<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Dr Hichem Ben Azouz - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-hichem-ben-azouz/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-hichem-ben-azouz/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 11 Jan 2026 09:36:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Dr Hichem Ben Azouz - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/dr-hichem-ben-azouz/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 09:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Barak Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Démocrates]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Républicains]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18223315</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trump ne vend pas la démocratie mais force. Il ne parle pas de droits humains mais d’intérêts. Il ne sauve pas le monde mais le domine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/">Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><em>Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.</em></h1>



<p><strong>Dr Hichem&nbsp;Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-18223315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>Cette «<em>Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir»</em> ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : le moment où le masque tombe</h2>



<p>À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de <em>«complexité»</em>. Plus d’<em>«équilibre»</em>. Plus de <em>«processus de paix»</em>.</p>



<p>Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.</p>



<p>Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.</p>



<p>À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les démocrates «tuent» proprement.</h2>



<p>L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une <em>«transition»</em>, les morts civils des <em>«dommages collatéraux»</em>.</p>



<p>Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.</p>



<p>Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump : la brutalité sans fard</h2>



<p>Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.</p>



<p>Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.</p>



<p>Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux partis, un même Empire</h2>



<p>Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fanon avait déjà tout dit.</h2>



<p>Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.</p>



<p>Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.</p>



<p>Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : <em>«La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.»</em> La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Préférer la vérité à l’hypocrisie</h2>



<p>Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.</p>



<p>Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.</p>



<p><em>* Médecin, Johannesburg</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/">Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/pourquoi-je-prefere-donald-trump-aux-democrates/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Sangoma, le guérisseur’’ &#124; Roman de la chute et de la transformation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 07:12:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[le guérisseur]]></category>
		<category><![CDATA[Sangoma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17655605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans  ‘‘Sangoma, le guérisseur’’, son premier roman, Dr Hichem Ben Azouz, interroge le vécu social du médecin en Afrique.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/">‘‘Sangoma, le guérisseur’’ | Roman de la chute et de la transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Publié aux éditions Hkeyet à Tunis, ‘‘Sangoma, le guérisseur’’ a été présenté ces dernières semaines à Tunis lors d’une série de rencontres publiques, à l’Institut Français de Tunisie, à la librairie Mille Feuilles &#8211; La Marsa, puis à Al-Kitab &#8211; Mutuelleville. Autant de moments de partage intenses avec les lecteurs autour d’un livre né du croisement entre la médecine, la fatigue, le burn-out et le besoin de transformation intérieure. L’auteur de ce roman, médecin de son état, parle de son expérience avec ce premier roman. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17655605"></span>



<p>J’ai écrit <em>‘‘Sangoma’’</em> comme on traverse un continent. Le roman est né en Afrique du Sud dans les couloirs d’un hôpital, Entre deux patients, au contact du silence, de la mort et de l’épuisement des soignants. Puis il est devenu, page après page, une traversée initiatique de Cap Angela en Tunisie à Cape Agulhas en Afrique du Sud, les points les plus éloignés du continent africain, décrite ici comme une blessure vivante, pour raconter la chute d’un jeune médecin tunisien qui fuit son propre épuisement, son pays et cherche, au-delà du désespoir, une forme de guérison.</p>



<p>Ce voyage à travers l’Afrique est autant géographique qu’intérieur. Il questionne la frontière entre soigner et se soigner, entre chuter et renaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soigner et se soigner, chuter et renaître</h2>



<p>Le roman s’inscrit dans ce que Carl Gustav Jung appelait <em>«le mythe du soignant blessé»</em>, cette idée que celui qui soigne les autres porte souvent en lui sa propre blessure, et que c’est en la traversant qu’il apprend à guérir les autres.</p>



<p><em>‘‘Sangoma’’</em> est un roman de la fracture, mais aussi de la transmutation. Il plonge dans la fêlure du corps médical et dans celle du monde, tout en cherchant un autre souffle qui relie et réinvente le soin quand tout semble perdu.</p>



<p>Le livre s’inspire de la médecine narrative (Rita Charon), de la pensée décoloniale (Frantz Fanon), et de la sagesse africaine du Ubuntu. Les tambours africains y résonnent avec le jazz de Abdullah Ibrahim. Les morts y parlent encore, comme chez Toni Morrison. Et la lumière surgit souvent au milieu des ténèbres.</p>



