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	<title>Archives des dépenses de santé - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dépenses de santé - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : ultime alerte sur le niveau élevé de la dette et du déficit budgétaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 May 2021 08:35:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[taux d&#039;endettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Fonds monétaire international (FMI), qui croit encore au miracle tunisien, sans ironie aucune, recommande une série de réformes pressantes que le gouvernement tunisien, qui s’est engagé à plusieurs reprises à les mettre en œuvre, semble manquer de courage politique pour les appliquer à la lettre. Il est plutôt préoccupé par le confinement de sa...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/13/tunisie-ultime-alerte-sur-le-niveau-eleve-de-la-dette-et-du-deficit-budgetaire/">Tunisie : ultime alerte sur le niveau élevé de la dette et du déficit budgétaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Mur-de-la-dette.jpg" alt="" class="wp-image-348818"/></figure></div>



<p><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI), qui croit encore au miracle tunisien, sans ironie aucune, recommande une série de réformes pressantes que le gouvernement tunisien, qui s’est engagé à plusieurs reprises à les mettre en œuvre, semble manquer de courage politique pour les appliquer à la lettre. Il est plutôt préoccupé par le confinement de sa population et de ses disputes internes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Rebaï </strong>*</p>



<span id="more-348816"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Mohamed-Rebai.jpg" alt="" class="wp-image-213697"/></figure></div>



<p>Le conseil d’administration du FMI, qui achève les consultations de 2021 au titre de l’article IV avec la Tunisie, propose l&rsquo;élimination des monopoles, l’éradication de la corruption et la réduction de la masse salariale.</p>



<p>En effet, les salaires des fonctionnaires pompent 60% des ressources de l’Etat<strong>. L</strong>a masse des salaires de la fonction publique (hors entreprises publiques) se fixe à 20,1 milliards de dinars tunisiens (MDT) soit 16,6% du PIB,l’un des taux les plus élevés au monde. Rappelez-vous des 92.000 personnes recrutées par la <em>«troïka»</em> islamiste dans la seule année 2012.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les solutions existent, il faut avoir le courage de les mettre en œuvre</h3>



<p>Dans ce contexte, les administrateurs du FMI soulignent qu’il est nécessaire de limiter les subventions énergétiques, tout en accordant la priorité aux dépenses de santé et à l’investissement, et en protégeant les dépenses sociales ciblées. Ils appellent aussi les autorités à rendre la fiscalité plus équitable et favorable à la croissance, et encouragent à prendre des mesures pour apurer les arriérés qui ont été accumulés dans le système de sécurité sociale.</p>



<p>Les administrateurs du FMI &nbsp;mettent le paquet parce qu’ils croient fermement que la priorité dans l’immédiat consiste à sauver des vies de la menace du coronavirus, ainsi que les moyens de subsistance de la population, et à stabiliser l’économie jusqu’à ce que la pandémie recule. Ils sont plus soucieux du bien-être des Tunisiens que leur propre gouvernement!</p>



<p>Dans ce contexte, je propose personnellement de&nbsp;: &nbsp;</p>



<p>1- <strong><em>maîtriser et rationaliser les dépenses publiques </em></strong>(avant de réformer la fiscalité), à commencer par la caisse de compensation qui profite à 12% de la population et pour toucher aux nombreux privilèges de l&rsquo;administration. Dans les pays émergents, les caisses de compensation financent l’exportable et non l’importable. L’entreprise crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit comme c’est le cas actuellement. L’exportation, principal moteur de croissance, serait en hausse. Les devises pourraient évoluer confortablement. Pour le moment, on finance les gros bonnets pour préparer des gâteaux sucrés et se déplacer en voiture luxueuse;</p>



