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	<title>Archives des droit international - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des droit international - Kapitalis</title>
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		<title>Le crépuscule du droit international ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Ce temps est-il aujourd'hui révolu ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le premier jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une école de jeunes filles a été bombardée. Plus de 175 victimes. Des enfants, des adolescentes, des vies brisées avant même d’avoir commencé. Ce drame, à lui seul, dit beaucoup plus que de longs discours : lorsque l’école devient une cible, c’est que les règles censées limiter la guerre ont déjà cessé d’exister.</em></strong> <em>(Photo : L’école primaire de filles à Minab (Iran) bombardée le 28 février 2026 par des frappes aériennes américaines).</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18477716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" style="width:199px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il fut pourtant un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Après les catastrophes du XXᵉ siècle, le monde avait tenté d’ériger un rempart juridique contre la barbarie. Avec la création de l’Organisation des Nations Unies et l’adoption des conventions de Genève, l’humanité avait voulu croire qu’il était possible d’imposer des limites à la violence des États. Même dans la guerre, disait-on, certaines lignes ne devaient jamais être franchies.</p>



<p>Certes, ce système n’a jamais été parfait. Les grandes puissances l’ont souvent contourné, et le droit de veto au Conseil de sécurité a régulièrement paralysé les institutions censées le défendre. Pourtant, malgré ses failles, il existait au moins un langage commun : celui du droit, qui permettait de nommer les crimes, de protéger les civils et de rappeler que la force ne devait pas être l’unique loi des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un édifice qui vacille</h2>



<p>Aujourd’hui, ce fragile édifice semble vaciller. Le véritable vaincu de cette guerre n’est pas seulement l’une des parties engagées sur le terrain : c’est le droit international lui-même. Non pas parce qu’il est violé — il l’a souvent été dans l’histoire — mais parce que sa violation se déroule désormais presque sans conséquence politique. Lorsque les règles sont bafouées sans que les institutions censées les défendre puissent agir, ce ne sont pas seulement des principes abstraits qui s’effondrent : c’est la crédibilité même de l’ordre international.</p>



<p>Tout cela survient à peine quelques mois après le génocide des Palestiniens de Gaza et la destruction barbare de leurs villes, de leurs villages et de leurs camps. Ceux qui s’attendaient à un réveil des consciences découvrent avec stupeur que, pour beaucoup de bien-pensants en Occident, les préoccupations du moment semblent ailleurs : le prix du pétrole, l’état des marchés ou l’organisation des prochaines vacances.</p>



<p>Le Moyen-Orient apparaît ainsi comme un véritable cimetière du droit international. Les principes élaborés au fil de décennies semblent y perdre leur force normative, comme si les tragédies du passé n’avaient rien appris au monde.</p>



<p>La responsabilité morale de cette faillite pèse particulièrement sur les puissances qui s’étaient proclamées gardiennes de cet ordre. La première puissance mondiale, longtemps présentée comme l’architecte et le garant de cet équilibre juridique, donne aujourd’hui le sentiment d’avoir failli à cette mission. Lorsque le défenseur proclamé des règles semble lui-même prêt à les relativiser, le message envoyé au reste du monde est redoutable : pourquoi respecter un droit que ceux qui l’ont façonné paraissent eux-mêmes disposés à contourner ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi de la jungle</h2>



<p>Le danger est immense. Si le droit international cesse d’être perçu comme une norme contraignante, il ne restera bientôt qu’un instrument politique, invoqué lorsque cela arrange et oublié lorsque cela gêne. Dans un tel monde, les États les plus puissants imposeront leur volonté, tandis que les plus faibles n’auront d’autre choix que l’alignement ou la résistance désespérée.</p>



<p>Ce serait alors le retour à ce que l’histoire a connu de plus sombre : un système international dominé par la force brute, où la diplomatie ne serait plus qu’un masque posé sur la loi de la jungle.</p>



<p>La question posée par cette guerre dépasse donc de loin le théâtre des combats. Elle engage l’avenir même de l’ordre mondial : le droit international peut-il encore limiter la violence des États, ou n’est-il déjà plus qu’une illusion fragile, survivant dans les discours mais vaincue dans les faits ?</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FCcred35Uz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/">Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/embed/#?secret=4hanX0PSmM#?secret=FCcred35Uz" data-secret="FCcred35Uz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em><br></em></p>
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		<title>Iran et monarchies du Golfe &#124; Le malentendu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 07:24:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lahouari Addi]]></category>
		<category><![CDATA[monarchies du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le drame des monarchies du Golfe réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure aux Etats-Unis,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères du Golfe, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases qu’e celle-ci occupe dans leurs territoires.</em></strong><em> (Photo : Les bases militaires américaines au Moyen-Orient attaquées par l&rsquo;Iran). </em>  </p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18471108"></span>



<p><em>«L’Iran n&rsquo;a pas violé la souveraineté des monarchies du Golfe, mais s’est défendu contre les bases militaires américaines d’où partaient les attaques violant sa souveraineté et tuant ses dirigeants», </em>a écrit, à ce propos, Lahouari Addi, professeur à l’Institut des études politiques de Lyon, en réponse aux analystes politiques qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme des agressions militaires de l’Iran contre les monarchies du Golfe. Il explique : <em>«Les monarchies arabes auraient dû demander aux Etats-Unis de ne pas utiliser les bases situées sur leurs territoires pour attaquer l’Iran. C’est ce qu’a fait l’Espagne.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Inversion de faits et des responsabilités &nbsp;</h2>



<p><em>«Qu’on supporte l’Iran ou non, le droit international est de son côté. Le droit international permet à un pays agressé de se défendre. Et c’est parce que la victime potentielle a le droit de se défendre que la paix est assurée par le biais de la dissuasion»</em>, écrit le chercheur algérien, s’inscrivant en faux contre l’inversion des faits et des responsabilités que l’on constate dans les analyses des commentateurs occidentaux, prompts à attaquer l’Iran qui, dans cette affaire, est plutôt agressé qu’agresseur. N’est-ce pas lui qui subit depuis deux semaines les attaques conjointes des aviations militaires israélienne et américaine, dont certaines partent des bases américaines dans les pays du Golfe.</p>



<p>En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et d’Irak, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Gardiens de la révolution iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases que celle-ci <em>«occupe» </em>(et c’est le mot juste) dans leurs territoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des choix stratégiques douteux</h2>



<p>Dans ce cas d’espèce, défendre le droit international et condamner l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, comme l’a d’ailleurs fait le chef du gouvernement espagnol, non sans panache, ce n’est pas défendre le régime détestable des mollahs, qui réprime dans le sang son propre peuple, c’est préserver les conditions de la paix mondiale qui ne saurait être instaurée par l’imposition de la loi du plus fort dont Washington et Tel Aviv se font aujourd’hui les champions avec l’aval, actif ou passif, de l’Occident et de ses <em>«clients»</em> dans le Sud Global.</p>



<p>Le drame que vivent aujourd’hui les monarchies du Golfe, qui voient le modèle de <em>soft power </em>construit au cours des vingt dernières années, basé sur l’immobilier, le tourisme et la finance, en partie détruit par les missiles et les drones iraniens, réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure à un tandem d’Etats arrogants et belliqueux : les Etats-Unis et Israël, au mépris des intérêts de leurs peuples. Car si elles protègent momentanément les régimes moyenâgeux et antidémocratiques en place dans la région, qui n’ont d’ailleurs rien à <em>«envier»</em> à l’Iran voisin en matière de non-respect des libertés et des droits humains, la normalisation des pays du Golfe avec Israël et les dizaines de bases militaires qu’elles ont accordées aux Etats-Unis sur leurs territoires, ne protègeront pas longtemps leurs peuples des assauts des ennemis comme des amis. Voilà la principale leçon qu&rsquo;ils doivent tirer de leur drame actuel&#8230;  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/13/iran-et-monarchies-du-golfe-le-malentendu/">Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique d’un monde en perte d’humanité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:26:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous constatons aujourd'hui une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/">Chronique d’un monde en perte d’humanité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsqu’on porte la réflexion sur notre époque, on ne peut que constater une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. Il y a en effet un écroulement des stratégies d’inhibition des pulsions par l’éducation et l’humanisme. Et quand le masque tombe, on découvre que l’homme est un loup pour l’homme, pour emprunter la célèbre phrase de Thomas Hobbes, mais avec une technologie de destruction massive</em></strong>.</p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18348105"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La <em>«perte de l’humain»,</em> à travers les guerres, les catastrophes et les manipulations diverses répandues, a mené à une rupture avec la normalité et à une remise en question de la nature humaine.</p>



