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	<title>Archives des détroit d’Ormuz - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des détroit d’Ormuz - Kapitalis</title>
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		<title>Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à la guerre que lui livrent les États-Unis et Israël, l’Iran n'a jamais autant profité de sa manne pétrolière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre livrée depuis le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël à la République islamique d’Iran profite à cette dernière et précisément au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) car la manne pétrolière n’a jamais été aussi rentable avec la hausse des prix du pétrole et surtout que le pétrole iranien, contrairement à celui de ses voisins, continue de franchir le détroit d’Ormuz. Cette bonne santé financière donne du souffle au régime iranien pour pouvoir poursuivre la guerre actuelle qui s’est transformée en véritable guerre d’usure contre les Américains et les Israéliens.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18578246"></span>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment l’Iran profite de la guerre de Donald Trump pour s’enrichir considérablement?»</em>, <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/03/29/how-iran-is-making-a-mint-from-donald-trumps-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> commence par rappeler que pendant un demi-siècle, les monarchies pétrolières du Moyen-Orient se sont présentées comme des fournisseurs fiables de pétrole à bas prix. Cependant, la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran, qui dure depuis cinq semaines, a brisé cette image. Le détroit d’Ormuz étant en grande partie fermé, près de 15% du pétrole mondial ne peut plus atteindre ses destinataires. Tous les États de la région ont réduit leur production et leurs recettes d’exportation se sont effondrées. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran remporte la guerre énergétique</h2>



<p>Tous, sauf un. Tandis que ses pétroliers continuent de naviguer dans le détroit, l’Iran engrange désormais près du double de ses ventes quotidiennes de pétrole d’avant les bombardements américains et israéliens du 28 février. S’il subit des pertes sur le champ de bataille, il remporte la guerre énergétique.</p>



<p>Déterminer le nombre de barils exportés par le plus grand pays qui contourne les sanctions au monde est complexe. Ses pétroliers sont plus discrets que jamais, les sociétés commerciales d’imagerie satellitaire ont cessé de mettre à jour leurs images de la région et le brouillage électronique plonge le Golfe dans un brouillard informationnel.</p>



<p>Une source proche du dossier pétrolier iranien, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de <em>The Economist</em>, a confirmé que le pays exporte actuellement entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers, dont 1,5 à 1,8 million de barils de pétrole brut. Ce volume est équivalent, voire supérieur, à la moyenne des exportations de l’année dernière. Les prix de vente sont par ailleurs nettement plus élevés.</p>



<p>De plus, le système pétrolier iranien s’est adapté pour mieux résister aux frappes et aux sanctions. La majeure partie des recettes est désormais versée au CGRI, la force d’élite du régime. La Chine joue également un rôle actif pour garantir ces flux financiers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Convertir le pétrole en argent liquide</h2>



<p>Le commerce pétrolier iranien repose sur trois piliers : les intermédiaires, le transport maritime et le système bancaire parallèle.</p>



<p>Commençons par la puissance de vente. Comme dans la plupart des pays producteurs de pétrole, les exportations de pétrole iranien sont officiellement gérées par la Compagnie nationale iranienne du pétrole (Nioc). Mais la réalité est tout autre. Dans un pays en proie à une pénurie de devises, le pétrole constitue une source de liquidités. Diverses institutions gouvernementales, du ministère des Affaires étrangères à la police, se voient attribuer des quotas pétroliers qu’elles peuvent vendre. Certaines institutions religieuses détiennent également des quotas.</p>



<p>Selon plusieurs sources iraniennes, toutes ces institutions sont contrôlées par une vingtaine de personnalités influentes qui utilisent leurs réseaux pour convertir le pétrole en argent liquide. Certaines figures importantes, comme Ali Shamkhani, ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale, sont décédées. D’autres sont encore en vie. Le fils d’Ali Shamkhani, Hossein Shamkhani, dirige un empire commercial et maritime.</p>



<p>L’entourage de Mojtaba Khamenei, fils et successeur désigné du défunt Guide suprême, tué dès le premier jour de la guerre, est également impliqué dans le commerce du pétrole. Certains négociants sont liés à Gholam Hossein Mohseni Ejei, un haut magistrat du régime.</p>



<p>Nombre de ces individus sont liés au CGRI. Emma Lee, de la société de suivi des navires Vortexa, estime que cette force, qui exploite ses propres champs pétroliers, est à l’origine de la majeure partie de la récente croissance des exportations de pétrole.</p>



<p>Le fils et le gendre de Mohsen Rezaï, ancien commandant et père fondateur des Gardiens de la révolution devenu conseiller militaire de Mojtaba Khamenei en mars, seraient impliqués dans le transport de grandes quantités de pétrole.</p>



<p>La Force Qods, branche des Gardiens chargée des opérations extérieures, contrôle également 25% de la production iranienne de pétrole brut. Cette structure décentralisée la rend difficile à démanteler par des frappes aériennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emprise des Gardiens sur le détroit d’Ormuz</h2>



<p>Durant la guerre, les Gardiens de la révolution ont également renforcé leur emprise sur le transport maritime, second pilier du commerce pétrolier. Ils contrôlent le détroit d’Ormuz ainsi que les transports et les communications dans une grande partie du Golfe. Des sociétés d’apparence privée mais appartenant en réalité aux Gardiens de la révolution ou liées à leur société holding Khatam al-Anbiya* coordonnent la plupart des opérations maritimes avec la Nioc. Parmi ces sociétés figurent Sahand Industrial, Sahara Thunder Trading, Pasargad Financial, Admiral Shipping (propriété de la famille Shamkhani) et Gulf Petrochemical Industries Company. Toutes sont soumises à des sanctions américaines en tant que sociétés écrans.</p>



<p>Des experts iraniens en logistique s’efforcent de protéger les pétroliers des dangers. Leur cargaison peut valoir entre 150 et 200 millions de dollars, soit cinq à dix fois la valeur des navires eux-mêmes. Sur l’île de Kharg, d’où est habituellement exporté 90% du pétrole iranien, les navires amarrés au quai extérieur fonctionnent selon des procédures d’urgence leur permettant de larguer leurs amarres et de partir immédiatement sans assistance. L’utilisation du quai d’Azarabad, plus important, a également été réduite pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Pendant ce temps, des pétroliers continuent d’assurer la navette entre l’île de Kharg et les îles voisines, ainsi que les navires de stockage.</p>



<p>Les États-Unis ont bombardé des installations militaires sur l’île de Kharg et menacé de s’en emparer et les Gardiens de la révolution semblent se préparer à cette éventualité. Des ports plus petits comme Jask, Lavan et Siri fonctionnent à pleine capacité et accumulent des quantités record de marchandises. On estime que ces ports réunis pourraient traiter 25% des exportations actuelles de l’île de Kharg.</p>



<p>Tous les détails concernant les navires –cargaison, noms des membres d’équipage et destinations– sont transmis aux Gardiens de la révolution par l’intermédiaire d’agents au moment du départ. Après autorisation, un code de transit est attribué. À l’approche du détroit d’Ormuz, les navires sont tenus de diffuser ce code par radio et, s’ils sont autorisés, sont escortés par des navires des Gardiens de la révolution. Ils empruntent souvent un étroit chenal le long de la côte iranienne, permettant aux Gardiens de les surveiller de plus près. Certains pétroliers sont contraints de payer des millions de dollars de frais et leurs dispositifs de suivi sont temporairement activés pour éviter les collisions avant d’être désactivés.</p>



<p>Malgré la récente décision de Washington d’alléger les sanctions, les pétroliers iraniens continuent d’employer des tactiques trompeuses : usurpation d’identité, falsification de documents et manipulation de leur position. Les cargaisons sont souvent transbordées en mer, au large des côtes malaisiennes ou singapouriennes, sur d’autres navires afin de dissimuler leur origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine, destinataire final, est à la manœuvre</h2>



<p>La destination finale est souvent la Chine, qui absorbe plus de 90% du pétrole iranien. Une centaine de petites raffineries indépendantes de la province du Shandong achètent ce pétrole. Officiellement, ces raffineries sont distinctes des grandes entreprises d’État mais la réalité est plus complexe, certaines étant liées à des sociétés d’État.</p>



<p>Avant la guerre, ces raffineries bénéficiaient de remises importantes sur le pétrole iranien. Désormais, avec la diminution des approvisionnements du Golfe, ces remises ont diminué et le pétrole iranien, une fois les frais de transport ajoutés, est plus cher que le Brent. Les prix mondiaux ont également augmenté, ce qui a considérablement accru les revenus iraniens.</p>



<p>Cependant, ces prix compriment les marges bénéficiaires des raffineries chinoises, notamment en raison du plafonnement des prix des carburants imposé par le gouvernement. Néanmoins, certaines raffineries d’État envisagent d’acheter du pétrole iranien dans le cadre de la dérogation américaine, ce qui pourrait officialiser davantage le rôle de la Chine dans le commerce pétrolier iranien.</p>



<p>Le troisième pilier est le système de paiement. Les acheteurs, chinois et étrangers, paient via des comptes <em>«fiduciaires»</em> temporaires ouverts à cet effet auprès de petites banques en Chine ou à Hong Kong, sous le nom de sociétés écrans. Les fonds sont ensuite transférés à leurs destinations finales par le biais d’un réseau complexe de comptes.</p>



<p>Une partie de l’argent reste en Chine pour l’achat de biens, tandis que le reste est transféré à travers le monde.</p>



<p><em>The Economist</em> a révélé les noms d’entreprises chinoises récemment utilisées pour transférer des fonds provenant du pétrole iranien et il a été constaté qu’elles traitaient avec des entreprises en Inde, au Kazakhstan et en Turquie.</p>



<p>Ce réseau est géré par des départements spécialisés au sein d’entreprises liées au ministère de la Défense ou aux Gardiens de la révolution, fonctionnant comme des banques informelles. La densité de ces réseaux, qui comprennent des milliers de comptes, les rend extrêmement résistants aux pressions.</p>



<p>Ces dernières semaines, les Émirats arabes unis ont fourni aux États-Unis des informations détaillées sur les réseaux financiers liés à l’Iran, contraignant Téhéran à redistribuer ses fonds via de nouveaux canaux. Les transactions s’effectuent désormais par le biais de multiples sociétés écrans et avec une extrême prudence.</p>



<p>Malgré des retraits effectués sur certains comptes contenant entre 6 et 7 milliards de dollars, de nombreux paradis fiscaux subsistent, notamment des comptes en Asie de l’Est et en Europe.</p>



<p>Cette complexité complique le suivi des fonds, même pour la banque centrale iranienne, mais permet simultanément à certains acteurs du secteur pétrolier d’engranger des profits supplémentaires. Le système pétrolier continue néanmoins de fonctionner.</p>