<p>2- <strong><em>optimiser le potentiel fiscal</em></strong> : un système complexe et compliqué avec 530 nouvelles dispositions entre 2011 et 2016.&nbsp; L’Etat devrait repartir de bon pied en vue de garantir son recouvrement quasi nul (1%). Il devrait accélérer la lutte contre le blanchiment d’argent,&nbsp; l’évasion et la fraude fiscales car il faut savoir que le tiers des agents économiques exercent dans l’informel, le 1/5<sup>e</sup> des salariés sont non imposés et la moitié des sociétés en défaut. De nombreuses professions libérales paient des sinécures. Une action <em>graduelle et</em> progressive permet d’arriver au résultat désiré sans recourir aux crédits qui deviennent parcimonieux, coûteux et sélectifs;</p>



<p>3- <strong><em>relancer la croissance</em></strong> : avec une croissance du PIB négative frôlant les -10% en 2020, l’économie tunisienne a perdu sa capacité de résilience. Quand rien ne va, il faut se regarder dans le miroir et se poser la question suivante : qu’est-ce qu’on produit ? Rien, on bricole. Dans le vacarme de grèves tournantes, les quelques entreprises qui restent sur le podium peinent à retrouver une compétitivité jadis satisfaisante et aujourd’hui perdue. Il n’y a presque plus d’innovation et de recherche et développement dans nos entreprises. Les ouvriers et les cadres ne travaillent plus. Et ils ont peur d’être dégagés. Par conséquent, la valeur ajoutée se réduit comme peau de chagrin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Evolution de la notation de la Tunisie</h3>



<p>Le mois de février dernier, les agences de notation les plus connues, Standard &amp; Poor&rsquo;s, Fitch et Moody’s, partent d’une notation de la dette souveraine de la Tunisie B2 à B3 en maintenant la perspective négative BBB. Il ne manque plus que les notes suicidaires du CCC au C (risque de défaut de paiement) et DDD au C (faillite de l’emprunteur).</p>



<p>Il est à noter que pendant plus d’un demi-siècle, les agences de notation étaient financées par les investisseurs qui payaient pour obtenir les notes des émetteurs. Aujourd’hui, l’émetteur qui désire être noté rémunère l’agence pour ses services. D’où le coût excessivement élevé du crédit qui comprend outre le principal et les intérêts, les frais de renseignements, les frais administratifs, les frais de préparation des documents, le coût de l’assurance, les garanties et toutes autres charges directes ou indirectes incorporées dans le calcul du coût du prêt. C’est ce qu&rsquo;on appelle le taux effectif global (TEG)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mur de la dette et du déficit budgétaire</h3>



<p>Sans une réforme solide, crédible et bénéficiant d’un soutien étendu la dette publique de la Tunisie deviendrait insoutenable (100% du PIB voire 120%) contre 35% en 2010. La Tunisie aurait besoin de 19,5 milliards de dinars (7,2 milliards de dollars), dont environ 5 milliards de dollars de prêts extérieurs pour boucler son budget pour l’exercice 2021. Cette pression financière se prolongera jusqu’en 2025 où on atteindra un pic insoutenable, vu les échéances de remboursements programmées que les générations futures paieront.</p>



<p>La dette publique voisinera cette année les 100.000 MDT voire plus. Cela signifie que l’encours de la dette extérieure brute de la Tunisie a plus que triplé en 10 ans puisqu’il représentait 35% du PIB en 2010. Par conséquent, chaque tunisien supporte désormais un endettement extérieur supérieur à son revenu annuel moyen soit près de 9.000 DT.</p>



<p>Et si les Tunisiens vont se répartir le pactole de 100.000 MDT chacun toucherait la même somme ou bien 45.000 DT par famille composée de 5 personnes. Ils seraient plus riches que Crésus. La question qui se pose avec acuité qu’a-t-on fait avec tout cet argent puisqu’il n’y a plus de programmes de développement palpables à nos yeux? Mystère et boule de gomme! La faute est en nous-mêmes et aux bailleurs de fonds qui n’ont pas assuré le suivi et le service fait. Le développement est devenu une réalité virtuelle qui ne rentre pas dans le rêve du Tunisien. En clair, le gouvernement se noie dans une fontaine remplie de monnaie sonnante et trébuchante.</p>