<p>Le génocide de Gaza, les conflits armés au Soudan, au Yémen, en Ukraine, en Birmanie (Myanmar)… témoignent de l’horreur et de la déshumanisation qui marquent la mémoire collective. Le <em>«mal du siècle»</em> est souvent lié aux intérêts financiers, à l’armement de plus en plus sophistiqué et dévastateur&nbsp;; il reflète aussi une aversion de la vie, une forme de perte d’essence humaine face au monde dit <em>«moderne»</em>.&nbsp;</p>



<p>Même la technologie, censée être un élément de progrès, risque de devenir un facteur potentiel de <em>«perte de l’humain»</em> en raison de l’utilisation excessive des smartphones, des réseaux sociaux et des jeux en ligne qui entrainent une dépendance, altèrent la communication naturelle et affectent les relations interpersonnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Technologie et perte de l’humain</h2>



<p>L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le chômage, à titre d’exemple, est une réalité en pleine accélération. Les données récentes confirment des vagues de licenciements ciblées et une transformation structurelle profonde du marché du travail.</p>



<p>La progression de l’automatisation et de l’IA soulève des questions sur la place de l’humain dans le marché du travail et la société, et sur la nécessité de trouver un équilibre pour que ces outils aident l’humain sans le remplacer.&nbsp;Aucun progrès technologique (IA, biotechnologies) ne devrait être imposé sans un débat démocratique sur son utilité sociale et son impact humain, ce n’est pas une fatalité subie. L’abus démesuré et dévié de technologie risque aussi de saturer la cognition par un excès d’informations comme par la désinformation, impactant potentiellement l’attention, le raisonnement et la mémorisation.</p>



<p>La société dite <em>«moderne»</em> façonne de plus en plus nos comportements à travers des normes et ses attentes, mais elle contribue aussi à la <em>«perte de l’humain»</em> lorsque les structures sociales s’opposent à la nature et créent des tensions entre les exigences sociales et l’essence naturelle de l’être humain. Dans un monde complexe, l’indifférence envahissante face aux enjeux éthiques et politiques entraine à une chute de l’humain vers la bestialité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Erosion du droit et impunité</h2>



<p>Le constat de l’érosion du droit international et de l’impunité croissante des dirigeants reflète la crise profonde de l’ordre mondial actuel, souvent décrite comme une amplification dans le recours à la <em>«loi du plus fort»</em>.</p>



<p>Les mécanismes de justice internationale, bien qu&rsquo;essentiels, font face à une hostilité accrue de la part des États dominants et de leurs apparentés. Les leçons du passé sont oubliées. Le droit international est fréquemment bafoué lors de conflits armés, entrainant des bilans humains tragiques. La crise de la Cour Pénale Internationale (CPI) en est une illustration. Bien que la CPI ait franchi des étapes historiques en émettant des mandats d’arrêt contre des dirigeants en exercice (comme Benjamin Netanyahou en 2024), son efficacité dépend largement de la coopération des États. Elle est souvent critiquée pour une application perçue comme <em>«à géométrie variable»</em>, ménageant parfois les puissances.</p>



<p>Finalement, on peut dire sans exagérer que <em>«les masques sont tombés»</em> au cours des premières décennies de ce siècle. Cette expression résonne aujourd’hui avec une amertume particulière. Elle marque la fin des faux-semblants diplomatiques et l’entrée dans une ère de réalisme brutal et infernal. Quand les institutions internationales sont paralysées et que les discours sur les <em>«droits de l’homme»</em> ne correspondent plus aux actions sur le terrain, on assiste à plusieurs ruptures majeures. La fin de l’hypocrisie civilisationnelle s’impose désormais à notre esprit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double standard et indignation sélective</h2>



<p>Après la seconde guerre mondiale, l’ordre international s’était appuyé, approximativement, sur un langage universel de paix et de droit. Aujourd’hui, le masque des <em>«droits de l’Homme»</em> ou de la <em>«défense de la démocratie»</em> tombe pour révéler le double standard, l’indignation sélective selon l’identité des victimes ou des agresseurs. Le pur rapport de force commande à travers la reconnaissance que, pour certaines puissances, le droit n’est qu’un outil rhétorique qu’on utilise contre ses ennemis et qu’on ignore pour soi-même.</p>



<p>Ce véritable retour à l’état de nature révèle une forme de <em>déshumanisation décomplexée</em>. Les dirigeants ne cherchent même plus à nier les crimes ou à s’excuser, ils les justifient par la <em>«nécessité sécuritaire»</em> ou la <em>«survie nationale»</em>. L’impunité devient une stratégie de communication : montrer qu’on peut enfreindre la loi internationale sans conséquences est une démonstration de puissance. La contamination a touché les systèmes politiques nationaux avec le brutal envahissement du populisme, des autoritarismes, des dictatures…</p>



<p>On a longtemps cru que le commerce mondial et les traités techniques suffiraient à <em>«civiliser»</em> les rapports entre États. Le voile de la raison économique s’est défait face au retour des idéologies radicales, de la vengeance et du mépris de la vie humaine. Cette situation crée un sentiment de vertige, celui de vivre dans un monde où les garde-fous n’étaient pas plus que du papier. La question qui se pose alors est de savoir ce qui reste. Est-ce le chaos total, ou la possibilité de reconstruire quelque chose de vrai, d’humain, débarrassé des truquages ?</p>



<p>Pour sortir de la logique du <em>«gain par tous les moyens»</em> et restaurer une dignité humaine bafouée, il ne suffit plus d’ajuster le système international, il faut en réviser les axiomes fondamentaux. Cette refondation repose sur trois piliers : la primauté du vivant sur le profit, une démocratie reconstituée et une éthique de la responsabilité globale. Il s’agit d’une révision systémique basée sur des principes humanistes en inversant la hiérarchie des normes : le vivant avant le chiffre. </p>



<p>Le monde actuel est régi en principe par le <em>«droit commercial»</em> et surtout par la finance. Nous sommes passés d’une économie de production à une économie de marchés financiers, où la valeur d’une entreprise dépend souvent plus de ses algorithmes et de sa capitalisation boursière que de sa main-d’œuvre réelle. Une révision humaniste placerait la dignité humaine et la préservation de la biosphère au-dessus de la liberté débridée dans les échanges commerciaux au profit de plus puissants. </p>



<p>Il est vital de réhabiliter le concept d’économie sociale et solidaire à l’échelle globale. Le succès d’un État ou d’une entreprise ne devrait plus être mesuré par le PIB ou le bénéfice, mais par des indicateurs de bien-être, de santé mentale et d’empreinte écologique. Il conviendrait de déclarer l’eau, l’air, la santé et l’éducation comme <em>«biens communs de l’humanité»</em>, les rendant inaccessibles à la spéculation et au profit privé.</p>



<p>La démocratie représentative actuelle est en pleine crise, car elle est souvent captée par des lobbies économiques et par une manipulation corruptive des élections vidées de leurs principes. La remettre à niveau nécessite un droit de regard sur la nature du progrès, Concernant les dirigeants, il est impératif de créer une réelle responsabilité pénale et politique pour ceux d’entre eux dont les choix bafouent délibérément les droits fondamentaux ou l’avenir des générations futures.</p>