<p>À moins d’une attaque d’envergure contre les infrastructures énergétiques iraniennes –qui pourrait inciter l’Iran à riposter en frappant des installations dans les pays du Golfe–, il sera difficile de paralyser ce système.</p>



<p><em>* Khatam al-Anbiya est une société holding géante détenue par les Gardiens de la révolution avec qui contrôle plus de 812 sociétés enregistrées à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran. À ne pas confondre avec une autre structure, le commandement militaire Khatam al-Anbiya, commandement unifié des forces armées iraniennes.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="67gyxiMm8x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/">Guerre d’Iran | Un moment de bascule ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Un moment de bascule ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/27/guerre-diran-un-moment-de-bascule/embed/#?secret=GdrdFgFmkJ#?secret=67gyxiMm8x" data-secret="67gyxiMm8x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Choc pétrolier &#124; Quelle réponse des pays du Sud Global ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue un puissant choc macroéconomique, qui affectera les pays du Sud Global. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Par-delà le fracas des armes, la guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue déjà un puissant choc macroéconomique. Elle bouleverse l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et redessine les vulnérabilités économiques mondiales, en exposant les fragilités structurelles du Sud global. Elle impose une interrogation non seulement sur les mécanismes du choc, mais sur la capacité des États à y résister. Le véritable risque n’est plus un ralentissement économique, mais une désorganisation durable des conditions mêmes de la croissance mondiale.</em></strong> <em>(Photo : Ras Laffan, le plus grand gisement de gaz au monde, géré par Qatar Energy, bombardé par l&rsquo;Iran).</em>  </p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18568414"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Ce conflit a déclenché un choc d’offre global à haute intensité. La perturbation du détroit d’Ormuz – et celle probable de Bab El Mendeb (Mer Rouge) – par lequel transite environ 20% des flux mondiaux d’hydrocarbures, combinée à des frappes sur des infrastructures énergétiques régionales, constitue un choc d’une ampleur exceptionnelle. La hausse rapide des prix de l’énergie, la volatilité des marchés et la désorganisation des chaînes logistiques témoignent d’une rupture systémique. Mais l’élément le plus inquiétant réside dans la possibilité d’attaques simultanées sur les infrastructures énergétiques en Iran et dans les pays du Golfe, ce qui transformerait un choc de prix en un choc de quantités, bien plus difficile à absorber.</p>



<p>Au-delà du choc immédiat, une mutation profonde est à l’œuvre, celle de la fonction même de l’énergie dans le système économique mondial. Nous entrons dans une phase où le prix du baril, au-delà de l’équilibre entre offre et demande, reflète en priorité une prime géopolitique structurelle, durable et potentiellement auto-entretenue.</p>



<p>La destruction répétée d’infrastructures critiques — champs, terminaux, installations de liquéfaction — introduit une contrainte temporelle liée aux délais de reconstruction, souvent pluriannuels, transformant des chocs conjoncturels en pénuries persistantes.</p>



<p>Dans ce contexte, les anticipations des marchés se désancrent, et les investissements énergétiques deviennent eux-mêmes procycliques (amplification des fluctuations économiques), aggravant la volatilité (nervosité) des marchés au lieu de l’amortir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La double peine du Sud : énergie chère, monnaies faibles</h2>



<p>Les pays du Sud global se trouvent en première ligne, confrontés à une réactivation de la contrainte extérieure. L’augmentation de la facture énergétique dégrade immédiatement les balances des paiements, accentue la demande de devises fortes et exerce une pression intense sur les monnaies locales.</p>



<p>Dans plusieurs économies émergentes, la dépréciation monétaire alimente un cercle vicieux, ainsi plus la monnaie se déprécie, plus le coût des importations augmente, aggravant encore les déséquilibres externes.</p>



<p>Dans les cas les plus fragiles, cette dynamique peut conduire à des crises de balance des paiements, avec rationnement des importations et restrictions sur les changes.</p>



<p>Cette vulnérabilité est particulièrement aiguë dans les économies dont la monnaie est arrimée au dollar ou fortement dollarisée. Pour ces pays, l’appréciation du dollar agit comme un multiplicateur de choc, elle renchérit simultanément le coût de l’énergie, le service de la dette externe et le prix des importations essentielles.</p>



<p>Les pays importateurs nets d’hydrocarbures — notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines économies d’Amérique latine — se trouvent ainsi enfermés dans une trappe macroéconomique où toute tentative de stabilisation monétaire accélère la contraction de l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme des politiques économiques</h2>



<p>À cette contrainte externe s’ajoute un choc inflationniste d’une intensité particulière. L’énergie étant un intrant universel, son renchérissement se diffuse rapidement à l’ensemble de l’économie. Les coûts de transport augmentent, les prix des engrais s’envolent, et la production agricole est affectée. Le choc se transmet ainsi des marchés énergétiques aux marchés alimentaires, transformant une inflation importée en inflation généralisée. Pour des populations déjà vulnérables, notamment dans les pays à faible revenu, cette dynamique constitue une menace directe pour la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.</p>



<p>Dans ce contexte, les finances publiques sont soumises à une pression extrême. Les gouvernements doivent simultanément protéger les ménages contre la hausse des prix et absorber l’augmentation de leurs propres dépenses énergétiques. Cela conduit à une expansion rapide des déficits budgétaires et à une accumulation de dette publique. Or, cette détérioration intervient dans un environnement financier mondial plus contraint, caractérisé par des taux d’intérêt élevés et une aversion accrue pour le risque. Le coût du financement externe augmente, les flux de capitaux se raréfient, et les marges de manœuvre budgétaires se réduisent.</p>



<p>Dans ce contexte, le rôle du Fonds monétaire international (FMI) apparaît à la fois central et profondément contraint. Les capacités d’intervention — de l’ordre de 1 000 milliards de dollars au maximum — apparaissent significatives à l’échelle d’une crise isolée, mais demeurent faibles face à un choc systémique global, où les besoins cumulés des économies fragiles pourraient rapidement excéder plusieurs milliers de milliards de dollars.</p>



<p>Aussi, les conditionnalités traditionnelles — consolidation budgétaire, ajustement structurel — se heurtent à une réalité nouvelle, l’impossibilité politique et économique d’imposer des ajustements procycliques dans des sociétés déjà fragilisées par des chocs inflationnistes et alimentaires.</p>



<p>Le FMI se trouve ainsi confronté à un dilemme soit maintenir une orthodoxie financière au risque d’amplifier les crises sociales soit assouplir ses exigences au prix d’un risque accru de désancrage macroéconomique global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveau régime d’instabilité</h2>



<p>Le résultat combiné de ces dynamiques est une configuration de stagflation difficile à gérer pour de nombreux gouvernements. La croissance ralentit sous l’effet de la hausse des coûts et de l’incertitude, tandis que l’inflation demeure élevée. Les entreprises réduisent leurs investissements, les ménages voient leur pouvoir d’achat diminuer, et les États perdent leur capacité à stabiliser le cycle économique. Cette combinaison — inflation élevée et croissance faible — est historiquement associée à des périodes de forte instabilité économique et politique.</p>



<p>La soutenabilité même de la récession dans les pays fragiles devient alors incertaine. Contrairement aux économies avancées, ces pays ne disposent ni de stabilisateurs automatiques efficaces ni de marges budgétaires suffisantes pour amortir le choc. Le délai d’absorption du choc — c’est-à-dire le temps nécessaire pour rétablir un nouvel équilibre macroéconomique — s’allonge considérablement, transformant une récession cyclique en dépression prolongée. Cette temporalité étendue accroît le risque de ruptures politiques, de défauts souverains et, dans certains cas, d’effondrement institutionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du choc conjoncturel au basculement structurel</h2>



<p>Le scénario le plus préoccupant reste toutefois celui d’une destruction durable des infrastructures énergétiques en Iran et dans le Golfe. Une telle situation produirait un choc d’offre permanent, en réduisant significativement la production mondiale d’hydrocarbures. Elle entraînerait également une désorganisation profonde des circuits logistiques, les ports, pipelines et terminaux devenant vulnérables ou inutilisables.</p>



<p>Les primes de risque sur le transport maritime et le financement augmenteraient fortement, tandis que les effets de second tour — hausse des taux, tensions sur la dette, contraction du commerce mondial — amplifieraient encore le choc initial. Dans ce cas, la crise ne serait plus conjoncturelle mais structurelle, avec des conséquences durables sur l’économie mondiale.</p>



<p>Dans cette séquence, les monarchies du Golfe pourraient supporter un coût triplement cumulatif : celui d’une protection militaire américaine monétisée, celui du financement d’un conflit dont elles ne sont pas à l’origine — dans un moment où même le Congrès américain hésite à en assumer le coût du premier mois de conflit (200 milliards) —, et, enfin, celui d’un alignement politique et financier accru dans l’après-guerre, consacrant une forme de soumission renforcée à l’égard du couple États-Unis–Israël.</p>



<p>L’hypothèse d’une dislocation partielle de l’Iran — sous l’effet combiné de frappes extérieures, de tensions internes et d’interventions indirectes d’acteurs régionaux — introduit un risque systémique supplémentaire. Une fragmentation territoriale, impliquant potentiellement des zones kurdes, azéries ou sous influence étrangère, transformerait le pays en espace de conflictualité permanente, à proximité immédiate des principales routes énergétiques mondiales, tout en ravivant, à la frontière turque, la question kurde et les fragilités qu’elle induit pour Ankara.</p>



<p>Dans un tel scénario, la fermeture intermittente ou le contrôle discrétionnaire du détroit d’Ormuz — voire sa monétisation sous forme de <em>«péage»</em> — deviendrait un instrument durable de pouvoir économique, redéfinissant les termes de l’échange énergétique mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fin de l’abondance financière et retour du risque de dette souveraine</h2>



<p>Cette situation accélère une transformation déjà en cours du système financier international. Le régime d’abondance financière qui caractérisait les années 2010 — marqué par des taux bas et des flux de capitaux vers les économies émergentes — est en train de disparaître. Les investisseurs se replient vers les actifs considérés comme sûrs, renforçant la domination du dollar et accentuant la vulnérabilité des pays dépendants du financement externe.</p>



<p>Parallèlement, le système monétaire international se fragmente, avec l’émergence de tentatives de diversification, notamment autour du yuan ou d’accords bilatéraux. Toutefois, en période de crise, la centralité du dollar reste intacte, ce qui limite les marges de manœuvre des économies émergentes.</p>



<p>Les grandes économies avancées, elles-mêmes fortement endettées, voient leur capacité à jouer un rôle de prêteur se réduire. La remontée des taux d’intérêt réels et la montée des primes de risque limitent l’appétit pour les actifs émergents, accentuant la segmentation financière du monde.</p>



