alors que l’on se prépare à organiser, dans un an, les élections présidentielles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rv7Iu98HJB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=BZtAA2xq8B#?secret=rv7Iu98HJB" data-secret="rv7Iu98HJB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, pour le pouvoir en place, prendre aujourd’hui des mesures exigeantes et courageuses, certes peu populaires, mais aussi salutaires pour le pays, ce serait prendre des risques en s’aliénant une partie de la population, semer le doute auprès de certaines couches de la population qui lui seraient acquises.</p>



<p>Par conséquent, l’attentisme serait la solution que le pouvoir semble préconiser. Dès lors, pour secourir l’économie moribonde, on préfère recourir à l’incantation, aux discours soporifiques et à la diversion. Alors que le pays est sous perfusion, on préfère attendre qu’un miracle se produise, que la bienveillance divine prenne soin de nous plutôt que de réagir, en prenant des initiatives salutaires pour la nation.</p>



<p>Le souvenir de l’émeute du pain de 1984 semble tétaniser le chef de l’Etat. Attentif au baromètre des sondages, ce dernier redoute éventuelle chute de sa popularité, que la situation puisse lui échapper, que l’espoir de briguer un nouveau mandat ne se volatilise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des vessies pour des lanternes</h2>



<p>Contrairement à d’autres qui trouvent que la crainte du chef de l’Etat soit légitime, nous pensons que ce dernier sous-estime la capacité des masses à faire preuve de discernement, dès lors qu’on leur explique, qu’on s’adresse à leur intelligence et non pas à leurs passions. Car, un bon dirigeant politique est celui qui parler à ses concitoyens le langage de la vérité, le contraire serait faire preuve de mépris à leur égard. Car sa mission consisterait à responsabiliser la population et à l’impliquer dans le processus des réformes à mener aussi impopulaires fussent-elles et non pas à louvoyer, comme de leur vendre des vessies pour des lanternes.</p>



<p>Au lieu de vociférer contre le FMI, au nom d’une supposée souveraineté nationale, il aurait été plus sensé de s’interroger sur l’Etat du pays frappé d’immobilisme et ce depuis des décennies. Jusqu’à quand, sous prétexte de ne pas froisser le gentil peuple, on est réduit à rafistoler, fermer les yeux devant la crise, devenue cyclique, de l’économie, faire la sourde oreille aux conseils des experts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H5PbiCmu4V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/">Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; FMI : Kaïs Saïed en remet une couche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/tunisie-fmi-kais-saied-en-remet-une-couche/embed/#?secret=B3hNEWkOsV#?secret=H5PbiCmu4V" data-secret="H5PbiCmu4V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Est-il normal qu’on hésite à réduire les dépenses de l’Etat, en diminuant ses charges, pour la simple raison que l’on a peur de mécontenter le <em>«peuple»</em>, dans un pays où, à titre d’exemple, le prix d’une baguette ne dépasse pas celui d’une cigarette ou de quelques bonbons&nbsp;?</p>



<p>Le statu quo qui dure depuis plus de deux décennies, qu’a-t-il produit comme effet d’autre que celui de crever le budget de l’Etat, de favoriser le gaspillage, de remplir les poches de plusieurs catégories de la population qui trouvent toujours le moyen de profiter du système (pâtissier, boulangers, restaurateurs, hôteliers…).</p>



<p>Augmenter d’une manière homéopathique le prix de la baguette, à raison de 10 millimes tous les trois mois, tout en augmentant les bas salaires et tout en aidant les familles les plus nécessiteuses, ne pourrait que résoudre, à moyen terme, une des difficultés budgétaires&nbsp; que le pays vit en ce moment et ne nuirait aucunement à la popularité du chef de l’Etat.</p>



<p>Un dirigeant politique averti, digne de ce nom, devrait être animé d’une véritable ambition pour son pays. La gloire ne se compte au nombre d’années passées à la tête de l’Etat. Des vingt-trois années que Ben Ali a passées à la tête de l’Etat, l’Histoire ne gardera que les trois premières. Tout le reste n’était qu’arrogance et cupidité.</p>



<p>La vraie gloire, cela se mérite non pas par le verbiage mais par les vrais actes audacieux au profit de la communauté nationale surtout que le pays a, plus que jamais, besoin d’une vraie dynamique réformatrice dans tous les domaines avec un personnel politique qualifié, volontaire et imaginatif.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain. </em>  </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: le président Kaïs Saïd joue au Père Noël !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/tunisie-le-president-kais-said-joue-au-pere-noel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2022 10:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[loi de finances 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le budget de Kaïs Saïed est irréaliste, populiste, inflationniste et dans une large mesure électoraliste.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le timing n’est pas fortuit, en ce vendredi saint du 23 décembre 2022, et juste avant la fermeture des bureaux du FMI à Washington (pour les vacances de Noël), le président Kaïs Saïed fait promulguer le budget de l’Etat tunisien pour 2023. Incroyable, mais vrai, le président joue au père Noël, avec une augmentation nominale des dépenses de l’Etat de 30%, alors que les caisses sont vides, totalement tributaires de la dette pour éviter la faillite.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-5823928"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>