<p><em>«Il y a une fracture dans tout homme exilé. Mais après la chute, cette fracture peut devenir souffle. Et ce souffle, un nom qui revient.»</em> Ce mantra traverse tout le roman. Il dit qu’il est possible de renaître de la chute, de transformer l’épuisement en lumière. À travers Slim, le médecin protagoniste, <em>‘‘Sangoma’’</em> parle de tous ceux qui tombent, soignants, artistes, exilés et qui cherchent encore à tenir debout.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17655694" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-768x1024.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-1152x1536.jpg 1152w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-580x773.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-860x1147.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-1160x1547.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hichem Ben Azouz dédicaçant son roman.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Épuisement et fuite des médecins</h2>



<p>Lors des rencontres à Tunis, beaucoup de médecins et de soignants présents ont évoqué, avec émotion, leur propre lassitude, leur sentiment d’être à bout de souffle dans un système de santé sous tension. Certains y ont reconnu la métaphore de leur vie quotidienne. Celle d’une vocation qui vacille entre épuisement, désenchantement et exil.</p>



<p>Aujourd’hui, alors que de nombreux médecins tunisiens et africains quittent leur pays, <em>‘‘Sangoma’’</em> résonne comme une parabole sur ce mal du soin. Comment continuer à soigner dans un monde qui ne soigne plus ses soignants ?</p>



<p>Les rencontres autour du roman ont montré que <em>‘‘Sangoma’’</em> touche un public large. Des médecins, lecteurs, étudiants, écrivains, mais aussi des personnes simplement sensibles à la fatigue du monde. Chaque échange a confirmé qu’il ne s’agit pas d’un roman médical, mais d’une quête humaine et poétique, universelle dans son désarroi et son espérance. À la librairie Mille Feuilles, les lecteurs ont parlé d’un <em>«livre qui brûle et apaise à la fois»</em>. À Al-Kitab, un lecteur a parlé d’un <em>«voyage intérieur et africain, d’une beauté troublante»</em>.</p>



<p>Plus qu’une fiction, <em>‘‘Sangoma, le guérisseur’’</em> est une invitation à repenser le soin, non comme un acte technique, mais comme une traversée du corps et du monde. C’est aussi un hommage aux soignants, aux patients, à l’Afrique, à ses langues, à ses paysages, à ses guérisseurs, et à la mémoire qu’ils portent. Et au-delà, une méditation sur la chute et la transformation personnelle, collective, spirituelle.</p>



<p>* <em>Médecin, écrivain et cinéaste (Johannesburg- Tunis)</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/">‘‘Sangoma, le guérisseur’’ | Roman de la chute et de la transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La pénurie de médicaments, un scandale silencieux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/19/tunisie-la-penurie-de-medicaments-un-scandale-silencieux/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/19/tunisie-la-penurie-de-medicaments-un-scandale-silencieux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 06:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie]]></category>
		<category><![CDATA[pharmacies]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17510827</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la santé des citoyens se joue trop souvent dans le silence des rayons vides des pharmacies publiques et privées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/19/tunisie-la-penurie-de-medicaments-un-scandale-silencieux/">Tunisie | La pénurie de médicaments, un scandale silencieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong> <em>En Tunisie, la santé des citoyens se joue trop souvent dans le silence des rayons vides des pharmacies publiques et privées. Les pénuries de médicaments ne sont plus une exception mais une réalité persistante. Elles touchent des traitements vitaux : médicaments de la thyroïde comme Euthyrox, insuline, psychotropes, anticancéreux. Pour les patients, c’est une question de continuité des soins et, parfois, de survie.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17510827"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>L’interruption d’un traitement chronique n’est pas un simple désagrément. C’est une menace directe pour la santé. Pour les patients souffrant de troubles thyroïdiens, quelques jours sans Euthyrox suffisent à dérégler l’équilibre hormonal. Fatigue, palpitations, dépression, prise de poids ou complications cardiaques apparaissent rapidement. Diabétiques, hypertendus ou malades psychiatriques connaissent la même angoisse, courir de pharmacie en pharmacie, supplier un proche à l’étranger d’envoyer une boîte, ou se tourner vers des circuits parallèles à des prix exorbitants. Chaque rupture se traduit par un préjudice médical, économique et moral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Médecins impuissants</h2>