<p>Dans ce contexte, l’investissement global — en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique — ralentit précisément au moment où il serait le plus nécessaire.</p>



<p>Dans ce contexte, le risque de crises de dette souveraine augmente fortement. La combinaison d’une dépréciation des monnaies, d’une hausse des taux d’intérêt et d’une détérioration des balances des paiements crée des conditions propices à des défauts en chaîne. Plusieurs pays pourraient se retrouver confrontés à des arbitrages impossibles entre le service de la dette, le financement des importations essentielles et la stabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>Face à ce choc, les pays du Sud global doivent repenser leurs priorités, pour éviter qu’il ne redéfinisse durablement les trajectoires économiques. L’objectif ne peut plus être la poursuite d’une croissance maximale à court terme. Il s’agit désormais de construire une stratégie de résilience. Cela implique, en premier lieu, de sécuriser la liquidité externe, en renforçant les réserves de change et en garantissant l’accès aux devises nécessaires pour financer les importations critiques.</p>



<p>Il est également essentiel d’adopter une approche réaliste en matière de politique monétaire, en acceptant une certaine dépréciation plutôt que de tenter de défendre des niveaux de change insoutenables.</p>



<p>Sur le plan budgétaire, une hiérarchisation rigoureuse des instruments s’impose. À court terme, la priorité doit aller aux transferts monétaires ciblés, aux subventions limitées aux biens essentiels et aux mécanismes temporaires de tarification sociale.</p>



<p>Les États doivent renoncer aux soutiens généralisés, coûteux et régressifs, au profit d’une protection concentrée sur les ménages, les agriculteurs et les secteurs les plus exposés.</p>



<p>Cette réorientation suppose aussi une gestion active de la dépense publique. Il faut protéger les postes à fort rendement social — santé, nutrition, éducation de base, énergie critique, maintenance des infrastructures vitales — et différer les investissements publics non prioritaires, en particulier ceux fortement importateurs en devises ou à faible effet de stabilisation immédiat. Une revue des dépenses de fonctionnement, des subventions aux entreprises publiques et des niches budgétaires devient indispensable.</p>



<p>Du côté des recettes, l’enjeu est moins d’augmenter les taux d’imposition que d’élargir l’assiette : réduction des exonérations inefficaces, meilleure collecte douanière et fiscale, taxation temporaire de certaines rentes ou surprofits, fiscalité accrue sur les biens de luxe et produits pouvant avoir un impact sanitaire (tabac, sucre, …), amélioration du recouvrement auprès des grands contribuables.</p>



<p>Pour les pays disposant de recettes exceptionnelles, des fonds de stabilisation ou de lissage doivent être mobilisés — ou créés — afin d’amortir les chocs sans désorganiser durablement le budget.</p>



<p>Parallèlement, la gestion de la dette doit devenir plus préventive : recours aux marchés boursiers locaux, aux financements concessionnels, allongement des maturités, réduction des risques de refinancement, transparence accrue et, si nécessaire, restructurations ordonnées.</p>



<p>Dans un monde de capital rare, la crédibilité budgétaire ne se mesure plus à la rigidité doctrinale, mais à la capacité de l’État à arbitrer entre protection sociale, soutenabilité financière et sécurité économique.</p>



<p>La dimension énergétique devient également centrale. La diversification des sources d’approvisionnement, la conclusion d’accords bilatéraux de long terme et l’investissement dans des alternatives énergétiques sont des impératifs stratégiques.</p>



<p>Enfin, la coopération internationale, notamment entre pays du Sud, peut jouer un rôle clé, à travers la mutualisation des réserves, l’utilisation des instruments multilatéraux et le renforcement des institutions financières régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation</h2>



<p>Face à cette configuration, les politiques économiques doivent évoluer au-delà des cadres traditionnels. Trois axes apparaissent déterminants.</p>



<p>Premièrement, une redéfinition des politiques budgétaires vers des dépenses de résilience — sécurité énergétique et alimentaire, infrastructures critiques, stocks stratégiques — au détriment des logiques d’optimisation de court terme.</p>



<p>Deuxièmement, une coordination monétaire et financière accrue entre pays du Sud, visant à réduire la dépendance au dollar par des mécanismes de compensation régionaux et des accords de swap entre banques centrales.</p>



<p>Troisièmement, une accélération des investissements dans les énergies alternatives — renouvelables, technologies de stockage et autres — comme réponse à l’instabilité géopolitique de l’offre fossile.</p>



<p>Car au fond, ce qui se joue n’est autre que la capacité du système international à organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation.</p>



<p>En définitive, cette guerre annonce l’entrée dans un monde où l’énergie redevient une arme, les détroits des instruments de souveraineté coercitive, la dette un accélérateur de fragilité, et la résilience la première des politiques économiques. Pour le Sud global, l’enjeu est d’éviter qu’un choc externe ne se transforme en désordre intérieur ou explosion sociale. La leçon à retenir lorsque les infrastructures vitales deviennent des cibles et les routes maritimes des leviers de guerre, est que la géopolitique a cessé d’encadrer l’économie — elle la commande. Et c’est alors l’ordre mondial lui-même qui entre en zone de turbulence durable.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oYwYrzdnkk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/">Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/embed/#?secret=YX7rgDRebk#?secret=oYwYrzdnkk" data-secret="oYwYrzdnkk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; L’anticipation comme première défense économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte énergétique incertain,  la Tunisie a tout intérêt à transformer cette alerte en opportunité d’anticipation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que, face aux tensions au Moyen-Orient, beaucoup de pays commencent à mobiliser leurs réserves stratégiques de pétrole, la Tunisie a tout intérêt à transformer cette alerte internationale en opportunité d’anticipation. Dans un contexte énergétique incertain, renforcer le transport public peut devenir bien plus qu’une simple amélioration de service : un véritable levier de résilience économique.</em></strong> <em>(Photo : Des tankers bloqués dans le Détroit d&rsquo;Ormuz). </em></p>



<p><strong>Houssem&nbsp;Djelassi *</strong></p>



<span id="more-18520095"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi.jpg" alt="" class="wp-image-17860567" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Houssem-Djelassi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À mesure que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient et que le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole, redevient un point de fragilité majeur pour les marchés internationaux, plusieurs pays activent déjà leurs mécanismes de protection. Le Japon, pourtant doté de moyens financiers considérables, a ainsi entamé l’exploitation d’une partie de ses réserves stratégiques pour se prémunir contre un éventuel choc énergétique prolongé. Ce choix n’est pas anodin : il rappelle qu’en période d’incertitude, la solidité d’un pays ne se mesure pas seulement à sa richesse, mais aussi à sa capacité d’anticipation, à sa lecture des risques et à la rapidité de sa réponse stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La meilleure protection reste nationale</h2>



<p>Pour la Tunisie, le message est clair. Un pays aux marges budgétaires limitées ne peut se permettre d’attendre que la pression extérieure devienne une crise intérieure. La dépendance aux produits pétroliers, combinée au poids déjà important des subventions énergétiques, impose une approche lucide et préventive.</p>



<p>Même si la proximité d’un pays voisin et partenaire stratégique régional comme l’Algérie peut représenter un appui ponctuel, la meilleure protection reste nationale : préparer des scénarios, rationaliser la consommation et orienter les choix publics vers des solutions capables de réduire l’exposition aux chocs internationaux.</p>



<p>C’est précisément dans cette logique que le renforcement récent du parc de bus en Tunisie prend une dimension nouvelle. Ce qui pourrait être perçu comme une simple amélioration du transport urbain et interrégional devient, dans le contexte actuel, un instrument de politique économique à part entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Savoir transformer l’anticipation en action</h2>



<p>Encourager davantage l’usage du transport collectif, améliorer sa régularité et restaurer sa place dans les habitudes de déplacement permettrait de réduire progressivement la consommation individuelle de carburant, d’alléger indirectement la pression sur les finances publiques et de mieux préparer le pays à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.</p>



<p>La vraie leçon de cette séquence internationale est simple : les nations qui traversent le mieux les périodes instables ne sont pas toujours les plus puissantes, mais celles qui savent transformer l’anticipation en action concrète.</p>



<p><em>* Founder, CEO à&nbsp;<a href="mailto:info@planifpay.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Planif Pay</a><sup>®</sup>&nbsp;(by <a href="http://www.amanafinnovation.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amana Finnovation</a>).</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JTJYjd4jSp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/embed/#?secret=NjZiJOgptC#?secret=JTJYjd4jSp" data-secret="JTJYjd4jSp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A ce stade de la guerre au Moyen-Orient, c’est que l'Iran qui a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/liran-revele-les-limites-de-la-puissance-americaine/">L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La «pause» de cinq jours voulue par Donald Trump dans les frappes militaires prévues contre l’Iran, ciblant spécifiquement les infrastructures énergétiques et électriques, offre un répit au système militaire iranien décentralisé et donne à Trump l’occasion de réfléchir à la manière de s’extraire du piège iranien dans lequel il est tombé. Si un enseignement doit être tiré de cette guerre, à ce stade, c’est que la République islamique a révélé au monde les limites de la superpuissance américaine.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18517979"></span>



<p>Sam Kiley, rédacteur en chef chargé de la politique internationale du journal britannique <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/trump-iran-us-war-pause-ceasefire-strait-of-hormuz-b2944293.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Independent</a>, a estimé qu’en reportant sa menace de <em>«détruire»</em> le système énergétique iranien si Téhéran n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz, le président américain a révélé les limites de la puissance américaine, limites que ses ennemis comprennent – et sans doute aussi beaucoup de ses généraux – mais que lui ne comprenait pas jusque-là. </p>



<p>Trump affirme que cette <em>«pause»</em> de cinq jours dans son projet de destruction du réseau électrique iranien est le fruit de <em>«discussions très fructueuses»</em> avec Téhéran, discussions niées par l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réaction calibrée de Téhéran</h2>



<p>Le président américain a toutefois dû prendre en compte la réaction calibrée de Téhéran à sa menace. <em>«Faites cela et nous ferons sauter toutes les usines de dessalement qui permettent à vos alliés du Golfe de survivre dans le désert, nous bloquerons le détroit d’Ormuz jusqu’à ce que vous répariez toutes nos infrastructures bombardées et nous nous en prendrons à Israël avec encore plus de vigueur»</em>, a rétorqué l’Iran dans un premier temps.</p>



<p>Par la suite, Téhéran a semblé revoir ses menaces à la baisse, dans une tentative inhabituelle de se donner une image morale, après que l’Onu a estimé que la destruction des systèmes d’approvisionnement en eau pouvait constituer un crime de guerre.</p>



<p>L’Iran a déclaré qu’il concentrerait ses efforts sur la destruction des centrales électriques du Golfe, lesquelles fournissent l’énergie nécessaire au dessalement de l’eau de mer.</p>