<p>Beaucoup comme moi ne croient pas au Président-Père-Noël! Ma lecture économique (et pas comptable) du budget 2023 se résume en 4 mots clefs: le budget de Kaïs Saïed est irréaliste, populiste, inflationniste et dans une large mesure électoraliste.</p>



<p>Électoraliste, et pour cause, le président est sommé, par l’opposition et plusieurs pays occidentaux de déclencher des élections présidentielles anticipées. Sa légitimité est mise à rude épreuve!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un État-Léviathan!</h2>



<p>Dans la mythologie grecque, un Léviathan est un monstre qui écrase tout sur son passage.</p>



<p>Dans ce budget de dernière minute, le président Kaïs Saïed se place aux antipodes de ce que doit être fait pour relancer la croissance, restaurer les fondamentaux économiques et systématiser une bonne gouvernance durable et axée sur les résultats.</p>



<p>Ce budget dépensier est irréaliste, ne change rien et ne fait que consacrer l’économie de rente pour ne pas déranger les lobbyistes, alors que les contribuables, ces payeurs de taxes, sont pris à la gorge, ne pouvant plus joindre les deux bouts. Leur pouvoir d’achat est massacré sous les feux croisés de l’inflation d’un côté, et de la déperdition de la valeur du dinar, d’un autre côté.</p>



<p>Un budget de saupoudrage et qui confirme la fuite en avant d’un État boulimique, pléthorique, bureaucratique et passé maître dans l’improvisation, le gaspillage et l’opacité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un budget inflationniste</h2>



<p>De facto, le budget de Kaïs Saïed est inflationniste: il augmente les dépenses financées par la dette extérieure, et pas par la richesse créée sur place. Il raisonne par le <em>wishfull thinking</em>.</p>



<p>Il parie sur les donations internationales et l’idée de l’argent facile et peu coûteux. Alors que les taux d’intérêt sont à deux chiffres, sur les marchés mondiaux, et pour les États endettés et peu solvables comme la Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eJWeHXczFE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/mohsen-hassen-letat-tunisien-continue-de-vivre-au-dessus-de-ses-moyens/">Mohsen Hassen : «L’Etat tunisien continue de vivre au-dessus de ses moyens»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mohsen Hassen : «L’Etat tunisien continue de vivre au-dessus de ses moyens» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/mohsen-hassen-letat-tunisien-continue-de-vivre-au-dessus-de-ses-moyens/embed/#?secret=7eDtDOyDOh#?secret=eJWeHXczFE" data-secret="eJWeHXczFE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Entre le budget encore non bouclé de l’année 2022, et celui annoncé pour 2023, on hausse les dépenses de presque 30%, alors que le taux de croissance économique attendu ne peut excéder les 1,6% en dinar constant. Un taux de croissance économique à peine équivalent au taux de croissance démographique. C’est tout dire sur la place de l’économique dans cet exercice de budgétisation populiste jusqu’à l’os!</p>



<p>Le budget 2023 illustre une contradiction majeure entre d’un côté une politique monétaire restrictive, prônant des taux d’intérêt de plus en plus élevés pour combattre l’inflation et une politique fiscale dépensière, inflationniste et au final politisée. Cette contradiction écrasera davantage l’investissement, le pouvoir d’achat et la valeur du dinar. Et de ce point de vue, l’année 2023, sera pire que ses précédentes.</p>



<p>Au final, le budget 2023 renforce les dépenses financées par une dette toxique et insoutenable. Dit autrement, par les diktats des donateurs.</p>



<p>Presque le tiers des recettes budgétaires sont tributaires de la dette internationale et presque la moitié des recettes fiscales sont absorbées par les salaires et avantages des fonctionnaires d’un Etat-Léviathan, qui règne sur un pays à la fois sur-administré et sous-gouverné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un budget pour faire moins avec plus!</h2>



<p>Populiste comme jamais, le président Kaïs Saïed décrète unilatéralement un budget factice, qui évite les choix difficiles et qui ne fait que reporter pour plus tard les décisions douloureuses visant à rationaliser l’Etat et optimiser les services publics.</p>



<p>Ce budget est irrecevable pour les citoyens ordinaires. Il l’est moins pour le FMI, puisque non crédible, irréaliste et qui rapproche les échéances d’une dramatique cessation de paiement.</p>



<p>Le budget 2023, Kaïs Saïed gonfle artificiellement les dépenses de l’Etat, au lieu de les rationaliser et au lieu d’optimiser leurs impacts sur l’investissement et sur les moteurs de la relance économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6XGjQSVdZM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/tunisie-les-recettes-fiscales-representeront-87-des-recettes-de-letat-en-2023/">Tunisie&nbsp;: les recettes fiscales représenteront 87% des recettes de l’Etat en 2023</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie&nbsp;: les recettes fiscales représenteront 87% des recettes de l’Etat en 2023 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/tunisie-les-recettes-fiscales-representeront-87-des-recettes-de-letat-en-2023/embed/#?secret=1USaErkpYa#?secret=6XGjQSVdZM" data-secret="6XGjQSVdZM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce budget ne répond à aucun des critères de la bonne gouvernance. Aux antipodes de ce qu’on enseigne à nos étudiants en Amérique du Nord, en économie, en administration, en évaluation des dépenses publiques et en gestion axée sur les résultats (pas sur les objectifs).</p>