<p>Pour que les masques ne tombent pas sur un vide juridique, le droit international doit évoluer en réformant le Conseil de Sécurité de l’Onu, en supprimant le droit de veto en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Aucun État ne devrait être juge et partie. Aussi, faudrait-il renforcer la compétence universelle des tribunaux pour que les crimes financiers et environnementaux majeurs (écocides) soient poursuivis avec la même rigueur que les génocides et les crimes de guerre.</p>



<p>L’éducation des jeunes générations doit servir comme <em>«Éveil à l&rsquo;Altérité»</em>, une remise à niveau qui doit être culturelle avant d’être législative. Le système éducatif actuel forme des <em>«producteurs»</em>, hypothétiquement performants. Une réforme appropriée éduquerait des <em>«citoyens»</em> capables de pensée critique, d&#8217;empathie et de coopération. La philosophie et l’éthique seraient enseignées dès le plus jeune âge comme des outils de navigation essentiels, pour que la science sans conscience ne soit plus la norme.</p>



<p>Dans un monde lancé à toute vitesse vers l’inconnu, la sagesse consiste à savoir faire escale. Marquer un temps d’arrêt. Le gain par tous les moyens a créé un monde riche en objets mais pauvre en sens. Une approche réfléchie et apaisée propose de choisir la tempérance et le respect non comme des contraintes, mais comme les conditions de notre survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une économie de la mesure</h2>



<p>Pourquoi ne pas établir une Charte des Principes pour une Gouvernance Humaniste et Durable à travers la primauté de la Dignité sur la Rentabilité&nbsp;? Aucune décision économique ou politique ne peut être justifiée si elle entraine la déshumanisation d’un individu ou d’un groupe (esclavage moderne, conditions de travail dégradantes, sacrifice de populations au nom de la croissance). L’accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture, logement, santé) est un droit inaliénable qui doit être garanti hors des lois du marché. Le PIB serait remplacé par des indicateurs mesurant le niveau de santé mentale, l’accès à la culture, la qualité du lien social et la régénération de la biodiversité comme Indicateurs de Progrès Humain.</p>



<p>Il s’agit, par ailleurs, de concevoir une Démocratie de la Conscience et de la Transparence, pour tout grand projet technologique ou industriel, une <em>«Convention Citoyenne»</em> disposant d’un droit de blocage ou de refus si l’impact humain ou environnemental est jugé irréversible. Tout outil d’intelligence artificielle ou algorithme influençant l’opinion publique ou les choix de vie devrait être auditable, neutre et soumis au contrôle éthique citoyen.</p>



<p>Il est primordial de réfléchir ensemble à l’établissement d’une économie de la mesure et de la transmission, plafonnant l’accumulation, par la mise en place d’un écart maximal de revenus au sein d’une même organisation afin de restaurer le sentiment de destin commun. La spéculation financière à haute fréquence serait remplacée par un soutien massif aux investissements de <em>«transmission»</em> (éducation, infrastructures durables, recherche fondamentale non-orientée). Le droit international doit s’appliquer de manière universelle. Aucun État, quelle que soit sa puissance militaire ou financière, ne peut s’extraire des traités de protection des droits humains.</p>



<p>La création d’une instance juridique en tant que tribunal de l’Écocide et des Crimes Économiques pouvant juger les entités (États ou multinationales) dont les activités détruisent les conditions de vie sur terre, ainsi que le bannissement strict de toute technologie de guerre capable de donner la mort.</p>



<p>La mise en œuvre de cet éventail d’options permettrait d’opérer le passage de la conception à la pratique, ce qui nécessite une <em>«bascule de la légitimité»</em>. Cela signifie que les citoyens devront cesser de reconnaitre comme légitimes les entités qui violent ces normes.</p>



<p>Souvent, ce que les cyniques qualifient d’ingénuité ou de candeur est en réalité de la lucidité : choisir de croire en une possibilité meilleure, c’est refuser de laisser les chiffres et la fatalité dicter l’horizon. C’est un acte de résistance.</p>



<p>* <em>Ecrivain. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/">Chronique d’un monde en perte d’humanité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rafaâ Ben Achour &#124; La question palestinienne à la lumière du droit international</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 09:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdulqawi A. Yusuf]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Guéguen]]></category>
		<category><![CDATA[Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Belkahia]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed El Aziz ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[question palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Rafaâ Ben Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rafaâ Ben Achour présente à Bizerte son ouvrage sur ‘‘La question palestinienne devant les juridictions internationales’’. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/rafaa-ben-achour-la-question-palestinienne-a-la-lumiere-du-droit-international/">Rafaâ Ben Achour | La question palestinienne à la lumière du droit international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <strong>samedi 31 janvier 2026</strong>, l’Alliance Française de <strong>Bizerte</strong> a accueilli une rencontre-débat avec le juriste tunisien <strong>Rafaâ Ben Achour</strong>, organisé à l’initiative d’un collectif d’associations locales. Cette rencontre, présidée par <strong>Fathi Belkahia</strong>, rendait hommage à l’hôte à l’occasion de la sortie de son ouvrage sur ‘</em></strong><em><strong>La question palestinienne devant les juridictions internationales’’</strong></em><strong><em> (éditions Santillana, Tunis, 2026), paru dans un <strong>contexte international marqué par un regain d’attention porté au rôle du droit international</strong> dans l’appréhension du conflit israélo-palestinien.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18310892"></span>



<p>Professeur émérite de droit public et ancien juge international, Rafaâ Ben Achour y propose une analyse rigoureuse et pédagogique de la manière dont les juridictions internationales ont été saisies, au fil des décennies, de la question palestinienne.</p>



<p>L’ouvrage met en lumière les mécanismes juridiques mobilisés, les principes fondamentaux invoqués et la portée des décisions rendues, tout en rappelant les limites du droit face à un conflit profondément politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une question juridique majeure du droit international</h2>



<p>Dès l’introduction, Ben Achour rappelle que la question palestinienne ne relève pas uniquement du champ politique ou diplomatique, mais constitue également une question juridique majeure du droit international contemporain. L’auteur a délibérément privilégié l’expression <em>«question palestinienne»</em> à celle de «<em>cause palestinienne»</em>, dans une approche marquée par une plus grande neutralité dans le traitement du dossier</p>



<p>L’ouvrage se donne pour objectif d’expliquer comment les juridictions internationales, en particulier la Cour internationale de Justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI), interviennent pour dire le droit dans un conflit ancien, complexe et hautement politisé.</p>



<p>Une large partie du livre est consacrée à l’examen du rôle de la CIJ, notamment à travers sa compétence consultative. L’auteur analyse en profondeur les avis consultatifs rendus par la CIJ, dont celui de 2004 relatif aux conséquences juridiques de l’édification du mur dans le territoire palestinien occupé, ainsi que la procédure engagée plus récemment concernant les politiques et pratiques d’Israël dans ces territoires, y compris Jérusalem-Est.</p>



<p>Ces avis, bien que non contraignants, rappellent avec force des principes fondamentaux du droit international, tels que l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ainsi que les obligations découlant du droit international humanitaire et des droits de l’homme.</p>



<p>L’auteur s’intéresse également à la voie contentieuse devant la CIJ, notamment à travers les requêtes introduites par certains États fondées sur des conventions internationales, comme celle relative à la prévention et à la répression du crime de génocide. Ces procédures, assorties de demandes de mesures conservatoires, confèrent une portée juridique plus directe aux débats, en engageant potentiellement la responsabilité internationale des États.</p>



<p>Au passage, l’auteur a rendu hommage au juriste somalien Abdulqawi A. Yusuf<strong>,</strong> ancien président et juge de la CIJ, qui a préfacé l&rsquo;ouvrage, saluant son courage et sa bravoure dans l’exercice de ses fonctions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La responsabilité pénale pour des crimes internationaux</h2>