<p><em>«Le président américain, menteur, a prétendu que les Gardiens de la révolution projetaient d’attaquer les usines de dessalement et de causer des souffrances aux populations des pays de la région»</em>, a déclaré le gouvernement iranien par le biais des médias d’État. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Nous sommes déterminés à répondre à toute menace avec la même force de dissuasion qu’elle engendre… Si vous coupez l’électricité, nous la couperons»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cette <em>«pause»</em> permet aux pays du Golfe de tenter de reconstituer leurs défenses aériennes qui s’amenuisent rapidement. Elle offre un répit au système militaire iranien, désormais très décentralisé, face à une éventuelle offensive. Et elle donne à Trump l’occasion de réfléchir, s’il en est capable, à la manière de s’extraire du bourbier que Téhéran lui a préparé.</p>



<p>Les attaques israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz naturel et menacent de déclencher une récession mondiale.</p>



<p>À l’approche des élections de mi-mandat en novembre, Trump peut difficilement se permettre une telle hausse des prix dans les stations-service américaines.</p>



<p>Ce cycle de menaces énergétiques a été initié par Israël qui, imitant les tactiques russes en Ukraine, a bombardé le champ gazier iranien de South Pars.</p>



<p>Le Qatar tire sa richesse des mêmes gisements souterrains et, tandis que les prix du gaz naturel liquéfié continuaient de grimper, Trump exigeait qu’Israël cesse ses attaques contre l’Iran. Ces attaques constituent probablement des crimes de guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une superpuissance peut être vaincue</h2>



<p>Les États-Unis et Israël pensaient pouvoir bombarder l’Iran pour provoquer un changement de régime. Ils ont oublié les leçons de l’histoire récente : la menace d’une superpuissance est bien plus efficace que l’exercice de cette puissance.</p>



<p>Les limites des opérations militaires menées par les États-Unis pour atteindre des objectifs politiques ont été cruellement démontrées lors de l’invasion de l’Irak en 2003.</p>



<p>L’incompétence des dirigeants des forces d’occupation sous commandement américain a créé les conditions d’une insurrection sanglante qui a conduit à la création de ce qu’on appelle l’État islamique.</p>



<p>Elle a également permis au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et à ses alliés en Irak, à Damas (le régime d’Assad) et au Liban (le Hezbollah) de prospérer pendant deux décennies.</p>



<p>Les Gardiens de la révolution iraniens ont combattu en Irak et ont vu les forces menées par les États-Unis en Afghanistan s’enliser et subir de lourdes pertes et ont appris qu’une superpuissance mondiale peut être vaincue à long terme.</p>



<p>Parmi les leçons tirées, il y avait la <em>«menace»</em> proférée par le président Barack Obama d’utiliser la force contre Bachar El-Assad, alors dirigeant de Damas si ses forces employaient des armes chimiques. Assad a utilisé ces armes, interdites internationalement, et les États-Unis sont restés passifs.</p>



<p>Il a peut-être été jugé opportun de laisser Assad au pouvoir et d’abandonner les forces démocratiques et révolutionnaires qui tentaient de le renverser, par crainte de favoriser l’expansion d’Al-Qaïda et de Daech.</p>



<p>Ne pas agir était peut-être la bonne décision, mais Assad et ses commanditaires à Téhéran l’ignoraient. Ils ont pris un risque et ils ont gagné. Les États-Unis n’ont pas eu le courage ni la force d’intervenir.</p>



<p>En réponse à la menace proférée par Trump le week-end dernier de <em>«détruire»</em> les champs pétroliers iraniens, Téhéran a déclaré : <em>«Toute tentative d’attaque des côtes ou des îles iraniennes entraînera le minage de toutes les voies d’accès dans le Golfe avec divers types de mines marines, y compris des mines flottantes pouvant être larguées depuis la côte. Dans ce cas, l’ensemble du Golfe se trouvera pratiquement dans une situation similaire à celle du détroit d’Ormuz pendant longtemps»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tactique insurrectionnelle iranienne</h2>



<p>Il s’agit d’une tactique insurrectionnelle de laquelle les États-Unis et Israël, pourtant forts d’une longue expérience de la lutte contre les insurrections, n’ont pas tenu compte.</p>



<p>Il pourrait également s’agir d’un mensonge. Les Iraniens n’ont peut-être plus la capacité de paralyser l’économie mondiale de cette manière.</p>



<p>La menace de Téhéran était aussi un défi. Les États-Unis prendraient-ils vraiment le risque de parier sur la capacité de l’Iran à bloquer l’accès à 20% du pétrole mondial, à la majeure partie du gaz européen et sur la capacité réelle des Gardiens de la révolution à fermer les usines du Golfe qui produisent au moins 80 % du pétrole de la région ?</p>



<p>Trump a sa propre approche subversive de la communication. Elle déstabilise ses alliés et sert ses ennemis.</p>



<p>Il laisse entendre tour à tour qu’il met fin à la guerre américaine en Iran, puis menace d’une escalade. Il demande l’aide de ses alliés pour ouvrir le détroit d’Ormuz puis les congédie y compris la Grande-Bretagne, les traitant de lâches et désormais inutiles.</p>



<p>Les pays du Golfe ont été entraînés dans la guerre contre l’Iran du fait qu’ils accueillent des bases américaines. Leurs villes resplendissantes ne sont habitables que grâce au gaz et au pétrole. Leur soif n’est étanchée qu’en désalinisant l’eau de mer.</p>



<p>La politique étrangère de l’Iran, sous les Guides successifs, est guidée par une interprétation fondamentaliste du chiisme duodécimain. Ils estiment que l’Iran doit rester une théocratie conservatrice pour créer les conditions nécessaires à la révélation de l’Imam Mahdi.</p>



<p>Cela a engendré une haine obsessionnelle envers l’Amérique et Israël.</p>



<p>L’Iran s’est placé au centre de l’Axe de la Résistance, qui comprenait les Houthis, le Hezbollah, le Hamas, le régime d’Assad et les milices irakiennes. Aujourd’hui, Téhéran n’est pas seulement au centre de cet axe, il est le foyer de la <em>«résistance»</em>. Et c’est le président américain qui semble céder.&nbsp;</p>



<p>L’Iran semble avoir autorisé le passage de certains pétroliers indiens et pakistanais dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Téhéran est peut-être encore sous le choc des frappes aériennes qui ont tué le guide suprême Ali Khamenei et blessé son fils et successeur, Mojtaba, mais le pays exploite les occasions pour isoler Trump.</p>



<p>Rien n’indique que le régime iranien est en train de s’effondrer ni que sa population, longtemps opprimée et victime de violences, se soulève contre lui.</p>



<p>L’Iran tente de faire payer au monde une guerre déclenchée par Trump et Netanyahu, un prix que nul de ses alliés ne veut payer.</p>



<p>L’Iran a montré comment vaincre une superpuissance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eyaV5xr1hD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/">Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/25/iran-comment-netanyahu-et-le-mossad-ont-ils-manipule-trump/embed/#?secret=2YvEah0vK2#?secret=eyaV5xr1hD" data-secret="eyaV5xr1hD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/liran-revele-les-limites-de-la-puissance-americaine/">L’Iran révèle les limites de la puissance américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les États-Unis face à la résilience iranienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 07:40:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Iran, malgré les destructions subies, conserve des capacités de résistance et continue de peser sur l’équilibre régional.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis peuvent-ils réellement revendiquer une victoire face à l’Iran ? Entre démonstrations de force militaire et blocages stratégiques persistants, la politique menée par Donald Trump à l’égard de Téhéran suscite de nombreuses interrogations. Si Washington affirme avoir considérablement accru la pression sur la République islamique, les résultats observés sur le terrain apparaissent contrastés, voire limités, malgré leur ampleur en destructions d’infrastructures vitales.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18505494"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’un des objectifs implicites de cette stratégie consistait à fragiliser, voire renverser, le régime iranien. Malgré l’élimination de plusieurs hauts responsables, le pouvoir en place semble loin de vaciller. Les structures militaires, notamment les Gardiens de la révolution, fonctionnent de manière décentralisée, permettant une adaptation rapide aux pertes humaines. Contrairement à d’autres précédents historiques, comme l’Irak de Saddam Hussein, l’Iran ne s’effondre pas mais résiste, répond au feu par le feu et se reconfigure.</p>



<p>Sur le plan maritime, la question du détroit d’Ormuz illustre également les limites de l’influence américaine. Téhéran conserve la maîtrise de ce passage stratégique, restreignant l’accès des pétroliers de certains alliés de Washington tout en autorisant le transit d’autres, notamment ceux à destination de la Chine, qui contournent ainsi les sanctions en payant en yuans.</p>



<p>Concernant le programme nucléaire iranien, la situation reste incertaine. Les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont ciblé plusieurs installations sensibles, laissant penser que des stocks d’uranium ont été atteints. Toutefois, en l’absence de confirmation officielle de la part de Téhéran, il demeure difficile d’évaluer l’ampleur réelle des dommages. Si le programme semble affaibli, rien ne permet d’affirmer qu’il a été totalement neutralisé.</p>



<p>La protection des alliés du Golfe constitue un autre enjeu central. Sur le plan technologique, les systèmes de défense comme Thaad et Patriot offrent une capacité d’interception notable face aux missiles et drones iraniens. Néanmoins, ces dispositifs ne garantissent pas une sécurité absolue : des frappes continuent de toucher ces pays, entraînant à la fois des dégâts matériels et des pertes économiques récurrentes.</p>



<p>Par ailleurs, la stratégie américaine visait également à affaiblir ses deux principaux rivaux, la Chine et la Russie. Sur ce point, les résultats semblent contre-productifs. Pékin poursuit ses importations de pétrole iranien sans entrave majeure, tandis que Moscou bénéficie indirectement de la hausse des prix de l’énergie provoquée par les tensions régionales, renforçant ainsi ses revenus.</p>



<p>Dans ce contexte, Washington a récemment fixé un nouvel objectif stratégique : la prise de l’île de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes. Contrôler ce point névralgique offrirait un levier décisif dans les négociations. Pour mener cette opération, environ 5 000 Marines ont été déployés, mais celle-ci s’annonce particulièrement risquée. Les forces américaines font face à une menace constante, tant de la part des capacités balistiques et des drones iraniens que des milices chiites actives dans la région.</p>