<p>Pour les médecins, ces pénuries sont un casse-tête quotidien. Comment soigner lorsque le traitement prescrit n’existe plus ? Faute de solutions, les praticiens bricolent. Substitution par un autre dosage, recours à des alternatives importées, ou pire, interruption du traitement. Cette situation fragilise la relation de confiance avec les patients et crée un risque éthique. Prescrire ce qui est disponible plutôt que ce qui est nécessaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Les causes d’un système malade</h2>



<p>Ces pénuries ne tombent pas du ciel. Elles révèlent une fragilité structurelle :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Finances en panne : la Pharmacie Centrale est étranglée par les retards de paiement de la CNAM et des hôpitaux publics.</li>



<li>Dépendance excessive aux importations, qui expose aux retards logistiques et aux fluctuations du dinar.</li>



<li>Opacité dans les stocks : aucune plateforme publique ne permet aux citoyens ou aux médecins de savoir ce qui est disponible.</li>
</ul>



<p>Au final, les malades chroniques deviennent les variables d’ajustement d’un système sous perfusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Un droit bafoué</h2>



<p>La Constitution tunisienne garantit le droit à la santé. Mais un droit sans accès réel aux médicaments est un droit vide. La continuité des soins est rompue. Des malades perdent des semaines de traitement, des familles s’endettent pour trouver des alternatives, des patients fragiles s’exposent à des complications irréversibles. Quand le médicament disparaît, c’est toute la confiance dans le système de santé qui s’effondre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>L’exemple sud-africain</h2>



<p>L’Afrique du Sud a connu le même cauchemar. Mais la société civile a réagi avec le Stockout Project : une plateforme où patients et médecins signalent immédiatement les ruptures dans les hôpitaux publics. Ces alertes sont compilées, publiées et transmises aux autorités, qui doivent agir. Cette transparence a forcé le ministère de la Santé à corriger des défaillances locales. Les patients ont retrouvé un levier de pouvoir citoyen. Pourquoi la Tunisie ne s’en inspirerait-elle pas ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Ce qui doit changer</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>Transparence : mettre en place une plateforme nationale d’alerte accessible aux pharmaciens, médecins et patients.</li>



<li>Obligation de déclaration : forcer laboratoires et distributeurs à publier régulièrement les stocks des médicaments vitaux.</li>



<li>Production locale : investir massivement dans les génériques tunisiens pour réduire la dépendance aux importations.</li>



<li>Réforme financière : assainir la dette de la Pharmacie Centrale et garantir des délais de paiement rapides.</li>



<li>Société civile vigilante : associations de patients, ONG de santé et ordres professionnels doivent surveiller, dénoncer et exiger des comptes.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Pour conclure</h2>



<p>La pénurie de médicaments en Tunisie n’est pas seulement une question logistique. C’est une atteinte au droit à la santé, un scandale silencieux qui fragilise les patients, met les médecins en difficulté et sape la confiance nationale. Mais des solutions existent. En s’inspirant de modèles comme le Stockout Project, en donnant aux citoyens les moyens de signaler, en rendant les autorités responsables, la Tunisie peut transformer cette crise en opportunité. Un pays qui prive ses citoyens de médicaments essentiels ne se prive pas seulement de santé : il se prive d’avenir.</p>



<p>* <em>Médecin, Johannesburg, Afrique du Sud.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aBqy8pxbe2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/01/les-raisons-de-la-penurie-de-certains-medicaments-en-tunisie/">Les raisons de la pénurie de certains médicaments en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les raisons de la pénurie de certains médicaments en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/01/les-raisons-de-la-penurie-de-certains-medicaments-en-tunisie/embed/#?secret=XVYm7gTafW#?secret=aBqy8pxbe2" data-secret="aBqy8pxbe2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/19/tunisie-la-penurie-de-medicaments-un-scandale-silencieux/">Tunisie | La pénurie de médicaments, un scandale silencieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/19/tunisie-la-penurie-de-medicaments-un-scandale-silencieux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décoloniser la santé &#124; Le soin humanitaire comme camouflage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:49:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDICAMENTS]]></category>
		<category><![CDATA[Pepfar]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[soin humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[USAID]]></category>
		<category><![CDATA[VIH/Sida]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17152069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/">Décoloniser la santé | Le soin humanitaire comme camouflage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la foulée d’un premier article de l’auteur publié par Kapitalis (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Ce que le corps guérit, l’industrie ne veut pas l&rsquo;entendre»</a>), ce second article inaugure une série intitulée </em></strong><em>«<strong>Décoloniser la santé : chroniques d’un médecin en territoire dépendant». Dr Ben Azzouz y explore, à partir de son expérience de terrain de médecin tunisien en Afrique du Sud, la manière dont certaines interventions dites humanitaires participent à des logiques de pouvoir, de normalisation et de dépendance médicale structurelle. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté thérapeutique des pays africains, et sur la nécessité de redonner au soin sa dimension politique, éthique et poétique. Et explique c</strong></em><strong><em>omment certaines ONG et fondations masquent les logiques de contrôle postcolonial.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17152069"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>On dit <em>«ONG»</em>, on dit <em>«fondation»</em>, on dit <em>«aide internationale»</em>. Mais derrière ces mots, il y a des drapeaux. Derrière les drapeaux, il y a des marchés. Et derrière les marchés, il y a des chaînes.</p>