<p>Les Etats-Unis sont le pays le plus endetté au monde. Son taux d’endettement par rapport au PIB est de 180%, 19 trillions de dollars. Et pourtant, les Américains n’ont aucune inquiétude parce qu’ils ont une grande machine de production innovante qui tourne et paye ses créanciers ce qui n’est pas le cas pour la Tunisie qui emprunte pour payer des crédits et des salaires de plus en plus élevés, improductifs et, pour beaucoup d’emplois fictifs, injustifiés.</p>



<p>Chemin faisant, le recours excessif aux crédits locaux (35%) et étrangers (65%) depuis 2011 est très nuisible pour l’efficacité de la politique budgétaire et monétaire dont le remboursement dépend principalement des flux de trésorerie qui n’existent plus (déficit budgétaire 2020 estimé à 4,2 milliards de dollars soit 11,6 milliards de dinars contre 4 milliards en 2019) et affecte nécessairement l’inflation (importée). En une seule année, le déficit budgétaire a été multiplié par trois !</p>



<p>Avant, on empruntait pour servir les programmes de développement. Actuellement, on emprunte pour payer les crédits et les salaires. On n’est pas sorti du cycle infernal qui nous plombe. Toujours plus de crédits pour subvenir à nos besoins et pas assez de production à valeur ajoutée. La Tunisie est un petit pays qui peut se suffire à lui-même. Mais ses ressources naturelles sont gaspillées par une horde de pirates religieux, de vautours, de crabes et de gros requins nullement inquiétés.</p>



<p>Durant les dix dernières années, j’ai lancé personnellement plusieurs alertes et proposé des solutions. Malheureusement, les politiques ne lisent pas et n’écoutent jamais les économistes. Sans prendre son courage à deux mains en vue de réaliser un programme de réformes bien ficelé comprenant les nôtres ou celles préconisées par le FMI, la Tunisie sombrera pas plus tard que 2025 dans le chaos le plus total. À ce moment-là, le Club de Paris (groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés) entrera en jeu. Et ce sera l’enfer pour tous&nbsp;!</p>



<p>Cela me rappelle la création en 1869 d’une Commission financière internationale chargée de gérer les finances de la régence de Tunis sous Sadok Bey (1813-1882). Son comité exécutif est composé de deux Tunisiens et d’un Français. Le comité de contrôle comprend deux Italiens, deux Anglais et deux Français. La régence de Tunis n’est déjà plus souveraine. La Tunisie en faillite est ouverte à toutes les convoitises italiennes, anglaises et françaises. C’est ce qui a abouti à l’occupation française du pays en 1881.</p>



<p>Faute de renseignements disponibles, vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai enduré pour vous présenter un <em>«tableau de bord» </em>de la dette tunisienne assez explicite pour le commun des mortels. Les renseignements manquent partout. Ils sont la plupart du temps contradictoires et incohérents. Les très sérieux sites web de la BCT et l’INS s’arrêtent net à fin 2018. Un retard de trois ans inimaginable ! Je me suis rabattu sur des sources d’informations plus ou moins crédibles. Je les ai décortiquées et analysées pour les rendre lisibles et les intégrer dans une démarche d’ultime alerte. C’est ma petite contribution pour aider à sauver les meubles.</p>



<p><em>* Economiste retraité</em>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Dette-Tunisienne-2011-2021.jpg" alt="" class="wp-image-348817"/></figure></div>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>(1) Selon la BCT, le PIB a connu une rétraction de 7,2%, l’INS parle de 8,8 %, le FMI annonce 8,2%. Ce taux risquerait fort d’être, hélas, dépassé et pourrait se rapprocher des -10%. Pour mes calculs, je me suis aligné sur le taux du FMI.</em></p>