<p>Au final, si la puissance de frappe américaine demeure incontestable et s’exprime avec une intensité rare, l’efficacité stratégique de cette campagne reste sujette à débat. L’Iran, malgré la pression, conserve des capacités de résistance et continue de peser sur l’équilibre régional.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/22/les-etats-unis-face-a-la-resilience-iranienne/">Les États-Unis face à la résilience iranienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; Les mines marines, cauchemar de l’US Navy!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 08:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[golfe Persique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[mines marines]]></category>
		<category><![CDATA[US Navy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’utilisation par l'Iran de mines marines dans le détroit d’Ormuz est le cauchemar absolu de l'US Army qui hésite à s'y engager. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/guerre-diran-les-mines-marines-cauchemar-de-lus-navy/">Guerre d’Iran | Les mines marines, cauchemar de l’US Navy!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est le scénario qui hante la marine américaine et qui, indiscutablement, l’inquiète le plus dans la guerre actuelle contre la République islamique d’Iran à savoir l’utilisation de mines marines dans le détroit d’Ormuz surtout que l’US Navy semble mal préparée à l’éventuelle utilisation d’une arme relativement bon marché et abondante qui pourra causer des dégâts considérables aussi bien sur le plan humain que sur le plan matériel avec des conséquences dévastatrices sur les bateaux militaires américains.&nbsp;</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18486341"></span>



<p>Pour les stratèges de l’US Navy et les compagnies maritimes, le scénario terrifiant qu’ils redoutent est le suivant : l’Iran, acculé et furieux, pourrait tenter de renforcer son emprise sur le détroit stratégique d’Ormuz en y posant des mines mortelles, écrit le <a href="https://www.ft.com/content/8e45328d-2d15-47c7-b1ea-4b7751bc2669" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p>De nombreux experts en guerre des mines estiment que Téhéran l’a peut-être déjà fait, en déployant un petit nombre de mines de fond qu’il pourrait activer à tout moment pour menacer la navigation dans cette voie maritime où transite un cinquième du commerce maritime mondial.</p>



<p><em>«C’est quasiment certain»</em>, affirme Farzin Nadimi, spécialiste de la marine iranienne au Washington Institute for Near East Policy, avant d’ajouter : <em>«Ils n’attendent que le moment opportun pour les activer»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un défi de taille pour l’US Army</h2>



<p>L’activation de telles armes par des câbles reliés à des installations côtières ou par signaux acoustiques –ou le déploiement d’autres versions, moins sophistiquées, de l’arsenal iranien de plus de 6 000 mines marines– constituerait un défi de taille pour la marine américaine dont les moyens de riposte sont limités et insuffisamment efficaces.</p>



<p>Il n’existe aucune confirmation que l’Iran ait effectivement posé des mines et certains experts doutent même que Téhéran l’ait fait.</p>



<p>Cependant, des responsables à Washington ont déclaré aux médias américains que l’Iran aurait déjà posé jusqu’à 12 mines dans le golfe Persique, qui ne mesure que 21 milles nautiques de large à son point le plus étroit.</p>



<p>Les États-Unis ont affirmé, jeudi 12 mars 2026, avoir détruit ou mis hors service plus de 30 navires iraniens poseurs de mines mais Téhéran est toujours capable de déployer des mines depuis des navires d’attaque ayant survécu aux frappes ou en les lançant depuis les tubes lance-torpilles de sous-marins.</p>



<p>Des mines simples peuvent être larguées depuis des bateaux de pêche, des cargos ou même les embarcations traditionnelles en bois qui sillonnent le golfe. Parfois, le largage d’une mine par l’arrière d’un navire n’est détecté qu’au fort clapotis de l’eau.</p>



<p><em>«Il existe une énorme asymétrie entre poser des mines et les désamorcer car l’une est beaucoup plus facile que l’autre»</em>, a déclaré Tom Shugart, ancien commandant de sous-marin et travaillant actuellement au Center for a New American Security.</p>



<p>L’arsenal de mines iranien comprend des modèles sophistiqués capables d’exploser en réaction à des signatures acoustiques, magnétiques et autres signatures spécifiques aux navires ainsi que des mines de contact rudimentaires. Certaines sont conçues pour flotter librement, tandis que d’autres sont ancrées par un câble ou reposent directement sur le fond marin.</p>



<p>L’Iran possède également des mines magnétiques qui pourraient théoriquement être fixées aux pétroliers de passage à l’aide de vedettes rapides.</p>



<p>Les eaux étroites du Golfe rendent la chasse aux mines extrêmement difficile.</p>



<p>Les navires sont vulnérables aux attaques côtières et le sonar est perturbé par les bruits sous-marins provenant des moteurs, des infrastructures, et même des poissons et autres animaux marins.</p>



<p>Les mines de fond, que l’Iran a peut-être déjà posées au fond du détroit, sont les plus dangereuses et les plus difficiles à détecter. Elles génèrent des bulles remontant rapidement à la surface, capables de perforer la coque des navires ou de briser la quille des plus petites embarcations. Leur localisation peut nécessiter l’examen d’images haute résolution du fond marin afin de déceler des différences subtiles susceptibles de révéler leur présence. Même les mines de surface peuvent être difficiles à repérer.</p>



<p>Steven Wells, ancien officier de dragueur de mines américain qui travaille aujourd’hui au Center for Maritime Strategy a déclaré que les moutons morts jetés par-dessus bord des bateaux de transport de bétail, dont les pattes émergent de l’eau à mesure que leur corps gonfle, peuvent parfois être confondus avec des mines. <em>«Cela peut s’avérer très difficile»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déminage, un processus long et fastidieux</h2>



<p>Ce qui complique encore la situation, c’est que les États-Unis ont laissé leurs capacités de lutte contre les mines se dégrader au fil des décennies et qu’ils sont actuellement en train de désarmer leurs navires de classe Avenger, les derniers dragueurs de mines spécialisés de l’US Navy.</p>



<p>Ces navires sont remplacés par trois bâtiments de combat littoral déjà présents dans la région qui ont pris le relais pour la chasse aux mines. Contrairement aux navires spécialisés capables de se déplacer rapidement dans les champs de mines, ces nouveaux bâtiments cibleront les mines une par une à l’aide de lasers montés sur des hélicoptères et de drones qui utilisent des ondes sonar réfléchies par leur environnement. <em>«Ce sera un processus long et fastidieux»</em>, a déclaré Wells.</p>



<p>Durant la guerre Iran-Irak, en 1988, une mine iranienne attachée par un câble a gravement endommagé la frégate lance-missiles américaine USS Samuel B. Roberts.</p>



<p>Pourtant, pendant des décennies, Washington a consacré moins de 1% de son budget naval à la guerre des mines, alors même que ces dernières étaient responsables d’environ 80% des navires de guerre américains coulés ou mis hors de combat depuis 1945 et de plus de 75% des pertes navales américaines depuis 1950.</p>



<p>Les nations européennes disposent aujourd’hui de capacités de guerre des mines plus sophistiquées que celles des États-Unis.<em> «Tout cela pourrait bien se retourner contre nous»</em>, a averti Shugart.</p>



<p>Ce serait également la première fois que les États-Unis devraient faire face à des mines navales sous le feu ennemi depuis la guerre de Corée (1950-1953). <em>«Il est difficile d’imaginer des opérations de déminage efficaces et sûres alors que le conflit fait toujours rage. Ce n’est pas une mission que l’on souhaite entreprendre en pleine guerre ouverte, avec des tirs réels»</em>, a déclaré Caitlin Talmadge du MIT.</p>



<p>Un véritable engagement iranien à miner le détroit pourrait contraindre Washington à mettre fin rapidement à la guerre ou à déployer des forces spéciales pour éliminer les menaces côtières visant les dragueurs de mines et les navires d’escorte.</p>



<p><em>«Créer un passage à travers un champ de mines exigerait également un effort considérable. Les navires effectuant des opérations de déminage ou empruntant ultérieurement les routes déminées seraient beaucoup plus vulnérables car leur lenteur et leur prévisibilité les rendraient des cibles bien plus faciles pour les missiles et drones iraniens»</em>, a expliqué Scott Savitz, ingénieur principal à la Rand Corporation.</p>



<p>Savitz, qui a déjà conseillé les États-Unis sur la guerre des mines, a déclaré que même un très petit nombre de mines suffirait à contraindre les navires commerciaux et militaires à réévaluer leur niveau de tolérance au risque. Il a ajouté: <em>«On peut avoir un champ de mines efficace sans aucune mine si les autres le perçoivent comme une menace importante»</em>.</p>
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		<title>Détroit d’Ormuz &#124; Les pipelines saoudien et émirati sont-ils une alternative ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 07:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amin Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Saudi Aramco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, les pipeline saoudien et émirati sont devenus des infrastructures vitales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/detroit-dormuz-les-pipelines-saoudien-et-emirati-sont-ils-une-alternative/">Détroit d’Ormuz | Les pipelines saoudien et émirati sont-ils une alternative ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la fermeture soudaine du détroit d’Ormuz causée par la guerre d’Iran, le pipeline Est-Ouest saoudien et le pipeline émirati Habshan-Fujairah sont devenus parmi les infrastructures les plus importantes et les plus vitales du monde. Cependant, ces voies alternatives peuvent-elles remplacer les flux qui transitaient par le détroit d’Ormuz et la solution est-elle viable ?</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-18474305"></span>



<p>Ces deux pipelines ont été construits spécifiquement pour contourner le détroit d’Ormuz, l’un en Arabie saoudite et l’autre aux Émirats arabes unis, et constituent les seules voies permettant d’acheminer une quantité importante de pétrole du golfe Persique vers les marchés mondiaux sans passer par cette voie maritime, rappelle <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-world-needs-these-two-middle-east-pipelines-now-more-than-ever-e8447adb">Wall Street Journal</a>.&nbsp;</p>



<p>Ces pipelines ne peuvent remplacer tous les pétroliers transporteraient le pétrole par voie maritime mais leur utilisation actuelle empêche la crise de s’aggraver considérablement, joute le journal américain. &nbsp;</p>



<p>L’Arabie saoudite, en particulier, achemine autant de pétrole brut que possible via son pipeline vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, un pipeline construit au début des années 1980, lorsque la guerre Iran-Irak menaçait la navigation dans le Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La plus grande crise jamais connue</h2>



<p><em>«Bien que nous ayons connu des perturbations par le passé, il s’agit sans aucun doute de la plus grande crise que le secteur pétrolier et gazier de la région ait jamais connue»</em>, a déclaré Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, mardi.</p>



<p>La perturbation du transport maritime a fait du pipeline Est-Ouest saoudien l’une des infrastructures les plus vitales de l’économie mondiale. Selon Amin Nasser, Aramco prévoit de pouvoir acheminer sa capacité maximale de sept millions de barils par jour via cet oléoduc de 1200 kilomètres d’ici quelques jours.</p>



<p>Environ deux millions de barils par jour sont alloués aux raffineries saoudiennes, laissant environ cinq millions de barils pouvant atteindre quotidiennement les marchés mondiaux. Ce volume est à peu près équivalent à la majeure partie des cargaisons de pétrole saoudiennes qui transitaient par le détroit d’Ormuz avant la guerre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une agence fondée par l’OCDE en 1974 et dépendante de celle-ci qui est basée à Paris. À ne pas confondre avec l’AIEA spécialisée dans le nucléaire, dépendante de l’Onu et siégeant à Vienne.</p>