<p>Par ailleurs, l’ouvrage examine la contribution spécifique de la CPI, saisie pour la première fois de manière significative de la situation en Palestine. Contrairement à la CIJ, la CPI vise la responsabilité pénale individuelle pour des crimes internationaux graves, tels que les crimes de guerre ou les crimes contre l’humanité, ajoutant ainsi une dimension pénale au traitement juridique du conflit.</p>



<p>Au-delà de l’analyse des décisions et procédures, Rafaâ Ben Achour s’attache à expliquer les mécanismes juridiques, les compétences respectives des juridictions et la portée réelle de leurs décisions. Il souligne à la fois les effets normatifs et les limites du droit international, rappelant que les juridictions peuvent dire le droit sans pour autant résoudre, à elles seules, une question politique de cette ampleur.</p>



<p>Accessible et rigoureux, l’ouvrage s’adresse aussi bien aux spécialistes qu’aux étudiants et observateurs avertis, offrant des clés de compréhension essentielles sur le rôle du droit international dans la question palestinienne contemporaine.</p>



<p>Etaient présents à la rencontre, notamment Anne Guéguen, l’ambassadrice de France en Tunisie, Iyadh Ben Achour, ancien président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), et Mohamed El Aziz Ben Achour, ancien ministre de la Culture, conférant à l’événement une dimension à la fois académique et politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/01/rafaa-ben-achour-la-question-palestinienne-a-la-lumiere-du-droit-international/">Rafaâ Ben Achour | La question palestinienne à la lumière du droit international</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Jack Lang &#124; «La paix du monde est gravement menacée»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/jack-lang-la-paix-du-monde-est-gravement-menacee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 10:01:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Big stick]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Lang]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’ancien ministre français Jack Lang Trump et Poutine, sont des «jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/jack-lang-la-paix-du-monde-est-gravement-menacee/">Jack Lang | «La paix du monde est gravement menacée»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Commentant «l’intervention criminelle» des Etats-Unis au Venezuela, hier, samedi 3 janvier 2025, l’ancien ministre français et ancien président de la commission des affaires étrangères, Jack Lang, a titré son <a href="https://www.facebook.com/share/p/1CtSXGGJWs/?mibextid=Nif5oz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a> que nous reproduisons ci-dessous «Trump et Poutine, même combat !», «jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples».</em></strong></p>



<span id="more-18193300"></span>



<p>Cette intervention américaine marque le retour à la politique américaine du Big stick et de l’impérialisme en Amérique latine.</p>



<p>Quoiqu’on pense du président vénézuélien, cette agression honteuse et répugnante est un nouveau crime contre le droit international.</p>



<p>L’agrégé de droit international et ancien président de la commission des affaires étrangères que je suis ressent douloureusement cette nouvelle agression contre la souveraineté d’un peuple.</p>



<p>La vérité est que Trump se contrefout de la démocratie au Venezuela et de la liberté de ses citoyens. Sa seule ambition est de s’emparer du pétrole et des richesses de ce pays, preuve d’un cynisme barbare.</p>



<p>Le comique s’ajoute au tragique lorsqu’on découvre la déclaration de Poutine, autre grand spécialiste en violation du droit, s’ériger contre le non-respect de la souveraineté vénézuélienne.</p>



<p>Trump et Poutine, jumeaux sanguinaires contre la liberté des peuples.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Uq28Xs8fse"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/que-nous-apprend-lagression-americaine-contre-le-venezuela/">Que nous apprend l’agression américaine contre le Venezuela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que nous apprend l’agression américaine contre le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/que-nous-apprend-lagression-americaine-contre-le-venezuela/embed/#?secret=xRDE0WWO5j#?secret=Uq28Xs8fse" data-secret="Uq28Xs8fse" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La paix du monde est gravement menacée.</p>



<p>Plus que jamais s’impose la création d’une Europe puissante capable de faire respecter la primauté du droit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/jack-lang-la-paix-du-monde-est-gravement-menacee/">Jack Lang | «La paix du monde est gravement menacée»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Génocide et après &#124; Que dit la prospective sur l’avenir de la Palestine ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/genocide-et-apres-que-dit-la-prospective-sur-lavenir-de-la-palestine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 11:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[sionistes]]></category>
		<category><![CDATA[solution à deux Etats]]></category>
		<category><![CDATA[solution finale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une analyse prospective dégage trois scénarios plausibles pour la résolution (ou la perpétuation) du conflit israélo-arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/genocide-et-apres-que-dit-la-prospective-sur-lavenir-de-la-palestine/">Génocide et après | Que dit la prospective sur l’avenir de la Palestine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En adoptant l’analyse prospective (foresight), qui intègre les facteurs géopolitiques, juridiques, spirituels, culturels et technologiques (notamment l’intelligence artificielle ou IA), nous avons pu dégager trois scénarios plausibles pour la résolution (ou la perpétuation) du conflit israélo-arabe, tout en réfutant le scénario de la «solution finale» (l’extermination des Palestiniens) véhiculé par la narrative sioniste.</em></strong></p>



<p><strong>Prof. Med-Dahmani Fathallah</strong></p>



<span id="more-18091048"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Bien que l’Onu et les organisations humanitaires aient qualifié de génocide l’agression violente d’une ampleur sans précédent perpétrée par l’entité israélienne sioniste contre le peuple palestinien depuis plus de deux ans, ce génocide se poursuit au vu et au su de toute la communauté internationale <em>sub oculis hominum.</em></p>



<p>L’action intentée devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) par l’Afrique du Sud, ainsi que les condamnations répétées et les actions courageuses de quelques gouvernements affranchis du joug sioniste, ont eu pour conséquence indirecte la mise en place d’un cessez-le-feu ignoré par les Israéliens et d’un plan de paix imposé par les États-Unis et rapidement endossé par la communauté internationale.</p>



<p>A ce jour, ces actions n’ont malheureusement fait que changer le rythme de ce génocide et les actions nécessaires à son arrêt définitif se font toujours attendre.</p>



<p><strong>L’exceptionnalisme du conflit et la défaite du droit international</strong></p>



<p>Ce génocide des temps modernes se distingue par une auto-proclamation d’exemption du droit international et par une omerta tacite de tous les médias officiels en Occident. Il revêt aussi un étrange caractère spirituel imprégné par les sionistes, qui le présentent comme l’œuvre du <em>«peuple élu de Dieu»</em>, ce qui dédouanerait les auteurs des meurtres massifs de civils, ciblant les enfants et n’épargnant même pas les personnes âgées, de la destruction systématique des infrastructures vitales (hôpitaux, écoles, logements) ; du siège total entraînant la famine ainsi que des discours de haine émanant des autorités israéliennes.</p>



<p>Ce génocide est également préoccupant en raison du silence assourdissant ou de la complicité active des dirigeants de la majorité des puissances occidentales. Ce positionnement est une défaite morale et une violation flagrante de l’obligation de prévenir le génocide (découlant de la Convention de Genève de 1948), permettant ainsi la poursuite des destructions et des pertes humaines.</p>



<p>Ce contraste entre l’ampleur des souffrances et l’inaction internationale marque un tournant potentiellement sombre pour l’ordre mondial et la crédibilité du droit international.</p>



<p>Cette rupture historique avec le droit international et les principes moraux qui régissaient les conventions internationales laisse tous les observateurs perplexes. Deux niveaux de questionnement s’imposent :</p>



<p>1- Comment en est-on arrivé à cette situation ?</p>



<p>2- Quelle sera l’évolution et l’issue de cette nouvelle situation ?</p>



<p>C’est cette question prospective qui préoccupe le monde.</p>



<p>En adoptant l’analyse prospective (<em>foresight</em>), qui intègre les facteurs géopolitiques, juridiques, spirituels, culturels et technologiques (notamment l’intelligence artificielle ou IA), nous avons pu dégager trois scénarios plausibles pour la résolution (ou la perpétuation) de ce conflit, tout en réfutant le scénario de la <em>«solution finale»</em> (l’extermination des Palestiniens) véhiculé par la narrative sioniste.</p>