<p><em>(2) Chiffres prévisionnels. Le PIB réel de la Tunisie devrait rebondir et augmenter à 2% en 2021. Le taux d’endettement pourrait atteindre cette année les 100% voire 120%.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WipdkjDqmc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/15/la-sante-un-veritable-enjeu-economique-mondial/">La santé, un véritable enjeu économique mondial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La santé, un véritable enjeu économique mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/15/la-sante-un-veritable-enjeu-economique-mondial/embed/#?secret=KccaITnOZ3#?secret=WipdkjDqmc" data-secret="WipdkjDqmc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7Z3jVfZSrO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/">Tunisie : Pourquoi les jeunes ne peuvent-ils pas percer dans les affaires ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Pourquoi les jeunes ne peuvent-ils pas percer dans les affaires ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/tunisie-pourquoi-les-jeunes-ne-peuvent-ils-pas-percer-dans-les-affaires/embed/#?secret=MC4s7to7sE#?secret=7Z3jVfZSrO" data-secret="7Z3jVfZSrO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OVwo48qm3O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/la-tunisie-et-limpossible-gouvernance-consensuelle/">La Tunisie et l&rsquo;impossible gouvernance consensuelle</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l&rsquo;impossible gouvernance consensuelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/17/la-tunisie-et-limpossible-gouvernance-consensuelle/embed/#?secret=iBVaGTdYMf#?secret=OVwo48qm3O" data-secret="OVwo48qm3O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>FMI : le déficit budgétaire tunisien a atteint 11,5% du PIB</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/23/fmi-le-deficit-budgetaire-tunisien-a-atteint-115-du-pib/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2021 07:18:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Geiregat]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de santé]]></category>
		<category><![CDATA[déséquilibres extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie est confrontée à deux défis immédiats : sauver des vies et des moyens de subsistance jusqu’à ce que la pandémie de la Covid-19 s’atténue, et commencer à ramener les déséquilibres économiques sur une trajectoire durable. Un plan de réforme crédible et soutenu par la société tunisienne et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/23/fmi-le-deficit-budgetaire-tunisien-a-atteint-115-du-pib/">FMI : le déficit budgétaire tunisien a atteint 11,5% du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Tunisie-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-320182"/></figure>



<p><strong><em>Selon le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie est confrontée à deux défis immédiats : sauver des vies et des moyens de subsistance jusqu’à ce que la pandémie de la Covid-19 s’atténue, et commencer à ramener les déséquilibres économiques sur une trajectoire durable.</em></strong></p>



<span id="more-333173"></span>



<p>Un plan de réforme crédible et soutenu par la société tunisienne et les partenaires internationaux de développement est essentiel pour contribuer à une croissance durable et inclusive à moyen terme. Les autorités sont ainsi encouragées à continuer de renforcer les filets de protection sociale et à accroître les investissements publics.</p>



<p>Une équipe des services du FMI dirigée par Chris Geiregat a mené une mission à distance du 9 au 18 décembre 2020 et du 4 au 13 janvier 2021 dans le cadre de la consultation de 2020 au titre de l’article IV avec la Tunisie.</p>



<p>À l&rsquo;issue de la mission, M. Geiregat a fait la déclaration suivante:</p>



<p>«Covid-19 a frappé durement la Tunisie. La mission du FMI tient à exprimer ses condoléances et sa solidarité à tous les Tunisiens touchés par la pandémie et salue ceux qui ont travaillé sans relâche pour sauver la vie de leurs concitoyens.</p>



<p>«Les autorités ont réagi de manière proactive à l’épidémie de Covid-19, en apportant un soutien immédiat au secteur de la santé, aux personnes touchées et aux entreprises. Pourtant, les services du FMI estiment que le PIB réel s’est contracté d’un niveau sans précédent de 8,2% en 2020, entraînant une augmentation de la pauvreté et du chômage. Le déficit du compte courant devrait s’être réduit en réponse à une forte baisse de la demande d’importations et à des envois de fonds résilients, malgré un coup dur sur les exportations et l’effondrement des recettes touristiques.</p>



<p>On estime que le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre 11,5% du PIB, notamment en raison de la baisse des revenus, d’une masse salariale plus élevée et des transferts supplémentaires aux entreprises publiques.</p>