<p>Parallèlement, l’Iran a mené des attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe afin de faire grimper les prix pour impacter les électeurs américains. Selon les analystes, rien n’empêche Téhéran de cibler les pipelines saoudiens ou émiratis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole continue d’arriver sur le marché </h2>



<p>Tant que le pétrole continue de transiter par ces pipelines, une partie au moins peut parvenir aux acheteurs, tandis que plus d’un millier de pétroliers restent immobilisés dans le Golfe Persique.</p>



<p>Le pipeline émirati, plus petit, transporte du pétrole brut d’Abou Dhabi jusqu’au port de Fujairah, sur le golfe d’Oman.</p>



<p><em>«Voir soudainement deux superpétroliers quitter Yanbu et un autre Fujairah a un impact psychologique, laissant entendre que du pétrole continue d’arriver sur le marché»</em>, a déclaré Adi Imserovic, ancien négociant en pétrole et maître de conférences à l’université d’Oxford. Il a toutefois ajouté : <em>«Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que ces oléoducs sont faciles à cibler.»</em>&nbsp;</p>



<p>Le cours du pétrole continue son évolution erratique&nbsp;: après voir atteint&nbsp;119,50 dollars lundi 9 mars, il est descendu&nbsp;88,61 dollars mardi, après que le président Donald Trump a déclaré que la guerre prendrait fin <em>«très prochainement»</em>. Cependant, le baril de Brent, référence mondiale, reste beaucoup plus cher qu’à la veille de la guerre, lorsque son prix oscillait entre 60 et 78 dollars. Ce samedi 14 mars, son prix s’établit à 96,88 dollars le baril et, étant donné la poursuite de la guerre, il pourrait reprendre sa tendance à la hausse.</p>



<p>L’extrême volatilité des prix de part et d’autre du détroit d’Ormuz témoigne de la forte demande de pétrole pouvant le contourner. Le pétrole brut omanais se négocie avec une prime par rapport au pétrole brut de Dubaï, qui ne peut être détourné du port de Fateh, situé sur la rive opposée.</p>



<p>Selon les données de Kpler (entreprise technologique de premier plan fournissant des données en temps réel, de l’intelligence artificielle et des analyses sur les marchés de matières premières et le fret maritime), un pétrolier appartenant à l’armateur grec George Prokopiou figure parmi les rares navires occidentaux à avoir quitté le détroit depuis le début du conflit. Ce pétrolier transportait du pétrole saoudien et a traversé Ormuz avec son système de suivi désactivé.</p>



<p>Les dirigeants européens des compagnies pétrolières opérant dans la région ont déclaré rester incertains quant à l’opportunité d’envoyer leurs navires par le détroit.</p>



<p>Le pipeline saoudien, qui serpente à travers dunes de sable, montagnes et champs de lave, transporte le pétrole des vastes gisements de l’est de l’Arabie saoudite jusqu’à la côte de la mer Rouge. Sa longueur est comparable à celle du célèbre pipeline de l’Alaska.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La hausse des coûts de transport complique la donne</h2>



<p>Environ 7 000 ouvriers ont été employés sur ce projet de quatre ans, supervisé par une filiale de Mobil Oil, selon une note interne d’Aramco datant de 1983, deux ans après le premier transport de pétrole par ce pipeline. Pour créer un gazoduc parallèle destiné au transport de gaz naturel, des ouvriers ont creusé une tranchée à travers la péninsule arabique à l’aide d’environ 2 000 tonnes d’explosifs.</p>



<p>Le pipeline devait contourner le golfe Persique et acheminer les exportations saoudiennes plus près des marchés occidentaux. Aujourd’hui, cependant, la majeure partie des exportations de pétrole saoudien est destinée à l’Asie.</p>



<p>Des volumes de pétrole encore plus importants auraient pu être transportés à travers la mer Rouge si un autre projet de pipeline n’avait pas été interrompu par des conflits régionaux.</p>



<p>Début 1990, l’Irak et l’Arabie saoudite ont inauguré un gigantesque pipeline destiné à acheminer le pétrole irakien jusqu’au port de Yanbu. Mais sept mois plus tard seulement, Saddam Hussein envahissait le Koweït, et le projet ne devint jamais opérationnel.</p>



<p>Vikas Dwivedi, stratège en énergie mondiale chez Macquarie Bank, a déclaré que les exportations quotidiennes depuis Yanbu avaient augmenté de 2 millions de barils par jour la semaine dernière. Il estime que le gazoduc fonctionnait à 50 à 60% de sa capacité lundi.</p>



<p>Le pipeline émirati, plus récent et co-construit par une filiale de la China National Petroleum Corporation, relie Habshan (Abou Dhabi) à Fujairah, sur le golfe d’Oman. D’une capacité d’environ 1,8 million de barils par jour, il transportait déjà près de 1,1 million de barils par jour avant la guerre, selon l’AIE.</p>



<p>Les chargements de pétrole ont augmenté à Yanbu et à Fujairah. La compagnie pétrolière nationale brésilienne Petrobras a déclaré que l’Arabie saoudite avait respecté ses engagements en acheminant du pétrole par ce pipeline. Le seul problème persistant pour l’entreprise, selon son PDG, est la hausse des coûts de transport.</p>



<h2 class="wp-block-heading">10 millions de barils de pétrole bloqués dans le Golfe</h2>



<p>Malgré le flux de pétrole dans les pipelines, les premières estimations suggèrent qu’environ 10 millions de barils de pétrole restent bloqués dans le golfe Persique, selon la société d’analyse Sparta Commodities. <em>«Nous avons résolu environ la moitié du problème»</em>, a déclaré Neil Crosby, analyste de cette société.</p>



<p>Bien que le chargement de pétrole en mer Rouge ou à Fujairah soit plus sûr que le transport maritime via le golfe Persique, il n’est pas sans risques. Le port de Fujairah, aux Émirats, a été endommagé la semaine dernière par une attaque de drone, ce qui a incité certains fournisseurs de carburant à se retirer de leurs contrats dans cette zone.</p>



<p>Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran et basés au Yémen, ont lancé des dizaines d’attaques contre des navires commerciaux en 2024. Bien qu’ils n’aient pas repris cette campagne durant le conflit actuel, les analystes en sécurité maritime de la société britannique Ambry conseillent aux navires ayant des liens avec les États-Unis et Israël d’éviter la mer Rouge.</p>



<p>L’Iran a construit un pipeline contournant le golfe Persique et atteignant le port de Jask, sur le golfe d’Oman. Selon les données de Kpler, un superpétrolier d’une capacité de deux millions de barils de pétrole a chargé une cargaison dans ce port au cours du week-end dernier. Il s’agissait seulement du troisième chargement de ce type à quitter Jask depuis 2021.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WhAQLB0r38"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/">L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/leurope-aura-t-elle-besoin-du-petrole-russe/embed/#?secret=Rq8Ft2dPnQ#?secret=WhAQLB0r38" data-secret="WhAQLB0r38" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 07:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[fret aérien]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kristalina Georgieva]]></category>
		<category><![CDATA[transport maritime]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise économique liée à la guerre d’Iran se répand comme une traînée de poudre, affecte tous les pays et tous les secteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/">Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la crise financière de 2008, celle de 2020 liée à la pandémie de coronavirus, celle de 2022 liée à la guerre d’Ukraine, voici la crise liée à la guerre d’Iran. Une crise qui se répand comme une traînée de poudre qui est en passe d’affecter tous les pays et tous les secteurs. Pour le moment, les opérateurs économiques qui commencent à en pâtir espèrent qu’elle ne durera pas longtemps mais nul ne peut prédire l’issue de ce conflit dangereux. Alors que les séquelles des précédentes crises se font encore ressentir, la guerre d’Iran pourra donner à l’économie mondiale le coup de grâce que tout le monde redoute. </em></strong><em>(Photo : Un avion de transport Airbus Beluga survole les réservoirs de stockage d&rsquo;une usine de gaz de pétrole liquéfié à Pinto, près de Madrid, le 5 mars. Photographe : Oscar Del Pozo/AFP/Getty Images). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18462166"></span>



<p>Les ports du Golfe sont devenus des cibles militaires, tandis que le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale, est de facto fermé, entraînant une forte hausse des prix du carburant et du transport maritime. Les navires ne peuvent plus accéder à une plateforme de conteneurs qui traite un volume de fret supérieur à celui du port de Rotterdam et relie quatre continents. L’arrêt du fret aérien nécessitera également du temps pour décongestionner toute la marchandise qui s’est accumulée, les compagnies aériennes locales s’efforçant de reprendre leurs vols au plus vite.</p>



<p>Tel est le tableau dressé par Brendan Murray et Laura Curtis dans <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-07/global-economy-faces-widening-strains-as-mideast-war-intensifies?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> de la situation qui prévaut dans les pays du Golfe et qui est en train d’affecter l’économie mondiale.  </p>



<p>L’escalade du conflit entre l’alliance américano-israélienne et l’Iran met à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement mondiales faisant craindre une flambée des prix inédite depuis la pandémie de coronavirus.</p>



<p>Pour les entreprises liées à la région, les risques incluent des pénuries de composants essentiels, une augmentation des coûts et une réduction des marges bénéficiaires. Si ces tensions se répercutent sur les commerces de détail, les consommateurs pourraient subir des difficultés supplémentaires alors que beaucoup peinent déjà à faire face à la hausse du coût de la vie.</p>



<p>Les marchés financiers –actions, obligations et valeurs refuges comme le dollar américain– reflètent également ces craintes d’inflation et les risques qu’elles représentent pour les ménages et les entreprises.</p>



<p>Ces défis apparaissent encore plus aigus dans les pays qui peinent encore à se remettre des déficits budgétaires engendrés par la pandémie de Covid-19, des problèmes liés au marché du travail et d’une faible croissance économique.</p>



<p>Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a déclaré à <em>Bloomberg</em> lors d’un entretien à Bangkok : <em>«L’économie mondiale a fait preuve d’une résilience remarquable, choc après choc, mais cette résilience est de nouveau mise à l’épreuve et de nombreux pays entrent dans une nouvelle phase d’incertitude à mesure que leurs réserves s’épuisent»</em>.</p>



<p>Elle a ajouté que les banques centrales doivent se montrer plus prudentes et que les autorités budgétaires doivent faire preuve d’une grande prudence dans l’utilisation des mesures de relance budgétaire, compte tenu du niveau d’endettement élevé de nombreux pays.</p>



<p><em>«Chaque nouveau choc, qui s’ajoute au précédent, place le monde dans une situation encore plus difficile»</em>, a affirmé la DG du FMI.</p>