<p>Depuis des années, le soin s’exerce dans les marges. Dans des hôpitaux et cliniques sans ressources, ces townships d’Afrique australe où le Sida n’est plus seulement une maladie, mais une monnaie, un quota, une statistique qu’on marchande. Là où les antirétroviraux tombent du ciel, mais où les compresses manquent. Là où l’on peut obtenir un test de charge virale à plusieurs dizaines de dollars, mais souvent pas d’eau propre.</p>



<p>Et toujours, dans l’ombre, une ONG. Pepfar, USAid, Fondation Bill et Melinda Gates, Clinton Health Access Initiative… des noms ronflants, des logos bien polis. Le soin, paraît-il. Mais à condition de bien suivre la ligne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soigner, mais sous contrôle</h2>



<p>Les ONG internationales en santé n’agissent pas dans le vide. Elles n’ont rien d’innocent. Elles sont les prolongements souples d’une gouvernance globale, du <em>«Soft Power»</em>. Une diplomatie du médicament, une médecine sans souveraineté.<br>Elles arrivent avec leurs fonds, leurs guidelines, leurs projets de recherche et leurs tableaux Excel. Elles choisissent qui soigner, avec quels produits, selon quels critères. Ce n’est pas une médecine gratuite. C’est une médecine conditionnée.</p>



<p>Et pendant ce temps, les chercheurs et académiciens des universités du Nord, Harvard, Johns Hopkins, Oxford, reçoivent les données du terrain sur leurs ordinateurs. Ils analysent, publient dans <em>The Lancet</em> ou le <em>British Medical Journal</em>, et tracent des cartes du monde qu’ils n’ont jamais foulé. Ils projettent des lignes, font parler les chiffres, modélisent le soin… à distance. Le réel, pour eux, est une variable. Le terrain, un tableau statistique. Ils ne voient ni les visages, ni la poussière, ni la fatigue. Mais ils dictent pourtant la marche à suivre.</p>



<p>On parle de santé publique. Mais c’est une santé sous tutelle. Un protocole rédigé à Atlanta, appliqué à Soweto. Une molécule imposée à Kinshasa, parce qu’elle coûte moins cher dans les appels d’offres. Les ONG ne viennent pas réparer. Elles viennent gérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humanitaire ou néocolonial ?</h2>



<p>La ligne est fine. Mais elle est là.</p>



<p>Ce qu’on appelle <em>«soin humanitaire»</em> est souvent un camouflage moderne du pouvoir. Un pouvoir qui ne tue plus avec des armes, mais avec des dépendances.<br>Un pouvoir qui n’exige pas l’obéissance par la force, mais par le financement.<br>«<em>L’aide internationale est la continuation du contrôle colonial par d’autres moyens</em>», dirait Frantz Fanon s’il était encore parmi nous.</p>



<p>Pepfar finance, mais Pepfar décide. USAid distribue, mais USAid contrôle les résultats.</p>



<p>Les patients deviennent des unités dans des rapports. Les médecins deviennent des agents d’exécution clinique. Et la pensée médicale locale est désactivée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les médicaments décident de la politique</h2>



<p>Dans certains pays d’Afrique australe, les programmes VIH/Sida sont plus puissants que les ministères de la santé. Les directeurs de programmes attendent les financements étrangers comme autrefois on attendait les missions évangéliques. Le politique est paralysé. Le clinique est scripté. Et l’Afrique devient un plateau de surveillance sanitaire.</p>