<p>«Les services du FMI s’attendent à ce que la croissance du PIB rebondisse à 3,8% en 2021 alors que les effets de la pandémie commencent à diminuer. Cependant, il existe des risques de baisse considérables autour de cette projection de référence, en particulier compte tenu de l’incertitude quant à la durée et l’intensité de la pandémie et au moment de la vaccination.</p>



<p>«Les services du FMI et les autorités conviennent que la Tunisie est actuellement confrontée au double défi de sauver des vies et des moyens de subsistance jusqu’à ce que la pandémie s’atténue, tout en commençant à ramener les déséquilibres budgétaires et extérieurs sur une trajectoire durable. Ainsi, il est essentiel de prioriser strictement les dépenses de santé et de protection sociale, tout en contrôlant la masse salariale, les subventions énergétiques mal ciblées et les transferts aux entreprises publiques. Le budget 2021 vise à atteindre cet équilibre, le déficit budgétaire devant se réduire à 6,6% du PIB. Cependant, des mesures spécifiques sont nécessaires pour soutenir cet objectif et, en leur absence, le personnel prévoit un déficit plus élevé de plus de 9% du PIB. Le personnel encourage les autorités à continuer de renforcer les filets de sécurité ciblés et à favoriser les investissements publics propices à la croissance.</p>



<p>«Les perspectives à moyen terme et la viabilité de la dette publique dépendent de l’adoption par les autorités d’un plan de réforme crédible et bien communiqué qui bénéficie de la forte adhésion de la société tunisienne et des partenaires internationaux de développement. À cette fin, il serait essentiel d’obtenir le soutien des parties prenantes concernées sur les questions relevant de leur compétence. Un tel <em>«pacte social»</em> pourrait couvrir la masse salariale de la fonction publique (actuellement parmi les plus élevées au monde), la réforme des subventions, le rôle des entreprises publiques dans l’économie, le secteur informel, l’équité fiscale, les réformes anti-corruption et l’environnement des affaires.</p>



<p>«Plusieurs grandes entreprises publiques sont aux prises avec des dettes, ont accumulé des arriérés et bénéficient de garanties gouvernementales, qui présentent toutes des risques fiscaux et financiers. Le FMI salue les efforts des autorités pour commencer à démêler et résoudre certains des arriérés croisés, et encourage les autorités à adopter un plan de réforme à moyen terme qui: (i) «trie» les entreprises publiques en fonction de leur viabilité financière, de leur importance stratégique et de la nature de leurs activités; (ii) centralise leur contrôle dans une seule entité; (iii) renforce la gouvernance d’entreprise; et (iv) améliore la transparence et les rapports financiers.</p>



<p>L’amélioration de la situation financière du système d&rsquo;assurance sociale réduirait également les risques budgétaires.</p>



<p>«La politique monétaire de la Banque centrale de Tunisie (CBT) a contribué à soutenir le crédit et la liquidité, tandis que l’inflation continuait de baisser. Les services du FMI exhortent les autorités à éviter un futur financement monétaire du gouvernement, car il risque d’annuler les gains réalisés en termes de réduction de l’inflation, pourrait affaiblir le taux de change et les réserves internationales et compromettre la stabilité financière. La politique monétaire devrait continuer à se concentrer sur l’inflation en orientant les taux directeurs, tout en préservant une flexibilité bilatérale du taux de change.</p>



<p>La BCT devrait surveiller de près le secteur financier, car le plein impact de la pandémie sur le secteur financier n’a pas encore été observé.</p>



<p>«Pour accroître le potentiel et une croissance inclusive, il faudra davantage d’initiative et de concurrence du secteur privé, notamment en supprimant les monopoles et autres distorsions. Le personnel se félicite de l’objectif des autorités de couvrir au moins 30% de ses besoins énergétiques grâce aux énergies renouvelables d’ici à 2030, ce qui contribuerait à lutter contre le changement climatique et à diversifier l’approvisionnement énergétique. Les réformes visant à promouvoir la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance et la transparence devraient être des thèmes transversaux pour les années à venir.»</p>