<p>L’économie numérique touchée</p>



<p>Les frappes militaires ne ciblent plus seulement les infrastructures commerciales traditionnelles, elles affectent également les fondements de l’économie numérique, tels que les centres de données. Trois centres de données exploités par Amazon aux Émirats arabes unis et à Bahreïn ont été endommagés par des frappes de drones.</p>



<p>De nombreux économistes estiment actuellement que l’impact global sur le PIB mondial pourrait être limité et inégal selon les pays mais cette évaluation pourrait évoluer si le conflit persiste.</p>



<p>Un autre facteur contribuant à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial est l’absence de visibilité sur la politique tarifaire que Washington pourrait adopter.</p>



<p>L’impact de la guerre sur l’économie américaine</p>



<p>Aux États-Unis, Christopher Waller, membre de la Réserve fédérale, a déclaré que les consommateurs seraient confrontés à un choc inflationniste avec la hausse des prix des carburants.</p>



<p>Cette déclaration intervient avant la publication d’un rapport du Département du Travail américain montrant que les entreprises ont procédé à des suppressions d’emplois inattendues en février et que le taux de chômage a augmenté aux Etats-Unis, signe d’un marché du travail fragile.</p>



<p>La crise énergétique&nbsp;</p>



<p>L’analyse de <em>Bloomberg Economics</em> indique que le principal frein à l’économie mondiale provient des marchés de l’énergie car environ un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Des pays asiatiques comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon figurent parmi les plus gros acheteurs de pétrole du Golfe.</p>



<p>Concernant les régions les plus vulnérables aux répercussions, Neil Shearing, économiste en chef de Capital Economics, a déclaré que l’Asie, la zone euro et le Royaume-Uni étaient plus à risque que les États-Unis.</p>



<p>Oxford Economics a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Royaume-Uni en 2026, arguant qu’un conflit avec l’Iran entraînerait une hausse de l’inflation et des factures d’énergie des ménages.</p>



<p>Parallèlement, les responsables de la Banque centrale européenne ont indiqué suivre de près la situation, anticipant une éventuelle nouvelle vague d’inflation.</p>



<p>Entreprises : prudence ou résilience</p>



<p><em>«Le monde est soumis à une pression considérable, c’est indéniable»</em>, a déclaré Stefan Hartung, PDG de Bosch, premier équipementier automobile mondial. Il a toutefois souligné que ces difficultés pourraient être temporaires, de nombreuses entreprises ayant renforcé leur résilience depuis le début de la pandémie de coronavirus.</p>



<p><em>«Lorsque les capacités de transport sont réduites, il faut agir comme lors de la crise de la Covid-19. Je ne prévois pas de pénuries généralisées dans le secteur. À long terme, une stabilisation est envisageable»</em>, rassure-t-il.&nbsp;</p>



<p>L’impact au-delà du pétrole</p>



<p>L’administration Trump s’efforce d’atténuer la crise d’approvisionnement énergétique qui a fait grimper les prix de l’essence aux États-Unis à des niveaux records depuis le début de sa présidence.</p>



<p>Témoignant des inquiétudes liées à cette crise énergétique, Washington a temporairement autorisé l’Inde à accroître ses achats de pétrole russe.</p>



<p>Cependant, les préoccupations économiques mondiales dépassent le cadre du pétrole, du gaz et des carburants. <em>Bloomberg Economics</em> estime qu’environ 7% des exportations mondiales d’engrais, 6% des métaux précieux, 5,3% de l’aluminium et de ses produits dérivés et 4,4% du ciment et des minéraux non métalliques sont acheminées par les ports du Golfe Persique et sont désormais menacées de perturbation.</p>



<p><em>«Il s’agit d’un événement majeur, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’économie mondiale»</em>, a déclaré Jan Rendbo, PDG de la compagnie maritime danoise D/S Norden. Il a indiqué qu’un navire affrété par sa compagnie s’apprêtait à quitter le Golfe après avoir déchargé une cargaison de céréales en Arabie saoudite lorsque l’Iran a ordonné aux navires de faire demi-tour.</p>



<p><em>«Plus ce conflit s’éternise, plus nous sommes inquiets de ses conséquences pour le monde. Nous constatons que les entreprises prennent du recul et réduisent peut-être leurs achats de matières premières en attendant que la situation s’éclaircisse»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p>Explosion des coûts de transport et de voyage</p>



<p>Les coûts de transport dans la région devraient augmenter fortement. Le fabricant allemand de pneumatiques Continental a averti que la guerre pourrait impacter ses ventes et ses bénéfices en faisant grimper les coûts et en perturbant ses opérations. Le PDG Christian Kotz a déclaré : <em>«Nous sommes au tout début de cette crise mais elle a déjà engendré une grande incertitude»</em>.</p>



<p>À court terme, les tarifs du fret aérien via les plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient pourraient doubler, voire tripler, selon Xeneta, après la mise hors service de près de 18% de la capacité mondiale de fret aérien.</p>



<p>Perturbations du trafic aérien</p>



<p>Les secteurs du tourisme et des voyages d’affaires sont également touchés. L’aéroport londonien d’Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a annulé près de 300 vols depuis le début du conflit et d’autres perturbations sont à prévoir. Le PDG de l’aéroport Thomas Woldbye a indiqué que l’ampleur des pertes quotidiennes n’était pas encore connue. Il a ajouté : <em>«Nous ne parlons pas encore de sommes astronomiques mais si la situation perdure, nous devrons réévaluer la situation»</em>.</p>



<p>Reprise partielle des vols</p>



<p>Certaines compagnies aériennes ont commencé à reprendre leurs activités, de manière limitée.</p>



<p>• Etihad Airways a annoncé la reprise d’un programme de vols restreint entre Abou Dhabi et plusieurs destinations en Europe, en Inde, aux États-Unis et au Moyen-Orient.</p>



<p>• Emirates prévoit de reprendre ses vols après une suspension temporaire.</p>



<p>• Qatar Airways a annoncé qu’elle assurera un nombre limité de vols vers Doha au départ de Londres, Paris, Madrid, Rome, Francfort et Bangkok.</p>



<p>Crise du transport maritime</p>



<p>Le secteur du transport maritime est confronté à des défis encore plus importants, car il est difficile de modifier rapidement les itinéraires des navires et il reste plus vulnérable aux attaques.</p>



<p>Selon les données de Vizion, les réservations quotidiennes de fret vers les ports situés à l’est du détroit d’Ormuz ont chuté de 81% en seulement deux jours cette semaine.</p>



<p>Actuellement, une centaine de porte-conteneurs sont bloqués dans le Golfe, incapables de le quitter en raison de risques sécuritaires, malgré la promesse de Trump de garantir leur passage avec une escorte navale.</p>



<p>Des dizaines d’autres navires attendent de pouvoir entrer dans le Golfe ou ont été déroutés vers des ports alternatifs, ce qui sature les capacités portuaires et accroît le risque d’engorgement dans d’autres ports.</p>



<p>Congestion portuaire mondiale</p>



<p>De grandes compagnies maritimes telles que MSC Mediterranean Shipping et Maersk ont ​​suspendu les réservations sur les lignes maritimes entre l’Asie et le Moyen-Orient ainsi que sur les lignes reliant cette région à l’Europe.</p>



<p>Par conséquent, la congestion s’étend rapidement dans les ports asiatiques, les navires déchargeant leurs cargaisons à destination du Moyen-Orient dans le port sûr le plus proche.</p>



<p>Le taux de congestion au port de Nhava Sheva en Inde –le plus grand port à conteneurs du pays– a atteint 64%, contre seulement 10% le 1er mars.</p>



<p>La congestion augmente également à Singapour et à Colombo, où elle a déjà dépassé les 40%.</p>



<p>Selon les analystes, certains ports secondaires, comme Dar es Salam en Tanzanie, connaissent des temps d’attente de plus de cinq jours par navire.</p>



<p>Impact sur les industries et le secteur de la santé</p>



<p>La fermeture des principales installations pétrochimiques et de raffinage du Golfe a eu des répercussions qui dépassent le cadre des marchés des carburants, affectant les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques, le conditionnement des produits médicaux et les produits de santé</p>



<p>Le PDG de DHL, Tobias Meyer, a déclaré: <em>«La situation est sans aucun doute difficile. Elle va créer des engorgements dans les jours et les semaines à venir, tant pour le fret aérien que maritime»</em>. Il a ajouté que l’entreprise a commencé à utiliser sa flotte de camions pour transporter des marchandises vers les aéroports encore en activité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d6RUVNnpGK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/embed/#?secret=oR3M08xizR#?secret=d6RUVNnpGK" data-secret="d6RUVNnpGK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/">Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d&#8217;intérêt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 12:06:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cours du pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nigel Green]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prix du pétrole flambe suite à la guerre au Moyen-Orient et l’inflation s’accélère, ce qui va impacter fortement l'économie mondiale.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/flambee-des-prix-du-petrole-et-hausse-des-taux-dinteret/">Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d&rsquo;intérêt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les investisseurs doivent se préparer dès maintenant à une hausse des taux d’intérêt en raison de l’escalade de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, avertit Nigel Green, le PDG du cabinet de conseil financier du groupe deVere, alors que les marchés pétroliers sont en pleine tourmente suite aux menaces qui pèsent sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie de passage essentielle pour environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut.</em></strong></p>



<span id="more-18434871"></span>



<p>Un commandant des Gardiens de la révolution iraniens a déclaré, mardi 3 mars 2026, que le détroit d’Ormuz, principal axe de transport mondial de pétrole brut, était fermé et a menacé d’incendier tout navire tentant de le franchir. Le marché n’a pas manqué de réagir&nbsp;: le Brent a dépassé les 87 dollars le baril après une hausse de plus de 9 % en une seule séance, tandis que le West Texas Intermediate a franchi la barre des 83 dollars, en hausse de plus de 8 %, enregistrant ainsi l’une des plus fortes progressions à court terme depuis plus d’un an.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inflation globale</h2>



<p>Nigel Green déclare : <em>«Lorsque le prix du pétrole flambe avec une telle ampleur et une telle rapidité, l’inflation ne progresse pas lentement, elle s’accélère brusquement. L’énergie est omniprésente dans toutes les chaînes d&rsquo;approvisionnement. Une hausse durable du Brent vers 90 dollars modifie fondamentalement les perspectives d’inflation et oblige à revoir les anticipations de taux d’intérêt.»</em> Il poursuit : <em>«Les marchés s’étaient positionnés en prévision de coûts d’emprunt plus faibles, mais ce scénario est désormais remis en question. Un nouveau choc énergétique de cette ampleur réduit la marge de manœuvre pour des baisses de taux et accroît la probabilité que la politique monétaire reste restrictive plus longtemps que prévu par les investisseurs.»</em></p>