<p>Un centre reçoit des kits VIH chaque trimestre. Mais si l’on ose prescrire autre chose, un traitement innovant, une approche intégrée, une molécule non subventionnée, c’est refusé, coupé, stigmatisé. Le soin est devenu normatif. Pas pour le patient. Pour l’algorithme. Le dossier médical devient un contrat. Et le médecin, un sous-traitant du nouvel ordre thérapeutique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reprendre le souffle, refuser la camisole</h2>



<p>Il est temps de dire non. De dénoncer cette aliénation douce et violente. Cette camisole pharmaceutique habillée en humanitaire. Il ne s’agit pas de refuser la solidarité. Il s’agit de refuser la soumission.</p>



<p>Oui à une aide qui soutient. Non à une aide qui dicte. Oui à une médecine fraternelle. Non à une médecine managériale. Oui à l’échange des savoirs. Non à l’imposition des normes.</p>



<p>Ce texte n’est pas une attaque. C’est un appel. Pour que les médecins, les soignants, les penseurs africains reprennent la parole. Pour que l’on cesse de croire que prendre soin est une entreprise logistique de domination. Pour que l’on redonne au soin sa dignité politique, sa charge poétique, sa vérité humaine.</p>



<p>Ils veulent le silence, mais on revient avec le cri.</p>



<p>* <em>Médecin tunisien opérant à Johannesburg, Afrique du Sud.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="itMX2xhWGC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/embed/#?secret=yp6QhaRDS6#?secret=itMX2xhWGC" data-secret="itMX2xhWGC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/">Décoloniser la santé | Le soin humanitaire comme camouflage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/04/decoloniser-la-sante-le-soin-humanitaire-comme-camouflage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 06:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[big pharma]]></category>
		<category><![CDATA[cellules souches]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir médical]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17017240</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il est temps de sortir de la servitude médicale, d’ouvrir les portes, de soigner autrement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Régénérer. Un mot simple. Presque biologique. Mais dans le monde du pouvoir médical, c’est un blasphème. Régénérer, c’est dire : le corps peut se réparer. C’est contester le monopole de la molécule. C’est refuser l’abonnement à vie à une industrie de la chronicité. Et cela, ils (les boss de la Big Pharma) ne le supportent pas.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz</strong> *</p>



<span id="more-17017240"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>Récemment en Chine, une femme diabétique a reçu une greffe de cellules souches dérivées de son propre tissu adipeux. En 75 jours, elle n’avait plus besoin d’insuline. Trois ans plus tard, elle allait toujours bien. Pas de brevet. Pas de laboratoire américain. Pas de financement Gilead ou Roche. Un protocole local, une innovation contextuelle, une médecine du vivant. Et immédiatement : silence. Pas d’éditoriaux enthousiastes dans <em>The Lancet</em>. Pas de subventions internationales pour explorer. Pas d’ONG se ruant pour implémenter. Seulement un malaise. Parce que cette expérience ne rentre pas dans leur logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Attaque contre le cœur du système</h2>



<p>L’Afrique devrait être en première ligne de ces alternatives. Nous avons les malades. Nous avons les terrains. Nous avons les raisons d’en finir avec la dépendance. Et pourtant, nous sommes absents. Ou plutôt : rendus absents. Parce que soutenir la régénération, c’est attaquer le cœur du système : leur modèle de soin, basé sur la répétition; leur modèle économique, basé sur la consommation; leur modèle politique, basé sur le contrôle.</p>



<p>Régénérer, c’est leur dire<em> «Nous n’avons plus besoin de vous.»</em> Mais ils veulent tuer cet avenir. Ils vont l’étouffer sous des procédures. Ils vont l’enterrer sous des <em>«protocoles non validés»</em>. Ils vont le ridiculiser comme<em> «science marginale»</em>. Et nous, dans nos ministères, nos commissions éthiques, nos comités de pilotage, allons les aider. Nous allons refuser. Nous allons bloquer. Nous allons exiger des preuves&#8230; jusqu’à ce que l’innovation meure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour au corps qui sait</h2>



<p>Mais ce que nous oublions, c’est que le corps se souvient. Il se souvient de la plante. Il se souvient du toucher. Il se souvient de la voix, du souffle, du rituel, du lien.</p>