<p>Depuis 2013, la Tunisie a bénéficié de deux accords (un accord de confirmation et une facilité de financement élargie) avec le FMI. Le 10 avril 2020, le Conseil d’administration du FMI a approuvé le décaissement d’un instrument de financement rapide pour soutenir la réponse des autorités tunisiennes à la pandémie.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/23/fmi-le-deficit-budgetaire-tunisien-a-atteint-115-du-pib/">FMI : le déficit budgétaire tunisien a atteint 11,5% du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&#8217;économie mondiale (2-3) : Quid de la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/14/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-2-3-quid-de-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/14/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-2-3-quid-de-la-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 17:29:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[démocratie participative]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de santé]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau modèle économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p><strong><em>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production a chuté alors que les travailleurs restaient chez eux – et a été suivi d’un choc de la demande alors que les revenus diminuaient.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ezzeddine Larbi </strong>*</p>



<span id="more-312042"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Ezzeddine-Larbi.jpg" alt="" class="wp-image-311579"/></figure></div>



<p>Selon les estimations officielles, le PIB de la Tunisie va se contracter d’au moins 7% et le chômage atteindra les 22%. La situation des finances publiques et du chômage déjà très préoccupante avant la pandémie s’est brutalement détériorée depuis le déclenchement de la Covid-19. Les besoins de financement devraient doubler pour s’élever à 23 milliards de dinars en 2020 contre 11 milliards de dinars programmés dans la Loi de Finances 2020 (LF 2020). Le ratio de la dette publique devait se rapprocher de 85% et peut être plus. Le coût du service de la dette se rapproche du seuil de 30% du budget, ce qui pose le problème de la capacité effective du remboursement de la dette en cours à pression fiscale constante sachant que la pression fiscale a augmenté pour atteindre près de 30%.</p>



<p>Des informations concordantes/croisées font état, à court terme, d’un gel partiel, espérons non total, de l’investissement public (titre II), ce qui entraîne un gel provisoire de paiement de la dette contractée par l’Etat au niveau des fournisseurs alors que la dette contractée par l’Etat auprès du secteur privé atteindra 8,3 milliards de dinars.</p>



<p>Dans ce contexte l’urgent, à court terme, est la stabilisation macroéconomique accompagnée du paiement des salaires, de l’assistance aux plus vulnérables, et du remboursement de la dette en siphonnant tout ou partie des 6,3 milliards de dinars inscrit dans la LF 2020 au titre du programme d’investissement public.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ressources exceptionnelles préserver le capital humain et les entreprises</h3>



<p>Comme tous les pays du monde, la Tunisie a mobilisé des ressources importantes et exceptionnelles pour : faire face à la catastrophe sanitaire, humanitaire, sociale et économique; préserver son capital humain et social (santé, préservation de l’équilibre des travailleurs dont les revenus sont perdus et soutien aux plus affectés surtout les couches les plus vulnérables); et préserver le tissu économique des entreprises et institutions qui produisent les richesses et qui seraient appelées à reprendre leurs activités pour employer, payer les impôts et créer la croissance.</p>



<p>Un plan d&rsquo;urgence de 2,5 milliards de DT (0,71 milliard de dollars ou 1,8% du PIB) a été annoncé le 21 mars. Le paquet comprend le report des paiements de l’impôt sur les sociétés (IS), d’autres taxes et cotisations sociales, des exonérations de TVA, des procédures de remboursement de TVA et d’accélération des remboursements, un rééchelonnement des taxes et des douanes arriérés, et autres afin de fournir des liquidités au secteur privé, en limitant les licenciements et en protégeant la population la plus vulnérable, en particulier dans le secteur informel.</p>