<p>L’analyse prospective : trois arcs narratifs pour la résolution (ou la perpétuation)</p>



<p>Ces scénarios ne sont pas exhaustifs, mais représentent des arcs narratifs fondamentaux basés sur les dynamiques actuelles et des ruptures potentielles.</p>



<p><strong>Scénario 1 : la solution à deux États réinventée (rupture positive)&nbsp;:</strong> ce scénario repose sur un changement radical de la volonté politique interne des parties belligérantes, associé à une intervention externe multilatérale renouvelée et décisive, en lien avec une pression technologique et sociétale.</p>



<p>Le facteur clé de ce scénario ne serait pas moins qu’une rupture positive de l’ordre mondial et le développement d’une nouvelle réalité géopolitique, propice à l’application du droit international. Ce nouveau climat est envisageable : soit par la mise en place d’un cadre renforcé de négociations internationales, soutenu par un consensus puissant des États-Unis, de l’Union Européenne et des puissances arabes clés ; soit par l’émergence d’un front politique mené par les Brics et incluant tous les pays arabes.</p>



<p>Un ultimatum international serait alors adressé à Israël, assorti de sanctions dures et coordonnées en cas de non-respect d’une feuille de route de paix comprenant : l’arrêt de la colonisation, le démantèlement des colonies et la réparation des crimes de guerre. L’Onu et les tribunaux internationaux, forts des décisions de la CIJ, exigeraient le retrait d’Israël des territoires occupés, créant un précédent juridique contraignant. Ceci serait concomitant avec une application ferme des résolutions de l’Onu, notamment la solution à deux États le long des lignes de 1967.</p>



<p><em>Le rôle de l’IA</em> : l’IA de médiation serait utilisée pour modéliser des compromis complexes. L’IA de sécurité deviendrait une force de pacification, offrant une surveillance frontalière non-humaine, précise et neutre. L’IA de reconstruction accélèrerait l’établissement d’une économie palestinienne viable.</p>



<p><em>Plan spirituel et culturel</em> : un mouvement de base prônant <em>«Jérusalem, capitale partagée des deux peuples et des trois religions»</em> prendrait de l’ampleur. La reconnaissance de la narrative de l’autre serait facilitée par des outils numériques et éducatifs communs.</p>



<p><em>Résultat </em>: création d’un État palestinien souverain et viable aux côtés d’Israël, avec un statut spécial pour Jérusalem-Est en tant que capitale palestinienne, et des mécanismes de sécurité et de coopération économique permanents et technologiquement assistés.</p>



<p><strong>Scénario 2 &#8211; Perpétuation et annexion &#8211; Le statu- quo renforcé (la trajectoire par défaut)&nbsp;: </strong>ce scénario est une extrapolation des tendances actuelles où la solution à deux États est jugée morte ou irréalisable.</p>



<p>Le facteur clé serait un développement géopolitique propice à la poursuite et à l’intensification de l’annexion <em>de facto</em> et de la colonisation. Le Droit International est définitivement marginalisé par la prééminence des rapports de force. L’Autorité Palestinienne s’affaiblit.</p>



<p><em>Le rôle de l’IA :</em> l’IA serait principalement utilisée pour le contrôle sécuritaire et l’hyper-surveillance de la population (reconnaissance faciale, analyse prédictive). Cette hyper-guerre et cyberdéfense par la partie dominante rendraient la résistance armée traditionnelle obsolète. La désinformation par IA générative intensifierait la polarisation.</p>



<p><em>Plans spirituel et culturel</em> : ce scénario prévoit l’exacerbation et la généralisation des discours maximalistes et des idéologies religieuses exclusives. Les mouvements ultra-nationalistes et religieux, promoteurs de la légende de la <em>«Terre promise»</em>, auront gain de cause. La distinction entre civils et combattants s’estompe, favorisant une impunité accrue.</p>



<p><em>Résultat</em> : établissement d’un système à un seul État d’apartheid <em>de facto</em> où la majorité palestinienne des territoires occupés n’a pas les mêmes droits civiques et politiques que les Israélites. Ceci mènerait à une instabilité chronique.</p>



<p><strong>Scénario 3 &#8211; La Confédération régionale (intégration et décentralisation)&nbsp;: </strong>ce scénario propose une rupture conceptuelle en sortant d’une solution strictement bilatérale pour envisager une intégration régionale plus large. Le facteur clé sera la progression des Accords d’Abraham vers une initiative plus élargie. Israël et une entité palestinienne autonome deviennent membres d’une union économique et de sécurité régionale. Les frontières perdent de leur rigidité au profit de la libre circulation économique.</p>



<p><em>Le rôle de l’IA :</em> L’IA serait le moteur de l’interdépendance économique. Des systèmes d’optimisation de la logistique, de l’énergie et de l’eau gérés par l’IA nécessiteraient une coopération transfrontalière, rendant la rupture de la paix trop coûteuse. L’IA de l’éducation permettrait l’enseignement de l’histoire et des cultures des deux peuples à l’échelle régionale.</p>



<p><em>Plans spirituel et culturel : </em>l’accent serait mis sur les racines spirituelles et culturelles communes de la région. Les communautés spirituelles travailleraient à des protocoles de gestion commune des lieux saints.</p>



<p><em>Résultat</em> : création d’une structure confédérale englobant les pays du Golfe, Israël, une entité palestinienne, et potentiellement la Jordanie/Égypte. Le conflit ne disparaît pas, mais il est institutionnalisé et contenu dans un cadre de bénéfices mutuels et d’interdépendances irréversibles.</p>



<p><strong>Hiérarchisation des probabilités &#8211; Signaux forts, signaux faibles et cygnes noirs&nbsp;: </strong>l’évaluation de la probabilité d’émergence d’un scénario dépend des tendances actuelles. Le droit international est la boussole normative (scénario 1), son effacement favorise le scénario 2. Le facteur spirituel/culturel est le ciment (scénarios 1 et 3) ou l’explosif (scénario 2). Le rôle de l’intelligence artificielle est un amplificateur.</p>



<p>Cette hiérarchie de probabilité se présente comme suit : <em>1- Probabilité élevée</em> : scénario 2 (statu quo/ perpétuation du conflit et annexion)&nbsp;; <em>2- Probabilité moyenne</em> : scénario 3 (confédération régionale)&nbsp;; <em>3- Probabilité la moindre</em> : scénario 1 (solution à deux États réinventée).</p>



<p>Cette évaluation met l’accent sur le fait que le statu quo sous contrôle israélien (menant au scénario 2) est la trajectoire là moins exigeante en termes de changement politique pour la partie dominante. La solution à deux États (scénario 1) nécessite une double rupture et un engagement international sans précédent que les signaux actuels ne confirment pas. Le scénario 3 implique l’émergence de leaders de paix des deux côtés.</p>



<p>Le scénario 2 est le prolongement le plus direct des tendances observées. L’expansion démographique et territoriale israélienne (rendant le retour aux frontières de 1967 très improbable) et le jeu injuste des vétos au Conseil de sécurité de l’Onu sont des tendances significatives qui alimentent ce scénario.</p>



<p>Avec une probabilité moyenne, le scénario 3 d’une confédération régionale est une tentative de contournement économique du conflit. Il n’a qu’une probabilité moyenne car il ne fournit pas de plan politique crédible pour un État palestinien (exigé par les Saoudiens) et nécessiterait une instance de gouvernance régionale très difficile à établir.</p>



<p><strong>Conclusion &#8211; Trajectoires par défaut, stratégie d’évitement et idéal requis&nbsp;: </strong>cette tentative de prospective montre qu’actuellement, le scénario 2 est celui qui bénéficie du plus grand nombre de signaux forts et de la plus faible résistance politique interne. C’est la trajectoire par défaut.</p>