<p>La médecine que nous avons laissé mourir était une médecine de la mémoire. Et ce que propose la régénération, c’est cela : un retour au corps qui sait; un saut vers un soin qui libère; un refus d’être éternellement malade pour enrichir les mêmes.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de naïveté. Il s’agit de souveraineté. De la possibilité d’une médecine qui ne nous soumet plus. De la possibilité d’un soin qui ne prolonge pas la domination. De la possibilité d’un avenir non capturé par la peur du marché.</p>



<p>Ils ne veulent pas que nous guérissions. À nous de vouloir plus&nbsp;: reconquérir la santé, un dernier mot avant la rupture.</p>



<p>Nous avons parcouru le labyrinthe de l’aide qui étouffe, des ONG qui s’imposent, de Big Pharma qui exploite, des dirigeants qui profitent, des médecins qui se taisent… Mais il faut maintenant regarder devant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un acte de reconquête</h2>



<p>Cet article n’est pas un testament de colère. C’est un acte de reconquête. La santé ne peut plus être un marché. La médecine ne peut plus être un outil de soumission. Le soin ne peut plus être distribué selon les intérêts des puissants.</p>



<p>Il est temps de reprendre ce qui nous appartient. Pas dans l’abstraction d’un idéal. Mais dans la matérialité d’un choix politique, quotidien, ancré.</p>



<p>A nous de reprendre la formation, la recherche, le récit, les pratiques, les programmes, les nôtres.</p>



<p>Nous avons besoin d’écoles de santé souveraines. Qui forment des soignants critiques, enracinés, créatifs. Nous avons besoin de recherche libre. Pas financée par ceux qui veulent des réponses convenues. Nous avons besoin de récits puissants. Pour dire les humiliations, les résistances, les alternatives. Nous avons besoin de pratiques nouvelles. Qui n’imitent pas les modèles d’ailleurs, mais qui écoutent ici.</p>



<p>Cela demandera du courage. Il faudra affronter les bailleurs, refuser les protocoles, inventer sans validation, parier sur le local, résister à l’appel de la carrière docile. Il n’y a pas d’autre voie. Ce chapitre est une passerelle entre la dénonciation et la création, entre la colère et la refondation, entre le constat et l’action. Le soin peut redevenir un acte de liberté, à condition d’oser sortir du système, penser autrement et désobéir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que je ne veux plus cautionner</h2>



<p>Cet article a voulu allumer le feu; il t’appartient désormais d’y souffler. Je n’écris pas ces mots pour gagner des alliés. Je les écris parce que je n’en peux plus de me taire. Je suis médecin, africain, et je connais les couloirs glacés des hôpitaux publics, les réunions pleines de PowerPoint, les missions financées, les rapports de 80 pages, les objectifs à 95-95-95 du VIH, les acronymes qui masquent les corps. Je connais aussi la fatigue du terrain et la honte du compromis. Et je ne veux plus cautionner, valider des programmes dont je sais qu’ils ne servent pas ceux qu’ils prétendent sauver.</p>



<p>Je ne veux plus distribuer des médicaments quand je sais qu’une alternative existe ailleurs, mais qu’elle dérange trop pour être introduite. Je ne veux plus signer des documents qui félicitent, qui maquillent, qui transforment des désastres en succès administratifs. Je ne veux plus saluer des ONG qui vivent du malheur qu’elles dénoncent, faire semblant que la santé est neutre, être le relais d’un empire, pas même en blouse blanche. Je veux une médecine debout, qui guérit, qui écoute, qui refuse, qui ose dire non aux bailleurs, qui libère, et pas qui domestique.</p>



<p>Je n’ai pas écrit cet article contre mes collègues. Je l’ai écrit avec eux. Pour ceux qui se taisent, qui n’en peuvent plus, qui veulent autre chose. Je l’ai écrit pour les malades qui n’ont plus de mots, pour mon fils, pour les élèves, pour les générations à venir. Je l’ai écrit pour que le soin redevienne un lieu de vérité.</p>



<p>Ce que je ne veux plus cautionner, je l’écris. Et ce que j’écris, je m’engage à le vivre. Il est temps de sortir de la servitude médicale, d’ouvrir les portes, de soigner autrement.</p>



<p>* <em>Médecin, chercheur et écrivain à Johannesburg</em>, <em>Afrique du Sud.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/">Ce que le corps guérit, Big Pharma ne veut pas l’entendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/11/ce-que-le-corps-guerit-big-pharma-ne-veut-pas-lentendre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