<p>Le plan comprend également une extension de l&rsquo;allocation budgétaire pour les <strong>dépenses de santé</strong> ainsi que la création d’un fonds de 100 millions de dinars (MDT) pour l’acquisition d’équipements pour les hôpitaux publics. Sur le plan social, cela inclut également les transferts monétaires pour les ménages à faibles revenus, les personnes handicapées et les sans-abri (450 MDT pour trois mois).</p>



<p>Sur le plan macro-financier, la Banque centrale de Tunis (BCT) a réduit son taux directeur en mars de 100 pb. Elle a aussi annoncé un train de mesures pour soutenir le secteur privé, en demandant aux banques de différer les paiements sur les prêts existants et de suspendre les frais de paiement et de retrait électroniques. Elle a également demandé aux banques de reporter le remboursement des crédits par les salariés pour une période de 3 ou 6 mois, en fonction du niveau de revenu net.</p>



<p>Par ailleurs, le gouvernement a annoncé un ensemble de mesures financières comprenant la création de fonds d&rsquo;investissement (600 MDT), une garantie de l’Etat pour les nouveaux crédits (500 MDT), l’activation d’un mécanisme permettant à l’Etat de couvrir la différence entre le taux directeur et le taux d’intérêt effectif des prêts d’investissement dans la limite de 3%.</p>



<p>Plusieurs questions prioritaires nécessitent de vrais débats au niveau national afin d’arriver à un consensus sur des orientations et choix fondamentaux notamment sur le rôle du secteur privé; sur le développement régional, sur le rôle de l’innovation, du numérique et de la création; sur la justice sociale et la justice fiscale; sur la répartition des richesses; sur la recherche des rentes, des privilèges et des positions dominantes; sur la corruption…</p>



<h3 class="wp-block-heading">En finir avec les pesanteurs d&rsquo;une transition qui perdure depuis 2011</h3>



<p>Il est hasardeux de vouloir résoudre ces problèmes clés pendant une grande crise aussi sévère que traverse le pays. Sur le plan politique, le régime en place doit être redéfini. Le mode de scrutin en général devrait être révisé. Des réaménagements techniques doivent être apportés à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).</p>



<p>La constitution a mis en place un régime hybride. En effet le régime actuel n’est ni parlementaire, ni présidentiel, ni d’assemblée. Il ne se base ni sur une réelle séparation ni sur une réelle interférence de pouvoirs. Dans ce type de régime, le chef de gouvernement se trouve dans l’incapacité de prendre des décisions salutaires pour le pays et de mobiliser les moyens nécessaires pour exécuter réellement sa politique.</p>



<p>La responsabilité politique est en effet un canal déterminant par lequel le capital social peut améliorer le bien-être économique et social et le fonctionnement des institutions. Pour notre pays, la question de fond est donc de savoir quelles seraient les circonstances susceptibles de modifier substantiellement les règles du jeu à court terme et dans les années à venir pour baliser et tracer les voies de la rigueur et de la relance.</p>



<p>À court terme et quelles que soient les décideurs au plus haut niveau, conservateur, de droite ou autre, la réalité économique mènera inéluctablement aux négociations, négocier aussi bien avec le Fonds monétaire international (FMI) qu’avec la Banque mondiale (BM) ou d’autres bailleurs de fonds pour financer les déficits budgétaires et courants ainsi que leur appui aux projets d’investissements. Les appuis des bailleurs de fonds demandés seraient axés sur les résultats contrairement aux appuis budgétaires généraux qui sont fongibles. Ces programmes axés sur les résultats («P4R») sont de nouveaux instruments qui se situent entre les appuis au budget et les financements de projets. Les ressources sont décaissées en fonction des résultats réalisés et certifiés par des institutions indépendantes. Ce genre de programme est très fondamental pour un pays comme la Tunisie qui a besoin de ressources qui seraient exclusivement allouées aux résultats réalisés d’un programme d’appui au développement durable et inclusif.</p>



<p>La Tunisie gagnerait à en finir avec une transition qui perdure depuis 2011. Il faut des décideurs de courage et de compétences au plus haut niveau de l’Etat. L’autorité pour rétablir celle d’un État affaibli, car presque tous les dossiers revêtent un caractère d’urgence absolue. Raison de plus pour que se tenir à distance des partis, un gage d’indépendance et d’objectivité qui rassurerait une population échaudée par les conflits partisans.</p>