<p>Le scénario 3 est la stratégie d’évitement qui pourrait stabiliser la région économiquement tout en laissant la question palestinienne dans un état de statu quo dégradé.</p>



<p>Le scénario 1 demeure l’idéal de la communauté internationale, mais il est celui qui requiert le plus d’énergie politique et de ruptures fondamentales. Il ne pourrait émerger qu’à la suite d’une crise régionale majeure (un <em>«cygne noir»</em>) qui changerait radicalement les calculs de sécurité et la légitimité des dirigeants actuels de toutes les parties.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong><em>Synopsis de l’étude prospective sur les scénarios plausibles de la Palestine post génocide.</em></strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine.jpg" alt="" class="wp-image-18091050" style="width:650px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-768x768.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Scenarios-Prospective-Palestine-580x580.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gWd5FbkaY5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/11/au-dela-du-cessez-le-feu-a-gaza-le-bilan-accablant-du-projet-sioniste/">Au-delà du cessez-le-feu à Gaza : le bilan accablant du projet sioniste  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au-delà du cessez-le-feu à Gaza : le bilan accablant du projet sioniste   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/11/au-dela-du-cessez-le-feu-a-gaza-le-bilan-accablant-du-projet-sioniste/embed/#?secret=uVmBZIkHLq#?secret=gWd5FbkaY5" data-secret="gWd5FbkaY5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/genocide-et-apres-que-dit-la-prospective-sur-lavenir-de-la-palestine/">Génocide et après | Que dit la prospective sur l’avenir de la Palestine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Droit international et relations Maghreb–Europe &#124; En images, le colloque annuel à Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 22:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté des sciences juridiques]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb–Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques et Sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le droit international a été au centre de toutes les attentions les 20 et 21 novembre 2025 à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis. En effet, le Laboratoire de recherche en droit international et relations Maghreb–Europe y a tenu son colloque annuel de référence, dédié à un concept fondamental et pourtant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le droit international a été au centre de toutes les attentions les 20 et 21 novembre 2025 à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis.</strong></em></p>



<span id="more-17961433"></span>



<p>En effet, le Laboratoire de recherche en droit international et relations Maghreb–Europe y a tenu son colloque annuel de référence, dédié à un concept fondamental et pourtant en constante évolution : « L’actualité du jus cogens : réflexions sur les normes impératives du droit international ».</p>



<p>Cet événement scientifique a réuni des experts pour deux journées ayant permis d&rsquo;éclairer les enjeux contemporains de ces normes suprêmes, socles de l&rsquo;ordre juridique international.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" data-id="17961539" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-17961539" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-1024x681.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-300x199.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-768x511.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-580x386.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-860x572.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6-1160x771.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis6.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" data-id="17961536" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5-576x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17961536" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5-576x1024.jpg 576w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5-169x300.jpg 169w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5-768x1365.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5-580x1031.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis5.jpg 810w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="17961537" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-17961537" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-1024x576.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-300x169.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-768x432.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-580x326.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-860x484.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4-1160x653.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis4.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="17961541" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-17961541" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis3.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="17961540" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-17961540" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="635" height="1024" data-id="17961538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis-635x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17961538" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis-635x1024.jpg 635w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis-186x300.jpg 186w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis-768x1238.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis-580x935.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Droit-international-Tunis.jpg 794w" sizes="auto, (max-width: 635px) 100vw, 635px" /></figure>
</figure>



<p>Dans un communiqué, le Laboratoire a par ailleurs adressé ses plus vifs remerciements aux contributeurs et participants pour la richesse des échanges.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/droit-international-et-relations-maghreb-europe-en-images-le-colloque-annuel-a-tunis/">Droit international et relations Maghreb–Europe | En images, le colloque annuel à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Guet-apens de Doha &#124; Israël déclare la guerre à tous ses voisins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/guet-apens-de-doha-israel-declare-la-guerre-a-tous-ses-voisins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 07:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le guet-apens américano-israélien à Doha est le signal d’un monde où les négociations de paix deviennent des pièges mortels. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/guet-apens-de-doha-israel-declare-la-guerre-a-tous-ses-voisins/">Guet-apens de Doha | Israël déclare la guerre à tous ses voisins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le guet-apens de Doha ne doit pas être lu comme un simple épisode local. C’est un signal : celui d’un monde où les négociations de paix deviennent des pièges mortels, où la diplomatie se transforme en arme de guerre, et où la civilisation elle-même se renie.</em></strong></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17446380"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il y a des instants où l’Histoire révèle sa cruauté dans toute sa nudité. Le récent épisode des négociations de Doha en est un. Le président américain annonçait urbi et orbi qu’Israël avait accepté ses conditions pour un accord sur Gaza: libération des otages, trêve dans la guerre. Dans un ton martial, Donald Trump adressait même un ultimatum au Hamas : <em>«Les Israéliens ont accepté mes conditions. Il est temps pour le Hamas d’accepter également. J’ai averti le Hamas des conséquences en cas de refus. Ceci est mon dernier avertissement, il n’y en aura pas d’autre !»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un piège américano-israélien</h2>



<p>Sous cette pression, les responsables palestiniens se réunissent mardi 9 septembre 2025 à Doha, au Qatar, afin d’examiner les termes de l’accord et de donner leur réponse. Ils étaient donc en train de statuer, d’exercer ce que l’on appelle dans toutes les traditions diplomatiques un devoir de délibération, lorsque l’impensable survient : l’armée israélienne bombarde les lieux mêmes de la réunion, visant à éliminer les dirigeants du Hamas.</p>



<p>Peut-on imaginer scénario plus cynique ? D’un côté, on proclame un accord imminent ; de l’autre, on détruit militairement ceux-là mêmes à qui l’on demande de le ratifier. Ce n’est pas une coïncidence. C’est un guet-apens méthodiquement construit, qui combine la pression publique d’un président américain et l’action létale d’une armée israélienne.</p>



<p>Un tel piège dépasse la simple inconvenance diplomatique : il entre dans le domaine du complot contre la paix. Car qu’est-ce que négocier, sinon accepter de parler avec son adversaire ? Et qu’est-ce que bombarder son interlocuteur, sinon nier la négociation elle-même, la réduire à une mascarade, une mise en scène destinée à tromper l’opinion mondiale ?</p>



<p>Cette duplicité n’est pas un accident de parcours. Elle s’inscrit dans une logique où les États-Unis se présentent en médiateurs tout en soutenant, directement ou indirectement, les opérations israéliennes. Le résultat est sans équivoque : la paix n’est pas recherchée, elle est piégée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ci-git le droit international</h2>



<p>Au-delà de l’événement lui-même, c’est l’ordre international qui s’effondre. Les institutions censées protéger les peuples et réguler la guerre sont discréditées. La Cour pénale internationale, qui tente d’enquêter sur les crimes de guerre, est sanctionnée, ses juges interdits de visa par Washington. L’autre juridiction humanitaire internationale subit le même sort. Ainsi, non seulement les crimes se multiplient, mais la justice chargée de les juger est elle-même paralysée.</p>



<p>Ce n’est plus seulement la loi du plus fort. C’est l’institutionnalisation du mensonge diplomatique : feindre de tendre la main tout en préparant le coup de grâce. Et lorsque cette duplicité est couverte par la première puissance mondiale, elle devient une menace pour l’équilibre de la planète entière.</p>



<p>Le guet-apens de Doha ne doit pas être lu comme un simple épisode local. C’est un signal : celui d’un monde où les négociations de paix deviennent des pièges mortels, où la diplomatie se transforme en arme de guerre, et où la civilisation elle-même se renie.</p>