<p>En matière de bonnes pratiques et de bonne gouvernance budgétaire, on enseigne à nos étudiants canadiens, le principe de l’incrémentalisme budgétaire. Un sacré principe qui stipule la modulation et la pondération fondée sur les données probantes, sur des choix éclairés par les analyses coûts-bénéfices. Un sou est un sou, et le contribuable doit avoir pour son argent (taxes payées).</p>



<p>Ce principe vise à moduler de façon incrémentielle et marginale les dépenses budgétaires, tenant compte de deux contraintes. L’une portant sur l’équilibre recettes-dépenses, l’autre portant sur la modulation et l’évaluation rationnelle de chacune des dépenses prévues, le tout pour ne pas dilapider les taxes péniblement payées par les contribuables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sabrer dans le gras dur de l’Etat!</h2>



<p>Sans aucune revue budgétaire préalable, sans aucune évaluation publiée au sujet la performance de l’Etat, sans parlement pour fouiller et vérifier (un tant soit peu), le président impose ex nihilo un budget dysfonctionnel, illégitime et inadmissible en démocratie. C’est un budget unilatéral, autocratique et dictatorial dans une large mesure.</p>



<p>Comme ses prédécesseurs, depuis 2011, Kaïs Saïed ne veut pas toucher au vrai enjeu, celui de sabrer dans le <em>«gras dur»</em> de l’Etat.</p>



<p>Lui et son gouvernement ne veulent pas couper dans le sureffectif des fonctionnaires et épurer l’Etat de son mauvais sang, incarné par des employés fantômes, factices et souvent recrutés sans concours au mérite et avec des diplômes falsifiés.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed ne veut pas réduire les effectifs de ces 800 000 fonctionnaires (650 000 au sein de l’Etat central et presque 150 000 dans les sociétés d’Etat et organismes liés).</p>



<p>Le Maroc compte seulement 545 000 fonctionnaires civils, alors que sa population totale est trois fois plus élevée que celle de la Tunisie.</p>



<p>En Tunisie, au moins 200 000 fonctionnaires sont de trop, ils sont payés pour ne rien faire de productif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HIrttf9Lrn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/en-tunisie-letat-coute-trop-cher-aux-contribuables/">En Tunisie, l’Etat coûte trop cher aux contribuables  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, l’Etat coûte trop cher aux contribuables   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/25/en-tunisie-letat-coute-trop-cher-aux-contribuables/embed/#?secret=nsdkc3pWH2#?secret=HIrttf9Lrn" data-secret="HIrttf9Lrn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Autant d’employés fantômes qui n’ajoutent aucune valeur additionnelle aux services publics, où tout est en délabrement et décomposition avancées.</p>



<p>Le salaire de ces 200 000 fonctionnaires en sureffectif coûte cher aux contribuables: presque 5 milliards de dinars annuellement (frais divers et salaire brut moyen de 25 000 dinars par an, par fonctionnaire). Soit plus de 1,5 milliard de dollars américains, de gaspillés au grand jour!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Créer de l’espace budgétaire!</h2>



<p>Le limogeage de ces fonctionnaires fantômes et factices peut s’ajouter à des économies réalisées par des coupures chirurgicales dans les subventions indues dans les produits de base peut procurer au pays un espace budgétaire suffisamment important pour réduire le fardeau de la dette, réduire l’inflation et impulser l’investissement. Un 10 à 12 milliards de dinars d’économie dans les dépenses, c’est faisable…</p>



<p>Mais, Kaïs Saïed ne veut aucunement toucher à cet enjeu pour des raisons électoralistes et populistes. Le président a perdu sa légitimité et ne peut convaincre de ses projets et promesses.</p>



<p>Un licenciement programmé, par mise à la retraite anticipée et incitation aux départs, dégage suffisamment de marge de manœuvre pour augmenter les salaires des autres fonctionnaires, histoire de motiver la productivité et redonner confiance envers l’Etat et ses fonctionnaires. Il peut aussi aider à diminuer la pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises.</p>



<p>Le budget 2023 occulte les sociétés d’Etat et fait comme si elles n’existent pas. La restructuration et la modernisation de ces sociétés peut générer à l’Etat un autre 10 milliards de dinars annuellement, sans passer nécessairement par la privatisation, et le bradage de celle-ci comme proposé par le FMI.</p>



<p>Pour finir, je dirai que ce budget a tous les ingrédients d’un pamphlet électoraliste. Le président est sommé par les partis d’opposition et par plusieurs pays occidentaux de déclencher des élections présidentielles anticipées. Probablement quelques mois après l’investiture du nouveau parlement… et durant 2023! Une question de légitimité à restaurer et à rebâtir… </p>



<p>* <em>Economiste universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/26/tunisie-le-president-kais-said-joue-au-pere-noel/">Tunisie: le président Kaïs Saïd joue au Père Noël !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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