<p>La Tunisie saura éviter une perspective sombre par la mise en place dans les meilleurs délais de la trame de mesures urgentes de réforme économiques et sociales. Ceci donnerait un signal fort permettant d’espérer un rapide rétablissement de la stabilisation économique et permettrait au pays de concrétiser et utiliser tout son potentiel pour rétablir la confiance, relancer véritablement la croissance, répondre aux aspirations de ses citoyens, développer ses régions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nouveau modèle économique et «démocratie participative»</h3>



<p>On ne peut pas raisonner comme au temps de la Tunisie d’auparavant, le jeu n’est plus exclusivement tunisien. Refuser au nom de considérations idéologiques précédentes d’avancer dans les réformes, c’est se priver maintenant d’opportunités de création de richesse et d’emploi pour le pays.</p>



<p>Pendant cette grande crise, la priorité est la solidarité. Ce n’est pas en temps de guerre que les confrontations et les différences d’approche peuvent être résolues au mieux. Ce contexte fait ressortir très clairement l’urgence de la mise en œuvre par les décideurs au plus haut niveau de l’Etat d’actions vigoureuses pour juguler de manière irréversible la crise actuelle et s’accorder sur la nécessité d’un compromis et d’un sursaut national sinon cela revient à ne pas porter assistance et secours à une économie et un modèle social, si perfectible soit-il, en danger.</p>



<p>L’impératif est de mobiliser les ressources exceptionnelles pour financer les besoins de préservations du capital humain, suivi de politiques économiques et sociales adéquates qui aideront le rebond/relance en agissant essentiellement sur l’offre/production avec une coordination étroite entre politique budgétaire et monétaire, des réallocations des ressources de manière à aplatir la courbe des faillites des entreprises, réformer le marché du travail et s’adresser aux inégalités notamment de revenu, régionales, intergénérationnelles ainsi que des risques sociaux.</p>



<p>En Tunisie, les résultats des élections présidentiels de 2019 en particulier signalent que le modèle de développement actuel a atteint ses limites pour un grand nombre de citoyens et qu’un nouveau modèle de développement s’impose. Avec une approche participative, le premier levier semble la réduction des inégalités, la fourniture des services de base tels que, la santé, l’éducation, les infrastructures de base, l’emploi, suivi de l’amélioration du climat des investissements comme second levier qui est un objectif important pour le développement économique et social de La Tunisie.</p>



<p>La régionalisation semble désormais constituer un tournant décisif dans la gouvernance territoriale en Tunisie. De ce fait, les prérogatives des régions gagneraient considérablement à être élargies au niveau des attentes et seront prêts à devenir le moteur de la mise en œuvre des politiques sectorielles et le catalyseur des synergies entre l’ensemble des acteurs économiques agissant sur le territoire.</p>



<p>Grâce à l’instauration de nouveaux mécanismes de la «démocratie participative», les régions peuvent également devenir l’espace par excellence pour la participation active de la population à la gestion des affaires régionales et à l’effort de développement territorial. C’est l’approche «Bottom-up». La déclinaison des plans locaux et régionaux est d’assurer un déploiement du processus de régionalisation à un développement territorial équitable, équilibré, inclusif et adapté aux spécificités de chaque région selon les vœux exprimés par les citoyens. Ainsi, la région deviendra un pôle économique capable de créer de l’emploi, de valoriser ses richesses et de soutenir ses secteurs productifs pour assurer une croissance inclusive, au service du citoyen.<br></p>



<p><em>*Professeur agrégé d’économie, Faculté de droit et des sciences politiques et économiques et IHEC Tunis, consultant et ancien économiste en chef à la Banque mondiale et à la BAD.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>A suivre.</em></strong></p>



<p><strong><em>Précédent article :</em></strong></p>



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