<p>Le PDG de deVere explique : <em>«La hausse des prix du pétrole se répercute directement sur les transports, la logistique, la production alimentaire et les factures d’énergie des ménages. Cette pression se traduit rapidement par une inflation globale, puis se répercute sur l’inflation sous-jacente via les salaires et les décisions de prix des entreprises. Les banques centrales sont parfaitement conscientes de ce mécanisme de transmission.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les taux restent élevés</h2>



<p>Si les anticipations d’inflation recommencent à augmenter, les autorités monétaires réagiront avec fermeté. Par conséquent, les investisseurs doivent se préparer à ce que <em>«les taux restent élevés jusqu’en 2026, voire augmentent encore si l’inflation persiste»</em>.</p>



<p>Sur les marchés obligataires, <em>«les rendements obligataires s&rsquo;ajustent déjà pour refléter la baisse de confiance dans les baisses de taux à court terme. Le risque de duration s’accentue dans ce contexte»</em>, avertit Green.</p>



<p>Le dollar américain attire de nouveau des flux de capitaux vers les valeurs refuges. En période d’escalade géopolitique conjuguée au risque inflationniste, les capitaux se tournent vers les actifs libellés en dollars. <em>«Nous constatons une demande accrue de bons du Trésor et d’obligations de haute qualité, les investisseurs recherchant à la fois rendement et sécurité»</em>, souligne l’expert.</p>



<p>À ces niveaux, le pétrole comprime également les marges des entreprises. Celles qui doivent faire face à la hausse de leurs coûts de production devront soit absorber l’impact, soit le répercuter sur les consommateurs.</p>



<p><em>«Les deux scénarios ont des conséquences sur les prévisions de résultats et la valorisation des actions»</em>, souligne le PDG de deVere, qui insiste sur le risque de prolongation du conflit. <em>«Les marchés ne peuvent pas anticiper une résolution rapide. La perturbation de l’un des corridors énergétiques les plus critiques au monde engendre un risque structurel»</em>, ajoute-t-il. Et conclut par ce conseil&nbsp;: <em>«Le positionnement des portefeuilles doit tenir compte de la possibilité que les prix élevés du pétrole persistent pendant des mois, et non des jours.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="niywXAey0m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=ZvITVt0dfP#?secret=niywXAey0m" data-secret="niywXAey0m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>4e jour de guerre au Moyen-Orient    </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/4e-jour-de-guerre-au-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 4e jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/4e-jour-de-guerre-au-moyen-orient/">4e jour de guerre au Moyen-Orient    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au matin du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, les affrontements se poursuivent ce mardi 3 mars 2026 entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, avec des attaques de plus en plus meurtrières. Israël, pour sa part, mène des «frappes simultanées» sur Téhéran et Beyrouth, contre des objectifs militaires iraniens et du Hezbollah. Et comme ce fut le cas cette nuit pour l’ambassade américaine à Ryad, les États-Unis ont été maintes fois visés par l’Iran ces dernières heures.</em></strong> <em>(Photo : Frappe aérienne israélienne, dans la banlieue sud de Beyrouth).</em></p>



<span id="more-18430534"></span>



<p>Ce matin, de fortes explosions ont secoué <strong>Téhéran</strong>. Les détonations ont été entendues dans le nord de la capitale et les médias locaux ont rapporté aussi des déflagrations à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi qu’à Ispahan, au centre du pays.</p>



<p>Dans plusieurs communiqués, le <strong>Hezbollah</strong> affirme qu’<em>«en réponse à l’agression criminelle israélienne qui a visé des dizaines de villes et de villages libanais, y compris la banlieue sud de Beyrouth»</em>, ses combattants ont utilisé des drones pour frapper les bases aériennes de Ramat David et de Meron en <strong>Israël</strong>. La base de Nafah, dans le Golan syrien occupé, a également été ciblée. </p>



<p>L’armée israélienne a, pour sa part, affirmé ce matin que ses soldats étaient déployés en <em>«plusieurs points»</em> dans le sud du <strong>Liban</strong>, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah. <em>«Ce n&rsquo;est pas une opération terrestre. C’est une mesure tactique (&#8230;) destinée à assurer la sécurité de notre peuple»</em>, assure le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l&rsquo;armée. <em>«Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer»</em>, poursuit-il.</p>



<p>En parallèle,<em> «le Premier ministre Benyamin Netanyahou et moi avons autorisé l&rsquo;armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières»</em>, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz.&nbsp;</p>



<p>Etant entendu, du point de vue des Israéliens, que la paix pour eux passe par l’occupation militaire des territoires de leurs voisins et le bombardement des populations de la région qui ne se soumettent pas à leurs diktats.&nbsp;</p>



<p>Sur le plan politique, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirme que <strong>Washington </strong>n’a pas eu le choix que de s’impliquer aux côtés d’Israël dans sa guerre contre l’Iran. <em>«Il était tout à fait clair que si l’Iran était attaqué par qui que ce soit, il riposterait et riposterait contre les États-Unis. (Or) nous savions qu’Israël allait agir»</em>, a-t-il lancé. Par conséquent, <em>«si nous attendions que cette attaque ait lieu avant de riposter, nous aurions subi des pertes beaucoup plus importantes»</em>, confirmant la thèse que cette guerre est, d’abord, israélienne et que les <strong>Etats-Unis</strong> s’y sont laissés entraîner.</p>



<p>Les pays européens ont commencé à sortir de leur léthargie et à s’impliquer, eux aussi, dans le conflit, dont la <strong>France</strong>. <em>«Lorsque ces pays doivent se défendre, (&#8230;) on répond à leurs demandes en termes de défense»</em>, affirme Alice Rufo, concernant le soutien à certains pays du Golfe, ciblés par des <em>«attaques indiscriminées»</em> iraniennes, attaques qui, rappelons-le, ont visé, jusque-là, des bases militaires américaines dans ces pays. Pour l&rsquo;heure, précise la ministre déléguée auprès de la ministre français des Armées et des Anciens combattants, aucune décision pour un déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans la région n’a été prise. <em>«Il peut se déplacer avec un très court préavis, mais c’est une décision du chef de l’État»</em>, glisse-t-elle, sur le plateau de TF1. </p>



<p>En parallèle, la responsable ferme la porte à l&rsquo;envoi de troupes au sol. <em>«Nous avons des forces dans la région, cela ne veut pas dire mettre des troupes au sol pour une action offensive, puisque nous ne participons pas à l’action offensive américaine»</em>, indique Alice Rufo.&nbsp;</p>



<p><em>«La France se tient prête à défendre ses partenaires (au Moyen-Orient), à leur demande, de manière proportionnée &nbsp;et conformément au principe de légitime défense collective»</em>, répète Jean-Noël Barrot sur BFMTV, alors que plusieurs pays du Golfe font l’objet de frappes iraniennes.&nbsp;<em>«Cela veut dire que nous avons le droit d’intervenir et que nous nous tenons prêts à le faire</em>, nous ne nous déroberons pas», poursuit-il.&nbsp;</p>



<p>Sur le plan diplomatique, le département d&rsquo;État américain a ordonné mardi le départ de tout son personnel diplomatique <em>«non urgent»</em> de ses ambassades en<strong> Irak</strong>, en <strong>Jordanie</strong> et au <strong>Bahreïn</strong>.</p>



<p>Dans un message sur X, le département d’État a dit avoir mis à jour ses avis aux voyageurs pour Bahreïn et la Jordanie <em>«afin de refléter l’ordre donné au personnel non urgent du gouvernement américain et aux membres de leurs familles de quitter ces pays»</em>. Dans un autre avis mis à jour pour l’Irak, le ministère dit avoir <em>«ordonné lundi au personnel non urgent du gouvernement américain de quitter l&rsquo;Irak pour des raisons de sécurité»</em>.</p>



<p>Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir mené une<em> «attaque à grande échelle»</em> contre une base aérienne américaine à Bahreïn à l’aide de drones et de missiles.</p>



<p>Les forces navales des Gardiens <em>«ont mené une attaque à grande échelle à l&rsquo;aide de drones et de missiles à l’aube contre la base aérienne américaine située dans la région de Sheikh Isa, à Bahreïn»</em>, selon un communiqué cité par l’agence de presse officielle Irna, qui ajoute, sans fournir de preuve, que <em>«20 drones et trois missiles ont atteint leurs cibles»</em> et <em>«détruit le principal poste de commandement de la base»</em>.</p>



<p>L&rsquo;armée américaine a affirmé mardi avoir détruit des postes de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones et des défenses anti-aériennes en Iran.</p>



<p><em>«Les forces américaines ont détruit les installations de commandement et de contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique, les capacités de défense aérienne iraniennes, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les aérodromes militaires au cours d&rsquo;opérations soutenues. Nous continuerons à prendre des mesures décisives contre les menaces imminentes posées par le régime iranien»</em>, a écrit le Commandement militaire central américain (Centcom) sur X.</p>



<p>Concernant la sécurité au <strong>détroit d’Ormuz </strong>dont transite une partie de ses besoins en énergie, la <strong>Chine</strong>, qui était, début 2025, la première destination du pétrole transitant par cette zone a, par la voix d’une porte-parole des Affaires étrangères, Mao Ning, <em>«enjoint à toutes les parties de mettre fin immédiatement à leurs opérations militaires, d’éviter toute nouvelle escalade des tensions, de maintenir la sécurité des voies de navigation dans le détroit d’Ormuz et d’empêcher que la situation n’ait un impact plus important sur l’économie mondiale»</em>. </p>



<p>Dans ce même contexte, des réservoirs de carburant au port commercial de Duqm, à <strong>Oman</strong>, ont été pris pour cible par un certain nombre de drones, et un réservoir a été touché, indique l’agence de presse omanaise, en citant une source de sécurité. Les dégâts qui en ont résulté ont été maîtrisés et aucune victime n’a été recensée, a ajouté la même source. </p>



<p>Le secteur aérien subit lui aussi directement les conséquences de l’embrasement du <strong>Moyen-Orient</strong>. Les opérateurs internationaux du secteur prévoient des perturbations pour les voyageurs durant plusieurs semaines au moins, certaines dessertes restant pour le moment suspendues.</p>



<p>Toujours sur le plan des impacts économiques du conflit, la Bourse de<strong> Séoul</strong> a clôturé mardi sur un plongeon de plus de 7 % tandis que celle de <strong>Tokyo</strong> a chuté de plus de 3 %. Dans le détail, l’indice Kospi a lâché 7,24 % à 5.791,91 points, lorsque l&rsquo;indice Nikkei a abandonné 3,06 % à 56.279,05 points.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Latif Belhedi </strong>(avec agences).</p>
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