<p>À ce rythme, nul ne peut se bercer d’illusions : l’effondrement du droit international entraînera tôt ou tard toutes les nations dans le chaos. Car dans un monde où la paix est piégée, c’est l’humanité entière qui devient l’otage.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/guet-apens-de-doha-israel-declare-la-guerre-a-tous-ses-voisins/">Guet-apens de Doha | Israël déclare la guerre à tous ses voisins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau Yalta se dessine &#124; Quels remparts pour les petits États ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/un-nouveau-yalta-se-dessine-quels-remparts-pour-les-petits-etats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[alliances]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau Yalta]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le monde actuel, la puissance s'impose par les menaces, les chantages économiques et les pressions militaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/un-nouveau-yalta-se-dessine-quels-remparts-pour-les-petits-etats/">Un nouveau Yalta se dessine | Quels remparts pour les petits États ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous vivons une époque de bouleversements où l’Histoire semble s’accélérer. Le monde entier change à la fois politiquement et géographiquement. Les cartes géostratégiques sont rebattues et une redistribution des forces s’opère, non plus par le droit ou la concertation, mais à coups de menaces, de chantage économique et de pressions militaires. Le slogan est lancé: «la paix par la force» en s’affranchissant du droit international.</em></strong> <em>(Ph. Donald Trump / Vladimir Poutine / Xie Jinping / Narendra Modi). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17420676"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À l’instar des années 1940, nous sommes à la veille d’un nouveau «Yalta» : une reconfiguration du monde dictée par le poids des armées et des arsenaux des grandes puissances prédatrices.</p>



<p>Face à cette mécanique implacable, les petits pays paraissent fragiles. Pourtant, l’Histoire nous enseigne que certains remparts, quand ils sont solidement érigés, peuvent leur donner une force insoupçonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Premier rempart, le soutien populaire</h2>



<p>C’est sur la division intérieure que misent toujours les grandes puissances pour imposer leur hégémonie. Les exemples abondent : en 1953, l’Iran de Mossadegh, malgré sa volonté de garder la main sur son pétrole, a été fragilisé par des tensions internes attisées de l’extérieur, ce qui facilita le coup d’État. À l’inverse, le Vietnam, dans les années 1960-70, a montré que la cohésion nationale, même au prix de terribles sacrifices, pouvait résister au rouleau compresseur américain. Un peuple uni, qui croit en la légitimité de ses dirigeants dans les moments critiques, peut offrir aux gouvernants la crédibilité nécessaire pour repousser les chantages et préserver l’indépendance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deuxième rempart, les alliances</h2>



<p>L’Histoire moderne est riche d’exemples où des États de taille modeste ont trouvé une protection dans des alliances solides. La Suisse, au cœur de l’Europe, a su jouer des équilibres et préserver son intégrité grâce à un savant dosage de neutralité et d’accords discrets. Plus récemment, les pays baltes, après leur indépendance, n’ont trouvé la garantie de leur sécurité qu’en rejoignant l’Otan et l’Union européenne. Pour un petit pays, l’isolement est synonyme de vulnérabilité; la solidarité régionale ou internationale, au contraire, double sa résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Troisième rempart, le patriotisme</h2>



<p>Il ne s’agit pas ici de chauvinisme aveugle, mais de la capacité d’une nation à transcender ses querelles internes quand une menace extérieure se profile. Dans l’Angleterre de Churchill, les rivalités politiques furent suspendues au nom de l’unité face à l’Allemagne nazie.&nbsp;</p>



<p>De même, dans le monde arabe, l’Égypte de Nasser, lors de la nationalisation du canal de Suez en 1956, a montré combien l’unité nationale pouvait être une arme redoutable. Face à l’agression tripartite menée par la France, la Grande-Bretagne et Israël, le peuple égyptien s’est rassemblé derrière son dirigeant, transformant l’humiliation attendue en victoire politique. Cette cohésion interne, doublée du soutien populaire massif, a forcé les puissances prédatrices à battre en retraite sous la pression internationale. L’unité nationale, quand elle devient réflexe vital, transforme un pays menacé en forteresse morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ultime rempart, la diplomatie</h2>



<p>La diplomatie est l’arme des faibles face aux forts, mais à condition d’être pensée avec intelligence et constance. De petites nations ont su compenser leurs faiblesses militaires par une diplomatie inventive. Le Costa Rica, par exemple, a renoncé à une armée en 1949 pour faire de la paix son identité et de ses alliances internationales son bouclier. La Tunisie, à plusieurs reprises dans son histoire récente, a utilisé l’art de la négociation et de l’équilibre entre puissances rivales pour préserver son indépendance et attirer des soutiens.</p>



<p>La diplomatie ne remplace pas la force brute, mais elle peut désamorcer une crise, gagner du temps, et surtout empêcher qu’un pays ne soit enfermé dans le goulot d’une bouteille dont il ne sortirait qu’à ses dépens.</p>



<p>Le monde de demain ne sera pas plus tendre que celui d’hier. Mais il n’est pas écrit que les petits États soient condamnés à subir. Leur survie et leur dignité dépendront de leur capacité à conjuguer unité nationale, alliances stratégiques, patriotisme réfléchi et diplomatie inventive. Car si Yalta fut imposé par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, l’avenir, lui, reste ouvert à ceux qui sauront bâtir ces remparts invisibles, mais décisifs.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/08/un-nouveau-yalta-se-dessine-quels-remparts-pour-les-petits-etats/">Un nouveau Yalta se dessine | Quels remparts pour les petits États ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 10:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza est, peut-être, l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants vont tomber, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre.</p>
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<p><strong><em>Gaza est, peut-être, l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants vont tomber, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre. Et quand les humiliés cessent de croire aux fictions, un autre monde devient possible — pas encore visible, mais déjà en marche.</em></strong> <em>(Ph. 70% des morts sous les bombes israéliennes &#8211; fabriquées en Occident &#8211; sont des enfants et des femmes). </em></p>



<p><strong>Sadok Chikhaoui *</strong></p>



<span id="more-17034041"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure>
</div>


<p>‘‘<em>Heart of Darkness</em>’’ (<em>Au cœur des ténèbres)</em>, le récit de Joseph Conrad, demeure l’une des œuvres littéraires les plus profondes sur le colonialisme. Non comme un objet d’étude historique ou politique, mais comme vertige existentiel. Une plongée dans la barbarie nue. Œuvre fragmentaire, troublante, irrésolue – et c’est précisément cette opacité qui fait sa puissance.</p>



<p>On se souvient d’‘‘<em>Apocalypse Now’’</em>, l’adaptation cinématographique hallucinée qu’en fit Francis Ford Coppola en la transposant au Vietnam : Kurtz, héros métaphysique perdu dans la jungle, hurlant comme un chacal blessé dans la nuit tropicale : <em>«L’horreur… L’horreur.»</em></p>



<p>L’horreur de quoi ? De la barbarie sans masque qu’il a lui-même engendrée, acceptée, incarnée : les crânes fichés sur des piques, les massacres ritualisés, les amputations à la machette. Et de loin, les cris stridents d’un chef de bataillon haranguer ses hommes : <em>«Tirez, tirez, nom de Dieu, je n’entends rien !»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Brefs récits de l’horreur</h2>



<p>Ce n’était pas de la fiction. C’était&nbsp;en 1908, dans un&nbsp;Congo encore propriété privée de Sa Très Catholique Majesté Léopold II. Dix millions de morts. Mais, qualifiée du titre de&nbsp;<em>«roi bâtisseur»</em>&nbsp;par toute l’élite européenne, le souverain a fini sa vie adulée en Prophète par tout l’Occident.</p>



<p>Quatre ans plus tard, le décor change, mais le scénario demeure. En&nbsp;Namibie, le général allemand&nbsp;Lothar von Trotha, réputé pour sa brutalité, signe un ordre d’extermination sans ambiguïté : <em>«Tout Herero trouvé à l’intérieur des frontières allemandes armé ou non, avec ou sans bétail sera abattu.»</em><br>Ce fut le&nbsp;premier génocide du XX<sup>e</sup> siècle. Quinze mille morts. Von Trotha fut célébré en héros national et&nbsp;enterré avec les honneurs. La civilisation, elle, aura été préservée. L’Allemagne sort avec un savoir-faire reconnu.</p>



<p>Et puis, l’Algérie sous colonisation française, et le tristement fameux colonel Pélissier, agissant sous les ordres de Bugeaud, ordonnant en 1845 l’asphyxie par enfumage d’une tribu entière, les Ouled Riah, réfugiés dans des grottes à Dahra pour échapper aux exactions des corps expéditionnaires. L’affaire fit grand bruit en France mais Pélissier ne sera ni jugé, ni inquiété et finira comme Maréchal de France et les enfumades continuèrent à Oued Sbih en 1846, et en 1849 à Aïn Merrane et devinrent <em>«la marque de fabrique»</em> française sous le nom de <em>«Doctrine Bugeaud»</em>. Les témoignages rapportèrent les hurlements enragés  du Colonel Pélissier à ses hommes : <em>«Enfumez-les comme des renards !».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : un effort de pensée pour le présent</h2>



<p>Les enfants ensevelis. Les hôpitaux pulvérisés. Les voix effacées. La famine qui ronge les entrailles. Et Netanyahou, Katz, Ben Gvir, Smotrich, Gallant, et toute la cohorte scander en chœur : <em>«Tuons-les tous, ce sont des animaux. Tous les Gazaouis sont coupables !», «Rasons Gaza !», «Utilisons la bombe atomique !»</em> Et sous les décombres, ce sont peut-être les dernières paroles de Kurtz qu’on entend à nouveau, comme un écho dans la nuit : <em>«L’horreur… L’horreur.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire bégaie, et l’Occident&nbsp;détourne les yeux</h2>



<p>Sous les ruines, ce n’est pas seulement&nbsp;une ville&nbsp;qui s’effondre. Ce sont&nbsp;les fondations morales de toute l’humanité.</p>



<p>Parce que&nbsp;Gaza n’est pas un simple conflit, ni une guerre, ni un épisode tragique de plus. C’est un seuil, une&nbsp;révélation, une&nbsp;déchirure dans le voile des illusions modernes.</p>



<p>Tout ce que l’Occident prétendait incarner, droits humains, héritage des Lumières s’effondre face à ces enfants démembrés, ces hôpitaux broyés.</p>



<p>Gaza est&nbsp;le lieu où tombent les simulacres, soufflés comme des murs de carton-pâte.</p>



<p>Ce qui se joue là dépasse la tragédie. C’est le&nbsp;dévoilement du mensonge fondateur&nbsp;d’un ordre international : un ordre&nbsp;bâti sur la force, grimé en vertu, où les principes s’appliquent aux faibles et sont suspendus devant les puissants.</p>



<p>L’horreur de Kurtz, les ténèbres de Conrad, ne sont pas des accidents : elles sont l’âme du colon qui, <em>La Bible</em> dans une main et une bombe dans l’autre, piétine le monde du haut de son élection.</p>



<p>Du Congo à Gaza, la continuité est claire : une violence qui se prend pour la raison, un pouvoir qui s’autojustifie.</p>



<p>Après la Shoah, Hiroshima, Nuremberg, on a voulu croire à un monde nouveau. Droits humains. Conventions. Promesses. Mais Gaza montre que ces promesses étaient&nbsp;conditionnelles, activées ou suspendues selon les intérêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, lui, n’a jamais cru à ce droit là</h2>



<p>Le vote de 1947 ? Une formalité. Quand Macron rappelle à Netanyahu que l’Onu a permis la naissance d’Israël, il répond : <em>«Non, Monsieur. Israël existait avant l’Onu.»</em> Le droit n’est qu’un passage. Jamais un fondement.</p>



<p>Depuis 1948,&nbsp;les résolutions violées s’empilent. Les condamnations restent lettre morte. Gaza en est l’épiphanie brutale.</p>



<p>Une phrase d’Antony Blinken, en visite sur le&nbsp;Golan, résume tout. Interrogé sur le statut de ce territoire&nbsp;conquis par la force et annexé, alors que le nouveau <em>«président»</em> syrien semble prêt à en céder les deux tiers à Israël — car on ne passe pas du statut de&nbsp;jihadiste fiché&nbsp;à celui de&nbsp;<em>guest star</em> diplomatique&nbsp;sans y mettre le prix fort —, Blinken répond : <em>«Il y a le droit, et la réalité sur le terrain.»</em></p>



<p>Phrase presque distraite, mais&nbsp;révélatrice. Ce n’est pas seulement le Golan que vise cette formule du&nbsp;fait accompli. C’est&nbsp;Gaza. La Cisjordanie. Et peut-être demain : le Liban. La Jordanie. Une partie de l’Irak. Et&nbsp;le Grand Israël&nbsp;jusqu’à la frontière, sécurité oblige,&nbsp;avec la force des vétos américains et les armes les plus sophistiquées.</p>



<p>L’Occident devenu le parrain bienveillant des fossoyeurs du droit.<br>Le&nbsp;Conseil de sécurité&nbsp;? Pas une instance de justice. Un&nbsp;théâtre de rapports de force.</p>



<p>Israël peut bombarder, affamer, coloniser : aucune sanction ne viendra. Le droit cède à&nbsp;l’alliance stratégique. Et pendant que les bombes écrasent des enfants,&nbsp;ce sont aussi les symboles qu’elles pulvérisent&nbsp;: déclaration universelle des droits de l’homme; conventions de Genève; pactes, traités&#8230; Le droit&nbsp;n’est pas universel. Il est imposé aux&nbsp;vaincus par les vainqueurs. La preuve&nbsp;: à ce jour,&nbsp;la Cour pénale internationale n’a condamné… que des Africains.</p>



<p>Plus grave encore : le silence. Celui des intellectuels, des philosophes, des éditorialistes. Ceux qui parlaient hier de dignité humaine, mais trouvent toujours un <em>«contexte»</em> lorsque c’est Israël qui tue. Ceux qui évitent le mot <em>«massacre»</em>, lui préférant : <em>«frappes ciblées»</em>, <em>«proportionnalité», «légitime défense»</em> — même quand les cibles sont des enfants.</p>



<p>Les&nbsp;grands médias&nbsp;? Une puissante&nbsp;division de Tsahal. Non plus des relais d’information. Mais des&nbsp;relais du hasbara, la propagande de guerre israélienne. Ils reprennent les éléments de langage,&nbsp;inversent les responsabilités, brouillent les faits.</p>



<p>La guerre se mène aussi par les mots. Et cette guerre-là est&nbsp;déjà gagnée par ceux qui tiennent les micros.</p>



<p>Quand Bernard-Henri Lévy ose déclarer : <em>«Israël est le pays le plus anticolonialiste du monde»</em>, on entend l’écho du vieux mantra : <em>«L’armée la plus morale de tous les temps.»</em> L’indécence élevée au rang de doctrine. </p>



<p>Gaza signe le retour à l’état de nature politique. Non plus un monde de droit, mais de force brute. Comme au Congo. Comme face aux Hereros. Comme au temps de Kurtz.</p>



<p>Gaza est notre miroir. Ce qu’il reflète, c’est un effondrement moral. Mais aussi un seuil. Quand les illusions tombent, une lucidité neuve peut surgir. Un refus. Un dégoût salutaire.</p>



<p>Gaza, peut-être, est l’endroit où l’Histoire s’inverse. Non parce que les puissants tomberont, mais parce que les humiliés n’ont plus rien à perdre. Et quand les humiliés cessent de croire aux fictions, un autre monde devient possible —<br>pas encore visible, mais déjà en marche.</p>



<p>* <em>Enseignant. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="874ZJgf4EU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/de-lorientalisme-savant-au-colonialisme-decomplexee/">De l’orientalisme savant au colonialisme décomplexée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’orientalisme savant au colonialisme décomplexée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/de-lorientalisme-savant-au-colonialisme-decomplexee/embed/#?secret=5JbaPKH869#?secret=874ZJgf4EU" data-secret="874ZJgf4EU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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